Entre menaces américaines et sanction inédite de l’UE, l’Iran sous pression

Face aux menaces d’intervention militaire américaine et à une décision inédite de l’UE contre les Gardiens de la Révolution, l’Iran sous pression accrue, s’est dit prêt jeudi à une “riposte écrasante” et a fustigé une “erreur stratégique majeure” des Européens. Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord pour désigner comme “organisation terroriste” les Gardiens, bras armé de la République islamique, accusés d’avoir orchestré la répression sanglante de la contestation populaire en janvier.”Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte”, a déclaré la cheffe de la diplomatie européeenne Kaja Kallas à Bruxelles, tout en estimant, en réaction à l’éventualité de frappes américaines, que le Moyen-Orient n’avait pas besoin d’une “nouvelle guerre”.”+Terroriste+, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang”, a réagi de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Israël, ennemi juré de l’Iran dans la région, a immédiatement salué une “décision historique”.Téhéran a lui fustigé un acte “irresponsable” et “malveillant”, selon un communiqué des forces armées. C’est “une erreur stratégique majeure (…) L’Europe attise le feu”, a dénoncé le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui multiplie les avertissements aux Occidentaux. Il avait déjà affirmé mercredi que les forces armées avaient “le doigt sur la gâchette”, prêtes à répondre à toute attaque américaine.Les Européens ont également décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution.Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne.- Menaces américaines -Si les Européens lient leurs sanctions à la répression de la contestation, le président américain Donald Trump a centré ses dernières menaces d’intervention militaire sur le dossier du nucléaire iranien, sans mentionner la situation intérieure en Iran. Réclamant un accord, il a averti mercredi sur son réseau Truth Social  que le “temps était compté” avant une éventuelle attaque américaine, “pire” que celle menée en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.Parallèlement, Washington a déployé des forces militaires navales dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.Face à ces menaces, l’Iran s’affiche inflexible. Le chef de l’armée Amir Hatami a averti d’une “riposte écrasante” et annoncé avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones.L’Iran a notamment menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le quotidien Kayhan proche du pouvoir affirme jeudi dans un éditorial que “fermer le détroit relève du droit de la République islamique d’Iran”. “Si l’ennemi brandit une épée, nous n’allons pas l’accueillir avec un sourire diplomatique”, ajoute le journal.- Voie diplomatique ? -Les voies diplomatiques ne semblent toutefois pas encore totalement épuisées. Abbas Araghchi a mené cette semaine des tractations avec les pays du Golfe, opposés à une intervention américaine. “Cela plongerait la région dans le chaos, affecterait l’économie et ferait exploser les prix du pétrole et du gaz”, a confié à l’AFP un responsable d’un de ces pays sous couvert d’anonymat, alors que le cours du baril de brut a bondi au plus haut depuis août.Le chef de la diplomatie iranienne se rendra vendredi en Turquie, pays souhaitant jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.Moscou, de son côté, a estimé que le potentiel de négociations était “loin d’être épuisé”, appelant “toutes les parties à la retenue”.- Banderoles progouvernementales -Les bilans des ONG sur la violente répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier font état de milliers, voire de dizaines de milliers de morts.D’après un nouveau décompte de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, 6.373 personnes, dont 5.993 manifestants, ont été tuées durant le mouvement de contestation, 11.018 gravement blessées et 42.486 arrêtées. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d’examen, écrit l’ONG sur X, ajoutant que les restrictions de communication restaient en place malgré un rétablissement partiel d’internet après trois semaines de coupure.A Téhéran jeudi, cafés et magasins étaient ouverts et les embouteillages avaient repris comme d’habitude dans le centre ville, où des banderoles progouvernementales ont été déployées.

Un méga-projet gazier de TotalEnergies au Mozambique reprend après cinq ans d’interruption

