Le budget de la Sécu adopté à l’Assemblée, victoire cruciale pour Lecornu

Les députés ont adopté de peu mardi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une victoire cruciale pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui gagne son pari dans une Assemblée sans majorité et sans avoir utilisé le 49.3.La chambre basse a adopté le projet de loi, qui contient la suspension de l’emblématique réforme des retraites, par 247 voix contre 234. Après un dernier passage au Sénat, vendredi, il devra revenir à l’Assemblée pour un ultime feu vert.Après le vote, Sébastien Lecornu a salué une “majorité de responsabilité” qui a permis l’adoption du texte, et des députés exerçant de “manière nouvelle leur rôle de législateur”, en l’absence de 49.3, retiré de l’équation en échange d’une non-censure des socialistes.”Cette victoire” est “d’abord celle du Parlement”, a abondé le patron du PS Olivier Faure, l’autre responsable politique qui aurait été particulièrement impacté par un échec.L’issue du vote était particulièrement incertaine du fait du refus affiché par les dirigeants des Républicains et d’Horizons de soutenir le texte.- Macronistes et PS pour, la droite divisée -Et malgré les critiques acerbes du patron du parti Bruno Retailleau, 18 députés LR ont voté pour le texte (3 contre, 28 abstentions).Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, a lui invoqué des victoires sur des réductions de hausse d’impôt, la défiscalisation des heures supplémentaires, ou l’indexation totale des retraites. Et peu avant le scrutin, le gouvernement a renoncé sous pression de LR à une mesure visant à encadrer des profits supérieurs à la moyenne dans certains secteurs comme la radiologie.”Ce budget n’est pas à la hauteur des enjeux qui se dressent devant nous”, a estimé le chef du groupe Horizons Paul Christophe. Neuf députés de son groupe ont toutefois voté pour (25 abstentions).Au bilan le projet de loi a été soutenu très largement par Renaissance et le MoDem (unanimement pour), le PS (63 pour, 6 abstentions) et les indépendants de Liot (20 pour, deux abstentions). Le gouvernement a aussi multiplié les gestes ces derniers jours pour obtenir la clémence des écologistes.Un amendement augmentant l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) d’environ 3% au lieu de 2% a ainsi été adopté mardi, essentiellement pour acter le renoncement à l’augmentation des franchises médicales (reste à charge dû par les patients, par exemple sur les médicaments).Estimant avoir décroché des investissements pour un fonctionnement “à niveau constant” des hôpitaux et de la médecine de ville, les écologistes se sont majoritairement abstenus (26 abstentions, 3 pour, 9 contre).- “Changement d’alliance” -A contrario l’alliance RN-UDR et les Insoumis ont été unanimes dans leur opposition. Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, dénonçant un “changement d’alliance” des socialistes, et appelant les écologistes à renverser leur position d’ici le vote définitif.Celui-ci pourrait avoir lieu “la semaine prochaine”, selon le patron du groupe MoDem Marc Fesneau.Nommé il y a trois mois à Matignon, Sébastien Lecornu sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque.Alors que la question de son départ aurait immanquablement été posée par un rejet, sa méthode des “petits pas”, élaborant des compromis au jour le jour pour passer les obstacles un par un, s’est finalement montrée payante.Pour l’Assemblée, qui fonctionne sans majorité absolue depuis 2022, il s’agit aussi d’une étape dont beaucoup doutaient qu’elle puisse être franchie, alors que l’examen s’est fait dans des délais contraints et un hémicycle ultra-fragmenté.Si le texte est définitivement adopté, le déficit de la Sécurité sociale prévu l’année prochaine est estimé à 19,4 milliards d’euros, a déclaré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin (contre 23 milliards en 2025). Mais au prix de transferts de 4,5 milliards d’euros des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu, au grand dam notamment d’Horizons.Au-delà de la Sécurité sociale, qui célèbre ses 80 ans, l’enjeu porte aussi sur toute la séquence budgétaire.Au gouvernement, on considère que l’adoption du budget de la Sécu pourrait entraîner une dynamique positive pour celui de l’Etat, actuellement au Sénat et sensiblement plus difficile à faire adopter, en l’absence d’une mesure aussi forte que la suspension de la réforme des retraites.”Ce sera difficile”, a d’ailleurs reconnu mardi Sébastien Lecornu. “Nous en sommes très, très loin” a souligné Olivier Faure, appelant le gouvernement à avoir “la même approche” que sur le budget de la Sécu.la-sac-parl/jmt/mpm

