Tentative de coup d’État au Bénin, la présidence dit garder le contrôle

Des militaires ont annoncé dimanche matin à la télévision publique du Bénin avoir “démis de ses fonctions” le président Patrice Talon, dont l’entourage a affirmé à l’AFP qu’il était en sécurité et que l’armée reprenait le contrôle.Le président Talon devait passer la main à la tête de ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, à la croissance économique solide mais miné par des violences jihadistes dans sa partie nord, en avril prochain lors d’un scrutin présidentiel.L’Afrique de l’Ouest a connu de nombreux coups d’État depuis le début de la décennie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et plus récemment, fin novembre, en Guinée-Bissau.Dimanche, un groupe de militaires se désignant comme le “Comité militaire pour la refondation” (CMR) a affirmé avoir “démis de ses fonctions” M. Talon sur la télévision publique béninoise, dont le signal a été coupé plus tard dans la matinée.Peu après l’annonce de ces militaires, une source dans l’entourage de Patrice Talon a affirmé à l’AFP que le président était en sécurité et que l’armée reprenait le contrôle.”Il s’agit d’un groupuscule de personnes qui ont uniquement la télévision. L’armée régulière reprend le contrôle. La ville (Cotonou) et le pays sont totalement sécurisés”, a dit cette source.L’ambassade de France a rapporté sur X dimanche matin que “des coups de feu ont été signalés à proximité du domicile du président de la République” à Cotonou, et appelé les Français à rester chez eux “par mesure de sécurité”.- “Nettoyage” en cours -Une source militaire a confirmé que la situation était “sous contrôle” et que les putschistes n’avaient pris “ni le domicile du chef de l’État”, ni “la présidence de la République.””C’est une question de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Le nettoyage suit bien son cours”, a poursuivi cette source.Dimanche matin, l’accès à la télévision nationale et à la présidence étaient bloqués par des militaires, a constaté un journaliste de l’AFP.Les accès à plusieurs zones, notamment le Sofitel, hôtel cinq étoiles de la capitale économique, tout comme les quartiers regroupant des institutions internationales étaient également interdits. Aucune présence militaire n’était toutefois signalée à l’aéroport et dans le reste de la ville, la population vaquait à ses occupations.L’histoire politique du Bénin a été jalonnée de plusieurs coups d’État ou tentatives.Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, doit arriver en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution.Le principal parti d’opposition est écarté de la course qui opposera le parti au pouvoir et un opposant dit “modéré.”S’il est salué pour le développement économique du Bénin, Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.

Macron menace la Chine de droits de douane “dans les tout prochains mois”

Emmanuel Macron hausse le ton face à la Chine, qu’il menace de droits de douane “dans les tout prochains mois” si Pékin ne prend pas des mesures pour réduire le déficit commercial qui ne cesse de se creuser avec l’Union européenne”Je leur ai dit que, s’ils ne réagissaient pas, nous, Européens, serions contraints, dans les tout prochains mois, de prendre des mesures fortes (…) à l’instar des Etats-Unis, comme par exemple des droits de douane sur les produits chinois”, a déclaré le président français, de retour d’un voyage officiel en Chine, dans un entretien dans le quotidien français Les Echos, publié dimanche.Washington impose de forts tarifs douaniers sur les produits chinois, qui ont toutefois été réduit de 57% à 47% dans le cadre d’un accord, annoncé fin octobre entre les deux pays.”La Chine vient percuter le coeur du modèle industriel et d’innovation européen, historiquement basé sur la machine-outil et l’automobile”, relève Emmanuel Macron. Et le protectionnisme de l’administration Trump ne fait qu’aggraver les choses. “Elle accroît nos problèmes en redirigeant les flux chinois massivement sur nos marchés”, met en avant le président français.”Aujourd’hui, nous sommes pris entre les deux et c’est une question de vie ou de mort pour l’industrie européenne”, déplore-t-il.Mais il reste conscient que la constitution d’un front commun européen sur la question n’est pas facile, l’Allemagne, très présente en Chine, n’étant “pas encore totalement sur notre ligne”.Lors de sa visite en Chine, Emmanuel Macron a réitéré que l’Europe, pour réduire son déficit commercial avec la Chine, devait accepter des investissements chinois.”Nous ne pouvons pas constamment importer. Les entreprises chinoises doivent venir sur le sol européen”, plaide-t-il dans Les Echos.Une dizaine de secteurs sont concernés, parmi lesquels les batteries, le raffinage de lithium, l’éolien, le photovoltaïque, les véhicules électriques, les pompes à chaleur air-air, les produits d’électroniques grand public, les technologies de recyclage, la robotique industrielle ou encore les composants avancés.Mais les investissements chinois en Europe “ne doivent pas être prédateurs, c’est-à-dire être faits à des fins d’hégémonie et de création de dépendances”, souligne Emmanuel Macron.De son côté, selon lui, l’UE doit se protéger dans les secteurs les plus vulnérables – comme l’automobile face au rouleau compresseur des véhicules électriques chinois – et parallèlement “réengager une politique de compétitivité”.Cela passe par “la simplification, l’approfondissement du marché unique, des investissements dans l’innovation, une juste protection de nos frontières, un aboutissement de notre union douanière (…) et une politique monétaire ajustée”, développe-t-il.

