A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations en Asie: nouvelles pluies au Sri Lanka, les Indonésiens veulent plus d’aide

Sinistrés par des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont tué plus de 1.800 personnes en Asie, le Sri Lanka a émis dimanche de nouvelles alertes sur le risque d’éboulements supplémentaires avec le retour des pluies, tandis que l’Indonésie tentait de renforcer l’acheminement de l’aide. Au Sri Lanka, de fortes pluies se sont à nouveau abattues sur des régions déjà dévastées par un puissant cyclone, augmentant le nombre de morts à 627, selon le dernier bilan du gouvernement, qui dénombre aussi 190 disparus.Au total, plus de 1.800 personnes ont ainsi péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué depuis la semaine dernière des glissements de terrain et des crues soudaines.Plus de deux millions de Srilankais, soit près de 10% de la population, ont été touchés par le passage la semaine dernière du cyclone Ditwah, le pire qu’ait connu l’État insulaire au sud de l’Inde depuis le début du siècle.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) a déclaré dimanche que des tempêtes de mousson apportaient de nouvelles pluies et rendaient les reliefs instables, notamment dans la région montagneuse centrale et les régions intérieures du nord-ouest.Hélicoptères et avions ont été utilisés pour approvisionner des localités du centre du pays rendues inaccessibles par des éboulements.- Reconstruire 80.000 maisons -L’armée de l’air srilankaise a déclaré avoir reçu dimanche un avion chargé d’aide humanitaire en provenance de Birmanie, Colombo ayant sollicité l’aide internationale. Le nombre de personnes réfugiées dans des camps, après avoir atteint un pic de 225.000, est toutefois redescendu à 90.000, à la faveur du reflux des eaux, a déclaré le DMC. Le gouvernement a annoncé vendredi un important plan d’indemnisation visant à reconstruire les plus de 80.000 maisons touchées – dont 5.000 totalement détruites – et aider les entreprises, alors que le pays émerge juste de sa lourde crise économique de 2022.Les autorités ont estimé que la reconstruction pourrait coûter jusqu’à sept milliards de dollars. Le Fonds monétaire international a annoncé étudier une demande d’aide de Colombo portant sur 200 millions de dollars pour la reconstruction. En Indonésie, où le bilan des intempéries ravageuses s’élevait dimanche à 916 morts et 274 disparus, le président Prabowo Subianto s’est rendu dans la province d’Aceh, dans le nord-ouest de la grande île de Sumatra, fortement touchée par la catastrophe. “Cela ressemble à un voyage de tourisme de catastrophe”, a lancé auprès de l’AFP Syahrul, 35 ans, au sujet du déplacement du président. Dans la province d’Aceh il a brandi, avec d’autres, des pancartes exhortant le dirigeant à faire plus que “se promener” dans leur région dévastée. – “Priorité nationale” -Le ministère du Secrétariat d’Etat a assuré que cette visite dominicale visait à “assurer l’accélération des interventions d’urgence et de la reconstruction dans les zones touchées”.Le gouvernement indonésien a jusqu’à présent ignoré les pressions des populations sinistrées lui demandant de déclarer l’état de catastrophe nationale, qui libérerait plus de moyens et permettrait aux agences gouvernementales de coordonner leurs actions. Peu après son arrivée dans la capitale locale, Banda Aceh, Prabowo Subianto a promis de réparer “tous les ponts, si possible dans un délai d’une à deux semaines”.”La gestion des inondations à Aceh est une priorité nationale” pour le gouvernement, a assuré dans un communiqué le ministère du Secrétariat d’Etat.De nombreux survivants ont déclaré que leur plus grand besoin restait l’eau potable.