Le budget de la Sécu adopté à l’Assemblée, victoire cruciale pour Lecornu

Les députés ont adopté de peu mardi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une victoire cruciale pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui gagne son pari dans une Assemblée sans majorité et sans avoir utilisé le 49.3.La chambre basse a adopté le projet de loi, qui contient la suspension de l’emblématique réforme des retraites, par 247 voix contre 234. Après un dernier passage au Sénat, vendredi, il devra revenir à l’Assemblée pour un ultime feu vert.Après le vote, Sébastien Lecornu a salué une “majorité de responsabilité” qui a permis l’adoption du texte, et des députés exerçant de “manière nouvelle leur rôle de législateur”, en l’absence de 49.3, retiré de l’équation en échange d’une non-censure des socialistes.”Cette victoire” est “d’abord celle du Parlement”, a abondé le patron du PS Olivier Faure, l’autre responsable politique qui aurait été particulièrement impacté par un échec.L’issue du vote était particulièrement incertaine du fait du refus affiché par les dirigeants des Républicains et d’Horizons de soutenir le texte.- Macronistes et PS pour, la droite divisée -Et malgré les critiques acerbes du patron du parti Bruno Retailleau, 18 députés LR ont voté pour le texte (3 contre, 28 abstentions).Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, a lui invoqué des victoires sur des réductions de hausse d’impôt, la défiscalisation des heures supplémentaires, ou l’indexation totale des retraites. Et peu avant le scrutin, le gouvernement a renoncé sous pression de LR à une mesure visant à encadrer des profits supérieurs à la moyenne dans certains secteurs comme la radiologie.”Ce budget n’est pas à la hauteur des enjeux qui se dressent devant nous”, a estimé le chef du groupe Horizons Paul Christophe. Neuf députés de son groupe ont toutefois voté pour (25 abstentions).Au bilan le projet de loi a été soutenu très largement par Renaissance et le MoDem (unanimement pour), le PS (63 pour, 6 abstentions) et les indépendants de Liot (20 pour, deux abstentions). Le gouvernement a aussi multiplié les gestes ces derniers jours pour obtenir la clémence des écologistes.Un amendement augmentant l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) d’environ 3% au lieu de 2% a ainsi été adopté mardi, essentiellement pour acter le renoncement à l’augmentation des franchises médicales (reste à charge dû par les patients, par exemple sur les médicaments).Estimant avoir décroché des investissements pour un fonctionnement “à niveau constant” des hôpitaux et de la médecine de ville, les écologistes se sont majoritairement abstenus (26 abstentions, 3 pour, 9 contre).- “Changement d’alliance” -A contrario l’alliance RN-UDR et les Insoumis ont été unanimes dans leur opposition. Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, dénonçant un “changement d’alliance” des socialistes, et appelant les écologistes à renverser leur position d’ici le vote définitif.Celui-ci pourrait avoir lieu “la semaine prochaine”, selon le patron du groupe MoDem Marc Fesneau.Nommé il y a trois mois à Matignon, Sébastien Lecornu sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque.Alors que la question de son départ aurait immanquablement été posée par un rejet, sa méthode des “petits pas”, élaborant des compromis au jour le jour pour passer les obstacles un par un, s’est finalement montrée payante.Pour l’Assemblée, qui fonctionne sans majorité absolue depuis 2022, il s’agit aussi d’une étape dont beaucoup doutaient qu’elle puisse être franchie, alors que l’examen s’est fait dans des délais contraints et un hémicycle ultra-fragmenté.Si le texte est définitivement adopté, le déficit de la Sécurité sociale prévu l’année prochaine est estimé à 19,4 milliards d’euros, a déclaré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin (contre 23 milliards en 2025). Mais au prix de transferts de 4,5 milliards d’euros des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu, au grand dam notamment d’Horizons.Au-delà de la Sécurité sociale, qui célèbre ses 80 ans, l’enjeu porte aussi sur toute la séquence budgétaire.Au gouvernement, on considère que l’adoption du budget de la Sécu pourrait entraîner une dynamique positive pour celui de l’Etat, actuellement au Sénat et sensiblement plus difficile à faire adopter, en l’absence d’une mesure aussi forte que la suspension de la réforme des retraites.”Ce sera difficile”, a d’ailleurs reconnu mardi Sébastien Lecornu. “Nous en sommes très, très loin” a souligné Olivier Faure, appelant le gouvernement à avoir “la même approche” que sur le budget de la Sécu.la-sac-parl/jmt/mpm

