Quarante ans après Christo et Jeanne-Claude, JR prépare sa transformation du Pont-Neuf

“C’est plus facile de passer après eux”: 40 ans après l’emballage du Pont-Neuf à Paris par les créateurs Christo et Jeanne-Claude, l’artiste JR va installer une “caverne” de 120 mètres de long sur le plus vieux pont de la capitale en juin 2026.Sur une grande table en bois côtoyant le sapin de Noël de l’atelier parisien de JR, s’empilent des découpages et collages en noir et blanc, couleurs de prédilection de ses œuvres. L’artiste, qui a reçu l’AFP dans son atelier, les crayonne au fusain, sans se déparer de ses emblématiques lunettes et chapeau noirs.Les montages photographiques montrent le célèbre pont, situé au cœur de la capitale, recouvert de roche aux arêtes acérées, où seule la forme de ses arches permet de reconnaître le Pont-Neuf. Ce sont les images du prochain projet du street artist et photographe. Du 6 au 28 juin 2026, le monument se transformera en une “caverne” que les passants pourront traverser, “une œuvre immersive” en hommage à Christo et Jeanne-Claude, explique JR. Connu comme eux pour ses réalisations monumentales éphémères à travers le monde, il a été contacté par la Fondation Christo et Jeanne-Claude et l’Amicale des ponts de Paris pour cet hommage.En 1985, le couple d’artistes avait emballé le monument de tissu pendant deux semaines. A l’époque, il leur avait fallu dix ans pour concrétiser ce projet et vaincre les réticences, politiques notamment, comme celles du maire de Paris de l’époque, Jacques Chirac. “Pour Christo et Jeanne-Claude, obtenir l’autorisation de réaliser le Pont-Neuf Wrapped (emballé, ndlr) a été l’un des plus grands défis de leur carrière”, souligne le neveu de Christo, Vladimir Yavachev, qui gère leurs projets, dans un communiqué de la fondation. Mais Paris n’est plus la ville-musée des années 1980. “Une fois les premiers dessins réalisés, il y a eu bien sûr tout un travail avec la Ville de Paris”, raconte JR. “Même si c’est très complexe comme réalisation, la tâche m’est rendue plus facile de passer après eux”. – Un chantier de “centaines de personnes” -Il a obtenu le feu vert sans difficultés. La maire Anne Hidalgo saluant même dans le communiqué de la fondation une “idée formidable”.Par rapport aux interminables tractations de ses prédécesseurs, deux années seulement se seront écoulées entre le “oui” de la mairie et l’installation de la “caverne” au printemps prochain.”J’ai la chance” de bénéficier de “tout le travail qui a été fait à l’époque par Christo et Jeanne-Claude, qui ont vraiment lutté pendant des années à réaliser leur projet”, reconnaît l’artiste de 42 ans.  La ville a aussi pris l’habitude d’accueillir des projets d’art contemporain spectaculaires, comme l’emballage de l’Arc de Triomphe en 2021, œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude.Pour JR, “Paris est une ville qui sait accueillir le monumental. On l’a vu avec les Jeux olympiques”. Comme le pont emballé de Christo, la future “caverne” représente une prouesse technique et sera aussi principalement constituée de tissu. “Sur un projet comme ça, je dois travailler avec des ingénieurs, avec des constructeurs. On doit penser aux structures, aux intempéries”, explique JR, qui précise que “des centaines de personnes de tous corps de métiers” participent au chantier. Le pont restera “accessible à tous, gratuit, jour et nuit”, souligne l’artiste. Les bus et les voitures seront toutefois interdits pendant la durée de l’installation. À Paris, JR a déjà réalisé un gigantesque collage autour de la pyramide du Louvre en 2019 ou recouvert l’Opéra d’une autre “caverne” en 2023. Autre point commun avec le “Pont-Neuf Wrapped”, cette œuvre de JR a été “financée par du mécénat privé, sans recours à des fonds publics”, précise la fondation Christo et Jeanne-Claude.

