Ukraine: Trump menace la Russie après de nouvelles frappes, mais épargne Poutine

Donald Trump a affirmé vendredi qu’il imposerait à la Russie de nouvelles sanctions si elle ne cessait de “pilonner” l’Ukraine et rechignait à la paix, mais a épargné Vladimir Poutine après une nouvelle attaque massive de drones et de missiles russes sur des villes et infrastructures du pays ravagé par plus de trois ans de guerre.”Compte tenu du fait que la Russie +pilonne+ actuellement l’Ukraine sur le champ de bataille, j’envisage fortement des sanctions bancaires, des sanctions et des droits de douane à grande échelle contre la Russie jusqu’à ce qu’un cessez-le-feu et un accord définitif sur la paix soient conclus”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.Washington a néanmoins “temporairement suspendu” vendredi l’accès de l’Ukraine à son imagerie spatiale, a annoncé vendredi un porte-parole de la National Geospatial-Intelligence Agency (NGI).Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, avait déjà confirmé mercredi que la transmission de renseignements à l’Ukraine avait été gelée.Pour l’armée ukrainienne, les renseignements américains sont aussi importants que le matériel militaire dans la lutte contre l’offensive russe.La suspension de l’accès de l’Ukraine à l’imagerie satellitaire survient alors que Donald Trump a ordonné lundi une pause dans l’aide militaire des Etats-Unis à l’Ukraine, après sa spectaculaire altercation la semaine dernière avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.La Russie a lancé vendredi une attaque massive de drones et de missiles sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine.Mais cela n’a pas empêché Donald Trump de renouer avec le ton de ces dernières semaines, en confiant penser que le président russe Vladimir Poutine “veut mettre fin à la guerre” et trouver “qu’il est plus difficile de traiter avec l’Ukraine”.- “La paix dès que possible” -Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, malmené ces dernières semaines par son homologue américain qui a repris à son compte l’argumentaire du Kremlin, a de son côté de nouveau réclamé l’instauration dans un premier temps d’une trêve des frappes aériennes, voyant dans la dernière salve une nouvelle preuve du peu de disposition de Moscou pour la paix.”Les premières étapes pour établir une paix réelle devraient être de forcer la seule source de cette guerre, c’est-à-dire la Russie, à mettre fin à de telles attaques”, a-t-il écrit sur X, demandant une “interdiction” de l’usage “de missiles, de drones à longue portée et de bombes” aériennes.De son côté, l’Ukraine s’est engagée dans “un travail très intensif avec l’équipe du président Trump” avec un objectif: “la paix dès que possible”, a ajouté dans la soirée M. Zelensky, dans son adresse quotidienne à ses concitoyens.Le président ukrainien doit se rendre lundi en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier saoudien, la veille d’une rencontre prévue dans ce pays entre les délégations américaine et ukrainienne.Cette rencontre entre des délégations américaine et ukrainienne doit définir “un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial”, selon Steve Witkoff, émissaire américain pour le Moyen-Orient.Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est un acteur incontournable du bassin de la mer Noire et la deuxième armée de l’Otan après les Etats-Unis, a appelé à “cesser les attaques dans les airs et en mer comme mesure de confiance entre les parties”.- “Attaque combinée” -Tôt vendredi, l’Ukraine a été visée dans une attaque combinée par au moins 58 missiles et 194 drones russes, selon l’armée ukrainienne. Pour les contrer, elle a notamment utilisé des chasseurs français Mirage 2000 livrés par la France le mois dernier, qui “ont très bien travaillé”, a souligné Volodymyr Zelensky, adressant un “Merci, Emmanuel” à son homologue français Emmanuel Macron.L’armée de l’air ukrainienne a précisé avoir abattu au moins 134 cibles, dont 34 missiles et 100 drones, au moment où la suspension de l’aide militaire américaine fait craindre un affaiblissement de ses capacités de défense antiaérienne.Des alertes aériennes ont été déclenchées dans tout le pays pendant la nuit, avec des dégâts et des blessés signalés dans plusieurs régions.Cinq personnes ont été blessées à Kharkiv (nord-est), selon les autorités. Dans un message sur Telegram, le maire de la ville, Igor Terekhov, a indiqué qu’une femme avait été retirée vivante des décombres. “Outre un bâtiment d’infrastructure critique et un bâtiment résidentiel, d’autres bâtiments ont été endommagés”, selon M. Terekhov.A Ternopil (ouest), selon le gouverneur de la région, Iacheslav Negoda, “des missiles ont touché une installation industrielle critique” sans faire de victime.Plus tôt dans la nuit, des dégâts, notamment l’incendie de trois immeubles d’habitation ainsi que sur des “infrastructures critiques” avaient été signalés dans la région d’Odessa (sud).Enfin, selon des médias et des observateurs, la situation s’est dégradée pour les forces ukrainiennes occupant une partie de la région russe de Koursk dont Kiev compte se servir comme d’une monnaie d’échange, mais où elles ont subi une “percée” des forces russes menaçant leurs voies de ravitaillement.- “Réarmer l’Europe” -Pour faire face au désengagement américain sur le continent, les 27 dirigeants européens ont donné jeudi leur feu vert au plan de la Commission européenne, baptisé “Réarmer l’Europe”, qui vise à mobiliser 800 milliards d’euros pour augmenter les capacités de défense.L’UE a annoncé avoir informé plusieurs pays de l’Otan – Royaume-Uni, Turquie, Canada, Norvège et Islande – des résultats de son sommet extraordinaire, lors d’une visioconférence en matinée.Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, doit recevoir mercredi ses homologues des quatre autres poids lourds militaires européens – Allemagne, Italie, Pologne, Royaume-Uni – pour “coordonner leur action en soutien à Kiev”.

