US scrutiny of visitors’ social media could hammer tourism: trade group

A US plan to step up scrutiny of foreign visitors’ social media use threatens to cut tourist spending by up to $15.7 billion this year as people decide to stay away, an industry group said Thursday.A survey of potential travellers to the United States from visa-exempt countries found that 34 percent said they were “somewhat or much less likely to visit the US in the next two to three years” if the policy goes into effect, according to the World Travel and Tourism Council.It estimated that could lead to 4.7 million fewer international arrivals this year, a 24 percent drop from average levels, and potentially reduce US tourism sector jobs by 157,000.The US proposal laid out in December would apply to visitors from 42 countries, including Britain, France, Australia and Japan, who do not need a visa to enter the United States.Currently, those travellers need apply only for a waiver known as the Electronic System for Travel Authorization (ESTA).Under the new rules, the collection of social media data including use history from the past five years would become a “mandatory” part of ESTA applications.Applicants would also have to complete other “high-value data fields” including phone numbers from the last five years, email addresses from the past decade, personal details of family members and biometric information.The WTTC, made up of leading travel firms, said most respondents in its survey said the proposed requirements “would make the US feel less welcoming and less attractive for both leisure and business travel”.”Security at the US border is vital but the planned policy changes will damage job creation,” the council’s president Gloria Guevara said in a statement.It had already warned last May that an immigration crackdown by US President Donald Trump’s administration, with masked agents fanning out across cities in controversial patrols, could result in a loss of $12.5 billion in foreign tourism revenue in 2025.In 2024, the tourism sector contributed $2.6 trillion to the US economy and supported more than 20 million jobs. It also generated over $585 billion in tax revenues, or almost seven percent of the total.

Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d’une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l’Ethiopie.De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l’Afar. Des tirs d’armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés. Ces tensions font planer le risque d’une reprise d’un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l’armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l’Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l’Amhara, ont déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.- “Raisons opérationnelles” -A Tsemlet, face aux forces tigréennes, “ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas”, a déclaré la source diplomatique, sous couvert d’anonymat. Des affrontements se sont tenus “ces derniers jours”, mais “aujourd’hui on ne sait pas encore” s’il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails. Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l’anonymat.”La situation semble dégénérer”, a corroboré la source sécuritaire, se montrant “dubitative sur la capacité des TDF (l’armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt”.Le porte-parole de l’armée fédérale et des membres du TPLF n’ont pour l’heure pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.Les liaisons aériennes vers le Tigré d’Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire. Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l’accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l’accord de paix.Selon deux responsables d’Ethiopian Airlines, qui ont requis l’anonymat, les vols ont été interrompus pour “raisons opérationnelles”, sans donner plus de détails.L’un d’eux a toutefois déclaré “suspecter” que l’arrêt pour l’instant temporaire du trafic soit lié “aux tensions politiques” entre les autorités fédérales et l’administration au Tigré.- “Escalade militaire” -Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l’AFP et qui a lui aussi requis l’anonymat, une “anxiété croissante” se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l’Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l’accord de paix de Pretoria – auquel elles n’ont pas participé – qui prévoyait leur retrait.Début 2025, le chef de l’administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF. Ce parti qui a dominé l’Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l’arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d’être aujourd’hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s’être rapproché de l’Erythrée voisine. Les relations entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique, qui s’étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d’un nouveau conflit. Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes “n’est pas surprenante”. “Le risque d’une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes”, a-t-il confié à l’AFP. 

