Syria says Sharaa, Trump discuss Kurdish rights as forces deploy in country’s north, east

Syrian President Ahmed al-Sharaa and US President Donald Trump discussed guaranteeing Kurdish rights in a phone call on Monday, Syria’s presidency said, a day after Damascus reached a deal with Kurdish forces including a truce.Sharaa met Mazloum Abdi, head of the Kurdish-led Syrian Democratic Forces, to discuss the agreement, which includes integrating the Kurds’ administration into the state, but a Kurdish source with knowledge of the talks told AFP they were not positive.Analysts said the deal — following rapid government gains in Kurdish-controlled territory after driving Kurdish fighters out of Aleppo city earlier this month — marked a blow for the minority’s long-held ambitions of preserving the de facto autonomy they had exercised in swathes of north and northeast Syria for over a decade.In the phone call, Sharaa and Trump, “emphasised the need to guarantee the Kurdish people’s rights and protection within the framework of the Syrian state”, the Syrian presidency said.They “affirmed the importance of preserving the unity and independence of Syrian territory” and discussed “cooperation on combating” the Islamic State jihadist group, it added.Requesting anonymity, the Kurdish source with knowledge of Monday’s talks between Sharaa and Abdi said differences concerned “the mechanism for implementing the terms of the agreement”.Despite the ceasefire, brief clashes erupted on Monday evening in Raqa city, with an AFP correspondent hearing heavy bombardment.Using another name for the Islamic State group, the SDF said government forces shelled the Al-Aqtan prison “which holds ISIS members and leaders, in an attempt to storm it”.Raqa was once the jihadist group’s de facto capital in Syria.A defence ministry source later told AFP that the clashes had halted, without elaborating.- ‘Stability’ -Sunday’s agreement included the Kurdish administration’s immediate handover of Arab-majority Deir Ezzor and Raqa provinces to the government, which will also take responsibility for IS prisoners and their families held in Kurdish-run jails and camps.A defence ministry map published on Monday showed the government controlled all of Deir Ezzor and Raqa provinces, while the eastern parts of Hasakeh province were still under Kurdish control.In Deir Ezzor province, an AFP correspondent saw military vehicles heading east of the Euphrates, while cars and pedestrians waited at a bridge leading to the eastern bank.Driver Mohammed Khalil, 50, told AFP that “we hope things will be better than before. There was… no freedom” under the SDF.Teacher Safia Keddo, 49, said that “we’re not asking for a miracle, we just want stability and a normal life”.Authorities announced a curfew in Hasakeh province’s Shadadi after the army said the SDF released IS detainees from the town’s prison, while the Kurds said they lost control of the facility after an attack by Damascus.The sides had earlier traded blame for attacks that the military said killed three soldiers.The SDF had seized swathes of Deir Ezzor and Raqa provinces as they expelled IS during Syria’s civil war, supported by an international coalition led by Washington.- ‘Protecting civilian lives’ -The AFP correspondent in Raqa said residents toppled a statue of a woman erected by Kurdish forces.Raqa resident Khaled al-Afnan, 34, said “we support Kurdish civil rights… but we don’t support them having a military role”.Turkish President Recep Tayyip Erdogan, a close ally of Damascus who is hostile to the SDF, hailed Syria’s army for its “careful” offensive despite what he called “provocations”. EU foreign policy chief Kaja Kallas instead said “all military activities must cease immediately”.The SDF on Sunday withdrew from areas under its control including the Al-Omar oil field, the country’s largest, and the Tanak field.Local fighters from tribes in the Arab-majority Deir Ezzor province sided with Damascus and seized the areas before the arrival of government forces.Some Arab tribes were previously allied with the SDF, which included a significant Arab component.The SDF’s Abdi said Sunday he agreed to the deal to avoid civil war and end a conflict “imposed” on the Kurds.Mutlu Civiroglu, a Washington-based analyst and expert on the Kurds, said the government’s advance had raised “serious doubts about the durability” of the ceasefire and a March agreement between the government and the Kurds.Sharaa had on Friday issued a decree granting the Kurds official recognition, but the Kurds said it fell short of their expectations.In Qamishli, the main Kurdish city in the country’s northeast, activist Hevi Ahmed, 40, said Sunday’s deal was “a disappointment after years of hope that the Syrian constitution might contain a better future for the Kurds”. 

