L1: Dans la souffrance, l’OM bat Monaco et s’accroche au podium

Dans le courage et dans la difficulté: l’OM, qui ne vit pas une période très brillante et qui a terriblement souffert, a tout de même trouvé les ressources pour battre Monaco 1-0 dimanche, un succès très important qui lui permet de se maintenir sur le podium avant la trêve.Il reste aux Marseillais un dernier déplacement dimanche à Bourg-en-Bresse, mais ils iront jouer la Coupe de France – ou la CAN pour certains d’entre-eux – avec la satisfaction d’être restés au contact de Lens et du Paris SG, alors que Monaco n’est vraiment pas passé loin de les pousser dans le vide dimanche.A l’inverse, l’équipe de la Principauté, qui trouve quelques satisfactions en Ligue des Champions, reste engluée en championnat avec cinq défaites lors des six dernières journées, pour une seule victoire face… au PSG. Au classement, la sanction est logique: l’équipe de Sébastien Pocognoli glisse à la 9e place.Au Vélodrome pourtant, les Monégasques ont été souvent menaçants et parfois dominateurs, inscrivant même deux buts refusés pour hors-jeu. Et l’OM a dû attendre la 82e minute pour trouver la faille et la délivrance.Elle est venue, comme très souvent, de Mason Greenwood, récompensé de sa persévérance, et d’avoir un peu plus de talent que la moyenne, par un joli but offert par l’impeccable Pierre-Emile Hojbjerg (1-0).Auparavant, la soirée avait commencé avec une bonne douzaine de minutes de retard, le temps que se dissipe le brouillard épais né de l’allumage massif de fumigènes par les supporters du Virage Nord.Le match a très vite été engagé et d’abord d’assez bon niveau, animé notamment par Greenwood, en jambes et inspiré. Dans le sillage de l’Anglais, l’OM a d’abord été le plus dangereux et Lukas Hradecki a dû s’interposer de justesse devant Pierre-Emerick Aubameyang (6e) puis, plus facilement, sur une bonne frappe de Timothy Weah (20e).- Rulli décisif -Monaco, de son côté, guettait alors les espaces que lui offrait l’esprit d’entreprise de l’OM et Alexandre Golovine était dangereux à la 29e minute.Petit à petit, l’équipe de Pocognoli, encore privé de Paul Pogba, blessé, a même légèrement pris le dessus, quand l’OM a commencé à perdre un peu le fil de la partie et que quelques petits ratés sont venus gâcher les belles intentions.Dans un rythme alors moins soutenu qu’en début de match, Monaco a alors été vraiment menaçant, à l’image de Takumi Minamo à la 42e minute, après un joli mouvement collectif.Dès le coup d’envoi de la deuxième période, le Japonais est encore passé tout près de glacer le Vélodrome et l’OM a ensuite été épargné de la catastrophe par un hors-jeu qui a entraîné l’annulation du but de Lamine Camara (52e). Mais l’équipe de Roberto De Zerbi était alors complètement perdue et rendait tous les ballons à ses adversaires.L’entrée de Paixao a fait du bien, tout de même, et l’OM a repris une partie de ses esprits, jusqu’à s’installer de nouveau dans le camp d’en face.Aubameyang (69e) et Greenwood (71e) auraient alors pu marquer mais Monaco semble s’être trouvé un bon gardien cette saison avec Hradecky, après des années difficiles à ce poste.Geronimo Rulli en est un autre, malgré quelques erreurs ces dernières semaines, et il a encore sauvé l’OM devant Minamino (74e) avant le deuxième but refusé de la soirée, pour un hors-jeu de Balogun (80e), plus clair que le premier.Comme Marseille est décidément fébrile, il a encore fallu un double miracle signé du duo Rulli-Nayef Aguerd pour préserver le résultat, mais l’essentiel a été fait, l’OM fêtera Noël sur le podium.

Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard

Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi,  rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn

Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard

Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi,  rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn

Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard

Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi,  rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn

Italie: l’Inter Milan rafle la mise, l’AC Milan et Naples déchantent

Vainqueur sur le terrain du Genoa (2-1), l’Inter Milan a profité des déconvenues de l’AC Milan, tenu en échec à San Siro (2-2), et de Naples, battu à Udine (1-0), pour prendre les commandes du Championnat d’Italie, dimanche.Troisième avant cette 15e journée, l’Inter Milan va passer Noël au sommet de la Serie A et peut remercier Sassuolo et l’Udinese pour cet inattendu cadeau.Les Nerazzurri, qui ont concédé mardi face à Liverpool leur deuxième défaite consécutive en Ligue des champions (1-0), ont rapidement pris le large grâce à Yann Aurel Bisseck (6e) et Lautaro Martinez (36e). Ils ont tremblé quand Vitinha (68e) a réduit la marque, mais ont enchaîné une troisième victoire consécutive.”On a fait preuve de caractère, car c’était un match compliqué, ce sont trois points très importants”, s’est réjoui leur entraîneur, Cristian Chivu.La rencontre a été marquée avant le coup d’envoi par des affrontements autour du stade Luigi-Ferraris entre ultras du Genoa et de l’Inter et la police qui ont fait deux blessés.Leader pour la première fois de la saison, l’Inter devance d’un point l’AC Milan, contrarié à domicile par Sassuolo.Menés 1 à 0 dès la 13e minute, les Rossoneri ont égalisé puis pris l’avantage grâce à un doublé de leur défenseur de 19 ans, Davide Bartesaghi (34e, 47e).Mais ils se sont fait surprendre par le Français Armand Laurienté qui a égalisé à la 77e minute au terme d’une belle combinaison. Ils auraient pu perdre encore plus gros sans un arrêt de Mike Maignan devant le même Laurienté (88e).- La Juventus se replace -“Il faut qu’on s’améliore encore, car on encaisse trop de buts (…) Mais on est dans les quatre premiers, c’est notre objectif de début de saison”, a insisté Massimiliano Allegri.Comme l’AC Milan, le Napoli restait sur trois victoires de suite en championnat, mais sur le terrain de l’Udinese, il n’a jamais été en mesure d’enchaîner un quatrième succès de suite.Le champion en titre, décimé par les blessures, a été dominé par l’Udinese qui, après deux buts annulés, a fini par concrétiser par le Néerlandais Jurgen Ekkelenkamp (73e).Désormais 3e à deux points de la tête, le Naples, battu mercredi par le Benfica (2-0) à Lisbonne, a dû mal à digérer les soirées de Ligue des champions: pour la cinquième fois cette saison, il s’est incliné quelques jours plus tard en championnat.”Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs, a pourtant assuré Antonio Conte. Dans notre situation d’urgence, ils donnent tout. Il faut juste qu’ils fassent preuve de plus de caractère, de malice aussi, mais c’est quelque chose sur lequel il est plus difficile de travailler, ce n’est pas une question technique ou tactique.”La Juventus Turin s’est replacée à la 5e place en s’imposant (1-0) à Bologne, réduite à dix, mais accuse toujours sept points de retard sur la tête.Si le Championnat d’Italie ne fait pas relâche lors des fêtes de fin d’année, le programme de la 16e journée le week-end prochain sera tronqué. L’Inter, l’AC Milan, Naples et Bologne vont s’envoler pour l’Arabie saoudite où ils disputeront du 18 au 22 décembre la Supercoupe d’Italie.En bas de classement, la Fiorentina s’enfonce: battu à domicile par Vérone (2-1), le club toscan est dernier à déjà huit points de la 17e place, synonyme de maintien.

