Les adolescents partagés dans le monde face à l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes Australiens

“Un peu extrême” ou “une bonne chose” ? L’AFP a recueilli les réactions d’usagers des réseaux sociaux à travers le monde avant l’entrée en vigueur mercredi de l’interdiction pilote de ceux-ci aux moins de 16 ans en Australie.- Bombay (Inde): “Rien n’est noir ou blanc” -Sur le front de mer de Bombay, en Inde, Pratigya …

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Peace deal at risk as DR Congo, Burundi slam Rwanda and M23 advancesMon, 08 Dec 2025 20:29:20 GMT

A just-signed agreement aimed at ending the conflict in the Democratic Republic of Congo looked to be unravelling Monday with the DRC and Burundi slamming neighbouring Rwanda after the Rwanda-backed M23 armed group attacked border areas.DRC President Felix Tshisekedi accused Rwanda of “violating” the accord — signed only last Thursday in Washington at the urging …

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Budget de la Sécu: à la veille du vote, le gouvernement multiplie les mains tendues

A la veille d’un scrutin qui s’annonce extrêmement serré, le patron du PS Olivier Faure a appelé ses députés à voter pour le projet de budget de la Sécurité sociale, menacé de rejet par les refus de LR et d’Horizons de le soutenir. De son côté, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de convaincre, notamment les Ecologistes. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%”. L’objectif de 2% était jugé insuffisant par beaucoup, notamment la gauche, pour suivre les dépenses nécessaires à l’hôpital comme à la ville.Mais les écologistes, qui doivent se réunir mardi matin en réunion de groupe pour arrêter leur position de vote, ont accueilli cette annonce avec prudence. “J’ai l’impression que les écologistes comptent pour le gouvernement depuis à peu près trois jours”, a critiqué sur BFMTV lundi soir la patronne du parti, Marine Tondelier. Elle s’est également interrogée sur la hausse annoncée par Mme Rist: “Est-ce que c’est vraiment de l’argent en plus pour les hôpitaux?”, alors que la ministre a déclaré qu’elle était faite notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026. L’avenir du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a renoncé à recourir au 49.3 pour faire adopter le texte sans vote, pourrait dépendre du scrutin de mardi. Même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé qu’une démission “n’aurait pas de sens”.- “Pas satisfaisant” – Le vote des socialistes comme des Ecologistes a pris une importance cruciale avec le refus des patrons de LR, Bruno Retailleau, et d’Horizons, Edouard Philippe, de soutenir ce budget. Ces deux responsables, qui ont aussi 2027 en ligne de mire, jugent que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions aux socialistes. Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre”, a déclaré lundi soir sur LCI Édouard Philippe, en recommandant aux députés de son parti de s’abstenir. Chez les Républicains, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a déclaré sur TF1 prévoir de s'”abstenir, comme d’ailleurs un grand nombre de parlementaires LR”.Moins affirmatif, le député LR Philippe Juvin a dit sur BFMTV réserver sa réponse, en résumant l’enjeu ainsi: “Est-ce qu’il vaut mieux voter un budget qui n’est pas du tout satisfaisant, celui qu’on nous propose, ou est-ce que l’absence de budget est pire?”.Sans texte l’année prochaine, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.- Changement d’alliance -Allié improbable venu à la rescousse du Premier ministre lundi, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui plaidé en faveur d’un “vote pour”. “Le Premier ministre s’est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s’est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables”, a-t-il dit sur BFMTV/RMC. Il a estimé avoir obtenu “toute une série d’avancées” en “faisant sauter” le gel des pensions de retraite, des prestations sociales, le doublement des franchises médicales…Lundi soir, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a confirmé au Monde que la “quasi-unanimité du groupe socialiste s’est prononcée en faveur d’un vote pour”, malgré quelques députés plaidant pour une abstention. Il a espéré que la “discipline de groupe” soit “respectée” mardi.Outre les socialistes, Renaissance, le MoDem, et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre. Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Les voix des écologistes — que le sénateur Yannick Jadot a appelé “au minimum à s’abstenir” — ou même des non-inscrits, pourraient donc s’avérer cruciales. Tout comme la répartition des voix finale chez LR et Horizons. Sans surprise, l’annonce de M. Faure a fait bondir les Insoumis. Leur coordinateur national Manuel Bompard a dénoncé “le changement d’alliance du Parti socialiste” qui valide “une hausse du prix des mutuelles de 1 milliard d’euros, une limitation à un mois des arrêts de travail…”Réagissant sur France Inter Gabriel Attal, le patron des députés Renaissance, s’est lui réjoui que “le travail (parlementaire) (ait) permis de dégager des compromis”.Même si il est adopté mardi, le budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat. Le projet de budget de l’Etat, encore plus clivant, est, de son côté, toujours en cours d’examen au Sénat.

