Colère agricole: des barrages persistent dans le Sud-Ouest, au premier jour des vacances
“On ne va pas lâcher”: au lendemain de nouvelles annonces de Sébastien Lecornu et malgré les appels gouvernementaux à une “trêve de Noël”, des barrages d’agriculteurs ont été maintenus samedi sur des axes routiers et autoroutiers du Sud-Ouest, au premier jour des vacances scolaires.À Cestas, au sud de Bordeaux, l’A63 doit rester bloquée “minimum jusqu’à dimanche soir”, selon la Coordination rurale de Gironde (CR33), qui dénonce la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine.”Rien n’est prévu pour lever le camp. On a dit au préfet qu’on avait à manger jusqu’à dimanche soir, même plus”, a déclaré à l’AFP Ludovic Ducloux, viticulteur et coprésident de la CR33, alors qu’une trentaine de taxis sont arrivés en convoi jusqu’à ce barrage autoroutier samedi en fin de matinée pour soutenir les agriculteurs.Les manifestants ont toutefois décidé de rouvrir samedi une bretelle d’accès à l’autoroute dans le sens Bordeaux-Bayonne afin de ne pas pénaliser les vacanciers et ils ont déblayé l’échangeur concerné, a constaté un journaliste de l’AFP TV. La préfecture de Gironde a confirmé que le trafic pouvait reprendre de Bordeaux à Bayonne, moyennant une courte déviation de deux kilomètres au niveau du barrage.”On ne va pas bloquer les voitures pour que les gens puissent aller voir leur famille ou partir en vacances”, a souligné Ludovic Ducloux.- Trêve partielle -Samedi matin, l’autoroute A64 Toulouse-Bayonne restait fermée sur plus de 180 km, de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Atlantiques, comme à Carbonne près de Toulouse. “On ne va pas lâcher ce coup-ci”, a prévenu Thierry Léon, coprésident de la CR des Pyrénées-Atlantiques.Sur l’A89 entre Clermont-Ferrand et Bordeaux, des barrages ont été levés en Corrèze et en Dordogne, ont annoncé les préfectures concernées. Et sur l’A20, la circulation a repris à hauteur de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), mais seulement dans le sens Toulouse-Paris.Des blocages persistaient en revanche sur l’A75 en Aveyron, où une opération escargot prévue ce samedi a été interdite par la préfecture. Dans l’Ariège, la RN20 Toulouse-Andorre, route d’accès à la station de ski d’Ax-Trois-Domaines, reste coupée à Tarascon-sur-Ariège.Le blocage doit se poursuivre “jusqu’à ce que (le Premier ministre) Sébastien Lecornu annonce la fin de l’abattage total” des troupeaux de bovins à la découverte d’un cas de DNC, a déclaré à l’AFP Christophe Gouazé, éleveur ariégeois membre de la Confédération paysanne.Reçues hier à Matignon, la Coordination rurale et la Confédération paysanne n’ont pas appelé à la levée des blocages en cette période de fêtes de fin d’année.Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, a confirmé samedi matin sur France Inter le secrétaire général de la CR, François Walraet, tout en appelant à “faire une pause” pendant Noël.- “Le compte n’y est pas” -La FNSEA, suivie par les Jeunes agriculteurs, a appelé vendredi à une “trêve”, conditionnée à un “courrier” avec “l’ensemble des intentions” du Premier ministre.Dans ce courrier consulté par l’AFP vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau défendu la stratégie gouvernementale de lutte contre la dermatose, consistant notamment à abattre la totalité d’un foyer touché par la maladie, et a fait passer le montant du fonds d’urgence annoncé en début de semaine de 10 à 11 millions d’euros.”Les réponses attendues, notamment sur les indemnisations des animaux bloqués, la sécurisation économique des exploitations ou encore le soutien aux céréaliers, ne sont pas au rendez-vous. Le compte n’y est pas”, a réagi la FNSEA, qui soutient la stratégie sanitaire actuelle mais demandait notamment au gouvernement des “garanties” sur la taxe carbone européenne appliquée aux engrais.Un courrier “pas suffisant” non plus pour leurs alliés des Jeunes agriculteurs, a expliqué sur France 2 leur président Pierrick Horel. “On fera des actions coup de poing ça et là d’ici à Noël, mais pas de blocages routiers pour nous”, a-t-il ajouté.”Les annonces, globalement, sont assez faibles. Ce ne sont que des promesses, a réagi François Walraet. Il est indispensable que l’État se mette à réfléchir” sur le protocole d’abattage.tb-jed-mdz-bdu/alv
