Thailand to go to the polls on February 8

Thailand’s next general election will take place on February 8, the election commission said Monday, and parties must nominate their candidates for prime minister before the end of this year.”Today the Election Commission has drafted election details and proposed to the Commissioner who agreed that Sunday, February 8, 2026 will be the election day,” the commission said in a statement.Advance voting will take place on February 1.Prime Minister Anutin Charnvirakul, of the conservative Bhumjaithai party, assumed office in September after his predecessor was removed over an ethics violation.He dissolved parliament on Friday, paving the way for the national poll — which under Thai law must be held between 45 to 60 days after the dissolution.The move comes as a conflict stemming from a decades-long border dispute between Thailand and Cambodia reignited this month, with ongoing military clashes killing at least 31 people and displacing around 800,000. Anutin, a cannabis-championing conservative, took power with coalition backing conditional on dissolving parliament, becoming the kingdom’s third leader in two years.

“Qu’est ce qu’on va devenir?”: au collège incendié de Dijon, des parents “choqués”

C’est un “coup d’arrêt dans leur éducation”: des parents inquiets et choqués dénonçaient lundi l’incendie vraisemblablement criminel qui rend impraticable le collège de leur enfants, dans un quartier sensible de Dijon.Une dizaine d’entre eux se sont réunis dans la matinée devant le lycée Jean-François Champollion, en plein coeur du quartier des Grésilles, avant une visite des ministres de l’Intérieur et de l’Education, pour savoir comment va s’organiser la rentrée en janvier.”On nous dit qu’on sera reçus plus tard dans un gymnase plus loin, pas ici, car ils attendent des ministres”, s’emporte Nadia, la mère d’un élève de 6ème, qui ne souhaite pas donner son nom de famille. “Mais c’est nous, les parents, qu’il faut recevoir !”.”En tant que maman je m’inquiète”, poursuit-elle en expliquant avoir pris une journée pour rester avec son fils très touché par la situation. Samedi matin, il était “au bord des larmes” quand il a appris que son collège avait brûlé.”C’est un coup d’arrêt dans leur éducation”, lâche-t-elle, en s’interrogeant pour la suite. “Je sais juste que jeudi et vendredi, ils vont avoir cours en distanciel, mais après les vacances qu’est-ce qu’on va devenir ?””On est stressé par rapport à tout ce qui se passe dans le quartier”, ajoute Pascaline, mère d’un élève de 3e, qui souhaite aussi rester anonyme. “Comment rassurer nos propres enfants si nous, on est angoissé. Comment leur apporter des réponses, si on ne les a pas ?””C’est un quartier de voyous ici”, ajoute une autre maman, accompagnée de sa fille de 14 ans qui refuse de donner son prénom : “ce serait dangereux pour elle et pour moi”.”C’est inadmissible, on a brûlé un lieu sacré. Et c’est la 4e fois parce que il y a eu l’école primaire, la médiathèque deux fois, et là le collège”, s’emporte-t-elle. “Ma fille n’est pas en sécurité. L’année dernière, ils ont tiré des mortiers sur le collège!”Cette mère célibataire se dit “choquée”.  “J’ai pleuré quand ma fille m’a dit pour l’incendie et qu’elle m’a demandé : comment on va faire?”Dans la nuit de vendredi à samedi, un incendie a provoqué d’importants dégâts dans un bâtiment du collège, qui ne pourra pas rouvrir avant plusieurs mois. Le préfet et plusieurs responsables politiques ont estimé qu’il existait un lien entre l’incendie et le récent travail des forces de l’ordre pour mettre un terme au trafic de drogue qui sévit dans le quartier. 