Inondations en Asie: nouvelles pluies au Sri Lanka, les Indonésiens veulent plus d’aide

Sinistrés par des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont tué plus de 1.800 personnes en Asie, le Sri Lanka a émis dimanche de nouvelles alertes sur le risque d’éboulements supplémentaires avec le retour des pluies, tandis que l’Indonésie tentait de renforcer l’acheminement de l’aide. Au Sri Lanka, de fortes pluies se sont à nouveau abattues sur des régions déjà dévastées par un puissant cyclone, augmentant le nombre de morts à 627, selon le dernier bilan du gouvernement, qui dénombre aussi 190 disparus.Au total, plus de 1.800 personnes ont ainsi péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué depuis la semaine dernière des glissements de terrain et des crues soudaines.Plus de deux millions de Srilankais, soit près de 10% de la population, ont été touchés par le passage la semaine dernière du cyclone Ditwah, le pire qu’ait connu l’État insulaire au sud de l’Inde depuis le début du siècle.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) a déclaré dimanche que des tempêtes de mousson apportaient de nouvelles pluies et rendaient les reliefs instables, notamment dans la région montagneuse centrale et les régions intérieures du nord-ouest.Hélicoptères et avions ont été utilisés pour approvisionner des localités du centre du pays rendues inaccessibles par des éboulements.- Reconstruire 80.000 maisons -L’armée de l’air srilankaise a déclaré avoir reçu dimanche un avion chargé d’aide humanitaire en provenance de Birmanie, Colombo ayant sollicité l’aide internationale. Le nombre de personnes réfugiées dans des camps, après avoir atteint un pic de 225.000, est toutefois redescendu à 90.000, à la faveur du reflux des eaux, a déclaré le DMC. Le gouvernement a annoncé vendredi un important plan d’indemnisation visant à reconstruire les plus de 80.000 maisons touchées – dont 5.000 totalement détruites – et aider les entreprises, alors que le pays émerge juste de sa lourde crise économique de 2022.Les autorités ont estimé que la reconstruction pourrait coûter jusqu’à sept milliards de dollars. Le Fonds monétaire international a annoncé étudier une demande d’aide de Colombo portant sur 200 millions de dollars pour la reconstruction. En Indonésie, où le bilan des intempéries ravageuses s’élevait dimanche à 916 morts et 274 disparus, le président Prabowo Subianto s’est rendu dans la province d’Aceh, dans le nord-ouest de la grande île de Sumatra, fortement touchée par la catastrophe. “Cela ressemble à un voyage de tourisme de catastrophe”, a lancé auprès de l’AFP Syahrul, 35 ans, au sujet du déplacement du président. Dans la province d’Aceh il a brandi, avec d’autres, des pancartes exhortant le dirigeant à faire plus que “se promener” dans leur région dévastée. – “Priorité nationale” -Le ministère du Secrétariat d’Etat a assuré que cette visite dominicale visait à “assurer l’accélération des interventions d’urgence et de la reconstruction dans les zones touchées”.Le gouvernement indonésien a jusqu’à présent ignoré les pressions des populations sinistrées lui demandant de déclarer l’état de catastrophe nationale, qui libérerait plus de moyens et permettrait aux agences gouvernementales de coordonner leurs actions. Peu après son arrivée dans la capitale locale, Banda Aceh, Prabowo Subianto a promis de réparer “tous les ponts, si possible dans un délai d’une à deux semaines”.”La gestion des inondations à Aceh est une priorité nationale” pour le gouvernement, a assuré dans un communiqué le ministère du Secrétariat d’Etat.De nombreux survivants ont déclaré que leur plus grand besoin restait l’eau potable.