Macron menace la Chine de droits de douane “dans les tout prochains mois”

Emmanuel Macron hausse le ton face à la Chine, qu’il menace de droits de douane “dans les tout prochains mois” si Pékin ne prend pas des mesures pour réduire le déficit commercial qui ne cesse de se creuser avec l’Union européenne”Je leur ai dit que, s’ils ne réagissaient pas, nous, Européens, serions contraints, dans les tout prochains mois, de prendre des mesures fortes (…) à l’instar des Etats-Unis, comme par exemple des droits de douane sur les produits chinois”, a déclaré le président français, de retour d’un voyage officiel en Chine, dans un entretien dans le quotidien français Les Echos, publié dimanche.Washington impose de forts tarifs douaniers sur les produits chinois, qui ont toutefois été réduit de 57% à 47% dans le cadre d’un accord, annoncé fin octobre entre les deux pays.”La Chine vient percuter le coeur du modèle industriel et d’innovation européen, historiquement basé sur la machine-outil et l’automobile”, relève Emmanuel Macron. Et le protectionnisme de l’administration Trump ne fait qu’aggraver les choses. “Elle accroît nos problèmes en redirigeant les flux chinois massivement sur nos marchés”, met en avant le président français.”Aujourd’hui, nous sommes pris entre les deux et c’est une question de vie ou de mort pour l’industrie européenne”, déplore-t-il.Mais il reste conscient que la constitution d’un front commun européen sur la question n’est pas facile, l’Allemagne, très présente en Chine, n’étant “pas encore totalement sur notre ligne”.Lors de sa visite en Chine, Emmanuel Macron a réitéré que l’Europe, pour réduire son déficit commercial avec la Chine, devait accepter des investissements chinois.”Nous ne pouvons pas constamment importer. Les entreprises chinoises doivent venir sur le sol européen”, plaide-t-il dans Les Echos.Une dizaine de secteurs sont concernés, parmi lesquels les batteries, le raffinage de lithium, l’éolien, le photovoltaïque, les véhicules électriques, les pompes à chaleur air-air, les produits d’électroniques grand public, les technologies de recyclage, la robotique industrielle ou encore les composants avancés.Mais les investissements chinois en Europe “ne doivent pas être prédateurs, c’est-à-dire être faits à des fins d’hégémonie et de création de dépendances”, souligne Emmanuel Macron.De son côté, selon lui, l’UE doit se protéger dans les secteurs les plus vulnérables – comme l’automobile face au rouleau compresseur des véhicules électriques chinois – et parallèlement “réengager une politique de compétitivité”.Cela passe par “la simplification, l’approfondissement du marché unique, des investissements dans l’innovation, une juste protection de nos frontières, un aboutissement de notre union douanière (…) et une politique monétaire ajustée”, développe-t-il.