Zelensky says ready to hold Ukraine elections

President Volodymyr Zelensky said on Tuesday he was ready to hold new elections in Ukraine, and that he expected to send Washington within a day revised proposals on ending the nearly four-year war with Russia.US President Donald Trump is pressuring Kyiv to accept a deal formulated by Washington, the initial version of which was criticised by Ukraine’s allies as overly favourable to Russia.”We are working today (Tuesday) and will continue tomorrow (Wednesday). I think we will hand it over tomorrow,” Zelensky told reporters after shuttling between European capitals to hammer out a response with allies.Trump, who earlier accused Zelensky of not reading the latest US proposals, said Russia had the “upper hand” in the conflict, in an interview with Politico published on Tuesday.He also accused Kyiv of “using war” to avoid elections, which have been postponed under the imposition of martial law since Russia invaded its neighbour.”You know, they talk about a democracy, but it gets to a point where it’s not a democracy anymore,” Trump said.Ukrainian law prohibits holding elections under martial law, without which a presidential ballot was to have taken place in March 2024.But on Tuesday, following Trump’s comments, Zelensky said he was ready to organise a new ballot.”I am ready for the elections,” Zelensky told journalists, adding that he is asking Ukrainian lawmakers to prepare “proposals regarding the possibility of amending the legislative foundations and the law on elections during martial law”.- ‘No legal right’ -Zelensky spent the past few days shuttling between European capitals to hammer out a response to the US plan. On Monday he held talks with European leaders in London and Brussels. On Tuesday, he went to Italy to meet Pope Leo XIV and Italian Prime Minister Giorgia Meloni.Washington’s proposals involved Ukraine surrendering land that Russia has not captured — the entire industrial Donbas region — in return for security promises that fall short of Kyiv’s aspirations to join NATO.Zelensky on Monday said Washington’s 28-point plan had been revised to 20 points after US-Ukraine talks at the weekend.He said the land issue and international security guarantees were two of the main sticking points.”Do we envision ceding territories? We have no legal right to do so, under Ukrainian law, our constitution and international law. And we don’t have any moral right either,” Zelensky said.”The key is to know what our partners will be ready to do in the event of new aggression by Russia. At the moment, we have not received any answer to this question,” he said.During a televised event on Tuesday, President Vladimir Putin called Ukraine’s eastern Donbas region Russia’s “historical territory”.”This territory is important; it is our historical territory, absolutely,” he said.- Trump criticises Europe -Trump has blown hot and cold on Ukraine since returning to office in January, initially chastising Zelensky for not being grateful for US support.But he was also frustrated that efforts to persuade Putin to end the war had failed to produce results, and he recently slapped new sanctions on Russian oil firms.European allies have expressed solidarity with Ukraine.In the Politico interview, Trump criticised Europe’s role, saying: “They talk but they don’t produce.”Meloni, who positions herself as a bridge between Trump and Europe, has been a staunch supporter of Ukraine since Russia’s invasion, although one of her coalition allies, Matteo Salvini’s League party, is more sceptical of aid for Kyiv.Italy has sent weapons to Ukraine, but only for targets inside the country. Meloni has also ruled out sending troops in a possible monitoring force proposed by Britain and France.The Italian government last week postponed a decision on renewing military aid to Ukraine, with the current authorisation due to end on December 31. Salvini has reportedly questioned whether it is necessary in light of current talks.However, Meloni at the time insisted that “as long as there’s a war, we’ll do what we can, as we’ve always done to help Ukraine defend itself”.

