Evacuation d’un équipage de l’ISS à cause d’un problème médical, une première

Quatre membres de la Station spatiale internationale (ISS) vont être évacués mercredi en raison d’un problème de santé touchant l’un d’eux, une première dans l’histoire du laboratoire orbital.Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman et leurs homologues russe Oleg Platonov et japonais Kimiya Yui vont entreprendre leur voyage de retour vers la Terre un mois avant la fin prévue de leur mission.Cette évacuation, la première de ce type menée depuis la création de la Station spatiale internationale il y a plus de 25 ans, est liée à un souci de santé rencontré par l’un d’entre eux.L’équipage doit quitter l’ISS à 22H05 GMT mercredi et amerrir au large de la Californie jeudi vers 8H40 GMT à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.La Nasa, qui n’a pas souhaité communiquer l’identité de l’astronaute concerné ni donner de précisions sur la nature de ce problème médical, insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une évacuation d’urgence, l’état du malade étant stable.- “Douce-amère” -“Nous allons tous bien”, a tenu à rassurer le pilote de la mission Mike Fincke cette semaine dans un message sur le réseau social LinkedIn.”Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C’est la bonne décision, même si elle douce-amère”, a-t-il poursuivi.Cette évacuation a été motivée par l’existence d’un “risque persistant” et “l’incertitude quant au diagnostic”, avait expliqué la semaine passée le médecin-chef de la Nasa, James Polk.Les quatre individus, membres de la mission Crew-11, avaient rejoint l’ISS en août et devaient y rester jusqu’à l’arrivée d’une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.Cette mission nommée Crew-12, à laquelle doit prendre part l’astronaute française Sophie Adenot pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa.Entre temps, la Station spatiale internationale restera occupée par un astronaute américain et deux cosmonautes russes arrivés en novembre, acheminés par un vaisseau russe Soyouz.- Préparés au pire -L’agence spatiale russe Roscosmos opère avec la Nasa au sein de l’ISS et les deux agences transportent à tour de rôle un ressortissant de l’autre pays, l’un des rares domaines de coopération perdurant entre les Etats-Unis et la Russie.Habitée en permanence depuis 2000, la Station spatiale internationale est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.Les astronautes, spationautes ou cosmonautes qui y séjournent sont formés pour réaliser des missions scientifiques variées, mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.L’équipage évacué avait été préparé à “gérer des situations médicales imprévues”, avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire situé à 400 km au-dessus de la Terre, l’équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l’étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines et même à la simulation de scénarios d’alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

Quelques mobilisations d’agriculteurs se maintiennent malgré les annonces du gouvernement

