Iran: six morts dans des manifestations contre la vie chère en Iran

Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon une agence de presse et un gouverneur, les premiers depuis le début il y a cinq jours d’une mobilisation contre la vie chère.Parmi les personnes tuées figure un membre du Bassidj, une milice affiliée aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.  Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim, alors qu’aucun incident n’avait été officiellement rapporté ces derniers jours par les autorités dans la capitale.Le mouvement est parti dimanche de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique. Il a ensuite gagné des universités et le reste du pays.Jeudi, des heurts ont été signalés dans plusieurs villes moyennes.A Lordegan (sud-ouest), deux personnes ont été tuées, a indiqué l’agence Fars, semblant désigner des civils.Selon elle, “des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques”, la police faisant usage de gaz lacrymogène.L’agence a mentionné “d’importants dégâts” et  l’arrestation de plusieurs personnes qualifiées de “meneurs”. Elle a ensuite annoncé trois morts et 17 blessés à Azna (ouest) “lors d’affrontements”, là aussi dans une référence apparente à des civils. Selon elle, “un groupe d’émeutiers a profité d’un rassemblement de protestation (…) pour attaquer un commissariat de police”. Et à Hamedan (ouest), “un groupe d’émeutiers a tenté d’incendier une mosquée (…) mais leur acte malveillant a été déjoué”, a rapporté Tasnim.Ces protestations ne sont pas comparables à ce stade avec le mouvement qui avait secoué l’Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne arrêtée pour un voile présumé mal ajusté. – “En enfer” -Plus tôt jeudi, un membre des forces de l’ordre a  été tué au cours d’affrontements à Kouhdasht (ouest), a indiqué la télévision d’Etat, citant le gouverneur local. Membre du Bassidj, “il défendait l’ordre public”, selon cet officiel, qui a fait état de “jets de pierres” et de 13 blessés parmi les policiers.Le président Massoud Pezeshkian a sonné jeudi la mobilisation de son gouvernement: “d’un point de vue islamique (…), si nous ne résolvons pas le problème des moyens de subsistance des gens, nous finirons en enfer”, a-t-il déclaré dans un discours télévisé.Mercredi, un bâtiment gouvernemental avait été attaqué à Fassa (sud), alors que la quasi-totalité du pays avait été mise en congé, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie.Elles n’ont fait officiellement aucun lien avec les manifestations. L’Iran entame un week-end prolongé qui s’achèvera dimanche.Le pouvoir a dès le début des protestations tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques. Mais la justice a mis en garde contre toute intention de déstabilisation. – “Moment Tiananmen” -“Toute tentative” visant à transformer ce mouvement “en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en oeuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse (…) ferme”, a prévenu le procureur général, Mohammad Movahedi-Azad. En début de semaine, une vidéo montrant une personne assise au milieu d’une rue de Téhéran face à des policiers à moto était devenue virale sur les réseaux sociaux, certains y voyant le symbole d’un “moment Tiananmen”. La télévision d’Etat a dénoncé jeudi une mise en scène visant à “créer un symbole”, et diffusé une vidéo censée être prise depuis un autre angle par la caméra embarquée d’un policier.Assis en tailleur, le manifestant reste impassible, tête basse, avant de se recouvrir la tête de son blouson. Derrière lui une foule court pour s’éloigner de nuages de gaz lacrymogène.Mercredi soir, Tasnim avait fait état de l’arrestation de sept personnes décrites comme affiliées à des “groupes hostiles à la République islamique basés aux Etats-Unis et en Europe”.L’agence a accusé ces personnes d’avoir pour “mission de transformer en violence les manifestations”, sans plus de précisions sur les interpellations. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales liées à son programme nucléaire.Le taux d’inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des chiffres officiels.

Stocks make bright start to 2026

Markets made a bright start to 2026 on Friday but volumes were thin with Tokyo and Shanghai still closed as investors awaited fresh direction from Wall Street.Stocks had a bumper 2025, with the S&P adding 16.4 percent, the tech-rich Nasdaq 20.4 percent and London’s FTSE enjoying its merriest Christmas in 16 years.In Asia, Seoul stocks whooshed 75 percent, while Hong Kong’s Hang Seng Index bounced 28 percent and Tokyo’s Nikkei 225 rocketed more than 26 percent.”Naturally, the start of the new year comes with the question everyone asks moving from one year to the next: will this continue? The consensus is that, yes, it will,” said Kyle Rodda at Australian brokerage Capital.com.”When it comes to the all important US economy, Wall Street is pricing in growth will accelerate this year while inflation still moderates and interest rates get cut. Meanwhile, analysts predict that corporate fundamentals will improve,” Rodda said.Hong Kong led Asian gains on Friday, climbing 2.8 percent with chip designer Biren Technologies soaring as much as 119 percent in the exchange’s first listing of the year. It closed at HK$34.46, off its intra-day high of HK$42.88 but well up on its offer price of HK$19.60.The Shanghai-based firm’s listing raised more than $700 million, suggesting that investor appetite for anything related to artificial intelligence remains insatiable.Biren “enjoys scarcity value and high market attention”, said Kenny Ng, a strategist at China Everbright Securities. “The industry is in a flourishing stage, with many firms striving for breakthroughs and significant growth potential,” Ng said.Search-engine giant Baidu jumped more than nine percent after saying its AI chip unit Kunlunxin had filed a listing application in Hong Kong.Taipei, Sydney, Singapore, Bangkok, Jakarta and Manila also advanced while Seoul’s Kospi, which soared 76 percent in 2025 in large part due to the AI boom, rose 2.3 percent.Samsung Electronics added seven percent after co-CEO Jun Young Hyun said customers had praised its high-bandwidth memory (HBM) chips, saying that “Samsung is back”, Bloomberg News reported.Europe joined the rally, with London, Paris and Frankfurt all higher in early trade.After volatile recent days following record highs for silver, precious metals started the new year on a bright note with gold up 0.64 percent per ounce and silver 1.5 percent shinier.Key figures at around 0815 GMT – Hong Kong – Hang Seng Index: UP 2.8 percent at 26,338.47 (close)Shanghai – market closed for holidayTokyo – market closed for holidayLondon – FTSE 100: UP 0.2 percent at 9,947.20Euro/dollar: DOWN at $1.1732 from $1.1750 on WednesdayPound/dollar: DOWN at $1.3463 from $1.3478 Dollar/yen: UP at 156.95 from 156.66 yenEuro/pound: DOWN at 87.15 pence from 87.18 penceBrent North Sea Crude: UP 0.4 percent at $61.10 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.4 percent at $57.67 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.6 percent at 48,063.29 points (close)burs-jug-stu/mtp/ceg

