Le gouvernement fait quelques concessions face à la colère persistante des agriculteurs

Le gouvernement français, impuissant en Europe face au vote de l’accord avec le Mercosur et menacé en interne par deux motions de censure, a annoncé vendredi soir une série de mesures “de justice agricole”, peinant néanmoins à apaiser la colère des agriculteurs qui ont manifesté en tracteur à Paris ces derniers jours.Doublement du fonds à 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, augmentation des tirs autorisés contre les loups menaçant les troupeaux, simplification du registre sur les pesticides…Un “paquet de 300 millions” qui contient aussi d’autres mesures égrainées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes) mais que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a conditionné à la non-censure du gouvernement et au vote du budget.Si la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la dermatose est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, elle l’a conditionné à un “avis scientifique” encore en construction.Ce qui a fortement déçu la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne qui demandent la fin de l’abattage total et une généralisation ou un assouplissement des vaccinations.La seule annonce jugée positive par la Confédération paysanne sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs” s’est désolée auprès de l’AFP Fanny Métrat, porte-parole du troisième syndicat agricole qui demande “la démission de la ministre Annie Genevard”.- “Plus rien à se dire” -La CR souhaitait aussi un moratoire sur tous les contrôles pesant sur les agriculteurs jusqu’à la présidentielle et la suppression des agences environnementales.”Ces deux volets n’ont pas été traités. On n’a plus rien à se dire (…). Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a lancé vendredi soir à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale à la pointe de la contestation.Une cinquantaine d’actions ont été menées vendredi dans 31 départements, par la CR et la Confédération paysanne mais aussi par des sections locales de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs: blocages d’autoroutes, manifestations devant les préfectures… Plusieurs pays européens ont aussi observé des actions d’agriculteurs.La FNSEA souhaitait, elle, une “loi spéciale” pour répondre aux demandes les plus urgentes, pas au programme, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi Duplomb, ce qui sera fait “d’ici la fin du mois” mais sur un seul point qui concerne l’agrandissement des élevages, a annoncé la ministre.Malgré certaines “réponses positives”, le compte “n’y est pas” a estimé vendredi soir Yohann Barbe, éleveur et porte-parole de la FNSEA, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose, selon lui.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a-t-il ajouté à l’adresse des députés et sénateurs.- Interpellations -La crispation pour les agriculteurs réside aussi dans la signature, prévue le 17 janvier au Paraguay après le vote des Etats membres vendredi, de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur. FNSEA et JA ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen qui devra voter pour le ratifier.Reconnaissant que la défiance était un “signal d’alarme majeur”, la ministre Annie Genevard a salué vendredi des manifestations “pacifiques, à l’exception de quelques épisodes dommageables”. Deux des porte-parole nationaux de la Confédération paysanne, interpellés devant l’Arc de Triomphe vendredi à Paris, ont été relâchés en début de soirée. Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette organisation, classée à gauche, qui avait mené à l’aube une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique autour de Paris.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé pour sa part jeudi de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.Le ton est monté aussi vendredi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, au sud de Paris, où des adhérents de la CR ont lancé des oeufs contre la façade. Aucune interpellation n’a été rapportée.bur-sb-mdz-im/ved/cbn

Le gouvernement fait quelques concessions face à la colère persistante des agriculteurs