In Jerusalem, Merz reaffirms Germany’s support for Israel

German Chancellor Friedrich Merz reaffirmed Berlin’s support for Israel during a visit to the Yad Vashem Holocaust memorial in Jerusalem on Sunday before talks with Prime Minister Benjamin Netanyahu.Merz flew into Israel the day before for his first trip to the country since traditionally solid ties between the two nations were shaken by the Gaza war.During the visit to Yad Vashem, Merz said “Germany must stand up for the existence and security of Israel,” after acknowledging his country’s “enduring historical responsibility” for the mass extermination of Jews during the Second World War.The German leader arrived on Saturday was met at Tel Aviv’s Ben Gurion airport by Israeli Foreign Minister Gideon Saar, who called Merz “a friend of Israel”. He then met Israeli President Isaac Herzog in Jerusalem the same day.”I consider it a great honour and a truly great distinction to be here and to reaffirm that standing by this country is and will remain the unchanging core principle of the Federal Republic of Germany’s policy,” Merz said.Given the legacy of Nazi Germany’s industrial-scale murder of Jews, German leaders have long seen unflinching support for Israel as a bedrock of the country’s foreign policy.- ‘No place for antisemitism’ -Merz held talks with Jordan’s King Abdullah II during a brief stopover there earlier on Saturday. Their discussions focused largely on the peace process in Israel and the Palestinian territories, he told reporters.Merz called for more humanitarian aid to flow into the Gaza Strip and for Hamas fighters to lay down their weapons, adding that both Jordan and Germany remained committed to a negotiated two-state solution.”There can be no place for terrorism and antisemitism in this shared future,” Merz said.Jordan’s royal palace said in a statement that Abdullah had stressed “the need to commit to implementing all stages of the agreement to end the war and deliver humanitarian aid to all areas of the Strip”.The king also warned of “the danger of continued Israeli escalations in the West Bank”, which Israel has occupied since 1967.Hamas’s lead negotiator and its Gaza chief Khalil al-Hayya said on Saturday that the group was ready to hand over its weapons in the Gaza Strip to a future Palestinian government, provided that Israel’s occupation had ended.He also said Hamas would “accept the deployment of UN forces as a separation force” ensuring the ceasefire but rejected the idea of any international force with a mission to disarm the militant group.- German criticism -Israeli-German ties were shaken during the Gaza war, with Merz, who took power in May, repeatedly criticising Israel’s relentless military campaign, which has killed more than 70,350 Palestinians, according to the health ministry in the Hamas-run territory, figures the United Nations considers credible.The war was sparked by the October 7, 2023 Hamas attack on Israel which resulted in the deaths of 1,221 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official Israeli figures.In August, he also moved to restrict German sales of weapons for use in Gaza.Since a fragile US-backed ceasefire and hostage deal brought a halt to full-scale fighting, Germany has lifted those export restrictions.Despite the ceasefire, more than 360 Palestinians have been killed in Gaza, according to local health authorities, as well as three Israeli soldiers. “The actions of the Israeli army in Gaza have posed some dilemmas for us (and) we have responded to them,” Merz said on Saturday.But, he added: “Israel has the right to defend itself.”- Defence deals -Although Merz’s public criticism of Israel was unusual for a German leader, it was measured by international standards.Nevertheless, German officials have said there are currently no plans to invite Netanyahu to Berlin.The Israeli leader faces an arrest warrant for alleged war crimes in Gaza from the International Criminal Court.Earlier this year however, Merz vowed to invite the Israeli leader and told him he would not be arrested.Nor have any tensions disrupted key military ties. Germany last week put into operation the first phase of the Israeli-made Arrow missile defence shield.The $4.5-billion deal was reportedly the largest arms export agreement in Israeli history. Before leaving Berlin, Merz spoke with Palestinian Authority president Mahmud Abbas. A spokesman said Merz underscored German support for a two-state solution but urged Abbas to push through “urgently necessary reforms” of the PA in order to play a “constructive role” in the postwar order.burs-glp/raz/dcp

A Jérusalem, Merz réaffirme le soutien de l’Allemagne à Israël avant une rencontre avec Netanyahu