Chili: l’extrême droite aux portes de la présidence 35 ans après Pinochet

Les Chiliens ont voté dimanche pour élire leur prochain président, lors d’un scrutin où l’extrême droite est donnée favorite pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet il y a 35 ans. Crédité d’une large avance par les sondages, l’ultraconservateur José Antonio Kast, avocat de 59 ans, affronte Jeannette Jara, une communiste modérée représentant une vaste coalition de gauche. Les bureaux de vote ont commencé à fermer à 18H00 locales (21H00 GMT), ouvrant la voie au dépouillement, au terme d’une journée marquée par de longues files d’attente pour ce scrutin obligatoire. Près de 16 millions d’électeurs étaient appelés à départager les deux candidats.Le candidat d’extrême droite en est à sa troisième tentative d’accéder à la présidence. Après avoir voté à Paine, à 40 km au sud de Santiago, il a été applaudi par une foule scandant “Kast, président”. Il a promis de rechercher l’unité, dans un pays très polarisé. “Le vainqueur (de l’élection) devra être la présidente ou le président de tous les Chiliens”, a-t-il dit.Sa rivale de gauche, issue des rangs du Parti communiste, a déclaré aspirer à “un meilleur avenir pour le Chili, un pays où la haine et la peur ne soient pas au premier plan”.L’ex-député Kast, catholique pratiquant et père de neuf enfants, a fait campagne sur la lutte contre la criminalité et la promesse d’expulser les près de 340.000 migrants en situation irrégulière, pour la plupart des Vénézuéliens. En face, Jeannette Jara, 51 ans, ex-ministre du Travail du président sortant Gabriel Boric, promet l’augmentation du salaire minimum et la défense des retraites.Au premier tour mi-novembre, les deux candidats ont obtenu chacun un quart des suffrages, avec une légère avance pour la gauche. Mais mis ensemble, les candidats de droite ont totalisé 70%. – Sécurité et immigration  -Arturo Huichaqueo, un chauffeur de taxi de 57 ans, a voté Jara “pour ne pas perdre en matière sociale”, alors que Kast défend une baisse drastique de la dépense publique.Francesca Duran, étudiante en anthropologie de 20 ans, a fait le même choix, ne voulant pas voter pour “un fasciste”.Pour Ursula Villalobos, femme au foyer de 44 ans, ce qui compte, “davantage que les prestations sociales, c’est le travail, la sécurité. Que les gens puissent sortir de chez eux sans avoir peur”.La criminalité et l’immigration irrégulière sont en tête des préoccupations des Chiliens, devant les difficultés économiques liées à une croissance atone. “Le pays s’effondre”, répète à l’envi José Antonio Kast, candidat du Parti républicain qu’il a fondé en 2019. Les experts parlent de perceptions en décalage avec la réalité, dans un pays qui connaît une hausse des enlèvements et de l’extorsion mais reste l’un des plus sûrs d’Amérique latine.Pendant cette campagne, José Antonio Kast, opposé à l’avortement même en cas de viol ainsi qu’au mariage homosexuel, a mis en sourdine ses positions les plus conservatrices.L’ancienne présidente de gauche Michelle Bachelet (2006-2010 puis 2014-2018), sur les rangs pour devenir secrétaire générale des Nations unies, a dit dimanche espérer “que les citoyens auront la parole pour que (certains) droits non seulement ne reculent pas, mais ne soient pas non plus démantelés”.- “Pinochet sans uniforme” -Le discours sécuritaire de la droite et de l’extrême droite au Chili trouve d’autant plus d’écho que le gouvernement de gauche sortant a généré des frustrations. La révolte de 2019 pour davantage d’égalité sociale, marquée par des violences, a été “très traumatisante” et, conjuguée à la pandémie, elle a produit “un mouvement vers le conservatisme”, relève la politologue Claudia Heiss. Cecilia Mora, une retraitée de 71 ans votant à gauche, voit en Kast “un Pinochet sans uniforme”, dans un pays où la dictature a fait 3.200 morts et disparus entre 1973 et 1990. L’ultraconservateur, dont le père a servi dans l’armée allemande pendant la Seconde guerre mondiale, a soutenu la dictature et assuré que si Augusto Pinochet était en vie, il voterait pour lui.