Israël réaffirme que le Hamas “sera désarmé”, face à la proposition d’un “gel”

Le Hamas “sera désarmé” dans le cadre du plan Trump, a déclaré jeudi un responsable gouvernemental israélien, au lendemain de la proposition d’un dirigeant du mouvement islamiste palestinien de geler l’armement.”Il n’y aura pas d’avenir pour le Hamas dans le cadre du plan (du président américain Donald Trump) en 20 points. Le groupe terroriste sera désarmé et Gaza sera démilitarisée”, a affirmé le responsable sous couvert d’anonymat.Il répondait à une question de l’AFP sur les déclarations de Khaled Mechaal dans un entretien mercredi à la chaîne qatarie Al-Jazeera.L’ancien numéro un du Hamas a proposé de geler l’armement du mouvement, en échange d’une trêve durable à Gaza, se disant ouvert à la présence d’une force internationale de maintien de la paix à la frontière du territoire palestinien avec Israël. “L’idée d’un désarmement total est inacceptable pour la résistance (le Hamas, NDLR). Ce qui est proposé, c’est un gel, ou un stockage” des armes “afin de fournir des garanties contre toute escalade militaire depuis Gaza avec l’occupation israélienne”, a dit Khaled Mechaal. “C’est l’idée dont nous discutons avec les médiateurs, et je pense qu’avec une approche américaine pragmatique (…) une telle vision pourrait être acceptée par l’administration américaine”, a-t-il ajouté.- Forces internationales -Sur la question des forces internationales, le responsable du Hamais a dit n’avoir “aucune objection” au déploiement de troupes “le long de la frontière” pour “séparer” Gaza d’Israël.Mais il refuse qu’elles opèrent à l’intérieur du territoire palestinien, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu, car selon lui, cela “s’apparenterait à une occupation”. Les médiateurs ainsi que les pays arabes et islamiques, a-t-il souligné, peuvent agir comme des “garants” pour éviter une escalade. Fruit de fortes pressions américaines, une trêve est entrée en vigueur le 10 octobre, soit un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, le 7 octobre 2023, contre Israël.La première phase prévoyait la restitution des otages vivants et morts retenus à Gaza, en échange de centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël. Il ne reste désormais plus qu’un seul corps d’otage à Gaza. Les modalités de la deuxième phase sont actuellement en discussions. Elle prévoit le désarmement du Hamas, le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza ainsi que le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit espérer passer “très bientôt” à cette deuxième étape, et annoncé une nouvelle rencontre avec Donald Trump le 29 décembre.

Dermatose: l’État annonce l’abattage des bovins en Ariège, des agriculteurs s’y opposent

Le préfet de l’Ariège a annoncé l’abattage jeudi d’un troupeau de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage des Bordes-sur-Arize, autour duquel des agriculteurs ont dressé des barrages pour bloquer l’accès à la ferme.Plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne, entendent empêcher que les vaches soient euthanasiées. Avec des dizaines de tracteurs, des troncs d’arbres, ils obstruent les routes menant à l’exploitation, a constaté l’AFP.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage). Il faut que la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard) prenne conscience de la situation”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole, assurant que les propriétaires du troupeau “sont totalement opposés à l’abattage total”.Au micro de la radio Ici Occitanie, le préfet de l’Ariège Hervé Brabant avait auparavant averti que la stratégie d’abattage était la seule efficace “pour préserver le cheptel français”. “Les mesures sanitaires qui s’imposent conduisent à ce que le troupeau soit abattu, c’est la meilleure solution qu’on puisse apporter. Aujourd’hui c’est la seule solution qui fonctionne”, a-t-il assuré.”Si je dois faire preuve de fermeté, je ferai preuve de fermeté. Mais je serai désolé d’en arriver là et j’en appelle à la responsabilité”, a poursuivi le préfet de l’Ariège.- Protocole expérimental -Jeudi matin, aucune présence policière n’était visible aux abords immédiats de la ferme des Bordes-sur-Arize, village de 500 habitants au pied des Pyrénées. Pour l’heure, il est impossible aux services vétérinaires d’accéder à l’étable où sont rassemblées plus de 200 blondes d’Aquitaine.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture. Ils demandent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une vaccination massive ainsi qu’à la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé jeudi le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, une dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété Jean Salomon.- “La vaccination, pas l’abattage -“On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a assuré mercredi soir à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres comme la FNSEA y sont plus réticents en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

