Discrimination LGBT+: des associations portent plainte contre Meta et son patron

Des associations LGBT+ ont annoncé mardi avoir déposé plainte devant le procureur de Paris contre le géant américain de la tech Meta et son patron Mark Zuckerberg pour injures et discriminations homophobes et transphobes.Les associations Mousse, Stop Homophobie, Adheos et Familles LGBT dénoncent la nouvelle politique de modération des réseaux sociaux de Meta (Facebook et Instagram) qui autorise “les allégations de maladie mentale ou d’anormalité lorsqu’elles sont fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle”.Or, “en droit français comme européen, de tels propos constituent une injure”, assurent les associations.Sollicité par l’AFP, Meta n’a pas donné suite.Selon le texte de la plainte consultée par l’AFP, Meta a refusé de supprimer des commentaires “haineux” d’utilisateurs à l’égard des personnes transgenres, postés à propos d’une vidéo sur une actrice transgenre, malgré un signalement. Les associations accusent également Meta de mener des pratiques discriminatoires vis-à-vis de la communauté LGBT+. Elles dénoncent des suppressions de contenus et de comptes, une “limitation de la visibilité” de publications et le “refus de promouvoir des comptes et contenus” LGBT+ ce qui constitue selon elles “soit un refus de fourniture de service, soit une entrave à l’exercice normal d’une activité économique”.Elles citent par exemple la fermeture fin août 2025 des comptes de plusieurs organisateurs français de soirée LGBT+ (ReplicantEvents, ForensicsParis, TechNoireParis, Marché Drag).Depuis la deuxième élection de Donald Trump, Mark Zuckerberg a pris une série de mesures visant à transformer son groupe. Outre l’assouplissement des règles de modération sur ses réseaux sociaux, il a notamment mis fin aux programmes conçus pour favoriser la diversité du personnel.Des mesures alignées avec les vues conservatrices du président américain et de ses alliés, des élus aux animateurs masculinistes et personnalités comme Elon Musk.

Oil prices gain, as equities extend record run higher

Oil prices gained slightly and stock markets hit new heights Tuesday as investors tracked developments surrounding crude-rich Venezuela as well as the outlook for the global economy.The United Nations voiced deep concern over the dramatic US operation in Venezuela, warning that it clearly “undermined a fundamental principle of international law”.”States must not threaten or use force against the territorial integrity or political independence of any state,” Ravina Shamdasani, spokeswoman for the UN rights office, told reporters in Geneva.Oil prices have experienced choppy trading since the surprise US raid Saturday on Caracas that saw Venezuelan president Nicolas Maduro and his wife taken to New York.They pleaded not guilty to drug trafficking and other charges while appearing at a court in the city on Monday. A judge ordered them to remain behind bars until the next hearing due March 17.While Venezuela sits on about a fifth of the world’s oil reserves, observers pointed out that a quick ramp-up of output would be hamstrung by several issues including its creaking infrastructure, low prices and political uncertainty.”With the country pumping less than one percent of the world’s oil after years of underinvestment, any major near-term disruption looks more bark than bite,” Matt Britzman, senior equity analyst at Hargreaves Lansdown, noted Tuesday.Brushing off geopolitical concerns, some major stock markets have begun the new year with new all-time highs, having smashed records in 2025.Seoul rose more than one percent Tuesday to top 4,500 points for the first time, helped by another strong rally in chip giant SK hynix.That mood was reflected on Wall Street, where the Dow ended at a record high Monday, boosted by a rally to share prices of technology titans Amazon and Meta.London’s benchmark FTSE 100 index reached a new high Tuesday above 10,000 points, with investors expecting more cuts to British interest rates in 2026.”Global equities are likely to keep looking through the geopolitical shock unless it threatens the broader supply chain or tightens financial conditions, because geopolitics has become a persistent feature rather than a surprise,” said Charu Chanana, chief investment strategist at Saxo Markets.”Equities can continue grinding higher if earnings expectations, liquidity, and rate expectations remain supportive, especially in tech,” she added.Traders are awaiting key US jobs data due Friday for fresh clues on the outlook for interest rates.The Federal Reserve is expected to keep cutting American borrowing costs this year, but how many times remains unclear.- Key figures at around 1045 GMT – Brent North Sea Crude: UP 0.5 percent at $62.09 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.5 percent at $58.58 per barrelLondon – FTSE 100: UP 0.5 percent at 10,054.63 pointsParis – CAC 40: DOWN 0.6 percent at 8,163.72Frankfurt – DAX: UP 0.1 percent at 24,883.01Tokyo – Nikkei 225: UP 1.3 percent at 52,518.08 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.4 percent at 26,710.45 (close)Shanghai – Composite: UP 1.5 percent at 4,083.67 (close)New York – Dow: UP 1.2 percent at 48,977.18 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1712 from $1.1714 on MondayPound/dollar: UP at $1.3536 from $1.3525 Dollar/yen: UP at 156.45 yen from 156.31 yenEuro/pound: DOWN at 86.54 pence from 86.57 penceburs-bcp/ajb/cw