Wall Street termine dans le vert après une semaine mouvementée

La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi, se reprenant à l’issue d’une semaine dans le rouge, marquée par les rebondissements et incertitudes sur les droits de douane imposés par les Etats-Unis à ses partenaires commerciaux.Le Dow Jones a gagné 0,52%, l’indice Nasdaq a avancé de 0,70% et l’indice élargi S&P 500 a pris 0,55%.Après une ouverture en hausse, la place américaine a abordé avec scepticisme les dernières données du chômage aux Etats-Unis.Selon le ministère du Travail américain, il y a eu moins de créations d’emplois qu’attendu par les analystes en février et le taux de chômage a légèrement progressé, atteignant 4,1%.Le mois dernier, 151.000 emplois ont été créés, soit davantage qu’en janvier (125.000, chiffre révisé en baisse), mais moins que ce qu’attendaient globalement les analystes (autour de 170.000), selon le consensus publié par MarketWatch.Il y a un an en février, la première puissance économique mondiale avait créé 222.000 emplois. Le taux de chômage était de 4% en janvier dernier.Les principaux indices boursiers américains ont rebondi à la mi-journée, après le discours du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell.Celui-ci a estimé vendredi que l’économie des Etats-Unis était confrontée à un “haut niveau d’incertitudes” et que l’institution monétaire pouvait “attendre plus de clarté” sur les réformes engagées par le nouveau gouvernement avant de bouger ses taux.”Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place des réformes politiques significatives dans quatre domaines: le commerce, l’immigration, la politique fiscale et la régulation”, a relevé le président de la Fed. “L’incertitude autour de ces réformes et leurs effets potentiels reste élevée”, a-t-il ajouté.Malgré ces propos, “Powell a adopté un ton calme et rassurant, ce qui a donné au marché une excuse pour se redresser”, a estimé auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.Le patron de l’institution monétaire américaine “a dit que la Fed est tout aussi confuse et incertaine de ce que Trump va faire ensuite que l’investisseur moyen. Donc, le renversement de la tendance baissière initiale a probablement plus à voir avec le fait que le marché est survendu à court terme”, a jugé auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Wall Street a connu une semaine chahutée par les annonces tonitruantes du président Donald Trump sur les droits de douane suivies de revirements sur certaines catégories de produits et provenances uniquement. Les trois principaux indices américains ont lâché entre 2,37% et 3,45%.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans se tendait à 4,31% contre 4,28% la veille en clôture.Au tableau des valeurs, le géant américain de la pharmacie Walgreens Boots Alliance a été recherché (+7,45%) après la signature d’un accord de retrait de cote, la société d’investissement Sycamore Partners s’apprêtant à débourser environ 10 milliards de dollars pour racheter les actions de l’entreprise.Le groupe de prêt-à-porter Gap a décollé lui de 18,84% après avoir publié, jeudi après Bourse, des résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé.La chaîne de supermarchés de demi-gros Costco a été sanctionnée pour ne pas avoir atteint les attentes des analystes sur son bénéfice net au second trimestre de son exercice décalé. Son action a lâché 6,07%.La société informatique américaine Hewlett Packard Enterprise (HPE) a dévissé (-11,97%) après avoir annoncé jeudi un plan social conséquent visant environ 2.500 emplois, et des prévisions de revenus en dessous des attentes.L’entreprise américaine Intuitive Machines a aussi été boudée (-22,11%) après avoir annoncé que sa sonde s’étant posée un peu plus tôt sur la Lune n’avait probablement pas aluni à la verticale comme espéré, une déconvenue qu’elle avait déjà connue l’an passé.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Argentine: au moins 6 morts dans des pluies torrentielles dans la ville de Bahia Blanca

