Ligue 1: un PSG quasi au complet domine le Paris FC dans le derby

Le Paris SG a été sérieux pour dominer le Paris FC (2-1) dans le derby retrouvé, dimanche en clôture de la 17e journée de Ligue 1, s’appuyant sur un “onze” type pour lancer son année avec l’esprit de conquête et recoller au train de Lens.Après ce premier derby de la capitale en Ligue 1 depuis 1990, le PSG est deuxième (39 points) à une unité du surprenant leader artésien. Les deux équipes ont fait le trou avec l’OM, sept points derrière.”La santé”, c’était le voeu formulé pour 2026 par l’entraîneur Luis Enrique samedi, lassé des blessures à répétition qui ont miné son effectif en première partie de saison, assurée néanmoins sur le plan comptable.Le mois de janvier avait été clé en 2025 pour monter en puissance avant la moisson de titres, dont la Ligue des champions. Les Parisiens ont l’ambition de perpétuer leur empire et il devenait urgent de passer à la vitesse supérieure. A certains égards, même s’ils n’ont gagné que sur la plus petite des marges, ils ont commencé à le faire dimanche au Parc des Princes. Ils comptaient la majorité de leurs cadres, tels que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Vitinha ou encore Désiré Doué.Globalement, le champion de France en titre a confisqué le ballon à son voisin, qui avait fait le déplacement le plus court au monde pour un derby (44 mètres de Jean-Bouin au Parc). Et l’identité des buteurs va faire du bien à la physionomie générale de l’équipe, qui avait beaucoup compté sur ses milieux et latéraux depuis le début de saison.- Le PFC aspiré par le bas -D’abord Désiré Doué, frustré par deux blessures coup sur coup à l’automne. Il a montré de belles dispositions dimanche, pensant obtenir deux fois un penalty, avant d’expédier une frappe en lucarne, sur un service de Fabian Ruiz (45).Puis Ousmane Dembélé, au retour sans cesse différé en première partie de saison, lui aussi à cause de deux blessures mais aussi de maladies. Le natif de Vernon (Eure) a davantage tenté des dribbles et des courses tranchantes que jusque-là cette saison, où il se contentait de distribuer le jeu depuis un poste retranché au milieu de terrain.Et il a été récompensé en voyant sa frappe déviée tromper l’ancien Parisien Kevin Trapp (53). Son quatrième but de la saison toutes compétitions confondues.Le PSG venait à peine de prendre un but sur penalty de Willem Gebbels (51), que Lucas Chevalier à la relance aurait rêvé d’arrêter. La faute concédée par Illia Zabarnyi, dépassé par Alimany Gory, a rappelé que l’Ukrainien a encore beaucoup à prouver. Il a d’ailleurs été remplacé par Marquinhos au coeur du second acte.Pas de quoi empêcher les Ultras parisiens — qui ont aussi longuement insulté les Marseillais avant le Trophée des champions jeudi —  d’entonner “Paris c’est nous” en fin de match, pour marquer leur territoire contre l’ambitieux voisin, racheté par la richissime famille Arnault. Sans inspiration ni moyens de vraiment rivaliser dimanche, le PFC, à la quinzième place (16 points), a beaucoup plus le regard aspiré vers le vide de la zone de relégation que vers le sommet.