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a réaffirmé le soutien de l’Allemagne à Israël dimanche, lors d’une visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jérusalem, avant d’entamer une rencontre avec son homologue, Benjamin Netanyahu. M. Merz est arrivé samedi pour une visite diplomatique en Israël, la première  depuis sa prise de fonctions, destinée à consolider la relation privilégiée entre les deux pays, après des frictions au vu de la guerre menée dans la bande de Gaza et des violences de colons juifs extrémistes en Cisjordanie occupée.”L’Allemagne doit défendre l’existence et la sécurité d’Israël. Cela restera à jamais profondément inscrit dans le lien qui nous unit”, a déclaré le chancelier au mémorial Yad Vashem, mettant en avant “la responsabilité historique durable” de son pays dans l’extermination de six millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.Il a ensuite été entamé un entretien avec M. Netanyahu, de plus en plus isolé sur le plan international. L’entretien doit porter sur les efforts en vue de passer à une deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, dans le cadre du plan du président américain Donald Trump censé mettre un point final à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël.Accueilli samedi à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, qui l’a qualifié d'”ami d’Israël ”, M. Merz a ensuite rencontré dans la soirée le président israélien, Isaac Herzog, à Jérusalem. “Se tenir au côté de ce pays fait partie du noyau essentiel, immuable de la politique de la République fédérale d’Allemagne et le restera”, a-t-il déclaré à l’issue de cette rencontre, alors que sa décision prise en août de décréter un embargo partiel sur les exportations d’armes de son pays vers Israël face à l’intensification des bombardements sur Gaza avait fortement déplu aux autorités israéliennes. “Les actions de l’armée israélienne à Gaza nous ont posé quelques dilemmes [et] nous y avons réagi”, mais “nous avons également constaté qu’à ce jour, il n’y a fondamentalement aucune divergence [entre nous]”, a ajouté M. Merz, qui a levé cet embargo fin novembre à la faveur du fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre. “Israël a le droit de se défendre car c’est la seule façon de garantir son droit à exister”, a-t-il encore déclaré.- Appel à Mahmoud Abbas – Avant son départ, M. Merz avait appelé au téléphone le président palestinien Mahmoud Abbas pour l’exhorter à mettre en oeuvre des “réformes urgemment nécessaires” pour pouvoir “jouer un rôle constructif” dans l’après-guerre à Gaza. Selon le porte-parole du gouvernement allemand, il a aussi salué “l’attitude coopérative” de l’Autorité palestinienne envers le plan Trump, et réitéré le soutien de Berlin à une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, qui est rejetée par le gouvernement Netanyahu. Lors d’une brève escale samedi à Aqaba, dans le sud de la Jordanie, où il a rencontré le roi Abdallah, II, M. Merz a appelé à ce que plus d’aide humanitaire soit acheminée à Gaza et à ce que les combattants du Hamas déposent les armes.Selon un communiqué du palais royal, le roi Abdallah a lui plaidé pour la mise en oeuvre de “toutes les étapes de l’accord pour mettre fin à la guerre et fournir une aide humanitaire” à travers toute la bande de Gaza. Il a aussi mis en garde contre “l’escalade (des violences) israéliennes en Cisjordanie”.- “Grandes attentes” -Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très fragile, les deux camps s’accusant de façon quasi-quotidienne de le violer, alors que la deuxième étape du plan Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien et le retrait de l’armée israélienne n’a toujours pas été enclenchée. Après sa victoire aux législatives, fin février, Friedrich Merz avait assuré que Benjamin Netanyahu pourrait venir en Allemagne malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerres et contre l’humanité dans la bande de Gaza. Mais ce n’est “pas un sujet pour le moment”, a récemment souligné la chancellerie.Désormais, M. Netanyahu a de “grandes attentes” et espère un “signal de soutien continu” de Berlin, a dit à l’AFP Michael Rimmel, le directeur à Jérusalem de la Fondation Konrad-Adenauer, étroitement affiliée aux chrétiens-démocrates (CDU) de M. Merz.

Des écoles aux boutiques, les calculettes à l’ancienne résistent à l’heure de l’IA