Masculinisme : des associations féministes font état de menaces ciblées

Des associations féministes ont fait état jeudi, au Sénat, de menaces ciblées et de tentatives d’intimidation contre leurs mouvements dans un contexte de montée des masculinismes. “On a des attaques violentes, avec de l’intimidation auprès de militantes” et “des vagues de harcèlement”, a déclaré la présidente du Planning familial Sarah Durocher lors d’une table ronde organisée par la délégation aux droits des femmes qui mène actuellement des travaux sur les mouvements masculinistes. “Au mois d’octobre, nous avons eu ce message : +Demain à 10h30 à l’heure de pointe, je vais commettre un attentat suicide au Planning familial d’Asnières-sur-Seine. Je les soupçonne d’avoir avorté mon âme sœur en 2004+”, a-t-elle rapporté, précisant qu’une plainte contre cette personne “se revendiquant du mouvement Incel”, composante masculiniste connue pour sa haine des femmes, avait été déposée.A ses côtés, la porte-parole de la Fédération nationale Solidarité Femmes (FSF) Camille Lextray a évoqué des “tentatives de saturation” du 3919, sa ligne d’écoute destinée aux femmes victimes de violence notamment conjugales.”On a repéré des appels coordonnés à certains moments, on a aussi des appels de plus en plus virulents, des attaques envers les exécutantes qui s’ajoutent à un contexte de travail déjà difficile où les écoutantes sont toute la journée exposées à des récits de violence extrême”, a-t-elle souligné. “On a enfin aussi l’affichage de nos visages sur les réseaux sociaux qui incitent à nous interpeller, à venir nous alpaguer.”En cause, selon elle, des actions menées par des collectifs qui réclament l’ouverture du 3919 aux hommes, au nom d’une “discrimination anti-hommes” alors qu’il existe d’autres “dispositifs existants et adaptés”. “C’est une manière de remettre les hommes au centre de tout et de refuser aux femmes une prise en charge adaptée et dédiée pour se reconstruire après les violences”, a-t-elle dénoncé. “Cette démarche a clairement pour intention de mener une charge réactionnaire pour faire croire qu’il y aurait une symétrie dans les violences, cela participe d’un projet de négation des inégalités de genre.”Cette “stratégie fallacieuse (…) nous préoccupe beaucoup”, a abondé Faustine Garcia, chargée de plaidoyer à la Fondation des femmes, jugeant “très dangereux de les mettre sur le même plan”. Selon les dernières données du ministère de l’Intérieur, 84% des victimes des violences conjugales en France sont des femmes et 85% des mis en cause sont des hommes. Sur les 138 morts violentes au sein du couple enregistrées par les forces de l’ordre en 2024, 107 étaient des femmes. 

Turkey to offer mediation on US-Iran tensions, weighs border measures

Turkey will offer to mediate between Washington and Tehran during a visit by Iran’s foreign minister on Friday, officials said, as Ankara considers reinforcing security along its border should the dispute escalate. Friday’s visit by Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi comes after US President Donald Trump threatened a military strike on Iran over its deadly protest crackdown earlier this month. A US naval strike group arrived in Middle East waters on Monday with Trump warning it was “ready, willing and able” to hit Iran “if necessary”. Foreign Minister Hakan Fidan will tell Araghchi on Friday that his country “is ready to contribute to resolving the current tensions through dialogue”, a Turkish diplomatic source said. Fidan would reiterate Turkey’s opposition “to military interventions against Iran… (over) the regional and global risks such a step would entail”, said the source, requesting anonymity because of the sensitivity of the talks. The minister had on Wednesday stressed the need for Washington and Tehran to resume discussions over the Iranian nuclear programme, suggesting that was the top priority to be resolved. “It’s wrong to attack Iran. It’s wrong to start the war again. Iran is ready to negotiate on the nuclear file again,” Fidan had told Al-Jazeera television.”Turkey supports reaching a peaceful solution to Iran’s nuclear programme in the near term and is ready to provide assistance if needed in this regard,” the foreign ministry source said.Iran’s foreign ministry spokesman Esmaeil Baqaei confirmed the visit, saying on X that Tehran “is determined to continuously strengthen relations with its neighbours based on the policy of good neighbourliness and common interests”. – Contingency plans -Alongside its diplomatic push, Ankara is assessing additional security precautions along its border with Iran if a US strike destabilises the country, a senior Turkish official told AFP.Much of the 500-kilometre (310-mile) frontier is secured by a wall, but “it has proven insufficient”, said the official, who requested anonymity. The Turkish authorities have so far avoided the term “buffer zone” but options under review include deploying more troops and expanding technological surveillance systems, the official added. Turkey began building a concrete wall in 2021 as concerns grew about a potential influx of migrants following the Taliban’s takeover of Afghanistan.So far, officials say there is no sign of mass movement toward Turkey linked to developments in Iran. Earlier this month, the defence ministry said it had detected “no evidence” of large‑scale migration.Unmanned aerial vehicles continue to conduct round-the-clock reconnaissance along the frontier.To date, authorities have completed installation of 203 electro‑optical towers, 43 lift towers, 380 kilometres of modular concrete wall, and 553 kilometres of trenches, according to official figures.burs-fo/hmw/ach