Budget de la Sécu: à la veille du vote, le gouvernement multiplie les mains tendues

A la veille d’un scrutin qui s’annonce extrêmement serré, le patron du PS Olivier Faure a appelé ses députés à voter pour le projet de budget de la Sécurité sociale, menacé de rejet par les refus de LR et d’Horizons de le soutenir. De son côté, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de convaincre, notamment les Ecologistes. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%”. L’objectif de 2% était jugé insuffisant par beaucoup, notamment la gauche, pour suivre les dépenses nécessaires à l’hôpital comme à la ville.Mais les écologistes, qui doivent se réunir mardi matin en réunion de groupe pour arrêter leur position de vote, ont accueilli cette annonce avec prudence. “J’ai l’impression que les écologistes comptent pour le gouvernement depuis à peu près trois jours”, a critiqué sur BFMTV lundi soir la patronne du parti, Marine Tondelier. Elle s’est également interrogée sur la hausse annoncée par Mme Rist: “Est-ce que c’est vraiment de l’argent en plus pour les hôpitaux?”, alors que la ministre a déclaré qu’elle était faite notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026. L’avenir du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a renoncé à recourir au 49.3 pour faire adopter le texte sans vote, pourrait dépendre du scrutin de mardi. Même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé qu’une démission “n’aurait pas de sens”.- “Pas satisfaisant” – Le vote des socialistes comme des Ecologistes a pris une importance cruciale avec le refus des patrons de LR, Bruno Retailleau, et d’Horizons, Edouard Philippe, de soutenir ce budget. Ces deux responsables, qui ont aussi 2027 en ligne de mire, jugent que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions aux socialistes. Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre”, a déclaré lundi soir sur LCI Édouard Philippe, en recommandant aux députés de son parti de s’abstenir. Chez les Républicains, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a déclaré sur TF1 prévoir de s'”abstenir, comme d’ailleurs un grand nombre de parlementaires LR”.Moins affirmatif, le député LR Philippe Juvin a dit sur BFMTV réserver sa réponse, en résumant l’enjeu ainsi: “Est-ce qu’il vaut mieux voter un budget qui n’est pas du tout satisfaisant, celui qu’on nous propose, ou est-ce que l’absence de budget est pire?”.Sans texte l’année prochaine, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.- Changement d’alliance -Allié improbable venu à la rescousse du Premier ministre lundi, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui plaidé en faveur d’un “vote pour”. “Le Premier ministre s’est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s’est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables”, a-t-il dit sur BFMTV/RMC. Il a estimé avoir obtenu “toute une série d’avancées” en “faisant sauter” le gel des pensions de retraite, des prestations sociales, le doublement des franchises médicales…Lundi soir, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a confirmé au Monde que la “quasi-unanimité du groupe socialiste s’est prononcée en faveur d’un vote pour”, malgré quelques députés plaidant pour une abstention. Il a espéré que la “discipline de groupe” soit “respectée” mardi.Outre les socialistes, Renaissance, le MoDem, et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre. Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Les voix des écologistes — que le sénateur Yannick Jadot a appelé “au minimum à s’abstenir” — ou même des non-inscrits, pourraient donc s’avérer cruciales. Tout comme la répartition des voix finale chez LR et Horizons. Sans surprise, l’annonce de M. Faure a fait bondir les Insoumis. Leur coordinateur national Manuel Bompard a dénoncé “le changement d’alliance du Parti socialiste” qui valide “une hausse du prix des mutuelles de 1 milliard d’euros, une limitation à un mois des arrêts de travail…”Réagissant sur France Inter Gabriel Attal, le patron des députés Renaissance, s’est lui réjoui que “le travail (parlementaire) (ait) permis de dégager des compromis”.Même si il est adopté mardi, le budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat. Le projet de budget de l’Etat, encore plus clivant, est, de son côté, toujours en cours d’examen au Sénat.