En Nouvelle-Calédonie, le retour sobre de Christian Tein devant les militants du FLNKS

De retour en Nouvelle-Calédonie après plus d’un an de détention dans l’Hexagone, le président du FLNKS Christian Tein s’est exprimé pour la première fois devant les militants, dans un contexte d’isolement du mouvement indépendantiste.”Le capitaine du bateau est là !”: la joie des militants contraste avec l’attitude du président du FLNKS, polo bleu sur les épaules, qui attend discrètement l’ouverture des travaux pendant que chaque comité local dépose sur la natte denrées et tissus symbolisant le lien, comme le veut la coutume kanak.Propulsé en pleine lumière par la force des événements, le militant de terrain, honni par les non-indépendantistes radicaux qui n’hésitent pas à le qualifier de “terroriste”, a fait un retour sans ostentation, samedi lors du 46e congrès extraordinaire du FLNKS, à Ponérihouen, sur la côte est de la Nouvelle-Calédonie.Le retour de Christian Tein en Nouvelle-Calédonie a lieu alors que le mouvement indépendantiste apparaît isolé depuis qu’il s’est désolidarisé de l’accord de Bougival, conclu début juillet entre l’Etat, indépendantistes et non-indépendantistes.- Au point mort -La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, comme son prédécesseur Manuel Valls, ont décidé de poursuivre le processus engagé en région parisienne, tout en assurant que “la porte restait ouverte” à un retour du FLNKS.Le Front a par ailleurs perdu deux de ses composantes historiques : le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), en désaccord avec le virage radical opéré par le FLNKS en 2024 et tous les deux favorables à l’accord de Bougival. Fin novembre, ils ont donc acté leur retrait définitif du FLNKS.Mais celui-ci n’est peut-être pas aussi affaibli que ses détracteurs veulent le croire. Une partie des militants du Palika partage le point de vue du Front sur Bougival.”Un Etat de Nouvelle-Calédonie, mais dans la France ? Pour moi, ce n’est pas ça l’accès à la pleine souveraineté”, pointe Eugène Merempon. A la tête du comité régional Palika de Ponérihouen, qui s’est officiellement opposé à la sortie du FLNKS, il a fait le déplacement au congrès. A ses côtés, des militants et des cadres d’autres comités, notamment des îles Loyauté.L’accord de Bougival est lui au point mort. Le report des élections provinciales, cruciales dans l’archipel, a été acté in extremis fin octobre par l’Assemblée nationale.- “Respecter les vieux” -Mais les députés, à l’initiative du groupe socialiste, ont enlevé au passage toute référence à la “mise en œuvre de l’accord de Bougival”, raison invoquée pour différer le scrutin.Face aux critiques, locales comme nationales sur l’absence de consensus, le gouvernement a proposé l’organisation d’une “consultation anticipée” pour “donner la parole aux Calédoniens”, avait justifié la ministre des Outre-mer lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie en novembre.Mais la proposition, hors du cadre habituel d’une réforme constitutionnelle, a jeté le trouble.Plusieurs groupes politiques accusent le gouvernement de “mettre la charrue avant les bœufs” et d’empêcher toute possibilité d’amender l’accord puisque les Calédoniens devront s’exprimer sur la version parue au Journal officiel. Or les indépendantistes de l’UNI avaient demandé des modifications substantielles.Résultat, les groupes socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat ont écrit au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui demander de suspendre le projet.”L’accord de Bougival est mort”, estime le FLNKS, qui doit maintenant réussir la mue entamée en 2024 avec l’intégration des mouvements dits “nationalistes”, bien plus radicaux que l’Union calédonienne, la principale composante du Front, et avec qui les relations ne sont pas toujours au beau fixe.Christian Tein, dont la nomination à la présidence du FLNKS alors qu’il était en détention provisoire dans l’Hexagone pour son rôle présumé dans les violences de 2024 doit beaucoup à ces nouveaux venus, a été clair sur ce point : “Je dis aux jeunes qui ont intégré le bureau politique : +Attention. Il faut respecter les vieux. Chacun à sa place au sein du mouvement+”.Dans son discours, Christian Tein a assuré vouloir maintenir le fonctionnement consensuel du FLNKS par un “travail horizontal” et appelé les militants à être “collectivement à la hauteur”.L’objectif fixé reste celui adopté après le rejet de l’accord de Bougival : discuter avec l’Etat pour conclure, avant la présidentielle de 2027, un accord devant conduire à l’indépendance.

