Mexique: au moins 13 morts et 98 blessés dans un déraillement

Un train transportant 250 personnes a déraillé dimanche dans l’Etat d’Oaxaca, dans le sud du Mexique, faisant au moins 13 morts et 98 blessés selon les autorités.”La locomotive principale a déraillé”, a annoncé dans un communiqué la Marine mexicaine, qui opère cette ligne ferroviaire, précisant que “139 personnes sont hors de danger, 98 blessées (…) et malheureusement 13 personnes ont perdu la vie”.Formé de deux locomotives et de quatre wagons de passagers, le train était parti de Salina Cruz, sur la côte Pacifique, et devait rallier Coatzacoalcos, dans l’Etat du Veracruz, donnant sur le golfe du Mexique.Ce train est appelé “Corridor interocéanique de l’isthme de Tehuantepec”, reliant la façade atlantique à l’océan Pacifique et transportant généralement marchandises et passagers.La ligne avait été inaugurée en 2023. Il s’agit de l’un des projets d’infrastructures les plus importants du gouvernement de l’ancien président Andrés Manuel López Obrador (2018-2024), dans le cadre d’une stratégie visant à stimuler le développement économique du sud-est du Mexique.- Enquêtes déclenchées -Sa successeure, Claudia Sheinbaum, a indiqué que les blessés avaient été conduits à l’hôpital.”J’ai donné des instructions pour que le secrétaire à la Marine et le sous-secrétaire aux Droits humains du ministère de l’Intérieur se rendent sur place et s’occupent personnellement des familles”, a-t-elle déclaré.La Marine a indiqué travailler avec les autorités de transport pour “déterminer les causes” de l’accident et rétablir le fonctionnement de la voie ferrée.”Les agents ministériels du parquet fédéral d’Oaxaca, ainsi que les experts et les policiers, coordonnent leurs efforts avec les autorités fédérales et étatiques pour mener les enquêtes nécessaires”, a ajouté de son côté la procureure générale Ernestina Godoy, sur X.Le 20 décembre, sur cette même ligne, un train avait percuté un camion de marchandises qui tentait de franchir le passage à niveau, dans l’Etat du Chiapas (sud), sans faire de victime.

Sans grand suspense, le Chinois BYD va détrôner Tesla en 2025 sur le tout-électrique

L’expansion rapide de BYD au niveau mondial, conjuguée au contexte réglementaire et politique difficile pour Tesla aux Etats-Unis et ailleurs, vont permettre au constructeur chinois de revendiquer pour la première fois la pole position des ventes de véhicules tout électriques en 2025.Les deux groupes doivent publier prochainement leurs ventes annuelles mais, au vu de leurs dernières publications, BYD a pris une telle avance qu’il paraît quasiment impossible que Tesla ait pu combler l’écart.A fin novembre, le groupe de Shenzhen – qui fabrique aussi des hybrides – avait vendu 2.066.002 véhicules entièrement électriques, devenant le premier à franchir ce seuil. De son côté, Tesla cumulait 1.217.902 véhicules à fin septembre.Le groupe américain a profité au troisième trimestre d’un appel d’air lié à l’arrêt d’un crédit d’impôt aux Etats-Unis, incitant de nombreux acheteurs à anticiper leur acquisition. Ses livraisons mondiales ont bondi de 7% sur un an (497.099 véhicules).Mais les experts ont rapidement pronostiqué une contraction au trimestre suivant.Le consensus des analystes de FactSet ressort à 449.000 au quatrième trimestre (-9,48% sur un an), et à 1,65 million pour 2025 (-7,66%).Une prévision annuelle bien inférieure au niveau réel de BYD au 30 novembre.Le fossé pourrait même être plus large puisque les analystes de Deutsche Bank tablent sur 405.000 véhicules Tesla livrés au quatrième trimestre et ceux d’UBS anticipent 415.000 véhicules. Des prévisions abaissées récemment.Deutsche Bank a mis en avant les ventes plus faibles qu’attendu en Amérique du Nord (-33%), en Europe (-34%) et, dans une moindre mesure, en Chine (-10%).TD Cowen montre davantage d’optimisme (429.000 véhicules) mais le trimestre a été “un peu délicat”, avec l’expiration du crédit d’impôt, ce qui complique les modélisations, relève l’analyste Itay Michaeli, à l’AFP.”Les livraisons de Tesla vont montrer des signes de faiblesse au quatrième trimestre”, a indiqué à l’AFP Dan Ives, directeur chez Wedbush Securities.”Un total de 420.000 (véhicules) devrait être un chiffre suffisant pour illustrer la stabilité de la demande tandis que les marchés sont focalisés sur le lancement de l’autonomie en 2026″, a-t-il poursuivi.- Difficile transition -Les ventes du groupe d’Austin (Texas) ont également pâti d’une lenteur imprévue de la transition électrique, d’une concurrence croissante mais aussi de décisions du président Donald Trump, climatosceptique, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Sans oublier la proximité d’Elon Musk, patron de Tesla, avec M. Trump, pendant la campagne et après son investiture, qui a terni l’image de la marque et provoqué manifestations, dégradations et appels au boycott. Les ventes ont plongé, et continuent de plonger, en particulier en Europe.Dans le même temps, son principal rival chinois a maintenu sa trajectoire fulgurante même si la rentabilité sur ses terres a souffert de la prudence des consommateurs. Pour cette raison, il s’active à s’ancrer à l’international.BYD “est l’un des pionniers dans l’installation à l’étranger de capacités de production et d’approvisionnement pour véhicules électriques”, a expliqué à l’AFP Jing Yang, directrice pour l’Asie-Pacifique de Fitch Ratings.Et “cette diversification géographique va probablement l’aider à naviguer dans un environnement de plus en plus compliqué en matière de droits de douane”, a-t-elle ajouté.Le président américain a instauré des droits de douane sur les importations du monde entier, avec des niveaux supérieurs pour les produits chinois, pouvant aller jusqu’à près de 150% pour les véhicules électriques (EV).Les concurrents des constructeurs chinois dénoncent régulièrement un secteur hautement subventionné par Pékin, leur permettant d’atténuer leurs prix et de conquérir des parts de marché.Pour M. Michaeli, l’année 2026 pour l’EV sera celle de la conduite autonome (FSD) et l’avenir de Tesla dépendra de sa capacité à effectuer ce virage avec succès.Ses ventes devraient atteindre 1,98 million, estime TD Cowen. Mais le consensus atteint 1,86 million.”S’ils réussissent (le FSD), cela va doper la demande pour leurs véhicules”, souligne M. Michaeli, s’attendant aussi au lancement de nouveaux produits (semi-remorque Semi, une potentielle version SUV du pick-up Cybertruck).Le Cybercab, pour son service de robotaxi en déploiement à Austin, doit entrer en production en avril, et la commercialisation des versions meilleur marché des Model 3 et Y – annoncées début octobre – devrait aussi stimuler les ventes.

