Hong Kong media mogul Jimmy Lai convicted of national security charges

Hong Kong pro-democracy media tycoon Jimmy Lai was found guilty on all three charges in his national security trial on Monday, convictions that rights groups denounced as the death knell for press freedoms in the Chinese financial hub.  Prosecutors said Lai was the mastermind behind two conspiracies to ask foreign countries to take action against Hong Kong or China, and accused him of publishing material that “excited disaffection” against the government.The 78-year-old, who pleaded not guilty, faces up to life in prison when he is sentenced. He can appeal against the convictions.”There is no doubt that (Lai) had harboured his resentment and hatred of the PRC,” Judge Esther Toh told the court, referring to the People’s Republic of China.She said he had invited the United States “to help bring down” the Chinese government, “with the excuse of helping the people of HK”. In Washington, President Donald Trump said he felt “badly” about Lai’s conviction and added that he had asked Chinese leader Xi Jinping to consider his release.”He’s an older man, and he’s not well. So I did put that request out. We’ll see what happens,” Trump said. Separately, US Secretary of State Marco Rubio noted that Lai’s health had reportedly deteriorated in prison and urged Beijing to “bring this ordeal to an end as soon as possible and to release Mr. Lai on humanitarian grounds”. Lai is a British citizen, and the UK government condemned his “politically motivated prosecution” in a statement calling for his release.- Family anguish -The media mogul, wearing a light green cardigan and grey jacket, listened impassively as the verdicts were read out.He nodded to his wife Teresa and his son Lai Shun-yan in the public gallery as he left the court, an AFP reporter saw.Defence lawyer Robert Pang told reporters that Lai was “in fine spirits” and that they would need to read the 886-page verdict before deciding on their next steps.Lai’s other son Sebastien urged Britain to “do more” to help free his father.”It’s time to put action behind words and make my father’s release a pre-condition to closer relationships with China,” he told a press conference in London.In Washington, his daughter Claire Lai warned China her father would be a “martyr” if he dies in prison, as she voiced alarm again for his health.US, EU and French consular representatives were in court, as well as veterans from Hong Kong’s pro-democracy camp.The European Union said the conviction was “emblematic of the erosion of democracy and fundamental freedoms in Hong Kong since the imposition of the National Security Law”, imposed by Beijing after huge and sometimes violent pro-democracy protests in 2019.Beijing hit back at the international criticism, saying it opposed the “smearing of the judicial system in Hong Kong by certain countries”.- Self-censorship, fear -Lai, who founded the now-shut Apple Daily newspaper, has been behind bars since 2020.His case has been widely criticised as an example of eroding political freedoms under the national security law.The Hong Kong Journalists Association described a Hong Kong media climate of self-censorship and fear.Beijing’s national security agency in Hong Kong and its Liaison Office in the city both called Lai a “pawn” for anti-China forces.Lai looked thinner on Monday than when he first entered custody, an AFP reporter saw, and some of his supporters who gathered at dawn in front of the court expressed concern for his well-being.”I really want to see what’s happening with ‘the boss’,” said Tammy Cheung, who worked at Lai’s newspaper for nearly two decades.- Health concerns -Authorities have said Lai was receiving “adequate and comprehensive” care, and that he had been held in solitary confinement “at his own request”.Prosecutors cited 161 items Apple Daily published in their case against Lai.Those items, including opinion articles with Lai’s byline and talk shows he hosted, were deemed seditious under a colonial-era law because they “excited disaffection” against the government.Lai maintained that he never sought to influence other countries’ foreign policies, saying Apple Daily represented Hongkongers’ core values, including “rule of law, freedom, pursuit of democracy”.Apple Daily was forced to close in 2021 following police raids. Six top executives were charged as co-defendants and have already pleaded guilty.

