Médicaments innovants: le professeur Alain Fischer dénonce une dérive des prix

Les “prix exorbitants” des médicaments innovants “favorisent une médecine de riches”, dénonce l’immunologue Alain Fischer, l’un des pionniers de la thérapie génique en France, plaidant pour “une réflexion politique et éthique” sur les bénéfices du secteur pharmaceutique, qui atteignent “75% du prix du médicament, voire davantage”.”Il n’y a pas une thérapie génique dont le prix soit raisonnable et cette situation ne fait qu’empirer”, affirme le chercheur, ancien président de l’Académie des sciences, dans le Quotidien du médecin de vendredi.”C’est aussi vrai pour toutes les nouvelles thérapeutiques, depuis les biothérapies, comme les anticorps monoclonaux utilisés dans le cancer ou les maladies auto-immunes, jusqu’aux médicaments chimiques innovants, comme la trithérapie Kaftrio dans la mucoviscidose (…) ou les analogues du GLP-1 dans l’obésité”, détaille l’ancien “Monsieur vaccin” du gouvernement pendant la pandémie de Covid.”Par conséquent, certains médicaments ne sont même pas disponibles car les autorités réglementaires estiment que leur coût par rapport au bénéfice est excessif”, explique le Pr Fischer, comme en France le Casgevy (Vertex Pharmaceuticals), une thérapie génique autorisée en Europe pour traiter la bêta-thalassémie (une anémie sévère) et la drépanocytose sévère.Ainsi “l’augmentation régulière du prix des médicaments innovants favorise une médecine de riches, comme c’est déjà le cas aux États-Unis”, dit-il, où le Lenmeldy, un traitement contre une maladie génétique héréditaire, la LDM, est vendu “plus de 4,2 millions de dollars l’injection”.Or “le pire serait d’arriver à un tri en fonction des ressources du patient” en France, où “le système de solidarité est fragile”. Si l’industrie pharmaceutique fait valoir la capacité des médicaments innovants “à transformer la vie de patients” jusque là sans traitement, pour justifier leurs prix, ceux-ci sont en réalité fondés sur “ce que le marché accepte”, poursuit le Pr Fischer, et “selon des estimations, la part bénéficiaire pourrait représenter 75% du prix du médicament, voire davantage”.Ainsi “certaines thérapies sont vendues au moins trois fois le prix de production”, affirme-t-il, évoquant la production de cellules CAR-T en Espagne.Or la vingtaine de thérapies géniques sur le marché “ont été développées initialement par la recherche publique”: la société se retrouve ainsi “à payer deux fois, en finançant la recherche publique en amont et en payant très cher les médicaments une fois commercialisés”.”Le bénéfice des nouvelles thérapies ne peut-il être partagé avec la société sous la forme de prix plus raisonnables ?”, s’interroge-t-il, appelant l’État à mieux soutenir la recherche.