Le géant français de l’énergie TotalEnergies a officiellement annoncé jeudi la “reprise complète” de son vaste projet gazier controversé au Mozambique, après cinq ans d’interruption consécutive à une attaque jihadiste meurtrière.Ce chantier à 20 milliards de dollars (16,7 milliards d’euros), situé dans la province du Cabo Delgado (nord), à la frontière avec la Tanzanie, était gelé après une attaque jihadiste en mars 2021 sur la ville de Palma, qui avait fait quelque 800 morts, selon l’ONG Acled.Le projet, qui doit entrer en production en 2029, “fera de la région une nouvelle source de sécurité énergétique mondiale”, a déclaré le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors d’une cérémonie en présence du président du Mozambique, Daniel Chapo, sur le site en travaux d’Afungi. Mais les organisations environnementales dénoncent une “bombe climatique” qui contribuera à rejeter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et profitera peu aux Mozambicains, dont plus de 80% vivaient sous le seuil de pauvreté de trois dollars par jour en 2022, selon la Banque mondiale.M. Pouyanné a affirmé que son groupe et le consortium Mozambique LNG avaient obtenu des “garanties” sur la “sûreté et la sécurité” sur le terrain, ce qui était “la condition” pour annoncer en octobre la reprise du projet, paralysé depuis avril 2021.Du fait de ses retards, le projet a bénéficié d’une “extension automatique” de quatre ans et demi, a précisé le PDG à la presse. Le groupe devra en revanche attendre l’issue d’un “audit” du gouvernement sur sa demande de compensation pour les surcoûts associés, qu’il évalue à 4,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). Plus de 4.000 travailleurs se trouvent aujourd’hui sur le site, dont 80% sont des Mozambicains, selon M. Pouyanné. Son entreprise détient 26,5% dans Mozambique LNG, et en est l’opérateur. “C’est un jour de célébration pour le Mozambique, pour l’Afrique et pour le monde”, a déclaré le président Chapo. Le Mozambique a été “capable de surmonter les défis et de restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers”, a-t-il ajouté, alors que la relance du projet a été retardée, entre menaces sécuritaires et incertitudes sur le financement.- Eldorado gazier -A l’origine, en 2020, le consortium Mozambique LNG avait conclu un accord de financement de 15,4 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros) impliquant 30 prêteurs. Mais en décembre 2025, le projet a perdu le soutien des gouvernements britannique et néerlandais, pour 2,2 milliards de dollars (1,84 milliard d’euros). Ce sont finalement les partenaires de Mozambique LNG qui apporteront “des fonds propres supplémentaires pour remplacer les contributions” des agences de crédit à l’exportation britannique UKEF et néerlandaise Atradius, pour “environ 10% du financement externe”, selon TotalEnergies.”Alors que deux gouvernements européens (…) ont claqué la porte du projet, jugeant les risques trop importants pour les droits humains, les associations appellent (les banques françaises) Société Générale et Crédit Agricole à enfin tirer les mêmes conclusions et se retirer de Mozambique LNG”, ont réagi les ONG Reclaim Finance et Les Amis de la Terre dans un communiqué. Présenté comme le plus grand investissement privé dans les infrastructures énergétiques en Afrique, le projet devrait contribuer à faire du pays, fort de ses gigantesques réserves sous-marines de gaz au large du Cabo Delgado, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de GNL (gaz à l’état liquide transporté par bateau). Selon des estimations du Fonds monétaire international en 2024, la croissance du Mozambique devrait accélérer fortement pour atteindre 10% lorsque Mozambique LNG commencera sa production, destinée notamment à l’Asie et l’Europe. L’annonce du redémarrage intervient alors que TotalEnergies fait face à deux fronts judiciaires en France. Une information judiciaire pour homicide involontaire est en cours après des plaintes de survivants et de familles de victimes de l’attaque de mars 2021, qui reprochent au groupe des négligences dans la sécurité de ses sous-traitants. L’entreprise est aussi visée par une plainte pour “complicité de crimes de guerre” déposée par l’ONG allemande European Center for Constitutional and Human Rights. Elle faisait suite à des témoignages recueillis par le média Politico accusant des soldats mozambicains chargés de protéger le site à l’arrêt d’avoir torturé et tué des civils, entre juillet et septembre 2021.TotalEnergies rejette l’ensemble de ces accusations. L’insurrection dans le Nord mozambicain a fait plus de 6.400 morts depuis 2017, selon l’ONG Acled.