Dermatose: l’État annonce l’abattage des bovins en Ariège, des agriculteurs s’y opposent

Le préfet de l’Ariège a annoncé l’abattage jeudi d’un troupeau de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage des Bordes-sur-Arize, autour duquel des agriculteurs ont dressé des barrages pour bloquer l’accès à la ferme.Plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne, entendent empêcher que les vaches soient euthanasiées. Avec des dizaines de tracteurs, des troncs d’arbres, ils obstruent les routes menant à l’exploitation, a constaté l’AFP.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage). Il faut que la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard) prenne conscience de la situation”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole, assurant que les propriétaires du troupeau “sont totalement opposés à l’abattage total”.Au micro de la radio Ici Occitanie, le préfet de l’Ariège Hervé Brabant avait auparavant averti que la stratégie d’abattage était la seule efficace “pour préserver le cheptel français”. “Les mesures sanitaires qui s’imposent conduisent à ce que le troupeau soit abattu, c’est la meilleure solution qu’on puisse apporter. Aujourd’hui c’est la seule solution qui fonctionne”, a-t-il assuré.”Si je dois faire preuve de fermeté, je ferai preuve de fermeté. Mais je serai désolé d’en arriver là et j’en appelle à la responsabilité”, a poursuivi le préfet de l’Ariège.- Protocole expérimental -Jeudi matin, aucune présence policière n’était visible aux abords immédiats de la ferme des Bordes-sur-Arize, village de 500 habitants au pied des Pyrénées. Pour l’heure, il est impossible aux services vétérinaires d’accéder à l’étable où sont rassemblées plus de 200 blondes d’Aquitaine.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture. Ils demandent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une vaccination massive ainsi qu’à la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé jeudi le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, une dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété Jean Salomon.- “La vaccination, pas l’abattage -“On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a assuré mercredi soir à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres comme la FNSEA y sont plus réticents en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

