Centres d’arnaques en ligne: plus de 1.000 personnes ont fui la Birmanie pour la Thaïlande

Plus de 1.000 personnes, principalement des Chinois, ont fui en Thaïlande depuis la Birmanie cette semaine, ont déclaré vendredi des responsables provinciaux thaïlandais, quelques jours après une descente de l’armée birmane dans l’un des plus gros centres d’arnaques en ligne du pays. L’AFP avait enquêté mi-octobre sur ces usines à arnaque en ligne qui font des victimes dans le monde entier, plaçant sous les projecteurs ces centres qui prolifèrent dans les zones inhospitalières dites du Triangle d’Or et emploient de gré ou de force des petites mains.En Birmanie, des complexes tentaculaires, abritant des réseaux d’escroqueries en ligne sentimentales ou commerciales, ont prospéré le long de la frontière peu surveillée avec la Thaïlande pendant la guerre civile, déclenchée par un coup d’Etat en février 2021.Selon un communiqué du bureau de l’administration provinciale de Tak publié vendredi, en Thaïlande, 1.049 personnes ont traversé la frontière avec la Birmanie pour rejoindre Mae Sot entre mercredi et vendredi matin. Jeudi matin, il avait dénombré 677 personnes qui avaient fui le complexe frauduleux de KK Park.La plupart étaient des hommes et chinois, a précisé le bureau thaïlandais de l’immigration.L’administration provinciale de Tak évoque elle des ressortissants indiens, pakistanais, vietnamiens, birmans, thaïlandais et d’une douzaine d’autres pays.La junte birmane avait déclaré lundi avoir mené une descente dans le complexe KK Park, situé juste de l’autre côté de la frontière thaïlandaise.Une quarantaine de personnes ayant quitté ce complexe, dont des Taïwanais et des ressortissants de plusieurs pays africains, ont pris de petites embarcations pour traverser la rivière Moei et rejoindre la Thaïlande vendredi, ont précisé des responsables locaux à l’AFP.Des agents de sécurité thaïlandais, postés de l’autre côté de la rivière, ont fouillé leurs bagages pendant que les personnes contrôlées remettaient leurs téléphones portables et montaient à l’arrière des camions, selon une vidéo de l’AFP.- “Ils étaient armés” -Des images diffusées jeudi par la chaîne publique Thai PBS montraient des personnes utilisant des boîtes en mousse pour traverser la rivière à la nage et rejoindre la Thaïlande.”Je dormais quand j’ai entendu frapper fort et des gens nous crier dessus en chinois”, a raconté une Thaïlandaise à la chaîne, “ils étaient armés”.Les médias d’Etat birmans ont affirmé vendredi que les autorités avaient “récemment arrêté 118 ressortissants étrangers de 14 pays entrés illégalement en Birmanie par les frontières et impliqués dans des jeux d’argent en ligne et des escroqueries” dans la zone de KK Park.La junte birmane avait précisé lundi avoir avoir saisi 30 récepteurs Starlink.L’enquête de l’AFP a révélé que l’utilisation de ces appareils avait rapidement augmenté ces derniers mois dans ces usines à arnaques en ligne.SpaceX a annoncé mercredi avoir désactivé plus de 2.500 récepteurs internet Starlink utilisés par ces centres de cyberfraude qui font des victimes dans le monde entier.Les autorités pensent que la plupart des personnes entrées en Thaïlande venaient du KK Park mais poursuivent leur enquête, a rapporté vendredi à l’AFP le vice-gouverneur de la province de Tak, Sawanit Suriyakul Na Ayutthaya. Il avait déclaré jeudi que les arrivants seraient contrôlés afin de déterminer s’ils étaient victimes de traite d’êtres humains. Dans le cas contraire, ils pourraient être poursuivis pour franchissement illégal de la frontière, avait-il ajouté.La plupart de ces complexes sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Selon les experts, la junte birmane ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom.Le pouvoir birman subit toutefois également des pressions de son allié militaire chinois pour mettre fin à ces trafics. La Chine est irritée par le nombre de ses citoyens qui y participent ou qui en sont victimes.Mais les opérations militaires menées contre les centres d’escroquerie ne sont probablement que des mesures symboliques organisées en collusion avec les milices alliées afin d’apaiser la Chine sans trop nuire aux profits, estiment les experts.L’industrie des escroqueries en ligne en Asie du Sud-Est perçoit des gains estimés à environ 37 milliards de dollars par an, selon l’ONU en 2023.

