L’Iran estime “justes” les revendications économiques des manifestants mais fustigent les “émeutiers”

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les revendications économiques des manifestants en Iran étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”, au septième jour d’un mouvement de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.Au moins 12 personnes ont été tuées depuis lors d’affrontements, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan basé sur des annonces officielles.Les médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations localisées dans l’ouest du pays.”Lors d’affrontements à Malekshahi, Latif Karimi, membre des Gardiens de la Révolution, a été tué en défendant la sécurité du pays”, a indiqué samedi l’agence de presse Mehr, tandis que la mort d’un autre membre des forces de sécurité “à l’arme blanche et par balles” avait été annoncée plus tôt.Malekshahi est un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde. “Des émeutiers ont tenté de pénétrer dans un commissariat”, selon Fars, une autre agence, précisant que “deux assaillants ont été abattus”.- “Emeutiers” -La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 30 villes, essentiellement de taille moyenne, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Devant des fidèles rassemblés à Téhéran à l’occasion d’une fête chiite, l’ayatollah Khamenei a estimé “justes” les revendications économiques des manifestants.”Les autorités du pays le reconnaissent, le président et d’autres responsables de haut rang s’efforcent de résoudre ce problème”, a-t-il déclaré. “C’est pourquoi les commerçants ont protesté contre cette situation, et c’est tout à fait juste”, a ajouté M. Khamenei, au pouvoir depuis 1989.”Nous dialoguons avec les manifestants (…) mais il est inutile de dialoguer avec les émeutiers. Ces derniers doivent être remis à leur place”, a toutefois affirmé le guide suprême.Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.L’agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de Téhéran, qui compte environ 10 millions d’habitants. A Darehshahr, dans l’ouest de l’Iran, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et “exhibé des kalachnikovs” vendredi, a rapporté l’agence de presse Fars.Selon l’agence Tasnim, qui cite un responsable local, un homme a par ailleurs été tué vendredi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, par l’explosion “dans ses mains” d’une grenade qu’il comptait utiliser. Un jeune de 17 ans, en lien avec les manifestations à Qom et blessé par balles, a par ailleurs succombé à ses blessures, a ajouté Tasnim.- Slogans politiques -Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.A Karaj, en périphérie de Téhéran, “quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant +Mort au dictateur!+ et +C’est pas la dernière bataille, Pahlavi revient!+”, a rapporté Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des “protestations”.La dynastie Pahlavi (1925-1979), pro-occidentale et alliée des Etats-Unis, a été renversée par la Révolution islamique.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Suisse: enquête pénale ouverte contre les gérants français du bar incendié

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont “prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”, ont indiqué la police et le bureau de la procureure générale du canton du Valais dans un communiqué.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué par des bougies incandescentes entrées en contact avec le plafond du sous-sol de l’établissement.Un peu plus tôt samedi, la police avait annoncé l’identification et la remise à leurs familles des premiers corps. Ils s’agissait de ceux de deux Suissesses âgées de 21 et 16 ans et de deux Suisses de 18 et 16 ans.Vendredi, la même source avait annoncé que 113 des 119 blessés parmi lesquels 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais avaient pu être formellement identifiés.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place dans l’après-midi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans, affirmant également que “le monde a besoin de connaître les responsabilités”.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés, même à l’étage du dessus. C’est une tragédie terrible”, a-t-il encore déclaré devant la presse.Alors que l’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours, selon les autorités, des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays parmi lesquelles la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux de France, Belgique, Allemagne et Italie.- Solidarité -A Milan, Guido Bertolaso, responsable régional de la santé de Lombardie, a indiqué à la presse qu’une jeune fille de 15 ans grièvement atteinte devait arriver samedi à Milan par hélicoptère en provenance de Lausanne.Deux autres garçons vraisemblablement italiens, a-t-il précisé, se trouvent également au centre des grands brûlés de Zurich, en attente de tests ADN.”Pourquoi ne pouvons-nous pas les identifier ? Parce que leurs visages sont entièrement recouverts de bandages. (…) Nous ne pouvons donc pas retirer les bandages pour les distinguer. Ils sont intubés et ne peuvent donc pas parler. Nous devons attendre de pouvoir les identifier formellement”, a déclaré M. Bertolaso.Les hommages et appels à se rassembler sont lancés dans le Valais. Plusieurs messes à l’intention des victimes sont prévues, dont une samedi à Montana. Parallèlement, de nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.”Je propose un petit logement pour une ou deux personnes en couple, à Grimisuat, 20 min de voiture de Crans et 12 mn de l’hôpital de Sion. Salle de bains et micro-ondes mais pas de cuisine. Uniquement pour famille ou soignant du drame de Crans Montana”, indiquait une de ces annonces.- Une mousse qui interroge -Avant l’ouverture de l’enquête pour “négligence” contre les patrons du bar, la procureure, Béatrice Pilloud, avait indiqué vendredi que “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne”.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse -un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée si l’on se fie aux vidéos circulant sur les réseaux sociaux. La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, avait détaillé vendredi Mme Pilloud.- “laissez-nous tranquilles” -De son côté le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par quelques journalistes – dont l’AFP – devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”.Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Venezuela: la chute soudaine de Nicolas Maduro