Syrie: l’armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes, entretien Chareh/Trump

Le président syrien Ahmad al-Chareh et son homologue américain, Donald Trump, ont discuté lundi des garanties des droits des Kurdes, au lendemain d’un accord entre Damas et les forces kurdes qui porte un coup aux espoirs d’autonomie de cette minorité. En vertu de cet accord incluant un cessez-le-feu,  l’armée s’est déployée lundi dans les zones dont les forces kurdes se sont retirées, dans le nord et l’est de la Syrie, après deux jours de rapide progression des troupes gouvernementales.  Le président Chareh, qui a annoncé l’accord dimanche, est déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays après avoir renversé Bachar al-Assad en décembre 2024. Si le cessez-le-feu apparaît globalement respecté, trois soldats ont été tués, selon l’armée, dans des affrontements lundi avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, qui ont accusé les troupes gouvernementales de les attaquer, et des bombardements ont été signalés à Raqa.L’accord prévoit l’intégration des forces et institutions kurdes au sein de l’Etat, et la remise immédiate au gouvernement des provinces majoritairement arabes de Deir Ezzor et Raqa.Lors d’un entretien téléphonique, MM. Chareh et Trump ont “souligné la nécessité de garantir les droits et la protection du peuple kurde dans le cadre de l’Etat”, a indiqué la présidence syrienne. Ils ont également “affirmé l’importance de préserver l’unité et l’indépendance du territoire syrien”. Auparavant, M. Chareh a rencontré le chef des FDS, Mazloum Abdi pour finaliser les détails de l’accord, mais leurs discussions n’ont pas débouché sur des résultats, a déclaré à l’AFP une source kurde proche des négociations. – “Libération” -A Deir Ezzor, le correspondant de l’AFP a vu des dizaines de véhicules militaires se diriger vers l’est de l’Euphrate, marquant la limite entre les zones tenues par les FDS et les régions contrôlées par Damas. “Notre joie est indescriptible avec la libération”, témoigne Mohammad Khalil, un chauffeur de 50 ans. Des combattants des tribus locales à Deir Ezzor se sont ralliés aux autorités et ont pris le contrôle du secteur avant l’arrivée des forces de Damas dimanche.Certaines tribus étaient auparavant alliées aux FDS, dont les rangs comptaient une importante composante arabe.  Gouvernement et forces kurdes ont échangé des accusations quant au sort des prisonniers de l’EI détenus par les Kurdes dans le gouvernorat de Hassaké. L’accord prévoit que l’Etat devienne “responsable” de ces détenus et que l’administration kurde chargée de ce dossier intègre les institutions étatiques.Le ministère de l’Intérieur s’est dit prêt à “prendre en charge la gestion et la sécurité” des prisons de l’EI à Hassaké, en “coordination directe avec la partie américaine” pour empêcher le retour du “terrorisme”.Soutenues par les Etats-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre l’EI, défait en 2019, et leurs camps et prisons abritent encore des dizaines de milliers de détenus, dont de nombreux étrangers.- Bombardements à Raqa -Un correspondant de l’AFP dans la ville de Raqa a vu les forces de sécurité déployées sur la place principale. Dans la soirée, il a rapporté avoir entendu des bombardements intenses, tandis que l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a indiqué que les forces gouvernementales avaient bombardé une position des FDS au nord de la ville et fait état d’affrontements.Ceux-ci ont pris fin, a ensuite dit à l’AFP une source du ministère de la Défense, sans plus de détails. Raqa, dans la province du même nom, était considérée comme la “capitale” de l’EI, et les habitants y ont souffert des pires exactions avant de passer sous contrôle des FDS.Dans la région de Deir Ezzor, les forces gouvernementales ont aussi repris le contrôle du champ pétrolifère d’al-Omar, le plus important du pays. La Syrie est un petit producteur de brut, et sa production s’est effondrée pendant la guerre civile (2011-2024).- “L’Amérique laisse tomber ses alliés” -L’accord annoncé par le président islamiste syrien a provoqué amertume et craintes dans les zones à majorité kurde, où les habitants ont accusé les Etats-Unis de les avoir lâchés.”Nous avons un grand sentiment de déception”, affirme à l’AFP en kurde Aras Mohammad, 34 ans, un employé de l’administration autonome à Qamichli, principale ville à majorité kurde du nord-est.”Ce n’est pas la première fois que l’Amérique laisse tomber ses alliés”, renchérit Rafeh Ismaïl, un bijoutier de 43 ans.”La confrontation de M. Chareh avec les forces kurdes, après avoir fait pression sur les zones alaouites et druzes, renforce les doutes sur la légitimité du gouvernement intérimaire et sa capacité à représenter la population” syrienne, estime Mutlu Civiroglu, un analyste basé à Washington spécialisé dans le dossier kurde.Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, allié de Damas et hostile aux FDS, a salué lundi l’offensive “méticuleuse” de l’armée syrienne. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a pour sa part appelé à la fin immédiate de “toutes les activités militaires” en Syrie. 