Au moins six personnes ont péri, selon un bilan provisoire des autorités locales, dans des pluies torrentielles qui se sont abattues depuis l’aube vendredi sur la ville portuaire de Bahia Blanca, à 600 km au sud de Buenos Aires. Selon les autorités, plus de 300 millimètres de pluie sont tombés en environ six heures, inondant de nombreuses rues, forçant l’évacuation de plus d’un millier de personnes environ, et notamment d’un hôpital, dans cette ville d’environ 350.000 habitants.Cinq des six victimes sont mortes prises par les eaux sur la voie publique, a précisé en début d’après-midi dans un communiqué la municipalité, qui initialement avait fait état d’une victime. “On ne peut exclure l’existence d’un plus grand nombre de morts, en raison de l’ampleur de la catastrophe climatique”, a souligné la municipalité.A la mi-journée vendredi, elle faisait état d'”une grande partie de la ville sous l’eau” après “sept heures de pluies torrentielles ininterrompues”, qui avaient diminué à la mi-journée.Le maire de Bahia Blanca, Federico Susbielles, a indiqué dans un message vidéo sur X en milieu d’après-midi que “la pluie avait cessé”, mais que des axes inondés empêchaient encore de parvenir en divers points de l’agglomération.- “Montés sur les toits” -Il a rappelé que l’électricité avait été coupée dans la ville “pour des raisons de sécurité”.Des images de télévision ont montré des infirmières et du personnel médical, par la suite aidés par l’armée, évacuant dans leurs bras des bébés de l’unité néonatale de l’hôpital José Penna, le plus important de la ville, qui était en cours d’évacuation.La municipalité de Bahia Blanca a annulé toute activité dans la ville pour la journée de vendredi et appelé les habitants à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre, n’autorisant “que les déplacements avec engins lourds”, en vue des opérations de secours.L’aéroport de Bahia Blanca a été fermé jusqu’à nouvel ordre.Une habitante de Bahia Blanca a été interviewée par la chaine LN+ depuis un camion, où elle s’est réfugié avec ses enfants en voyant l’eau monter dans la rue puis dans sa maison.”On a monté les chiens sur le toit, mis les enfants dans le camion et on est resté là-dedans. Il reste encore environ un mètre d’eau, et on attend que ça baisse pour aller dans un endroit plus sûr”, a raconté Flavia Viera Romero.”Les voisins, tous sont montés sur les toits”, a-t-elle ajouté.La province de Buenos Aires –distincte de la capitale– dont dépend Bahia Blanca a annoncé en début d’après-midi l’envoi de canoës semi-rigides, d’ambulances 4X4, de deux hélicoptères, de camions de vivres, d’eau potable et d’équipements vers la ville sinistrée.Les ministres argentins de la Défense Luis Petri et de la Sécurité Patricia Bullrich ont indiqué vendredi après-midi être en partance pour Bahia Blanca.La ville n’est pas étrangère aux phénomènes météorologiques extrêmes: fin 2023, une violente tempête, avec de fortes pluies et des vents atteignant 150 km/h, y avait fait treize morts, lors de l’effondrement du toit d’un club de sport.

