Procès du RN: le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle “ingérence” américaine
Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde mardi contre une éventuelle “ingérence inacceptable et intolérable” après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN, telles que rapportées par la presse.Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.”Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics”, a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats.La cheffe de file de l’extrême droite française, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale et onze autre prévenus doivent être jugés par la cour d’appel de Paris à partir de mardi, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.En évoquant le cas du magistrat français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, visé depuis août par des sanctions américaines, Peimane Ghaleh-Marzban a appelé à “nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé”.Nicolas Guillou est notamment chargé à la CPI du dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à ses propres déboires judiciaires.
Procès du RN: le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle “ingérence” américaine
Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde mardi contre une éventuelle “ingérence inacceptable et intolérable” après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN, telles que rapportées par la presse.Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.”Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics”, a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats.La cheffe de file de l’extrême droite française, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale et onze autre prévenus doivent être jugés par la cour d’appel de Paris à partir de mardi, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.En évoquant le cas du magistrat français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, visé depuis août par des sanctions américaines, Peimane Ghaleh-Marzban a appelé à “nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé”.Nicolas Guillou est notamment chargé à la CPI du dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à ses propres déboires judiciaires.
DR Congo’s human statue becomes AFCON’s most famous fanTue, 06 Jan 2026 20:28:11 GMT
His team were knocked out of the Africa Cup of Nations in agonising fashion on Tuesday, but the Democratic Republic of Congo’s human statue Michel Kuka Mboladinga will be remembered as the tournament’s most remarkable supporter.The colourfully-dressed Kuka has earned fame as the fan who stands completely immobile throughout his team’s games, looking towards the …
DR Congo’s human statue becomes AFCON’s most famous fanTue, 06 Jan 2026 20:28:11 GMT Read More »
CAN-2025: la statue vivante de Lumumba devenue icône des tribunes congolaises
Une icône de la CAN. Immobile durant tous les matches de la RDC, le supporter congolais Michel Kuka Mboladinga a marqué la 35e édition de la Coupe d’Afrique au Maroc en se muant en statue vivante à l’effigie de Patrice Lumumba, héros de l’indépendance du Congo.Debout sur un pupitre dans les gradins, fixant le ciel, le bras droit levé, une paume ouverte, l’autre le long du corps, il s’est distingué d’abord par sa posture solennelle, puis par ses costumes aux couleurs éclatantes: veste jaune ou bleue, cravate assortie et pantalon rouge.Et il a fait un carton dans les médias, jusqu’à ce mardi à Rabat, où le parcours de la RD Congo a cruellement pris fin, en 8e de finale.Pour ce match phare contre l’Algérie, l'”animateur” vedette est arrivé au stade Moulay El Hassan accompagné d’une délégation de plusieurs centaines de supporters congolais acheminés par le gouvernement de la République démocratique du Congo, éliminée en prolongation, au bout du suspense (1-0).Comme lors des rencontres précédentes, sa silhouette s’inspirait de celle d’une statue monochrome de Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo durant quelques mois en 1960, installée sur son mausolée de béton et de verre à Kinshasa, la capitale de la RDC.- Racisme -Selon des historiens, c’est un discours virulent contre le racisme des colons belges qui a fait entrer Patrice Lumumba dans la légende, le 30 juin 1960, jour de la proclamation de l’indépendance de l’ex-Congo belge. Un discours qui a aussi scellé le sort de ce nationaliste considéré comme un communiste par ses détracteurs.Après seulement 75 jours au pouvoir, il fut renversé et assassiné le 17 janvier 1961 à Shilatembo, dans le Haut-Katanga (sud-est), par des séparatistes katangais et des mercenaires belges.Son corps, dissous dans l’acide, n’a jamais été retrouvé. Il a fallu des décennies pour découvrir que des restes humains avaient été conservés en Belgique, dont une dent. Cette affaire demeure l’une des pages les plus sombres des relations entre la Belgique et son ancienne colonie.Pour ses pairs, l’incarnation de Patrice Lumumba par Michel Kuka Mboladinga est une “fierté”, comme l’affirme Houssen Ilunga, un supporteur congolais de 24 ans rencontré lundi à Casablanca lors d’une répétition destinée à préparer un “spectacle” dans les gradins.Ils sont alors une dizaine réunis sur le parvis d’un hôtel, chantant et dansant au rythme de maracas, mbonda et ngongi. Vêtus de maillots des Léopards -le surnom de la sélection- ou de jupes en raphia, ils scandent le nom de “Lumumba”, bras levé, à l’image de la statue.Michel Kuka Mboladinga est “notre frère”, souligne Laetitia Malula, supportrice congolaise de 30 ans, les cheveux ornés d’extensions bleues, jaunes et rouges. Il a “choisi d’imiter Lumumba (…) notre héros. C’est pour cela que nous chantons” son nom, dit-elle.Lors de cette répétition, l’absence de Michel Kuka Mboladinga n’est pas passée inaperçue: mise au vert d’avant-match ou consigne de discrétion médiatique afin de ne pas détourner l’attention de la sélection?- “Ambassadeur” -Le lendemain, la nouvelle icône congolaise est bien présente dans les tribunes de Rabat. Après un long combat, la RDC doit toutefois rendre les armes face à l’Algérie, sur un but à la 119e minute… Michel Kuka Mboladinga est rapidement escorté hors de l’enceinte.Pour Sofiane Mejot, manager franco-algérien de 40 ans, ce dernier aura été un “ambassadeur” de l’équipe nationale et aura permis de “mettre la lumière sur les supporters et sur le Congo”.Joujou Soki, chanteur et membre de la délégation congolaise, affiche aussi un état d’esprit doux-amer. “C’est la première fois que je vois (…) une telle force au niveau de l’équipe, de tels encouragements”, souligne le quadragénaire. Un effet Michel Kuka Mboladinga? Parmi les responsables de l’animation des supporters congolais, Jered Bitobo, 35 ans, dit “très bien” connaître celui qui aurait commencé à incarner la statue de Lumumba il y a plusieurs années pour l’AS Vita Club, un club congolais.”C’est un message fort, au niveau international comme local. La main ouverte est un signe de paix et nous avons besoin de paix dans notre pays”, souligne-t-il.Il indique en revanche ne pas connaître l’origine exacte de l’inspiration de Michel Kuka Mboladinga, mais souligne une ressemblance physique avec Patrice Lumumba et évoque même d’éventuels liens familiaux entre l’ancien Premier ministre et le supporter, qu’il dit originaires de la même tribu.”Une fois, je lui avais posé la question: +Mais pourquoi est-ce que tu ne regardes pas aussi les matches?+ Il m’a dit: +Je prie (…) le Seigneur, qu’il puisse accompagner notre équipe, qu’on puisse gagner+”.