Budget de la Sécu: à la veille du vote, le gouvernement multiplie les mains tendues

A la veille d’un scrutin qui s’annonce extrêmement serré, le patron du PS Olivier Faure a appelé ses députés à voter pour le projet de budget de la Sécurité sociale, menacé de rejet par les refus de LR et d’Horizons de le soutenir. De son côté, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de convaincre, notamment les Ecologistes. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%”. L’objectif de 2% était jugé insuffisant par beaucoup, notamment la gauche, pour suivre les dépenses nécessaires à l’hôpital comme à la ville.Mais les écologistes, qui doivent se réunir mardi matin en réunion de groupe pour arrêter leur position de vote, ont accueilli cette annonce avec prudence. “J’ai l’impression que les écologistes comptent pour le gouvernement depuis à peu près trois jours”, a critiqué sur BFMTV lundi soir la patronne du parti, Marine Tondelier. Elle s’est également interrogée sur la hausse annoncée par Mme Rist: “Est-ce que c’est vraiment de l’argent en plus pour les hôpitaux?”, alors que la ministre a déclaré qu’elle était faite notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026. L’avenir du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a renoncé à recourir au 49.3 pour faire adopter le texte sans vote, pourrait dépendre du scrutin de mardi. Même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé qu’une démission “n’aurait pas de sens”.- “Pas satisfaisant” – Le vote des socialistes comme des Ecologistes a pris une importance cruciale avec le refus des patrons de LR, Bruno Retailleau, et d’Horizons, Edouard Philippe, de soutenir ce budget. Ces deux responsables, qui ont aussi 2027 en ligne de mire, jugent que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions aux socialistes. Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre”, a déclaré lundi soir sur LCI Édouard Philippe, en recommandant aux députés de son parti de s’abstenir. Chez les Républicains, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a déclaré sur TF1 prévoir de s'”abstenir, comme d’ailleurs un grand nombre de parlementaires LR”.Moins affirmatif, le député LR Philippe Juvin a dit sur BFMTV réserver sa réponse, en résumant l’enjeu ainsi: “Est-ce qu’il vaut mieux voter un budget qui n’est pas du tout satisfaisant, celui qu’on nous propose, ou est-ce que l’absence de budget est pire?”.Sans texte l’année prochaine, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.- Changement d’alliance -Allié improbable venu à la rescousse du Premier ministre lundi, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui plaidé en faveur d’un “vote pour”. “Le Premier ministre s’est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s’est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables”, a-t-il dit sur BFMTV/RMC. Il a estimé avoir obtenu “toute une série d’avancées” en “faisant sauter” le gel des pensions de retraite, des prestations sociales, le doublement des franchises médicales…Lundi soir, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a confirmé au Monde que la “quasi-unanimité du groupe socialiste s’est prononcée en faveur d’un vote pour”, malgré quelques députés plaidant pour une abstention. Il a espéré que la “discipline de groupe” soit “respectée” mardi.Outre les socialistes, Renaissance, le MoDem, et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre. Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Les voix des écologistes — que le sénateur Yannick Jadot a appelé “au minimum à s’abstenir” — ou même des non-inscrits, pourraient donc s’avérer cruciales. Tout comme la répartition des voix finale chez LR et Horizons. Sans surprise, l’annonce de M. Faure a fait bondir les Insoumis. Leur coordinateur national Manuel Bompard a dénoncé “le changement d’alliance du Parti socialiste” qui valide “une hausse du prix des mutuelles de 1 milliard d’euros, une limitation à un mois des arrêts de travail…”Réagissant sur France Inter Gabriel Attal, le patron des députés Renaissance, s’est lui réjoui que “le travail (parlementaire) (ait) permis de dégager des compromis”.Même si il est adopté mardi, le budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat. Le projet de budget de l’Etat, encore plus clivant, est, de son côté, toujours en cours d’examen au Sénat.

