Le Medef soutiendra “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”, selon Patrick Martin

Le président du Medef Patrick Martin a indiqué lundi que le mouvement patronal avait l’intention de soutenir “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”.”Nous soutenons et nous soutiendrons les décideurs politiques qui comprennent l’économie et le monde, ceux, trop rares à ce jour qui traduisent cette compréhension dans leurs décisions, ceux dont le calendrier dépasse 2027″, a lancé le responsable au moment de la présentation de ses vœux.Enonçant les différentes mesures budgétaires en discussion, allant dans le sens d’un alourdissement fiscal pour les entreprises, M. Martin a souligné “la totale incompréhension” de ces dernières face “à ces choix démagogiques et économiquement dangereux”.”Ceux qui jouent les ménages contre l’entreprise sont des bonimenteurs et des apprentis-sorciers!”, selon lui.”Nous ne sommes pas un acteur politique, (mais) nous ne laisserons pas péricliter notre pays, que ce soit à petit feu ou à gros bouillons”, a-t-il déclaré ensuite, en soulignant que la prochaine REF – l’évènement annuel du Medef, fin août – serait, “à neuf mois de l’élection présidentielle”, l’occasion de “parler vrai pour faire réussir la France et tous les Français”.Il a consacré une grande partie de son discours à la jeunesse, nouveau thème de bataille du Medef qui déplore le nombre de jeunes, 1,4 million, qui “ne sont ni en emploi ni en études ni en formation”, tandis que la politique budgétaire a abouti en 2025 à une baisse des contrats d’apprentissage.Il s’est dit “choqué par l’ignorance ou l’indifférence de certains représentants de nos supposées +élites+, souvent si bien pensantes, à l’égard de nos 650.000 lycéens professionnels: ce n’est pas leur monde, donc ce n’est pas un sujet ! Et pourtant si !”, s’est-il écrié.Il a dénoncé par ailleurs le “discours culpabilisateur” sur “la souffrance au travail”. Certes, “il faut toujours nous améliorer” a-t-il convenu, tout en considérant que c’était un sujet qui “semble surtout concerner la sphère publique: qu’elle commence par s’occuper d’elle-même”, a-t-il lancé.Semblant enfin viser les autres organisations patronales, CPME et U2P, qui avaient notamment refusé de s’associer à son appel à un rassemblement de chefs d’entreprises en octobre, M. Martin s’est dit “parfois un peu seul au milieu du champ de bataille, quand d’autres se bercent d’illusions, composent sur la base de petits calculs opportunistes, parfois se déjugent sans scrupule ou jouent la fracturation”: “nous au Medef assumons la conviction du collectif patronal, sans courber l’échine”, a-t-il affirmé.

Le Medef soutiendra “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”, selon Patrick Martin

Le président du Medef Patrick Martin a indiqué lundi que le mouvement patronal avait l’intention de soutenir “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”.”Nous soutenons et nous soutiendrons les décideurs politiques qui comprennent l’économie et le monde, ceux, trop rares à ce jour qui traduisent cette compréhension dans leurs décisions, ceux dont le calendrier dépasse 2027″, a lancé le responsable au moment de la présentation de ses vœux.Enonçant les différentes mesures budgétaires en discussion, allant dans le sens d’un alourdissement fiscal pour les entreprises, M. Martin a souligné “la totale incompréhension” de ces dernières face “à ces choix démagogiques et économiquement dangereux”.”Ceux qui jouent les ménages contre l’entreprise sont des bonimenteurs et des apprentis-sorciers!”, selon lui.”Nous ne sommes pas un acteur politique, (mais) nous ne laisserons pas péricliter notre pays, que ce soit à petit feu ou à gros bouillons”, a-t-il déclaré ensuite, en soulignant que la prochaine REF – l’évènement annuel du Medef, fin août – serait, “à neuf mois de l’élection présidentielle”, l’occasion de “parler vrai pour faire réussir la France et tous les Français”.Il a consacré une grande partie de son discours à la jeunesse, nouveau thème de bataille du Medef qui déplore le nombre de jeunes, 1,4 million, qui “ne sont ni en emploi ni en études ni en formation”, tandis que la politique budgétaire a abouti en 2025 à une baisse des contrats d’apprentissage.Il s’est dit “choqué par l’ignorance ou l’indifférence de certains représentants de nos supposées +élites+, souvent si bien pensantes, à l’égard de nos 650.000 lycéens professionnels: ce n’est pas leur monde, donc ce n’est pas un sujet ! Et pourtant si !”, s’est-il écrié.Il a dénoncé par ailleurs le “discours culpabilisateur” sur “la souffrance au travail”. Certes, “il faut toujours nous améliorer” a-t-il convenu, tout en considérant que c’était un sujet qui “semble surtout concerner la sphère publique: qu’elle commence par s’occuper d’elle-même”, a-t-il lancé.Semblant enfin viser les autres organisations patronales, CPME et U2P, qui avaient notamment refusé de s’associer à son appel à un rassemblement de chefs d’entreprises en octobre, M. Martin s’est dit “parfois un peu seul au milieu du champ de bataille, quand d’autres se bercent d’illusions, composent sur la base de petits calculs opportunistes, parfois se déjugent sans scrupule ou jouent la fracturation”: “nous au Medef assumons la conviction du collectif patronal, sans courber l’échine”, a-t-il affirmé.