Européens et Américains serrent les rangs derrière l’Ukraine face à la Russie
Les Européens ont affiché un front uni mardi à Paris, s’engageant à fournir des garanties de sécurité “robustes” à l’Ukraine, dont le déploiement dans le pays d’une “force multinationale” soutenue par les Etats-Unis, dans l’hypothèse encore lointaine d’un cessez-le-feu conclu avec la Russie.La “Coalition des volontaires”, qui regroupe les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens, du Canada, de l’Otan et de l’UE, s’est réunie dans la capitale française en présence des deux émissaires de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner.Cette trentaine de dirigeants a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur “le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu” en Ukraine. Cette force, formée par les pays volontaires de la coalition, sera menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.Ce déploiement devra apporter “une forme de réassurance, le jour d’après le cessez-le-feu”, a détaillé Emmanuel Macron, saluant une “avancée considérable”. Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre cette coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”.Cette déclaration commune, signée près de quatre ans après le début de l’invasion russe en février 2022, intègre notamment des “mécanismes de surveillance” du cessez-le-feu placés sous “leadership américain”, a détaillé M. Macron. Des dispositifs “de solidarité et d’intervention” en cas de nouvelle attaque russe sont également prévus, sans que l’on sache précisément à quel niveau les Américains s’impliqueraient dans cette hypothèse.Les garanties de sécurité sont “en grande partie finalisées” et permettent aux Ukrainiens de savoir que lorsque ce conflit prendra fin, “ce sera définitivement”, a pour sa part salué Steve Witkoff.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Avant son départ pour Paris, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait néanmoins relevé les limites de cette déclaration d’intention, évidemment suspendue à la fin des hostilités via un accord de paix ou un cessez-le-feu.”Nous voudrions tous des mesures beaucoup plus concrètes (…), mais cela requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait-il souligné, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Les contours opérationnels de la “force multinationale” restent d’ailleurs encore flous, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.Les ministres des Affaires étrangères du G7 devaient par ailleurs tenir une réunion téléphonique à 20h00 (19h00 GMT).L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.- “Compromis” -“Nous devrons sûrement faire des compromis” pour atteindre la paix en Ukraine, a déclaré Friedrich Merz mardi.Côté français, Emmanuel Macron pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir visé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.
Européens et Américains serrent les rangs derrière l’Ukraine face à la Russie
Les Européens ont affiché un front uni mardi à Paris, s’engageant à fournir des garanties de sécurité “robustes” à l’Ukraine, dont le déploiement dans le pays d’une “force multinationale” soutenue par les Etats-Unis, dans l’hypothèse encore lointaine d’un cessez-le-feu conclu avec la Russie.La “Coalition des volontaires”, qui regroupe les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens, du Canada, de l’Otan et de l’UE, s’est réunie dans la capitale française en présence des deux émissaires de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner.Cette trentaine de dirigeants a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur “le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu” en Ukraine. Cette force, formée par les pays volontaires de la coalition, sera menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.Ce déploiement devra apporter “une forme de réassurance, le jour d’après le cessez-le-feu”, a détaillé Emmanuel Macron, saluant une “avancée considérable”. Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre cette coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”.Cette déclaration commune, signée près de quatre ans après le début de l’invasion russe en février 2022, intègre notamment des “mécanismes de surveillance” du cessez-le-feu placés sous “leadership américain”, a détaillé M. Macron. Des dispositifs “de solidarité et d’intervention” en cas de nouvelle attaque russe sont également prévus, sans que l’on sache précisément à quel niveau les Américains s’impliqueraient dans cette hypothèse.Les garanties de sécurité sont “en grande partie finalisées” et permettent aux Ukrainiens de savoir que lorsque ce conflit prendra fin, “ce sera définitivement”, a pour sa part salué Steve Witkoff.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Avant son départ pour Paris, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait néanmoins relevé les limites de cette déclaration d’intention, évidemment suspendue à la fin des hostilités via un accord de paix ou un cessez-le-feu.”Nous voudrions tous des mesures beaucoup plus concrètes (…), mais cela requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait-il souligné, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Les contours opérationnels de la “force multinationale” restent d’ailleurs encore flous, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.Les ministres des Affaires étrangères du G7 devaient par ailleurs tenir une réunion téléphonique à 20h00 (19h00 GMT).L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.- “Compromis” -“Nous devrons sûrement faire des compromis” pour atteindre la paix en Ukraine, a déclaré Friedrich Merz mardi.Côté français, Emmanuel Macron pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir visé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.
