Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

A Paris, des nuits en “mode survie” pour les jeunes migrants transis de froid

Frigorifié, Boubacar, 16 ans dit-il, extirpe son corps engourdi de sa tente installée comme plusieurs dizaines d’autres dans le cœur historique de Paris enneigé. Le Guinéen vient de passer une fois de plus une nuit “très compliquée” en “mode survie”. Les quais pavés couverts de neige en bordure de l’île Saint-Louis offrent un paysage de carte postale que touristes et Parisiens emmitouflés s’empressent d’immortaliser avec leur appareil photo. En contrechamp, plusieurs dizaines de tentes posées sur le froid bitume devant un magasin de canapés convertibles. Quelques 300 jeunes migrants africains, pour la plupart en recours pour faire reconnaître leur minorité, viennent d’y passer une rude nuit.Passé l’euphorie de découvrir la neige pour la première fois de leur vie, l’amertume a envahi le camp installé depuis plusieurs mois.Les multiples épaisseurs de couvertures et le fin sac de couchage n’ont pas réussi à réchauffer Boubacar, qui en milieu de matinée s’asperge le visage d’une bouteille d’eau froide pour se donner un peu d’entrain.”Je ne suis pas arrivé à dormir avant 4 heures du matin. Ma tente est déchirée j’avais l’impression qu’il neigeait sur moi”, raconte le jeune homme qui présente des symptômes grippaux et a mal aux dents.- “Tenir” -Les couvertures et les plats chauds déposés par des passants anonymes devant sa tente igloo, lui apporte un peu de réconfort. Mais le Guinéen, arrivé seul en France il y a neuf mois, s’impatiente. “Combien de temps ça va encore durer?”, s’interroge Boubacar, qui répète comme un mantra “qu’il faut tenir pour ne pas mourir”.Dans un vide administratif, le jeune homme ne bénéficie d’aucun revenu. Il n’a pas été reconnu mineur, ce qui lui aurait permis d’être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, et attend la décision en appel qui peut prendre jusqu’à un an. C’est le cas également de son compatriote Abbou.Traits tirés, le garçon essaye de bouger ses doigts douloureux et montre une boîte d’antalgiques qui l’aide à passer la nuit. Arrivé en France il y a trois semaines, Abbou est l’un des derniers encore sur le camp, ses compagnons d’infortune ont pour la plupart rejoint les accueils de jour, laissant sur place un fatras de couvertures, protégés par des bâches, qu’ils retrouveront le soir.- Un peu de répit -“C’est dur toute l’année, mais avec le froid leurs corps sont encore plus abîmés, ils sont sous tension et en permanence en mode survie”, observe Helena Tellio, coordinatrice pour l’Armée du Salut de l’un de ces centres d’accueil de la Ville de Paris. Crème pour lutter contre les démangeaisons provoquées par le froid, thé et café fumants, douches, prises électriques pour recharger les batteries des téléphones: dans ce lieu chauffé, les jeunes migrants bénéficient d’un peu de répit. Ils peuvent aussi y rencontrer des médecins et des psychologues. Il sont nombreux à souffrir de symptômes de dépression, selon les employés de l’association.Des activités leur sont proposées, mais rares sont ceux qui se distraient avec les jeux de société proposés. Affalés dans des divans, couverture sur le dos pour se réchauffer et bonnet encore vissé sur la tête, beaucoup récupèrent de leur nuit agitée en attendant de braver à nouveau le froid. Mustapha, Ivoirien qui affirme avoir 15 ans, redoute cette énième nuit dehors. “La neige quand ont est dans une maison au chaud c’est beau à regarder, mais dans ces conditions, c’est un stress”, confie le garçon.Contactée par l’AFP, la ville de Paris indique qu’elle “continue à demander la mise à l’abri de l’ensemble des personnes vivant sur les campements dans les différents sites ouverts par l’Etat, avec le concours de la Ville”, “compte tenu de la persistance des températures très basses”  prévues mercredi.

