Conspuée par les manifestants, l’extrême droite allemande refonde son organisation de jeunesse

“Generation Deutschland”: le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’est doté samedi d’une nouvelle organisation de jeunesse lors d’un congrès à Giessen, près de Francfort, démarré avec plus de deux heures de retard en raison de manifestations et blocages de rues des détracteurs de cette formation antimigrants et prorusse.Sans surprise, Jean-Pascal Hohm, 28 ans, député régional du Brandebourg, bastion de l’AfD dans l’Est, a été désigné comme nouveau chef de l’organisation de jeunesse à 90,4% des voix (si l’on exclut les abstentions). A l’annonce de son élection – il n’y avait pas d’autre candidat -, les délégués se sont levés, l’ont applaudi et acclamé.Arrivé deuxième aux législatives en février dernier et depuis première force d’opposition du pays, l’AfD se met en ordre de bataille avant une série d’élections régionales en 2026 qu’elle espère remporter, en particulier dans ses bastions de l’Est.”Nous nous battrons avec détermination pour un véritable changement de cap en matière de migration, afin que l’Allemagne reste le pays et la patrie des Allemands”, a déclaré M. Hohm, membre de l’AfD depuis 2014, soit un an après la création de ce très jeune parti qui s’est considérablement radicalisé au fil des ans.Pour Christopher Tamm, un étudiant de 25 ans interrogé par l’AFP dans les allées du congrès, “Jean-Pascal Hohm, qui comme moi vient du Brandebourg, possède toutes les connaissances, le savoir et les compétences nécessaires”. – “Patriotes allemands” -“Nous sommes des patriotes allemands”, a lancé devant les délégués M. Hohm, alors que l’AfD est accusée d’espionnage au profit de la Russie et d’autres États autoritaires. “Personne dans cette salle n’est un serviteur de la Russie ou d’un autre pays”, a-t-il assuré.Dès potron-minet, des opposants à l’AfD ont manifesté un peu partout dans la ville de Giessen, certains lançant des fumigènes, d’autres brandissant des drapeaux arc-en-ciel ou des banderoles avec des slogans comme “combattre le fascisme”, encadrés par un important dispositif policier.Un porte-parole de la police de Giessen, interrogé par l’AFP, a chiffré à 25.000 le nombre total de manifestants en cours de journée, alors que les organisateurs espéraient en rassembler 57.000.Parmi eux, Carsten Kachelmus, 52 ans, a déclaré à l’AFP se mobiliser pour qu’il n’y ait pas “une nouvelle jeunesse hitlérienne”. “En raison de notre histoire, nous ne pouvons pas permettre qu’une telle association se développe, et c’est pourquoi il est important de faire preuve de solidarité et de résistance”, a-t-il ajouté. Lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et certains manifestants, “plusieurs policiers ont été légèrement blessés”, a précisé le porte-parole de la police.Au début de l’année, l’AfD avait dû dissoudre sa précédente organisation de jeunesse, “Junge Alternative” (Jeune Alternative), menacée d’interdiction pour son extrémisme.On lui reprochait la promotion d’idées xénophobes et divers scandales, allant du chant raciste à l’organisation d’entraînements paramilitaires.- Lisser son image -La direction de l’AfD veut désormais une organisation de jeunesse nettement plus sous son contrôle mais toujours en lien avec les mouvances les plus radicales.Elle “continuera à entretenir des contacts étroits avec d’autres milieux d’extrême droite et à coopérer avec eux”, a prédit auprès de l’AFP Fabian Virchow, professeur à l’université de Düsseldorf et spécialiste de ces mouvements.”Le parti-mère pourra agir avec plus de modération, sans avoir à perdre ses partisans les plus radicaux”, abonde le politologue Stefan Marschall.Car l’AfD cherche à lisser son image pour gagner en popularité dans l’ouest du pays, où les électeurs répugnent, bien plus qu’à l’Est, à voter pour un parti lié à la fois à des néonazis et à la Russie.Parmi la liste de noms proposés pour la nouvelle organisation, les délégués ont opté pour l’appellation la plus neutre: “Generation Deutschland” (Generation Allemagne, ndlr), plutôt que “Jugend Germania” (Jeunesse Germania) ou “Junge Alternative”, le nom de l’ancienne organisation.Selon le professeur Virchow, les cadres du mouvement de jeunesse “proviennent d’un milieu d’extrême droite où se côtoient d’ex-militants du mouvement identitaire, des corporations étudiantes, ainsi que des individus issus du néonazisme et de groupes ethno-nationalistes”. L’Allemagne, marquée par son passé nazi, a longtemps résisté à l’essor électoral de l’extrême droite. Mais la crise migratoire de 2015, puis des attaques islamistes et des crimes commis par des étrangers ont alimenté la popularité de l’AfD.