NATO chief’s tactic on Trump’s Greenland threats? Change topic

US President Donald Trump’s demands to take over NATO ally Denmark’s territory Greenland have thrust alliance chief Mark Rutte into an uncomfortable position.His strategy for now: say as little as possible and try to change the subject. Facing warnings the crisis could tear the 76-year-old military alliance apart, the former Dutch premier has sought to keep himself and NATO out of the fray. Instead, he’s tried to deflect Trump’s desires by stubbornly focusing on joint efforts to boost Arctic security, dodged tricky questions and even kept on praising the US leader. That approach hasn’t always gone down too well.At a meeting with members of the European Parliament this week Rutte was repeatedly put on the spot.”Allow me to address you as the guy who’s looking after all of us,” said agitated Danish lawmaker Stine Bosse.”Please give us an indication of what this alliance can do if two countries within the alliance cannot agree?”Rutte, however, remained unfazed. “My role as secretary general, I’m very clear — I never ever comment when there are discussions within the alliance,” he stonewalled. “You work behind the scenes.”The alliance chief insisted his energy was squarely on making sure NATO was doing enough to protect the Arctic — a key justification in Trump’s rationale for wanting Greenland.”I believe there is a bigger issue at stake here, and that is the defence of the high north, the defence of the Arctic area,” Rutte said. He then went even further and repeated his argument that Trump has in fact made NATO’s alliance stronger by forcing others to spend more on defence. “I know you will all hate me now saying this, but this is what I believe,” he said.- ‘Keep the Americans onboard’ -That sangfroid is a large part of the reason why Rutte is in the job.Billed as a “Trump-whisperer”, he is one of a handful of European leaders who have been able to win the ear of the unpredictable US president.The wily political operator converted the goodwill into a major success at NATO’s summit this summer by securing a landmark spending deal that kept Trump happy.Among diplomats at the alliance’s headquarters, there is a general understanding of Rutte’s low-key approach.”It’s difficult for Rutte to take the lead here as he has to keep the alliance together and keep the Americans onboard,” said Jamie Shea, a former senior NATO official now with Chatham House think tank. “He can’t take the European side against Washington.” While some European leaders like Denmark’s Mette Frederiksen and France’s Emmanuel Macron have been more outspoken — the concrete steps taken so far have focused on reinforcing NATO’s position in Greenland and the Arctic.  Copenhagen has sent more troops to the island and other European powers have dispatched personnel as a possible prelude to a bigger NATO deployment.  Shea said Rutte needs to hammer out the details for a potential NATO mission in the Arctic and get Trump to agree to it as a possible part of the solution. “He needs to work behind the scenes quickly but quietly to sell the idea to the US,” Shea said. – ‘Silver bullet’ -The furore over Greenland comes at a delicate time as Europe grapples with Trump’s push to end Russia’s war in Ukraine. After months of nudging, Washington finally seems to have drawn closer to Kyiv’s position — but any progress is fragile.Meanwhile NATO itself is eyeing a potentially combustible summit with Trump in Turkey this summer where allies will have to show him they’re making good on the vow to spend more.”Rutte knows that if he fails now he could get burnt and lose his capital with Trump,” a senior NATO diplomat told AFP.”He wanted to save his silver bullet for Ukraine, but maybe now will have to try to manufacture another one for Greenland.”But if Trump does eventually press ahead with his threats against Greenland, possibly even resorting to force, the NATO chief may not have an option but to intervene more forcefully.”Rutte still has a responsibility, which is to decide when he thinks it is most appropriate to chip in,” said Camille Grand, another former senior NATO official.”At the moment, he says he is not getting involved in disputes between member states. That may work for now, but at some point he risks being caught up in it”.The man himself appears to be unperturbed. “I’m thoroughly enjoying the role and the job,” he said, when an EU lawmaker asked if he feared being the last NATO secretary general.”I was not planning to quit already, but I’m sure there will be a successor someday”.

Cambodge: sauve-qui-peut dans la “ville des arnaques” après la chute d’une figure du milieu