Le gouvernement français, impuissant en Europe face au vote de l’accord avec le Mercosur et menacé en interne par deux motions de censure, a annoncé vendredi soir une série de mesures “de justice agricole”, peinant néanmoins à apaiser la colère des agriculteurs qui ont manifesté en tracteur à Paris ces derniers jours.Doublement du fonds à 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, augmentation des tirs autorisés contre les loups menaçant les troupeaux, simplification du registre sur les pesticides…Un “paquet de 300 millions” qui contient aussi d’autres mesures égrainées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes) mais que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a conditionné à la non-censure du gouvernement et au vote du budget.Si la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la dermatose est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, elle l’a conditionné à un “avis scientifique” encore en construction.Ce qui a fortement déçu la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne qui demandent la fin de l’abattage total et une généralisation ou un assouplissement des vaccinations.La seule annonce jugée positive par la Confédération paysanne sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs” s’est désolée auprès de l’AFP Fanny Métrat, porte-parole du troisième syndicat agricole qui demande “la démission de la ministre Annie Genevard”.- “Plus rien à se dire” -La CR souhaitait aussi un moratoire sur tous les contrôles pesant sur les agriculteurs jusqu’à la présidentielle et la suppression des agences environnementales.”Ces deux volets n’ont pas été traités. On n’a plus rien à se dire (…). Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a lancé vendredi soir à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale à la pointe de la contestation.Une cinquantaine d’actions ont été menées vendredi dans 31 départements, par la CR et la Confédération paysanne mais aussi par des sections locales de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs: blocages d’autoroutes, manifestations devant les préfectures… Plusieurs pays européens ont aussi observé des actions d’agriculteurs.La FNSEA souhaitait, elle, une “loi spéciale” pour répondre aux demandes les plus urgentes, pas au programme, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi Duplomb, ce qui sera fait “d’ici la fin du mois” mais sur un seul point qui concerne l’agrandissement des élevages, a annoncé la ministre.Malgré certaines “réponses positives”, le compte “n’y est pas” a estimé vendredi soir Yohann Barbe, éleveur et porte-parole de la FNSEA, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose, selon lui.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a-t-il ajouté à l’adresse des députés et sénateurs.- Interpellations -La crispation pour les agriculteurs réside aussi dans la signature, prévue le 17 janvier au Paraguay après le vote des Etats membres vendredi, de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur. FNSEA et JA ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen qui devra voter pour le ratifier.Reconnaissant que la défiance était un “signal d’alarme majeur”, la ministre Annie Genevard a salué vendredi des manifestations “pacifiques, à l’exception de quelques épisodes dommageables”. Deux des porte-parole nationaux de la Confédération paysanne, interpellés devant l’Arc de Triomphe vendredi à Paris, ont été relâchés en début de soirée. Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette organisation, classée à gauche, qui avait mené à l’aube une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique autour de Paris.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé pour sa part jeudi de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.Le ton est monté aussi vendredi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, au sud de Paris, où des adhérents de la CR ont lancé des oeufs contre la façade. Aucune interpellation n’a été rapportée.bur-sb-mdz-im/ved/cbn

Le gouvernement fait quelques concessions face à la colère persistante des agriculteurs

Le gouvernement français, impuissant en Europe face au vote de l’accord avec le Mercosur et menacé en interne par deux motions de censure, a annoncé vendredi soir une série de mesures “de justice agricole”, peinant néanmoins à apaiser la colère des agriculteurs qui ont manifesté en tracteur à Paris ces derniers jours.Doublement du fonds à 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, augmentation des tirs autorisés contre les loups menaçant les troupeaux, simplification du registre sur les pesticides…Un “paquet de 300 millions” qui contient aussi d’autres mesures égrainées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes) mais que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a conditionné à la non-censure du gouvernement et au vote du budget.Si la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la dermatose est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, elle l’a conditionné à un “avis scientifique” encore en construction.Ce qui a fortement déçu la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne qui demandent la fin de l’abattage total et une généralisation ou un assouplissement des vaccinations.La seule annonce jugée positive par la Confédération paysanne sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs” s’est désolée auprès de l’AFP Fanny Métrat, porte-parole du troisième syndicat agricole qui demande “la démission de la ministre Annie Genevard”.- “Plus rien à se dire” -La CR souhaitait aussi un moratoire sur tous les contrôles pesant sur les agriculteurs jusqu’à la présidentielle et la suppression des agences environnementales.”Ces deux volets n’ont pas été traités. On n’a plus rien à se dire (…). Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a lancé vendredi soir à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale à la pointe de la contestation.Une cinquantaine d’actions ont été menées vendredi dans 31 départements, par la CR et la Confédération paysanne mais aussi par des sections locales de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs: blocages d’autoroutes, manifestations devant les préfectures… Plusieurs pays européens ont aussi observé des actions d’agriculteurs.La FNSEA souhaitait, elle, une “loi spéciale” pour répondre aux demandes les plus urgentes, pas au programme, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi Duplomb, ce qui sera fait “d’ici la fin du mois” mais sur un seul point qui concerne l’agrandissement des élevages, a annoncé la ministre.Malgré certaines “réponses positives”, le compte “n’y est pas” a estimé vendredi soir Yohann Barbe, éleveur et porte-parole de la FNSEA, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose, selon lui.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a-t-il ajouté à l’adresse des députés et sénateurs.- Interpellations -La crispation pour les agriculteurs réside aussi dans la signature, prévue le 17 janvier au Paraguay après le vote des Etats membres vendredi, de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur. FNSEA et JA ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen qui devra voter pour le ratifier.Reconnaissant que la défiance était un “signal d’alarme majeur”, la ministre Annie Genevard a salué vendredi des manifestations “pacifiques, à l’exception de quelques épisodes dommageables”. Deux des porte-parole nationaux de la Confédération paysanne, interpellés devant l’Arc de Triomphe vendredi à Paris, ont été relâchés en début de soirée. Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette organisation, classée à gauche, qui avait mené à l’aube une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique autour de Paris.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé pour sa part jeudi de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.Le ton est monté aussi vendredi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, au sud de Paris, où des adhérents de la CR ont lancé des oeufs contre la façade. Aucune interpellation n’a été rapportée.bur-sb-mdz-im/ved/cbn