Trump says Ukraine deal closer but no talks breakthrough

US President Donald Trump said Sunday that a deal was closer than ever to end Russia’s invasion of Ukraine but reported no apparent breakthrough on the flashpoint issue of territory after new talks with the warring countries’ leaders.Trump, who had promised a peace deal on day one of his nearly year-old presidency, said it would become clear within weeks whether it was possible to solve the conflict that has killed tens of thousands of people.In a pre-New Year’s diplomatic sprint, Trump brought to his Florida estate Ukrainian President Volodymyr Zelensky, who described a peace plan as 95 percent complete despite Russia unleashing major new attacks a day before on Kyiv’s residential areas.Much like when Zelensky last met Trump in October, Russian President Vladimir Putin also spoke shortly beforehand by telephone with the US leader, who immediately insisted that Moscow was “serious” about peace despite the assault.”I really believe we’re, Mr. President, probably closer than — far closer than — ever before with both parties,” Trump said with Zelensky at his side in the tea room of his Mar-a-Lago estate.”Everybody wants it ended,” Trump said.Zelensky looked on politely, only betraying the slightest look of disbelief as Trump told him that Putin, who ordered the February 2022 invasion that has included major attacks on infrastructure, “wants to see Ukraine succeed.””President Putin was very generous in his feeling toward Ukraine succeeding, including supplying energy, electricity and other things at very low prices,” Trump said.Zelensky has been careful not to annoy Trump, mindful of his disastrous White House meeting on February 28 where he pushed back and saw the United States briefly snap off key support.Zelensky also nodded politely as Trump insisted the Ukrainians enjoyed the club’s food but stayed stoic as Trump digressed into familiar grievances about his predecessor Joe Biden.- Call to Europeans -After their talks, Zelensky and Trump spoke jointly by telephone with key European leaders, who have been particularly alarmed about any decisions that would embolden Russia.Zelensky said that he and European leaders could return jointly for talks with Trump in Washington in January.French President Emmanuel Macron also announced a new meeting of Kyiv’s allies in early January in Paris.Trump acknowledged continued disagreement between Kyiv and Moscow on territory. The current plan, revised after weeks of intense US-Ukrainian negotiations, would stop the war at the current frontlines in the eastern Donbas region and set up a demilitarized area, while Russia has long demanded territorial concessions.”It’s unresolved, but it’s getting a lot closer. That’s a very tough issue, but one that I think will get resolved,” Trump said.Trump offered to address the Ukrainian parliament to promote the plan  — an idea, however unlikely, that Zelensky quickly welcomed.Zelensky’s openness to the revised US plan marks Kyiv’s most explicit acknowledgement yet of possible territorial concessions, although Ukrainians would need to vote in a referendum.By contrast, Russia has shown no signs of compromise, as it sees hope in the grinding gains it has made over four years against tough Ukrainian defenses.The Kremlin in its readout of talks between Putin and Trump called on Kyiv to make a “bold and responsible decision” and immediately withdraw troops from Donbas and cast European leaders as the impediment to Trump.Trump and Putin agree that a “temporary ceasefire” would “merely prolong the conflict and risk a renewed escalation on the battlefield,” Kremlin diplomatic advisor Yuri Ushakov said.He said that Trump and Putin would speak again “promptly” after the Zelensky meeting, although there was no immediate news of a second call.- ’90 percent’ agreed by Ukraine -Trump’s advisors have previously floated the idea of offering NATO-like security guarantees to Ukraine, meaning in theory that the alliance’s members would respond militarily if Russia attacks again.Zelensky said that the peace framework laid out by Trump was “90 percent agreed” and that “US-Ukraine security guarantees: 100 percent agreed.”Russia had adamantly rejected any entrance of the former Soviet republic into NATO.