Leurs valises bouclées à la hâte, des centaines de personnes fuient un centre de cyberarnaque de Sihanoukville, sur la côte cambodgienne, après l’arrestation et l’extradition d’une figure présumée de cette industrie clandestine.Ecrans d’ordinateur, meubles et animaux de compagnie sont chargés à bord de tuk-tuks, grosses voitures ou cars touristiques devant le casino Amber, qui abritait l’un des centres les plus notoires du pays.”C’est le bazar au Cambodge. Ce n’est plus sûr de travailler où que ce soit”, lâche à l’AFP un Chinois sur le départ.Des scènes similaires ont eu lieu cette semaine dans plusieurs centres d’escroquerie présumés à travers le Cambodge, dont le gouvernement affirme sévir contre un secteur pesant plusieurs milliards de dollars.Une opération “théâtrale”, dénonce un expert, alors que de nombreux employés ont quitté ces bâtiments hautement sécurisés plusieurs jours avant l’arrivée des autorités.Les petites mains œuvrant dans les centres sont parfois des arnaqueurs consentants, mais aussi des étrangers victimes de traite, piégés et contraints de travailler sous la menace de violences.Disséminées dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, elles piègent des internautes du monde entier à travers de fausses relations amoureuses ou des investissements dans les cryptomonnaies.- Station balnéaire -L’arrestation très médiatisée la semaine dernière au Cambodge du magnat Chen Zhi, extradé dans la foulée vers la Chine, a provoqué une onde de choc dans le milieu.”Notre entreprise chinoise nous a simplement demandé de partir immédiatement. Mais ça va aller, il y a plein d’autres offres d’emplois”, témoigne un Bangladais, sous couvert d’anonymat, devant le casino Amber de Sihanoukville.Parsemée de casinos et de gratte-ciel inachevés, la clinquante station balnéaire est devenue un foyer de cyberescroqueries.Avant d’être inculpé l’an dernier par les autorités américaines, qui affirment que son conglomérat, le groupe Prince, sert de paravent à une organisation criminelle transnationale, Chen Zhi y dirigeait plusieurs établissements de jeux.Dans un rapport publié en 2025, Amnesty International a identifié 22 centres d’arnaque à Sihanoukville, sur un total de 53 dans le pays.Mais face aux pressions internationales, le gouvernement cambodgien assure que l’ère du laxisme est terminée. Une commission anti-escroqueries dit avoir mené des raids dans plus d’une centaine de sites et arrêté environ 5.000 personnes au cours des six derniers mois.- “Survivre” -Depuis l’extradition de Chen Zhi, le gouvernement cambodgien a resserré l’étau autour de son groupe, ordonnant la liquidation de la banque Prince et gelant les ventes de logements dans plusieurs de ses propriétés de luxe.Mais alors que le Cambodge affirme “sévir”, des soupçons pèsent sur le calendrier suivi.Selon un conducteur de tuk-tuk à Sihanoukville, des centaines de Chinois ont quitté un centre cette semaine avant l’arrivée de la police. “On dirait qu’ils ont été prévenus”, avance-t-il.Mark Taylor, ancien responsable d’une ONG luttant contre le trafic d’êtres humains, y voit le fruit d’une “collusion” derrière une stratégie “double” du gouvernement: donner des gages à la communauté internationale tout en permettant à l’industrie de survivre.Amnesty a accusé les autorités cambodgiennes d’ignorer délibérément les abus commis par les gangs, qui attirent parfois des travailleurs avec des offres d’emplois bien rémunérés avant de les retenir contre leur volonté.Des journalistes de l’AFP ont vu plusieurs cars remplis de sinophones quitter Sihanoukville par l’autoroute principale vers la capitale Phnom Penh.Plusieurs personnes ont déclaré ne pas savoir où elles allaient, ni quels étaient leurs projets, mais semblaient anxieuses à l’idée d’être confrontées aux forces de l’ordre.”Il s’agit désormais de survivre”, lance le travailleur bangladais avant de se fondre dans la foule avec son sac de marque de contrefaçon.