Biathlon: les Françaises brillent d’entrée sur le relais d’Ostersund

Première course et déjà une victoire pour le biathlon français: les Bleues, doubles championnes du monde en titre, ont remporté samedi le premier relais de l’hiver lors de l’ouverture de la Coupe du monde à Ostersund (Suède). Jeanne Richard, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet et Lou Jeanmonnot ont devancé de 14 secondes l’Italie et la République Tchèque (+ 31 sec) pour la première course d’une saison dense, marquée par les Jeux d’hiver à Milan-Cortina (6-22 février).”C’est toujours difficile de démarrer la saison. Débuter de cette façon, c’est la meilleure manière de gagner de la confiance”, a savouré Lou Jeanmonnot au micro de la Fédération internationale (IBU). Les Françaises enchaînent une troisième victoire de rang sur le relais, après les Mondiaux à Lenzerheide (Suisse) et le dernier relais de l’hiver 2024-2025 à Nove Mesto (République Tchèque). Première relayeuse, Jeanne Richard a pris son temps pour blanchir les cinq cibles sur son tir debout grâce à deux balles de pioche. Elle a passé le relais à Océane Michelon avec 13 secondes de retard sur l’Italienne Dorothea Wierer. La N.5 mondiale l’hiver dernier a pris son temps sur le tir couché (une pioche) et a frôlé la correctionnelle sur le debout après trois fautes, avant de toucher toutes les cibles au bout de la troisième balle de pioche. “J’ai un peu serré les fesses. Je me suis trop précipitée, trop crispée. J’ai essayé de me rattraper sur mes pioches. La dernière je me suis employée pour la mettre”, a réagi Michelon au micro de la chaîne L’Equipe. Le relais de Justine Braisaz-Bouchet était un peu plus relevé face à l’étoile montante du biathlon allemand Selina Grotian et la lauréate de la Coupe du monde 2023-2024, l’Italienne Lisa Vittozzi, de retour après 622 jours d’absence sur le circuit. La Française a réussi un sans-faute, au coude à coude avec l’Italienne (+0,5 sec) qui a rassuré pour son retour, et placé idéalement Lou Jeanmonnot pour le dernier relais. – Sans Julia Simon en Suède -Face à des adversaires directes moins bien classées, la N.2 mondiale a parfaitement géré son tir couché, montrant qu’elle était bien remise de sa tragique chute dans l’avant-dernier virage de l’ultime course de la saison 2024-2025 à Oslo, qui l’avait privée d’un premier sacre en Coupe du monde au profit de l’Allemande Franziska Preuss. “J’ai ressenti pas mal de pression, mon tir couché n’était pas si bon le mois dernier, donc j’avais un peu de craintes aujourd’hui, et je suis contente de la façon dont ça s’est déroulé sur le couché. Sur le debout, ça a été un peu le bazar”, a commenté Lou Jeanmonnot. Malgré une pioche sur le dernier tir debout, la Franc-Comtoise a eu plus de ressources sur les skis que l’Italienne Hannah Auchentaller et permet à l’équipe de France de signer sa première victoire de la saison. Annoncées comme favorites, les Allemandes et les Norvégiennes sont passées à côté de leur course avec respectivement trois et quatre tours de pénalité, terminant en 11e et 13e positions.La grande absente de cette première étape est Julia Simon, suspendue un mois ferme par la commission nationale de discipline de la Fédération française de ski (FFS), dont l’affaire a pollué le quotidien de l’équipe de France pendant près de trois ans et a connu son épilogue en octobre avec la condamnation de la biathlète à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire. Elle fera son retour à Hochfilzen(Autriche) le 12 décembre.Le relais masculin est programmé samedi à 16h55 (heure de Paris). 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Sri Lanka : le bilan des inondations et glissements de terrain grimpe à 153 morts