En Nouvelle-Calédonie, le retour sobre de Christian Tein devant les militants du FLNKS

De retour en Nouvelle-Calédonie après plus d’un an de détention dans l’Hexagone, le président du FLNKS Christian Tein s’est exprimé pour la première fois devant les militants, dans un contexte d’isolement du mouvement indépendantiste.”Le capitaine du bateau est là !”: la joie des militants contraste avec l’attitude du président du FLNKS, polo bleu sur les épaules, qui attend discrètement l’ouverture des travaux pendant que chaque comité local dépose sur la natte denrées et tissus symbolisant le lien, comme le veut la coutume kanak.Propulsé en pleine lumière par la force des événements, le militant de terrain, honni par les non-indépendantistes radicaux qui n’hésitent pas à le qualifier de “terroriste”, a fait un retour sans ostentation, samedi lors du 46e congrès extraordinaire du FLNKS, à Ponérihouen, sur la côte est de la Nouvelle-Calédonie.Le retour de Christian Tein en Nouvelle-Calédonie a lieu alors que le mouvement indépendantiste apparaît isolé depuis qu’il s’est désolidarisé de l’accord de Bougival, conclu début juillet entre l’Etat, indépendantistes et non-indépendantistes.- Au point mort -La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, comme son prédécesseur Manuel Valls, ont décidé de poursuivre le processus engagé en région parisienne, tout en assurant que “la porte restait ouverte” à un retour du FLNKS.Le Front a par ailleurs perdu deux de ses composantes historiques : le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), en désaccord avec le virage radical opéré par le FLNKS en 2024 et tous les deux favorables à l’accord de Bougival. Fin novembre, ils ont donc acté leur retrait définitif du FLNKS.Mais celui-ci n’est peut-être pas aussi affaibli que ses détracteurs veulent le croire. Une partie des militants du Palika partage le point de vue du Front sur Bougival.”Un Etat de Nouvelle-Calédonie, mais dans la France ? Pour moi, ce n’est pas ça l’accès à la pleine souveraineté”, pointe Eugène Merempon. A la tête du comité régional Palika de Ponérihouen, qui s’est officiellement opposé à la sortie du FLNKS, il a fait le déplacement au congrès. A ses côtés, des militants et des cadres d’autres comités, notamment des îles Loyauté.L’accord de Bougival est lui au point mort. Le report des élections provinciales, cruciales dans l’archipel, a été acté in extremis fin octobre par l’Assemblée nationale.- “Respecter les vieux” -Mais les députés, à l’initiative du groupe socialiste, ont enlevé au passage toute référence à la “mise en œuvre de l’accord de Bougival”, raison invoquée pour différer le scrutin.Face aux critiques, locales comme nationales sur l’absence de consensus, le gouvernement a proposé l’organisation d’une “consultation anticipée” pour “donner la parole aux Calédoniens”, avait justifié la ministre des Outre-mer lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie en novembre.Mais la proposition, hors du cadre habituel d’une réforme constitutionnelle, a jeté le trouble.Plusieurs groupes politiques accusent le gouvernement de “mettre la charrue avant les bœufs” et d’empêcher toute possibilité d’amender l’accord puisque les Calédoniens devront s’exprimer sur la version parue au Journal officiel. Or les indépendantistes de l’UNI avaient demandé des modifications substantielles.Résultat, les groupes socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat ont écrit au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui demander de suspendre le projet.”L’accord de Bougival est mort”, estime le FLNKS, qui doit maintenant réussir la mue entamée en 2024 avec l’intégration des mouvements dits “nationalistes”, bien plus radicaux que l’Union calédonienne, la principale composante du Front, et avec qui les relations ne sont pas toujours au beau fixe.Christian Tein, dont la nomination à la présidence du FLNKS alors qu’il était en détention provisoire dans l’Hexagone pour son rôle présumé dans les violences de 2024 doit beaucoup à ces nouveaux venus, a été clair sur ce point : “Je dis aux jeunes qui ont intégré le bureau politique : +Attention. Il faut respecter les vieux. Chacun à sa place au sein du mouvement+”.Dans son discours, Christian Tein a assuré vouloir maintenir le fonctionnement consensuel du FLNKS par un “travail horizontal” et appelé les militants à être “collectivement à la hauteur”.L’objectif fixé reste celui adopté après le rejet de l’accord de Bougival : discuter avec l’Etat pour conclure, avant la présidentielle de 2027, un accord devant conduire à l’indépendance.