Ligue Europa: Lyon vise la tête, Lille peut enchaîner, Nice n’y croit plus

En tête de la Ligue Europa avec quatre victoires, Lyon vise la passe de cinq contre les Go Ahead Eagles jeudi lors de la 6e journée, où Lille peut faire un grand pas pour la qualification en Suisse, alors que Nice en crise n’espère plus grand chose.Malgré des performances en dents de scie en championnat, dont une défaite à Lorient (1-0) dimanche qui l’a éloigné du podium, l’Olympique lyonnais s’est montré solide en Ligue Europa, avec, lors de la dernière journée, un carton contre le Maccabi Tel-Aviv (6-0).”On veut être dans les huit premiers pour éviter le barrage”, a déclaré le gardien des Gones Rémy Descamps avant d’affronter les Néerlandais des Go Ahead Eagles.Seulement dixièmes d’Eredivisie, le championnat néerlandais, les Eagles ont cependant fait tomber Aston Villa (2-1) fin octobre. Les Villans, également à 12 points comme l’équipe surprise des Danois de Midtjylland, se déplacent eux à Bâle.Le Losc, tombeur de l’Oympique de Marseille vendredi dernier, semble enfin faire preuve de régularité avec trois succès consécutifs en Ligue 1, avant de se déplacer à Berne chez les Young Boys. Onzièmes de Ligue Europa avec 9 points, les Lillois restent sur un large succès contre le Dinamo Zagreb (4-0), mais ont déjà trébuché une fois à l’extérieur, chez l’Etoile rouge de Belgrade (1-0).Le match contre les Youngs Boys, qui ne sera pas retransmis en France en raison de la présence d’un sponsor sur le club du maillot suisse dont la publicité est interdite par la législation française, pourrait permettre aux hommes de Bruno Genesio de quasiment assurer leur présence en barrages.Nice n’a au contraire pas la tête à l’Europe, plongé en pleine crise sportive après sept défaites consécutives toutes compétitions confondues, et en conflit avec ses propres supporters qui s’en sont pris à des joueurs fin novembre.L’entraîneur Franck Haise, qui a failli quitter le club la semaine dernière, devrait aligner une équipe très remaniée contre Braga (7e, 10 points), afin de mieux préparer le déplacement périlleux de dimanche à Lens, leader de la Ligue 1.Seule équipe avec zéro point de la compétition, le Gym devrait donc poursuivre sa série de matches sans victoire sur la scène européenne (17 jusqu’ici).Autre équipe mal en point avec un seul point, les Rangers se déplacent chez le Ferencvaros de Robbie Keane, une des quatre équipes invaincues (6e, 11 points). Leur rivaux du Celtic (21e, 7 points), regaillardis par leur succès renversant contre Feyenoord 3-1, reçoivent eux la Roma (15e, 9 points).A l’arrêt en championnat avec trois revers d’affilée, Strasbourg peut espérer se remettre d’aplomb en Ligue Conférence, dont il occupe la deuxième place à égalité de points (10) avec les Turcs de Samsunspor.Les Alsaciens, qui restaient sur un succès de prestige contre Crystal Palace 2-1, se déplacent à Aberdeen, qui n’a pas encore signé un succès en C4 cette saison.

Enquête ouverte à Marseille après des propos sur la police de l’Insoumis Sébastien Delogu

Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille pour diffamation au sujet de propos tenus sur la police par l’Insoumis Sébastien Delogu, candidat aux élections municipales, a confirmé le parquet à l’AFP jeudi.Lors de son premier meeting de campagne samedi, M. Delogu a évoqué la mort d’Adama Traoré en 2016 dans le Val d’Oise. “Ça les fait criser quand on dit que la police tue. Mais la police, elle a tué son frère, donc il ne faut pas l’oublier ”, a déclaré le candidat La France insoumise, aux côtés d’Assa Traoré.A deux reprises, en première instance et en appel, la justice a rendu un non-lieu pour les gendarmes qui ont interpellé Adama Traoré, considérant que leurs gestes avaient contribué à sa mort mais étaient restés dans le cadre de la loi. La famille a formé un pourvoi en cassation.Lundi, réagissant aux déclarations de M. Delogu, le préfet de région Jacques Witkowski avait sur le réseau X “déplor(é) ces propos qui portent une atteinte inadmissible à l’engagement républicain indéfectible de la police et de la gendarmerie nationales”.Il a saisi la justice dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale. Une enquête a été ouverte pour diffamation publique “envers un corps constitué ou une administration publique”, a précisé le parquet.”Le préfet se permet de commenter le discours politique d’un candidat à la mairie de Marseille (…) Personne ne me fera taire pour défendre la mémoire d’Adama, Nahel, Cédric, Zineb et tous les autres”, avait répliqué le candidat sur le même réseau social.Le député LFI s’est lancé mi-novembre à l’assaut de la mairie de Marseille, avec la promesse de “ramener le peuple au pouvoir” dans la deuxième ville de France, où la gauche part divisée face à une droite unie et une extrême droite qui affiche ses ambitions.Coutumier des coups d’éclat qui lui valent soutiens mais aussi nombreuses critiques, l’élu s’est notamment illustré en brandissant un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale ou en donnant son appui musclé à un blocus lycéen en 2023.Cette action lui a valu une condamnation à 5.000 euros d’amende pour violences envers deux cadres de l’Éducation nationale, des faits qu’il conteste mais pour lesquels il n’a pas fait appel.Il a par ailleurs été entendu au printemps dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des documents privés volés à un chef d’entreprise, par ailleurs ancien responsable local du Crif, dans le contexte d’un conflit social, documents que le député a ensuite diffusés sur ses réseaux sociaux. Les investigations se poursuivent.