Trump pitches Venezuela oil to US majors – and hits skepticism

US President Donald Trump pressed top oil executives Friday to invest in Venezuela’s vast reserves, but was met with a cautious reception — with one major CEO dismissing the country as “uninvestable” without sweeping reforms.Trump told the industry leaders that his administration — not Caracas — would decide which firms are allowed to operate in Venezuela following the stunning capture of president Nicolas Maduro.”We’re going to be making the decision as to which oil companies are going to go in… (we’re) going to cut a deal with the companies,” Trump said at the White House, arguing that foreign firms had faced no meaningful protections under Maduro. “But now you have total security. It’s a whole different Venezuela,” he added.Trump said oil companies would “deal with us directly,” signaling that the US government would attempt to cut the oil-rich, cash-poor Latin American nation completely out of the loop when it came to exploiting its own resources. Despite Trump’s assurances, ExxonMobil chief executive Darren Woods struck a note of skepticism, saying major reforms would be needed before companies could justify returning to Venezuela.”We’ve had our assets seized there twice and so, you can imagine, to re-enter a third time would require some pretty significant changes,” he said. “If we look at the legal and commercial constructs and frameworks in place today in Venezuela — today, it’s uninvestable.”The White House meeting came less than a week after US forces seized Maduro, with Trump making no secret that control of Venezuela’s oil was central to his actions. Opening the session, he said the talks would focus on how US companies could rapidly rebuild the country’s dilapidated oil industry and boost production by millions of barrels a day.Vice President JD Vance, Secretary of State Marco Rubio and Energy Secretary Chris Wright attended alongside executives from Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, Halliburton, Valero, Marathon, Shell, Trafigura, Vitol Americas and Repsol, among others.While some of those executives appeared more open to investing than ExxonMobil, analysts told AFP that Trump’s push to revive Venezuela’s oil industry rests on shaky economic and strategic ground.Experts warned that vast reserves on paper do not translate into quick or profitable production, pointing to outdated infrastructure, political instability, heavy crude that is costly to extract, and investor unease in a world shifting away from fossil fuels.”There’s lots of talk about the size of the reserves — 300 billion barrels of proved reserves — but what’s often missing from the conversation is how realistic it is for those to be economically extracted,” said Rich Collett-White, an energy analyst at Carbon Tracker.- Further strikes cancelled -Trump had earlier claimed on his Truth Social platform that “at least 100 Billion Dollars will be invested by BIG OIL.” Wright has said Washington will control Venezuela’s oil industry “indefinitely.”Venezuela’s interim President Delcy Rodriguez has said her government remains in charge, while the state oil company said only that it was in negotiations with Washington.Chevron is currently the only US firm licensed to operate in Venezuela. ExxonMobil and ConocoPhillips exited in 2007 after refusing demands by then-president Hugo Chavez to cede majority control to the state.In his social media post, Trump said he cancelled a second wave of strikes on Venezuela due to what he called “cooperation” from the country.Sanctioned by Washington since 2019, Venezuela sits on about a fifth of the world’s oil reserves and was once a major crude supplier to the United States.But it produced only around one percent of the world’s total crude output in 2024, according to OPEC, having been hampered by years of underinvestment, sanctions and embargoes.Trump sees the country’s massive oil reserves as a windfall in his fight to further lower US domestic fuel prices. But Friday’s meeting demonstrated the challenge he faces in convincing the major US oil companies to invest in Venezuela due to uncertainty about governance in the post-Maduro era.