Italie: l’AS Rome bat Côme et reste dans le coup

L’AS Rome est revenue sur les talons du trio de tête du Championnat d’Italie après sa victoire 1 à 0 face à Côme lundi soir au Stade olympique en clôture de la 15e journée.La Roma, qui restait sur deux défaites en championnat, s’est imposée grâce au Brésilien Wesley (60e), auteur de son troisième but cette saison.L’équipe de Gian Piero Gasperini reste 4e au classement (30 pts), à trois points de l’Inter Milan, passé en tête de la Serie A dimanche à la faveur de sa victoire sur le terrain du Genoa (2-1).La Roma, dont le troisième et dernier scudetto remonte à 2001, n’accuse plus que deux points de retard sur l’AC Milan (2e), tenu en échec par Sassuolo (2-2), et un sur Naples (3e), battu à Udine (1-0).”C’est une belle victoire, que ce soit pour notre classement et par son déroulement”, a résumé Gasperini sur la plateforme DAZN.En concédant sa troisième défaite de la saison, la deuxième consécutive, Côme a de son côté réculé à la 7e place (24 pts). Cesc Fabregas a vu son ailier sénégalais Assane Diao sortir sur blessure, à une cheville, à la 31e minute. Selon les médias italiens, sa participation à la Coupe d’Afrique des nations au Maroc (21 décembre-18 janvier) pourrait être remise en question.”Il est encore trop tôt pour connaître la gravité de sa blessure, c’est vraiment dommage pour lui et pour l’équipe”, a déclaré Fabregas qui avait espéré, en amont de la rencontre, que Diao, 20 ans, renonce à participer à la CAN.

Ukraine: progrès dans les discussions, les Européens proposent une force multinationale

Volodymyr Zelensky s’est félicité lundi de “progrès” dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie, les Européens avançant de leur côté la proposition d’une force multinationale pour garantir la paix en Ukraine.Donald Trump s’est lui montré très optimiste, après s’être entretenu avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens.”Nous sommes plus proches aujourd’hui que nous n’avons jamais été” d’un accord mettant fin à la guerre avec la Russie, a dit le président américain dans le Bureau ovale, ajoutant s’être récemment entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, sans plus de précisions.Dimanche et lundi, le président ukrainien a négocié à Berlin avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, pour tenter d’aboutir à un compromis sur un plan pouvant mettre fin aux combats.Au coeur des discussions, la protection qu’obtiendra l’Ukraine des Américains après un éventuel cessez-le-feu pour dissuader Moscou de lancer une nouvelle invasion.M. Zelensky a parlé de “progrès”, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui loué des propositions américaines “remarquables”, tandis que les Etats-Unis ont dit offrir des garanties de sécurité “très fortes” mais néanmoins acceptables, selon eux, pour la Russie.Celles-ci seraient semblables à celles de l’article 5 du traité de l’Otan, qui prévoit une assistance militaire des alliés. Mais l’Ukraine ne rejoindrait pas l’Alliance, conformément à ce que réclame Moscou depuis des années.Les dirigeants des principaux pays européens – notamment l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne – et de l’UE ont fait part dans la soirée de leur proposition d’une “force multinationale pour l’Ukraine” qui serait “composée de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis”, et de soutenir de manière “durable” une armée ukrainienne de 800.000 hommes, selon une déclaration transmise par le gouvernement allemand.Ils évoquent aussi “un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis”.Le document souligne qu’il appartient “désormais à la Russie de montrer sa volonté d’œuvrer en faveur d’une paix durable”.