Incendie d’un bar en Suisse: les 40 morts, dont 20 mineurs, identifiés

Les quarante personnes, dont vingt mineurs, décédées dans l’incendie d’un bar en Suisse la nuit du nouvel an ont été identifiées, a annoncé la police dimanche après une journée d’hommages dans la station endeuillée de Crans-Montana. Le feu qui a ravagé Le Constellation a été provoqué selon l’enquête par des bougies dites “fontaines” dans le sous-sol de l’établissement. Il a fait 40 morts et 119 blessés, principalement des adolescents et de jeunes adultes.Dimanche soir, les autorités sont parvenues à donner un nom à chaque défunt. Il s’agit de 21 Suisses, d’une Franco-Suisse et de 18 étrangers de 14 à 39 ans, mineurs pour la moitié d’entre eux, a annoncé la police cantonale du Valais. Parmi les étrangers figurent huit Français (dont une tri-nationale franco-israélo-britannique), six Italiens (dont un italo-émirati), une Belge, une Portugaise, un Roumain et un Turc.Reste à ce jour à identifier six des 119 blessés, dont les autorités cantonales ne sont pas encore parvenu à établir l’identité.Dans le froid ensoleillé de Crans-Montana dimanche, des centaines de personnes ont assisté à une messe à l’extérieur de la chapelle Saint-Christophe de Crans bondée. La foule s’est ensuite dirigée en silence vers la chapelle ardente à proximité du lieu du drame, où des milliers de fleurs et des centaines de bougies ont été déposées.Des femmes, bouquets de fleurs à la main, essuyaient leurs larmes. Une vague d’applaudissements a jailli de l’arrière du cortège et la foule s’est écartée au passage des secouristes, souvent bouleversés.L’assemblée a entonné le morceau “Hallelujah” de Leonard Cohen.”En écoutant les chants, on est submergé par l’émotion, impossible de rester insensible”, a confié à l’AFP Beverley, une Britannique de 58 ans venue de Lutry, près de Lausanne.  – Les “fontaines” en cause -Selon les autorités fédérales suisses, trente-cinq patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie. Dimanche, les autorités italiennes ont annoncé que les corps de cinq des six Italiens décédés seraient rapatriés lundi. En Suisse, les autorités ont ouvert une enquête pénale contre le couple de Français propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti, pour “homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.”Il n’a pas été ordonné de mesures de contrainte”, comme la détention provisoire ou l’assignation à résidence, car “il n’y a aucun soupçon” qu’ils veuillent prendre “la fuite”, ont indiqué la police et le ministère public du canton du Valais dans un communiqué dimanche soir.Ils indiquent que l’enquête se poursuit “afin de déterminer d’éventuelles autres responsabilités pénales et les circonstances exactes de cet incendie”. “En l’état des investigations, le départ du feu est lié à l’usage de +fontaines+. Il s’agit de corps non métallique contenant une composition pyrotechnique produisant des étincelles et des flammes”, soulignent-ils également. Ces éléments, fixés sur des bouteilles de champagne, ont enflammé le plafond du sous-sol du bar, selon des témoignages et vidéos. “Les premiers témoignages recueillis font mention d’un feu qui s’est propagé rapidement, générant beaucoup de fumée et une grande vague de chaleur”, indique le communiqué.La suite de l’enquête portera, notamment, “sur la conformité des travaux réalisés par les gérants, les matériaux utilisés, les voies de secours, les moyens d’extinction ainsi que sur le respect des normes en matière d’incendie”, ont résumé les autorités valaisannes dimanche. Elle examinera en particulier la pose au plafond d’une mousse, un matériau insonorisant. La commune, elle, a annoncé s’être portée partie civile pour “apporter activement sa contribution à l’établissement complet des faits”.- Nouveaux hommages vendredi -Les vidéos tournées le soir du drame montrent des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes, et beaucoup de témoins ont décrit des scènes épouvantables.”Nous sommes ici pour dire que face à l’indicible, face à la brutalité de la mort et à la souffrance nous ne voulons pas détourner le regard. Nous sommes ici pour dire notre compassion, notre proximité”, a soutenu dimanche le pasteur Gilles Cavin, représentant l’Eglise évangélique réformée de Suisse, pendant la messe en hommage aux victimes.De nouveaux hommages doivent être rendus vendredi prochain, le 9 janvier, décrété jour de deuil national en Suisse. 