Tour d’Europe des stades: derby de Manchester, le Real sous pression

Le derby de Manchester en Angleterre et les débuts d’Alvaro Arbeloa en Liga avec un Real Madrid déjà sous pression rythmeront le week-end de football européen, où le Bayern Munich et l’Inter Milan veulent poursuivre leur cavalier seul.. Angleterre: chaud derby à ManchesterOld Trafford fera-t-il honneur à son surnom, le “théâtre des rêves”? Manchester United espère frapper un grand coup dans son stade historique, samedi (13h30) contre Manchester City, pour la première de son nouvel entraîneur Michael Carrick, nommé mardi.Cela ressemble toutefois à une montagne à gravir pour des “Red Devils” si fragiles cette saison, septièmes de Premier League à onze longueurs du voisin ennemi, avant le derby.A l’inverse, Man City (2e, 43 pts) a retrouvé de sa superbe ces dernières semaines, notamment sous la baguette du “magicien” Rayan Cherki, comme l’a décrit l’ancien international Jamie Redknapp.L’équipe de Pep Guardiola sera en outre motivée par la perspective de revenir, en cas de victoire, à trois points seulement d’Arsenal (49 pts), le leader qui se déplace en fin de journée à Nottingham Forest (18h30).Il y aura deux autres derbies à suivre, à Londres cette fois, également samedi (16h00): Chelsea (8e, 31 pts) contre Brentford (5e, 33 pts), soit deux concurrents pour les places européennes, et Tottenham (14e, 27 pts) contre West Ham (18e, 14 pts), soit deux clubs en fâcheuse posture.Au même moment, Liverpool (4e, 35 pts) tentera contre l’avant-dernier Burnley de prendre de l’élan, quatre jours avant un déplacement à Marseille en Ligue des champions.. Espagne: Arbeloa déjà sous pressionPour sa première à la tête du Real Madrid après l’éviction de Xabi Alonso, Alvaro Arbeloa a vécu un match cauchemar mercredi avec une élimination en 8e de finale de Coupe du roi par un mal classé de D2, Albacete (3-2).Relégués à quatre longueurs du leader barcelonais en championnat, les Madrilènes sont dans l’obligation de victoire face à Levante, avant-dernier de la Liga. Ils devront sans doute se passer de leur attaquant star Kylian Mbappé, victime d’une blessure au genou gauche il y a deux semaines et qui devrait être préservé en vue de la rencontre de Ligue des champions mardi prochain face à l’AS Monaco, son club formateur.Les hommes de Hansi Flick se déplacent eux chez la Real Sociedad dimanche (21h00). Onzièmes de Liga, les Basques n’ont remporté que trois rencontres à domicile en championnat cette saison.Derrière le duo de tête, Villarreal (3e, 41 points) est toujours à la lutte avec l’Atlético de Madrid (4e, 38 points): les premiers ont un choc avec le Bétis Séville, tandis que les Colchoneros reçoivent Alavés (16e).. Italie: les premiers contre les derniersA l’image du leader l’Inter, en déplacement à Udine (10e), les équipes de tête de la Serie A affrontent des adversaires de la seconde moitié du classement pour la 21e journée.L’AC Milan (2e) reçoit Lecce (17e) et le Napoli (3e) Sassuolo (11e). Les Parthénopéens, champions en titre, sont restés dans la course grâce au nul arraché chez les Nerazzurri (2-2) lors de la précédente journée.Dans le peloton de poursuivants de l’Inter, qui recevra le leader de la phase de poule de Ligue des champions Arsenal mardi, la Juventus est en Sardaigne à Cagliari (16e) et l’AS Rome (5e) se rend au Torino. Attention, la Louve vient de se faire encorner par le Toro (3-2) en 8e de finale de Coppa Italia.. Allemagne: premier test pour le BayernAuteur de la meilleure phase aller de l’histoire de la Bundesliga (47 points sur 51 possible, comme en 2013/14 mais avec une différence de buts nettement meilleure), le Bayern passe samedi (18h30) un premier test en 2026 à Leipzig.Pour l’ouverture de la saison de Bundesliga à la fin août 2025, le Bayern avait corrigé Leipzig 6 à 0 dans son Allianz Arena, prémices d’une première moitié de saison en championnat récitée quasiment à la perfection avec 15 victoires et seulement deux matches nuls.Pour lancer la phase retour, les hommes de Vincent Kompany se rendant à Leipzig, qui figure avec 32 points dans le groupe de cinq équipes à la lutte pour la deuxième place et déjà repoussées à plus de 10 unités des Munichois (15 points de retard pour Leipzig, avec toutefois un match en retard).Hoffenheim (5e, 30 points) et Leverkusen (6e, 29), qui ont également un match en retard, s’affrontent pour un autre choc en haut de tableau.Deuxième, le Borussia Dortmund (36 pts) peut profiter de ces rencontres directes entre membres du top 6 soit afin de revenir un peu sur le Bayern, soit de faire un trou sur les autres concurrents pour les places de la prochaine Ligue des champions (jusqu’à la 4e place) en cas de victoire contre St. Pauli.jta-eba-obo-tba/bm

