Le guide suprême iranien veut “briser le dos des séditieux”

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient “briser le dos des séditieux”, imputant à Donald Trump, la responsabilité des violences dans le pays, après la  répression qui a fait des milliers de morts d’une vague de contestation.Des manifestations déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie ont pris une grande ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher la “brutalité” de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.La vague de protestation a pour l’instant été étouffée par une répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG. Les autorités affirment que le calme règne désormais, tandis que les médias proches du pouvoir font état de milliers d’arrestations, la justice promettant un châtiment rapide pour les personnes impliquées dans des violences. “Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition”, a déclaré samedi l’ayatollah Khamenei à ses partisans, à l’occasion d’une fête religieuse retransmise par la télévision nationale. – “Nous ne les épargnerons pas” -“Nous n’avons pas l’intention de mener le pays à la guerre, mais nous n’épargnerons pas les criminels nationaux (…) pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus”, a-t-il martelé. Téhéran a accusé Washington d’alimenter une “opération terroriste” visant à détourner des manifestations pacifiques liées à la crise économique. Donald Trump, qui a soutenu la guerre de douze jours menée par Israël contre l’Iran en juin dernier, avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention militaire, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin”.”Nous tenons le président américain pour coupable des victimes, des dégâts et des accusations qu’il a portées contre la nation iranienne”, a aussi déclaré le guide suprême. “C’était un complot américain”, a-t-il affirmé, ajoutant que “l’objectif des Etats-Unis est (…) de replacer l’Iran sous domination militaire, politique et économique”.Le président américain avait remercié vendredi le gouvernement iranien d’avoir annulé, selon lui, “toutes les pendaisons prévues” de contestataires. Donald Trump “dit toujours n’importe quoi”, a réagi sur la télévision d’Etat le procureur de Téhéran, Ali Salehi, ajoutant que la réponse du gouvernement avait été “ferme, dissuasive et rapide”, avec de nombreuses poursuites judiciaires et mises en accusation.- Inquiétudes sur le bilan humain – L’inquiétude grandit sur l’ampleur de la répression, la vérification des chiffres restant difficile en raison des restrictions drastiques imposées aux communications. L’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a annoncé samedi avoir décelé une “très légère” reprise de l’activité internet en Iran, après plus de 200 heures de coupure, mais sans “signe de reprise significative”.Des Iraniens ont rapporté samedi avoir pu envoyer de nouveau des SMS en Iran et vers l’étranger, sans toutefois pouvoir en recevoir de l’extérieur du pays. L’organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, dit avoir reçu “des témoignages directs horrifiants” faisant état de “manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés”.”Toutes les dix minutes, on entendait une série de coups de feu”, raconte à l’AFP Kaveh (prénom modifié) désormais au Royaume-Uni, relatant une manifestation à laquelle il a participé le 9 janvier à Téhéran. Mais “les gens ne se dispersaient pas”, alors que d’habitude il le font “après des coups de feu (…) cette fois-ci, ils restaient”.Dans le pays, “tout le monde connaît au moins une personne qui a été tuée”, dit Saleh Alavizadeh, acteur et réalisateur iranien vivant pour le moment en France, confiant lui même en connaître personnellement deux. Selon l’IHR, 3.428 manifestants ont été tués par les forces de sécurité, mais l’ONG souligne que le bilan pourrait être bien plus lourd.D’autres estimations font état de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000, selon l’IHR.  La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, a annoncé de son côté qu’au moins 12.000 personnes avaient été tuées, citant de hauts responsables gouvernementaux et des sources sécuritaires.De son côté Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran qui vit aux Etats-Unis et se dit prêt à mener une transition démocratique dans son pays, a appelé vendredi les Iraniens à manifester à nouveau samedi et dimanche dans la soirée. 

