Mondial-2026: la France avec le Sénégal, la Norvège et un barragiste intercontinental dans le groupe I

L’équipe de France affrontera le Sénégal, la Norvège et un barragiste intercontinental (Irak, Bolivie ou Suriname) dans le groupe I de la Coupe du monde l’été prochain, un tirage assez relevé, effectué vendredi à Washington.Pour la dernière phase finale de Didier Deschamps en tant que sélectionneur – présent vendredi lors de la cérémonie au Kennedy Center -, les Bleus joueront leurs trois premiers matches sur la côte Est des Etats-Unis (New-York, Boston ou Philadelphie). En revanche, ils ne connaissent pas encore les horaires et le lieu de ces trois rencontres. Les coéquipiers de Kylian Mbappé, 3e au classement Fifa, affronteront le Sénégal, un mauvais souvenir pour les Bleus battus par les Lions de la Teranga en ouverture du Mondial-2002 (1-0).Ils héritent aussi de la Norvège, l’équipe la plus référencée du chapeau 3, avec ses stars Erling Haaland et Martin Odegaard, qui a devancé l’Italie en qualifications.Le troisième adversaire des champions du monde 2018 et vice-champions du monde 2022 n’est encore connu. Il s’agit du barragiste intercontinental, soit l’Irak, le Suriname ou la Bolivie. Les Bleus n’ont jamais affronté les deux premiers et une fois la Bolivie, en match amical en 2019.Les coéquipiers de Mike Maignan auront tout intérêt à terminer en tête de leur groupe pour ne pas croiser avant les demi-finales les tenants du titre argentins, les champions d’Europe espagnols et l’Angleterre de Jude Bellingham, à condition que ceux-ci finissent aussi premiers, selon les modalités du tirage dévoilés par la Fifa.La nouvelle formule, qui qualifie les deux premiers des 12 groupes et les huit meilleurs troisièmes pour les 16e de finale, a facilité la tâche des vice-champions du monde et les a préservé d’une mauvaise surprise avant les rencontres à élimination directe.Mais ils pourraient affronter l’Allemagne dès les 8es de finale, si les deux sélections terminent en tête de leurs groupes respectifs.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En Italie, le premier sanctuaire marin pour dauphins d’Europe bientôt opérationnel