Dans ses voeux à Macron, le président du Conseil constitutionnel appelle à défendre l’Etat de droit

Le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, a appelé lundi les pouvoirs publics à défendre l’Etat de droit, cible de nombreuses attaques, lors de ses vœux à Emmanuel Macron.”La démocratie est le seul régime qui permet de respirer la liberté et l’Etat de droit est son oxygène. N’attendons pas d’en manquer pour devoir la réanimer”, a-t-il déclaré, selon le texte de son discours mis en ligne par son institution.Evoquant les cas du juge français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou et de l’ancien commissaire européen Thierry Breton, tous deux visés par des sanctions américaines, il a appelé les pouvoirs publics à “soutenir” ceux qui “se voient entravés dans leurs libertés par tous ceux qui croient plus à la force qu’au droit, plus au rapport de forces qu’au respect des règles”.”Prenons garde à ce que des démonstrations de force, présentées comme efficaces et d’effet immédiat ne deviennent pas un modèle défiant les démocraties, caricaturées comme lentes et inefficaces, comme entravées par leurs délibérations et l’Etat de droit”, a-t-il averti.M. Ferrand, un proche d’Emmanuel Macron qui a succédé à Laurent Fabius en mars dernier à la tête de l’institution de la rue Montpensier, a indiqué qu’il souhaitait continuer à “faire connaître la Constitution et le Conseil constitutionnel, en particulier auprès des jeunes, citoyens de demain”.”Rappeler inlassablement que l’Etat de droit est celui qui soumet au droit les autorités publiques, protège de l’arbitraire, garantit l’égalité des citoyens devant la loi et la séparation des pouvoirs sous le contrôle de juridictions impartiales et indépendantes doit redevenir un devoir quotidien”, a-t-il estimé.Il a par ailleurs défendu le contrôle de constitutionnalité des lois exercé par le Conseil, considéré par certains comme une source “de maux à combattre”. “La volonté générale ne s’exprime que dans le respect de la Constitution”, a-t-il observé, estimant que la loi devait “être constitutionnelle avant d’être communicationnelle”.”Succomber à la dictature de l’urgence, à la pression du moment et de l’émotion, ou pire, à l’impératif du buzz, génère rarement des solutions appropriées à des problèmes complexes, chasse la pensée, et produit parfois des textes qui débordent notre cadre constitutionnel et encourent donc la censure”, a-t-il fustigé.