Incendie en Suisse: les propriétaires du bar ne se “déroberont” pas à l’enquête

Les propriétaires du bar ravagé par l’incendie meurtrier dans la station de ski suisse de Crans-Montana ont assuré mardi qu’ils ne se “déroberaient pas” dans le cadre de l’enquête menée après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés, se disant “dévastés”.La journée de mardi a aussi été marquée par les révélations devant la presse du président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, concernant l’absence d’inspections sécurité et incendie du bar de 2020 à 2025, qui ont suscité la “consternation” de certaines familles.Dans leur première déclaration publique depuis l’ouverture samedi de l’enquête pénale les visant, Jacques et Jessica Moretti, les Français propriétaires du bar Le Constellation, se sont dits dans un communiqué “dévastés et envahis par le chagrin”. “Nous faisons pleinement confiance aux enquêteurs pour faire toute la lumière et dissiper les interrogations. Soyez certains à cet égard de notre entière collaboration et du fait que nous ne chercherons d’aucune façon à nous dérober”, a assuré le couple soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.- “Responsabilité” -Le président de la commune de Crans-Montana a lui concédé ne pas savoir pourquoi les contrôles périodiques du bar n’avaient pas été effectués de 2020 à 2025, alors que ces inspections doivent être conduites tous les ans.”Nous assumerons toute la responsabilité que la justice déterminera”, a-t-il ajouté, au sujet du drame provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites “fontaines” entrées en contact avec le plafond du sous-sol. En cette soirée de la Saint-Sylvestre, les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, s’étaient retrouvés piégés par les flammes.La mousse acoustique recouvrant le plafond du sous-sol du Constellation, qui semble s’être rapidement embrasée, est l’un des éléments clés examinés par les enquêteurs.D’après des photos prises par le propriétaire lors de travaux effectués après l’achat du local en 2015, cette mousse avait été posée sur le plafond dès le départ.- “Derrière les barreaux” -“Vraisemblablement, les quelques chefs de sécurité qui ont été contrôler ce bar (entre 2015 et 2020) auraient dû faire plus attention”, a aussi reconnu M. Féraud, qui a par ailleurs écarté toute démission à ce stade.Mes clients “ont pris connaissance avec consternation” de ces informations, a réagi auprès de l’AFP l’avocat Romain Jordan, qui conseille plusieurs familles.”La quantité effarante des manquements et lacunes dans les contrôles pose avec d’autant plus d’urgence la question de la mise sous enquête de la commune”, a-t-il assuré.Me Sébastien Fanti, qui représente quatre familles de blessés, a lui assuré que ses clients étaient “furieux” : “Ces familles veulent voir les gens dormir derrière des barreaux”, a-t-il affirmé.- “Faites gaffe à la mousse!” -Des vidéos diffusées lundi soir par la télévision suisse RTS, montrent que ce n’est pas la première fois que ce type de bougies était utilisé dans le bar et que leur danger était connu.”Faites gaffe à la mousse!” avait lancé il y a six ans un employé du bar lors de la soirée du nouvel an 2019-2020, selon une de ces vidéos.Les autorités italiennes, très remontées, ont multiplié les critiques. “Cette tragédie aurait pu” et “dû être évitée grâce à la prévention et au bon sens”, a tonné lundi l’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, devant les médias.Les deux Français propriétaires du Constellation n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a provoqué l’étonnement, notamment des autorités italiennes.”Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu d’éléments concrets qui laissent présager une fuite”, a expliqué mardi la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, sur la radio française RTL.Selon des sources proches du dossier, Jacques Moretti était connu de la justice française pour une affaire de proxénétisme: il avait été incarcéré en Savoie en 2005 puis condamné en 2008 à une peine de prison.Selon une autre source proche du dossier, il a aussi été mis en cause par le passé dans sept autres affaires, notamment pour escroquerie, sans que cela ne débouche sur des condamnations.- 46 blessés soignés à l’étranger -La moitié des 40 morts, âgés de 14 à 39 ans, étaient des mineurs. Ce sont 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et 18 étrangers issus de neuf pays.Parmi les 116 blessés, de 14 nationalités, figurent notamment 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux.Sur les 83 blessés encore hospitalisés, 46 grièvement touchés ont été transférés vers la France, l’Italie, l’Allemagne ou la Belgique.Une cérémonie d’hommage est prévue vendredi dans la commune voisine de Martigny, notamment en présence du président français Emmanuel Macron.