Quarante ans après Christo et Jeanne-Claude, JR prépare sa transformation du Pont-Neuf

“C’est plus facile de passer après eux”: 40 ans après l’emballage du Pont-Neuf à Paris par les créateurs Christo et Jeanne-Claude, l’artiste JR va installer une “caverne” de 120 mètres de long sur le plus vieux pont de la capitale en juin 2026.Sur une grande table en bois côtoyant le sapin de Noël de l’atelier parisien de JR, s’empilent des découpages et collages en noir et blanc, couleurs de prédilection de ses œuvres. L’artiste, qui a reçu l’AFP dans son atelier, les crayonne au fusain, sans se déparer de ses emblématiques lunettes et chapeau noirs.Les montages photographiques montrent le célèbre pont, situé au cœur de la capitale, recouvert de roche aux arêtes acérées, où seule la forme de ses arches permet de reconnaître le Pont-Neuf. Ce sont les images du prochain projet du street artist et photographe. Du 6 au 28 juin 2026, le monument se transformera en une “caverne” que les passants pourront traverser, “une œuvre immersive” en hommage à Christo et Jeanne-Claude, explique JR. Connu comme eux pour ses réalisations monumentales éphémères à travers le monde, il a été contacté par la Fondation Christo et Jeanne-Claude et l’Amicale des ponts de Paris pour cet hommage.En 1985, le couple d’artistes avait emballé le monument de tissu pendant deux semaines. A l’époque, il leur avait fallu dix ans pour concrétiser ce projet et vaincre les réticences, politiques notamment, comme celles du maire de Paris de l’époque, Jacques Chirac. “Pour Christo et Jeanne-Claude, obtenir l’autorisation de réaliser le Pont-Neuf Wrapped (emballé, ndlr) a été l’un des plus grands défis de leur carrière”, souligne le neveu de Christo, Vladimir Yavachev, qui gère leurs projets, dans un communiqué de la fondation. Mais Paris n’est plus la ville-musée des années 1980. “Une fois les premiers dessins réalisés, il y a eu bien sûr tout un travail avec la Ville de Paris”, raconte JR. “Même si c’est très complexe comme réalisation, la tâche m’est rendue plus facile de passer après eux”. – Un chantier de “centaines de personnes” -Il a obtenu le feu vert sans difficultés. La maire Anne Hidalgo saluant même dans le communiqué de la fondation une “idée formidable”.Par rapport aux interminables tractations de ses prédécesseurs, deux années seulement se seront écoulées entre le “oui” de la mairie et l’installation de la “caverne” au printemps prochain.”J’ai la chance” de bénéficier de “tout le travail qui a été fait à l’époque par Christo et Jeanne-Claude, qui ont vraiment lutté pendant des années à réaliser leur projet”, reconnaît l’artiste de 42 ans.  La ville a aussi pris l’habitude d’accueillir des projets d’art contemporain spectaculaires, comme l’emballage de l’Arc de Triomphe en 2021, œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude.Pour JR, “Paris est une ville qui sait accueillir le monumental. On l’a vu avec les Jeux olympiques”. Comme le pont emballé de Christo, la future “caverne” représente une prouesse technique et sera aussi principalement constituée de tissu. “Sur un projet comme ça, je dois travailler avec des ingénieurs, avec des constructeurs. On doit penser aux structures, aux intempéries”, explique JR, qui précise que “des centaines de personnes de tous corps de métiers” participent au chantier. Le pont restera “accessible à tous, gratuit, jour et nuit”, souligne l’artiste. Les bus et les voitures seront toutefois interdits pendant la durée de l’installation. À Paris, JR a déjà réalisé un gigantesque collage autour de la pyramide du Louvre en 2019 ou recouvert l’Opéra d’une autre “caverne” en 2023. Autre point commun avec le “Pont-Neuf Wrapped”, cette œuvre de JR a été “financée par du mécénat privé, sans recours à des fonds publics”, précise la fondation Christo et Jeanne-Claude.