Dermatose: “la discussion est ouverte”, mais la stratégie pas remise en cause, selon Genevard

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la porte lundi à une éventuelle évolution de la procédure en vigueur pour gérer la dermatose nodulaire contagieuse, vivement critiquée par une partie des agriculteurs, tout en défendant sa politique sanitaire.Interrogée sur France 2 sur la possibilité d’une suspension de la procédure en vigueur, et notamment de l’abattage systématique des troupeaux affectés, elle a répondu: “La discussion est ouverte sur ce point et je ne veux pas vous donner de réponse catégorique aujourd’hui, parce ce temps de dialogue est indispensable et il faut pouvoir y associer les professionnels”.La ministre a toutefois défendu la politique sanitaire en vigueur, affirmant que la situation était à l’heure actuelle “sous contrôle”.Le ministère a précisé à l’AFP dans la matinée que si les modalités d’éradication du virus pouvaient être discutées, rien ne changeait à ce stade : “En attendant l’avis scientifique sur un protocole allégé (prôné par plusieurs syndicats, NDLR), la stratégie française ne bouge pas”. La stratégie mise en place implique l’abattage de toutes les bêtes des élevages affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une “vaccination d’urgence” des bovins sur 50 km à la ronde. La zone de vaccination a récemment été élargie dans le sud de la France.”Ce que la science et les vétérinaires nous disent, ce que les pays étrangers ont appliqué, c’est trois piliers: le dépeuplement (l’abattage, NDLR), la vaccination et la restriction de mouvement”, a de nouveau insisté la ministre lundi. Mais cette méthode est vivement contestée par des éleveurs et des syndicats, comme la Coordination rurale et la Confédération paysanne, et les actions se multiplient dans le pays et en particulier dans le Sud-Ouest.”Le dialogue est ouvert avec la profession. (…) Notre responsabilité collective, (celle des) organisations syndicales, professionnelles, avec les vétérinaires, avec les scientifiques, c’est de dire ensemble, +déterminons comment on lutte au mieux contre cette maladie+”, a ajouté la ministre. “Bien sûr, il y a de l’angoisse parce que chacun s’imagine que le virus est à la porte de leur bâtiment d’élevage. Mais non, la situation est contrôlée aujourd’hui”, a voulu rassurer Annie Genevard, qui se rendra dans la journée à Toulouse pour dialoguer avec des éleveurs et lancer une opération de vaccination du bétail. “Je pense qu’il faut bien que chacun ait conscience que l’ennemi c’est le virus, et que d’abord il doit y avoir le respect des consignes”, a-t-elle répété.Du 29 juin au 13 décembre 2025, 111 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été détectés en France, selon le ministère de l’Agriculture.

Dermatose: “la discussion est ouverte”, mais la stratégie pas remise en cause, selon Genevard

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la porte lundi à une éventuelle évolution de la procédure en vigueur pour gérer la dermatose nodulaire contagieuse, vivement critiquée par une partie des agriculteurs, tout en défendant sa politique sanitaire.Interrogée sur France 2 sur la possibilité d’une suspension de la procédure en vigueur, et notamment de l’abattage systématique des troupeaux affectés, elle a répondu: “La discussion est ouverte sur ce point et je ne veux pas vous donner de réponse catégorique aujourd’hui, parce ce temps de dialogue est indispensable et il faut pouvoir y associer les professionnels”.La ministre a toutefois défendu la politique sanitaire en vigueur, affirmant que la situation était à l’heure actuelle “sous contrôle”.Le ministère a précisé à l’AFP dans la matinée que si les modalités d’éradication du virus pouvaient être discutées, rien ne changeait à ce stade : “En attendant l’avis scientifique sur un protocole allégé (prôné par plusieurs syndicats, NDLR), la stratégie française ne bouge pas”. La stratégie mise en place implique l’abattage de toutes les bêtes des élevages affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une “vaccination d’urgence” des bovins sur 50 km à la ronde. La zone de vaccination a récemment été élargie dans le sud de la France.”Ce que la science et les vétérinaires nous disent, ce que les pays étrangers ont appliqué, c’est trois piliers: le dépeuplement (l’abattage, NDLR), la vaccination et la restriction de mouvement”, a de nouveau insisté la ministre lundi. Mais cette méthode est vivement contestée par des éleveurs et des syndicats, comme la Coordination rurale et la Confédération paysanne, et les actions se multiplient dans le pays et en particulier dans le Sud-Ouest.”Le dialogue est ouvert avec la profession. (…) Notre responsabilité collective, (celle des) organisations syndicales, professionnelles, avec les vétérinaires, avec les scientifiques, c’est de dire ensemble, +déterminons comment on lutte au mieux contre cette maladie+”, a ajouté la ministre. “Bien sûr, il y a de l’angoisse parce que chacun s’imagine que le virus est à la porte de leur bâtiment d’élevage. Mais non, la situation est contrôlée aujourd’hui”, a voulu rassurer Annie Genevard, qui se rendra dans la journée à Toulouse pour dialoguer avec des éleveurs et lancer une opération de vaccination du bétail. “Je pense qu’il faut bien que chacun ait conscience que l’ennemi c’est le virus, et que d’abord il doit y avoir le respect des consignes”, a-t-elle répété.Du 29 juin au 13 décembre 2025, 111 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été détectés en France, selon le ministère de l’Agriculture.

