RDC: le M23 affirme qu’il se retirera d’Uvira, 85.000 réfugiés dans des conditions catastrophiques au Burundi
Le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda a affirmé mardi qu’il allait retirer ses forces d’Uvira, dans l’est de la RDC, tandis qu’au Burundi voisin au moins 85.000 personnes ayant fui sa récente offensive survivent dans des conditions catastrophiques. Après s’être emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février dernier dans …
Trump has ‘alcoholic’s personality,’ chief of staff says in bombshell interview
Donald Trump said Tuesday he stood by his chief of staff Susie Wiles after she said the US president had an “alcoholic’s personality” in an astonishing interview with Vanity Fair.Wiles also called Vice President JD Vance a “conspiracy theorist,” branded tech tycoon Elon Musk an “odd, odd duck,” and gave juicy opinions on other Trump administration figures in the lengthy piece.Trump has previously described Wiles, the first female White House chief of staff, as the “ice maiden” and credited her for her role in driving forward his second presidency behind the scenes.But the 68-year-old Wiles now finds herself firmly in the headlines after the Vanity Fair story, which the magazine said was based on a series of interviews with veteran political journalist Chris Whipple over the past year.Wiles dismissed the article as a “disingenuously framed hit piece,” accusing the magazine of trying to “paint an overwhelmingly chaotic and negative narrative” about Trump’s team.”Significant context was disregarded and much of what I, and others, said about the team and the President was left out of the story,” she wrote.Trump himself told the New York Post that Wiles was right to describe him as having an alcoholic’s personality — even though he is teetotal.”You see, I don’t drink alcohol. So everybody knows that — but I’ve often said that if I did, I’d have a very good chance of being an alcoholic. I have said that many times about myself, I do. It’s a very possessive personality,” Trump said.He added that Wiles had “done a fantastic job.”Vanity Fair quoted Wiles — whose own father, the NFL announcer Pat Summerall was an alcoholic — as saying that Trump has “an alcoholic’s personality,” and “operates (with) a view that there’s nothing he can’t do. Nothing, zero, nothing.”In the wide-ranging series of interviews, Wiles said she was “not an enabler” to Trump, who has unleashed an unprecedented display of presidential power since his return to power in January, adding “I’m also not a bitch.”- ‘Conspiracy theorist’ -But she was forthright about Space X and Tesla boss Elon Musk’s role as head of the cost-cutting Department of Government Efficiency in the first months of Trump’s term.Describing billionaire Musk as a “complete solo actor” and “avowed” ketamine user, she criticized DOGE’s shutdown of the USAID international aid department. “No rational person could think the USAID process was a good one,” Vanity Fair quoted her as saying.Wiles hailed what she called a “core team” of Vance, Secretary of State Marco Rubio and Deputy Chief of Staff Stephen Miller but said Vance had been “a conspiracy theorist for a decade” regarding the Jeffrey Epstein scandal.Trump’s chief of staff had barbed comments for Attorney General Pam Bondi, saying Bondi “completely whiffed” on the promised release to right-wing influencers of documents about convicted sex offender Epstein.She called Russ Vought, the hardline chief of the White House Office of Management and Budget, a “right-wing absolute zealot,” Vanity Fair said.The magazine said Wiles gave revealing insights into Trump’s policies on key domestic and foreign policy issues too.She said she had a “loose agreement” with Trump to end the “score settling” against his political enemies after 90 days, even as he has continued to target his foes with calls for their prosecution.On Ukraine, Wiles said that Trump believes Russian President Vladimir Putin “wants the whole country,” despite Washington’s push for a peace deal.Top Trump cabinet members lined up to defend Wiles and lash out at the Vanity Fair piece.Vance said in a speech in Pennsylvania that he and Wiles had “joked in private and in public” about him believing conspiracy theories.”We have our disagreements, we agree on much more than we disagree, but I’ve never seen her be disloyal to the president of the United States,” Vance said in a speech in Pennsylvania.Defense Secretary Pete Hegseth said on X that there was “absolutely nobody better!”White House Press Secretary Karoline Leavitt told reporters outside the West Wing that Wiles was “incredible” and accused Vanity Fair of the “bias of omission.”