Iran: heurts dans le Grand bazar de Téhéran au 10e jour de contestation
Des incidents entre manifestants et policiers ont éclaté mardi dans le bazar de Téhéran, poumon économique du pays, pour la première fois depuis le début de la contestation qui secoue l’Iran.Le mouvement, qui a débuté le 28 décembre dans la capitale avant de gagner d’autres provinces du pays, a fait au moins 27 morts, dont cinq enfants, a recensé mardi l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.”Liberté! Liberté!”: dans le Grand bazar de Téhéran, où a débuté la contestation et où une nouvelle grève avait été décrétée mardi, des dizaines de personnes ont été dispersées sous les gaz lacrymogène par les forces de sécurité, d’après des vidéos diffusées par IHR et une autre organisation située aux Etats-Unis, Human Rights Activists News Agency (HRNA).Des manifestants ont aussi crié “Pahlavi reviendra”, en référence à la dynastie chassée par la Révolution islamique de 1979, et “Seyyed Ali sera renversé”, du nom du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des images dont l’authenticité a été vérifiée par l’AFP.L’agence de presse Fars a pour sa part fait état “de rassemblements sporadiques” dispersés par la police.L’un de ses journalistes a estimé à environ 150 personnes le nombre de personnes scandant des slogans.Certaines parties du bazar, notamment le marché de l’or, ont été fermées “à partir de midi” en signe de “protestation contre la hausse du cours des devises étrangères et l’instabilité des prix”, selon Fars.D’autres manifestations se sont tenues ailleurs dans le pays, notamment à Abdanan (ouest), où, selon une vidéo postée par HRNA, une importante foule marchant dans la ville scandait des slogans contre le pouvoir, comme: “ceci est le dernier message, le régime tout entier est la cible”.- Arrestations -Depuis le début du mouvement, “au moins 27 protestataires ont été tués par des tirs ou d’autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité dans huit provinces”, a écrit IHR sur son site internet, ajoutant que plus de 1.000 personnes avaient été arrêtées. L’ouest du pays est particulièrement touché: les forces de l’ordre ont ouvert le feu samedi sur des manifestants dans le comté de Malekshahi, faisant six morts, selon IHR.Avant d’investir le jour suivant le principal hôpital de cette province pour y arrêter des manifestants blessés. La présidence a ordonné une enquête sur ce raid. Selon IHR, un autre hôpital à Téhéran a été mardi la cible d’une opération des forces de sécurité, qui ont tiré des gaz lacrymogènes.De leur côté, les médias iraniens relayant des annonces officielles font état de 13 morts au 10e jour des manifestations, dont des membres des forces de sécurité. Un policier a été tué par balle mardi près de Malekshahi, selon Fars.- Défi à Khamenei -Initialement lié au coût de la vie, le mouvement est le plus important depuis celui déclenché fin 2022 par la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Il touche ou a touché au moins 45 villes, essentiellement petites et moyennes, surtout dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Sans être comparable à ce stade à la mobilisation “Femme, Vie, Liberté” de 2022-2023, il pose un important défi au guide Ali Khamenei, 86 ans et au pouvoir depuis 1989. Il éclate au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Le gouvernement du président Massoud Pezeshkian a annoncé dimanche une aide mensuelle de 10 millions de rials (environ six euros) par personne, pendant quatre mois, pour “réduire la pression économique sur la population”. Mais la justice iranienne a prévenu qu’elle ne ferait preuve d'”aucune indulgence” envers les émeutiers.De nombreuses personnes auraient notamment été arrêtées dans la ville de Yassouj, dans l’ouest, où ont eu lieu plusieurs manifestations ces derniers jours, selon des vidéos sur les réseaux sociaux.Dans son fil sur X en persan, le département d’Etat américain a reposté une vidéo de personnes réclamant la libération de leurs enfants en criant: “leurs enfants au Canada, les nôtres en prison!”, allusion aux enfants de l’élite iranienne faisant leurs études à l’étranger.”La République islamique doit entendre la voix de son peuple et immédiatement libérer tous les détenus”, selon ce message.