Incendie en Suisse: la commune admet un “manquement” aux contrôles périodiques du bar

La commune de Crans-Montana a admis mardi un “manquement” aux contrôles périodiques sécurité et incendie du bar ravagé par le feu la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, faisant 40 morts et 116 blessés.La loi impose au service de sécurité communal “de faire ces visites périodiques annuellement” dans les établissements recevant du public, a déclaré le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d’une conférence de presse dans la station alpine.En 2016, 2018 et 2019, des contrôles (y compris des normes incendie) du bar Le Constellation ont été effectués, avec des demandes spécifiques de modifications pour respecter ces normes, selon la commune.Mais “les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025” et “nous le regrettons amèrement”, a reconnu M. Féraud, indiquant toutefois ne pas savoir pourquoi les inspections n’ont pas été faites.”Nous en sommes profondément navrés, nous n’avons pas de réponse aujourd’hui”, a-t-il dit.”La justice dira l’influence qu’a eu un tel manquement dans la chaîne de causalité ayant conduit au drame”, a par ailleurs indiqué la commune dans un communiqué, précisant qu’elle “assumera toute la responsabilité que la justice déterminera”.Le bar appartient depuis 2015 à deux Français, Jacques et Jessica Moretti.Depuis samedi, ils sont visés par une enquête et soupçonnés d'”homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”. Ils n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a pu provoquer l’étonnement.Interrogé pour savoir s’il souhaitait démissionner, le président de la station a répondu par la négative, répétant plusieurs fois qu'”on ne quitte pas un navire au milieu de la tempête”. Mais “nous sommes tous extrêmement tristes”, a indiqué M. Féraud. – “Fardeau” -L’incendie a été provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites “fontaines” qui ont enflammé le plafond du sous-sol du bar recouvert d’une mousse acoustique. Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, ont été piégés par les flammes.L’enquête doit notamment déterminer si cette mousse était conforme ou pas.Des vidéos, révélées lundi soir par la télévision suisse RTS, montrent que ce n’est pas la première fois que ce type de bougies étaient utilisées dans le bar et que le danger était connu.”Faites gaffe à la mousse!” Cette mise en garde a été prononcée il y a six ans par un employé du bar lors de la soirée du nouvel an 2019-2020, selon une de ces vidéos.Le président de Crans-Montana a, lui, indiqué que la commune n’avait jamais été alertée du danger. “Nous aurions voulu que ces personnes nous alertent. Nous serions intervenus immédiatement si nous avions su quelque chose”, a-t-il dit.”J’ai vécu cette semaine de façon extrêmement difficile. Je sais que je porterai ce fardeau et la tristesse de toutes ces familles toute ma vie”, a-t-il conclu, visiblement accablé.Le propriétaire du Constellation avait obtenu en 2015 une autorisation de construire pour une véranda, et opéré lui-même des travaux intérieurs “qui ne nécessitaient pas d’autorisation”, a également précisé la commune.En septembre 2025, un bureau externe spécialisé avait réalisé une étude acoustique du Constellation et confirmé, selon la commune, “le respect des normes anti-bruit, sans relever d’autres problèmes”.