Ugandan opposition leader Bobi Wine warns of protests if polls riggedMon, 12 Jan 2026 18:51:21 GMT

Uganda’s opposition leader told AFP on Monday that he would call for protests if President Yoweri Museveni rigs this week’s election and said he would welcome an intervention by the United States.More than 20 million people are registered to vote in the east African country on Thursday, with 81-year-old Museveni widely expected to continue his …

Ugandan opposition leader Bobi Wine warns of protests if polls riggedMon, 12 Jan 2026 18:51:21 GMT Read More »

Municipales à Paris: Grégoire veut installer des “kiosques” mobiles de police municipale

Le candidat d’union de la gauche à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire (PS) a annoncé lundi vouloir installer des “kiosques” mobiles de police municipale sur les “points chauds” de la capitale pour lutter contre l’insécurité.Trente kiosques, dotés de cinq ou six agents et opérationnels de jour comme de nuit, “seront des mini-postes sur le terrain, dans chaque arrondissement et sur les points chauds, sur le modèle des kôban japonais”, a-t-il déclaré au Figaro.”Une des clés, c’est de considérer que la présence policière de terrain ne règle, certes, pas tout, mais reste extrêmement efficace contre la délinquance. Il faut du bleu sur le terrain”, a-t-il ajouté. Le premier de ces kiosques sera installé Porte de Clignancourt, dans le XVIIIe arrondissement. “C’est un lieu de fort passage. La délinquance et les trafics en tous genres sont venus se greffer sur ces flux avec de la contrebande de cigarettes, de la vente de produits médicamenteux, de drogues”, a-t-il expliqué sur place devant la presse, promettant de réfléchir à la façon de “mieux occuper l’espace public” entre Saint-Ouen et Paris.Le député socialiste et ex-premier adjoint souhaite également recruter 1.000 nouveaux agents de police municipale afin de porter les effectifs à 5.000. Il met toutefois en garde contre un éventuel désengagement parallèle de l’État sur la police nationale, mettant en cause Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate des Républicains, qu’il juge “comptable” des politiques menées.Il se dit en revanche “totalement hostile” à leur armement létal: “aucune des missions confiées à la police municipale ne le justifie”, et proposera un référendum aux Parisiens en cas d’évolution de la loi. Les brigades nocturnes pourront néanmoins être dotées de pistolets à impulsion électrique.Jugeant “insupportable” que des femmes puissent se sentir en insécurité, Emmanuel Grégoire souhaite mettre en place un dispositif d’alerte sur les Abribus et augmenter l’éclairage public dans certains quartiers.”La demande de sécurité en particulier dans les quartiers populaires est très forte. Nous nous devons de l’entendre et d’y répondre”, a-t-il expliqué devant la presse.La vidéoprotection des “sites sensibles” sera également accrue avec le déploiement de 500 caméras tactiques, qui seront déplacées “selon les besoins”.Se démarquant du bilan d’Anne Hidalgo dont il a été le premier adjoint pendant plus de cinq ans, M. Grégoire botte en touche. “Reproche-t-on à Emmanuel Macron d’être comptable du quinquennat de François Hollande ?”, interroge-t-il.Le candidat socialiste se dit “totalement opposé” à l’installation de grilles autour du Champ-de-Mars, comme le propose Rachida Dati pour lutter contre l’insécurité, qui ne ferait que “repousser les problèmes (…) quelques dizaines de mètres plus loin”. Il propose de créer une brigade spécifique “aux sites complexes” qui concernera le Champ-de-Mars, Montmartre, Barbès-Jaurès, et le secteur de Gare du Nord/Gare de l’Est, La Villette et Rosa Parks.Répondant aux critiques sur un “chaos” lié à l’explosion de la circulation à vélo, M. Grégoire entend créer des patrouilles, au sein de la police municipale, pour “intercepter les chauffards” de vélos débridés qui roulent à plus de 25 km/h, la vitesse autorisée sur les pistes cyclables.Le socialiste souhaite également mener des expérimentations pour lutter contre les contrôles d’identité abusifs.  

La colère agricole persiste, grand rassemblement FRSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines de la capitale, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions, prévues au moins jusqu’à lundi soir, ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.- Produits moins chers -Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants selon les décomptes de journalistes de l’AFP ou de la presse locale, ont également eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb/LyS

La colère agricole persiste, grand rassemblement FRSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines de la capitale, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions, prévues au moins jusqu’à lundi soir, ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.- Produits moins chers -Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants selon les décomptes de journalistes de l’AFP ou de la presse locale, ont également eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb/LyS