Des sifflements, des détonations… On pense d’abord à des feux d’artifices, innombrables à Caracas le jour de l’an, mais les fenêtres tremblent sous l’effet du souffle de ces énormes explosions: ce samedi à 02H00 du matin, l’opération américaine pour déloger Nicolas Maduro du pouvoir vient de commencer.Les sifflements et grondements d’avions et/ou de missiles sont omniprésents, ponctués par des dizaines d’explosions avec parfois le ciel qui s’illumine quelques instants.”J’ai senti que (les explosions) m’ont soulevée hors du lit. Sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des journalistes de l’AFP entendent des hélicoptères sans savoir s’il s’agit d’appareils vénézuéliens ou américains.Des colonnes de fumée s’élèvent de plusieurs endroits de la capitale: Fuerte Tiuna, l’immense enclave militaire dans Caracas et l’aéroport militaire de la Carlota.Des témoins évoquent des frappes à la Guaira, l’aéroport et port de Caracas, à Maracay à l’ouest, et Higuerote à l’est.Vers 03H15, les opérations semblent se terminer… Mais, vers 05H00 c’est le surprise: le président américain Donald Trump annonce que les Etats-Unis ont capturé et exfiltré M. Maduro et la Première dame, Cilia Flores, surnommée la Première combattante.Où et comment? Aucune explication. Jusqu’à la prise de parole de Trump sur la chaîne américaine FoxNews.- Aveu d’impuissance -“Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse. Il était dans une forteresse. Il y avait des portes en acier, il y avait ce qu’ils appellent un espace de sécurité, avec de l’acier solide tout autour. Il n’a pas réussi à fermer cet espace, il a essayé d’y entrer mais il s’est fait attraper tellement vite qu’il n’y est pas parvenu”, a fanfaronné Donald Trump, racontant avoir suivi en direct l’opération “littéralement comme j’aurais regardé un show télévisé”.Le lever du jour révèle l’ampleur de l’attaque. Des petits blindés présentent des impacts de balles, d’autres véhicules sont calcinés. Des zones de la capitale sentent encore la poudre. Des habitants fuient Fuerte Tiuna, parlant de survie.Aveu d’impuissance, la vice-présidente Delcy Rodriguez dit, par téléphone à la télévision, ne pas savoir où se trouve Maduro, tout en appelant à un plan de défense du pays.Des hélicoptères américains ont pénétré jusqu’au coeur de Caracas pour capturer Nicolas Maduro. C’est une surprise. Au Venezuela, on avait fini par s’habituer aux menaces de Trump qui avait tenté en vain d’évincer Maduro du pouvoir lors de son premier séjour à la Maison Blanche (2017-2021). Comme aux soit-disant coup d’Etat et conspirations réelles ou imaginaires dénoncés par Maduro.- Pas de bilan humain -Trump a graduellement accentué sa pression sur Maduro. Dès le début de son mandat début 2025, il a durci les sanctions économiques, puis en août a déployé une flotte militaire dans les Caraïbes, accusant Maduro d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants dont l’existence reste, selon des experts, à démontrer.En septembre, Washington commence à mener des frappes contre des bateaux de narcotrafiquants présumés, lesquelles ont fait jusqu’ici plus de 100 morts. En novembre, arrive dans les Caraïbes le plus grand porte-avions du monde. En décembre, les Etats-Unis saisissent manu militari un pétrolier, puis un deuxième. Tout cela sur fond d’innombrables incursions d’avions militaires américains aux limites, voire au-dessus du Venezuela.”Yes peace, No war”, s’écriait, chantait ou dansait Nicolas Maduro à de nombreuses reprises en public ou à la télévision, parlant de guerre “psychologique” menée par “Goliath” contre David. Finalement, après avoir patiemment placé ses pions, “Goliath” est passé à l’offensive avec une opération qui lui a permis de mettre à exécution une menace répétée à plusieurs reprises ces dernières semaines: les jours au pouvoir de Maduro sont “comptés”.Si M. Trump s’est félicité qu’aucun soldat américain n’ait été tué, on ne connaît pas encore le bilan humain côté vénézuélien.Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé “des zones résidentielles de population civile”.