US congress members in Denmark in support of Greenland

A US bipartisan congressional delegation kicked off a visit to Copenhagen on Friday to express support for Denmark and Greenland after President Donald Trump’s threats to take over the Arctic island.The 11 congressmen and women were to hold talks with Danish Prime Minister Mette Frederiksen and her Greenlandic counterpart Jens-Frederik Nielsen, among others.Their visit came two days after a meeting in Washington where Copenhagen said Denmark and the United States were in  “fundamental disagreement” over the future of Greenland, which is an autonomous territory of Denmark. An AFP reporter in Copenhagen saw a large black van leave Frederiksen’s office shortly before noon (1100 GMT) on Friday, but her office would not confirm whether the meeting had taken place.The US delegation was also due to meet with Danish members of parliament.The group arrived at the offices of the Danish employers’ association Dansk Industri around midday for a meeting with business leaders.”We are showing bipartisan solidarity with the people of this country and with Greenland. They’ve been our friends and allies for decades,”  Democratic Senator Dick Durbin told reporters.”We want them to know we appreciate that very much. And the statements being made by the president do not reflect what the American people feel,” he added.Trump has insisted the US needs strategically-located Greenland and has criticised Denmark for not doing enough to ensure its security.The US president has pursued that argument, despite Greenland — as part of Denmark — being covered by NATO’s security umbrella.In addition to Durbin, the US delegation is made up of Democratic senators Chris Coons, Peter Welch and Jeanne Shaheen, as well as Republicans Thom Tillis and Lisa Murkowski.Democrats from the House of Representatives in the delegation are Steny Hoyer, Gregory Meeks, Madeleine Dean, Sara Jacobs and Sarah McBride.  The group will be in Copenhagen on Friday and Saturday, before heading to the World Economic Forum in Davos. 

Enquête administrative ouverte après le suicide d’une lycéenne en Seine-et Marne

Une enquête administrative a été ouverte après le suicide d’une lycéenne de 17 ans en Seine-et-Marne, cible selon sa famille de harcèlement scolaire depuis décembre, pour “clarifier les faits” et “prendre les mesures nécessaires”, a déclaré vendredi le ministre de l’Education nationale.”J’ai demandé, hier (jeudi), à l’inspection générale, de procéder à une enquête administrative, indépendamment de l’enquête pénale, pour clarifier les faits, quels qu’ils soient”, a déclaré Edouard Geffray lors d’un déplacement à Givors (Rhône), évoquant un “drame humain atroce”. “On est sur une situation manifestement complexe, sur un acte désespéré (…) Le procureur fait une enquête pénale, et c’est dans ce cadre-là évidemment que la vérité sera établie. Nous, on va faire une enquête administrative pour savoir ce qui, administrativement, s’est passé”, a précisé le ministre à la presse.”Tirer des conséquences hâtives, sans savoir ce qui s’est exactement passé, ce serait irresponsable (…) Les inspecteurs généraux seront sur site, probablement dès lundi, peut-être même qu’ils y sont d’ailleurs dès cet après-midi. Et quand on saura, on prendra les mesures nécessaires”, a-t-il ajouté.L’enquête a été confiée “à l’inspection générale de l’éducation nationale, du sport et de la recherche”, a précisé le ministère.Le parquet de Meaux a annoncé l’ouverture de deux enquêtes – l’une pour déterminer les causes de la mort et l’autre sur la question du harcèlement scolaire – après le suicide de Camélia, élève de 17 ans du lycée Balzac de Mitry-Mory. L’adolescente, qui a été mortellement percutée par un train RER mardi et qui était selon sa famille victime de harcèlement scolaire depuis décembre, s’est “volontairement donné la mort”, a indiqué le procureur de la République de Meaux.L’académie de Créteil avait déclaré jeudi qu’elle n’allait pas ouvrir d’enquête administrative “à ce stade” car il n’y avait, selon elle, pas d’éléments suggérant qu’il y ait eu un dysfonctionnement dans le système d’alerte harcèlement.