Colère agricole: des barrages persistent dans le Sud-Ouest, au premier jour des vacances
“On ne va pas lâcher”: au lendemain de nouvelles annonces de Sébastien Lecornu et malgré les appels gouvernementaux à une “trêve de Noël”, des barrages d’agriculteurs ont été maintenus samedi sur des axes routiers et autoroutiers du Sud-Ouest, au premier jour des vacances scolaires.À Cestas, au sud de Bordeaux, l’A63 doit rester bloquée “minimum jusqu’à dimanche soir”, selon la Coordination rurale de Gironde (CR33), qui dénonce la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine.”Rien n’est prévu pour lever le camp. On a dit au préfet qu’on avait à manger jusqu’à dimanche soir, même plus”, a déclaré à l’AFP Ludovic Ducloux, viticulteur et coprésident de la CR33, alors qu’une trentaine de taxis sont arrivés en convoi jusqu’à ce barrage autoroutier samedi en fin de matinée pour soutenir les agriculteurs.Les manifestants ont toutefois décidé de rouvrir samedi une bretelle d’accès à l’autoroute dans le sens Bordeaux-Bayonne afin de ne pas pénaliser les vacanciers et ils ont déblayé l’échangeur concerné, a constaté un journaliste de l’AFP TV. La préfecture de Gironde a confirmé que le trafic pouvait reprendre de Bordeaux à Bayonne, moyennant une courte déviation de deux kilomètres au niveau du barrage.”On ne va pas bloquer les voitures pour que les gens puissent aller voir leur famille ou partir en vacances”, a souligné Ludovic Ducloux.- Trêve partielle -Samedi matin, l’autoroute A64 Toulouse-Bayonne restait fermée sur plus de 180 km, de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Atlantiques, comme à Carbonne près de Toulouse. “On ne va pas lâcher ce coup-ci”, a prévenu Thierry Léon, coprésident de la CR des Pyrénées-Atlantiques.Sur l’A89 entre Clermont-Ferrand et Bordeaux, des barrages ont été levés en Corrèze et en Dordogne, ont annoncé les préfectures concernées. Et sur l’A20, la circulation a repris à hauteur de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), mais seulement dans le sens Toulouse-Paris.Des blocages persistaient en revanche sur l’A75 en Aveyron, où une opération escargot prévue ce samedi a été interdite par la préfecture. Dans l’Ariège, la RN20 Toulouse-Andorre, route d’accès à la station de ski d’Ax-Trois-Domaines, reste coupée à Tarascon-sur-Ariège.Le blocage doit se poursuivre “jusqu’à ce que (le Premier ministre) Sébastien Lecornu annonce la fin de l’abattage total” des troupeaux de bovins à la découverte d’un cas de DNC, a déclaré à l’AFP Christophe Gouazé, éleveur ariégeois membre de la Confédération paysanne.Reçues hier à Matignon, la Coordination rurale et la Confédération paysanne n’ont pas appelé à la levée des blocages en cette période de fêtes de fin d’année.Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, a confirmé samedi matin sur France Inter le secrétaire général de la CR, François Walraet, tout en appelant à “faire une pause” pendant Noël.- “Le compte n’y est pas” -La FNSEA, suivie par les Jeunes agriculteurs, a appelé vendredi à une “trêve”, conditionnée à un “courrier” avec “l’ensemble des intentions” du Premier ministre.Dans ce courrier consulté par l’AFP vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau défendu la stratégie gouvernementale de lutte contre la dermatose, consistant notamment à abattre la totalité d’un foyer touché par la maladie, et a fait passer le montant du fonds d’urgence annoncé en début de semaine de 10 à 11 millions d’euros.”Les réponses attendues, notamment sur les indemnisations des animaux bloqués, la sécurisation économique des exploitations ou encore le soutien aux céréaliers, ne sont pas au rendez-vous. Le compte n’y est pas”, a réagi la FNSEA, qui soutient la stratégie sanitaire actuelle mais demandait notamment au gouvernement des “garanties” sur la taxe carbone européenne appliquée aux engrais.Un courrier “pas suffisant” non plus pour leurs alliés des Jeunes agriculteurs, a expliqué sur France 2 leur président Pierrick Horel. “On fera des actions coup de poing ça et là d’ici à Noël, mais pas de blocages routiers pour nous”, a-t-il ajouté.”Les annonces, globalement, sont assez faibles. Ce ne sont que des promesses, a réagi François Walraet. Il est indispensable que l’État se mette à réfléchir” sur le protocole d’abattage.tb-jed-mdz-bdu/alv