- “Vraie chance” -Les pourparlers de Berlin offrent une “vraie chance pour un processus de paix”, a estimé Friedrich Merz, jugeant qu’un cessez-le-feu avant Noël ne dépendait “plus que de la Russie”.En outre, les négociateurs américains devaient participer lundi soir à un dîner de travail avec M. Zelensky, de nombreux dirigeants européens, dont le Premier ministre britannique et le président français, ainsi que les principaux responsables de l’UE et de l’Otan.Ce format Ukraine-USA-Europe constitue une première depuis la présentation d’un plan américain en novembre, jugé trop favorable à Moscou sur le Vieux continent.Un différend de fond demeure cependant: la question des concessions territoriales de l’Ukraine réclamée par la Russie.”Il existe des questions complexes, en particulier celles concernant les territoires (…). Pour le dire franchement, nous avons encore des positions différentes” avec les Etats-Unis, a dit M. ZelenskyLe document publié par les Européens lundi soir n’aborde pas cette question épineuse, insistant sur le fait que les “frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force”.Moscou réclame comme préalable à l’arrêt des combats que l’Ukraine lui cède des territoires restés sous son contrôle dans le bassin du Donbass (est), et la proposition américaine initiale poussait en ce sens. Une ligne rouge pour Kiev.Dimanche, M. Zelensky disait vouloir convaincre les Etats-Unis de soutenir un cessez-le-feu fondé sur un gel de la ligne de front, et non sur la cession de cette région.Au-delà des considérations territoriales, le Donbass est la portion la mieux défendue du front, avec ses villes-forteresses et de centaines de kilomètres de tranchées et de champs de mines. Les troupes russes y avancent, mais au prix de pertes très importantes depuis presque quatre ans.- Avoirs russes -La venue de M. Zelensky à Berlin est accompagnée de mesures de sécurité très importantes, avec des tireurs d’élite sur les toits du quartier gouvernemental, bloqué par la police.En parallèle, l’UE cherche à enfin s’entendre sur un recours aux dizaines de milliards d’avoir russes gelés, essentiellement en Belgique, pour aider l’armée ukrainienne et la reconstruction. Mais le blocage demeure, notamment car le gouvernement belge craint des représailles.M. Merz a pressé ses partenaires d’agir, soulignant que l’Ukraine était un rempart contre la menace russe. Faute d’accord, “la capacité d’action de l’Union européenne sera gravement compromise”, a martelé le chancelier qui craint que les Européens se montrent “incapables” d’agir à un “moment aussi crucial de (leur) histoire”.Volodymyr Zelensky a appelé à ce que ces avoirs “servent pleinement” à la défense de l’Ukraine.- Objections russes -Le Kremlin a dit lundi attendre d’être informé par Washington des résultats des pourparlers de Berlin, tout en promettant la veille de “fortes objections”.La présidence ukrainienne, affaiblie par un scandale de corruption, reste sous pression, l’armée reculant et les bombardements russes plongeant la population régulièrement dans le froid et le noir.