Quelques actions d’agriculteurs ont eu lieu mercredi dans différentes régions malgré des concessions du gouvernement, répondant notamment aux demandes de l’alliance FNSEA-Jeunes Agriculteurs dont les tracteurs ont quitté Paris à l’aube.En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, des barrages routiers et rassemblements à l’initiative de différents syndicats ont eu lieu mais l’ampleur de la mobilisation a largement baissé par rapport à ces derniers jours. Quelques actions sporadiques sont prévues jeudi.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, respectivement deuxième et troisième syndicats après l’alliance FNSEA/JA, dénoncent des mesures insuffisantes et calquées sur les demandes de cette dernière.Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et de grands groupes agroindustriels.Plusieurs dizaines “ont été interpellés, notamment les trois porte-parole nationaux du syndicat” avec une vingtaine de gardes à vue à la clé, a indiqué la Confédération paysanne en début de soirée.Dans le Sud-Ouest, des tracteurs de la Coordination rurale (CR) ont tenu des barrages sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac et sur l’A64, levés dans la journée.Un responsable de la CR du Gers et un autre de la FNSEA de Haute-Garonne, placés en garde à vue mercredi à Toulouse pour avoir organisé des manifestations en dépit d’un arrêté préfectoral l’interdisant sont ressortis libres en fin de journée.- “Rien ne sort” -Des barrages ont aussi été installés dans le Var et dans le nord de la France sur l’A1, mais levés en début d’après-midi.Dans la Marne, le blocage du dépôt pétrolier de Vatry continuait mercredi soir: au moins 40 agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient encore présents à 18H30, selon le patron du site, François Renaud, interrogé par l’AFP.”Rien ne rentre et rien ne sort” du dépôt, avait déclaré en début de journée à l’AFP Christophe Saint-Juvin, représentant de la CR 51, estimant que les annonces gouvernementales de ces derniers jours ne comportaient “rien de concret”.Le ministère de l’Agriculture, qui reconnaît la légitimité de la colère des agriculteurs, a estimé lors d’un point presse téléphonique que les différentes salves de mesures annoncées depuis décembre étaient “de nature à répondre à différentes demandes”.Il a souligné la baisse de la mobilisation mercredi sans s’avancer sur les suites du mouvement dans les semaines qui précèderont le Salon de l’agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars à Paris.”La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir”, a souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, mercredi matin sur RTL.A l’aube, les plus de 350 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) ont quitté la capitale, après avoir passé quelque 24 heures à Paris, principalement devant l’Assemblée nationale, pour réclamer davantage de soutien au secteur.- Mesures annoncées -Sébastien Lecornu a notamment promis mardi une “loi d’urgence agricole” au Parlement “avant l’été” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production”. Le Premier ministre a également affirmé qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait “fixé d’ici le salon” de l’Agriculture. Il a demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”.Ses annonces s’ajoutent aux mesures déjà promises pour endiguer la crise agricole et répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les précédentes annonces du gouvernement vendredi, après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne à Paris, n’avaient pas suffi à calmer la colère contre la gestion de la dermatose bovine, l’accord UE-Mercosur et la précarité d’une profession “à bout”.

Mane takes dominant Senegal past Egypt into AFCON finalWed, 14 Jan 2026 19:20:49 GMT

Sadio Mane scored a 78th-minute winner to give Senegal a 1-0 victory over Egypt on Wednesday in their Africa Cup of Nations semi-final in Tangiers.Former champions Senegal dominated possession against cautious Egypt and will face hosts Morocco or Nigeria on Sunday in the final.The result maintained the dominance of Senegal over Egypt. The Teranga Lions …

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Iran’s Khamenei: ruthless revolutionary facing biggest test