La France affronte neige et verglas, cinq morts sur les routes

Les importantes chutes de neige et le verglas ont fait au moins cinq morts sur les routes de France et causé d’importantes perturbations, le ministre des Transports reconnaissant que l’événement avait “été un peu sous-évalué” par les services météorologiques.Trois personnes sont décédées dans deux accidents liés au verglas dans les Landes, tandis que le conducteur d’un VTC est mort en chutant dans la Marne en Ile-de-France. Ces deux drames interviennent après le décès lundi du conducteur d’un fourgon dans une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne.”L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en Ile-de-France, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur BFM. “Il a fallu revoir le dispositif”.Il a néanmoins jugé que la nuit s’était “plutôt bien passée” dans la région francilienne où des mesures avaient été prises comme le sablage anticipé des routes pour permettre aux gens de retourner chez eux et éviter “des naufragés de la route” comme en 2018.De forts et rares cumuls de neige ont provoqué d’importantes perturbations sur le réseau routier et ferroviaire.Au total, 26 départements de l’ouest de la France avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo-France. Ils ne le sont plus depuis 10H00.”Les températures sont très froides, comprises souvent entre -3 et -8°C, localement en-dessous de -10°C”, ce qui a provoqué du verglas, a indiqué le service météorologique.Pour mercredi, une nouvelle perturbation devrait apporter “de la neige et localement des pluies verglaçantes, sur une grande partie nord du pays”, selon Météo-France qui prévient qu’une nouvelle montée du niveau de vigilance est donc envisagée pour mercredi.- Peur de glisser -Les transports scolaires étaient interrompus mardi dans plusieurs régions, dont la Bretagne peu habituée à de telles conditions. La circulation des bus était également perturbée dans de nombreuses villes de l’Ouest, comme à Rennes.”Je n’ai pas le choix, je dois prendre la voiture, mes salariés sont bloqués chez eux. Je suis le seul à pouvoir aller au magasin”, dit à l’AFP Pierre Poulain, un caviste rennais en train de dégivrer son pare-brise.”J’ai peur de glisser avec mes pneus classiques, hier (lundi) c’était de la neige ça allait, mais aujourd’hui c’est du verglas”, constate-t-il.Durant la nuit, des associations ont distribué des repas aux routiers stationnées à la suite des interdictions de rouler. En Vendée, la neige est également exceptionnelle. “Les gens n’ont pas l’habitude de ces situations, donc ça renforce le danger et les véhicules ne sont pas équipés, donc on avait interdit les transports scolaires et les transports lourds”, a déclaré le préfet du département, Éric Freysselinard, au micro de Ici Loire-Ocean.- Limitations de vitesse -Sur l’A83, à hauteur de Fontenay-le-Comte (Vendée), un accident impliquant un poids lourd s’est produit peu après 7H30 en direction de Nantes, entraînant la coupure de l’autoroute entre deux échangeurs. Depuis le début de l’épisode de neige et froid, les services de secours ont réalisé 51 interventions en Ille-et-Vilaine, d’après la préfecture.La SNCF a fait état mardi matin d’interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’ouest de la France en raison de la neige, ainsi que de limitations de vitesse sur certains secteurs des lignes à grande vitesse.”Les principales difficultés sont sur la Nouvelle Aquitaine et les Pays de la Loire”, a indiqué SNCF Réseau dans un point de situation.A Paris, la situation était en voie d’amélioration mardi matin. Une trentaine de lignes du réseau de bus de la RATP ont été rétablies après avoir été interrompues lundi en raison des chutes de neige sur la capitale.