CAN-2025: avec Hakimi, le Maroc évite le piège tanzanien

Le Maroc, avec Achraf Hakimi titulaire, a fait preuve de patience pour éliminer la Tanzanie (1-0) en huitièmes, et se qualifier pour les quarts de finale de “sa” Coupe d’Afrique des nations, dimanche à Rabat.Les Lions de l’Atlas ont forcé le verrou tanzanien en seconde période grâce à Brahim Diaz (64e), le meilleur buteur de la compétition avec 4 réalisations.”La lecture est simple, on a commencé notre match en deuxième mi-temps, et il n’y avait pas photo, on mérite de passer”, a affirmé, après la rencontre, le sélectionneur marocain Walid Regragui, soumis à une pression populaire énorme durant le tournoi.”Ça a été un match difficile, on n’a pas été à notre niveau aujourd’hui” avait-il concédé quelques instants plus tôt, au micro de BeIn Sports au coup de sifflet final.Le Maroc défiera vendredi le Cameroun, vainqueur de l’Afrique du Sud (2-1), pour se rapprocher de son rêve de remporter un deuxième titre continental après celui de 1976.Fer de lance du projet marocain, la star du PSG Hakimi a confirmé sa montée en puissance physique, étant titulaire pour la première fois de la compétition, après avoir été ménagé en raison d’une cheville convalescente.Il a même failli marquer sur un coup franc qui a heurté la barre transversale (60e).- forfait d’Ounahi -Mais le sélectionneur Regragui va devoir se passer du milieu Azzedine Ounahi, qui est arrivé au stade en béquilles, le pied gauche dans une attelle, à qui Brahim Diaz a dédié son but.”Il a une déchirure au mollet, il ne pourra pas jouer pendant la CAN, il est indisponible entre 5 à 6 semaines, il s’est blessé hier à l’entraînement, c’est une ancienne blessure qu’il avait à Gérone, la cicatrice s’est rouverte”, a confirmé Regragui après le match.Le forfait de l’ancien Marseillais, crucial dans l’entre-jeu, constitue un coup dur pour une sélection sous pression qui, par le passé, a plus craqué que brillé dans les moments les plus chauds. “On perd notre leader technique”, a encore pensé le sélectionneur marocain.Depuis 2017, avant d’affronter la Tanzanie, le Maroc n’avait remporté qu’un de ses cinq matches à élimination directe disputés à la CAN. Lors de la CAN-2023, les Lions de l’Atlas s’étaient arrêtés dès les huitièmes de finale.La crainte de revivre un crash du même type est réapparue dès les premières minutes, quand Saimon Msuva s’est retrouvé tout seul face à la cage vide. Mais la tête du Tanzanien a raté le cadre (3e).Alphonce Mabula Msanga (56e) a fait passer une nouvelle grosse frayeur, en manquant de peu d’ouvrir le score en seconde période. Moins de dix minutes plus tard, Diaz a marqué, profitant de la main pas assez ferme du gardien tanzanien sur son tir à bout portant.L’attaquant du Real Madrid a récompensé la persévérance des Marocains qui, en dépit des deux occasions tanzaniennes, ont monopolisé le ballon, essayant de se créer des opportunités.Le rythme est redescendu après ce but, et le Maroc a failli se laisser surprendre. Le banc tanzanien a réclamé un penalty dans le temps additionnel, pour un contact litigieux impliquant le défenseur marocain Adam Masina, pour lequel l’arbitre n’a finalement pas consulté la vidéo.

