Rappel de lait infantile: tous les lots concernés “ont été retirés”, assure Mme Rist

Tous les lots de laits infantiles ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus ont “été retirés”, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur BFM-TV.Deux enquêtes ont été ouvertes en France après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle dit.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés.Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé la ministre. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Iran: Trump affirme qu’une “armada” navigue vers le Golfe

Donald Trump a affirmé jeudi qu’une “armada” navale américaine était en route pour le Golfe, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants. “Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où”, a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.  “Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près”, a ajouté Donald Trump. Le chef des Gardiens de la Révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient “le doigt sur la gâchette” après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran.M. Trump n’a toutefois pas fermé la porte au dialogue. “L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons”, a-t-il déclaré jeudi à Davos.Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l’huile sur le feu jeudi.”Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie”, a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l’ayatollah Ali Khamenei.Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes.Ses propos ont été lus à la télévision d’Etat à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.- “Cibles légitimes” -Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, “tous les intérêts, bases et centres d’influence américains” seraient des “cibles légitimes” pour les forces armées iraniennes.L’Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d’échanger des menaces.Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les “rayer de la surface de la Terre” si “quoi que ce soit” lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.Tout en brandissant lui aussi la menace d’une rispote, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l’Iran était toujours “prêt à mener des négociations réelles et sérieuses”.- Deux semaines sans internet – Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée.La télévision d’Etat iranienne – citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants – a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains.Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts.Une coupure nationale d’internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis “deux semaines complètes”, a relevé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l’accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.

TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction

TikTok a annoncé jeudi avoir créé une co-entreprise majoritairement détenue par des investisseurs américains pour gérer ses activités aux Etats-Unis, mettant fin à une longue saga judiciaire qui menaçait de conduire à son interdiction dans le pays.Cette nouvelle structure servira plus de 200 millions d’utilisateurs, tout en mettant en œuvre des garanties strictes en matière …

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Après le Groenland, l’Europe cherche à parer la prochaine crise avec Trump

Donald Trump a reculé sur le Groenland, mais à quand la prochaine crise? Les Européens se sont réunis jeudi soir en urgence à Bruxelles pour envoyer un message d’unité et trouver la parade en cas de nouvelles provocations du président américain. Soulagés, mais pas dupes. Après plusieurs semaines d’”escalade” et de “menaces”, “nous sommes revenus à une …

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Japon: un avocat rockeur en première ligne du combat pour la justice climatique

Neuf jours après avoir déposé une plainte historique pour la justice climatique, l’avocat Akihiro Shima chantait à pleins poumons dans un bar bondé de Tokyo, vêtu d’un blouson rouge vif et coiffé d’un iroquois.A 63 ans, Me Shima a rallié le mois dernier plus de 450 plaignants japonais à cette action en justice inédite visant …

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TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction

TikTok a annoncé jeudi avoir créé une co-entreprise majoritairement détenue par des investisseurs américains pour gérer ses activités aux Etats-Unis, mettant fin à une longue saga judiciaire qui menaçait de conduire à son interdiction dans le pays.Cette nouvelle structure servira plus de 200 millions d’utilisateurs, tout en mettant en œuvre des garanties strictes en matière …

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RDC: un an après sa chute, Goma vit dans la peur