Nouvelle-Calédonie: un accord trouvé, mais d’importants obstacles sur la route

Au terme de quatre jours de négociations à Paris, les partis de Nouvelle-Calédonie ont signé lundi à l’Elysée un accord à la fois institutionnel et économique censé débloquer le processus politique sur l’archipel, enlisé depuis le rejet de l’accord de Bougival par les indépendantistes du FLNKS.Baptisé “accord Élysée-Oudinot”, ce texte complète celui signé le 12 juillet 2025 à Bougival mais rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, qui a boycotté les discussions de ce week-end.Bougival prévoyait la création d’un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu internationalement. Mais il maintenait le lien avec la France, ce qui a provoqué le rejet du FLNKS dès août 2025.Depuis, le processus politique s’était grippé tandis que l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), autre mouvement indépendantiste ayant rompu avec le FLNKS, réclamait lui des éclaircissements sur plusieurs points de Bougival pour continuer à soutenir le texte.Ce sont ces points qui sont notamment contenus dans l’accord signé lundi, après d’âpres discussions, entre les cinq délégations présentes.Premier sujet: la reconnaissance de l’identité kanak, réaffirmée dans le texte. En parallèle, les signataires estiment important “d’ouvrir une nouvelle étape dans l’édification de l’identité calédonienne” esquissée depuis les accords de Nouméa en 1998.Le deuxième point est l’exercice du droit à l’autodétermination, autre demande de modification souhaitée par l’UNI. Les signataires “réaffirment que chaque Calédonien a le droit de voir reconnaître ses aspirations politiques” et soutiennent pour l’archipel “l’exercice du droit à l’autodétermination”.Celui-ci “s’exprimera par la possibilité pérenne de transférer les compétences encore détenues par l’État dans un cadre organisé avec lui”, dit le texte.Les délégations ont également signé au ministère des Outre-mer, rue Oudinot à Paris, un volet du texte consacré à la “refondation du pacte économique et social” de la Nouvelle-Calédonie, s’entendant sur le soutien financier que l’Etat apportera à l’archipel.- “Le plus dur reste à faire” -“Ce n’est pas une affaire de concession. Personne ne sort humilié de cette séquence”, a réagi auprès de l’AFP la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, estimant que les délégations ont réussi “à faire vivre deux, et même trois aspirations différentes: indépendantiste, non-indépendantiste et progressiste-centriste”.Elle a par ailleurs assuré que “la porte reste ouverte” au FLNKS, alors que beaucoup en Nouvelle-Calédonie estiment qu’aucun accord politique n’a jamais pu être mis en œuvre sans la signature du mouvement indépendantiste historique du territoire. Le député calédonien loyaliste Nicolas Metzdorf (Renaissance) s’est déclaré auprès de l’AFP “très satisfait” du texte. “Nous sommes pleinement concentrés sur l’adoption par le Parlement. Le plus facile est passé, le plus dur reste à faire”, a-t-il ajouté. Car le calendrier est serré et le pari parlementaire risqué. Les signataires tablent sur une adoption du projet de loi constitutionnelle au Sénat dès février, puis à l’Assemblée nationale en mars-avril, avant la réunion à Versailles du Congrès, qui réunit députés et sénateurs.Or les sénateurs socialistes ont annoncé s’opposer au texte constitutionnel sur Bougival – qui sera amendé pour y ajouter les termes de l’accord Elysée-Oudinot -, le Rassemblement national fait bande à part, et l’exécutif ne dispose pas de la majorité des trois cinquièmes nécessaire au Congrès.Après cette étape constitutionnelle, l’accord politique serait soumis aux Calédoniens en juin-juillet, puis une loi organique doit être adoptée entre septembre et novembre.Les élections provinciales, cruciales sur l’archipel et déjà reportées quatre fois – elles devaient avoir lieu avant le 28 juin 2026 -, se tiendraient “avant le 31 décembre 2026”, précise le texte paraphé lundi.Le projet de loi constitutionnelle inscrit dans la Constitution un “État de la Nouvelle-Calédonie” doté d’une nationalité propre, tout en restant dans la République. Il organise aussi le dégel progressif du corps électoral aux élections provinciales.Instauré en 1998, ce gel limite le droit de vote aux scrutins provinciaux aux personnes installées avant cette date et à leurs descendants. Sa réforme, réclamée par les non-indépendantistes mais redoutée par les indépendantistes qui y voient une dilution du vote kanak, avait été au cœur des tensions ayant déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024.Ces violences, les plus graves depuis les années 1980, ont fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts, plongeant le territoire dans une grave crise économique et sociale.