Un refuge en pleine mer pour dauphins ayant vécu en captivité, très attendu à l’heure où se multiplient les fermetures de zoos marins en Europe, devrait accueillir en 2026 ses premiers pensionnaires dans le sud de l’Italie.”Pour nous, il est essentiel de créer un modèle de nouvelle gestion des dauphins dans un environnement naturel mais toujours contrôlé”, explique à l’AFP Carmelo Fanizza, le responsable du “San Paolo Dolphin Refuge”.Situé au large de la ville de Tarente, dans la région des Pouilles, le refuge, premier sanctuaire marin de ce type en Méditerranée, doit encore obtenir une ultime autorisation interministérielle afin de pouvoir accueillir ses premiers dauphins.Mais le site est prêt: les installations en pleine mer seront achevées d’ici la fin de l’année et les premiers pensionnaires pourraient arriver “en mai ou juin 2026 au plus tard”, selon Carmelo Fanizza.Les fermetures de zoos marins se sont multipliées ces dernières années en Europe et ailleurs, conséquence d’une désaffection croissante du public, tandis qu’une nouvelle législation, notamment en France et au Canada, interdit désormais la captivité des cétacés.Le devenir de ces animaux, qui peuvent vivre plusieurs dizaines d’années et n’ont pour la plupart connu que la captivité, rendant impossible leur retour à l’état sauvage, est devenue une question brûlante entre militants de la cause animale et gouvernements.En gestation depuis 2018, le projet du “San Paolo Dolphin Refuge” a été officiellement lancé en décembre 2023 après l’obtention auprès de l’Etat italien d’une concession maritime pour son implantation sur une zone de sept hectares dans le golfe de Tarente, à proximité de l’île de San Paolo.L’endroit a été choisi au terme d’études poussées ayant permis d’identifier un site “abrité et protégé de la mer, des vents et des courants marins dominants”, détaille M. Fanizza, qui assure que ses “conditions environnementales” sont optimales.Ville côtière industrielle, Tarente a été éclaboussée ces dernières années par un scandale de pollution lié à la présence sur le territoire de l’une des plus grandes aciéries d’Europe, l’ex-Ilva, qui fonctionne aujourd’hui au ralenti dans l’attente d’un repreneur.”Des améliorations ont été apportées aux installations, de sorte qu’actuellement, la qualité de l’air respirable, de la colonne d’eau et des sédiments dans la zone ne présente aucun risque pour la santé des animaux”, assure Carmelo Fanizza.La construction du refuge de San Paolo a été financée en grande partie par les fonds propres de la Jonian Dolphin Conservation, organisme de recherche portant l’initiative, avec le soutien complémentaire de mécènes privés – notamment la “Fondation avec le Sud” – , et de fonds publics européens.Son coût de fonctionnement a été estimé entre 350.000 et 500.000 euros par an.- Milieu naturel -Etant donné “les mètres carrés de surface maritime disponibles, nous pourrions accueillir légalement en Italie un maximum de 17 animaux” mais “le nombre ne sera absolument pas celui-là”, prévient Carmelo Fanizza, qui insiste sur l’importance du bien-être des dauphins.”Notre objectif à ce stade n’est pas de prendre un grand nombre d’animaux, mais d’identifier un groupe qui, étant donné (…) ses conditions médicales, son comportement, son groupe social, pourrait être idéal pour initier un tel projet”, poursuit-il.Située à environ 4 km de la côte, la structure se compose de plusieurs bassins naturels formés de pontons flottants en surface et de filets de clôture sous-marins: un bassin principal de 1.600 m2, un bassin plus petit pour les éventuels transferts des animaux, et enfin un bassin vétérinaire pour les cas de quarantaine.Un laboratoire flottant, des logements pour le personnel assurant une surveillance 24h/24 et une zone pour la préparation de la nourriture complètent la partie en mer.Le site est également doté d’un système de vidéosurveillance, à la fois sous-marin et en surface, ainsi que d’une série de capteurs en mer, qui transmettent en continu des données à la salle de contrôle du refuge, située sur la terre ferme, à Tarente.”Il n’y a pas plus riche que le milieu naturel”, abonde Muriel Arnal, présidente de l’association française de défense des animaux One Voice, qui milite depuis des années pour la création de sanctuaires marins destinés aux cétacés, et soutient notamment un autre projet – pour orques et bélugas – en Nouvelle-Ecosse (est du Canada).Selon elle, l’Europe compte actuellement une soixantaine de dauphins en captivité, sans présager des décès ou naissances à venir.”Une fois qu’on a un modèle qui fonctionne bien, on peut le dupliquer”, complète-t-elle, espérant que le refuge de San Paolo pourra accueillir des dauphins français.