Budget de la Sécu: Lecornu salue une “majorité de responsabilité” qui a permis son adoption

Sébastien Lecornu a salué l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l’Assemblée, “après un débat exigeant, sans 49.3” et grâce à une “majorité de responsabilité” qui “montre que le compromis n’est pas un slogan”.”Les trois parties du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 (…) ont été adoptées librement, après un débat exigeant, sans 49-3, une première depuis 2022″, a souligné le chef du gouvernement. “Cette majorité de responsabilité montre que le compromis n’est pas un slogan : il permet d’avancer dans le sens de l’intérêt général”, a-t-il ajouté.Il a “remercié” les députés qui soutiennent son gouvernement et ont voté le texte “parfois éloigné de leurs propres convictions”, alors que les députés Horizons se sont majoritairement abstenus, ne soutenant pas la suspension de la réforme des retraites concédée aux socialistes, ainsi que les Républicains bien que plus partagés. Il a également “remercié” les députés de l’opposition, “qui ont accepté le principe d’un compromis mais aussi compris que le pouvoir était désormais partagé”. Le renoncement au 49.3, article de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à la censure, “leur permet, en l’absence de majorité absolue, d’exercer d’une manière nouvelle leur rôle de législateur. C’est une chance pour la démocratie représentative”, a fait valoir M. Lecornu.Il a toutefois “regretté” que certains groupes “se soient enfermés dans une opposition systématique” et aient “choisi le cynisme plutôt que le patriotisme”, à l’instar du Rassemblement national ou de la France insoumise. “Les Français jugeront”.”Ils se proclament voix du peuple, mais préfèrent torpiller – y compris leurs propres combats – plutôt que de voir un progrès sans leur signature”, note-t-il.Alors que le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour Sébastien Lecornu, il assure que “dès demain, il faudra travailler à l’adoption d’un budget pour l’Etat” et “ce sera difficile”, “peut-être plus encore que ces dernières semaines”.”Mais l’état d’esprit du gouvernement ne changera pas : l’intérêt général d’abord, sans céder ni à la fébrilité, ni aux agendas électoraux”. “Les Français en ont assez du désordre. Ils veulent que l’on avance, que l’on décide, que l’on protège”.

Budget de la Sécu: Lecornu salue une “majorité de responsabilité” qui a permis son adoption

Sébastien Lecornu a salué l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l’Assemblée, “après un débat exigeant, sans 49.3” et grâce à une “majorité de responsabilité” qui “montre que le compromis n’est pas un slogan”.”Les trois parties du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 (…) ont été adoptées librement, après un débat exigeant, sans 49-3, une première depuis 2022″, a souligné le chef du gouvernement. “Cette majorité de responsabilité montre que le compromis n’est pas un slogan : il permet d’avancer dans le sens de l’intérêt général”, a-t-il ajouté.Il a “remercié” les députés qui soutiennent son gouvernement et ont voté le texte “parfois éloigné de leurs propres convictions”, alors que les députés Horizons se sont majoritairement abstenus, ne soutenant pas la suspension de la réforme des retraites concédée aux socialistes, ainsi que les Républicains bien que plus partagés. Il a également “remercié” les députés de l’opposition, “qui ont accepté le principe d’un compromis mais aussi compris que le pouvoir était désormais partagé”. Le renoncement au 49.3, article de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à la censure, “leur permet, en l’absence de majorité absolue, d’exercer d’une manière nouvelle leur rôle de législateur. C’est une chance pour la démocratie représentative”, a fait valoir M. Lecornu.Il a toutefois “regretté” que certains groupes “se soient enfermés dans une opposition systématique” et aient “choisi le cynisme plutôt que le patriotisme”, à l’instar du Rassemblement national ou de la France insoumise. “Les Français jugeront”.”Ils se proclament voix du peuple, mais préfèrent torpiller – y compris leurs propres combats – plutôt que de voir un progrès sans leur signature”, note-t-il.Alors que le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour Sébastien Lecornu, il assure que “dès demain, il faudra travailler à l’adoption d’un budget pour l’Etat” et “ce sera difficile”, “peut-être plus encore que ces dernières semaines”.”Mais l’état d’esprit du gouvernement ne changera pas : l’intérêt général d’abord, sans céder ni à la fébrilité, ni aux agendas électoraux”. “Les Français en ont assez du désordre. Ils veulent que l’on avance, que l’on décide, que l’on protège”.