Inondations en Asie: nouvelles pluies au Sri Lanka, les Indonésiens veulent plus d’aide

Sinistrés par des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont tué plus de 1.800 personnes en Asie, le Sri Lanka a émis dimanche de nouvelles alertes sur le risque d’éboulements supplémentaires avec le retour des pluies, tandis que l’Indonésie tentait de renforcer l’acheminement de l’aide. Au Sri Lanka, de fortes pluies se sont à nouveau abattues sur des régions déjà dévastées par un puissant cyclone, augmentant le nombre de morts à 627, selon le dernier bilan du gouvernement, qui dénombre aussi 190 disparus.Au total, plus de 1.800 personnes ont ainsi péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué depuis la semaine dernière des glissements de terrain et des crues soudaines.Plus de deux millions de Srilankais, soit près de 10% de la population, ont été touchés par le passage la semaine dernière du cyclone Ditwah, le pire qu’ait connu l’État insulaire au sud de l’Inde depuis le début du siècle.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) a déclaré dimanche que des tempêtes de mousson apportaient de nouvelles pluies et rendaient les reliefs instables, notamment dans la région montagneuse centrale et les régions intérieures du nord-ouest.Hélicoptères et avions ont été utilisés pour approvisionner des localités du centre du pays rendues inaccessibles par des éboulements.- Reconstruire 80.000 maisons -L’armée de l’air srilankaise a déclaré avoir reçu dimanche un avion chargé d’aide humanitaire en provenance de Birmanie, Colombo ayant sollicité l’aide internationale. Le nombre de personnes réfugiées dans des camps, après avoir atteint un pic de 225.000, est toutefois redescendu à 90.000, à la faveur du reflux des eaux, a déclaré le DMC. Le gouvernement a annoncé vendredi un important plan d’indemnisation visant à reconstruire les plus de 80.000 maisons touchées – dont 5.000 totalement détruites – et aider les entreprises, alors que le pays émerge juste de sa lourde crise économique de 2022.Les autorités ont estimé que la reconstruction pourrait coûter jusqu’à sept milliards de dollars. Le Fonds monétaire international a annoncé étudier une demande d’aide de Colombo portant sur 200 millions de dollars pour la reconstruction. En Indonésie, où le bilan des intempéries ravageuses s’élevait dimanche à 916 morts et 274 disparus, le président Prabowo Subianto s’est rendu dans la province d’Aceh, dans le nord-ouest de la grande île de Sumatra, fortement touchée par la catastrophe. “Cela ressemble à un voyage de tourisme de catastrophe”, a lancé auprès de l’AFP Syahrul, 35 ans, au sujet du déplacement du président. Dans la province d’Aceh il a brandi, avec d’autres, des pancartes exhortant le dirigeant à faire plus que “se promener” dans leur région dévastée. – “Priorité nationale” -Le ministère du Secrétariat d’Etat a assuré que cette visite dominicale visait à “assurer l’accélération des interventions d’urgence et de la reconstruction dans les zones touchées”.Le gouvernement indonésien a jusqu’à présent ignoré les pressions des populations sinistrées lui demandant de déclarer l’état de catastrophe nationale, qui libérerait plus de moyens et permettrait aux agences gouvernementales de coordonner leurs actions. Peu après son arrivée dans la capitale locale, Banda Aceh, Prabowo Subianto a promis de réparer “tous les ponts, si possible dans un délai d’une à deux semaines”.”La gestion des inondations à Aceh est une priorité nationale” pour le gouvernement, a assuré dans un communiqué le ministère du Secrétariat d’Etat.De nombreux survivants ont déclaré que leur plus grand besoin restait l’eau potable.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations en Asie: nouvelles pluies au Sri Lanka, les Indonésiens veulent plus d’aide