Le président vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, amené à New York pour y être jugé, après plusieurs frappes sur le pays sud-américain.Nicolas Maduro, capturé avec son épouse par les forces américaines, va être conduit à New York, a déclaré dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct l’opération de capture et d’exfiltration.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi pour “narcoterrorisme” et “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.”L’heure de la liberté est arrivée”, a réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, après la capture du président Maduro. La prix Nobel de la paix 2025 a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit “assumer immédiatement” la présidence.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, avait écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le bilan humain des frappes reste pour l’heure inconnu. Alors que Caracas s’est réveillée dans le silence et que plusieurs quartiers sentaient la poudre, des habitants ont commencé à se rendre dans les supermarchés et les stations d’essence où des files d’attente se sont formées, a constaté l’AFP. Dans le même temps, quelque 500 partisans du président vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.Le président américain a assuré qu’aucun Américain n’a été tué lors de la capture de Nicolas Maduro, qui se trouvait “dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse”. “Deux hommes ont été touchés, mais ils sont revenus et sont en bonne forme”, a-t-il précisé.Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’était félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.- Frappes nocturnes -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran, un autre allié de Caracas, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a dénoncé le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.”Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a accusé le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être en “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”.- “Dangereux précédent” -L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices” comme médiateur.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes, tandis que la Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis.Le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

Saudi-backed forces make advances in Yemen’s Hadramawt

Saudi-backed troops on Saturday made advances in Yemen’s resource-rich Hadramawt province, military officials said, as confrontations between forces backed by Riyadh and Abu Dhabi deepened a rift between the two Gulf allies.The Saudis and Emiratis have for years supported rival factions in Yemen’s fractious government. But a recent offensive by the UAE-backed secessionist Southern Transitional Council (STC) to capture Hadramawt angered Riyadh and left the oil-rich regional powers on a collision course.In a statement, the military of the Saudi-aligned government announced that “all military and civilian facilities” in Mukalla, the capital of Hadramawt province, had “been secured” by Riyadh-backed forces.Later two government military officials told AFP neighbouring Mahra province and its armed forces, which had also fallen in with the STC during its December advance, had switched their loyalty to Saudi-backed forces without any resistance.One of the two officials said the Mahra forces had “lowered the separatist flag and raised the Yemeni flag”.The Saudi-led coalition has launched repeated warnings and air strikes over the past week, including one on an alleged Emirati arms shipment to the STC.On Friday, a strike on the Al-Khasha military camp in Hadramawt left 20 dead, according to the separatist group.On Saturday, a military official with the STC told AFP Saudi warplanes had carried out “intense” air strikes on another of the group’s camps at Barshid, west of Mukalla.- ‘Retreat of forces’ -The official said the strike had resulted in fatalities, without giving a number of those killed.Footage aired by the Aden Independent Channel showed the moment one strike hit the STC forces, igniting a massive orange fireball and sending a plume of black smoke into the sky.According to an AFP journalist, gunfire could be heard in Mukalla early Saturday. While residents described a security breakdown there accompanied by looting, Saudi-backed forces appeared to advance with little resistance.Hani Yousef, a Mukalla resident, said he “saw retreating forces using their military vehicles to transport motorbikes and household items, including refrigerators and washing machines”.In the province’s city of Seiyun, 160 kilometres (100 miles) northwest of Mukalla, a government military official said pro-Saudi forces had taken control of the airport, targeted in Friday’s strikes, as well as administrative buildings.”We are working to secure them,” the military official said. The STC military official said: “There has been a retreat of our forces and we are resisting the attacking forces in Seiyun.” “We carried out a complete withdrawal from the areas of Al-Khasha… as a result of pressure from Saudi air strikes on us,” he added.Residents in Seiyun also said they heard gunfire and clashes. Saudi Arabia on Saturday called for dialogue between factions in southern Yemen.  – Call for dialogue -In a statement posted to social media, the Saudi foreign ministry called for “a comprehensive conference in Riyadh to bring together all southern factions to discuss just solutions to the southern cause”.Riyadh said the Yemeni government had issued the invitation for talks.Also on Saturday, the UAE urged Yemenis to “halt escalation and resolve differences through dialogue”. In separate statements, the Gulf states of Qatar, Kuwait and Bahrain voiced their support for dialogue in Riyadh. Egypt’s foreign ministry also urged dialogue and voiced its support for the “unity, sovereignty, and territorial integrity of the Republic of Yemen”. The STC is now pushing to declare independence and form a breakaway state, which would split the Arabian Peninsula’s poorest state in two.On Friday the separatists announced the start of a two-year transitional period towards declaring an independent state and said the process would include dialogue and a referendum on independence.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned that the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.The Saudi-backed coalition was formed in 2015 in an attempt to dislodge the Houthi rebels from Yemen’s north. But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place while the Saudi and Emirati-backed factions attack each other in the south.