Budget: après le vote de mardi, quelles sont les prochaines étapes au Parlement ?

Après le vote du projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale mardi, le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour le gouvernement, qui a devant lui de nouvelles étapes à haut risque au Parlement avant le 31 décembre.- Budget de la Sécu: aller-retour au Sénat -Si le Premier ministre Sébastien Lecornu peut se targuer d’une première victoire importante avec ce vote favorable du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la partie n’est pas encore gagnée.Il ne s’agissait en effet que de la “nouvelle lecture”, c’est-à-dire un deuxième passage devant les députés. Le texte doit désormais repartir au Sénat qui l’examinera dès mercredi en commission, et vendredi dans l’hémicycle.Le PLFSS reviendra enfin en “dernière lecture” à l’Assemblée, à une date encore incertaine. Les députés auront alors le dernier mot.Une incertitude subsiste encore sur l’attitude des sénateurs: d’ordinaire dans cette situation, ils préfèrent rejeter d’emblée le texte pour acter leur désaccord… Mais plusieurs cadres de la chambre haute évoquaient ces dernières heures l’hypothèse d’un examen en bonne et due forme avec de nouvelles modifications.Lors de sa dernière lecture, l’Assemblée nationale peut en effet toujours reprendre certains amendements votés au Sénat: le texte final pourrait donc encore être légèrement modifié.Quoi qu’il arrive, le chef du gouvernement va encore retenir son souffle lors de l’ultime vote du PLFSS à l’Assemblée, qui s’annonce lui aussi serré.- Budget de l’Etat: loin d’être joué -Les yeux vont rapidement se tourner vers le projet de loi de finances (PLF), le budget de l’Etat pour 2026, qui prévoit une trentaine de milliards d’euros d’économies et sur lequel le Parti socialiste a obtenu très peu de concessions gouvernementales à ce stade.C’est une autre paire de manches: en première lecture, son volet “recettes” a été rejeté à la quasi-unanimité par les députés, entraînant le rejet de l’ensemble du texte.Le PLF est actuellement en phase d’examen au Sénat, avec un vote solennel prévu lundi 15 décembre à la chambre haute, qui l’a nettement fait pencher à droite.Sept députés et sept sénateurs tenteront ensuite de s’accorder sur une version de compromis de ce texte lors d’une commission mixte paritaire (CMP) quelques jours après.S’ils parviennent à un accord, le texte commun sera soumis pour un ultime vote des deux chambres le 23 décembre… Avec une incertitude majeure sur l’issue du scrutin à l’Assemblée, en l’absence de majorité.- Loi spéciale ou 49.3 ? -De nombreux cadres politiques estiment qu’il sera beaucoup plus complexe d’aboutir à un vote favorable sur le PLF que sur le PLFSS, poussant certains d’entre eux à plaider pour le retour du 49.3 juste avant Noël. C’est notamment le cas au sein du PS, où François Hollande l’a clairement dit mardi, jugeant “impossible” que les socialistes s’abstiennent sur le budget de l’Etat.Le groupe MoDem ainsi que plusieurs dirigeants de la coalition gouvernementale espèrent aussi un 49.3, activé sur le texte de compromis trouvé en CMP, par exemple. Sébastien Lecornu continue d’exclure cette hypothèse, qui l’exposerait sans doute à une motion de censure dans les derniers jours de décembre.En cas d’échec de la CMP, ou si le compromis de CMP est rejeté à l’Assemblée le 23 décembre, l’alternative serait le vote d’une loi spéciale avant le 31 décembre, et la reprise des discussions budgétaires début 2026.