Thaïlande-Cambodge: pas de signe d’apaisement avant l’appel de Trump

Les combats frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge font toujours rage jeudi, avant un appel attendu du président américain Donald Trump aux dirigeants des deux pays pour leur demander de cesser les hostilités, qui ont fait au moins 20 morts.Le ministère thaïlandais de la Défense a annoncé un nouveau bilan de neuf soldats tués au total, qui s’ajoutent aux 11 victimes civiles, dont un enfant, rapportées par les autorités cambodgiennes.Autour de 600.000 personnes ont été contraintes depuis le début de la semaine de fuir les régions proches de la frontière, où des tirs d’artillerie résonnaient en matinée autour de temples khmers contestés.Les deux voisins d’Asie du Sud-Est, qui se disputent de longue date des morceaux de territoire et s’accusent mutuellement de la reprise des affrontements, ne montraient aucun signe d’apaisement alors que Donald Trump a promis de jouer à nouveau les médiateurs.Le président américain doit s’entretenir dans la journée avec le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et son homologue cambodgien Hun Manet pour les convaincre de faire taire les armes.”J’ai trouvé qu’ils étaient deux grands dirigeants, deux personnes géniales, et j’ai déjà réglé ça une fois”, a-t-il déclaré mercredi depuis la Maison Blanche.- “Nous devons expliquer” -Donald Trump était intervenu aux côtés de la Chine et de la Malaisie – pays assurant la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) – lorsqu’un premier conflit ouvert avait éclaté en juillet, faisant 43 morts en cinq jours.Le milliardaire, qui n’a jamais fait mystère de son envie de recevoir un jour le prix Nobel de la paix, avait également cosigné le 26 octobre un accord de cessez-le-feu avec les dirigeants thaïlandais et cambodgien.Mais Bangkok l’a suspendu quelques semaines plus tard après l’explosion d’une mine terrestre ayant blessé plusieurs de ses soldats, et ne semble aujourd’hui pas encore ouvert à une trêve.Donald Trump “souhaite sincèrement voir la paix, mais nous devons expliquer quels sont les problèmes et pourquoi la situation a évolué ainsi”, a dit le dirigeant thaïlandais Anutin Charnvirakul.- “La vie sur pause” -Des milliers de personnes déplacées par les combats ont trouvé refuge dans des bâtiments universitaires de la ville thaïlandaise de Surin. Des femmes âgées y écrasent de la pâte de piment tandis que des bénévoles remuent de grandes marmites de nourriture.Rat, une agricultrice de 61 ans qui a refusé de donner son nom de famille, a quitté sa maison avec sa famille de huit personnes avant d’avoir pu planter ses maniocs pour la saison.”Je veux juste rentrer chez moi et m’occuper de mes cultures”, se plaint-elle. “Chaque fois que les combats reprennent, c’est comme si la vie se mettait de nouveau sur pause”.De l’autre côté de la frontière, Chae Yeang a trouvé refuge dans l’enceinte d’une pagode de Srei Snam, où est elle installée sous une tente de fortune avec cinq membres de sa famille. “Je veux simplement que tout cela prenne fin et que la paix revienne demain”, souffle cette Cambodgienne de 88 ans.Voan Chinda, 55 ans, partage la même lassitude. “L’armée thaïlandaise tirait tellement que je ne pouvais pas rester chez moi. Je veux que ça s’arrête”, demande-t-elle en tenant dans ses bras son petit-fils de huit mois.Inquiète pour les temples historiques situés dans les zones de combat, notamment celui de Preah Vihear, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a lancé un appel à la “protection du patrimoine culturel de la région”.”L’Unesco a communiqué à toutes les parties concernées les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial, ainsi que celles des sites d’importance nationale, afin d’éviter tout dommage potentiel”, a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué.suy-ci-sco-sdu/mba