Les nouvelles technologies semblent annoncer la fin inexorable de la modeste calculatrice en plastique. Mais pour l’heure, le japonais Casio en vend encore des dizaines de millions chaque année et compte développer ses ventes des écoles aux commerces.Les smartphones sont équipés de calculateurs, tout comme les ordinateurs, et l’intelligence artificielle (IA) promet des compétences se rapprochant bientôt des meilleurs mathématiciens humains. De quoi sonner le glas des calculettes à l’ancienne, semble-t-il.Vont-elle connaître le sort des bouliers, quasi-disparus après des siècles d’usage à travers l’Asie?Peut-être un jour, concède Tomoaki Sato, cadre du groupe technologique nippon Casio dans un entretien à l’AFP à Tokyo, confirmant un reflux “indéniable” des calculatrices personnelles en entreprise.Pour autant, Casio assure avoir vendu pas moins de 39 millions de calculatrices, générales et scientifiques, dans une centaine de pays, sur l’ensemble de son dernier exercice clos fin mars.Un chiffre certes inférieur aux 45 millions de calculettes écoulées en 2019-2020, mais qui reste supérieur aux 31 millions vendues en 2020-2021 après le choc de la pandémie de Covid-19. De fait, les calculatrices sont plus abordables que des ordinateurs et moins fragiles que les smartphones et fonctionnent avec des piles et à l’énergie solaire, ce qui les rend plus fiables pour les écoles, en particulier dans les pays en développement, secteur à fort potentiel selon M. Sato. – Outils “optimisés” -C’est aussi le cas dans les petits commerces, où les machines à grosses touches et à large écran sont plébiscitées.Thitinan Suntisubpool, copropriétaire d’une boutique vendant des sacs et des chats porte-bonheur dans le quartier chinois de Bangkok, dit adorer la robustesse de sa grande calculatrice, qu’elle a déjà fait tomber plusieurs fois. “C’est plus pratique à bien des égards”, confie la commerçante de 58 ans à l’AFP. “On peut appuyer sur les chiffres et les montrer au client”, ce qui évite les malentendus liés à la barrière de la langue.La vendeuse d’un étal voisin proposant lampes, horloges et calculatrices, déplore, elle, les ventes “atones” de ses calculettes. “Les calculatrices sont toujours en demande”, insiste Ryohei Saito, directeur général de la division thaïlandaise de Casio. “Tout le monde n’a pas accès à la connectivité des smartphones, et les calculatrices sont des outils optimisés, centrés sur les fonctions nécessaires”, explique-t-il.Dans une usine Casio en Thaïlande, des ouvriers d’une chaîne d’assemblage insèrent des circuits imprimés verts et fixent des boutons cubiques sur des cadres de calculatrices bleu pastel. Le groupe japonais a parcouru un long chemin depuis l’invention en 1957 du “14-A”, un modèle de bureau que Casio présente comme la première calculatrice compacte entièrement électrique. Des modèles mécaniques de machine à calculer sont cependant bien plus anciens, avec notamment la “Pascaline” conçue par le philosophe français Blaise Pascal. Un rare exemplaire de 1642 devait être récemment vendu aux enchères par Christie’s mais l’opération a été suspendue face l’opposition suscitée en France.- Scores en or -Malgré les progrès fulgurants de l’IA, les erreurs restent fréquentes, les robots conversationnels comme ChatGPT trébuchent parfois sur des additions basiques. “Les calculatrices, elles, donnent toujours la bonne réponse”, argumente Tomoaki Sato, directeur général senior de la division éducation chez Casio. A l’inverse, les mathématiques avancées sont le terrain de jeu sur lequel l’IA peut faire ses preuves: en juillet, des modèles d’IA développés par les américains Google et OpenAI ont atteint des scores de champion à l’Olympiade internationale des mathématiques (IMO).Même si aucun n’a obtenu la note maximale à ce concours annuel réservé aux moins de 20 ans, contrairement à cinq participants humains qui ont réalisé un sans-faute. Le président de l’IMO, Gregor Dolinar, qualifie les progrès de l’IA de “fascinants”. Autrefois, les calculatrices scientifiques “étaient indispensables, mais aujourd’hui c’est plus simple de demander à l’IA”, explique-t-il à l’AFP. “Si vous posez la question correctement”, l’intelligence artificielle peut résoudre des problèmes abstraits et logiques et montrer son raisonnement, ajoute M. Dolinar. Ce professeur d’ingénierie à l’université de Ljubljana, en Slovénie, estime que les calculatrices physiques sont vouées à “disparaître progressivement”. Un phénomène qu’il observe déjà chez ses étudiants: “Ils peuvent tout calculer sur leur téléphone.”

Royaume-Uni: face à la déferlante des traitements contre l’obésité, un chef star allège son menu