Iran’s supreme leader Ali Khamenei, a pillar of its theocratic system since the inception of the Islamic revolution, has seen off a succession of crises throughout his rule with a mixture of repression and strategic manoeuvring but now could be facing his biggest challenge.Khamenei, now 86, has dominated Iran for the last three-and-a-half decades since taking on the post for life in 1989 as leader of the Islamic revolution following the death of revolutionary founder Ayatollah Ruhollah Khomeini.He has remained in power after overcoming 1999 student demonstrations, 2009 mass protests sparked by disputed presidential elections, and 2019 demonstrations that were rapidly and brutally suppressed.He also survived the 2022-2023 “Woman, Life, Freedom” movement sparked by the death in custody of Iranian Kurdish woman Mahsa Amini, who had been arrested for allegedly violating the strict dress code for women.Khamenei was forced to go into hiding during the 12-day war against Israel in June, which exposed deep Israeli intelligence penetration of the Islamic republic that led to the killing of key security officials in air strikes.But he survived the war and, with nationwide protests again shaking the Islamic republic over the last fortnight, he emerged last Friday to give a characteristically defiant speech denouncing the protesters as a “bunch of vandals” backed by the United States and Israel.But even if he may have thwarted the current wave of protests with a crackdown that rights groups say has left thousands dead, his grasp on power is now shakier, analysts say.- ‘Public discontent’ -Under Khamenei “the system has faced repeated popular challenges to its rule, time and again crushing them with an iron fist and proceeding to govern as poorly as before,” the International Crisis Group said in a report published Wednesday on the protests.”That approach bought it time, but success measured only by the maintenance of coercive power gave the country’s leaders little impetus to address the grievances underlying public discontent.”Against the background of the constant threat of an Israeli or US strike to eliminate him, Khamenei lives under the tightest security.His relatively infrequent public appearances are never announced in advance or broadcast live, with his speech last Friday defying the protests first shown as a recording on the lunchtime state television news.As supreme leader he never sets foot outside the country, a precedent set by Khomeini following his triumphant return to Tehran from France in 1979 as the Islamic revolution rocked Iran.Khamenei’s last known foreign trip was an official visit to North Korea in 1989 as president, where he met Kim Il Sung.There has long been speculation about his health given his age, but there was nothing in his appearance last week — when he spoke steadily and clearly — to fuel any new rumours.Khamenei’s right arm is always inert. It was partially paralysed following an assassination attempt in 1981 authorities have always blamed on the People’s Mujahedin of Iran (MEK) group, one-time allies of the revolution now outlawed in the country. – ‘I am opposed’ -Repeatedly arrested under the shah for his anti-imperial activism, Khamenei shortly after the Islamic revolution became Friday prayer leader of Tehran and also served on the frontline during the Iran-Iraq war.He was elected president in 1981 following the assassination of Mohammad Ali Rajai, another attack blamed on the MEK. During the 1980s, Khomeini’s most likely successor was seen as the senior cleric Ayatollah Hossein Montazeri but the revolutionary leader changed his mind shortly before his death after Montazeri objected to the mass executions of MEK members and other dissidents.When Khomeini died and the Islamic republic’s top clerical body the Assembly of Experts met, it was Khamenei who they chose as leader.Khamenei famously initially rejected the nomination, putting his head in his hands in a show of despair and declaring, “I am opposed”. But the clerics stood in unison to seal his nomination and his grip on power has not slackened since.”Everyone knows the Islamic republic came to power with the blood of hundreds of thousands of honourable people, it will not back down in the face of saboteurs,” he said in his response to the protests on Friday in a customary show of defiance.Khamenei has now worked with six elected presidents, a far less powerful position than supreme leader, including more moderate figures like Mohammad Khatami who were allowed to make stabs at cautious reform and rapprochement with the West.But in the end, Khamenei has always come down on the side of hardliners and key elements of the system’s hardline ideology — confrontation with the “great Satan” the United States and refusal to recognise the existence of Israel — have remained intact.He is believed to have six children although only one, Mojtaba has public prominence. He was placed under sanctions by the United States in 2019 and is one of the most powerful backstage figures in Iran.A family dispute has also caught attention: his sister Badri fell out with her family in the 1980s and fled to Iraq in the war to join her husband, a dissident cleric. Some of their children, including a nephew who is now in France, have become vehement critics.

UK police admit ‘mistakes’ over Maccabi Tel Aviv fan ban

UK police on Wednesday admitted “mistakes” over the decision to ban Maccabi Tel Aviv fans from a Europa League football match against Aston Villa in Birmingham, as calls mounted for the under-fire local chief constable to be sacked.West Midlands Police and its chief constable Craig Guildford have been under mounting pressure about how they came to the decision, which sparked political outrage in Britain and Israel.Birmingham’s population is 30 percent Muslim, according to the last census in 2021, and has seen several protests in support of Palestinians since the start of the war in Gaza, including on the night of the match.Interior minister Shabana Mahmood on Wednesday said she had lost confidence in Guildford, after a preliminary policing watchdog report found the force “overstated” the threat posed by Maccabi fans to justify the ban.”The chief constable of West Midlands Police no longer has my confidence,” Mahmood, who is also a local Birmingham MP, told parliament.The publication of the independent police watchdog’s report comes after months of scrutiny of the police force over the ban.The report led by police chief inspector Andy Cooke accused the force of “confirmation bias”. “Rather than follow the evidence, the force sought only the evidence to support their desired position to ban the fans,” said Mahmood.Cooke’s review “shows that the police overstated the threat posed by the Maccabi Tel Aviv fans, while understating the risk that was posed to the Israeli fans if they travelled to the area,” Mahmood added.In a statement, West Midlands Police said: “We are extremely sorry for the impact these have had on individuals and their communities,” the statement said.”We know that mistakes were made, but reiterate the findings that none of this was done with an intent of deliberate distortion or discrimination.”The interior minister currently does not have the power to sack Guildford. But the regional police boss, who does, has so far declined to. In a statement on Wednesday, West Midlands police and crime commissioner Simon Foster said he was awaiting a parliamentary report on the matter before considering Guildford’s position.Maccabi fans were blocked from travelling to the match by the local Safety Advisory Group (SAG), which cited safety concerns based on advice from the police force.Prime Minister Keir Starmer criticised the move, as did Israeli politicians who denounced the decision as antisemitic.- ‘Inaccuracies’ -West Midlands Police had classified the match as “high risk”, but the police watchdog found eight “inaccuracies” in their advice to the SAG, including a reference to a non-existent game between Tel Aviv and West Ham, which was an “AI hallucination”.Earlier on Wednesday, Guildford apologised to MPs for providing erroneous evidence when he was questioned by them earlier this month.He had previously told MPs the error was the result of a Google search and denied the force had used artificial intelligence.But in a letter to MPs on Wednesday, Guildford admitted the erroneous information was due to the use of Microsoft Copilot, an AI chatbot.The watchdog’s report said other inaccuracies included West Midlands Police “greatly” exaggerating the problems in Amsterdam in November 2024 after Maccabi fans clashed with locals there, the review said. These included overstating the number of Dutch police officers deployed during the match and claims that fans were linked to the Israeli army.The review found “no evidence” to show that antisemitism was involved in the local police’s advice to SAG, but highlighted that the force “failed to consult representatives of the local Jewish community early enough”. Mahmood noted that while the government did not have the power to remove Guildford, it had been more than 20 years since a home secretary last made such a statement of no confidence in a police chief.