Des Iraniens dans les rues de Téhéran vendredi soir

De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont eu lieu vendredi soir en Iran, notamment à Téhéran où des habitants ont défilé sur plusieurs artères, selon une vidéo vérifiée par l’AFP et des images parues sur les réseaux sociaux en dépit d’une coupure nationale des communications internet.Au treizième jour d’un mouvement de contestation qui prend de l’ampleur malgré la répression, des habitants frappaient sur des casseroles et scandaient des slogans hostiles au pouvoir, dont “mort à Khamenei”, en référence au guide suprême iranien. Dans ce quartier de Sadatabad, dans le nord-ouest de Téhéran, ils étaient soutenus par un concert de klaxons d’automobilistes, selon la vidéo authentifiée.D’autres images publiées sur les réseaux sociaux montraient des manifestations similaires ailleurs à Téhéran. Et des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est de l’Iran, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.”Des indices crédibles laissent penser que la République islamique pourrait tenter de transformer cette nuit en un massacre, sous le couvert d’un black-out total des communications”, s’est inquiétée la lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l’avocate iranienne en exil Shirin Ebadi.La connectivité est “réduite à 1% de son niveau habituel”, a précisé l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. La coupure d’internet “n’est pas un problème technique en Iran, c’est une tactique”, a jugé Shirin Ebadi, disant avoir été informée que des centaines de personnes ont été transportées jeudi dans un hôpital de Téhéran avec des “blessures graves aux yeux” causées par des tirs de fusils à plombs.Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Jeudi soir, des images vérifiées par l’AFP avaient déjà montré des foules de personnes à pied à Téhéran.Et vendredi, la télévison iranienne a montré les dégâts causés, citant le maire de Téhéran parlant de plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels.Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.- Messages de fermeté -Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à la vague de contestation qui défie la République islamique, en place depuis 1979.Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.  “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale”. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.”Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines”, a affirmé vendredi soir le président américain Donald Trump, en estimant que l’Iran avait “de gros problèmes”. La veille, il avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. – “Intimider et punir” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d’intervenir sans tarder en Iran. Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”.  Trois dirigeants européens, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont condamné “fermement” vendredi “le meurtre de manifestants” et les “violences” commises par les forces de sécurité en Iran, appelant les autorités iraniennes à “faire preuve de retenue”.