Greenland protesters tell Trump to keep US hands off Arctic island

Thousands of people demonstrated in the capital of Greenland on Saturday against President Donald Trump’s plans for the US to annex the Danish autonomous territory.The protesters, including the territory’s prime minister, Jens-Frederik Nielsen, waving a Greenlandic flag, chanted slogans and traditional Inuit songs under light rain. Many wore caps with the words “Make America Go Away” — a riff on Trump’s “Make America Great Again” slogan.The Nuuk demonstration coordinated with others across Denmark on Saturday that were joined by thousands.Trump warned on Friday that he could put tariffs on countries that oppose his plans to take over mineral-rich Greenland.”We don’t want Trump invading Greenland, that is the message,” said 44-year-old nurse Paarniq Larsen Strum at the Nuuk rally, calling the situation “nerve-wracking”.In Copenhagen, charity worker Kirsten Hjoernholm, 52, said it was important to show unity with Greenlanders.”You cannot be bullied by an ally. It’s about international law,” she said.Around her, demonstrators waved the flags of Denmark and Greenland while chanting “Kalaallit Nunaat!” — the vast Arctic island’s name in Greenlandic.Some also held placards saying “USA already has too much ICE”, referring to Trump’s deployment of armed immigration officers in US cities, while others chanted “Greenland is not for sale”.- US ‘security’ claims -The Copenhagen demonstration coincided with a visit by a delegation of US lawmakers who held talks with Greenlandic and Danish politicians.The group, led by Democratic Senator Chris Coons, told reporters that Trump’s stance was misguided and not backed by the majority of Americans.It is also roundly rejected by Greenlanders, 85 percent of whom — according to the latest poll published in January 2025 — oppose the territory joining the United States. Only six percent were in favour.Trump has repeatedly claimed that the United States “needs” Greenland — a vast, mineral-rich territory at the gateway to the Arctic with a population of 57,000 — for US “national security”. He also claims that Denmark — a NATO ally — is incapable of ensuring Greenland’s security.European NATO members have responded by deploying troops in Greenland in recent days for a military exercise that France said was designed to show the world that they will defend the territory.Denmark said the US was invited to take part in the exercise.- ‘We demand respect’ -Senator Coons insisted there was no security threat to justify the Trump administration’s stance.”There are legitimate reasons for us to explore ways to invest better in Arctic security broadly, both in the American Arctic and in our NATO partners and allies,” he said.One of the organisers of Saturday’s protests, Uagut, an association of Greenlanders in Denmark, said the aim was “to send a clear and unified message of respect for Greenland’s democracy and fundamental human rights”.”We demand respect for our country’s right to self-determination and for us as a people,” added Avijaja Rosing-Olsen, an organiser of the demonstration in Greenland. “This is not only our struggle, it is a struggle that concerns the entire world.”

“Le Groenland n’est pas à vendre”: des milliers de manifestants à Copenhague et Nuuk

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi au Danemark et au Groenland pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer de l’immense territoire autonome danois. Dans le centre de Nuuk, capitale du Groenland, les milliers de manifestants, en présence de leur Premier ministre Jens-Frederik Nielsen, se sont retrouvés sous une pluie fine, arborant des casquettes estampillées “Make America Go Away” (“Faites Partir les Etats-Unis”, détournement du slogan MAGA) et chantant des chants traditionnels inuits, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.M. Nielsen, juché sur un tas de neige et agitant le drapeau groenlandais, était rejoint par plusieurs membres du gouvernement. Les manifestants, munis de pancartes “Nous forgeons notre avenir” (“We Shape our Future”) et de nombreux drapeaux, défileront jusqu’au consulat américain.”Nous ne voulons pas que Trump envahisse le Groenland”, a dit Paarniq Larsen Strum, 44 ans, infirmière en chirurgie. “C’est très éprouvant. Je voyage à travers le Groenland pour mon travail, et l’idée que je puisse ne pas rentrer chez moi auprès de ma fille, pour je ne sais combien de temps, s’il venait à prendre le Groenland (…) je ne peux pas accepter ça”.Au Danemark, plus tôt dans la journée, ils étaient aussi nombreux à converger: une marée humaine rouge et blanche, aux couleurs de ces drapeaux, s’étaient formée à Copenhague sur la place de l’hôtel de ville, avant de se rendre devant l’ambassade américaine, scandant le nom du Groenland en groenlandais: “Kalaallit Nunaat!”, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Droit à l’autodétermination -“C’est important pour moi d’y participer, car il s’agit fondamentalement du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination. On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C’est une question de droit international”, a expliqué à l’AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l’ONG Action Aid Danemark, venue manifester à Copenhague samedi, où une forte présence policière a été déployée. Plusieurs représentants politiques danois, dont la maire de Copenhague et une ministre, ont également défilé aux côtés des manifestants. Devant l’ambassade américaine, des organisateurs se sont succédés sur une scène improvisée, chantant et scandant des slogans: “Le Groenland n’est pas à vendre”, tout en disant espérer que la représentation des Etats-Unis voyaient cette forte mobilisation.    D’autres manifestations ont eu lieu en parallèle dans le pays, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud).Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.”Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland”, a-t-il déclaré sur Fox News.A Copenhague, une délégation bipartisane du Congrès américain a au contraire affiché leur soutien, au dernier jour d’une visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprises et des représentants au Parlement danois. Le sénateur démocrate Chris Coons, à la tête de la délégation, a salué samedi devant la presse “225 années” d’alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu’il n’existait “pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland”.”Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l’Arctique à l’avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent”, a-t-il dit.Les protestations samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.- “Sous pression” -Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l’Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont envoyé du personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.”Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu’au Danemark, sous pression”, a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut, l’un des organisateurs, dans une déclaration transmise à l’AFP. “Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d’alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions”, a-t-elle relevé.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.cbw-jll-phy-nzg/yk

Uganda’s Museveni wins seventh term as observers denounce intimidationSat, 17 Jan 2026 15:18:05 GMT

Ugandan President Yoweri Museveni won a seventh term in office on Saturday after an election marred by violence and an internet shutdown, with African observers saying arrests and abductions had “instilled fear”. Museveni, 81, won 71.65 percent of the vote in Thursday’s election, the Electoral Commission said, amid reports of at least 10 deaths and intimidation of …

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