Joshua returns to Britain after fatal crash in NigeriaSat, 03 Jan 2026 16:05:37 GMT

Former world heavyweight champion Anthony Joshua has reportedly flown back to Britain after a fatal car crash in Nigeria that killed two of his close friends.The Sun newspaper said the British boxer landed at London’s Stansted Airport in a private jet on Friday evening. His return comes after Nigerian police charged the driver of the vehicle, Adeniyi Mobolaji …

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US military seizes Maduro in bombing raid on Venezuelan capital

President Donald Trump said Saturday that US special forces seized Venezuela’s leader Nicolas Maduro during a nighttime bombing raid on the capital Caracas and were taking him to face trial in New York.A months-long standoff ended swiftly and violently in a high-risk operation that Trump touted as an “amazing” success.US-backed opposition leader Maria Corina Machado, who won the Nobel Peace Prize last year, posted on social media: “the hour of freedom has arrived.”She called for the opposition’s candidate in the 2024 election, Edmundo Gonzalez Urrutia, to “immediately” assume the presidency.But the United Nations chief said he was “deeply concerned that the rules of international law have not been respected.”China, a backer of Maduro’s hard-left regime, said it “strongly condemns” the US attack, while France warned that a solution for troubled Venezuela cannot “be imposed from outside.”Caracas residents woke to explosions and the whir of military helicopters around 2:00 am (0600 GMT). Airstrikes hit a major military base and an airbase, among other sites, for nearly an hour, AFP journalists said.The bombing turned out to be only part of a more ambitious plan to topple 63-year-old Maduro and bring him to US soil to face narco-trafficking charges.A triumphant Trump told Fox News that US troops had snatched Maduro from “a fortress” and that no US personnel were killed, although “a couple of guys were hit.””I watched it, literally, like I was watching a television show,” Trump said, expressing astonishment at “the speed, the violence.””It was an amazing thing,” he said.Within hours of the operation, Caracas had fallen eerily quiet, with police stationed outside public buildings and a smell of smoke drifting through the streets.- Maduro to New York -Trump said Maduro was initially extracted by helicopter and was being held on the Iwo Jima, an amphibious assault ship that is part of a large US naval presence in the Caribbean. From there, he will be sent to New York.Attorney General Pam Bondi said Maduro and his wife will face the “full wrath” of the courts on drugs and terrorism charges.Maduro — in power since 2013 after taking over from Hugo Chavez — long accused Trump of seeking regime change in order to control Venezuela’s huge oil reserves.Trump said the extraordinary snatching of a foreign country’s leader was justified because of his claim that Venezuela is responsible for mass death from drugs in the United States.What happens next in Venezuela remained unclear.”We’re making that decision now. We can’t take a chance at letting somebody else run and just take over where he left, left off,” Trump told Fox News. “We’ll be involved in it very much.”The US and numerous European governments already did not recognize Maduro’s legitimacy, saying he stole elections both in 2018 and 2024.But Trump did not say whether he wanted Machado to take over.- ‘They’re bombing!’ -Venezuelans had been bracing for attacks as US forces, including the aircraft carrier USS Gerald R. Ford, massed off the coast.Fort Tiuna, Venezuela’s largest military complex, situated in the south of Caracas, and Carlota airbase in the north were among the targets of the strikes.Francis Pena, a 29-year-old communications professional living in eastern Caracas, told AFP that he was sleeping and his girlfriend said: “They’re bombing!”La Guaira, north of the capital, where Caracas’s main airport and port are located, was also struck. “I felt like (the explosions) lifted me out of bed, and I immediately thought, ‘God, the day has come,’ and I cried,” Maria Eugenia Escobar, a 58-year-old resident of La Guaira, told AFP.The defense ministry accused the United States of targeting residential areas and announced a “massive deployment” of military resources.No casualty figures were immediately available.- Oil, drugs, migrants? -Trump has given a variety of justifications for the military build-up around Venezuela, at times stressing illegal migration, narcotics trafficking and the country’s oil industry, in which US companies have long played a major role.He had not openly called for regime change — likely mindful of his nationalist political base’s dislike for foreign entanglements.However, he told Fox News on Saturday that he had spoken with Maduro just last week and told him “You have to give up. You have to surrender.”Several members of Congress quickly questioned the legality of the operation. Trump’s key ally Mike Johnson, Republican speaker in the House of Representatives, said it was “decisive and justified.”As part of an escalating pressure campaign, Washington informally closed Venezuela’s airspace, imposed more sanctions and ordered the seizure of tankers loaded with Venezuelan oil.US forces have also carried out numerous strikes on boats in both the Caribbean Sea and eastern Pacific Ocean since September — targeting what Washington says are drug smugglers — that have killed more than 100 people, according to the US military.Among other international reactions, Iran, Cuba and Colombia’s leftist leader Gustavo Petro condemned the attacks, while the EU’s top diplomat urged restraint. Spain offered to mediate.burs-sms/des