Bangladesh: foule immense aux funérailles du leader étudiant assassiné
Des dizaines de milliers de personnes ont assisté samedi à Dacca aux obsèques d’un leader étudiant assassiné, deux jours après les violentes manifestations déclenchées par l’annonce de sa mort.Une immense foule a accompagné le cortège funèbre de Sharif Osman Hadi, figure de la révolte étudiante qui a conduit à la chute de l’ex-Première ministre autocratique Sheikh Hasina en août 2024.Candidat aux législatives du 12 février, M. Hadi est décédé jeudi dans l’hôpital de Singapour où il était soigné.Ce militant de 32 ans avait été grièvement blessé le 12 décembre après avoir été abattu par des assaillants masqués au moment où il sortait d’une mosquée de la capitale du Bangladesh.Des policiers munis de caméras‑piétons ont été déployés devant le Parlement, où une prière a été dite en son hommage.Le corps de M. Hadi, rapatrié vendredi, a été inhumé à la mosquée centrale de l’université de Dacca.”Nous ne sommes pas venus ici pour (lui) dire adieu”, a déclaré le chef du gouvernement provisoire, Muhammad Yunus, dans un émouvant discours.”Tu es dans nos cœurs et tu resteras dans le cœur de tous les Bangladais tant que le pays existera”, a affirmé le prix Nobel de la paix de 85 ans. M. Hadi était aussi connu pour ses critiques virulentes à l’égard de l’Inde, pays voisin du Bangladesh et soutien du régime autocratique de Mme Hasina, en exil à New Delhi.Pour Iqbal Hossain Saikot, un fonctionnaire présent aux obsèques, M. Hadi a été tué parce qu’il s’opposait fermement à l’Inde.Il continuera à vivre “parmi les millions de Bangladais qui aiment la terre et son territoire souverain”, a déclaré M. Saikot, 34 ans, à l’AFP.L’annonce jeudi soir de sa mort a déclenché de violentes manifestations, les protestataires exigeant notamment l’arrestation des auteurs de cet assassinat.Des bâtiments de la capitale, dont ceux des principaux journaux Prothom Alo et The Daily Star, ont été vandalisés et incendiés.Ces deux quotidiens, sont accusés par leurs détracteurs d’être favorables à l’Inde.L’organisation de défense des droits Amnesty International a exhorté le gouvernement provisoire à enquêter de manière “rapide, approfondie, indépendante et impartiale” sur cet assassinat.Elle a également fait part de son inquiétude après le lynchage à mort jeudi de Dipu Chandra Das, un ouvrier hindou du secteur textile, accusé de blasphème.M. Muhammad Yunus a indiqué que sept personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’être liées à ce meurtre à Bhaluka, dans le centre du pays.
Eddy Mitchell et Universal condamnent le détournement antisémite d’un de ses tubes
Le chanteur Eddy Mitchell et son label Universal Music France ont condamné samedi le détournement du tube “Couleur menthe à l’eau” avec des paroles antisémites et négationnistes, lors d’un festival d’un mouvement d’extrême droite en 2023.Une vidéo, dévoilée par Mediapart, montre un individu détourner le texte de cette chanson d’amour sortie en 1980, lors d’un évènement du mouvement d’extrême droite Égalité & Réconciliation d’Alain Soral, militant raciste et négationniste multicondamné.Eddy Mitchell et son label “ont demandé le retrait immédiat de cette vidéo et condamnent avec la plus grande fermeté les paroles antisémites et négationnistes d’une extrême gravité que cet individu a substituées aux paroles originales”, a écrit Universal Music France dans un communiqué.La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, avait annoncé quelques jours plus tôt faire un signalement au procureur de la République.”On n’acceptera jamais la banalisation de l’antisémitisme, d’où qu’il vienne, que soit d’extrême gauche ou d’extrême droite”, avait-elle déclaré, estimant que dans ce cas précis, le caractère antisémite ne faisait “aucun doute”.Avec sa voix de crooner, Eddy Mitchell est un des visages de la chanson française. Ses six décennies de carrière ont été marquées par des succès comme “Pas de boogie woogie”, “Il ne rentre pas ce soir” ou “Tu peux préparer le café noir”.Agé de 83 ans, il reste actif avec “Amigos”, son 40e album sorti l’année passée, mais a dû se résoudre à annuler une tournée prévue à l’été 2025, à cause de soucis de santé.