Trump unveils $12 bn aid for farmers rocked by tariffs

US President Donald Trump announced a $12 billion aid package for American farmers on Monday, targeting a key support base that has been hit by the fallout from his trade and tariff policies.The Republican said he was taking “very vital action to protect and defend American farmers,” during a roundtable with agricultural producers at the White House.Trump has faced mounting pressure to help farmers, whose support helped win him a second term in office but who have been battered by the impact of his sweeping tariffs.Since Trump’s return in January, many US farmers have been hit by factors including retaliatory measures from trading partners and tariffs on imported goods used in farming.”We love our farmers, and as you know the farmers like me,” Trump said during the roundtable.Trump said the $12 billion in aid for farmers would be funded by a “relatively small portion” of the revenue from tariffs.Most of the bailout involves one-off payments to crop farmers.Washington’s trade row this year with superpower rival Beijing saw soybean exports plunge and Chinese buyers holding off new orders from the US autumn harvest.Amid the lower demand, soybean prices fell as well, hitting the sector hard, although a recent trade truce sought to ensure renewed Chinese purchases of agriculture goods ranging from soybeans to sorghum.Trump said he believed Chinese President Xi Jinping would do “even more than he promised to do” on soybeans, following their recent meeting at a summit in South Korea.- ‘Affordability problem’ -The US president repeatedly blamed former president Joe Biden for the problems faced by American farmers.But the situation has echoes of Trump’s first presidency, when retaliatory tariffs caused over $27 billion in US agriculture export losses from 2018 to 2019.The government, in turn, provided $23 billion to assist farmers hit by trade disputes at the time.Trump’s Agriculture Secretary Brooke Rollins said the government was releasing an initial $11 billion for crops and would hold back another $1 billion for where it was needed most.Trump has also recently vowed to support US cattle farmers as beef prices surged in part due to a tighter supply of herds.Costs had risen for various reasons including drought and lower imports from Mexico due to a pest in herds there, adding to cost-of-living pressures that American households are facing.Trump’s farm aid announcement came amid mounting dissatisfaction with his economic policies, particularly over tariffs and the cost of living.The 79-year-old will hit the road in coming months to push his economic agenda, starting with a speech in Pennsylvania on Tuesday.Trump appeared to soften his message a little on Monday, acknowledging an affordability “problem” after repeatedly dismissing it in recent weeks as a “hoax” and a “con job” by rival Democrats.”The Democrats caused the affordability problem and we’re fixing it,” he said.