Ligue 1: entre le PSG et le PFC, un derby et une rivalité à forger

Ambitieux promu contre champion d’Europe: malgré les moyens de la famille Arnault investis dans le PFC, la rivalité sportive avec le PSG est aujourd’hui quasiment inexistante, avant le derby de Paris dimanche (20h45) pour la 17e journée de Ligue 1.C’est le premier match depuis la saison 1978-1979 entre les deux équipes mais, contrairement à un AC Milan-Inter en Lombardie ou un Arsenal-Tottenham du nord de Londres, cette rencontre est loin d’enflammer la capitale, qui s’électrise bien plus à l’heure du “classique” entre l’OM et le PSG.”Je n’attends pas encore cette rencontre comme un derby, mais j’espère que ça le deviendra et qu’on aura à terme une équipe du PFC suffisamment forte pour que cela ressemble aux rivalités des clubs londoniens”, dit à l’AFP une supportrice de toujours du PSG, Léa Canche.”Très contente de l’ascension du PFC car c’est l’avenir”, cette avocate de 35 ans estime toutefois que “cela ne remplacera jamais cette rivalité qui existe depuis longtemps” avec Marseille.La proximité entre les deux clubs saute pourtant aux yeux, car les deux stades, le Parc des Princes du Paris SG et le stade Jean-Bouin du Paris FC sont séparés par une rue, qui en fait le derby le plus rapproché du monde géographiquement. – Rivalité positive, pas sportive -Dimanche, mille supporters du PFC feront le “petit” déplacement vers le secteur visiteur du Parc pour assister à ce premier duel de la saison, jugé sans risque par les autorités, avant le 16e de finale de Coupe de France le 12 janvier et de nouveau un match de Ligue 1 le 16 mai à Jean-Bouin.Au PSG, cette rencontre est “abordée avec un côté symbolique (…) ce n’est pas un derby comme les autres, c’est une belle manière de faire la promo du foot français et c’est une belle valorisation du foot parisien et francilien”, explique diplomatiquement une source proche du club.Avant, “c’était une anomalie pour une ville comme Paris, mais au PSG on trouve cela très sain d’avoir ce derby en L1”, poursuit cette source, pour qui la rivalité “est positive” mais pas encore “sportive”.”Ils sont sur une autre planète pour l’instant”, convenait d’ailleurs à l’AFP le président du PFC Pierre Ferracci en début de saison, en rappelant que le PSG a “gagné la Ligue des champions” et possède “un des deux ou trois plus gros budgets du monde”.”On n’en est pas là pour l’instant”, en concluait le dirigeant, espérant voir son club, racheté en octobre par la famille Arnault avec l’arrivée de Red Bull dans l’organigramme, un jour concurrencer son puissant voisin.En attendant, pour le promu en difficulté, qui n’a pris que deux points sur ses cinq dernières rencontres de championnat, “ce sera un match compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient le capitaine Maxime Lopez, dont le club ne suit pas pour l’heure le même modèle que le PSG, devenu un grand d’Europe au gré des lourds investissements du Qatar, arrivé en 2011.- “Un projet différent” -“Il y a de la place pour tout le monde à Paris, nous avons un énorme bassin de population. A côté du PSG, qui a son public depuis longtemps et qui est installé à la tête du football européen maintenant, on n’a pas trop de soucis pour créer l’alternative, un projet un peu différent”, expliquait M. Ferracci le 8 décembre en présentant les travaux d’agrandissement du centre d’entraînement d’Orly.Le PFC a misé sur une tarification de billetterie bien plus douce que le PSG et attire du monde, d’Ile-de-France comme de province, qui veut voir de la L1 à moindre frais. A Jean-Bouin, les buts de Strasbourg ou de Toulouse ont été célébrés dans plusieurs endroits du stade et pas seulement dans la tribune des supporters visiteurs.”Et je connais des supporters qui viennent voir les deux clubs, qui vont au Parc un week-end et à Jean-Bouin le suivant”, complète Antoine Arnault, qui était lui-même un fan du PSG avant de piloter le rachat du PFC par la holding de sa famille.”Pour moi ce derby est un peu particulier, en effet, convient-il. Désormais je suis supporter du Paris FC, et même plus que supporter, j’ai essayé de l’injecter dans mon ADN à 100%.”