Iran: l’UE accentue la pression contre un “régime terroriste”

L’Union européenne a décidé jeudi d’accentuer sa pression sur le “régime” iranien, qualifié de “terroriste”, tout comme les Gardiens de la révolution, son bras armé dans la répression sanglante des manifestations en Iran.”+Terroriste+, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang”, a affirmé jeudi …

Iran: l’UE accentue la pression contre un “régime terroriste” Read More »

Niger junta accuses France, Benin and I.Coast of backing airport attackersThu, 29 Jan 2026 20:47:20 GMT

The head of Niger’s military junta on Thursday accused France, Benin and Ivory Coast of being behind an assault on a military base at Niamey’s international airport, and thanked soldiers and “Russian partners” for repelling the attack.Suspected jihadists launched an attack shortly after midnight, with local residents reporting shooting and explosions until calm was restored …

Niger junta accuses France, Benin and I.Coast of backing airport attackersThu, 29 Jan 2026 20:47:20 GMT Read More »

Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025

Une hausse du chômage en signe d’un retournement de tendance au-delà de changements de paramètres: le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité inscrits à France Travail a augmenté de 2,6% au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième et de 6,8% sur un an.Ces chiffres (France hors Mayotte) tiennent compte de l’inscription, depuis début 2025, de tous les allocataires du RSA et des jeunes en parcours d’insertion à France Travail, un chamboulement majeur pour les chiffres de l’institution, ainsi que d’un nouveau régime de sanctions entré en vigueur au 1er juin.Sans ces modifications, la hausse du nombre de chômeurs aurait été limitée à 2% sur le quatrième trimestre et à 1,7% sur l’année.Ces chiffres “présentent une hausse modérée du nombre de demandeurs d’emplois” a réagi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur X. Sans “les changements de règles administratives” qui ont élargi le périmètre des personnes inscrites et réduit les radiations automatiques, “les estimations indiquent un ralentissement modéré du marché du travail, sans rupture brutale”, ajoute le ministre. Il souligne aussi que le taux d’emploi se maintient parallèlement “à un niveau historiquement élevé”. Le directeur du département Analyse et Prévision de l’OFCE, Eric Heyer relève en revanche “une forte dégradation au quatrième trimestre”, qui “n’est pas liée à la loi plein emploi” mais “à une dégradation du marché du travail”.”Globalement, il y avait une baisse du nombre de demandeurs d’emploi continue de 2015 jusqu’à 2022, puis de 2022 à mi-2024, cela s’est stabilisé et depuis le troisième trimestre 2024, il y a un retournement”, résume l’économiste. “Ce sont essentiellement les demandeurs d’emploi de longue durée qui augmentent, ce qui laisse entendre que plus longtemps vous restez demandeur d’emploi, plus il vous est difficile de retourner sur le marché du travail”, pointe-t-il parmi les signaux “alarmants”.- “Incertitude” -“On voit une dégradation qui n’est pas surprenante”, analyse Nathalie Chusseau, économiste à l’université de Lille. Avec comme explications “l’incertitude politique nationale et le contexte géopolitique et commercial international qui obèrent les investissements et un taux de faillites d’entreprises record depuis trois ans”.Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a atteint en moyenne sur le trimestre 3,35 millions.En tenant compte des chômeurs exerçant une activité partielle (catégories A, B et C), la hausse s’élève à 1% sur le trimestre et 4,8% sur l’année. Hors nouveaux publics (bénéficiaires du RSA et jeunes en parcours d’insertion) et corrigés des effets du nouveau régime de sanctions, ce nombre de demandeurs d’emploi aurait toutefois été stable au quatrième trimestre et en hausse de 1,6% sur l’année.Le département des études du ministère du Travail (Dares) précise que les sanctions, qui prennent désormais souvent la forme d’une “suspension-remobilisation”, entraînent des retenues financières mais plus une radiation, d’où “une baisse des radiations”.En prenant en compte les nouveaux publics et le nouveau barème de sanctions, le chômage des jeunes a explosé en 2025, avec une hausse de 23,6% en catégorie A, mais l’augmentation s’est ralentie en fin d’année, à 1,7% sur le seul quatrième trimestre. Le nombre d’inscrits placés provisoirement dans la catégorie G, en attente de leur entretien d’orientation, ne se résorbe que lentement, avec encore 812.100 personnes concernées au quatrième trimestre.Lors de sa campagne en 2022, Emmanuel Macron avait mis en avant l’objectif de plein emploi en 2027, avec un taux de chômage autour de 5%. Un objectif qui s’éloigne, avec un taux de 7,7% au troisième trimestre. Alors que les partenaires sociaux viennent d’entamer une négociation, à la demande du gouvernement, pour chercher 400 millions d’économies sur l’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle, la CGT a averti jeudi que “réduire les droits à l’assurance chômage ne (créerait) pas d’emplois”.Côté patronat, la CPME a vu dans la hausse du chômage la conséquence de “la fin de la politique de l’offre, concomitante aux incertitudes politiques et géopolitiques”.