Ils ont été pris sous un déluge de feu, puis murés dans le silence et la peur imposés par leurs nouveaux maîtres: un an après la chute de Goma, grande ville de l’est de la RDC, aux mains du groupe armé M23, ses habitants vivent dans la peur et n’ont “nulle part où aller”.  Le 26 janvier 2025, un million d’habitants se terraient dans les maisons quand l’armée congolaise et ses alliés ont abandonné la capitale de la province du Nord-Kivu. Des centaines de soldats rwandais, alliés du groupe armé antigouvernemental M23, venaient de passer la frontière et de pénétrer dans la cité lacustre, au prix de combats intenses qui ont fait des milliers de morts.Ce jour-là, Janvier Kamundu, habitant de Goma, est réfugié dans sa maison avec sa femme et ses enfants. Les balles et les obus pleuvent. “Subitement, j’ai entendu mon épouse crier. Elle est tombée, touchée par une balle perdue”, raconte-t-il. Malgré les tirs, ses voisins lui viennent en aide et trouvent un véhicule pour emmener sa femme à l’hôpital, lui sauvant la vie. Les hôpitaux de la ville sont débordés. Des montagnes de cadavres enveloppés dans des sacs blancs s’entassent dans les morgues. Ils sont incinérés nuit et jour, empestant les rues désertes envahies de matériel militaire abandonné. – “Beaucoup de plaies” -Comme nombre d’habitants de Goma, M. Kamundu et son épouse se disent marqués dans leur chair. “Elle se remet petit à petit, mais elle a reçu beaucoup de plaies au niveau du ventre, et quand ça lui fait mal, elle repense aux événements”, confie le mari.   Dans les semaines qui suivent, une chape de plomb s’abat sur la ville. Tous les soirs après 18H00, les rues se vident. La joyeuse rumeur des bars où les Congolais trouvaient un peu de répit, dans une région marquée par plus de 30 années de conflits, laisse place à un pesant silence.Des bandits évadés de la prison, des miliciens et certains militaires ayant échappé à la capture sèment la terreur dans les quartiers à la nuit tombée. Ils pénètrent dans les maisons pour braquer leurs habitants et n’hésitent pas à les assassiner sur place. La police et les magistrats ont déserté la ville. Chaque soir, les habitants, livrés à eux-mêmes, restent terrés chez eux, écoutant les rafales d’armes automatiques qui résonnent dans l’obscurité. Les patrouilles du M23 tirent à vue sur les présumés criminels ou ceux qui ont le malheur de s’attarder dans les rues. Face à l’ampleur du phénomène, le groupe armé finit par prendre des mesures radicales: les quartiers de Goma sont méthodiquement bouclés à la recherche de criminels. Fin mai, ils sont ainsi plusieurs centaines d’hommes assis dans la sombre caillasse volcanique qui recouvre les rues du village de Murambi, à la périphérie nord de la ville, encadrés par des combattants du M23. Les chefs de quartier et les familles sont sommés de désigner ceux qu’ils reconnaissent comme d’honnêtes citoyens du quartier. Les autres sont interpellés.- Torture et exécutions sommaires -Les combattants du M23 arpentent également les rues et interpellent ceux qu’ils jugent suspects. Les habitants murmurent qu’il suffit de porter des vêtements sales ou une barbe mal rasée pour être victime de ces rafles et conduit au stade de la ville, devenu une prison à ciel ouvert. A plusieurs reprises, le porte-parole du M23 y invite la presse pour constater le résultats de ces opérations. Les détenus sont séparés en groupes: présumés miliciens, policiers, militaires, bandits… A l’entrée, des familles espèrent pouvoir faire libérer leurs proches. Une mère s’effondre en larmes, sans nouvelle de son fils. Ceux qui ne peuvent être dédouanés par des témoignages jugés fiables finissent dans des lieux de détention secrets. Des rapports d’ONG dénoncent tortures et exécutions sommaires.La méthode, radicale, finit néanmoins par produire des résultats: habitants et observateurs s’accordent désormais pour saluer le retour d’une relative sécurité dans les rues de Goma.En l’absence d’une justice indépendante, des opposants ont aussi été victimes de la répression, certains ayant été accusés par le M23 de complicité avec les milices pro-Kinshasa.En octobre, le groupe armé, qui clame sa volonté de renverser Kinshasa et mettre fin à la corruption, commence à désigner ses propres magistrats. Mais les observateurs ne se font guère d’illusion sur leur impartialité.- “Formation idéologique” -La plupart des représentants des organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains avaient fui avant l’arrivée du M23, connu pour réduire au silence les voix dissidentes.Civils et ex-combattants gouvernementaux sont recrutés de force par le groupe armé, qui présente 7.000 nouvelles recrues en septembre. En parallèle, le M23 commence à imposer des taxes pour financer son effort de guerre, dans une ville déjà à genoux. Car depuis un an, les banques sont fermées sur ordre de Kinshasa pour éviter de financer la rébellion. L’aéroport est toujours inaccessible. Les échanges commerciaux entre la ville et les zones sous contrôle gouvernemental ont été réduits à peau de chagrin.Les fonctionnaires ont été parmi les premiers à subir les effets de ces coupures. “Nous étions ici environ 200 agents, une vingtaine sont partis travailler” en zone gouvernementale et “les autres sont ici sans rien faire”, déplore Claude Mumbere, agent à l’urbanisme. Certains ont refusé de se soumettre à une “formation idéologique” dispensée par le M23, selon lui.Le mari de Madeleine Mubuto, mère de trois enfants, a aussi perdu son travail. “On avait gardé à la maison une petite somme d’argent qui nous a aidés dans un premier temps, mais après une année tout est quasiment consommé”, s’inquiète-t-elle.Pour pallier la pénurie de cash, les francs rwandais circulent désormais sur les marchés de la ville.”Beaucoup de gens se demandent combien de temps cette situation va durer”, s’interroge Janvier Kamundu. En attendant, “on s’adapte parce qu’on n’a nulle part où aller”.