Les affrontements reprennent entre la Thaïlande et le Cambodge

La Thaïlande a mené lundi des frappes aériennes à la frontière avec le Cambodge, où un soldat thaïlandais et quatre civils cambodgiens sont morts, selon les deux camps, moins de deux mois après un cessez-le-feu chapeauté par Donald Trump.Le président américain avait qualifié d'”historique” la signature de l’accord, le 26 octobre, entre les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est, qu’oppose un différend ancien sur le tracé de certaines parties de leur frontière, longue de 800 kilomètres et datant de la colonisation française. Suspendu depuis, il devait refermer la page de cinq jours de combats en juillet, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts et contraint quelque 300.000 personnes à évacuer.Les hostilités sont reparties dans la nuit de dimanche à lundi et des milliers d’habitants de part et d’autre de la frontière ont fui leurs maisons.Les combats se poursuivaient lundi soir, selon les autorités cambodgiennes.- Il faut “partir” -“Le chef du village nous a demandé de partir et après ce qui s’est passé en juillet, j’ai immédiatement obéi”, a raconté à l’AFP Pannarat Woratham, agricultrice thaïlandaise de 59 ans qui vit près de la frontière, dans la province de Surin.”Beaucoup d’entre nous pensaient que le conflit était pourtant terminé”. Selon l’armée thaïlandaise, environ 35.000 personnes ont été évacuées des zones frontalières depuis la reprise des combats. Les autorités cambodgiennes ont fait état de l’évacuation de plus de 1.000 familles de la province d’Oddar Meanchey.De l’autre côté de la frontière, la Cambodgienne Hul Malis assure que l’armée thaïlandaise est entrée dans le village frontalier de Prey Chan, dans le nord-ouest de la province de Banteay Meanchey, lundi après-midi.”Ils sont arrivés avec des chars”, a rapporté Hul Malis. “J’ai tellement peur que je m’enfuis vers la capitale provinciale”.Les deux pays revendiquent cette zone de Prey Chan.- “Cibles militaires” -De premiers accrochages avaient été rapportés dimanche, mais les violences sont montées d’un cran au cours de la nuit et les deux camps s’en rejettent la responsabilité.L’armée thaïlandaise affirme avoir été attaquée dans la province d’Ubon Ratchathani et indique qu’un de ses soldats a été tué et au moins huit blessés. Elle dit avoir lancé en riposte des raids aériens.Le ministère cambodgien de la Défense a lui avancé que les forces thaïlandaises avaient lancé tôt lundi matin une attaque dans les provinces frontalières de Preah Vihear et d’Oddar Meanchey, sans que ses troupes ne ripostent.Le ministre cambodgien de l’Information Neth Pheaktra a déclaré à l’AFP que les “attaques thaïlandaises” avaient causé la mort de quatre civils cambodgiens et fait une dizaine de blessés.Une dizaine d’autres civils ont été blessés, dont un journaliste cambodgien touché par des éclats d’une roquette thaïlandaise, a précisé le ministre Pheaktra.”Les frappes aériennes sont d’une grande précision et visent uniquement des cibles militaires le long de la ligne de front, sans impact sur les civils”, a affirmé pour sa part le porte-parole de l’armée thaïlandaise, Winthai Suvaree.La porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, accuse la Thaïlande d’avoir “tiré plusieurs” obus de chars près de temples datant de plusieurs siècles, et un avion F-16 thaïlandais d’avoir bombardé les forces cambodgiennes à Preah Vihear.La même porte-parole a assuré lundi soir que l’armée thaïlandaise poursuivait ses attaques en fin de journée.- Appel à la retenue -Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, qui préside actuellement l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), a appelé les deux camps à une “retenue maximale”. “Si quelqu’un veut dire à la Thaïlande ce qu’elle doit faire, je lui conseillerais d’abord de demander à ceux qui l’attaquent de cesser leurs agissements”, a sèchement répondu le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “inquiet” de la reprise des affrontements, a appelé lundi les deux parties à la “désescalade”, tandis que l’Union européenne les a appelées à “la plus grande retenue”.Washington a demandé, via un communiqué de son ambassade à Bangkok, aux Américains de ne pas s’approcher à moins de 50 km de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, en raison de la “situation sécuritaire imprévisible”.L’accord de cessez-le-feu signé en octobre à Kuala Lumpur, en Malaisie, avait été suspendu dès novembre par la Thaïlande après l’explosion d’une mine terrestre ayant blessé quatre de ses soldats.Bangkok accuse régulièrement son voisin de poser des mines le long de la frontière. Le Cambodge affirme qu’il s’agissait de vestiges des conflits passés.Les deux parties s’étaient engagées à retirer leurs armes lourdes, à déminer les zones frontalières et à poursuivre le dialogue, mais rien n’a été réglé sur le fond.burs-sco-sdu/clr/hba/thm/cls/sba

Ligue des champions: entre Liverpool et Salah, la “guerre civile”