Quand le chef star britannique Heston Blumenthal, trois étoiles au Michelin, a commencé à suivre un traitement contre l’obésité, il a perdu l’appétit. Convaincu que le succès de ces médicaments va bouleverser la restauration, il propose désormais une version allégée de son menu phare.Après les Etats-Unis, les traitements anti-obésité GLP-1, connus sous les noms Ozempic, Wegovy, Mounjaro etc., ont pris d’assaut le Royaume-Uni.S’il n’y a pas de chiffres officiels sur le nombre d’utilisateurs de ces “skinny jabs” (“piqûres pour maigrir”), qui reproduisent l’action d’une hormone aidant à réguler la glycémie et l’appétit, des études évoquent 1,5 million de Britanniques, d’autres plus de 3,5 millions.Pour Heston Blumenthal, qui compte parmi eux, “ce n’est que le début”. Cet homme de 59 ans, l’un des plus célèbres chefs britanniques, a ouvert son restaurant “The Fat Duck” (“Le gros canard”) en 1995, dans le village de Bray, à l’ouest de Londres. Neuf ans plus tard, le Michelin le couronnait de trois étoiles.Il a d’autres restaurants étoilés, notamment à Londres et Dubaï. Il est aussi une célébrité de la télévision dans son pays et ailleurs – il passe dans l’émission de téléréalité Top Chef en France -, connu pour son approche combinant science et cuisine.- “Se réinventer” -Dans les interviews, il ne parle plus seulement de sa cuisine “multisensorielle”, mais aussi de santé mentale. Il y a deux ans, il a été diagnostiqué bipolaire. Ses médicaments lui ont fait prendre 40 kilos et son médecin lui a conseillé un traitement anti-obésité.”Quand j’ai commencé, je n’avais plus faim du tout. C’était vraiment bizarre”, raconte-t-il à l’AFP. “J’étais rassasié, sans avoir beaucoup mangé”. Après avoir ressenti une certaine inquiétude, il a noté avec soulagement que le traitement “n’avait pas tué” ses papilles.Il a perdu 20 kilos mais a aussi réalisé “le danger” pour le secteur de la restauration. “Cela va avoir un énorme impact sur notre façon de manger”. En plus d’avoir moins d’appétit, les gens pourraient avoir moins d’intérêt pour la nourriture. Pour un chef, c’est “un gros défi, mais aussi un défi exaltant”. Il faut “repenser” certaines choses, “se réinventer”.En Angleterre, où 64,5% des adultes étaient en surpoids ou obèses en 2024, le service de santé public croule sous les demandes de rendez-vous de patients en quête de ces traitements.Face aux listes d’attente, des centaines de milliers de Britanniques se résignent à aller dans le privé et débourser 175 livres (200 euros) par mois pour le médicament.Depuis début octobre, Heston Blumenthal propose le menu “The mindful experience”, avec des portions deux fois plus petites que dans son menu phare “The journey”, mais avec les mêmes textures et saveurs. Le prix est de 275 livres (75 de moins que “The journey”), soit 314 euros. Le service, le personnel en cuisine restent les mêmes, justifie le chef.  En apéritif, une mousse aérienne, avec lime et thé vert, disparait en quelques secondes dans la bouche. “L’idée est de réveiller le palais”, explique Heston Blumenthal.Un plat intitulé “Au bord de la mer”, se déguste avec le bruit des vagues et des mouettes dans les oreilles. Le chef a conçu une glace au crabe, présentée dans des cônes, façon glace à l’italienne. – “Apprécier davantage” -Le menu a connu le succès dès les premières semaines. Sur les 80 premiers clients, un seul a dit ne pas avoir suffisamment mangé.”Quand il y a moins de nourriture, on peut l’apprécier davantage”, professe Heston Blumenthal, qui passe volontiers dix minutes à croquer dans un simple grain de raisin, en analysant chacune de ses sensations. “Etre moins poussé par l’appétit m’a rendu plus conscient de mes papilles. Je me suis surpris à manger moins, mais avec plus de réflexion”, dit le chef, qui continue de suivre le traitement.Il n’est pas le seul à avoir pris conscience du bouleversement en cours. Le chef d’origine indienne Atul Kochhar a lancé un menu avec des plats plus petits après avoir entendu des clients dire: “C’est un peu trop, nous ne pourrons pas tout manger”. “Je mentirais si je disais que je ne suis pas inquiet”, a-t-il confié à la télévision Channel 4.