Centres d’arnaques en ligne: plus de 1.000 personnes ont fui la Birmanie pour la Thaïlande

Plus de 1.000 personnes, principalement des Chinois, ont fui en Thaïlande depuis la Birmanie cette semaine, ont déclaré vendredi des responsables provinciaux thaïlandais, quelques jours après une descente de l’armée birmane dans l’un des plus gros centres d’arnaques en ligne du pays. L’AFP avait enquêté mi-octobre sur ces usines à arnaque en ligne qui font des victimes dans le monde entier, plaçant sous les projecteurs ces centres qui prolifèrent dans les zones inhospitalières dites du Triangle d’Or et emploient de gré ou de force des petites mains.En Birmanie, des complexes tentaculaires, abritant des réseaux d’escroqueries en ligne sentimentales ou commerciales, ont prospéré le long de la frontière peu surveillée avec la Thaïlande pendant la guerre civile, déclenchée par un coup d’Etat en février 2021.Selon un communiqué du bureau de l’administration provinciale de Tak publié vendredi, en Thaïlande, 1.049 personnes ont traversé la frontière avec la Birmanie pour rejoindre Mae Sot entre mercredi et vendredi matin. Jeudi matin, il avait dénombré 677 personnes qui avaient fui le complexe frauduleux de KK Park.La plupart étaient des hommes et chinois, a précisé le bureau thaïlandais de l’immigration.L’administration provinciale de Tak évoque elle des ressortissants indiens, pakistanais, vietnamiens, birmans, thaïlandais et d’une douzaine d’autres pays.La junte birmane avait déclaré lundi avoir mené une descente dans le complexe KK Park, situé juste de l’autre côté de la frontière thaïlandaise.Une quarantaine de personnes ayant quitté ce complexe, dont des Taïwanais et des ressortissants de plusieurs pays africains, ont pris de petites embarcations pour traverser la rivière Moei et rejoindre la Thaïlande vendredi, ont précisé des responsables locaux à l’AFP.Des agents de sécurité thaïlandais, postés de l’autre côté de la rivière, ont fouillé leurs bagages pendant que les personnes contrôlées remettaient leurs téléphones portables et montaient à l’arrière des camions, selon une vidéo de l’AFP.- “Ils étaient armés” -Des images diffusées jeudi par la chaîne publique Thai PBS montraient des personnes utilisant des boîtes en mousse pour traverser la rivière à la nage et rejoindre la Thaïlande.”Je dormais quand j’ai entendu frapper fort et des gens nous crier dessus en chinois”, a raconté une Thaïlandaise à la chaîne, “ils étaient armés”.Les médias d’Etat birmans ont affirmé vendredi que les autorités avaient “récemment arrêté 118 ressortissants étrangers de 14 pays entrés illégalement en Birmanie par les frontières et impliqués dans des jeux d’argent en ligne et des escroqueries” dans la zone de KK Park.La junte birmane avait précisé lundi avoir avoir saisi 30 récepteurs Starlink.L’enquête de l’AFP a révélé que l’utilisation de ces appareils avait rapidement augmenté ces derniers mois dans ces usines à arnaques en ligne.SpaceX a annoncé mercredi avoir désactivé plus de 2.500 récepteurs internet Starlink utilisés par ces centres de cyberfraude qui font des victimes dans le monde entier.Les autorités pensent que la plupart des personnes entrées en Thaïlande venaient du KK Park mais poursuivent leur enquête, a rapporté vendredi à l’AFP le vice-gouverneur de la province de Tak, Sawanit Suriyakul Na Ayutthaya. Il avait déclaré jeudi que les arrivants seraient contrôlés afin de déterminer s’ils étaient victimes de traite d’êtres humains. Dans le cas contraire, ils pourraient être poursuivis pour franchissement illégal de la frontière, avait-il ajouté.La plupart de ces complexes sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Selon les experts, la junte birmane ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom.Le pouvoir birman subit toutefois également des pressions de son allié militaire chinois pour mettre fin à ces trafics. La Chine est irritée par le nombre de ses citoyens qui y participent ou qui en sont victimes.Mais les opérations militaires menées contre les centres d’escroquerie ne sont probablement que des mesures symboliques organisées en collusion avec les milices alliées afin d’apaiser la Chine sans trop nuire aux profits, estiment les experts.L’industrie des escroqueries en ligne en Asie du Sud-Est perçoit des gains estimés à environ 37 milliards de dollars par an, selon l’ONU en 2023.