US Senate vote to avert government shutdown expected to fail

US senators looked likely to reject a key vote Thursday to avert another damaging shutdown in President Donald Trump’s second term, with Democrats blocking funding for his immigration crackdown after the killings of two activists by federal agents.Lawmakers in the Republican-led upper chamber of Congress are being asked to approve a six-bill spending package intended to fund more than three-quarters of the federal government through the rest of the 2026 fiscal year. But Democrats have vowed to block the measure unless funding for the Department of Homeland Security (DHS) is peeled away and renegotiated to include guardrails on Immigration and Customs Enforcement (ICE), the most generously funded US law-enforcement agency.That would leave the chamber’s 53 Republicans short of the 60 votes needed to advance the legislation towards final passage, leaving Washington bracing for another disruptive shutdown as negotiations slide toward a Friday night deadline.”The bottom line is simple: the American people support law enforcement, they support border security, but they do not support ICE terrorizing our streets and killing American citizens,” said Senate Democratic Minority Leader Chuck Schumer.”ICE needs to be held to the same basic standards that any law enforcement agency is asked to follow.”If funding lapses, hundreds of thousands of public employees could be placed on leave or forced to work without pay, with economic disruption rippling outward. The standoff — which comes with particularly high stakes in a year in which the entire House and around a third of the Senate are up for reelection — has been triggered by an incendiary row over immigration enforcement.Alex Pretti, an intensive care nurse protesting Trump’s deportation efforts in the northern city of Minneapolis, was shot dead Saturday by border patrol agents — just weeks after immigration officers killed another activist, Renee Good, blocks away.The incidents shattered what had appeared to be a stable bipartisan funding deal and refocused congressional debate on the conduct of immigration officers operating under Trump’s aggressive crackdown.- ‘Talks are ongoing’ -Schumer has demanded that DHS funding be split off from the broader spending package and addressed separately, paired with new legal limits on Immigration and Customs Enforcement (ICE) and related agencies. Democrats say they are prepared to pass the other five bills immediately — covering departments such as defense, health, education, transportation and financial services — if Republicans agree to that separation.Democrats are pushing for an end to roving ICE patrols, tightening requirements for search warrants, establishing a universal code of conduct governing the use of force, prohibiting officers from wearing masks and mandating body cameras and proper identification.Republican leaders have resisted splitting the package, arguing that altering the legislation would slow passage and risk triggering the very shutdown Democrats say they want to avoid. The House and Senate both have to approve the exact same bill texts before they can become law. But the House is on a break and not expected to return until after the shutdown deadline, complicating any attempt to revise the package. Yet signs of movement have begun emerging, with some Republican senators indicating openness to advancing the five non-DHS bills alongside a short-term funding measure to keep Homeland Security operating while talks continue.Lawmakers have also raised concerns about the consequences of a DHS shutdown for agencies such as the Federal Emergency Management Agency (FEMA) during severe winter weather.The White House has also become more directly involved in the negotiations as the vote approaches, according to US media, with Trump aides exploring whether a temporary DHS funding extension could defuse the crisis. Democrats, however, have warned they will not accept informal assurances or executive actions in place of legislation.