Budget: après le vote de mardi, quelles sont les prochaines étapes au Parlement ?

Après le vote du projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale mardi, le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour le gouvernement, qui a devant lui de nouvelles étapes à haut risque au Parlement avant le 31 décembre.- Budget de la Sécu: aller-retour au Sénat -Si le Premier ministre Sébastien Lecornu peut se targuer d’une première victoire importante avec ce vote favorable du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la partie n’est pas encore gagnée.Il ne s’agissait en effet que de la “nouvelle lecture”, c’est-à-dire un deuxième passage devant les députés. Le texte doit désormais repartir au Sénat qui l’examinera dès mercredi en commission, et vendredi dans l’hémicycle.Le PLFSS reviendra enfin en “dernière lecture” à l’Assemblée, à une date encore incertaine. Les députés auront alors le dernier mot.Une incertitude subsiste encore sur l’attitude des sénateurs: d’ordinaire dans cette situation, ils préfèrent rejeter d’emblée le texte pour acter leur désaccord… Mais plusieurs cadres de la chambre haute évoquaient ces dernières heures l’hypothèse d’un examen en bonne et due forme avec de nouvelles modifications.Lors de sa dernière lecture, l’Assemblée nationale peut en effet toujours reprendre certains amendements votés au Sénat: le texte final pourrait donc encore être légèrement modifié.Quoi qu’il arrive, le chef du gouvernement va encore retenir son souffle lors de l’ultime vote du PLFSS à l’Assemblée, qui s’annonce lui aussi serré.- Budget de l’Etat: loin d’être joué -Les yeux vont rapidement se tourner vers le projet de loi de finances (PLF), le budget de l’Etat pour 2026, qui prévoit une trentaine de milliards d’euros d’économies et sur lequel le Parti socialiste a obtenu très peu de concessions gouvernementales à ce stade.C’est une autre paire de manches: en première lecture, son volet “recettes” a été rejeté à la quasi-unanimité par les députés, entraînant le rejet de l’ensemble du texte.Le PLF est actuellement en phase d’examen au Sénat, avec un vote solennel prévu lundi 15 décembre à la chambre haute, qui l’a nettement fait pencher à droite.Sept députés et sept sénateurs tenteront ensuite de s’accorder sur une version de compromis de ce texte lors d’une commission mixte paritaire (CMP) quelques jours après.S’ils parviennent à un accord, le texte commun sera soumis pour un ultime vote des deux chambres le 23 décembre… Avec une incertitude majeure sur l’issue du scrutin à l’Assemblée, en l’absence de majorité.- Loi spéciale ou 49.3 ? -De nombreux cadres politiques estiment qu’il sera beaucoup plus complexe d’aboutir à un vote favorable sur le PLF que sur le PLFSS, poussant certains d’entre eux à plaider pour le retour du 49.3 juste avant Noël. C’est notamment le cas au sein du PS, où François Hollande l’a clairement dit mardi, jugeant “impossible” que les socialistes s’abstiennent sur le budget de l’Etat.Le groupe MoDem ainsi que plusieurs dirigeants de la coalition gouvernementale espèrent aussi un 49.3, activé sur le texte de compromis trouvé en CMP, par exemple. Sébastien Lecornu continue d’exclure cette hypothèse, qui l’exposerait sans doute à une motion de censure dans les derniers jours de décembre.En cas d’échec de la CMP, ou si le compromis de CMP est rejeté à l’Assemblée le 23 décembre, l’alternative serait le vote d’une loi spéciale avant le 31 décembre, et la reprise des discussions budgétaires début 2026.

Ivory Coast recall Zaha for AFCON title defenceTue, 09 Dec 2025 19:11:45 GMT

Defending champions Ivory Coast have recalled 33-year-old former Crystal Palace winger Wilfried Zaha for the 2025 Africa Cup of Nations in Morocco. Zaha, who now plays for Major League Soccer club Charlotte, was included in a 26-man squad that will face Mozambique, Cameroon and Gabon in Group F. He was excluded from the Elephants squad last year …

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