Sinistrés par des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont tué plus de 1.800 personnes en Asie, le Sri Lanka a émis dimanche de nouvelles alertes sur le risque d’éboulements supplémentaires avec le retour des pluies, tandis que l’Indonésie tentait de renforcer l’acheminement de l’aide. Au Sri Lanka, de fortes pluies se sont à nouveau abattues sur des régions déjà dévastées par un puissant cyclone, augmentant le nombre de morts à 627, selon le dernier bilan du gouvernement, qui dénombre aussi 190 disparus.Au total, plus de 1.800 personnes ont ainsi péri en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam à la suite d’une série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui ont provoqué depuis la semaine dernière des glissements de terrain et des crues soudaines.Plus de deux millions de Srilankais, soit près de 10% de la population, ont été touchés par le passage la semaine dernière du cyclone Ditwah, le pire qu’ait connu l’État insulaire au sud de l’Inde depuis le début du siècle.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) a déclaré dimanche que des tempêtes de mousson apportaient de nouvelles pluies et rendaient les reliefs instables, notamment dans la région montagneuse centrale et les régions intérieures du nord-ouest.Hélicoptères et avions ont été utilisés pour approvisionner des localités du centre du pays rendues inaccessibles par des éboulements.- Reconstruire 80.000 maisons -L’armée de l’air srilankaise a déclaré avoir reçu dimanche un avion chargé d’aide humanitaire en provenance de Birmanie, Colombo ayant sollicité l’aide internationale. Le nombre de personnes réfugiées dans des camps, après avoir atteint un pic de 225.000, est toutefois redescendu à 90.000, à la faveur du reflux des eaux, a déclaré le DMC. Le gouvernement a annoncé vendredi un important plan d’indemnisation visant à reconstruire les plus de 80.000 maisons touchées – dont 5.000 totalement détruites – et aider les entreprises, alors que le pays émerge juste de sa lourde crise économique de 2022.Les autorités ont estimé que la reconstruction pourrait coûter jusqu’à sept milliards de dollars. Le Fonds monétaire international a annoncé étudier une demande d’aide de Colombo portant sur 200 millions de dollars pour la reconstruction. En Indonésie, où le bilan des intempéries ravageuses s’élevait dimanche à 916 morts et 274 disparus, le président Prabowo Subianto s’est rendu dans la province d’Aceh, dans le nord-ouest de la grande île de Sumatra, fortement touchée par la catastrophe. “Cela ressemble à un voyage de tourisme de catastrophe”, a lancé auprès de l’AFP Syahrul, 35 ans, au sujet du déplacement du président. Dans la province d’Aceh il a brandi, avec d’autres, des pancartes exhortant le dirigeant à faire plus que “se promener” dans leur région dévastée. – “Priorité nationale” -Le ministère du Secrétariat d’Etat a assuré que cette visite dominicale visait à “assurer l’accélération des interventions d’urgence et de la reconstruction dans les zones touchées”.Le gouvernement indonésien a jusqu’à présent ignoré les pressions des populations sinistrées lui demandant de déclarer l’état de catastrophe nationale, qui libérerait plus de moyens et permettrait aux agences gouvernementales de coordonner leurs actions. Peu après son arrivée dans la capitale locale, Banda Aceh, Prabowo Subianto a promis de réparer “tous les ponts, si possible dans un délai d’une à deux semaines”.”La gestion des inondations à Aceh est une priorité nationale” pour le gouvernement, a assuré dans un communiqué le ministère du Secrétariat d’Etat.De nombreux survivants ont déclaré que leur plus grand besoin restait l’eau potable.