Des ONG alertent sur les cocktails de pesticides dans les pommes en Europe

Des organisations environnementales dénoncent les “cocktails de pesticides” toxiques répandus dans les pommes en Europe, dans un rapport publié jeudi et contesté par les producteurs.Le collectif PAN Europe, qui rassemble une série d’ONG opposées aux pesticides, a fait analyser une soixantaine de pommes achetées de façon aléatoire dans treize pays européens, dont la France, l’Espagne, l’Italie ou la Pologne. Quatre-vingt-cinq pour cent des échantillons contenaient plusieurs résidus de pesticides. Certains échantillons contenaient jusqu’à sept résidus de pesticides différents, s’alarment ces organisations.Dans 71% des cas, PAN Europe a trouvé des pesticides classés parmi les plus toxiques dans l’Union européenne, ceux qui relèvent de la catégorie dite de “candidats à la substitution”, auxquels l’UE voudrait renoncer dès que possible.Parmi les échantillons, 64% contiennent au moins un polluant éternel (PFAS), ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien et très persistantes dans l’environnement.Sous des seuils limites, les résidus de pesticides sont autorisés dans l’Union européenne. Mais PAN Europe dénonce leur “effet cocktail”, quand le consommateur est exposé à un mélange de plusieurs pesticides dans un même produit.Martin Dermine, l’un des responsables de l’ONG, reproche ainsi à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) d’évaluer les pesticides séparément et pas l’impact d’une “exposition multiple” à une série de substances.”Dans ce rapport, nous montrons que 85% des pommes contiennent plusieurs résidus et nous ne savons pas si leur consommation est sans danger ou non”, affirme-t-il, mentionnant de potentiels risques de cancers ou d’infertilité.- “Sensationnel” -Si ces pommes étaient vendues comme aliments transformés pour bébés, 93% des échantillons ne seraient pas autorisés, assure aussi PAN Europe, car les traces de pesticides sont supérieures aux seuils limites fixés pour les enfants de moins de trois ans. La législation européenne est en effet plus stricte à l’égard des produits destinés aux bébés afin de protéger leur développement.L’ONG conseille d’acheter des pommes issues de l’agriculture biologique ou de peler les pommes conventionnelles avant de les consommer.Pierre Venteau, représentant de producteurs de pommes en France, a contesté une “manipulation” pour faire du “sensationnel” avec ce rapport.”On monte les choses en épingle après cinq prélèvements en France (sur la soixantaine réalisée en Europe par les ONG), dans un lieu anonymisé. On ne connaît rien de la méthodologie, ni si ces pommes dépassent les limites maximales de résidus de pesticides autorisés”, a-t-il critiqué auprès de l’AFP.”Nous, nous faisons 2.000 screenings (tests) par an chez nos producteurs et on n’a pas de non-conformité”, a-t-il affirmé. Quant à l’effet cocktail potentiel, “laissons les scientifiques chercher”, a-t-il plaidé.Avec la banane, la pomme est l’un des fruits préférés des Européens. C’est aussi le plus produit dans l’Union européenne, en particulier en Pologne, en Italie et en France.C’est l’un des fruits les plus traités aux pesticides pour lutter contre des maladies comme la tavelure, principale affection fongique du pommier. C’est contre cette maladie que s’effectue plus de la moitié des nombreux traitements phytosanitaires annuels, 35 en moyenne.

Iran : l’UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une “organisation terroriste”, après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”+Terroriste+, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang”, a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte”, a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d’une réunion ministérielle à Bruxelles.Ces derniers ont donné leur feu vert à l’inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l’UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d’autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie.La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression “la plus violente” de l’histoire récente iranienne.Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l’UE.Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.

Where does Iraq stand as US turns up heat on Iran?

Faced with political deadlock, open American meddling and the threat of war across its borders, is Iraq being dragged back to darker times after achieving hard-won stability?After decades of conflict and chaos, Iraq has recently regained a sense of normalcy, yet its politics is haunted by the struggle to balance relations with its two main allies, Iran and the United States.Washington makes no secret of its will to interfere in Iraqi domestic decision-making. While Iraqis discussed choosing their next premier, US representatives lobbied.Then President Donald Trump issued an ultimatum: the US would end its support for Iraq if Nouri al-Maliki, a powerful politician close to Iran, returned as prime minister.In the view of Iraqi analyst Ihsan al-Shamari, “Trump’s administration does not distinguish between Iran and Iraq, instead it treats them as a single, inseparable issue.”- What happened? -In November last year, Iraq held its general election.Last week, after intense talks among political leaders, the Coordination Framework, an alliance of Shiite groups with varying ties to Iran, endorsed Maliki as Iraq’s next prime minister.Maliki was Iraq’s only two-term prime minister, serving between 2006 and 2014).He first enjoyed the support of the then US occupation, but later fell out with Washington over his growing ties with Iran and allegations that he pushed a sectarian agenda. Coming from Iraq’s largest Shiite parliamentary bloc, this nomination would normally secure the candidate the post.But Trump’s meddling has muddied the waters.Talks are still underway within the Coordination Framework to find a way out, a source close to the Shiite alliance told AFP, adding that it is a “complicated situation.” Iraqi leaders are divided: some want Maliki to retreat to protect Iraq from Trump’s threats.Others insist on standing their ground and rejecting American interference. An Iraqi official close to Maliki said he is not seeking confrontation. Instead, his team is working to reach an understanding with the US.”The situation is difficult, but not impossible,” he said. “It will take time.”- What’s at stake? -The US wields leverage over Iraq as its oil export revenues are largely held at the Federal Reserve Bank in New York, in an arrangement reached after the 2003 US invasion that toppled Saddam Hussein. Many US companies invest in Iraq, and the government of incumbent PM Mohammed Shia al-Sudani, who enjoys a good relationship with Washington, has been hoping for more investment, especially in the oil sector, which provides about 90 percent of Iraq’s revenue.The source, close to the framework, said there are serious concerns that Trump could impose sanctions on Iraq if Maliki returns to office.But Iraq is struggling with weak economic growth and cannot risk punitive measures by the US, which has already taken action against several Iraqi entities, accusing them of helping Tehran evade sanctions.Shamari warned that if Iraq continues its current approach towards Iran, it will risk “isolation through sanctions or Trump’s maximum pressure campaign, which would extend to the economy and financial systems.”- War next door? -In Iraq, keeping Iran at bay is not easy. Since the US-led invasion, Iran has seen its Shiite allies installed in Baghdad’s halls of power.Today, it not only backs influential politicians but also supports armed groups. US-sanctioned and Iran-aligned armed groups have long vowed to intervene to defend the Islamic Republic, although they did not fire a bullet during the last Iran-Israel war.Today, with Trump threatening a possible strike on Iran, two of these groups say they are ready for war, even opening recruitment offices for those willing to die for the cause.Shamari warned that a US war on Iran might turn Iraq into “a battleground, a base for retaliation, or a tool of military pressure.”Washington’s threats “to topple the regime, target the Iranian Supreme Leader, or of a military strike … will significantly affect Iraq at all levels,” he said.If the Iranian regime changes, “Iran-aligned forces in Iraq will be forced into a political and military struggle for survival.”It might lead to a restructuring of Iraq’s political system.