Nouvelle-Calédonie: un accord trouvé, mais d’importants obstacles sur la route

Au terme de quatre jours de négociations à Paris, les partis de Nouvelle-Calédonie ont signé lundi à l’Elysée un accord à la fois institutionnel et économique censé débloquer le processus politique sur l’archipel, enlisé depuis le rejet de l’accord de Bougival par les indépendantistes du FLNKS.Baptisé “accord Élysée-Oudinot”, ce texte complète celui signé le 12 juillet 2025 à Bougival mais rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, qui a boycotté les discussions de ce week-end.Bougival prévoyait la création d’un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu internationalement. Mais il maintenait le lien avec la France, ce qui a provoqué le rejet du FLNKS dès août 2025.Depuis, le processus politique s’était grippé tandis que l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), autre mouvement indépendantiste ayant rompu avec le FLNKS, réclamait lui des éclaircissements sur plusieurs points de Bougival pour continuer à soutenir le texte.Ce sont ces points qui sont notamment contenus dans l’accord signé lundi, après d’âpres discussions, entre les cinq délégations présentes.Premier sujet: la reconnaissance de l’identité kanak, réaffirmée dans le texte. En parallèle, les signataires estiment important “d’ouvrir une nouvelle étape dans l’édification de l’identité calédonienne” esquissée depuis les accords de Nouméa en 1998.Le deuxième point est l’exercice du droit à l’autodétermination, autre demande de modification souhaitée par l’UNI. Les signataires “réaffirment que chaque Calédonien a le droit de voir reconnaître ses aspirations politiques” et soutiennent pour l’archipel “l’exercice du droit à l’autodétermination”.Celui-ci “s’exprimera par la possibilité pérenne de transférer les compétences encore détenues par l’État dans un cadre organisé avec lui”, dit le texte.Les délégations ont également signé au ministère des Outre-mer, rue Oudinot à Paris, un volet du texte consacré à la “refondation du pacte économique et social” de la Nouvelle-Calédonie, s’entendant sur le soutien financier que l’Etat apportera à l’archipel.- “Le plus dur reste à faire” -“Ce n’est pas une affaire de concession. Personne ne sort humilié de cette séquence”, a réagi auprès de l’AFP la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, estimant que les délégations ont réussi “à faire vivre deux, et même trois aspirations différentes: indépendantiste, non-indépendantiste et progressiste-centriste”.Elle a par ailleurs assuré que “la porte reste ouverte” au FLNKS, alors que beaucoup en Nouvelle-Calédonie estiment qu’aucun accord politique n’a jamais pu être mis en œuvre sans la signature du mouvement indépendantiste historique du territoire. Le député calédonien loyaliste Nicolas Metzdorf (Renaissance) s’est déclaré auprès de l’AFP “très satisfait” du texte. “Nous sommes pleinement concentrés sur l’adoption par le Parlement. Le plus facile est passé, le plus dur reste à faire”, a-t-il ajouté. Car le calendrier est serré et le pari parlementaire risqué. Les signataires tablent sur une adoption du projet de loi constitutionnelle au Sénat dès février, puis à l’Assemblée nationale en mars-avril, avant la réunion à Versailles du Congrès, qui réunit députés et sénateurs.Or les sénateurs socialistes ont annoncé s’opposer au texte constitutionnel sur Bougival – qui sera amendé pour y ajouter les termes de l’accord Elysée-Oudinot -, le Rassemblement national fait bande à part, et l’exécutif ne dispose pas de la majorité des trois cinquièmes nécessaire au Congrès.Après cette étape constitutionnelle, l’accord politique serait soumis aux Calédoniens en juin-juillet, puis une loi organique doit être adoptée entre septembre et novembre.Les élections provinciales, cruciales sur l’archipel et déjà reportées quatre fois – elles devaient avoir lieu avant le 28 juin 2026 -, se tiendraient “avant le 31 décembre 2026”, précise le texte paraphé lundi.Le projet de loi constitutionnelle inscrit dans la Constitution un “État de la Nouvelle-Calédonie” doté d’une nationalité propre, tout en restant dans la République. Il organise aussi le dégel progressif du corps électoral aux élections provinciales.Instauré en 1998, ce gel limite le droit de vote aux scrutins provinciaux aux personnes installées avant cette date et à leurs descendants. Sa réforme, réclamée par les non-indépendantistes mais redoutée par les indépendantistes qui y voient une dilution du vote kanak, avait été au cœur des tensions ayant déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024.Ces violences, les plus graves depuis les années 1980, ont fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts, plongeant le territoire dans une grave crise économique et sociale.