Dermatose: dans le Sud-Ouest, Genevard défend sa stratégie, assure “entendre” les éleveurs

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré lundi à Toulouse “entendre” la détresse des éleveurs, mais a défendu sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), critiquée par une partie des agriculteurs et de la classe politique.Après avoir assisté à la vaccination d’un troupeau en Haute-Garonne, la ministre a rejoint la préfecture de Toulouse pour une “réunion de crise” en fin d’après-midi.Là, elle a assuré avoir entendu les éleveurs et présenté comme un “infléchissement” du protocole sanitaire l’élargissement du périmètre de la vaccination annoncé vendredi.Dans le sud de la France, 600.000 à 1 million de bovins doivent être vaccinés, selon la ministre.Une “cellule de dialogue scientifique” réunissant experts en santé animale et représentants professionnels va être créée dès mardi, a ajouté lundi soir dans un communiqué le ministère.En dépit d’un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de l’Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, la ministre a souligné plus tôt lundi que tous les cas étaient désormais éradiqués et que la situation était “sous contrôle”.Elle a rappelé les “trois piliers” de la stratégie sanitaire: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements, seuls à même de venir à bout de cette maladie animale très contagieuse, non transmissible à l’homme mais qui peut toucher très durement le cheptel.Dans une région frondeuse où la colère s’est vite convertie en actions, la ministre s’est tenue loin des blocages sur le terrain.Le ministère de l’Intérieur a recensé lundi 45 actions impliquant au moins 3.000 personnes à travers le pays, contre moins de 30 actions impliquant 1.000 personnes dimanche.- “Zéro proposition” -À la pointe de la mobilisation, les syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l’extrême droite, et Confédération paysanne, classée à gauche, convergent de façon inhabituelle pour réclamer la fin de l’abattage systématique et l’extension générale de la vaccination.Interrogé par l’AFP au barrage de Carbonne sur l’A64, où était née la mobilisation agricole de janvier 2024, Jérôme Bayle, l’un des porte-voix de cette colère paysanne, a dit à l’AFP que la ministre venait avec “zéro proposition”.Sur le barrage, pas de drapeau syndical mais une colère immense. Les manifestants s’apprêtent à passer leur quatrième nuit sur place. Nombre d’entre eux n’envisagent pas de lever le camp “si rien ne bouge”.La crise n’est pas née dans le Sud-Ouest, qui n’est pas le cœur de l’élevage français, mais c’est ici que se cristallise la colère depuis deux ans, en réaction à la crise de la viticulture et aux crises sanitaires, alimentées par le changement climatique.Sur la rocade d’Albi, dans le Tarn, une quinzaine d’agriculteurs étaient aussi déterminés. L’un d’eux, Sébastien Rey, éleveur,assure que si la ministre ne donne pas de réponse satisfaisante, Albi allait devenir “un dépotoir” lundi soir.Plusieurs axes routiers ont aussi été bloqués lundi par des agriculteurs de la Coordination rurale en Gironde, en Dordogne et Haute-Vienne. Blocages aussi dans les Landes, où manifeste la Confédération paysanne.À Tours, le centre-ville a pris des allures de camp retranché, avec dépôt de pneus et de fumier devant la préfecture, et de bennes de pommes de terre devant l’hôtel de ville. À Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, quelque 70 tracteurs ont défilé dans les rues pour dire “stop au massacre” des bêtes.Tout en reconnaissant le drame individuel que constitue l’abattage d’un troupeau, le gouvernement tente d’en appeler “à la science” et à la “responsabilité” pour préserver le cheptel bovin français.- “Consensus scientifique” -Lundi soir, Annie Genevard a appelé à dresser “un mur sanitaire” contre la DNC, en respectant à la lettre les interdictions de déplacement de bétail. Elle a souligné que l’éradication des foyers était pour le moment la seule façon de lutter efficacement contre une maladie qui se propage grâce à un insecte piqueur, favorisé par la douceur automnale.Lui aussi en déplacement en Haute-Garonne, le président du premier syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau, a appelé avant tout à “suivre le consensus scientifique”, pour sortir le plus rapidement possible de cette crise.La fédération Culture Viande, qui regroupe les entreprises d’abattage et découpe, a de son côté mis en garde contre les conséquences économiques d’une vaccination généralisée : la France perdrait alors son statut indemne et “il en résulterait une complexification accrue des conditions d’exportation”.Mais face à la détresse des éleveurs et au risque d’un nouvel embrasement des campagnes, les critiques enflent sur la gestion de la crise chez des élus ruraux inquiets, comme au niveau national, du Rassemblement national à LFI.Lundi, plus de 200 maires et élus locaux d’Ariège se sont rassemblés à Foix pour appeler l’État à dialoguer avec les agriculteurs afin de réévaluer le protocole de lutte contre la DNC.

Dermatose: dans le Sud-Ouest, Genevard défend sa stratégie, assure “entendre” les éleveurs