Argentine: au moins 6 morts dans des pluies torrentielles dans la ville de Bahia Blanca

Au moins six personnes ont péri, selon un bilan provisoire des autorités locales, dans des pluies torrentielles qui se sont abattues depuis l’aube vendredi sur la ville portuaire de Bahia Blanca, à 600 km au sud de Buenos Aires. Selon les autorités, plus de 300 millimètres de pluie sont tombés en environ six heures, inondant de nombreuses rues, forçant l’évacuation de plus d’un millier de personnes environ, et notamment d’un hôpital, dans cette ville d’environ 350.000 habitants.Cinq des six victimes sont mortes prises par les eaux sur la voie publique, a précisé en début d’après-midi dans un communiqué la municipalité, qui initialement avait fait état d’une victime. “On ne peut exclure l’existence d’un plus grand nombre de morts, en raison de l’ampleur de la catastrophe climatique”, a souligné la municipalité.A la mi-journée vendredi, elle faisait état d'”une grande partie de la ville sous l’eau” après “sept heures de pluies torrentielles ininterrompues”, qui avaient diminué à la mi-journée.Le maire de Bahia Blanca, Federico Susbielles, a indiqué dans un message vidéo sur X en milieu d’après-midi que “la pluie avait cessé”, mais que des axes inondés empêchaient encore de parvenir en divers points de l’agglomération.- “Montés sur les toits” -Il a rappelé que l’électricité avait été coupée dans la ville “pour des raisons de sécurité”.Des images de télévision ont montré des infirmières et du personnel médical, par la suite aidés par l’armée, évacuant dans leurs bras des bébés de l’unité néonatale de l’hôpital José Penna, le plus important de la ville, qui était en cours d’évacuation.La municipalité de Bahia Blanca a annulé toute activité dans la ville pour la journée de vendredi et appelé les habitants à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre, n’autorisant “que les déplacements avec engins lourds”, en vue des opérations de secours.L’aéroport de Bahia Blanca a été fermé jusqu’à nouvel ordre.Une habitante de Bahia Blanca a été interviewée par la chaine LN+ depuis un camion, où elle s’est réfugié avec ses enfants en voyant l’eau monter dans la rue puis dans sa maison.”On a monté les chiens sur le toit, mis les enfants dans le camion et on est resté là-dedans. Il reste encore environ un mètre d’eau, et on attend que ça baisse pour aller dans un endroit plus sûr”, a raconté Flavia Viera Romero.”Les voisins, tous sont montés sur les toits”, a-t-elle ajouté.La province de Buenos Aires –distincte de la capitale– dont dépend Bahia Blanca a annoncé en début d’après-midi l’envoi de canoës semi-rigides, d’ambulances 4X4, de deux hélicoptères, de camions de vivres, d’eau potable et d’équipements vers la ville sinistrée.Les ministres argentins de la Défense Luis Petri et de la Sécurité Patricia Bullrich ont indiqué vendredi après-midi être en partance pour Bahia Blanca.La ville n’est pas étrangère aux phénomènes météorologiques extrêmes: fin 2023, une violente tempête, avec de fortes pluies et des vents atteignant 150 km/h, y avait fait treize morts, lors de l’effondrement du toit d’un club de sport.

