Ligue 1: Marseille-Monaco au sommet, Lens-Nice chacun sur sa pente
Un grand classique de la Ligue 1 entre l’Olympique de Marseille et Monaco dimanche (20h45) domine la 16e journée où le leader Lens reçoit Nice (17h15) en perdition et le Paris Saint-Germain se rend à Metz, lanterne rouge, samedi (19h00).Tellement irréguliers, l’OM et Monaco s’affrontent après avoir chacun arraché une victoire en Ligue des champions, les Phocéens à Bruxelles contre la Saint-Gilloise (3-2), les Monégasques contre Galatasaray (1-0).Toujours en course en C1 avec 9 points chacune, les deux équipes n’affichent pas la même forme en Ligue 1, avant la dernière journée de l’année, le week-end suivant étant consacré aux 32e de finale de la Coupe de France et l’entrée en lice des clubs de l’élite.Marseille n’a pris qu’un point en deux matches et manqué de prendre la place de leader à la dernière seconde face à Toulouse (2-2).Monaco reste sur quatre défaites et une seule victoire, mais contre le PSG (1-0), symbole de sa saison en montagnes russes.Au classement de L1, les deux clubs méditerranéens ne sont pas dans la même situation: les hommes de Roberto De Zerbi sont solidement accrochés au podium (3e), ceux de Sébastien Pocognoli (7e) ne l’ont plus fréquenté depuis la 10e journée. Ils se retrouvent déjà à six longueurs de l’OM. Une défaite leur coûterait très cher dans la course aux places européennes.- Les Sang et Or sur leur lancée -Onze points devant Monaco, Lens est en pleine ascension avec cinq victoires de rang dans le sillage de l’irrésistible Florian Thauvin, auteur de trois buts lors des deux derniers matches.Avant les fêtes de Noël, les Sang et Or croisent sur les pentes de la L1 un OGC Nice en chute libre (12e), qui a perdu ses cinq derniers matches de championnat et se retrouve en pleine crise extra-sportive après l’agression du groupe par certains supporters.L’entraîneur azuréen Franck Haise, qui s’était fait connaître à Lens, ne revient pas en toute sérénité à Bollaert.Metz non plus n’est pas tranquille. De nouveau derniers depuis leur défaite à Auxerre (3-1), les Grenats reçoivent l’ogre PSG, détrôné depuis deux journées par le RC Lens et avide de retrouver la première place. Les Parisiens n’ont pas réussi à marquer à Bilbao (0-0) mercredi en C1, mais la deuxième meilleure attaque du pays avec 32 buts (derrière l’OM, 35 buts) pourrait se réveiller en Lorraine.Lors de la 15e journée, le PSG avait passé cinq buts au Stade Rennais (5-0), interrompant sèchement la remontée des joueurs d’Habib Beye au classement (6e).Pour se relancer, Rennes prépare un prometteur derby breton contre les Pirates de Brest samedi (17h00), revenu en milieu de tableau (10e) grâce à trois victoires de rang.A suivre enfin les débuts du nouvel entraîneur de Nantes Ahmed Kantari, de retour à La Beaujoire après avoir été l’adjoint d’Antoine Kombouaré lors de la seconde moitié de la saison dernière.Le Franco-Marocain qui remplace Luis Castro, écarté après la défaite contre Lens (2-1), va étrenner sa fonction de numéro un des Canaris à Angers, vendredi (20h45). Le défi est relevé, le SCO a remporté trois de ses quatre derniers matches et ne s’est incliné que contre Lens (2-1).