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré lundi à Toulouse “entendre” la détresse des éleveurs, mais a défendu sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), critiquée par une partie des agriculteurs et de la classe politique.Après avoir assisté à la vaccination d’un troupeau en Haute-Garonne, la ministre a rejoint la préfecture de Toulouse pour une “réunion de crise” en fin d’après-midi.Là, elle a assuré avoir entendu les éleveurs et présenté comme un “infléchissement” du protocole sanitaire l’élargissement du périmètre de la vaccination annoncé vendredi.Dans le sud de la France, 600.000 à 1 million de bovins doivent être vaccinés, selon la ministre.Une “cellule de dialogue scientifique” réunissant experts en santé animale et représentants professionnels va être créée dès mardi, a ajouté lundi soir dans un communiqué le ministère.En dépit d’un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de l’Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, la ministre a souligné plus tôt lundi que tous les cas étaient désormais éradiqués et que la situation était “sous contrôle”.Elle a rappelé les “trois piliers” de la stratégie sanitaire: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements, seuls à même de venir à bout de cette maladie animale très contagieuse, non transmissible à l’homme mais qui peut toucher très durement le cheptel.Dans une région frondeuse où la colère s’est vite convertie en actions, la ministre s’est tenue loin des blocages sur le terrain.Le ministère de l’Intérieur a recensé lundi 45 actions impliquant au moins 3.000 personnes à travers le pays, contre moins de 30 actions impliquant 1.000 personnes dimanche.- “Zéro proposition” -À la pointe de la mobilisation, les syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l’extrême droite, et Confédération paysanne, classée à gauche, convergent de façon inhabituelle pour réclamer la fin de l’abattage systématique et l’extension générale de la vaccination.Interrogé par l’AFP au barrage de Carbonne sur l’A64, où était née la mobilisation agricole de janvier 2024, Jérôme Bayle, l’un des porte-voix de cette colère paysanne, a dit à l’AFP que la ministre venait avec “zéro proposition”.Sur le barrage, pas de drapeau syndical mais une colère immense. Les manifestants s’apprêtent à passer leur quatrième nuit sur place. Nombre d’entre eux n’envisagent pas de lever le camp “si rien ne bouge”.La crise n’est pas née dans le Sud-Ouest, qui n’est pas le cœur de l’élevage français, mais c’est ici que se cristallise la colère depuis deux ans, en réaction à la crise de la viticulture et aux crises sanitaires, alimentées par le changement climatique.Sur la rocade d’Albi, dans le Tarn, une quinzaine d’agriculteurs étaient aussi déterminés. L’un d’eux, Sébastien Rey, éleveur,assure que si la ministre ne donne pas de réponse satisfaisante, Albi allait devenir “un dépotoir” lundi soir.Plusieurs axes routiers ont aussi été bloqués lundi par des agriculteurs de la Coordination rurale en Gironde, en Dordogne et Haute-Vienne. Blocages aussi dans les Landes, où manifeste la Confédération paysanne.À Tours, le centre-ville a pris des allures de camp retranché, avec dépôt de pneus et de fumier devant la préfecture, et de bennes de pommes de terre devant l’hôtel de ville. À Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, quelque 70 tracteurs ont défilé dans les rues pour dire “stop au massacre” des bêtes.Tout en reconnaissant le drame individuel que constitue l’abattage d’un troupeau, le gouvernement tente d’en appeler “à la science” et à la “responsabilité” pour préserver le cheptel bovin français.- “Consensus scientifique” -Lundi soir, Annie Genevard a appelé à dresser “un mur sanitaire” contre la DNC, en respectant à la lettre les interdictions de déplacement de bétail. Elle a souligné que l’éradication des foyers était pour le moment la seule façon de lutter efficacement contre une maladie qui se propage grâce à un insecte piqueur, favorisé par la douceur automnale.Lui aussi en déplacement en Haute-Garonne, le président du premier syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau, a appelé avant tout à “suivre le consensus scientifique”, pour sortir le plus rapidement possible de cette crise.La fédération Culture Viande, qui regroupe les entreprises d’abattage et découpe, a de son côté mis en garde contre les conséquences économiques d’une vaccination généralisée : la France perdrait alors son statut indemne et “il en résulterait une complexification accrue des conditions d’exportation”.Mais face à la détresse des éleveurs et au risque d’un nouvel embrasement des campagnes, les critiques enflent sur la gestion de la crise chez des élus ruraux inquiets, comme au niveau national, du Rassemblement national à LFI.Lundi, plus de 200 maires et élus locaux d’Ariège se sont rassemblés à Foix pour appeler l’État à dialoguer avec les agriculteurs afin de réévaluer le protocole de lutte contre la DNC.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Ford ralentit sur le tout-électrique, la facture atteint 19,5 milliards