Boulbina extra-time stunner takes Algeria through to AFCON quarter-finalsTue, 06 Jan 2026 19:19:51 GMT

A thunderous strike by substitute Adil Boulbina deep in extra time settled a tense encounter as Algeria beat the Democratic Republic of Congo 1-0 in their Africa Cup of Nations last-16 tie on Tuesday.The game at the Moulay El Hassan Stadium in Rabat was edging towards a penalty shoot-out when Boulbina, a forward who plays …

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CAN-2025: l’Algérie sort la RDC et affrontera le Nigeria en quart

L’Algérie s’est qualifiée mardi pour les quarts de finale de la CAN-2025 en éliminant la RD Congo (1-0) tout au bout d’une prolongation irrespirable grâce à un but d’Adil Boulbina à la 119e minute.Les Fennecs du sélectionneur Vladimir Petkovic affronteront au prochain tour le Nigeria, facile vainqueur du Mozambique lundi (4-0). Peut-être sans leur plaque tournante du milieu de terrain Ismael Bennacer, sorti blessé après 48 minutes de jeu, apparemment touché à l’ischio-jambier de la cuisse droite.L’aventure continue donc pour les Algériens, avec une statistique qui leur permet les plus beaux rêves: ils sont sortis de la phase de poules avec trois victoires en trois matches. C’est la troisième fois que cela leur arrive après 1990 et 2019. Et les deux premières fois, ils ont soulevé le trophée au soir de la finale.Ils ont arraché la victoire in extremis. Lancé en contre sur la gauche, Boulbina a crocheté pour effacer Aaron Wan-Bissaka et, de l’entrée de la surface, a placé un tir enveloppé du droit parfait dans la lucarne opposée (1-0, 119e).Dans cette affiche contre la RD Congo, sur le papier la plus relevée des 8e, l’Algérie a eu la possession. Les Congolais, bloc bas et pressing intense, ont placé des banderilles. Entre ces deux formations qui se craignaient et ont fait preuve d’une belle rigueur tactique, il aurait fallu une erreur individuelle, ou un exploit personnel, pour débloquer le score plus tôt.Mais voilà, les Fennecs du coach Vladimir Petrovic, comme les Léopards du Français Sébastien Desabre n’ont rien lâché pendant presque deux heures. Et les deux gardiens, Luca Zidane pour l’Algérie et Lionel Mpasi-Nzau pour le Congo, ont fait le reste pour préserver leurs cages.La première période a été un très long round d’observation. Les Fennecs ont même attendu la 42e minute pour placer leur premier tir, non cadré, par leur pépite de 20 ans Ibrahim Maza.Le jeu s’est accéléré et l’intensité est montée d’un cran en deuxième période. Chancel Memba (50e), Joris Kayembe (74e), Ibrahim Mayle (90+2) ont eu leur chance pour la RDC, Mohamed Amoura (79e) et Anis Hadj Moussa (86e) pour l’Algérie ont buté sur le gardien congolais.Mais l’arbitre a sifflé la fin du temps réglementaire sur le score de 0-0. En prolongation, aucune des deux équipes n’a fermé le jeu. L’Algérie s’est d’abord procuré une superbe occasion par Fares Chaibi, qui a obligé Mpasi-Nzau à un sauvetage réflexe sur sa ligne (110e). Neuf minutes plus tard, Boulbina propulsait les Fennecs dans le top-8 africain.