La France affronte neige et verglas, cinq morts sur les routes

Les importantes chutes de neige et le verglas ont fait au moins cinq morts sur les routes de France et causé d’importantes perturbations, le ministre des Transports reconnaissant que l’événement avait “été un peu sous-évalué” par les services météorologiques.Trois personnes sont décédées dans deux accidents liés au verglas dans les Landes, tandis que le conducteur d’un VTC est mort en chutant dans la Marne en Ile-de-France. Ces deux drames interviennent après le décès lundi du conducteur d’un fourgon dans une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne.”L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en Ile-de-France, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur BFM. “Il a fallu revoir le dispositif”.Il a néanmoins jugé que la nuit s’était “plutôt bien passée” dans la région francilienne où des mesures avaient été prises comme le sablage anticipé des routes pour permettre aux gens de retourner chez eux et éviter “des naufragés de la route” comme en 2018.De forts et rares cumuls de neige ont provoqué d’importantes perturbations sur le réseau routier et ferroviaire.Au total, 26 départements de l’ouest de la France avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo-France. Ils ne le sont plus depuis 10H00.”Les températures sont très froides, comprises souvent entre -3 et -8°C, localement en-dessous de -10°C”, ce qui a provoqué du verglas, a indiqué le service météorologique.Pour mercredi, une nouvelle perturbation devrait apporter “de la neige et localement des pluies verglaçantes, sur une grande partie nord du pays”, selon Météo-France qui prévient qu’une nouvelle montée du niveau de vigilance est donc envisagée pour mercredi.- Peur de glisser -Les transports scolaires étaient interrompus mardi dans plusieurs régions, dont la Bretagne peu habituée à de telles conditions. La circulation des bus était également perturbée dans de nombreuses villes de l’Ouest, comme à Rennes.”Je n’ai pas le choix, je dois prendre la voiture, mes salariés sont bloqués chez eux. Je suis le seul à pouvoir aller au magasin”, dit à l’AFP Pierre Poulain, un caviste rennais en train de dégivrer son pare-brise.”J’ai peur de glisser avec mes pneus classiques, hier (lundi) c’était de la neige ça allait, mais aujourd’hui c’est du verglas”, constate-t-il.Durant la nuit, des associations ont distribué des repas aux routiers stationnées à la suite des interdictions de rouler. En Vendée, la neige est également exceptionnelle. “Les gens n’ont pas l’habitude de ces situations, donc ça renforce le danger et les véhicules ne sont pas équipés, donc on avait interdit les transports scolaires et les transports lourds”, a déclaré le préfet du département, Éric Freysselinard, au micro de Ici Loire-Ocean.- Limitations de vitesse -Sur l’A83, à hauteur de Fontenay-le-Comte (Vendée), un accident impliquant un poids lourd s’est produit peu après 7H30 en direction de Nantes, entraînant la coupure de l’autoroute entre deux échangeurs. Depuis le début de l’épisode de neige et froid, les services de secours ont réalisé 51 interventions en Ille-et-Vilaine, d’après la préfecture.La SNCF a fait état mardi matin d’interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’ouest de la France en raison de la neige, ainsi que de limitations de vitesse sur certains secteurs des lignes à grande vitesse.”Les principales difficultés sont sur la Nouvelle Aquitaine et les Pays de la Loire”, a indiqué SNCF Réseau dans un point de situation.A Paris, la situation était en voie d’amélioration mardi matin. Une trentaine de lignes du réseau de bus de la RATP ont été rétablies après avoir été interrompues lundi en raison des chutes de neige sur la capitale.

“Personne ne va se précipiter pour rentrer” : les exilés du Venezuela attentistes