Le Sri Lanka a déclaré samedi l’état d’urgence et lancé un appel à l’aide internationale après des inondations et glissements de terrain, provoqués par le cyclone Ditwah, qui ont fait au moins 153 morts et 191 disparus.Depuis lundi, le pays a subi des pluies torrentielles liées au passage de Ditwah, qui se dirige désormais vers l’Inde voisine, où l’aéroport de Chennai a annulé 54 vols. Les intempéries ont détruit plus de 20.000 habitations et contraint 108.000 personnes à se réfugier dans des abris temporaires, a indiqué le Centre de gestion des catastrophes (DMC).Près de 800.000 autres, déplacées, ont demandé une aide d’urgence, a ajouté le porte-parole du DMC, Pradeep Kodippili.Un tiers du pays est privé d’électricité ou d’eau potable, les lignes électriques ayant été arrachées et les installations de purification d’eau inondées. Les connections internet sont également perturbées dans de nombreuses régions. Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence, qui lui confère des pouvoirs étendus pour gérer la crise. L’armée a été déployée pour soutenir les opérations de secours.M. Kodippili a confirmé la mort de 153 personnes et la disparition de 191 autres. Parmi les victimes figurent onze résidents d’un établissement pour personnes âgées, inondé samedi dans le district de Kurunegala (centre-nord), selon la police.Dans le district d’Anuradhapura (centre-nord), l’armée a secouru 69 passagers d’un bus, dont un touriste allemand, qui étaient bloqués, après une opération de 24 heures impliquant un hélicoptère et des bateaux de la marine. W. M. Shantha, un passager, a raconté qu’ils avaient été sauvés par trois hommes de la marine qui les avaient aidés à grimper sur le toit d’une maison après avoir attaché des cordes pour leur permettre de traverser les eaux de crue. “Nous avons eu beaucoup de chance, alors que nous étions sur le toit, une partie de celui-ci s’est effondrée (…) trois femmes sont tombées à l’eau, mais elles ont été aidées à remonter sur le toit”, a déclaré M. Shantha aux journalistes à l’hôpital de Nochchiyagama.Dans le district de Badulla (centre), l’un des plus touchés, les villages restent inaccessibles.”Nous avons perdu deux personnes… les autres ont trouvé refuge dans un temple et une maison qui tiennent toujours debout (…) Il n’y a pas de nourriture et on commence à manquer d’eau potable”, a témoigné Saman Jumara du village de Maspanna au site d’information News Center.Le gouvernement sri-lankais a lancé un appel à la solidarité internationale et demandé aux Sri-Lankais vivant à l’étranger d’envoyer des dons.L’Inde a été la première à répondre avec l’envoi de deux avions d’aide, deux hélicoptères de transport et une équipe de secours.”Nous restons prêts à apporter plus d’aide et d’assistance à mesure que la situation évolue”, a écrit sur X le Premier ministre indien, Narendra Modi.Les inondations se sont aggravées samedi dans les zones de faible altitude, amenant les autorités à ordonner l’évacuation des rives de la rivière Kelani, qui est sorti de son lit vendredi soir.En 2003, le Sri Lanka avait connu ses pires inondations du siècle, responsables de 254 morts.

Syria’s Sharaa in Aleppo a year after fall of second city

President Ahmed al-Sharaa visited Syria’s northern city of Aleppo Saturday as the country marks a year since a lightning Islamist-led offensive that eventually toppled longtime ruler Bashar al-Assad last December.The Islamist alliance, led by Sharaa, entered Aleppo on November 29 last year and swiftly took control of Syria’s second city.”Aleppo was reborn, and with its rebirth, all of Syria was reborn. In moments like these, a new history for all of Syria was being written, through Aleppo and its proud citadel,” Sharaa said on Saturday, addressing a crowd of hundreds from outside the city’s famous monument.Shortly afterwards, he appeared at the top of the citadel’s tower near a huge Syrian flag.Aleppo was an early venue for anti-Assad demonstrations in 2011 that spiralled into civil war.For four years the city was divided between a government loyalist sector in the west — with most of the population — and rebels in a small zone in the east.The Assad government was accused of dropping barrel bombs from helicopters and other aircraft onto rebel areas, while the insurgents fired rockets into government territory.Ally Russia came to Assad’s assistance in September 2015, helping government forces to lay siege to the rebel zone by cutting off its last supply route.Assad’s forces reclaimed complete control of the city on December 22, 2016 when a final convoy of rebels and civilians left eastern Aleppo.Sharaa’s Islamist forces launched their lightning offensive on November 27 last year.They went on to seize Damascus on December 8, toppling Assad and ending more than half a century of his family dynasty’s iron-fisted rule.

