Manifestations en Iran: Téhéran se dit prêt à riposter après des menaces de Trump
Le président Donald Trump a menacé vendredi d’une intervention américaine en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette “ligne rouge” était franchie.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon …
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L’Ukraine reçoit ses alliés à Kiev
De nouvelles négociations ont lieu samedi à Kiev entre l’Ukraine et ses alliés européens et américain sur un hypothétique accord pour mettre fin à la guerre avec la Russie, laquelle a annoncé son intention de “durcir” sa position.Des conseillers à la sécurité de pays européens alliés de Kiev doivent rencontrer à Kiev des responsables ukrainiens, avec la participation par visioconférence d’une équipe américaine.Selon le président Volodymyr Zelensky, une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan. Cette réunion précède un sommet la semaine prochaine en France des pays de la “coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine.Selon M. Zelensky, la réunion de samedi vise notamment à discuter des “garanties de sécurité” que peuvent apporter à l’Ukraine ses alliés.Le président ukrainien s’était entretenu en décembre avec Donald Trump à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre, mais des questions sensibles restent non résolues.En outre, la Russie a annoncé son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev d’un raid de drones contre une résidence du président Vladimir Poutine et d’une attaque ayant tué selon elle 28 civils, la nuit du Nouvel An, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe.Cette dernière occupe environ 19,4% de la superficie de l’Ukraine, dont 0,94% ont été conquis au cours de l’année 2025, selon les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.En décembre, Moscou a conquis 244 km2, sa plus faible progression mensuelle depuis mars dans un contexte de conditions météorologiques hivernales, mais a accéléré son offensive dans le Donbass, région orientale où se situent les principales défenses ukrainiennes.- Evacuations de civils -Signe de la progression russe, les autorités ukrainiennes ont ordonné vendredi l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est).Dans ses voeux pour 2026, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’un accord pour mettre fin à la guerre était “prêt à 90%”, tout en avertissant que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”, l’avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l’un des points clés.Cet accord n’est cependant pas négocié directement, Ukrainiens et Russes échangeant avec les Américains. Et l’adoption de sa dernière mouture par Moscou semble improbable, car elle abandonne certaines de ses revendications clés.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et salué les récents gains de son armée sur le front.Son homologue ukrainien a, lui, choisi vendredi le chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays.Loin du profil de son prédécesseur, Andriï Iermak, tombé en disgrâce à cause d’un scandale de corruption, M. Boudanov est un militaire de carrière connu pour ses audacieuses opérations contre la Russie et honni par Moscou, qui le qualifie de “terroriste”.M. Zelensky a aussi annoncé son intention de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal, nommé il y a moins d’un an, en juillet 2025, par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, un nouveau venu en politique âgé de seulement 34 ans.Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes.Vendredi, la Russie a, elle, frappé le centre-ville de Kharkiv, la deuxième cité d’Ukraine, faisant deux morts, selon les autorités locales.
Suisse: après l’incendie du bar de Crans-Montana, identifier les victimes, trouver les causes
Deux jours après l’incendie qui a tué au moins 40 personnes fêtant le nouvel an dans un bar populaire de la station de ski suisse de Crans-Montana, les enquêteurs continuent samedi leur long travail d’identification des corps et de recherche des raisons du drame. Le chef de la police cantonale du Valais, Frédéric Gisler, a indiqué devant la presse vendredi que 113 des 119 blessés – Suisses, Français, Italiens, Serbes, Belge… – avaient pu être “formellement” identifiés. Ils sont traités dans plusieurs hôpitaux en Suisse, mais aussi en France, en Italie ou en Allemagne.Aucune information n’a encore été donnée sur l’identité des 40 morts, mais des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays, dont la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.Plusieurs véhicules transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver vendredi au centre funéraire de Sion, la capitale régionale. Les autorités helvétiques répètent que le travail d’identification sera long.Laetitia Brodard, une mère habitant les environs de Lausanne, dans l’ouest de la Suisse, a raconté à des journalistes vendredi sa recherche désespérée de son fils Arthur, 16 ans, venu comme de nombreux jeunes fêter le passage à 2026 au bar Le Constellation.Le dernier message d’Arthur disait à 00H03: “Maman, bonne année, je t’aime.” A 00H06, “je lui ai répondu +Je t’aime mon grand+ (…) A 01H28 du matin, j’ai trouvé une vidéo éphémère qu’il a envoyée à ses copains, où ils avaient toute la tablée ensemble à faire la fête”, a-t-elle narré.L’incendie du bar s’est déclaré vers 01H30, au sous-sol.- Identifier un orteil -Sans nouvelles, elle a dû donner de l’ADN, décrire les habits de son fils, est allée en vain dans un hôpital de Lausanne. Le père d’Arthur est parti à Berne en pleine nuit pour tenter d’identifier un pouce. “J’ai reçu la photo de l’orteil d’un pied. On m’a demandé: +Est-ce que c’est votre fils?