Rentrer au pays? Si la question peut se poser pour les huit millions de Vénézuéliens ayant fui ces dix dernières années le marasme économique et la répression sous Nicolas Maduro, des exilés disent ne pas vouloir se précipiter pour rentrer dans un pays toujours gouverné par des chavistes.La joie de voir le président déchu comparaître lundi devant un tribunal de New York, était tempérée par l’attentisme ambiant.”Il n’y a pas eu de changement de régime au Venezuela, il n’y a pas de transition”, a déclaré Ligia Bolivar, sociologue vénézuélienne et défenseure des droits humains vivant en Colombie depuis 2019.”Dans ces circonstances, personne ne va se précipiter pour rentrer chez soi”, a-t-elle confié à l’AFP.Les Vénézuéliens de la diaspora adoptent une position de “wait and see” devant les incertitude sur la direction que va prendre le pays latino-américain de 30 millions d’habitants.Les Etats-Unis ont annoncé “une nouvelle ère pour le Venezuela”, dont ils se disent désormais “aux commandes”, après la capture et l’enlèvement spectaculaires samedi de Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores par les forces spéciales américaines à Caracas, lors d’un raid nocturne. L’annonce de la chute de M. Maduro, au pouvoir depuis 2013, a d’abord déclenché des scènes de joie au sein de la diaspora.Plusieurs personnes avaient la gorge serrée en évoquant les épreuves qu’elles ont fuies et la famille qu’elles ont laissée derrière elles, au fil du règne de plus en plus autoritaire de M. Maduro.Mais si beaucoup disent rêver de rentrer dans leur pays, ils indiquent clairement qu’ils n’ont pas l’intention de faire leurs valises dans l’immédiat.La plupart invoquent l’économie exsangue du Venezuela pour justifier leur choix de continuer de travailler à l’étranger et d’envoyer des devises à domicile.Certains expriment également leur crainte de l’appareil sécuritaire vénézuélien, pointant du doigt les paramilitaires qui ont arpenté les rues de Caracas samedi pour réprimer toute manifestation de joie après la destitution de Maduro.- “Tout reste pareil” -Devant le consulat du Venezuela à Bogota, où il attendait de renouveler son passeport lundi, Alejandro Solorzano, 35 ans, abonde.”Tout reste pareil”, dit-il, en référence à la décision du président américain Donald Trump de travailler avec l’administration de Nicolas Maduro plutôt qu’avec l’opposition démocratique.La vice-présidente et fidèle de M. Maduro, Delcy Rodriguez, a été investie lundi présidente par intérim, prenant la tête d’une administration qui compte toujours le ministre de l’Intérieur, tenant de la ligne dure, Diosdado Cabello et le puissant ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.Diosdado Cabello, en particulier, est une figure qui inspire la crainte à de nombreux Vénézuéliens, après avoir dirigé la répression des manifestations post-électorales de 2024 au cours desquelles quelque 2.400 personnes ont été arrêtées.De nombreux Vénézuéliens ont été particulièrement choqués par la décision de M. Trump d’écarter de la transition la cheffe de l’opposition Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix en 2025.Ce sont les Etats-Unis qui avaient permis l’ex-filtration rocambolesque de la dissidente, qui vivait dans la clandestinité dans son pays, pour qu’elle se rende à Oslo, à la mi-décembre, pour la remise de son prix.  L’Union européenne a exigé lundi que toute transition inclue Mme Machado et son candidat de remplacement lors des élections de 2024 que Maduro est accusé d’avoir volées, Edmundo Gonzalez Urrutia.Andrea, conseillère en immigration de 47 ans vivant à Buenos Aires, estime toutefois que l’heure de Machado n’est pas encore venue.”Tant que Trump ne verra pas que la situation est sous contrôle, tant qu’il n’aura pas tous ces criminels à sa merci, il ne pourra pas mettre Maria Corina (Machado) aux commandes. Parce que ce serait la jeter aux loups”, avance-t-elle.Tamara Suju, experte vénézuélienne des droits humains basée en Espagne, a estimé que maintenir à court terme aux commandes les mêmes figures compromises était un mal nécessaire. “C’est avec eux que l’administration Trump négocie la transition, parce qu’il n’existe pas d’autre moyen de le faire”, a-t-elle déclaré à la radio espagnole esRadio, prédisant qu’ils seraient finalement contraints par Washington de se sacrifier.Edwin Reyes, un vitrier de 46 ans vivant en Colombie depuis huit ans, affirme qu’il n’envisagera un retour qu’une fois le Venezuela “complètement libre”.”Nous avons attendu si longtemps, quatre ou cinq mois de plus ne feront pas de mal”, dit-il.

Agriculture: mobilisation nationale avant de nouvelles consultations à Matignon

Départ de convois pour Paris, rassemblement devant des préfectures, contrôles sauvages de marchandises: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux – la puissante FNSEA et la Confédération paysanne – sont reçus à Matignon en fin d’après-midi.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, reçu à 17H30.Sébastien Lecornu réunit à 11H30 les ministres concernés par les questions agricoles. Une douzaine de membres du gouvernement ont été conviés. Le Premier ministre et la ministre Annie Genevard avaient promis dimanche un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne. L’arrêté sera finalement publié mercredi, a précisé le ministère de l’Agriculture à l’AFP. Les annonces du gouvernement ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…La perspective que l’accord de libre-échange UE-Mercosur soit signé dans les prochains jours, comme le souhaite la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes. Mais à ce stade, nous appelons à des actions en territoire”.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg en cas de signature.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC).- “Cortèges pacifiques” -En revanche, le ton de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole habitué des opérations coup de poing, est monté d’un cran lundi à la sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction, par arrêté préfectoral dans la majeure partie de la France, des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris pour “porter pacifiquement” les “doléances des agriculteurs”. Il a maintenu son appel à “monter” sur la capitale et la CR espère l’arrivée de ses cortèges à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP. Des agriculteurs venus de Corse ont pu “débarquer du ferry”, a indiqué mardi le syndicat. Des convois sont aussi partis de Dordogne, des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne, escorté par une voiture de gendarmerie. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.”On travaille pour vivre et on ne nous fait pas vivre (…) On sait déjà qu’on va être sûrement bloqués, mais tant pis, on passera de force”, a-t-il ajouté.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté. Deux nouveaux cas ont été recensés en Ariège la semaine dernière malgré une vaccination presque totale du département, l’immunité mettant plusieurs semaines à se construire et n’empêchant pas entre-temps les contaminations.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’Etat.Mardi matin la gendarmerie dénombrait encore au moins cinq blocages d’autoroutes (A75, A64, A51N dans la zone Sud, A65 dans le Sud-Ouest et A84 dans la zone Ouest).Plusieurs agriculteurs avaient fait part à l’AFP de leur intention de passer la nuit sur les barrages. A Calais, tracteurs et agriculteurs avaient installé un barrage filtrant pour contrôler des marchandises sortant du port afin d’attirer l’attention sur les distorsions de concurrence selon eux entre les produits importés et les produits européens.