Syria offensive leaves Turkey’s Kurds on edge

Turkey’s Kurds are hoping that Ankara’s bid to end the decades-long PKK conflict won’t be hurt by Damascus’ lightning offensive against Kurdish fighters in northern Syria that was backed by Turkey. A close ally of the new post Bashar al-Assad Syrian leadership, Ankara has been engaged in dialogue with the jailed founder of the Kurdistan Workers’ Party (PKK) Abdullah Ocalan whose fighters fought a four-decade insurgency that cost some 50,000 lives. But that process has been largely stalled amid a stand-off between the Kurdish-led SDF that controls swathes of northeastern Syria and Damascus which wants the force integrated into the central state. That standoff, which triggered weeks of clashes, came to a head over the weekend when Syrian troops made rapid advances in Kurdish-controlled areas, with President Ahmed al-Sharaa announcing a ceasefire deal to enforce his integration plans late Sunday. President Recep Tayyip Erdogan hailed the ceasefire and the integration agreement as “a very important achievement”, commending the Syrian army for its “careful” offensive which Ankara has billed as a justified “fight against terrorism.” But the violence, which began earlier this month, has unsettled Turkey’s Kurds, who account for a fifth of its 86 million population, prompting a string of protests. In Diyarbakir, the main city in the Kurdish-majority southeast, clashes broke out on Monday afternoon as police tried to break up a demonstration of at least 500 people who gathered despite heavy snowfall, an AFP correspondent said. They used tear gas and rubber bullets to break up the protest and made at least 20 arrests, he said.And during the evening, Istanbul police broke up protests outside the headquarters of the pro-Kurdish DEM, Turkey’s third largest party, arresting 10 people including a French journalist, the party said. Raphael Boukandoura, who works for various publications including Courrier International and Ouest France, was arrested while covering the demo, with Reporters Without Borders (RSF) calling for for his “immediate release”. Turkey has long been hostile to the US-backed SDF, seeing it as an extension of the PKK and a major threat along the 900-kilometre (550-mile) border it shares with Syria. – ‘Sabotage’ -For the Kurds, the offensive was a tough blow to their hopes of preserving their autonomous administration. Several days of fierce fighting earlier this month pushed SDF forces out of Aleppo, and over the weekend, government troops also took Raqa, a city SDF had held since recapturing it from Islamic State militants nearly a decade ago.Turkey’s support sparked an angry response, with Ocalan warning the violence was “an attempt to sabotage” the ongoing peace process, in a message sent via DEM. DEM leaders — which have spent over a year shuttling between Ankara and Ocalan — also accused the government of “pure hypocrisy”. “You cannot treat those you call ‘citizens’ on this side of the border as ‘enemies’ on the other,” the party said in a statement. “You cannot be constructive in Ankara and destructive in Syria.”Speaking to AFP, one of DEM’s Diyarbakir leaders Abbas Sahin said the operation was a threat to the peace process which had been “severely tested” but “must continue”. Bayram Bozyel, head of Diyarbakir-based Kurdistan Socialist Party (PSK) said Turkey’s support for actions against Kurds in Syria was “causing unease among Kurds in Turkey” “We don’t know how the PKK will react, (Ankara’s) policy has sparked a deep sense of distrust among Kurds,” he said. Despite everything, Bozyel believes Turkey “will continue the (peace) process and the PKK disarmament” because it had no other choice. “Otherwise the PKK will pose an even greater threat to Turkey.”Last year, in response to a call by Ocalan, the PKK publicly ended its armed struggle against Turkey, saying it wanted to embrace democratic means to defend Kurdish rights. But six weeks ago, a senior PKK leaders told AFP the group would take no further steps without Turkey taking steps to reciprocate. 