+”, a ajouté Mme Brodard. “Si on doit le trouver par nous-mêmes, eh bien on se déplacera dans tous les hôpitaux où on nous annonce que peut-être il y a un de nos enfants”, a-t-elle assuré. Et d’énumérer “des hôpitaux dont on n’avait pas parlé avant”, où pourrait être soigné Arthur: Bruxelles, Stuttgart, Milan, Fribourg, Lyon, Liège…Au vu des premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne”, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. “Et tout a été approché trop près du plafond.”- Brûlés, asphyxiés, écrasés -Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins sur ces dispositifs crachant des étincelles. Ces témoins ont également mentionné la présence de mousse sur le plafond du sous-sol, un isolant phonique, qui pourrait expliquer l'”embrasement généralisé” mentionné par les autorités.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. A côté, certains filment la scène ou continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.En plus des brûlures, des victimes ont été écrasées et asphyxiées, tandis que certaines se sont blessées en tentant désespérément de sauver des gens, a indiqué à l’AFP le directeur général de l’Hôpital du Valais, Eric Bonvin.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure.Les deux propriétaires du Constellation, un couple de Français, ont été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements”, selon la procureure, qui a précisé qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade.bur-apo-ag-al/liu/mba/tmt
Sprawling CES gadgetfest a world stage for AI and its hype
Dreams about the vast potential of artificial intelligence will collide with cold, hard reality as the Consumer Electronics Show kicks off in Las Vegas on Tuesday.Science fiction portrays AI as superintelligence that can operate faster and better than people can, and do it autonomously.However, the technology for now is being put to work at very specialized tasks — in gadgets that translate languages during conversations, say, or monitor health symptoms, or provide information on people’s surroundings through smart glasses.Even AI being built into humanoid robots remains a work in progress, with human tele-operators overseeing their operation remotely.”The gap between AI technology hype and customer experience expectations will widen at CES 2026,” predicted Forrester principal analyst Thomas Husson.”If software and AI models move at the speed of light, energy and hardware move at the speed of physics.”Nonetheless, he expects CES to feature an array of “AI-powered smart everything devices” for consumers, including televisions, home appliances, personal computers, vehicles, and wearables such as rings that monitor health.Analysts expect the annual trade event, which drew more than 142,000 attendees last year, to be a sprawling affair with vendors pitching products from humanoid robots and exoskeletons to AI-infused toys and huge autonomous mining vehicles.With thousands of exhibitors, the week-long gathering includes connected cars, heavy equipment and AI shows. Demos, presentations and meetings will take place in a massive convention center as well as ballrooms and suites throughout the city.”There’s no question that some of it is going to be AI washing,” Techsponential analyst Avi Greengart said of hype expected at CES.”But we will also see genuinely useful features driven by advances in machine learning that provide new capabilities into a range of products, everything from phones to TVs to wearables to digital health to cars.”Smart glasses, like those from Meta in a partnership with Ray-Ban, will likely kick-start an AI wearables race with some 10 percent of consumers trying them by the end of this year, according to Husson.Greengart said he expects an emphasis on personal computers because of a rivalry among Intel, AMD, and Qualcomm to produce chips that provide lots of AI capability while trimming power use to extend battery life.Greengart cautioned that there is a “huge cloud hanging over the PC industry” due to soaring prices for computing and memory chips.With chip makers focused on serving needs of AI data centers, supplies of basic building blocks for laptops or gaming consoles have dwindled as prices have soared, according to Greengart.”AI is definitely a story that overlays CES in terms of new capabilities, but also new price pressures,” Greengart said.- Trade war pressure -And while major Chinese consumer electronics companies like Lenovo, Hisense, and TCL are slated to take part in CES, many small manufacturing firms from that country will be absent due to the trade war with the United States, according to the analyst.”There is definitely a smaller presence from Chinese vendors than there has been under past administrations,” Greengart said, referring to US President Donald Trump.”This is very much a geopolitical thing.”Electronics companies have been grappling with frequent, unpredictable strategy shifts when it comes to US tariffs, he said.”It’s been very distracting and very difficult in areas where the president of the United States has basically changed tariffs or imposed tariffs over 100 times since being sworn in,” said Gary Shapiro, president of the Consumer Technology Association which runs CES.Still, CES remains a gathering at which deals get made and meeting face-to-face has value, according to Greengart.”CES isn’t where you go necessarily to find the next big thing.””But what you do see at CES is a clear view on the trends and where investment in the industry is happening.”