Agriculture: mobilisation nationale avant de nouvelles consultations à Matignon

Départ de convois pour Paris, rassemblement devant des préfectures, contrôles sauvages de marchandises: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux – la puissante FNSEA et la Confédération paysanne – sont reçus à Matignon en fin d’après-midi.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, reçu à 17H30.Sébastien Lecornu réunit à 11H30 les ministres concernés par les questions agricoles. Une douzaine de membres du gouvernement ont été conviés. Le Premier ministre et la ministre Annie Genevard avaient promis dimanche un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne. L’arrêté sera finalement publié mercredi, a précisé le ministère de l’Agriculture à l’AFP. Les annonces du gouvernement ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…La perspective que l’accord de libre-échange UE-Mercosur soit signé dans les prochains jours, comme le souhaite la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes. Mais à ce stade, nous appelons à des actions en territoire”.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg en cas de signature.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC).- “Cortèges pacifiques” -En revanche, le ton de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole habitué des opérations coup de poing, est monté d’un cran lundi à la sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction, par arrêté préfectoral dans la majeure partie de la France, des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris pour “porter pacifiquement” les “doléances des agriculteurs”. Il a maintenu son appel à “monter” sur la capitale et la CR espère l’arrivée de ses cortèges à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP. Des agriculteurs venus de Corse ont pu “débarquer du ferry”, a indiqué mardi le syndicat. Des convois sont aussi partis de Dordogne, des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne, escorté par une voiture de gendarmerie. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.”On travaille pour vivre et on ne nous fait pas vivre (…) On sait déjà qu’on va être sûrement bloqués, mais tant pis, on passera de force”, a-t-il ajouté.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté. Deux nouveaux cas ont été recensés en Ariège la semaine dernière malgré une vaccination presque totale du département, l’immunité mettant plusieurs semaines à se construire et n’empêchant pas entre-temps les contaminations.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’Etat.Mardi matin la gendarmerie dénombrait encore au moins cinq blocages d’autoroutes (A75, A64, A51N dans la zone Sud, A65 dans le Sud-Ouest et A84 dans la zone Ouest).Plusieurs agriculteurs avaient fait part à l’AFP de leur intention de passer la nuit sur les barrages. A Calais, tracteurs et agriculteurs avaient installé un barrage filtrant pour contrôler des marchandises sortant du port afin d’attirer l’attention sur les distorsions de concurrence selon eux entre les produits importés et les produits européens.

Vague de froid: Panot (LFI) appelle à la réquisition des batiments vides

La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a lancé mardi “un appel solennel” à la réquisition des bâtiments vides pour y loger les sans-abris, menacés par la vague de froid qui touche actuellement la France.”J’appelle à la fois à ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition qui date de 1946 et qui a été utilisée la dernière fois en 1999″, a déclaré l’élue du Val-de-Marne sur RMC-BFMTV.”À l’époque, c’étaient des bâtiments des assurances et des bâtiments d’une compagnie financière. Il y avait donc 1.000 bâtiments, que des réquisitions temporaires, avec indemnisation du propriétaire”, a-t-elle précisé.”Des vies en dépendent et nous voyons que nous avons des températures négatives un peu partout dans le pays et que nous avons une vague de froid qui malheureusement va continuer. Et que face à l’explosion du sans-abrisme, notamment des enfants, il y a une responsabilité de ce gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics de mettre tout le monde à l’abri”, a-t-elle ajouté.En France, 2,38 millions de logements sont identifiés comme vacants, selon la base de données gouvernementale sur le logement vacant Lovac, dont 1,35 million vides depuis plus de deux ans.”Il n’y a aucun problème à aller réquisitionner ces logements”, a assuré Mme Panot.Plusieurs personnes sans abri ont été retrouvées mortes à cause du froid ces derniers jours. Selon la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre), 350.000 personnes n’ont pas de domicile fixe en France, dont 20.000 qui sont à la rue.