‘Like a television show’: Trump revels in Maduro capture

President Donald Trump struck a triumphant note over the capture of Nicolas Maduro on Saturday, saying he had watched live as US forces seized the Venezuelan leader from a “fortress.””I’ve never seen anything like this. I was able to watch it in real time,” the 79-year-old Republican said in a telephone interview with Fox News.”I watched it, literally, like I was watching a television show. And if you would have seen the speed, the violence.”Trump said no US troops were killed in the dramatic operation, adding that the Venezuelan president and his wife had been taken to a ship and would then be sent to New York, where they face drug and terrorism charges.The US president, who is at his Mar-a-Lago residence in Florida, said he had spoken to Maduro a week ago and told him “you have to surrender.”He added that the United States would not allow anyone to take over where Maduro “left off” — while skirting around whether he backed Nobel Peace laureate Maria Machado to be the next president.Trump gave a detailed description of the operation that saw the United States launch airstrikes on Venezuela before special forces captured the leftist leader, in the climax to a months-long pressure campaign.He said that he originally gave the all clear for the operation to capture Maduro four days ago but that it was held up because of the weather, until Saturday.”It was just amazing,” Trump said. “He was in a very highly guarded… like a fortress actually. He was in a fortress.”It had steel doors, it had what they call a safety space where it’s solid steel all around. He didn’t get that space closed, he was trying to get into it, but he got bum-rushed so fast that he didn’t get into that.”We were prepared with massive blowtorches to get through the steel, but we didn’t need them.”- ‘Not going to be pushed around’ -Trump added that it was “amazing” that no US forces were killed, adding that a “couple of guys were hit, but they came back and they’re supposed to be in pretty good shape.”A US helicopter was also damaged but flown out, he added.Trump said the raid on Venezuela “sends a signal we’re not going to be pushed around as a country anymore” and warned Mexico that it too needed to crack down on drug traffickers.US officials joined in the triumphalism, while brushing off concerns about whether the operation to capture a foreign leader was legal.”You don’t get to avoid justice for drug trafficking in the United States because you live in a palace in Caracas,” Vice President JD Vance said on X.He said Trump had given the Venezuelan leader “multiple off ramps” and added that Maduro was the “newest person to find out that President Trump means what he says.”US Attorney General Pam Bondi said Maduro and his wife Cilia Flores had been indicted in the Southern District of New York on charges including “Narco-Terrorism Conspiracy,” conspiracy to import cocaine, and charges related to machineguns.”They will soon face the full wrath of American justice on American soil in American courts,” Bondi said on X.The indictment against Maduro was lodged in 2020 while the indictment against his wife was not previously known.Trump’s administration in August doubled a reward for information leading to his capture to $50 million, accusing him of leading the alleged “Cartel of the Suns” drug trafficking organization.Trump has given differing arguments for his campaign against Venezuela, including the claim that the country is a major drug exporter to the United States and that Venezuela seized US oil interests.Secretary of State Marco Rubio reposted a social media message from earlier this year in which he said Maduro was not the legitimate president of Venezuela following elections that international observers said were riddled with irregularities.The Maduro capture — along with US strikes on Nigeria on Christmas Day — also come despite Trump billing himself as a “peace president” who should win the Nobel Prize.Asked by reporters on New Year’s Eve what his resolution for 2026 was, Trump replied: “Peace on Earth.”

Les principales interventions des Etats-Unis en Amérique latine

Les Etats-Unis, qui ont annoncé samedi avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le Venezuela, ont une longue histoire d’interventions militaires et de soutien à des dictatures en Amérique latine.A plusieurs reprises, le défunt président vénézuélien Hugo Chavez, puis son successeur Nicolas Maduro, ont accusé Washington de soutenir des tentatives de coup d’Etat, dont celle qui …

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