Rubio seeks quick deployment of international Gaza force

Top US diplomat Marco Rubio voiced hope Friday of soon putting together an international force to police the ceasefire in Gaza, as Palestinian factions agreed that a committee of independent technocrats would run the post-war territory.The secretary of state visited Israel on the heels of Vice President JD Vance as part of an all-out effort by the United States to persuade both Hamas and Israel to respect the truce.Rubio said it was critical for the deal to create “the conditions for the stabilisation force to come in as soon as it possibly can be put together”.He expressed optimism for a durable end to the two-year Gaza war as he met Israeli, US and other Western forces monitoring the ceasefire from inside a vast converted warehouse in southern Israel.The deal, spearheaded by President Donald Trump, calls for an international force to oversee security after Israel’s ceasefire with Hamas, whose unprecedented attack on October 7, 2023 sparked a war that has left Gaza in ruins.The main Palestinian factions, including Hamas, said Friday they had agreed during a meeting in Cairo that a temporary Palestinian committee of independent technocrats would take over the running of Gaza. The committee would “manage the affairs of life and basic services in cooperation with Arab brothers and international institutions”, according to a joint statement published on Hamas’s website.The statement also urged a meeting of all forces and factions to “agree on a national strategy and to revitalise the Palestine Liberation Organization (PLO) as the sole legitimate representative of the Palestinian people”.Hamas is not part of the PLO, which is dominated by its longtime rival Fatah.Hamas, which seized power in Gaza in 2007, has already made it clear that it does not wish to govern the post-war territory, but it has pushed back against the insistence that it disarm its fighters.”We have agreed on the arrangements for the second phase of managing Gaza, affirming that it will be under Palestinian administration, with no separation between the Gaza Strip and the West Bank,” Hamas spokesman Hazem Qassem said in a statement on social media.”The upcoming meetings will address the relationship with the occupation, the fate of the resistance’s weapons and discussions regarding the presence of international forces,” he added.- International force -In Gaza on Friday, families were still trying to return to their ruined homes — in many cases only to find they lie in areas controlled by Israeli forces beyond the so-called “Yellow Line”.”Some young men from our family risked their lives, they went to inspect the destruction in our area, and told us that my house was destroyed,” 42-year-old Hani Abu Omar told AFP.”All my life I’ve been working, earning, and doing everything I can to build a house.”Israel’s Gaza offensive has killed more than 68,000 Palestinians, according to the Hamas-run territory’s health ministry, and left hundreds of thousands homeless and hungry.Fighting has died down since the October 10 ceasefire, but aid flows are still restricted.The arrival of an international security force may unlock reconstruction funds — US officials vow none will go to Hamas-held areas — but the troop-contributing countries have yet to be confirmed.    Rubio confirmed that Israel would enjoy vetoes on the force’s composition, amid reports Israel has objected to Turkey’s participation.”There’s a lot of countries that have offered to do it. Obviously as you put together this force, it will have to be people that Israel is comfortable with,” he said.Turkey, a NATO member and one of the region’s strongest militaries, was the first Muslim-majority country to recognise Israel.But, under President Recep Tayyip Erdogan, it has welcomed Hamas leaders and been a vociferous critic of Israel.Indonesia, the world’s largest Muslim-majority state, has said it is ready to send troops to Gaza. The United Arab Emirates, which normalised ties with Israel in 2020, has already been involved in ceasefire monitoring.Rubio said the United States may seek a UN mandate for the force, as some countries need the world body’s approval to deploy troops.But he again rejected any future role for UNRWA, the UN agency for Palestinian refugees, which Israel has banned from its territory.- ‘Clear guarantees’ -Some 200 US soldiers have deployed to the Civil-Military Coordination Centre, where uniformed troops from a dozen countries were seen mingling in the hastily assembled rented space. Overhead screens showed the staff’s latest findings, including what it said was a new abundance of fruit, vegetables, cheese and coffee getting into Gaza.Another projection showed words from Trump: “A new and beautiful day is rising. And now, the rebuilding begins.”The Trump administration has been increasingly firm with Prime Minister Benjamin Netanyahu, but the Israeli premier has sought to downplay any perception of tension with his most crucial military and diplomatic backer.Israel is still waiting for Hamas to return 13 more hostage bodies promised under the ceasefire.Hamas said Friday it had received “clear guarantees” from mediators Egypt, Qatar and Turkey that “the war has effectively ended”.