L’IA Grok, utilisée pour dénuder des mineurs en ligne, admet des “failles”
Grok, l’assistant IA du réseau social X, a reconnu vendredi l’existence de “failles” ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.”Nous avons identifié des failles dans nos garde-fous et nous …
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Incendie d’un bar en Suisse: l’identification des victimes progresse, des bougies incandescentes en cause
L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi, les autorités pointant notamment l’utilisation de bougies incandescentes au sous-sol de l’établissement.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont indiqué que …
Ukraine: avancée russe record en 2025, nouvelles négociations attendues à Kiev
L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, selon des données analysées par l’AFP, maintenant une forte pression militaire alors que des négociations sont attendues samedi entre Kiev et ses alliés en vue d’une hypothétique fin des hostilités.Des conseillers à la sécurité …
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Trump says US will ‘come to their rescue’ if Iran kills protesters
President Donald Trump said on Friday that the United States was “locked and loaded” to respond if Iran killed protesters, prompting Tehran to warn that intervention would destabilise the region.Protesters and security forces clashed in several Iranian cities on Thursday, with six people reported killed, the first deaths since the unrest escalated.Shopkeepers in the capital Tehran went on strike on Sunday over high prices and economic stagnation, actions that have since spread into a protest movement that has swept into other parts of the country.Trump said on his Truth Social platform that if Iran “violently kills peaceful protesters, which is their custom, the United States of America will come to their rescue”.”We are locked and loaded and ready to go,” he added.Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi called Trump’s remarks “reckless and dangerous”, and warned that the armed forces were “on standby” in the event of any intervention.The head of Iran’s top security body, Ali Larijani, warned Trump that “US interference in this internal matter would mean destabilising the entire region and destroying America’s interests”.The American people “should be mindful of their soldiers’ safety”, Larijani added on X.Ali Shamkhani, an adviser to supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, said any US intervention would “be exposed to a response”, calling Iran’s security a “red line”.Iranian leaders, including Larijani and President Masoud Pezeshkian, have in recent days said that peaceful protests over Iran’s dire economy were legitimate and understandable.Iran’s economy has been battered by years of crushing international sanctions over its nuclear programme, with raging inflation and a collapsing currency.Pezeshkian said on Thursday that from a religious perspective, he and his government would be damned to hell if they failed to address the people’s economic hardship.At the same time, officials have warned of a firm response to any instability.An Iranian police spokesman said on Friday that the authorities acknowledged that the protests “express the will of the people to improve their living conditions”.”The police clearly distinguish between the legitimate demands of the people and destructive actions… and will not permit any enemies to transform the unrest into chaos,” spokesman Said Montazeralmahdi added in a statement.The prosecutor of the district of Lorestan, where clashes took place on Thursday, was quoted on the judiciary’s Mizan website as saying: “Any participation in illegal gatherings and any action aimed at disturbing public order, destroying property, disobeying law enforcement, inciting illegal gatherings… will be treated with the greatest firmness”.UN human rights chief Volker Turk urged Iranian “authorities to uphold the rights to freedom of expression, association and peaceful assembly”.Venezuela, currently in the throes of an escalating crisis of its own with the United States, expressed concern over Trump’s “confrontational” rhetoric.”Venezuela affirms its firm solidarity with the Iranian people and government, calling for an end to interventionist stances that compromise regional stability,” Caracas said in a statement.- Battered economy -The protest movement comes as Iran has found itself weakened by major blows dealt to its regional allies in Gaza, Lebanon and Syria.Iran also fought a 12-day war with Israel in June that saw the United States briefly join with strikes on nuclear sites.The protests have affected at least 20 cities to varying degrees, largely in the country’s west, according to an AFP tally based on Iranian media reports.However, local media do not necessarily report on every incident, and state media downplayed coverage of protests, while the videos flooding social media are often impossible to verify.The demonstrations are smaller than the last major round of unrest in 2022, triggered by the death in custody of Mahsa Amini, who was arrested for allegedly violating Iran’s strict dress code for women.Her death sparked a nationwide wave of anger that left several hundred people dead, including dozens of members of the security forces.Iran was also gripped by nationwide protests that began in late 2019 over a rise in fuel prices, eventually leading to calls to topple the country’s clerical rulers.