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l’Académie française

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est devenu jeudi un “immortel” en étant facilement élu à l’Académie française, près de trois mois après être sorti de prison en Algérie.Les membres de la prestigieuse institution de défense de la langue française ont adoubé Boualem Sansal au premier tour, avec 25 voix “pour” et un bulletin blanc pour 26 votants, a annoncé l’Académie.L’auteur de “2084” prendra, à une date encore indéterminée, le fauteuil laissé vacant par l’avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Il sera intronisé lors d’une cérémonie à huis clos, au cours de laquelle il recevra un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. Six prétendants étaient en lice mais Boualem Sansal était de loin le plus connu d’entre eux.Plusieurs personnalités politiques, surtout à droite, ont salué son intronisation comme Marine Le Pen, qui a rendu hommage sur X à “une figure emblématique du combat pour la vérité”.Le président des Républicains Bruno Retailleau a lui félicité son “ami”, tandis que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a qualifié cette élection de “message fort en France et à l’international”. Le Franco-algérien rejoint parmi les “immortels” – surnom donné aux académiciens – la philosophe Sylviane Agacinski, l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, l’écrivain Erik Orsenna – ancienne plume du président François Mitterrand -, le médecin, écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, ou encore la romancière et essayiste Chantal Thomas.L’écrivain – qui a obtenu la nationalité française en 2024 – avait eu un avant-goût de la coupole le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération, le 12 novembre.- Goûter “les petites choses” -“Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant la médaille de la ville à Strasbourg (est).La vie de cet ancien fonctionnaire algérien bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France, où une campagne est lancée en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir d’Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.- Sa vision du français -Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell “1984”, ex æquo avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.Il est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.Lundi à Strasbourg, il a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en!” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il estimé.Fondée en 1635 par Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, l’Académie française a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff. 

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l’Académie française

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est devenu jeudi un “immortel” en étant facilement élu à l’Académie française, près de trois mois après être sorti de prison en Algérie.Les membres de la prestigieuse institution de défense de la langue française ont adoubé Boualem Sansal au premier tour, avec 25 voix “pour” et un bulletin blanc pour 26 votants, a annoncé l’Académie.L’auteur de “2084” prendra, à une date encore indéterminée, le fauteuil laissé vacant par l’avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Il sera intronisé lors d’une cérémonie à huis clos, au cours de laquelle il recevra un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. Six prétendants étaient en lice mais Boualem Sansal était de loin le plus connu d’entre eux.Plusieurs personnalités politiques, surtout à droite, ont salué son intronisation comme Marine Le Pen, qui a rendu hommage sur X à “une figure emblématique du combat pour la vérité”.Le président des Républicains Bruno Retailleau a lui félicité son “ami”, tandis que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a qualifié cette élection de “message fort en France et à l’international”. Le Franco-algérien rejoint parmi les “immortels” – surnom donné aux académiciens – la philosophe Sylviane Agacinski, l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, l’écrivain Erik Orsenna – ancienne plume du président François Mitterrand -, le médecin, écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, ou encore la romancière et essayiste Chantal Thomas.L’écrivain – qui a obtenu la nationalité française en 2024 – avait eu un avant-goût de la coupole le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération, le 12 novembre.- Goûter “les petites choses” -“Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant la médaille de la ville à Strasbourg (est).La vie de cet ancien fonctionnaire algérien bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France, où une campagne est lancée en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir d’Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.- Sa vision du français -Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell “1984”, ex æquo avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.Il est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.Lundi à Strasbourg, il a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en!” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il estimé.Fondée en 1635 par Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, l’Académie française a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff. 