Algérie: le procès en appel du journaliste français Christophe Gleizes fixé au 3 décembre,selon son avocat

Le procès en appel du journaliste sportif français Christophe Gleizes, condamné en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie pour “apologie du terrorisme”, a été fixé au 3 décembre, a annoncé vendredi son avocat Amirouche Bakouri.”L’affaire du journaliste français Christophe Gleizes est programmée pour le 3 décembre 2025 au tribunal criminel d’appel de Tizi-Ouzou”, à 110 km à l’est d’Alger, a indiqué Me Bakouri sur sa page Facebook.Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes, 36 ans, a été condamné le 29 juin à sept ans de prison ferme, notamment pour “apologie du terrorisme” et “possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national”.L’association française Reporters sans frontières (RSF) a renouvelé son appel “à la libération de ce professionnel de l’information, spécialiste de football, afin qu’il puisse enfin retrouver ses proches au plus vite”.La justice lui reproche d’avoir été en contact avec un dirigeant du club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), par ailleurs responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste par les autorités algériennes depuis mai 2021.Christophe Gleizes “n’a rien à faire en prison et nous comptons sur la Cour d’appel pour le reconnaître: Christophe n’est coupable que d’avoir exercé son métier de journaliste sportif et d’aimer le football algérien”, a déclaré le directeur général de RSF Thierry Bruttin, selon un communiqué de l’ONG.La condamnation est intervenue alors que Alger et Paris sont empêtrés depuis plus d’un an dans une crise diplomatique aiguë avec des expulsions de diplomates de part et d’autre et l’arrestation mi-novembre 2024 de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné à cinq ans de prison en Algérie pour “atteinte à l’unité nationale”.Ses parents, qui ont pu le voir en août lors de deux visites au parloir, avaient confié à l’AFP que leur fils gardait “le moral” mais “se sentait coupé du monde”.Les relations entre Paris et Alger sont au plus bas depuis l’été 2024 et la reconnaissance par la France d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental, théâtre d’un conflit vieux de 50 ans entre le Maroc et les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.Le nouveau ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a estimé dimanche qu’il devait y avoir un “bougé” dans les relations avec l’Algérie et affirmé qu’une remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968 n’était pas “à l’ordre du jour”.L’accord, signé six ans après la fin de la guerre entre l’Algérie et l’ex-puissance coloniale (1954-1962), quand la France en plein boom économique avait besoin de main d’oeuvre, permet notamment aux ressortissants algériens d’obtenir un titre de séjour de 10 ans selon une procédure accélérée.

Violences au Soudan: passe d’armes entre avocats de BNP Paribas et des plaignants

Le cabinet d’avocats de la banque française BNP Paribas, reconnue complice à New York de violences au Soudan sous le régime d’Omar el-Béchir, a estimé que le verdict et la procédure étaient “probablement (…) entachés de fraude”, dans une lettre adressée aux avocats des plaignants.Ce courrier, écrit par l’avocat principal Barry Berke et signé par l’équipe du cabinet Gibson Dunn chargée de la défense de la banque, est une réplique à une missive des avocats des plaignants, envoyée mercredi, dans laquelle ils contestaient des déclarations mardi de Lars Machenil, directeur financier de la banque, et identifiaient des “imprécisions” dans ses propos.”Votre lettre confirme que les avocats des plaignants sont prêts à tout pour pousser BNP à un accord hors tribunal (…) avant que ce verdict puisse être examiné par la cour d’appel”, relève l’équipe de Gibson Dunn, dans son courrier daté de vendredi obtenu par l’AFP.Le verdict rendu le 17 octobre par un jury populaire à l’issue d’un procès de cinq semaines, concerne trois plaignants, qui se sont vu attribuer des dommages et intérêts de 20,75 millions de dollars au total.Ces trois cas avaient été choisis par le juge dans un dossier regroupant plusieurs milliers de plaintes de réfugiés soudanais aux Etats-Unis. Mais, puisqu’il ne s’agit pas d’une action de groupe, chaque plainte devra faire l’objet d’un procès.La banque, qui compte faire appel, avait d’ailleurs affirmé dès lundi que “toute tentative d’extrapolation” du verdict, “tout comme toute spéculation concernant” un accord à l’amiable, étaient “erronés”. Selon le courrier de vendredi, M. Berke relève que “le cabinet Hecht (l’un de ceux défendant les plaignants, NDLR) a de manière inappropriée gonflé” le nombre de plaignants “en demandant à des personnes de s’inscrire et de réclamer des dommages et intérêts” sans preuve que ces personnes soient réellement concernées.D’où, conclut-il, la “sérieuse possibilité” que “le verdict du jury et la procédure devant le tribunal aient été entachés de fraude”.Dans leur propre lettre, les avocats des plaignants contestaient notamment le caractère “classique” des services bancaires fournis par BNP Paribas au régime d’Omar el-Béchir, alors que la banque affirmait lundi dans un communiqué qu’il s’agissait “d’opérations bancaires classiques”. La banque française, qui a eu des activités au Soudan de la fin des années 1990 à 2009, a notamment fourni des lettres de crédit dans le cadre de contrats commerciaux (import-export).