Birmanie: une frappe aérienne de la junte sur un hôpital fait 31 morts

Une frappe aérienne de la junte birmane sur un hôpital de l’ouest du pays a fait au moins 31 morts, a indiqué jeudi sur place un travailleur humanitaire, alors que l’armée mène une vaste offensive à l’approche d’élections.”La situation est terrible”, a déclaré Wai Hun Aung, évoquant une frappe mercredi soir d’un avion militaire contre l’hôpital général de la ville de Mrauk U, dans l’Etat de Rakhine, près de la frontière avec le Bangladesh. “Il y a 31 morts et nous pensons qu’il y en aura davantage. Il y a 68 blessés également et il y en aura de plus en plus”, a ajouté le travailleur humanitaire.Contacté, un porte-parole de la junte n’a pas répondu dans l’immédiat. Une vingtaine de corps enveloppés dans des couvertures reposent à l’extérieur de l’hôpital. Une aile entière a été détruite par l’explosion, qui a laissé un large cratère au sol et de nombreux gravats sur les lits.Maung Bu Chay, un menuisier local, dit avoir perdu trois de ses proches, sa femme, sa belle-fille et le père de celle-ci.”J’ai entendu l’explosion depuis mon village”, raconte cet homme de 61 ans. “J’ai passé toute la nuit sans savoir où les bombes étaient tombées”. “Quand j’ai appris qu’ils (ses proches) se trouvaient dans le bâtiment complètement détruit, j’ai compris qu’ils n’avaient pas survécu”, poursuit-il. “Je ressens une forte colère et de la défiance dans mon coeur”.- Armée d’Arakan -Selon les observateurs de la guerre civile birmane, la junte a intensifié ses frappes aériennes année après année après avoir pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 2021, qui a mis fin à une décennie d’expérience démocratique.L’armée a programmé des élections législatives à partir du 28 décembre, les présentant comme une issue possible aux conflit. Mais les rebelles ont promis d’empêcher le scrutin dans les territoires qu’ils contrôlent et que la junte tente de reconquérir.L’Etat de Rakhine est presque entièrement contrôlé par l’Armée d’Arakan (AA), un groupe ethnique armé actif bien avant que l’armée ne renverse le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi.Le groupe a annoncé mercredi soir dans un communiqué que dix patients de l’hôpital avaient été “tués sur le coup” lors de la frappe aérienne aux alentours de 21H00 (14H30 GMT).L’AA est devenue l’un des groupes rebelles les plus puissants dans la guerre civile qui ravage la Birmanie, aux côtés d’autres combattants issus de minorités ethniques et de partisans pro-démocratie ayant pris les armes après le coup d’Etat de 2021.Les rebelles, dispersés, ont d’abord eu du mal à progresser avant que trois groupes ne lancent une offensive conjointe en 2023, mettant l’armée en difficulté et la poussant à renforcer ses troupes par la conscription.- Faim -L’AA a joué un rôle clé dans cette “Alliance des trois frères”, mais ses deux factions alliées ont accepté cette année des trêves négociées par la Chine, la laissant seule à combattre.Alors que les élections organisées par la junte sont vivement critiquées par de nombreux pays et les Nations unies, Pékin estime qu’elles devraient contribuer à “rétablir la stabilité sociale” chez son voisin birman.Même si l’AA s’est révélée être un adversaire redoutable pour la junte, ses ambitions restent largement limitées à son territoire natal du Rakhine, bordé au sud par la baie du Bengale et au nord par des montagnes boisées.L’armée a imposé de son côté un blocus à l’Etat de Rakhine, contribuant à une “augmentation spectaculaire de la faim et de la malnutrition”, selon le Programme alimentaire mondial.