Le FBI conduit une rare perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post

Le FBI, la police fédérale américaine, a perquisitionné mercredi le domicile d’une journaliste du Washington Post dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations relevant de la sécurité nationale, un acte “très inhabituel et agressif”, s’est étonné le quotidien.”A la demande du ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), le ministère de la Justice et le FBI ont conduit une perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post qui recevait et faisait état d’informations classifiées et divulguées illégalement par un sous-traitant du Pentagone”, a affirmé sur X la ministre de la Justice, Pam Bondi.”L’auteur des fuites est actuellement derrière les barreaux”, a souligné la ministre, en référence à un homme arrêté il y a quelques jours, accusé de rétention illégale de documents relevant de la sécurité nationale.La perquisition visait une journaliste du Washington Post présumée avoir “obtenu d’un sous-traitant du gouvernement et publié des informations militaires sensibles et classifiées”, a renchéri sur X le directeur du FBI, Kash Patel, excluant tout autre commentaire sur “une enquête en cours”.Le Washington Post avait préalablement annoncé cette perquisition mercredi matin chez sa journaliste, Hannah Natanson, en Virginie, près de Washington, précisant que “son téléphone, ses deux ordinateurs portables et une montre Garmin avaient été saisis”.S’il n’est pas inhabituel pour des agents du FBI de tenter d’identifier la source de fuites auprès de journalistes publiant des informations sensibles, “il est très inhabituel et agressif de la part des forces de l’ordre de mener une perquisition au domicile d’un journaliste”, relève le journal.Les agents lui ont dit qu’elle n’était pas la cible de leur enquête, qui vise Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système dans une entreprise du Maryland accusé d’avoir consulté et emporté chez lui des rapports de renseignement classifiés, souligne le quotidien.Hannah Natanson couvre les fonctionnaires de l’administration fédérale, particulièrement secouée lors de la première année du nouveau mandat de Donald Trump, et a raconté en décembre dans les colonnes du journal comment elle avait publié son numéro sécurisé sur un forum en ligne, recueillant les témoignages de plus d’un millier de sources, rappelle le Washington Post.- “Effrayant” -“En clair, le ministère de la Justice vient de conduire une perquisition chez une journaliste pour connaître ses sources”, a réagi Xochitl Hinojosa, directrice de la communication du ministère de la Justice sous le précédent président démocrate Joe Biden, à présent commentatrice politique sur CNN.”Il y avait des protections sous la précédente administration afin d’empêcher que ceci ne se produise, mais Mme Bondi les a supprimées”, explique-t-elle sur X.”Dans l’Histoire moderne, le ministère de la Justice n’a jamais poursuivi un journaliste pour publication ou obtention illégale d’informations classifiées et il est effrayant de penser que cela pourrait changer”, ajoute-t-elle.Aurelio Perez-Lugones, qui a servi dans la marine militaire américaine de 1982 à 2002 avant de travailler comme sous-traitant du Pentagone depuis cette date, a été arrêté la semaine dernière dans le Maryland, selon des documents judiciaires, qui ne mentionnent pas d’échanges avec des journalistes.Une audience sur son maintien en détention est prévue jeudi à Baltimore.Bénéficiant d’une habilitation de sécurité “top secret”, il est accusé d’avoir depuis octobre 2025 consulté sans autorisation des informations classifiées et d’en avoir emportées hors de son lieu de travail. Lors d’une fouille le 8 janvier, les enquêteurs ont retrouvé à l’intérieur de son véhicule l’un de ces documents dans une boîte servant à transporter son déjeuner ainsi qu’au sous-sol de sa maison.En septembre, le ministère américain de la Défense a imposé aux journalistes accrédités l’interdiction de solliciter ou publier certaines informations sans son autorisation explicite, sous peine de perdre leur accréditation.La majorité des médias disposant d’un journaliste accrédité au Pentagone, du New York Times à Fox News en passant par l’AFP, ont refusé ces nouvelles conditions, et ont ainsi quitté leur bureau sur place.