Ukraine: Trump se dit plus près que jamais d’un accord, sans annoncer de percée

Donald Trump a estimé dimanche être plus près que jamais d’un accord de paix en Ukraine, après une rencontre en Floride avec Volodymyr Zelensky et un entretien avec Vladimir Poutine, sans toutefois détailler aucune avancée concrète.S’exprimant depuis sa résidence Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, où il a reçu le dirigeant ukrainien en présence de plusieurs hauts-responsables des deux pays, le président américain s’est montré résolument optimiste mais évasif, assurant que les prochaines semaines diraient si la guerre peut prendre fin.”Ca a été une négociation très difficile”, a dit le président américain, évoquant de “nombreux progrès”. “Je ne veux pas dire quand, mais je pense que nous allons y arriver”, a-t-il poursuivi, proposant aussi de venir s’exprimer devant le Parlement ukrainien pour faire avancer son plan de paix.Prenant la parole à ses côtés, Volodymyr Zelensky s’est également voulu enthousiaste, parlant de “grandes avancées”, notamment “90%” du plan de paix américain en vingt points “approuvé”, des “garanties de sécurité” pour l’Ukraine “approuvées” pour certaines et “presque approuvées” pour d’autres, ainsi “un plan de prospérité en cours de finalisation”.En parallèle, le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi une réunion des alliés de Kiev à Paris début janvier, autour des garanties de sécurité pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix.- Plan de paix revu -Volodymyr Zelensky jouait gros à travers la rencontre avec son homologue américain, soucieux surtout d’obtenir l’imprimatur de Donald Trump sur une nouvelle version du plan de paix présenté par Washington il y a près d’un mois, retravaillé après d’âpres négociations réclamées par Kiev qui jugeait la première version beaucoup trop proche des revendications russes.La nouvelle version propose un gel du front sur les positions actuelles sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 20% de l’Ukraine.Le nouveau document abandonne aussi deux exigences clés du Kremlin: un retrait des troupes ukrainiennes de la région de Donetsk, dans le Donbass, et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.Sur le Donbass, question centrale pour toute issue au conflit, Donald Trump a assuré: “Nous nous rapprochons beaucoup, peut-être même de très près,” d’un accord.Quelques heures avant la rencontre, le président américain a eu un échange téléphonique avec Vladimir Poutine, qu’il a jugé “très productif”.Mais tandis que l’Ukraine et les dirigeants européens n’ont de cesse d’accuser celui-ci d’être responsable de la poursuite de la guerre qu’il a lui-même initiée, Donald Trump a jugé le patron du Kremlin tout aussi “sérieux” que Volodymyr Zelensky dans sa volonté de mettre fin au conflit.Le Kremlin pour sa part a de nouveau appelé l’Ukraine, “pour mettre fin” à la guerre, à prendre “la décision courageuse” de se retirer de la partie orientale de la région de Donetsk qu’elle contrôle encore, condition majeure de la Russie pour arrêter les hostilités.- Européens en soutien -Après leurs discussions, Volodymyr Zelensky et Donald Trump se sont entretenus ensemble au téléphone avec plusieurs dirigeants européens, qui la veille avaient apporté leur “profond soutien” à Kiev.Accroissant la pression sur le terrain, la Russie a pilonné samedi Kiev et sa région, privant d’électricité durant des heures plus d’un million de foyers, puis annoncé la prise de deux nouvelles villes dans l’est de l’Ukraine.Pour la Russie, qui a trouvé en Donald Trump un relai efficace de certaines de ses revendications, “l’Europe et l’Union européenne sont devenues le principal obstacle à la paix”, selon le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.Le président américain, qui ne cache plus son agacement face à l’étirement des négociations, “est extrêmement frustré par les deux camps”, avait déclaré le 11 décembre sa porte-parole Karoline Leavitt. Outre le sort du Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique, et celui de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les soldats russes, dans le sud, les deux dirigeants ont évoqué les garanties de sécurité que les Occidentaux pourraient fournir dans le cadre d’un éventuel accord de paix.”Il y aura des garanties de sécurité. Elles seront fortes. Et les pays européens sont très impliqués”, a assuré dimanche le président américain sur le perron de Mar-a-Lago.