Oil jumps, gold climbs further on Trump’s Iran threat

Oil prices surged Thursday after US President Donald Trump ramped up geopolitical tensions with threats of a military strike on Iran, while safe-haven gold soared to a fresh record near $5,600.”With the Middle East tinder box looking set to ignite again, oil prices have moved sharply higher, lifting shares in listed energy giants,” said Susannah Streeter, chief investment strategist at Wealth Club.Stock markets mostly rose in Asia and Europe as investors also pored over company earnings and the US Federal Reserve’s latest policy update.London’s FTSE index hit a record in afternoon training, driven by surging mining shares.Frankfurt slid almost one percent, however, dragged down by German software giant SAP.Its share price tumbled nearly 15 percent after the company warned it would see a slowdown in new cloud computing contracts, a key metric for analysts, this year after missing targets last year.Gold eased after hitting a new record at $5,595.47 an ounce as investors rushed to assets deemed safe, including silver, which reached its own record of $120.44 an ounce.Demand for the precious metals is also being spurred by worries about the weakening dollar, sparked by speculation that Trump is happy to see the world’s reserve currency weaken despite the potential risk of pushing up US inflation.An uneventful policy announcement by the Fed on Wednesday did little to inspire buying, though observers said traders were optimistic that US interest rates will come down as Trump prepares to name his pick as the next governor of the central bank.Trump has meanwhile warned that Tehran must negotiate a deal over its nuclear programme, which the West believes is aimed at making an atomic bomb.”The next attack will be far worse! Don’t make that happen again,” he added, referring to US strikes against Iranian targets in June.International benchmark Brent crude oil topped $70 a barrel Thursday for the first time since September with a gain of five percent.On stock markets, Meta rocketed by 10 percent at the opening after the US parent of Facebook and Instagram published quarterly earnings that topped expectations, as revenue grew along with huge investments in artificial intelligence.Microsoft, whose earnings disappointed analysts, tumbled 10 percent on concern for the return on investment for the software giant’s spending on AI.South Korean tech giant Samsung Electronics posted record quarterly profits Thursday, riding massive market demand for the memory chips that power AI.- Key figures at around 1445 GMT -Brent North Sea Crude: UP 4.3 percent at $70.27 per barrelWest Texas Intermediate: UP 4.71 percent at $66.19 per barrelNew York – Dow: UP 0.28 percent at 49,152.75New York – S&P 500: DOWN 0.29 percent at 6,957.50New York – NASDAQ Composite: DOWN 0.91 percent at 23,639.46London – FTSE 100: UP 1.1 percent at 10,268.73 pointsParis – CAC 40: UP 0.7 percent at 8,123.61Frankfurt – DAX: DOWN 1 percent at 24,578.16Tokyo – Nikkei 225: FLAT at 53,375.60 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.5 percent at 27,968.09 (close)Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 4,157.98 (close)Euro/dollar: UP at $1.1965 from $1.1944 on WednesdayPound/dollar: UP at $1.3830 from $1.3797Dollar/yen: DOWN at 153.20 yen from 153.38 yenEuro/pound: DOWN at 86.52 pence from 86.56 pence