Georgia official denounces FBI vote center search as ‘intimidation’

Officials in the US state of Georgia on Thursday slammed the FBI’s search of a local election center at the heart of President Donald Trump’s unfounded allegations of election fraud in 2020, saying it amounted to intimidation.The FBI on Wednesday searched the main election facility in Fulton County, which includes the state capital Atlanta, seeking records related to the 2020 vote. Ballot boxes were seized.”As you all know by now, yesterday, shortly after noon, until around nine o’clock last night, the FBI made a surprise execution of a criminal search warrant at the Fulton County Elections hub,” County Chairman Rob Pitts told a press conference.”Fulton County has been targeted for years because I stood up to Donald Trump’s big lie, refused to bend to pressure,” Pitts said.”Every audit, every recount, every court ruling has confirmed what we the people of Fulton County already knew: our elections were fair and accurate, and every legal vote was counted,” the official added. “These ongoing efforts are about intimidation and distraction, not facts.”- 700 boxes -During the search, federal agents seized a total of 700 boxes, with officials unable to make copies, according to Sherry Allen, chairperson of Fulton County Elections Board.She said election officials themselves had been planning to provide the documents in the coming weeks as part of ongoing legal proceedings and thus saw no need for the raid.”I was allowed in to discuss with them and trying to negotiate a reasonable way to transfer documents and for us to maintain copies, but that wasn’t allowed,” she added.Both Allen and Pitts voiced concerns that the documents could expose personal information and leave election workers vulnerable to pressure.In 2020, Trump’s personal lawyer Rudy Giuliani accused two Fulton County election workers of rigging the vote, citing a video that showed them passing an object between them — later revealed to be a mint.Giuliani claimed the women, Ruby Freeman and her daughter Wandrea “Shaye” Moss, were exchanging a USB drive “as if they’re vials of heroin or cocaine.”In December 2023, a court ordered him to pay $148 million in damages for defamation.Trump narrowly lost to Biden in Georgia in 2020 and he urged a state election official in a phone call before the tallies were finalized to help him “find 11,780 votes” he needed to win.Trump and 18 codefendants were charged with racketeering and other offenses in Georgia in 2023 over their alleged efforts to subvert the results of the vote in the southern state.A Georgia judge dismissed the election interference case in November 2025.Since taking office a year ago, Trump has taken several punitive measures against perceived enemies, purging government officials deemed to be disloyal, targeting law firms involved in past cases against him and pulling federal funding from universities.Speaking in Davos last week, Trump said the 2020 vote was “a rigged election” and “people will soon be prosecuted for what they did.”

Délinquance: la majorité des crimes et délits en augmentation en 2025

Violences physiques ou sexuelles, trafic de stupéfiants, escroqueries: en 2025, la majorité des crimes et délits enregistrés en France ont augmenté, avec une hausse marquée des viols et tentatives de viol (+9%), selon un bilan annuel du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI) publié jeudi.Afin d’établir un premier état des lieux (un bilan complet sera publié en juillet), le service statistique s’appuie sur 18 indicateurs, dont 13 sont en hausse par rapport à 2024.L’augmentation des violences sexuelles (+8%) se poursuit, tout comme les violences physiques (+5%) – des hausses qui s’expliquent par “un changement dans la société et la libération de la parole” incitant les victimes à davantage porter plainte, selon le SSMSI.Ainsi, “ce n’est pas parce que la délinquance et les violences enregistrées augmentent que la violence (réelle, NDLR) augmente”, a expliqué l’un de ses membres, Gwennaël Solard, lors d’un point presse.Les dépôts de plainte restent pourtant encore faibles: seules 6% des victimes de violences sexuelles physiques (viol, tentative de viol, autre agression sexuelle) ont déposé plainte en 2023 – soit le même taux qu’en 2022 -, d’après la dernière enquête “Vécu et ressenti en matière de sécurité”.Autres augmentations notables sur un an: celles des escroqueries et des fraudes aux moyens de paiement (+8%), notamment liées au numérique, et les tentatives d’homicides (+5%).L’usage et le trafic de stupéfiants sont aussi en hausse – respectivement de 6% et 8% – en raison de “la priorité donnée depuis plusieurs années à la lutte contre le narcotrafic”, explique le SSMSI.Pour la première fois dans le cadre de son bilan annuel, le service a publié jeudi une estimation du nombre de refus d’obtempérer routiers. Les forces de sécurité ont fait face à 28.200 refus lors de contrôles routiers l’an dernier – dont 6.200 refus d’obtempérer aggravés -, soit une hausse de 11% sur un an.Quant aux baisses enregistrées, elles sont à regarder exclusivement du côté des vols, dont les plus marquées concernent les vols de véhicules (-9%), les vols dans les véhicules (-9%) et les vols avec armes (-7%). En revanche, les vols sans arme et ceux sans violence sont en légère hausse (+2%).Alors qu’ils représentent 14% des Français, les 18‑29 ans sont “ surreprésentés dans l’ensemble des infractions suivies ”, relève le service statistique, constituant près ou plus de la moitié des mis en cause pour la plupart des atteintes aux biens et des infractions à la législation sur les stupéfiants.Les étrangers, qui comptent pour 9% de la population résidant en France, sont surreprésentés dans les vols dans les véhicules (37%), les cambriolages (36%) et les vols violents sans arme (33%).Les mineurs de 13 à 17 ans (6% de la population) sont, quant à eux, plus fortement représentés parmi les auteurs présumés de vols violents sans arme (33%), de vols avec armes (32%) et de vols de véhicule (29%).