Face aux menaces de l’Iran, les Etats-Unis retirent du personnel du Qatar

Le pouvoir iranien a averti mercredi Donald Trump qu’il était capable de “riposter” à toute attaque américaine, Washington décidant de retirer par précaution une partie du personnel de sa base militaire au Qatar, frappée l’an dernier par Téhéran.Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d’habitants coupé d’internet depuis près d’une semaine sur décision des autorités.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. “Ce chiffre est un minimum absolu”, avertit l’organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. – “Procès rapides” -Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués.Des banderoles proclamant “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP, de même qu’une photo montrant Donald Trump, le visage ensanglanté, lors d’une tentative d’assassinat en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.Et plusieurs responsables ont durci le ton mercredi envers les Etats-Unis et Israël. L’Iran est prêt à riposter “de manière décisive” à toute attaque, a notamment averti le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour. Devant ces “tensions régionales”, le Qatar a fait état du départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. L’ambassade américaine en Arabie saoudite a de son côté demandé à ses employés de “redoubler de prudence et limiter les déplacements” aux abords des installations militaires, et conseillé à ses ressortissants présents dans le royaume “de faire de même”.  A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics”, à l’issue d’une visite de cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des “émeutiers”, le terme utilisé par les autorités.  “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré son chef, Gholamhossein Mohseni Ejeï. La télévision d’Etat l’a montré assis devant un drapeau iranien dans une grande salle de la prison, interroger lui-même un homme en tenue grise de prisonnier au visage flouté. Le détenu est accusé d’avoir apporté des cocktails Molotov dans un parc de la capitale.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental devant quelques journalistes, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.”L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, avait déclaré plus tôt le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, en référence aux actes de violence survenus lors des manifestations.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.- “Exécutions” -Les défenseurs des droits humains s’inquiètent d’exécutions express à venir. Amnesty International et d’autres ont notamment dit craindre la possible exécution mercredi d’un premier manifestant, Erfan Soltani, 26 ans. Les médias d’Etat ont aussi fait état de l’arrestation d’un ressortissant étranger, sans plus de détails.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour consécutif, entravant l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a affirmé mardi l’ONG Human Rights Watch.La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à y mettre fin “impérativement”. Les condamnations internationales ont afflué ces derniers jours: l’ONU s’est dite “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions à effet immédiat contre les partenaires commerciaux de l’Iran, des droits de douane de 25%. “Au début, la police tirait des balles en caoutchouc, mais les jours suivants, je les ai vus tirer à balles réelles, même dans la rue devant chez moi”, a dit à l’AFP Ridha, un informaticien irakien de 50 ans s’exprimant sous pseudonyme, qui a fui Téhéran. La lauréate iranienne du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a suggéré que les États-Unis mènent des “actions hautement ciblées” contre le guide suprême iranien Ali Khamenei et les commandants des Gardiens de la Révolution pour mettre fin au “massacre des Iraniens”.