Suspension de neuf journalistes locaux de la Deutsche Welle en Ethiopie

La radio-télévision internationale allemande Deutsche Welle a protesté vendredi contre la suspension de neuf de ses correspondants locaux en Ethiopie ordonnée par les autorités de ce pays, dans un contexte de recul de liberté de la presse.A l’approche d’élections législatives prévues en juin ou juillet 2026, plusieurs journalistes de différents médias ont été arrêtés ces derniers mois dans ce pays de la Corne de l’Afrique, qui pointe cette année au 145e rang sur 180 pays dans le classement de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières (RSF), en baisse de quatre places sur un an.Jeudi, l’Autorité éthiopienne de surveillance des médias a demandé par courrier à la rédaction de la Deutsche Welle de suspendre “temporairement” toute activité journalistique de ses correspondants, écrit le média public allemand, dans un communiqué.”Nous sommes très préoccupés par la restriction de notre couverture médiatique en Éthiopie”, a déclaré Barbara Massing, directrice générale de la Deutsche Welle, citée dans le communiqué.”Après l’arrêt des programmes linguistiques de Voice of America, la Deutsche Welle propose le programme en amharique ayant la plus grande portée parmi les chaînes étrangères en Éthiopie”, écrit le média allemand. “Des millions d’Éthiopiens comptent sur nous pour continuer à leur donner accès à des informations indépendantes”, ajoute-t-il.En mars dernier, l’administration Trump a décidé de geler l’agence publique américaine USAGM, qui chapeaute plusieurs médias internationaux, dont Voice of America (VOA).La Deutsche Welle affirme que le gendarme des médias éthiopien (EMA) lui reproche de ne pas avoir respecté les décrets gouvernementaux contre les discours haineux et la diffusion de fausses informations. Mais, la lettre envoyée “ne contient aucune accusation concrète sur des points précis de la couverture de l’actualité” de la Deutsche Welle, pointe le média allemand.Malgré la suspension des neuf journalistes locaux en Ethiopie, le programme en amharique de la Deutsche Welle continue d’être diffusé par la rédaction à Bonn (ouest de l’Allemagne) et par des collaborateurs dans le monde entier.

Génocide des Tutsi: 24 ans de réclusion confirmés en France pour l’ex-médecin Munyemana