US sanctions equate us with drug traffickers: ICC dep. prosecutor

The deputy prosecutor of the International Criminal Court on Friday lashed out at US sanctions, arguing they effectively put top court officials on a par with “terrorists and drug traffickers”.In a wide-ranging interview with AFP, Mame Mandiaye Niang also said it would be “conceivable” to hold an in-absentia hearing against high-level ICC targets such as Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu.Sixty-five-year-old Niang, along with top ICC judges, is subject to sanctions from the administration of US President Donald Trump, in retaliation at the court’s arrest warrants for Netanyahu over Israel’s campaign in Gaza.”You can disagree with what we’re doing. That happens all the time,” Niang told AFP in a one-to-one interview on the sixth floor of the ICC’s building in The Hague.”But even if we upset you, you should never put us on the same list as terrorists or drug traffickers. That is the message” to Trump.Niang said the sanctions affected several areas of his personal, family, and financial life.He found himself unable to charge up his hybrid car because it required a credit card that had been blocked due to the sanctions.”I have a subscription that has absolutely nothing to do with the United States, but I need a credit card. And my credit card was American Express,” he said.”So I found that all of a sudden, I couldn’t even charge up my car.”Niang said he was unable to transfer money to family members for fear their accounts would also be blocked.Sanctions have a place in international relations, the prosecutor told AFP, but attacking the ICC — the world’s only permanent court to try war crimes suspects — risks “de-legitimising” the instrument.- Putin, Netanyahu hearings ‘conceivable’ -Niang said it was frustrating that arrest warrants against Netanyahu and Putin has not resulted in a court appearance.The ICC has no police force and relies on countries to arrest suspects and transfer them to the court — extremely unlikely in the case of Putin or Netanyahu.However, he pointed to an unprecedented hearing against fugitive Ugandan rebel leader Joseph Kony earlier this year, held in absentia.Could such a “confirmation of charges” hearing take place for the leaders of Russia or Israel? “It’s conceivable,” said. “We tested it in the Kony case. It’s a cumbersome process. But we tried it and we realised it was possible and useful.”The advantages of such a hearing are to preserve evidence and also to give a voice to victims, said the prosecutor.But any request for such a hearing would require the consent of judges and would not be a trial, just a confirmation of the charges against the suspect.- ‘Poisoned the atmosphere’ -Niang is currently acting chief prosecutor of the ICC, in the absence of Karim Khan, on leave pending an investigation into sexual abuse allegations that he denies.”Even if they are only accusations, it disturbs us and it has poisoned the atmosphere of the court,” said Niang.”It is all the more unfortunate because it has been exploited to almost sabotage what we are doing, notably in the Palestine case,” added Niang.Israel has alleged Khan issued “baseless and outrageous” warrants against Netanyahu and former defence minister Yoav Gallant to distract from the sexual abuse accusations.Niang welcomed the investigation into the Khan allegations but said the case was undoubtedly a hindrance.The accusations “are out there and that is enough to cast a veil of doubt over what we’re doing,” he said.- ‘Work to do’ -Despite the challenges facing the court, Niang was combative.”At this time when our existence is under threat, the world needs us more than ever,” he argued.He pointed to successes this year, such as the arrest of former Philippines president Rodrigo Duterte and the conviction of a feared Sudanese militia chief.For many years, the ICC focused on African suspects but now had investigations running in Latin America, Asia, and even Europe with Ukraine, he noted.Mass crimes are being committed daily and the court is there to try those crimes, said the Senegalese jurist.”The court is here and we would love for it not to be needed. Unfortunately, the world is as it is and we still have work to do.”

Fresh data show US consumers still strained by inflation

US consumer pricing and sentiment reports released Friday pointed to lingering questions about affordability as the calendar moves towards the peak of the festive season.The personal consumption expenditures (PCE) price index, the Federal Reserve’s preferred data point for measuring inflation, rose to 2.8 percent on an annual basis in September from 2.7 percent in August.When food and energy prices were excluded, prices also rose by 2.8 percent in September. However, that was below the 2.9 percent reading in August for the same benchmark.The mixed report, delayed due to the US federal government shutdown, is the last major inflation reading before the Fed’s rate decision next week.The figures were largely in line with expectations, but included notable increases in some categories that have strained consumers. Durable goods like automobiles, appliances and furniture rose 1.4 percent from a year ago.A separate report showed consumer sentiment rose in December to 53.3 from 51.0 in November, according to the University of Michigan.However, consumers today have a diminished outlook for their expected personal income compared with early in 2025 and labor market expectations “remained relatively dismal,” said survey director Joanne Hsu.”Consumers see modest improvements from November on a few dimensions, but the overall tenor of views is broadly somber, as consumers continue to cite the burden of high prices,” she said.The data did not significantly move the US stock market on Friday. Stocks are up modestly for the week, due partly to expectations the Fed will cut interest rates next week.The Fed has cut interest rates at its last two meetings following indications of a slowdown in the US employment market. But the Fed has also kept an eye on inflation due to the risk that President Donald Trump’s tariffs could reignite a major increase in prices.EY-Parthenon Chief Economist Gregory Daco predicted the US central bank would cut rates as expected next week, but could face multiple dissents.Fed Chair Jerome Powell will “persuade several hesitant policymakers to support a third consecutive ‘risk management’ rate cut, while signaling firmly that additional easing is unlikely before next spring absent a material weakening in economic conditions,” Daco said in a note.Friday’s pricing data revealed a “gradual and uneven” tariff pass-through on goods, “exacerbating the affordability crisis,” Daco said. “While many businesses have absorbed cost pressures using pre-tariff inventories and narrower margins, these buffers are slowly eroding,” said Daco, who expects rising inflation in late 2025 and early 2026, “further complicating the consumer outlook amid softening labor-market dynamics.”