Pourparlers sur l’Ukraine: Trump “extrêmement frustré” par Kiev et Moscou
Le président américain Donald Trump a fait part jeudi de son exaspération face à l’absence de résultat des pourparlers pour mettre fin à la guerre en Ukraine, Washington sommant Kiev d’accepter des concessions territoriales qui pourraient comprendre une zone démilitarisée.”Le président est extrêmement frustré par les deux camps impliqués dans cette guerre, et il en a assez des réunions qui n’ont d’autre but que de se réunir”, a déclaré à la presse la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. “Il ne veut plus des paroles. Il veut des actes. Il veut que cette guerre prenne fin”, a-t-elle poursuivi.Les discussions se sont accélérées depuis que l’administration américaine a proposé il y a près de trois semaines un plan visant à résoudre la guerre déclenchée par l’invasion russe à grande échelle de février 2022, qui reprenait des exigences majeures de Moscou.Alors que Kiev a remis en début de semaine une version amendée de ce texte comprenant des contre-propositions, le président ukrainien a confirmé jeudi que les États-Unis souhaitaient conclure un accord “le plus tôt” possible.Selon Volodymyr Zelensky, les deux questions essentielles restant à négocier sont le contrôle de la région orientale de Donetsk, où se déroule l’essentiel des combats, et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par Moscou dans le sud de l’Ukraine.M. Zelensky a assuré aux journalistes, dont ceux de l’AFP, que Washington “voit les forces ukrainiennes se retirer” de la partie de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore et qui serait transformée en “zone économique libre” ou “zone démilitarisée”.En échange, l’armée russe se retirerait des zones sous son contrôle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est), mais se maintiendrait dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).La région de Donetsk, contrôlée à plus de 80% par la Russie, et celle voisine de Lougansk, presque totalement sous son contrôle, sont l’objectif prioritaire du Kremlin en Ukraine.Moscou revendique depuis 2022 leur annexion, tout comme celle de deux autres régions du sud, celles de Kherson et Zaporijjia, que les forces russes occupent partiellement.- “Élection” ou “référendum” -L’idée d’une zone démilitarisée dans des territoires que la Russie n’a pas réussi à conquérir en près de quatre ans d’intenses combats représenterait une concession majeure de Kiev, qui éviterait cependant d’y renoncer formellement.”Qui gouvernerait ce territoire, qu’ils (les Américains) appellent déjà +zone économique libre+ ou +zone démilitarisée+, (les États-Unis) l’ignorent”, a relevé M. Zelensky.Son conseiller Mikhaïlo Podoliak a cependant semblé se rallier à cette idée, déclarant au journal français Le Monde qu'”une zone démilitarisée devra exister de part et d’autre de la ligne” où serait déployé “un contingent étranger” : “C’est un format naturel de fin de conflit, sachant qu’une partie du territoire restera malheureusement sous occupation de facto de la Russie et qu’une ligne de séparation sera fixée de toute façon.”M. Zelensky a assuré que dans tous les cas, une “élection” ou un “référendum” sera nécessaire en Ukraine pour trancher sur les questions territoriales. Mardi, il s’était dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité du scrutin pouvait être assurée par les États-Unis, avec les Européens.- Avoirs russes -La version du plan américain révisée par les Ukrainiens lors de négociations à Genève et en Floride n’a pas été rendue publique. Un texte divisé en quatre parties a également été soumis au Kremlin lors d’un voyage de l’émissaire américain Steve Witkoff à Moscou la semaine dernière.Ces efforts américains interviennent à un moment difficile pour l’Ukraine : la présidence a été déstabilisée par un vaste scandale de corruption impliquant des proches de Volodymyr Zelensky, l’armée est en recul sur le front et la population est soumise à des coupures de courant à cause des frappes russes.Sur le terrain, l’armée russe a revendiqué jeudi la capture de la ville de Siversk, dans la région de Donetsk (est), l’un des derniers verrous qui l’empêchait d’approcher les grandes cités régionales de Kramatorsk et de Sloviansk, à une trentaine de kilomètres plus à l’ouest.Une annonce démentie par le commandement des troupes ukrainiennes du front oriental, évoquant des “petits groupes” de militaires russes qui “tentent de s’infiltrer à Siversk”.”La semaine à venir sera décisive” pour l’Ukraine, a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après avoir participé jeudi à une réunion de la “coalition des volontaires” qui réunit des soutiens de Kiev.Outre les discussions sur un règlement du conflit, les jours à venir seront marqués par un sommet des dirigeants européens le 18 décembre, où sera discutée l’utilisation éventuelle des avoirs russes gelés en Europe pour aider l’Ukraine.Sur ce dossier, les 27 pays de l’Union européenne ont levé un obstacle clé en pérennisant les sanctions contre Moscou qui servent de base à leur immobilisation, a annoncé la présidence danoise de l’UE.
Présidentielle au Chili: le candidat d’extrême droite promet un retour à “l’ordre et la sécurité”
Le candidat d’extrême droite à la présidence du Chili, José Antonio Kast, donné favori du scrutin de dimanche, a promis le retour à “l’ordre et la sécurité” après des années de “chaos”, en clôturant sa campagne jeudi soir. Sur une estrade, protégé comme il en a pris l’habitude de parois en verre blindé, M. Kast a …