L’ancien médecin rwandais Sosthène Munyemana a été condamné jeudi à Paris en appel à 24 ans de réclusion criminelle pour sa participation au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La cour d’assises d’appel a confirmé cette peine de 24 ans prononcée en première instance en 2023 contre cet homme aujourd’hui âgé de 70 ans. Elle l’a reconnu coupable de génocide et de participation à une entente en vue de la préparation de ce crime. Elle l’a en revanche acquitté des chefs de crimes contre l’humanité, complicité de génocide et complicité de crimes contre l’humanité, a détaillé la source judiciaire.Incarcéré depuis sa condamnation en 2023, Sosthène Munyemana était notamment accusé d’avoir signé une motion de soutien au gouvernement intérimaire institué après l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, qui avait été immédiatement suivi de massacres. Cette motion avait encouragé les tueries commises entre avril et juillet 1994.Le génocide au Rwanda a fait plus de 800.000 morts, pour la plupart tutsi, selon l’ONU. Sosthène Munyemana était également jugé pour avoir mis en place des barrières et des rondes à Tumba, dans la préfecture de Butare (sud du Rwanda), au cours desquelles des personnes ont été interpellées avant d’être tuées, et d’avoir détenu la clé d’un bureau de secteur où étaient enfermés des Tutsi avant leur exécution.Il était un proche de Jean Kambanda, Premier ministre du gouvernement intérimaire, condamné définitivement en 2000 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation au génocide.Arrivé en septembre 1994 en France où résidait déjà sa femme, père de trois enfants, Sosthène Munyemana avait refait sa vie dans le Sud-Ouest de la France, exerçant comme médecin urgentiste puis comme gériatre.Son dossier était le plus ancien instruit en France sur des faits liés à ce génocide: ouverte en 1995 après une plainte déposée à Bordeaux, l’information judiciaire a été transférée en 2001 à Paris. L’ordonnance de mise en accusation n’a été rendue qu’en 2018.

New frontline in Canada-US tensions: the World Series

Canada’s only Major League Baseball team is looking to take the crown of “America’s pastime” in a World Series matchup that opens Friday with an unusually heavy dose of national pride on the line.The Toronto Blue Jays are hosting the Los Angeles Dodgers on Friday for the first game of the championship series, at a time of unprecedented tensions between Canada and the United States.On the eve of the matchup, US President Donald Trump abruptly ended trade talks with his northern neighbor over what he claimed was a deceptive ad criticizing his tariff policies.”CANADA CHEATED AND GOT CAUGHT!!!” Trump thundered on Truth Social.Canadian Prime Minister Mark Carney made the prediction earlier this month that Canadians would be “coming down for the World Series.”The comment came on October 7, when the Blue Jays were still two weeks away from clinching their first World Series spot in 32 years.They knocked out the New York Yankees — from Trump’s home city — the next day.They then beat the Seattle Mariners to claim the American League pennant, sending them to the World Series against the Dodgers.The Blue Jays occupy a unique place as the only surviving Canadian team in the major leagues.Canada’s first MLB franchise was the Montreal Expos, but they had limited on-field success before ownership challenges and dismal attendance forced a relocation and rebrand as the Washington Nationals.After the Blue Jays beat the Mariners in a do-or-die game seven, manager John Schneider — who was born in New Jersey — was asked if the World Series might become a US-Canada grudge match given lingering bilateral tensions.”We’ll see. I know it will be the Blue Jays versus the Dodgers,” Schneider told reporters. “But I know that these guys in there know that they’re representing the country too.”For Blue Jays fan Chris Kitowski, who has watched several playoff games at a packed Toronto sports bar, Trump’s actions have added energy to the World Series.”There’s a confrontation happening between Canada and the US,” the 60-year-old told AFP, speaking before Trump’s latest threats.Now there’s a “confrontation over the American national sport,” he said, adding that the timing was “perfect.”- National pride -US-Canada sports tensions erupted earlier this year during the Four Nations ice hockey tournament in February.Trump, who had only returned to office in January, was then regularly talking about making Canada the 51st US state and mocking then-prime minister Justin Trudeau, calling him “governor.”When the puck dropped in an opening-round US-Canada game, three fights erupted within the first nine seconds — an extreme rarity that some said highlighted tensions between the two countries.The US national anthem was booed before the contest began.With resentment simmering, Trump called the US team to cheer them on before the final, which Canada won in overtime.Annexation threats have eased, but Trump still mentioned a US-Canada “merger” in his recent Oval Office meeting with Carney, while US protectionism has battered key sectors of the Canadian economy.”There’s obviously the potential for serious political tensions and national pride to be on full display during this series,” University of Toronto political scientist Lewis Krashinsky told AFP.The last World Series game played outside the United States was in October 1993, when the Blue Jays defeated the Philadelphia Phillies. For Kitowski, the series that opens in Toronto and moves to Los Angeles next week should serve as a reminder of the enduring passion for baseball in Canada.”We play your game and we’re going to win,” he said. “What are you going to do then?”