Trump cuts $400 mn from Columbia University over anti-Semitism claims

President Donald Trump’s administration said Friday it was cutting $400 million in federal grants to Columbia University, accusing it of failing to protect Jewish students from harassment as protesters rallied against Israel’s offensive in Gaza.Four government agencies announced in a statement “the immediate cancellation of approximately $400 million in federal grants and contracts to Columbia University due to the school’s continued inaction in the face of persistent harassment of Jewish students.”Trump said this week that he would cut funding for schools that allow “illegal protests,” his latest threat to turn off the flow of federal money to the country’s education system.US campuses including Columbia’s were rocked by student protests against Israel’s war in Gaza following the October 7, 2023 Hamas attack. The demonstrations ignited accusations of anti-Semitism.Protests, some of which turned violent and saw campus buildings occupied and lectures disrupted, pitted students protesting Israel’s conduct against pro-Israel campaigners, many of whom were Jewish. A university spokesman said “we are reviewing the announcement from the federal agencies and pledge to work with the federal government to restore Columbia’s federal funding.” “We take Columbia’s legal obligations seriously and understand how serious this announcement is and are committed to combatting anti-Semitism and ensuring the safety and wellbeing of our students, faculty, and staff,” the spokesman said.Protests continued at Columbia this week — on Tuesday, more than 200 pro-Palestinian protesters demonstrated against former Israeli prime minister Naftali Bennett, who was on campus for a speaking engagement.”All Federal Funding will STOP for any College, School, or University that allows illegal protests,” Trump wrote Tuesday on his platform Truth Social.”Agitators will be imprisoned/or permanently sent back to the country from which they came. American students will be permanently expelled or, depending on …the crime, arrested,” the post said.- ‘Anti-Semitic harassment’ -Joseph Howley, an associate professor of classics at Columbia, told AFP he hoped the university would challenge the defunding in court. “The university has devoted tremendous resources to address discrimination and harassment over the last year and still the government makes these claims without any legal finding or official ruling,” he said.Friday’s statement, issued by the US General Services Administration, said the cuts were the “first round of action” — and that additional cancellations to the around $5 billion of federal grant commitments to Columbia are expected to follow.”Since October 7, Jewish students have faced relentless violence, intimidation, and anti-Semitic harassment on their campuses — only to be ignored by those who are supposed to protect them,” said Secretary of Education Linda McMahon.”Universities must comply with all federal anti-discrimination laws if they are going to receive federal funding,” she said.”For too long, Columbia has abandoned that obligation to Jewish students studying on its campus. Today, we demonstrate to Columbia and other universities that we will not tolerate their appalling inaction any longer.”Last month, the Justice Department announced the formation of a multi-agency task force to combat anti-Semitism.”The task force’s first priority will be to root out anti-Semitic harassment in schools and on college campuses,” it said in a statement.Two New York congressmen, Jerrold Nadler and Adriano Espaillat, said in a joint statement that “if the Trump administration were as serious about anti-Semitism as they claim, they would not have filled their ranks with unapologetic anti-Semites.””Slashing this funding will not protect the Jewish students Trump claims to defend but will instead undermine their academic futures,” they said.

Le parquet requiert le renvoi devant la cour criminelle de Yannick Agnel, ancien champion olympique