Tens of thousands attend funeral of slain Bangladesh student leader
Massive crowds gathered in Bangladesh’s capital on Saturday for the funeral of a slain student leader, held under tight security after two days of protests and violence.Tens of thousands of people joined the funeral procession to pay their respects to Sharif Osman Hadi, a key figure in last year’s pro-democracy uprising who was set to contest the general elections in February.He was shot by masked gunmen last week while leaving a mosque in Dhaka, and died in a hospital in Singapore on Thursday.”You are in our hearts and you will remain in the heart of all Bangladeshis as long as the country exists,” interim leader Muhammad Yunus said in an emotional speech in front of the parliament building, where funeral prayers were held.Police wearing body cameras were deployed in the area, and flags were flown at half-mast to mark a day of state mourning.Hadi’s body was then buried at the central mosque of Dhaka University.Hadi, 32, was an outspoken critic of India, where Bangladesh’s ousted prime minister Sheikh Hasina has taken refuge since fleeing Dhaka in the wake of the 2024 uprising.Iqbal Hossain Saikot, a government employee who travelled to the capital to attend the funeral, told AFP that he believed Hadi was killed because of his staunch opposition to India.”The millions of Bangladeshi people who love the land and its sovereign territory” will carry on Hadi’s legacy, said Saikot, 34.Hadi’s death has triggered unrest, with protesters across the South Asian nation demanding the arrest of those responsible.Bangladeshi police said they had launched a manhunt for his killers but have yet to report progress.As news of Hadi’s death spread on Thursday, people set fire to several buildings in Dhaka including the offices of leading newspapers Prothom Alo and the Daily Star, accused by critics of favouring India.- ‘Anarchy’ -Cultural institutions and the residence of a former minister were also attacked by rampaging mobs.Fuelled in part by growing anti-India sentiments in the majority Muslim nation, the violence this week also saw a Hindu garment worker killed following allegations of blasphemy.Yunus said seven suspects had been arrested in connection with the killing of the worker, Dipu Chandra Das, in the central district of Mymensingh on Thursday.Rights group Amnesty International on Saturday expressed alarm over Das’s “lynching”, while urging Bangladesh’s interim government to carry out “prompt, thorough, independent and impartial” investigations into Hadi’s killing and the violence that followed.Political parties across the spectrum condemned the violence and expressed concern over public order and security in the build-up to the elections — Bangladesh’s first polls since Hasina’s autocratic government was ousted.The Bangladesh Nationalist Party accused a “long-identified group” — a likely reference to Hasina’s Awami League party — of “trying to push the country towards anarchy”.Awami League has been banned from contesting in the upcoming polls.Nahid Islam, convener of the National Citizen Party set up largely by students who took part in the 2024 uprising, slammed the government for failing to rein in rogue elements.”There are elements within the government opposed to the mass uprising, and they are actively at play,” he said in a statement.Ties between neighbours Bangladesh and India have deteriorated since the uprising, with Dhaka demanding New Delhi extradite Hasina, who has been sentenced to death in absentia after being charged with crimes against humanity.Hasina, 78, has denounced her trial and the verdict, calling it a “travesty of justice” and vowed to continue serving her people.At a protest on Friday, a 20-year-old student told AFP he believed Hadi’s killers were also hiding in India.
Honduras: ultime recomptage pour enfin l’épilogue d’une présidentielle à suspense
La présidentielle à suspense au Honduras devrait connaître son épilogue dans un entrepôt de Tegucigalpa, grand comme deux terrains de basket, où depuis vendredi sont recomptés d’ultimes bulletins jugés suspicieux.Munis de gants en latex, presque à la manière de laborantins médicaux-légistes, des membres de l’Autorité électorale (CNE) examinent minutieusement chaque suffrage, sous le regard de …
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Les principaux disparus dans le monde en 2025
Du pape François à Robert Redford en passant par Claudia Cardinale, Jane Goodall et Giorgio Armani, voici quelques-unes des personnalités disparues à travers le monde en 2025.JANVIER- 1er: David LODGE, 89 ans, maître britannique du roman universitaire à l’humour sarcastique- 5: Costas SIMITIS, 88 ans, résistant contre la junte des “colonels” et Premier ministre grec …