CAN-2025: Rabat célèbre la qualification difficile du Maroc pour les quarts

“Un gros bisou à Brahim Díaz”: plusieurs centaines de personnes ont célébré dimanche soir à Rabat la victoire à l’arraché du Maroc face à la Tanzanie (1-0) qui a envoyé les Lions de l’Atlas en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).”C’était magnifique, bravo à notre sélection marocaine, nous sommes fiers d’elle et le peuple veut la Coupe d’Afrique”, s’enthousiasme auprès de l’AFP la jeune Alae El Kettani à la sortie du stade Moulay Abdellah.Un peu plus loin, dans l’effervescence de la foule, Said Al Waghi, venu spécialement de Montpellier (sud de la France), glisse en souriant: “Un gros bisou à Brahim Díaz et à toute l’équipe marocaine!”Les Lions de l’Atlas ont fini par faire sauter le verrou tanzanien en seconde période grâce à Brahim Díaz (64e), désormais meilleur buteur de la compétition avec quatre réalisations.Immédiatement après le coup de sifflet final, un vacarme de klaxons et de vuvuzelas a envahi le centre de Rabat. Des grappes de voitures se sont immobilisées près de fans dansant aux cris de “Vive le Maroc”.Si l’ambiance était majoritairement festive, certains supporters ont critiqué la prestation marocaine.Said Nadir, un tatoueur de 33 ans, s’est dit “déçu du match” et de l’absence du milieu Azzedine Ounahi, qui souffre d’une déchirure à un mollet et ne pourra pas disputer le reste de la CAN.Sans être “convaincu” que le Maroc puisse aller jusqu’au bout, il rappelle que “la majorité des équipes qui ont gagné la CAN avant nous n’ont pas toujours fait forcément des sans-faute”.”On n’a pas besoin de gagner 2-0 ou 3-0, le plus important, c’est de gagner”, rétorque Omar Berni, 27 ans, un artiste marocain descendu dans la rue après avoir suivi le match à la télévision avec des amis.Hamza Ouakil, un professeur de surf marocain de 26 ans, se dit “confiant”, tout en reconnaissant que la sélection devra encore affronter plusieurs équipes “fortes”.”C’est difficile de jouer la Coupe d’Afrique parce que le rythme est élevé, la contre-attaque est forte, les joueurs sont rapides, et ça prévaut sur la tactique.”Vendredi, le Maroc affrontera l’Afrique du Sud ou le Cameroun, qui s’opposent dans la soirée à Rabat, avec l’espoir de se rapprocher d’un deuxième sacre continental, après celui remporté en 1976.

Après la capture de Maduro, Trump menace la nouvelle dirigeante vénézuélienne d’un sort similaire

Donald Trump a menacé dimanche la dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, d’un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro, le président déchu capturé et exfiltré la veille par les forces américaines pour être traduit en justice à New York, où il a passé la nuit en prison.”Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro”, a déclaré le président américain au journal The Atlantic au sujet de la vice-présidente vénézuélienne, à qui la Cour suprême de son pays a confié le pouvoir par intérim. “Le pays est totalement en faillite”, a-t-il jugé.Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d’enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de “narcoterrorisme”.Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais “diriger” le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une “seconde vague” d’attaques.Mais son chef de la diplomatie Marco Rubio s’est employé dimanche à tempérer ces propos, soulignant que Washington comptait sur Mme Rodriguez et d’autres dirigeants en place pour satisfaire aux exigeances américaines.”S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l’avenir, nous allons juger tout ce qu’ils font”, a-t-il averti.Au Venezuela, l’armée reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente par intérim, a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui a appelé ses compatriotes à reprendre une vie normale.- L’or noir vénézuélien -Le ministre vénézuélien a également exhorté la population “à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu’on veut nous imposer”, accusant les Etats-Unis d’avoir commis un “enlèvement lâche”.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, dont certains faisaient entrer les clients un par un pour éviter les pillages, selon des journalistes de l’AFP.Si les Etats-Unis ne veulent plus s’impliquer, d’après Marco Rubio, dans les affaires politiques de pays tiers, comme en Irak ou en Afghanistan, Donald Trump n’a pas fait mystère de son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Le Venezuela “n’a pas la capacité de relancer cette industrie”, a déclaré Marco Rubio sur CBS. “Nous sommes presque certains que les entreprises occidentales manifesteront un vif intérêt. Les entreprises non russes et non chinoises seront très intéressées”.Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés à bord d’un navire de guerre américain, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo du président déchu, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. L’héritier de Hugo Chavez, qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant plus de dix ans après des élections générales entachées d’irrégularités, comparaîtra lundi devant la justice américaine.- “Respect de la volonté du peuple” -De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de Caracas alors que les critiques ont fusé dans plusieurs capitales contre “une violation du droit international”.L’UE a exigé dimanche le “respect de la volonté du peuple vénézuélien”, “seul moyen (…) de rétablir la démocratie et résoudre la crise actuelle”.Mais Marco Rubio a jugé dimanche qu’il était trop tôt pour évoquer l’organisation d’élections au Venezuela.”C’est prématuré à ce stade”, a-t-il dit sur NBC. “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis”.Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l’interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays miné par la pauvreté, ont célébré dans plusieurs villes du monde la chute de l’ancien homme fort.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