Le constructeur automobile américain Ford va réduire la voilure sur les gros véhicules tout-électrique pour se concentrer sur les motorisations hybrides et à essence, une décision qui va occasionner des provisions et coûts supplémentaires de 19,5 milliards de dollars.Cette réorientation stratégique est la conséquence d’une moindre demande des consommateurs ainsi que d’un assouplissement des contraintes réglementaires acté par le gouvernement Trump, selon un communiqué publié lundi par le groupe de Dearborn (Michigan).Parallèlement, il entend mettre à profit les investissements déjà réalisés dans l’électrique pour lancer, en 2027, une offre de batteries de stockage portables pour l’industrie hors automobile, les centres de données notamment, mais aussi les particuliers.”Nous tenons compte du marché tel qu’il est aujourd’hui et non tel que les gens l’imaginaient il y a cinq ans”, a expliqué Andrew Frick, président de Ford Blue (combustion) et Ford Model e (hybride et électrique), lors d’un point de presse téléphonique.Les hypothèses de croissance ambitieuses pour le tout-électrique, formulées après la pandémie de coronavirus par les grands constructeurs occidentaux tardent à se concrétiser.Aux Etats-Unis, l’insuffisance du réseau de chargeurs ainsi que le prix de vente moyen plus élevé que pour les voitures à essence justifient, pour partie, ce rythme moins soutenu que prévu, même si les ventes continuent d’augmenter.Parmi les autres facteurs figure l’extinction, voulue par le gouvernement Trump, d’un crédit d’impôt de 7.500 dollars pour l’achat de “EV” (véhicule électrique).”Plutôt que de dépenser des milliards supplémentaires dans de gros véhicules électriques qui ne seront pas rentables, nous réallouons ces capitaux” à des voitures à essence, hybrides, des modèles tout-électrique de moindre gabarit et cette nouvelle activité distincte de batteries, a détaillé Andrew Frick.- L’électrique rentable en 2029 -Ford va notamment arrêter la production du F-150 Lightning tout-électrique, déclinaison de son pick-up vedette, et prévoit d’en lancer prochainement une version avec prolongateur d’autonomie (EREV), technologie utilisant un moteur à essence de complément.Aux Etats-Unis, le constructeur renonce, par ailleurs, à un projet de monospace tout-électrique pour le remplacer par des modèles hybride et essence. Dans le détail, Ford va passer pour 8,5 milliards de dépréciations sur certains de ses actifs, 6 milliards de frais liés à la dissolution de sa société commune spécialisée dans les batteries avec le sud-coréen SK, et absorber 5 milliards de coûts supplémentaires.Quelque 12,5 des 19,5 milliards seront intégrés aux comptes du quatrième trimestre 2025, ce qui devrait faire basculer la firme dans le rouge, le solde étant étalé dans les comptes de 2026 et 2027.Le groupe compte sur ce coup de volant pour parvenir à la rentabilité de son activité électrique (hybrides compris) en 2029.Ford a mentionné des “changements réglementaires” à l’appui de ce virage, sans plus de précision.Début décembre, Donald Trump a choisi d’alléger la réglementation sur la consommation en carburant et les émissions de véhicules aux Etats-Unis, affirmant que cela ferait baisser le prix de vente moyen d’un véhicule, une assertion contestée par des spécialistes.Le gouvernement de l’ex-président Joe Biden avait durci les standards pour favoriser la transition du parc automobile vers le tout-électrique.En 2021, Ford s’était fixé l’objectif de parevenir à une production à 40% tout-électrique en 2030. Il vise désormais 50% en incluant l’hybride et l’EREV. Si la réorganisation dévoilée lundi aura des effets sur plusieurs sites de Ford, le constructeur s’attend à ce qu’elle soit, “au total, positive pour l’emploi”, selon Andrew Frick.Le sud-coréen SK a annoncé jeudi la dissolution de sa société commune BlueOval SK avec Ford, le protocole de rupture prévoyant que l’entreprise américaine devienne propriétaire à 100% de l’usine de batteries de Glendale (Kentucky).Lors du point de presse, le responsable de la communication de Ford a précisé que, dans un premier temps, les 1.600 employés de ce site seraient licenciés mais qu’une fois l’usine adaptée à la production de batteries de stockage, le groupe embaucherait 2.100 personnes.Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, le titre Ford gagnait un peu plus de 1%.