Après les grands mots, les grands remèdes? Liverpool a choisi lundi d’écarter sa star Mohamed Salah pour le sommet contre l’Inter Milan, deux jours après une prise de parole incendiaire de l’attaquant à l’origine d’une “guerre civile” dévastatrice en interne.L’ailier égyptien a pris part à l’entraînement collectif en fin de matinée, sous l’oeil des médias venus en nombre, mais il n’est pas monté dans l’avion pour l’Italie dans l’après-midi.Si les dirigeants de Liverpool ne se sont pas exprimés publiquement, son absence pour le match de Ligue des champions est facile à décrypter: aucun joueur n’est au-dessus du collectif, aucun joueur n’est au-dessus de l’entraîneur.Ce dernier l’a confirmé lundi soir en conférence de presse. “En général je suis calme et poli, mais ça ne signifie pas que je suis faible. Si un joueur fait autant de commentaires, c’est à moi, à nous en tant que club, de réagir. Et notre réaction est visible au fait qu’il ne soit pas là”, a dit Arne Slot.Le Néerlandais a repoussé à plus tard la gestion de cet encombrant dossier, sans livrer le fond de sa pensée.Côté pile, il s’est dit “convaincu qu’il y a toujours une possibilité pour un joueur de revenir”. Côté face, il a botté en touche quand un reporter lui a demandé si Salah avait joué son dernier match avec Liverpool ce week-end: “Je n’en ai aucune idée. Je ne peux pas répondre à cette question à l’heure actuelle”.Les déclarations de “Mo” Salah samedi après le match à Leeds (3-3), où il était remplaçant pour la troisième fois d’affilée, ont en tout cas fait l’effet d’un séisme.Situation “pas acceptable”, “promesses” non tenues par le club, “plus aucune relation” avec l’entraîneur: l’attaquant star a vidé son sac publiquement et ouvert la porte à un départ, car “le club m’a jeté en pâture” (“thrown under the bus” en VO).- Mise au ban -“Salah s’est assuré que tous les autres membres de Liverpool – la hiérarchie du club, son entraîneur et même ses coéquipiers qu’il prétendait aimer – se retrouvent sous le bus avec lui”, a commenté The Guardian, lundi.L’ensemble de la presse semble partager l’avis du quotidien, selon lequel “l’accès de colère égocentré de Salah trahit Liverpool”. Pour l’Egyptien, “c’est soit vous me soutenez et vous virez l’entraîneur, soit vous me vendez”, résume The Sun, en reprenant l’expression “guerre civile” également utilisée par The Daily Mail.A Liverpool, l’attaquant de 33 ans a acquis le statut de légende vivante avec ses 250 buts en 420 matches (dont 383 disputés comme titulaire), le titre de 2019 en Ligue des champions et ses deux sacres en Premier League (2020 et 2025), le dernier à l’issue d’une saison exceptionnelle à titre individuel.En 2024-25, le “roi d’Égypte” a inscrit 29 buts et délivré 18 passes décisives en championnat, une contribution majeure à la couronne nationale décrochée dès le mois d’avril, et célébrée par une foule en liesse fin mai.Cet état de forme éblouissant a conduit le club à le prolonger, avec une belle revalorisation salariale à la clé. Mais le rendement de l’ailier droit s’est tari après l’été (quatre buts seulement en championnat, un en Ligue des champions), son manque de travail défensif a été pointé du doigt et son statut d’intouchable a été remis en cause.Slot l’a relégué au rang de remplaçant contre Galatasaray et Francfort en Ligue des champions, puis trois fois d’affilée en Premier League, avec une seule entrée en jeu à la mi-temps contre Sunderland (1-1). Une mise au ban inédite pour lui.”J’ai dit à plusieurs reprises auparavant que j’avais une bonne relation avec l’entraîneur et tout d’un coup, nous n’avons plus aucune relation. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble, d’après ce que je vois, que quelqu’un ne veut pas de moi dans le club”, a asséné Salah.Visait-il son entraîneur? “La seule personne qui peut répondre à cette question, c’est +Mo+ lui-même”, a esquivé Slot lundi.