Allies tepid on Trump ‘Board of Peace’ with $1bn permanent member fee

Key allies reacted coolly Monday to US President Donald Trump’s invite to pay $1 billion for a permanent spot on his “Board of Peace” for resolving international conflicts, with analysts likening it to a pay-to-play version of the UN Security Council.The White House has asked various world leaders to sit on the board, chaired by Trump himself, including Russian President Vladimir Putin, Hungarian premier Viktor Orban and Canadian Prime Minister Mark Carney.The board’s charter, seen by AFP, says that member countries will serve no longer than three years, subject to renewal by the chairman. That is unless they “contribute more than USD $1,000,000,000 in cash funds to the Board of Peace within the first year of the Charter’s entry into force.”The initial reaction from two key allies, France and Canada, was lukewarm.”At this stage, France cannot accept,” French Foreign Minister Jean-Noel Barrot said Monday during a debate with French lawmakers, noting that the board’s charter goes beyond the scope of rebuilding and running post-war Gaza endorsed by the United Nations. He added that it is “incompatible with France’s international commitments and in particular its membership in the United Nations, which obviously cannot be called into question under any circumstances.”France is one of the five veto-wielding, permanent members of the UN Security Council, along with the United States, China, Russia and Britain.A Canadian government source said Ottawa will not pay to be on the board, and hasn’t gotten a request to pay, after Prime Minister Mark Carney indicated he would accept an invitation to join. Paul Williams, professor of international affairs at George Washington University, told AFP that the offer of permanent membership for $1 billion showed Trump is “trying to turn it into a pay-to-play alternative to the UN Security Council but where Trump alone exercises veto power.”The charter, which in fact does not mention Gaza, describes the board as “an international organization that seeks to promote stability, restore dependable and lawful governance, and secure enduring peace in areas affected or threatened by conflict.”- ‘Failed institutions’ -The charter appears to take a swipe at the United Nations, saying that the new board should have “the courage to depart from approaches and institutions that have too often failed.”Trump has regularly criticized the United Nations and announced this month that his country will withdraw from 66 global organizations and treaties — roughly half affiliated with the UN.The world body — which suffers chronic funding shortfalls and political deadlock in the Security Council — pushed back Monday.La Neice Collins, spokesperson for the president of the UN General Assembly, told reporters “there is one universal, multilateral organization to deal with peace and security issues, and that is the United Nations.”Daniel Forti at the International Crisis Group, a think tank, said at least 60 countries have reportedly been invited to the Board of Peace. He said some may view it as a way to curry favor with Trump, but many member states would see it as power grab.”Actively buying permanent seats in an exclusive club sends a very worrying signal about what transactional and deals-based international diplomacy may mean in the future,” he told AFP.Trump would have the power to remove member states from the board, subject to a veto by two-third of members, and to choose his replacement should he leave his role as chairman.Ian Lesser at the German Marshall Fund think tank told AFP he would be surprised if many countries are willing to sign up “at a time when most are focused on preserving the existing multilateral institutions.”  The White House said there would be a main board, a Palestinian committee of technocrats meant to govern devastated Gaza, and a second “executive board” that appears designed to have a more advisory role.Trump has named as board members Secretary of State Marco Rubio, former British prime minister Tony Blair, senior negotiator Steve Witkoff and his son-in-law Jared Kushner.Israel has objected to the line-up of a “Gaza executive board” to operate under the body, which includes Turkish Foreign Minister Hakan Fidan and Qatari diplomat Ali Al-Thawadi.

Trump fixe un prix mirobolant pour un siège permanent à son “Conseil de paix”, et refroidit ses invités

L’invitation adressée par Donald Trump à plusieurs dirigeants pour prendre part à son “Conseil de paix” était accueillie lundi avec réserve face au montant mirobolant requis pour y obtenir un siège permanent, des experts comparant le projet à une version payante de l’ONU.Initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza, cette initiative voulue et présidée …

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