Premier déplacement à l’étranger de Laurent Nuñez pour parler immigration et narcotrafic

La lutte contre l’immigration illégale, l’une des priorités du nouveau ministre de l’Intérieur, et le crime organisé étaient principalement au cœur du premier déplacement à l’étranger de Laurent Nuñez qui a rencontré son homologue espagnol vendredi à Madrid.Lors de cette visite, Laurent Nuñez et Fernando Grande-Marlaska ont balayé les sujets d’intérêts européens communs comme la politique migratoire, la coopération policière dans la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme, ainsi que la protection civile. La lutte contre l’immigration illégale, “l’une des priorités les plus fortes que s’est donnée Laurent Nuñez”, rappelle son entourage, a occupé une part importante des discussions, selon des participants. Depuis sa nomination le 12 octobre place Beauvau, le ministre a prévu de consulter ses homologues européens dans la perspective du pacte asile migration, que la France doit transposer d’ici à juin 2026.”J’essaie de voir où en sont les positions des uns et des autres pour qu’on ait au niveau européen une règlementation qui soit la plus protectrice possible, en termes de contrôles des frontières extérieures et de possibilité de reconduire dans leur pays des étrangers en situation illégale”, développe auprès de l’AFP le ministre français, qui a également échangé jeudi soir avec le ministre de l’Intérieur allemand Alexander Dobrindt.”L’Espagne est un pays d’entrée d’immigration illégale, c’était important de faire un point et de constater avec satisfaction que les entrées ont diminué de 40% sur leur territoire depuis le début de l’année”, souligne M. Nuñez.Sur le pacte asile migration, la France et l’Espagne, deux pays “d’entrée et de rebond” des migrants, partagent “des points d’accord très forts”, rappelle son entourage, l’Espagne coopérant avec des pays comme la Mauritanie et le Sénégal pour prévenir les départs.Dans le même esprit, Fernando Grande-Marlaska s’est rendu en début de semaine en Algérie pour rediscuter de la coopération entre les deux pays.A ce stade, aucun déplacement de Laurent Nuñez n’est prévu à Alger, a-t-il dit, regrettant l’arrêt du canal de coopération sécuritaire avec les autorités algériennes.- “Coopération fluide” -Pour son premier déplacement à l’étranger, le nouveau locataire de la place Beauvau a été chaleureusement accueilli par son homologue espagnol. Les deux hommes se connaissent bien et conversent en espagnol: Fernando Grande-Marlaska occupe le ministère de l’Intérieur depuis 2018, Laurent Nuñez a, durant ces années, piloté la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), puis rejoint le ministère de l’Intérieur en tant que secrétaire d’État (2018 et 2020), avant la “task force” contre le terrorisme à l’Élysée (2020-2022).”Nous avons des relations personnelles”, souligne auprès de l’AFP Laurent Nuñez, et cette rencontre a permis de “réévoquer avec lui des sujets importants en matière de sécurité que l’on a gérés ensemble”.Ce déplacement a été l’occasion de rappeler que la coopération opérationnelle et judiciaire entre la France et l’Espagne est “excellente”, “dense” et “fluide”, selon des participants. Les deux pays collaborent régulièrement via des équipes communes d’enquête notamment dans la lutte contre la criminalité organisée et la France a installé en Espagne son service de sécurité intérieure le plus dense.”On a convenu ensemble qu’il fallait encore faire plus dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, qui est une espèce d’hydre qui dépasse les frontières”, relate M. Nuñez.Les membres du service de sécurité intérieure sont des “pions avancés” dans cette lutte aux côtés des forces de sécurités espagnoles, ajoute-t-il.L’Espagne reste un point d’entrée majeur des stupéfiants en Europe avec la résine de cannabis en provenance du Maroc et la cocaïne acheminée en cargo ou en voilier depuis l’Amérique du Sud.Pays voisin, la France est devenue ces dernières années l’un des territoires européens les plus touchés, dépassant des pays traditionnellement impactés comme la Belgique et les Pays-Bas, selon une note de l’Office antistupéfiants (Ofast) consultée par l’AFP. Le durcissement des contrôles dans les ports d’Anvers et Rotterdam peut expliquer une réorientation des trafics vers le sud de l’Europe, selon la même source.Hors voie maritime, la frontière routière entre l’Espagne et la France est particulièrement exposée, des passeurs empruntant aussi la voie ferroviaire, moins contrôlée.