Stocks shrug off mixed US jobs data to advance

Stock markets advanced Friday despite mixed US jobs data, while the Supreme Court held off from a widely-anticipated ruling on many of President Donald Trump’s global tariffs for now.Meanwhile, oil prices continued to surge higher as traders worried about conditions in Iran and Venezuela.Data released early Friday showed that the US economy added 50,000 jobs last month, below market expectations, capping off a year of labor market weakness that prompted the Federal Reserve to cut interest rates.However, the unemployment rate slipped to 4.4 percent and average wages continued to rise.”The key takeaway is that the low unemployment rate will temper concerns that consumer spending and the economy will slow rapidly due to a weak labor market,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.”It will also likely keep the Fed’s next rate cut at bay,” he added.The report is expected to play a key role in the central bank’s decision-making at its next policy meeting this month.The Fed has indicated that its next move could be a pause after three successive cuts, and Friday’s data ended market hopes for a January reduction.Yet Wall Street’s main indices advanced to end the day, with the Dow and S&P 500 both closing at new highs.Expectations that the Fed will be gradually cutting rates in 2026 were reinforced by the mixed jobs numbers, said Angelo Kourkafas of Edward Jones.Kathleen Brooks, research director at XTB, added that the weakening labor market and strong GDP growth also signal that US productivity is surging.Most stock markets have enjoyed a solid start to the new year, with indices in Frankfurt, London, Paris and Seoul hitting record highs this week. This was largely on optimism for the tech sector and gains in defense sector shares.Swiss mining giant Glencore jumped to top London’s FTSE 100 index after confirming it was in merger talks with Australian-British rival Rio Tinto, which fell. Europe’s main markets closed higher, with Paris setting a fresh all-time high, even as France’s opposition failed to derail EU approval of the trade deal with Brazil and other nations in the Mercosur bloc.Investors are also keeping watch on a potential US Supreme Court ruling on the legality of many of Trump’s punishing tariffs. A ruling against the government would prove a temporary setback to its economic and fiscal plans, although officials have noted that tariffs can be re-imposed by other means.Oil prices extended their gains as growing geopolitical risks, which could disrupt supplies, outweighed concerns about oversupply.Political tensions in Venezuela and civil unrest in Iran — potentially tightening crude availability — pushed oil prices higher, said analyst Axel Rudolph at the IG trading platform.Oil prices already rallied more than three percent Thursday, following Trump’s threat to hit Iran “very hard” if authorities killed protesters amid mounting civil unrest over an economic crisis.- Key figures at around 2125 GMT – New York – Dow: UP 0.5 percent at 49,504.07 points (close)New York – S&P 500: UP 0.7 percent at 6,966.28 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 0.8 percent at 23,671.35 (close)London – FTSE 100: UP 0.8 percent at 10,124.60 (close)Paris – CAC 40: UP 1.4 percent at 8,362.09 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.5 percent at 25,261.64 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.6 percent at 51,939.89 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.3 percent at 26,231.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.9 percent at 4,120.43 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1635 from $1.1652 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3407 from $1.3432Dollar/yen: UP at 157.88 yen from 157.16 yenEuro/pound: UP at 86.78 pence from 86.75 penceWest Texas Intermediate: UP 2.4 percent at $59.12 per barrelBrent North Sea Crude: UP 2.2 percent at $63.34 per barrelburs-rl-bys/jgc

Allemagne: accroché à Francfort (3-3), Dortmund cède encore des points

Dortmund a arraché le match nul (3-3) sur la pelouse de Francfort vendredi soir en ouverture de la 16e journée du championnat d’Allemagne, avec une fin de match folle, mais cède une nouvelle fois des points après avoir mené au score.Avec 33 points, le BVB accuse reste 2e avec huit points de retard sur le Bayern (41), solide leader de la Bundesliga. Les Munichois ont l’occasion en cas de victoire dimanche contre Wolfsburg à domicile (17h30) de s’échapper encore un peu avec 11 points sur leur premier poursuivant.Dortmund a déjà perdu 10 points (contre 2 pour les Munichois) après avoir mené au score en Bundesliga.Vendredi, les hommes de Niko Kovac ont mené à deux reprises par Maximilian Beier (10e) puis Felix Nmecha (68e), mais Francfort est à chaque fois revenu au score. En première période, Can Uzun a transformé un penalty accordé sur une grossière faute de Serhou Guirassy. Et en seconde période, Younes Ebnoutalib a égalisé trois minutes après le but de Nmecha.Dans les dernières minutes, Nico Schlotterbeck a touché la barre transversale de Francfort (90e), Mahmoud Daoud a donné l’avantage à l’Eintracht (90e+2) et Carney Chukwuemeka a égalisé in extremis pour Dortmund (90e+6).Entré en jeu à la 63e minute pour l’Eintracht, le Français Arnaud Kalimuendo prêté en milieu de semaine par Nottingham jusqu’à la fin de la saison, a offert sur un plateau le but à Ebnoutalib.La 16e journée de Bundesliga est perturbée par la tempête de neige Elli sur le nord de l’Allemagne, puisque les matches St. Pauli-Leipzig et Brême-Hoffenheim prévus samedi ont été reportés.