La “belle émotion” de Charlie Dalin, marin de l’année

Le navigateur Charlie Dalin, l’un des visages les plus connus de la course au large française, a été élu lundi à Paris “Marin de l’année 2025″ après sa victoire étincelante l’hiver dernier sur le Vendée Globe.”C’est une belle émotion, c’est quelque chose dont je rêvais depuis des années”, a avoué après la cérémonie le Normand, qui a battu en janvier le record de la course de plus de 9 jours, révélant quelques mois plus tard qu’il était atteint d’un cancer.Il a été “élu à l’unanimité des votes”, a précisé au moment de la remise du prix le président du jury, Tony Estanguet, une première dans l’histoire de cette distinction annuelle organisée par la Fédération française de voile.Quelques dizaines de minutes avant de recevoir son trophée, le marin de 41 ans était déjà monté une première fois sur la scène du Casino de Paris, sous les acclamations nourries d’un public bouleversé de revoir les images de sa victoire aux Sables-d’Olonne.”Je n’étais pas loin de verser une larme aussi, heureusement qu’il faisait noir dans la salle. C’est un très bon souvenir cette victoire, la récompense de six ans de travail”, a-t-il souligné.Deuxième du Vendée Globe 2020/2021, Dalin a réussi à prendre sa revanche sur la course autour du monde en triomphant lors de sa 2e tentative. En tête sur la grande majorité du parcours, il a bouclé son tour du monde en un peu plus de 64 jours.- Vers le Rhum ? -Le marin, père d’un petit garçon de 10 ans, a dévoilé en octobre avoir navigué autour de la planète avec une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST), diagnostiquée à l’automne 2023, le forçant aujourd’hui à mettre sa carrière de marin entre parenthèses.”Ça me manque les courses, les départs, cette euphorie, cette ébullition au départ comme aux arrivées. J’ai l’impression de revivre un petit peu ça ce soir. Ça fait du bien”, a-t-il affirmé.Toujours malade, il travaille actuellement à Lorient comme conseiller architecte naval, au sein de l’écurie Macif, et participe à la conception du prochain Imoca de l’équipe, qui sera barré par le Britannique Sam Goodchild.”Je travaille, je vais à la musculation plusieurs fois par semaine pour revenir rapidement, pour guérir. Je fais tout pour pouvoir revenir naviguer, sur nos beaux plans d’eau, sur nos beaux bateaux”, a-t-il déclaré.Charlie Dalin se laisse encore la possibilité de participer à la Route du Rhum en 2026, “si (s)on état lui permet”. “J’ai demandé à la Macif de donner ma réponse fin janvier, en ce moment ça va un petit peu mieux, mais il y a encore du boulot”, a-t-il dit.”J’aimerais bien être au départ, mais je ne peux pas faire de pronostic à ce stade”, a ajouté le marin, qui avait déjà reçu le titre de Marin international de l’année décerné le mois dernier par la Fédération internationale de voile, une première pour un navigateur français.Le prix du Marin de l’année est une distinction différente, décernée depuis 2001 par un jury composé d’institutionnels, de sportifs et de médias, et remise par la Fédération française de voile.

Trump ‘considering’ push to reclassify marijuana as less dangerous

US President Donald Trump on Monday said his administration could push to loosen federal restrictions on marijuana, reclassifying it as a less dangerous drug.”We are considering that,” Trump told reporters after he was queried whether an executive order on the issue was being discussed.”A lot of people want to see it, the reclassification, because it leads to tremendous amounts of research that can’t be done unless you reclassify, so we are looking at that very strongly.”At the federal level, marijuana is currently classified as a Schedule I substance, in the same league as drugs like heroin and LSD. The government considers these drugs to have high abuse potential without accepted use for medical treatment.But dozens of US states already have legal medical marijuana programs, and many also have approved its recreational use.According to a recent Washington Post report, Trump is aiming to push for a reclassification to Schedule III — substances that are considered to have medical value and less potential for abuse.That class includes ketamine and anabolic steroids.Rescheduling is not legalization or decriminalization — but easing federal restrictions could have ripple effects, including lowering barriers to pursue research, as authorizing clinical studies on Schedule I substances can require many layers of approval.It could also have major tax implications for companies that legally grow and sell cannabis.The US president cannot unilaterally reclassify a drug. The Post reported that Trump is expected to sign an executive order directing federal agencies to pursue reclassification.Joe Biden’s administration had previously pursued reclassification, but efforts stalled and were not completed before Trump took office in early 2025.The US has a patchwork of state-level regulations regarding the commercial distribution, recreational possession and personal cultivation of cannabis. In small amounts it is already legal for recreational use in 24 US states as well as Washington DC.