In Istanbul, pope meets bereaved family, prays with Armenians

Pope Leo XIV wraps up a four-day trip to Turkey on Sunday after a warm welcome by its tiny Christian community, before heading to Lebanon with a message of peace for the crisis-mired nation. On the last day of his visit, his first trip overseas since being elected leader of the world’s 1.4 billion Catholics, Leo participated in several Sunday services in another demonstration of his desire for greater unity among different branches of the Church. At the Armenian Cathedral, Leo said had words of encouragement for the largest of Turkey’s Christian communities that counts some 50,000 members, thanking God “for the courageous Christian witness of the Armenian people throughout history, often amid tragic circumstances”.It was an apparent nod to the massacres the Armenians suffered at the hands of the Ottoman troops in 1915-1916 which has been qualified as genocide by around 30 countries, although Turkey firmly rejects the term. “The Armenian people do not forget the popes who raised their voice in our times of suffering, who stood with Christian communities in danger and who upheld truth when the world hesitated,” Armenian Patriarch Sahak Mashalian said.And he prayed Leo’s influence would help ensure the safety of “vulnerable Christian communities” in the Middle East, saying: “May the good Lord make you an angel of peace in those bleeding lands to herald glad tidings of enduring peace among war-worn peoples.”The American pope then went to take part in a divine liturgy — the Orthodox equivalent of mass — at the Patriarchal Church of St. George, its glittering interior echoing with chants and ancient liturgy, the air filled with incense. But before all his public duties, Leo met privately with a bereaved father whose 14-year-old Italian-Turkish son died in February after being stabbed at a market in Istanbul. – ‘My greatest dream’ -“Today I cried, but I cried tears of joy, I came for Mattia Ahmet,” Italian chef Andrea Minguzzi said of his son in remarks to reporters afterwards, thanking the pope for meeting him and “fulfilling one of the greatest dreams of my life”. “I wrote a letter two weeks ago and he received us today. I asked him for his support for our mission of peace and brotherhood. He is praying. This may be the best thing for us,” he said, fighting back tears. Leo was to have lunch with Patriarch Bartholomew I, the leader of the world’s Orthodox Christians, a day after they signed a joint declaration pledging to take “new and courageous steps on the path towards unity”.Despite doctrinal differences that led to the Great Schism of 1054 which divided Christians between the Roman Catholic Church in the West and the Eastern Orthodox Church, the two sides maintain dialogue and hold joint celebrations.Pope Leo — the fifth pontiff to visit Turkey after Paul VI in 1967, John Paul II in 1979, Benedict XVI in 2006 and Francis in 2014 — began his trip by holding talks with President Recep Tayyip Erdogan. Then he travelled to Iznik for an ecumenical celebration marking 1,700 years since the First Council of Nicaea, one of the early Church’s most important gatherings. In Istanbul on Saturday, thousands of worshippers braved heavy rain to celebrate mass with him, with many travelling across Turkey to join the multilingual service that left participants and observers deeply moved by its beautiful and haunting choral interludes. He was expected to leave Istanbul at 1145 GMT and fly to Beirut for a visit lasting until Tuesday.The six-day two-nation trip is the first major international test for the first pope from the United States, who was elected head of the Catholic Church in May and whose understated style contrasts with that of his charismatic and impulsive predecessor, Francis.Although Leo’s visit drew little attention in Turkey, a Muslim-majority nation of 86 million whose Christian community numbers only around 100,000, it is eagerly awaited in Lebanon, a religiously diverse country of 5.8 million inhabitants.Since 2019, Lebanon has been ravaged by crises, including an economic collapse, a devastating port blast in Beirut in 2020 and the recent war with Israel.

Cinq morts dans un incendie en Meurthe-et-Moselle

Cinq personnes, dont trois jeunes, sont mortes dimanche dans un incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), une commune située au sud-ouest de Nancy, et une personne a pu en réchapper.Les victimes sont “deux personnes entre 50 et 60 ans et trois autres jeunes personnes”, a détaillé sur place le préfet Yves Séguy.Le seul rescapé a réussi à “prendre place sur le toit de l’immeuble” et a pu “donner l’alerte”. Cette personne est “simplement blessée”, victime d’inhalation de fumées.”Un dramatique incendie a ravagé cette nuit à Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle, une habitation du centre-ville. 5 personnes sont décédées et une autre est blessée. Mes sincères pensées vont aux victimes et à leurs proches”, a écrit le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur le réseau social X.Le ministre a salué “la mobilisation des sapeurs-pompiers qui ont combattu l’incendie avec courage et celle des gendarmes engagés sur les lieux”.Les pompiers ont été alertés vers 03h15 dimanche de l’incendie survenu rue du Capitaine Caillon dans le centre de Neuves-Maisons, une commune de 7.000 habitants située au sud-ouest de Nancy.Le sinistre a touché un bâtiment de trois niveaux comprenant un magasin au rez-de-chaussée. – Réfugié sur le toit -“Mes premières pensées vont aux victimes et à leurs proches, c’est un dramatique incendie”, a déclaré le préfet Yves Séguy.”A l’heure où nous parlons c’est difficile d’en déterminer les circonstances”, a-t-il ajouté, soulignant qu’une enquête judiciaire “est en cours pour établir dans quelles conditions cet incendie a pu se développer aussi vite et produire autant de dégâts”.”L’immeuble semble en bon état”, a noté le préfet. Il “était occupé simplement par une famille”. Au moment du drame, celle-ci “accueillait, semble-t-il, un ou deux adolescents au moment où s’est produit le sinistre”.Les pompiers sont intervenus “en moins d’un quart d’heure, 12 minutes” selon le préfet, “ce qui est peu mais malheureusement ce qui était insuffisant pour arriver à sauver toutes les victimes”.Au total, 70 pompiers ont été engagés avec une trentaine de véhicules. Ils sont parvenus à maitriser le feu “assez rapidement”.Une vingtaine de gendarmes, dont des membres de la brigade de recherches et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont rendus sur place et trois ambulances ont été utilisées, a précisé la préfecture à l’AFP.L’incendie ne s’est pas propagé aux bâtiments voisins.La mairie va ouvrir deux salles, l’une pour accueillir des familles et l’autre pour abriter une cellule d’urgence médico-psychologique pour la population qui a pu être choquée par le drame.