Airbus intervient rapidement sur ses A320, sauf une centaine

Airbus, contraint de changer d’urgence un logiciel de commandes vulnérable sur des A320, a rapidement pu intervenir sur des milliers d’avions vendredi et samedi, tandis qu’une centaine d’entre eux devraient rester immobilisés plus longtemps.Aucun porte-parole d’Airbus n’était joignable samedi pour donner des chiffres.”Je veux présenter nos excuses sincères à nos clients, les compagnies aériennes, et aux passagers qui sont actuellement touchés. Mais nous considérons que rien n’est plus important que la sûreté quand les gens empruntent l’un de nos appareils, comme le font des millions d’entre eux tous les jours”, a écrit sur LinkedIn le PDG d’Airbus, Guillaume Faury.Le ministre français des Transports Philippe Tabarot s’est voulu rassurant, en donnant samedi des informations chiffrées, sur la chaîne d’information BFMTV.Cette vulnérabilité révélée vendredi faisait craindre de fortes perturbations sur le trafic aérien mondial, l’A320 étant l’appareil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12.257 exemplaires.Vendredi, Airbus indiquait que quelque 6.000 d’entre eux étaient concernés par l’obligation “d’arrêter immédiatement les vols” des avions concernés le temps de remplacer ou mettre à jour le logiciel.Samedi matin, M. Tabarot précisait sur BFMTV que l’avionneur avait pu corriger la défaillance “sur plus de 5.000 appareils” vendredi et dans la nuit de vendredi à samedi.Cette intervention a été jugée indispensable après un incident sur un vol de la compagnie américaine JetBlue le 30 octobre entre Cancun, au Mexique, et Newark, près de New York. L’appareil avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas.Toute la flotte ne pourra pas immédiatement redécoller.”D’après les dernières informations que je possède, mais Airbus pourra bien sûr et devra communiquer là-dessus, il semblerait qu’il y aurait beaucoup moins d’A320 qui seraient impactés plus durablement par le changement du logiciel”, a déclaré le ministre, interrogé depuis l’aéroport de Nice.”On avait évoqué la possibilité sur un millier d’appareils. Il semble qu’on ne parle maintenant que d’une centaine d’appareils”, a-t-il poursuivi.- “Retards isolés” -Air France, par exemple, a indiqué samedi matin à l’AFP qu’il pourrait dans la journée “transporter la totalité de ses clients, hors vols du réseau régional Caraïbes”.”La plupart des mises à jour logicielles ont déjà pu être effectuées dans la nuit et samedi matin. Aucune annulation de vol n’est prévue”, a expliqué Lufthansa.La compagnie easyJet a annoncé n’avoir annulé aucun vol.Le ministre français de l’Économie Roland Lescure a précisé, sur BFMTV également, que “pour l’immense majorité de ces avions”, la mise à jour du logiciel “peut se faire à distance, elle est assez rapide”.D’autres compagnies semblent plus touchées. Vendredi, la colombienne Avianca estimait que plus de 70% de sa flotte était concernée, ce qui devrait engendrer des “perturbations importantes dans les dix jours à venir”, écrivait-elle dans un communiqué. Ce transporteur a suspendu la vente de billets jusqu’au 8 décembre.En Inde, le ministère de l’Aviation a dénombré samedi soir 68 avions pour lesquels l’intervention restait à effectuer, soit 20% de la partie de la flotte du pays affectée par le problème.L’A320 est une gamme qui englobe également les modèles A318, A319 et A321. D’après le cabinet d’analyse du secteur de l’aviation Cirium, près de 9.400 de ces avions sont aujourd’hui en service dans le monde. Cela comprend 2.274 appareils A320 et 1.178 appareils A321 en Asie-Pacifique, ou encore 1.440 appareils A320 et 884 appareils A321 en Europe.L’incident intervient en plein week-end de Thanksgiving aux États-Unis, quatre jours où les Américains sont très nombreux à prendre l’avion pour se retrouver en famille. Les compagnies aériennes américaines, qui se fournissent plus volontiers auprès de Boeing, faisaient état de répercussions limitées. United Airlines a assuré normalement les vols de samedi, tandis qu’American Airlines n’avait plus que quatre avions immobilisés.Les A320 se vendent bien aux États-Unis chez les compagnies à bas coût, dont JetBlue. Cette compagnie a expliqué samedi à l’AFP faire “tout son possible pour minimiser les perturbations pour les clients”.

Macron holds first talks with Madagascar leader after takeoverSat, 29 Nov 2025 15:35:01 GMT

President Emmanuel Macron on Saturday spoke for the first time by telephone with the army colonel who took over as Madagascar’s head of state after the military ousted his predecessor, pledging the support of France in the political transition of the former French colony.Colonel Michael Randrianirina seized power from Andry Rajoelina amid protests spearheaded by …

Macron holds first talks with Madagascar leader after takeoverSat, 29 Nov 2025 15:35:01 GMT Read More »