L’émissaire de Trump promet “bientôt” une baisse des effectifs de police à Minneapolis

L’envoyé spécial de Donald Trump à Minneapolis a promis jeudi de “bientôt” réduire les effectifs de la police de l’immigration déployés dans la ville, tout en répétant la volonté du président américain d’y poursuivre les opérations anti-migrants qui ont provoqué une vague d’émotion aux Etats-Unis.Tom Homan, arrivé sur place en début de semaine, faisait sa première intervention publique alors que la métropole du nord des Etats-Unis, devenue l’emblème de la politique anti-immigration du gouvernement Trump, reste sous le choc du décès de deux Américains abattus par des agents fédéraux. Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été tué samedi par des membres de la police aux frontières (CBP). Renee Good, mère de famille du même âge, avait été tuée moins de trois semaines plus tôt, le 7 janvier, par un agent de la police de l’immigration (ICE).Quelque 3.000 agents chargés de la lutte contre l’immigration illégale ont été dépêchés dans cette ville démocrate du Midwest, mais l’administration Trump va “bientôt” réduire la voilure, a promis Tom Homan en conférence de presse, sans donner d’autres détails.”Nous allons nous assurer de mener des opérations de contrôle ciblées et je le répète: nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente”, a-t-il néanmoins insisté.- “Améliorations” nécessaires -“Nous y croirons quand nous le verrons. Cette administration a prouvé à maintes reprises qu’elle ne fait que nous mentir”, a réagi auprès de l’AFP Steven Gagner, créateur de bijoux âgé de 41 ans, membre d’un réseau citoyen qui signale et filme les interventions d’ICE dans son quartier.Son expérience sur le terrain lui fait dire qu’elles “se sont intensifiées dans les trois derniers jours par rapport aux trois précédents”.La présence de ces agents fédéraux masqués relève d’une “invasion contre notre démocratie”, a fustigé jeudi le maire de Minneapolis Jacob Frey, que Donald Trump avait accusé la veille de “jouer avec le feu”.”La sécurité de la population est primordiale”, a martelé plus tôt Tom Homan, relevant que le président américain admettait la nécessité de “certaines améliorations” dans les opérations. Si des agents n’agissent pas de façon professionnelle, “ils seront traités comme n’importe quelle autre agence fédérale. Nous avons des normes de conduite”, a-t-il ajouté, tranchant avec les promesses d’impunité répétées au début des opérations. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui appelé jeudi les autorités américaines à la “retenue” pour “éviter que des manifestants ne paient de leur vie leur engagement”, lors d’une conférence de presse à New York. Les deux agents impliqués dans la mort d’Alex Pretti ont déjà été suspendus dans la foulée du drame. Une procédure “standard”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la CBP.Donald Trump, lui, ne montre aucun signe d’infléchissement sur son projet d’expulsions massives. Son émissaire a promis de poursuivre le “dialogue” avec les responsables locaux, mais a vanté dans le même temps “la frontière la plus sécurisée” de l’histoire des Etats-Unis.- “Plus jamais les mêmes” -A Washington, les événements de Minneapolis pourraient déclencher en fin de semaine une paralysie budgétaire fédérale. Le camp démocrate veut imposer davantage de restrictions au gouvernement Trump et à sa politique anti-immigration, quitte à aller jusqu’à un blocage (“shutdown”) partiel des finances publiques.Le bras de fer se poursuit aussi en justice. Un juge fédéral a interdit mercredi la détention de réfugiés dépourvus du statut de résident permanent, mais habitant légalement dans l’Etat du Minnesota.Dans un dossier distinct, un autre magistrat fédéral a jugé “probable que l’ICE ait violé davantage d’ordonnances judiciaires en janvier 2026 que certaines agences fédérales durant toute leur existence”.La sénatrice du Maine Susan Collins a assuré jeudi sur X que l’ICE, qui avait lancé une opération il y a quelques jours dans cet Etat du nord-est, y avait suspendu ses activités. Concernant la mort d’Alex Pretti, une nouvelle vidéo diffusée par plusieurs chaînes américaines et qui n’a pu être authentifiée dans l’immédiat par l’AFP, a émergé mercredi. On le voit lors d’une violente altercation avec des agents fédéraux dont il dégrade notamment un véhicule à coups de pied. C’était plus d’une semaine avant sa mort. burs-dla-sha/vla