M23 militia says to pull out of key DR Congo city at US’s requestTue, 16 Dec 2025 23:07:30 GMT
The M23 armed group said Tuesday it would withdraw from the key city of Uvira in the eastern Democratic Republic of Congo at the request of Washington, which vowed “action” over the “clear violation” of a US-brokered peace accord.The Rwanda-backed militia seized the strategic city near the border with Burundi last Wednesday, days after the …
RDC: le M23 affirme qu’il se retirera d’Uvira, 85.000 réfugiés dans des conditions catastrophiques au Burundi
Le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda a affirmé mardi qu’il allait retirer ses forces d’Uvira, dans l’est de la RDC, tandis qu’au Burundi voisin au moins 85.000 personnes ayant fui sa récente offensive survivent dans des conditions catastrophiques. Après s’être emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février dernier dans l’est de la RDC, le M23 soutenu par le Rwanda a lancé une nouvelle offensive début décembre dans la province orientale du Sud-Kivu, le long de la frontière burundaise, au moment où la RDC et le Rwanda signaient un accord de paix à Washington sous l’égide du président américain Donald Trump.Le M23 s’est emparé mercredi dernier de la ville stratégique d’Uvira, qui compte plusieurs centaines de milliers d’habitants, ce qui lui permet de contrôler la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi, soutien militaire de Kinshasa.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait promis samedi de répondre à une “claire violation” de l’accord de paix par le groupe soutenu par le Rwanda. L’ambassadeur américain à l’ONU avait accusé Kigali de mener la région vers la “guerre”. Mardi, le dirigeant de la branche politique du M23, Corneille Nangaa, a annoncé dans un communiqué que le M23 “retirera unilatéralement ses forces de la ville d’Uvira, comme l’a demandé la médiation américaine”, sans préciser de calendrier. Il a ajouté avoir “décidé de prendre une mesure unilatérale visant à instaurer la confiance afin de donner” au processus de paix “toutes les chances de réussir”. – “Manque de tout” -Après cette annonce, le M23 occupait toujours Uvira mardi soir et ses combattants étaient visibles aux points stratégiques de la ville ou patrouillant dans les rues, selon plusieurs sources locales contactées par l’AFP. “Il s’agit une fois de plus d’un pur mensonge destiné à induire en erreur l’opinion internationale”, a estimé le ministre burundais des Affaires étrangères sur X mardi soir, au sujet de l’annonce du M23. Le Rwanda “cherche simplement à alléger la pression internationale”, a-t-il affirmé. Le Rwanda n’a jamais reconnu officiellement son soutien au M23, mais a été directement mis en cause par Washington après l’offensive du M23 sur Uvira. L’ambassadeur américain à l’ONU avait notamment dénoncé vendredi “l’ampleur et la sophistication” de l’implication du Rwanda dans l’est de la RDC, l’accusant d’y avoir déployé 5.000 à 7.000 soldats. De son côté, le M23 a toujours nié ses liens avec Kigali et clame sa volonté de renverser le régime du président congolais Félix Tshisekedi.Sa récente percée a poussé au moins 85.000 personnes à fuir au Burundi, où elles survivent dans des conditions catastrophiques, selon deux responsables burundais.Le Burundais Ezéchiel Nibigira, président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), une organisation régionale, a fait état de 25.000 réfugiés à Gatumba (ouest du Burundi) et près de 40.000 à Buganda (nord-ouest), la plupart “totalement démunis”.L’administrateur de Rumonge (sud-ouest), Augustin Minani, a de son côté décrit à l’AFP une situation “catastrophique” dans sa commune avec 20.000 à 25.000 réfugiés de RDC qui “manquent de tout”, dont “la grande majorité meurt de faim”.L’ONU dénombrait mercredi dernier plus de 200.000 déplacés du fait de cette offensive, dont on ignore combien au total se trouvent aujourd’hui au Burundi.Des ONG ont fait état de dizaines de morts et d’au moins 100 blessés par balles à cause des combats.- Minerais -L’accord de Washington vise à pacifier l’est congolais, frontalier du Rwanda et riche en ressources naturelles mais en proie à des violences meurtrières depuis plus de 30 ans.Il prévoit une contrepartie économique promettant à l’industrie de pointe américaine un approvisionnement en minerais stratégiques de RDC qui, autrement, pourraient être acheminés vers la Chine.Premier producteur mondial de cobalt, essentiel pour les batteries de véhicules électriques, la RDC, deuxième plus vaste pays d’Afrique, détient aussi dans ses sous-sols au moins 60% des réserves mondiales de coltan, minerai stratégique pour l’industrie électronique.Le contrôle d’Uvira et de la plaine de la Ruzizi permet au M23 de s’ouvrir une voie vers les provinces méridionales de la RDC, notamment le Haut-Katanga (à plus de 500 km) et ses immenses ressources minières, selon des experts. Une progression vers le sud impliquerait pour le groupe armé de traverser les plateaux du Sud-Kivu, région montagneuse et enclavée, où des combats ont encore lieu mardi entre les forces gouvernementales et une milice alliée au M23, selon des sources locales. Le M23 prétend défendre dans cette zone les intérêts des Banyamulenge, une communauté tutsi de l’est aux lointaines origines rwandaises et dont les membres sont bien implantés au sein des forces armées congolaises.