In Jerusalem, Merz reaffirms Germany’s support for Israel

German Chancellor Friedrich Merz reaffirmed Berlin’s support for Israel during a visit to the Yad Vashem Holocaust memorial in Jerusalem on Sunday before talks with Prime Minister Benjamin Netanyahu.Merz flew into Israel the day before for his first trip to the country since traditionally solid ties between the two nations were shaken by the Gaza war.During the visit to Yad Vashem, Merz said “Germany must stand up for the existence and security of Israel,” after acknowledging his country’s “enduring historical responsibility” for the mass extermination of Jews during the Second World War.The German leader arrived on Saturday was met at Tel Aviv’s Ben Gurion airport by Israeli Foreign Minister Gideon Saar, who called Merz “a friend of Israel”. He then met Israeli President Isaac Herzog in Jerusalem the same day.”I consider it a great honour and a truly great distinction to be here and to reaffirm that standing by this country is and will remain the unchanging core principle of the Federal Republic of Germany’s policy,” Merz said.Given the legacy of Nazi Germany’s industrial-scale murder of Jews, German leaders have long seen unflinching support for Israel as a bedrock of the country’s foreign policy.- ‘No place for antisemitism’ -Merz held talks with Jordan’s King Abdullah II during a brief stopover there earlier on Saturday. Their discussions focused largely on the peace process in Israel and the Palestinian territories, he told reporters.Merz called for more humanitarian aid to flow into the Gaza Strip and for Hamas fighters to lay down their weapons, adding that both Jordan and Germany remained committed to a negotiated two-state solution.”There can be no place for terrorism and antisemitism in this shared future,” Merz said.Jordan’s royal palace said in a statement that Abdullah had stressed “the need to commit to implementing all stages of the agreement to end the war and deliver humanitarian aid to all areas of the Strip”.The king also warned of “the danger of continued Israeli escalations in the West Bank”, which Israel has occupied since 1967.Hamas’s lead negotiator and its Gaza chief Khalil al-Hayya said on Saturday that the group was ready to hand over its weapons in the Gaza Strip to a future Palestinian government, provided that Israel’s occupation had ended.He also said Hamas would “accept the deployment of UN forces as a separation force” ensuring the ceasefire but rejected the idea of any international force with a mission to disarm the militant group.- German criticism -Israeli-German ties were shaken during the Gaza war, with Merz, who took power in May, repeatedly criticising Israel’s relentless military campaign, which has killed more than 70,350 Palestinians, according to the health ministry in the Hamas-run territory, figures the United Nations considers credible.The war was sparked by the October 7, 2023 Hamas attack on Israel which resulted in the deaths of 1,221 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official Israeli figures.In August, he also moved to restrict German sales of weapons for use in Gaza.Since a fragile US-backed ceasefire and hostage deal brought a halt to full-scale fighting, Germany has lifted those export restrictions.Despite the ceasefire, more than 360 Palestinians have been killed in Gaza, according to local health authorities, as well as three Israeli soldiers. “The actions of the Israeli army in Gaza have posed some dilemmas for us (and) we have responded to them,” Merz said on Saturday.But, he added: “Israel has the right to defend itself.”- Defence deals -Although Merz’s public criticism of Israel was unusual for a German leader, it was measured by international standards.Nevertheless, German officials have said there are currently no plans to invite Netanyahu to Berlin.The Israeli leader faces an arrest warrant for alleged war crimes in Gaza from the International Criminal Court.Earlier this year however, Merz vowed to invite the Israeli leader and told him he would not be arrested.Nor have any tensions disrupted key military ties. Germany last week put into operation the first phase of the Israeli-made Arrow missile defence shield.The $4.5-billion deal was reportedly the largest arms export agreement in Israeli history. Before leaving Berlin, Merz spoke with Palestinian Authority president Mahmud Abbas. A spokesman said Merz underscored German support for a two-state solution but urged Abbas to push through “urgently necessary reforms” of the PA in order to play a “constructive role” in the postwar order.burs-glp/raz/dcp