Le parquet de Mulhouse a requis le renvoi devant la cour criminelle de l’ancien nageur champion olympique Yannick Agnel poursuivi pour des soupçons d’atteinte sexuelle et de viol sur une mineure de moins de 15 ans, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.Le parquet a requis la mise en accusation devant la cour criminelle départementale pour des faits de viols sur mineur de moins de 15 ans commis en 2016 et d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans commis la même année et sur la même victime, a-t-on précisé de même source.Le juge d’instruction doit rendre son ordonnance définitive avant la fin du mois d’avril, a-t-on ajouté.Il pourra soit rendre une ordonnance de non-lieu (partiel ou total) ou de renvoi devant la juridiction correctionnelle ou devant la cour criminelle.L’enquête avait débuté à l’été 2021 à la suite du dépôt de plainte de Naomé Horter, la fille de l’ancien entraîneur du nageur, Lionel Horter, et avait été confiée par le procureur de la République au service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) de Mulhouse. Elle aura duré presque 3 ans et demi. Les faits reprochés au double champion olympique français auraient été commis entre le 1er janvier 2016 et le 31 août 2016. Le nageur est soupçonné d’avoir eu une relation avec l’adolescente, également licenciée au club à l’époque, et alors qu’il était hébergé chez les parents de cette dernière. Lui était âgé de 24 ans et elle n’en n’avait que 13. L’enquête avait débouché sur la mise en examen du nageur cinq mois plus tard, le 11 décembre 2021.Reconnaissant une liaison, Yannick Agnel a toujours plaidé une relation consentie et amoureuse, et nié l’emprise qu’il pouvait avoir sur la jeune femme de par son aura et leur différence d’âge. La procureure de la République d’alors, Edwige Roux-Morizot, estimait que “les faits sont constitutifs de viols et d’agressions sexuelles en raison de la différence d’âge, car la justice considère qu’il y a une véritable contrainte morale”. En juillet dernier, le nageur, retraité depuis 2016 et placé sous contrôle judiciaire, était revenu à Mulhouse, dans le bureau du juge d’instruction, pour une confrontation qu’il avait souhaitée, avec son accusatrice, aujourd’hui âgée de 21 ans.Yannick Agnel possède l’un des plus beaux palmarès de la natation française: il a été double champion olympique à Londres en 2012 sur le 200 m nage libre et le relais 4×100 m, avant d’être sacré champion du monde dans ces deux disciplines en 2013.

Plan arabe pour Gaza: réunion des pays musulmans en Arabie saoudite

Les pays musulmans se sont réunis vendredi en Arabie saoudite pour discuter du plan arabe pour la reconstruction de Gaza, adopté en réponse à la proposition du président américain Donald Trump de prendre le contrôle du territoire palestinien.Les ministres des Affaires étrangères des 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), se sont réunis au siège de l’organisation à Jeddah, pour soutenir le plan, approuvé par les dirigeants arabes mardi lors d’un sommet au Caire. Elaboré par l’Egypte, il prévoit de reconstruire la bande de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, sans déplacer ses 2,4 millions d’habitants. A l’ouverture des discussions, le secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a “affirmé son soutien au plan de reconstruction de la bande de Gaza, adopté par le sommet arabe, tout en réaffirmant le droit du peuple palestinien à rester sur sa terre”, selon un communiqué officiel.M. Trump avait suscité un tollé international en proposant de déplacer les Palestiniens de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie, pour faire du territoire la “Riviera du Moyen-Orient”. Le plan alternatif adopté par les dirigeants arabes met de fait à l’écart le Hamas et prévoit un retour de l’Autorité palestinienne, chassée du territoire en 2007 par le mouvement islamiste palestinien.Mais il a été rejeté par Israël et critiqué par les Etats-Unis, qui ont affirmé jeudi qu’il était un “premier pas” mais qu’il ne “répond (ait) pas aux attentes” de M. Trump. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, avait affirmé mardi que son pays allait chercher à faire adopter son plan par l’OIC, pour “qu’il devienne à la fois un plan arabe et un plan islamique”. “L’Egypte a besoin d’un large soutien”, souligne Rabha Seif Allam, du Centre d’études politiques et stratégiques d’al-Ahram au Caire, l’objectif étant de bâtir une “large coalition refusant le déplacement des Palestiniens de Gaza”. La réunion de Jeddah est un signal d'”unité au sein du monde musulman”, affirme pour sa part Umar Karim, spécialiste de l’Arabie saoudite, à l’université de Birmingham, au Royaume-Uni. Les pays arabes ont convenu de créer un fonds pour financer la reconstruction de Gaza, et appelé à une contribution internationale pour accélérer le processus.L’OCI doit également examiner la réintégration de la Syrie, suspendue en 2012 après la répression contre un soulèvement prodémocratie menée par l’ex-président Bachar al-Assad, chassé du pouvoir en décembre dernier par une coalition rebelle.