CAN-2025: le Maroc, enfin brillant, au rendez-vous des demi-finales de “sa” CAN

Au rendez-vous. Le Maroc, critiqué pour le jeu proposé depuis le début de sa CAN, a surpassé le Cameroun 2-0, samedi à Rabat et s’est qualifié pour les demi-finales d’un tournoi dont il est plus que jamais l’archi-favori.les Lions de l’Atlas, impériaux à l’image de leur facteur X, Brahim Diaz, une nouvelle fois buteur, affronteront mercredi, toujours à Rabat, le vainqueur de la rencontre Algérie-Nigeria qui a lieu ce samedi à Marrakech, pour leur première demie depuis 2004.Les Lions indomptables, arrivés la tanière sens dessus dessous, et au parcours inespéré, s’arrêtent là. David Pagou, leur sélectionneur, l’une des révélations de la compétition, va pouvoir construire sur autre chose que des ruines.- Brahim encore et toujours -Le Maroc, lui, s’avance (enfin) imperturbable vers son unique objectif: soulever sa deuxième Coupe d’Afrique le 18 janvier. Il peut, après sa performance, compter sur ses supporters, d’abord sceptiques, désormais prêts à pousser derrière lui.”On a une énorme pression, alors à chaque victoire, c’est un soulagement”, a soufflé au micro de BeIn Sports Walid Regragui, le sélectionneur, cible principale des critiques.Réprimandé une nouvelle fois pour son entame empruntée face à la Tanzanie en huitièmes, le Maroc a cette fois débuté tambour battant, étouffant le Cameroun, incapable de sortir durablement de son camp durant toute la première période.Plus agressifs dans les duels, plus entreprenants dans le jeu, plus solides défensivement, les partenaires d’Achraf Hakimi ont logiquement ouvert le score.Dépassés, les Lions indomptables ont multiplié les fautes, accumulant des coups francs dangereux en faveur du Maroc, et les sauve-qui-peut en défense, en concédant autant de corners.C’est sur l’un d’eux que les Lions de l’Atlas ont trouvé la faille par l’inévitable Brahim Diaz, lorsque Hakimi a déposé le ballon sur la tête d’Ayoub El Kaabi et que l’attaquant du Real Madrid a opportunément dévié le ballon du bas ventre et à bout portant dans le but de Devis Epassy (1-0, 26e).La pépite Brahim a encore frappé, inscrivant ainsi son cinquième but de la compétition en cinq rencontres, et plus que jamais meilleur buteur de la CAN marocaine.Ayoub El Kaabi, +Monsieur bicyclette+, aussi efficace de la tête que sur des retournés acrobatiques, lui a bien mâché le travail sur le coup, et le Madrilène l’a chaleureusement remercié lors de sa célébration.Le peuple marocain aussi, retenant son souffle pendant 20 minutes, mais rapidement délivré par le duo: à eux deux, Brahim et El Kaabi ont inscrit les huit premiers buts marocains du tournoi.- Prestation collective -Mais, contrairement aux précédentes rencontres, c’est collectivement que le Maroc a impressionné vendredi, étouffant presque sans discontinuer les Lions indomptables qui avaient fait de leur densité physique leur arme principale dans le tournoi.Et si c’est encore Brahim qui a provoqué la faute amenant le second but marocain, ni lui ni El Kaabi n’ont cette fois été à sa conclusion.Symbole d’un Maroc balbutiant depuis le début de la compétition et brillant en quart, Ismael Saibari, décevant jusqu’à présent, a été parfait face au Cameroun.Toujours prompt à un repli défensif, le milieu offensif du PSV Eindhoven a connu un premier échec sur une action dangereuse à la 62e minute, avant d’enfoncer le clou d’une frappe croisée puissante après un nouveau coup franc d’Ez Abde (2-0, 74e).Il a obtenu le titre honorifique d’homme du match que nombre de ses partenaires auraient pu revendiquer. Qu’importe, c’est un autre titre que Walid Regragui et ses hommes ont pour obsession.