Inde: au moins 25 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 25 personnes, dont des touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin les autorités de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui …

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Le chef du Pentagone “sur la corde raide”, entre rapport critique et frappes contestées

Les nuages s’amoncellent au-dessus de la tête du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, entre rapport critique sur son utilisation de la messagerie Signal pour communiquer des plans militaires et frappes contestées contre des embarcations prétendument impliquées dans le narcotrafic.En début d’année, la nomination de Pete Hegseth – ancien officier d’infanterie devenu présentateur sur la chaîne Fox News, désormais à la tête de l’armée la plus puissante du monde – avait été validée de justesse par le Sénat.Quasi un an plus tard, le ministre est une fois de plus dans la tourmente.Le “Signalgate” a rebondi avec la publication d’un rapport indépendant concluant que son recours à cette application de messagerie pour discuter de frappes imminentes au Yémen a “créé un risque pour la sécurité opérationnelle”. Il est également critiqué pour la campagne militaire menée par Washington depuis septembre dans les Caraïbes et le Pacifique présentée comme une lutte contre le narcotrafic, en particulier les frappes ayant tué des hommes qui avaient survécu à une première salve.Ces deux affaires alimentent les appels à ce qu’il quitte ses fonctions venant de voix démocrates. Néanmoins son poste ne semble pas menacé dans l’immédiat.- “Perdre patience” -“Il est de nouveau dans une situation difficile. Mais il a l’air de conserver la confiance de (Donald) Trump, même s’il a perdu le soutien de certains républicains. Je ne pense pas qu’il soit dans une situation intenable”, estime Mark Cancian, ancien colonel de l’armée américaine, analyste au Centre d’études stratégiques et internationales.”Mais s’il y a une autre (affaire), la Maison Blanche pourrait perdre patience”, anticipe-t-il, en qualifiant celles du moment de “très embarrassantes”.Le présentateur télé devenu ministre est “sur la corde raide” et Trump a “un ministre de la Défense qui lui cause beaucoup de soucis”, résume Jim Townsend, ex-haut responsable du même ministère sous la présidence Obama.Si quelque chose venait à “irriter vraiment le Parti républicain” ou sa frange trumpiste MAGA (Make America Great Again), “ils essaieront probablement de le déplacer”, envisage-t-il.L’affaire Signal a rebondi jeudi avec la publication d’un rapport indépendant de l’inspection générale du Pentagone. Selon ses conclusions, Pete Hegseth a mis ses propres troupes en danger en dévoilant dans un groupe de discussion entre hauts responsables américains sur l’application l’heure de frappes prévues au Yémen quelques heures avant qu’elles n’aient lieu et des informations sur les équipements militaires employés.Par son action, il a “créé un risque pour la sécurité opérationnelle qui aurait pu conduire à nuire aux pilotes et conduire à un échec des objectifs de la mission”, écrit-elle.- Survivants tués -L’affaire avait éclaté fin mars quand le magazine The Atlantic avait révélé que des plans militaires avaient été partagés dans un groupe Signal auquel son rédacteur en chef avait été ajouté par mégarde.S’agissant des frappes américaines contre des prétendus narcotrafiquants, le chef du Pentagone est visé en particulier par les critiques qui entourent la seconde salve d’une opération menée début septembre, lancée contre un bateau déjà touché et qui a tué les deux survivants.Des parlementaires américains ont pu en visionner des images jeudi, à huis clos.”Ce que j’ai vu dans cette pièce a été l’une des choses les plus perturbantes vues de tout mon temps passé au service du public”, s’est ému Jim Himes, élu démocrate, en décrivant “l’armée américaine attaquant des marins naufragés”.L’élu républicain Tom Cotton a lui défendu les frappes successives contre cette embarcation comme une “décision entièrement légitime et nécessaire”.Pete Hegseth compte-t-il rendre cette vidéo publique? Relancé à de plusieurs reprises samedi pendant sa participation à un événement en Californie, “nous examinons la procédure et nous verrons”, a-t-il évacué. “Quoi qu’on déciderait de diffuser, nous devons faire preuve d’une grande responsabilité.”Tant lui que la Maison Blanche ont répété que la deuxième salve avait été décidée par le commandement opérationnel et non le ministre.Au-delà, l’ONU a fait état de “solides indices” d’exécutions “extrajudiciaires” concernant cette campagne militaire, qui a tué plus de 80 personnes, sans preuves avancées sur des liens entre les bateaux visés et les cartels de la drogue.