Sondage Ifop sur l’islam en France: LFI saisit la justice

Les députés de La France insoumise ont saisi vendredi la justice après la publication d’un sondage Ifop sur l’islam en France qui a, selon eux, “servi de support à des discours incitants à la discrimination, à la haine ou à la violence”, ont-ils annoncé sur X.Les députés signalent en outre que plusieurs médias ont documenté “l’existence de liens étroits entre le commanditaire de ce sondage, la revue confidentielle Ecran de veille, et les services de renseignement des Emirats arabes unis”, ce qui serait susceptible de participer “d’une opération d’influence d’une puissance étrangère sur notre sol”, affirment-ils dans leur courrier adressé à la procureure de Paris.Le fondateur et rédacteur en chef d’Ecran de veille, Atmane Tazaghart, a récusé une telle influence. “Il n’y a pas de financement étranger. Le procureur fera son travail. Nous n’avons rien à nous reprocher”, a déclaré à l’AFP M. Tazaghart, précisant avoir “financé l’étude” avec les revenus de la revue.Les députés insoumis, dont deux d’entre eux font l’objet d’une plainte de l’Ifop pour avoir dénigré cette enquête publiée le 18 novembre, ont saisi la procureure au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.Ils expliquent que ce sondage est “fondé sur une méthodologie très contestable, faisant l’objet de nombreuses remises en cause scientifiques”, et a contribué à “une série d’amalgames et de confusion entre islam et islamisme d’une part, musulmans, islamistes et terroristes d’autre part”. Ce sondage avait provoqué de vives réactions dès sa publication. L’extrême droite y a vu un signe d'”islamisation”, tandis que des représentants de la communauté musulmane ont déploré “une stigmatisation”. Quatre conseils départementaux du culte musulman (CDCM) ont même déposé plainte contre X auprès du tribunal judiciaire de Paris.L’Ifop avait alors dénoncé une manoeuvre pour “remettre en cause la fiabilité de (son) enquête sur la base de considérations erronées”.Les députés LFI soulignent que “depuis sa parution, plusieurs actes islamophobes ont été rapportés”, citant une mosquée vandalisée en Haute-Loire, une autre profanée à Lyon et une balle retrouvée dans la boîte aux lettres d’une troisième dans l’Ain.S’agissant du média Ecran de veille, dont Mediapart et Le Monde ont mis en évidence les liens avec les Emirats arabes unis, “la logique voudrait que ce soit les accusateurs de notre revue qui apportent les preuves de l’existence d’un financement ou une ingérence étrangers”, a répondu son rédacteur en chef. “Or, tous les médias et les députés qui nous accusent exigent que ce soit à nous et l’Ifop d’apporter les preuves qu’il n’y a pas un financement ou une ingérence d’un pays étranger. Ce qui est contraire à toutes les règles et usages de l’investigation journalistique, parlementaire ou judiciaire”, insiste-t-il.M. Tazaghart a par ailleurs déploré que le député Paul Vannier, visé par la plainte de l’Ifop, ait rendu publique sur X l’adresse de leur média, les obligeant à déménager dans d’autres locaux. Une plainte a été déposée pour “incitation au meurtre et mise en danger de la vie d’autrui”.  Une cinquantaine de députés du bloc présidentiel avaient dénoncé cette divulgation et saisi eux aussi la justice. Les parlementaires insoumis visent également deux journalistes travaillant pour Ecran de veille, qui ont récemment témoigné devant la commission d’enquête lancée par LR à l’Assemblée sur des liens supposés entre mouvements politiques et réseaux islamistes, commission qui vise implicitement LFI. S’il est avéré qu’ils “agissaient pour le compte d’un mandant étranger”, ils pourraient “être en infraction”, préviennent les insoumis. Les deux journalistes, Nora Bussigny et Emmanuel Razavi, ont tous deux écrit des livres évoquant des liens entre LFI et islamisme.