“Tartare de dinosaure” et hologrammes: un “chef IA” à Dubaï suscite curiosité et scepticisme

Un restaurant qui se prévaut d’être piloté par le premier “chef IA” au monde vient d’ouvrir ses portes dans le riche émirat de Dubaï, suscitant curiosité et scepticisme quant à la capacité de la technologie à rivaliser, en cuisine, avec la créativité humaine.Situé au pied des gratte-ciels rutilants du centre-ville, le Woohoo reçoit les clients …

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Floods hit Sri Lanka’s capital as cyclone deaths near 200

Entire areas of Sri Lanka’s capital were flooded on Sunday after a powerful cyclone triggered heavy rains and mudslides across the island, with authorities reporting nearly 200 dead and dozens more missing.Officials said the extent of the damage in the country’s worst-affected central region was only just being revealed as relief workers cleared roads blocked by fallen trees and mudslides.The Disaster Management Centre (DMC) said at least 193 people had died following a week of heavy rains brought on by Cyclone Ditwah, while 228 people were missing.The northern parts of Colombo were flooded as the water level in the Kelani River rose rapidly, the DMC said.”Although the cyclone has left us, heavy rains upstream are now flooding low-lying areas along the banks of the Kelani River,” a DMC official said.Cyclone Ditwah moved away towards India on Saturday.Selvi, 46, a resident of the Colombo suburb of Wennawatte, left her flooded home on Sunday, carrying four bags of clothes and valuables.”My house is completely flooded. I don’t know where to go, but I hope there is some safe shelter where I can take my family,” she told AFP.Water levels in the town of Manampitiya, 250 kilometres (156 miles) north-east of Colombo, were receding, revealing massive destruction.”Manampitiya is a flood-prone town, but I have never seen such a volume of water,” said 72-year-old resident S. Sivanandan.He told the local News Centre portal that businesses and property had been damaged extensively. A car had flipped upside down right in front of his shop.- Deadliest in years -Although there have been relatively few injuries, the National Blood Transfusion Service said they were in short supply.The blood bank chief, Lakshman Edirisinghe, said their daily requirement was about 1,500 units of blood, but the weather-related disruptions had reduced supply to just 236 units on Saturday.”Because of floods and heavy rains, we were unable to conduct our mobile campaigns to collect blood,” he told reporters in Colombo. “We appeal to donors to visit the nearest blood bank.”The National Building Research Organisation, which monitors the stability of hillsides, said there was a high risk of further landslides because mountain slopes were still saturated with rainwater.President Anura Kumara Dissanayake declared a state of emergency on Saturday to deal with the aftermath of the cyclone and appealed for international aid.India was the first to respond, sending relief supplies and two helicopters with crew to carry out rescue missions. Two more choppers were due to join on Sunday, officials said.Pakistan was also sending rescue teams, according to the Sri Lankan Air Force. Japan said it would send a team to assess immediate needs and pledged further assistance.The extreme weather system has destroyed more than 25,000 homes and sent 147,000 people into state-run temporary shelters.Another 968,000 people required assistance after being displaced by the floods.Troops from the army, navy, and air force have been deployed alongside civilian workers and volunteers to assist with the relief effort.The cyclone is Sri Lanka’s deadliest natural disaster since 2017, when flooding and landslides claimed more than 200 lives and displaced hundreds of thousands.The worst flooding since the turn of the century occurred in June 2003, when 254 people were killed.