“Sales connes”: “Je ne suis pas une femme mesurée”, se justifie Brigitte Macron

L’épouse du chef de l’État, Brigitte Macron, interrogée sur ses propos contre des militantes féministes en marge d’un spectacle début décembre de l’humoriste Ary Abittan, a déclaré dimanche “ne pas être une femme mesurée” et redit “être absolument désolée”.”Je ne suis pas une femme, mesurée. Je suis une femme qui s’enflamme aussi facilement”, a dit sur TF1 l’épouse du chef de l’Etat, à l’occasion du lancement de l’opération Pièces Jaunes en faveur des enfants à l’hôpital.Mme Macron avait qualifié de “sales connes” des militantes du collectif féministe #NousToutes qui avaient interrompu le 6 décembre un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu.Ses propos avaient suscité une vague d’indignation dans les rangs féministes, de la gauche et également dans le milieu de la culture, où de nombreuses actrices, à l’image de Judith Godrèche et de Marion Cotillard, ont apporté leur soutien aux victimes de violences sexuelles.”Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d’avoir choqué”, a ajouté dimanche Brigitte Macron, reconnaissant que les “termes étaient certainement pas adéquats”.Dans une interview au média Brut mi-décembre, Mme Macron s’était déjà dit “désolée” si elle avait “blessé des femmes victimes” tout en indiquant ne “pas regretter” ses paroles.”Il y a des moments où j’oublie, et je ne devrais pas, mais je ne suis pas épouse de président à longueur de temps. Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus et Brigitte n’est pas une femme mesurée”, a-t-elle encore justifié dimanche.

Colombian guerrillas vow to confront US ‘imperialism’

Colombian left-wing guerrillas operating on the border with Venezuela vowed Sunday to resist Washington’s “imperial plans” following the US ouster of Venezuelan leader Nicolas Maduro.The powerful National Liberation Army (ELN), which controls cocaine trafficking routes along Colombia’s border with Venezuela, called on “all patriots” to “confront the imperial plans against Venezuela and the peoples of the Global South.” Security experts say the ELN also has rear bases within Venezuela that were tolerated by Maduro.Dissident members of the defunct FARC rebel army, who vie with the ELN for control of drug-producing regions near Venezuela, also vowed resistance to Trump.Writing on X, they said they were prepared to spend their “last drop of blood fighting the US empire.”Saturday’s attack on Venezuela to snatch Maduro and whisk him to New York to face drugs and weapons charges has created fears in Colombia that it could be a future target for US strikes.Trump on Saturday warned that his Colombian counterpart Gustavo Petro — with whom he has sparred in recent months — should “watch his ass.””He’s making cocaine and they’re sending it into the United States, so he does have to watch his ass,” Trump told reporters.Petro described Washington’s attack on Venezuela as an “assault on the sovereignty” of Latin America.He sent troop reinforcements to the Venezuelan border.Colombia also activated an alert for possible attacks by armed groups operating on either side of the border.