Trafic de cocaïne: le procès d’Abdelkader Bouguettaia s’est ouvert à Lille

Le procès du narcotrafiquant présumé Abdelkader Bouguettaia, jugé pour des importations de cocaïne de grande ampleur en France, s’est ouvert lundi à Lille, plusieurs années après ses condamnations, en son absence, à des peines allant jusqu’à 15 ans de prison.Lunettes aux verres épais sur le nez, Abdelkader Bouguettaia, 38 ans, est apparu dans son box aux alentours de 9H30, le crâne rasé et habillé d’un pull blanc.Celui qui est surnommé “Bibi” a été condamné en 2022, 2023 et 2024 à Lille, deux fois à neuf ans et une fois à 15 ans de réclusion criminelle, pour des importations de cocaïne ayant eu lieu entre 2019 et 2021.Mais ces procès se sont tenus en son absence, car il résidait à l’époque à Dubaï.Après son extradition en juin de cette année vers la France, il n’a pas acquiescé à ces condamnations, ouvrant la voie à de nouveaux procès, regroupés en un seul sur trois jours devant la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille.”Bibi” est soupçonné d’avoir longtemps coordonné l’importation de cocaïne au Havre, sa ville natale, avant de rejoindre Dubaï fin 2019, d’où il aurait continué à piloter le trafic.L’ouverture son procès a attiré quelques dizaines de journalistes, soumis au passage par deux portiques de sécurité puis au déminage de leur matériel, scruté par deux chiens.La presse a reçu consigne de ne citer aucun nom de magistrat ni même d’avocat, une mesure rarissime. L’une des avocates de M. Bouguettaia a demandé à un dessinateur de presse de ne pas croquer son client de manière reconnaissable.Les trois dossiers rejugés à Lille portent sur plusieurs saisies de cocaïne au port du Havre, pour un total de plus de 2 tonnes de drogue, rappelle un dossier de presse du parquet de Lille.- Rétractation de témoin -Dans chacun de ces dossiers, les investigations ont permis d’identifier Abdelkader Bouguettaia comme l’un des principaux commanditaires de ces importations.Dans l’un des dossiers, portant sur la découverte de 141 kgs de cocaïne en février 2019, un témoin a identifié “deux commanditaires, dont Abdelkader Bouguettaia”, avant de se rétracter en 2021, selon le parquet. “Les enquêteurs ont établi qu’Abdelkader Bouguettaia l’avait contacté via une messagerie cryptée pour lui proposer une somme d’argent substantielle en échange du retrait de ses accusations”, précise cette source.Certaines de ces importations étaient effectuées via “des cargaisons légales de gélatines de boeuf et de lames de bois en provenance d’Amérique du Sud, notamment du Brésil”, ou encore “dans un conteneur de miettes de thon sous vide en provenance d’Equateur”.Un de ses collaborateurs présumés avait affirmé, lors d’un interrogatoire dont l’AFP a pu lire le procès-verbal, que M. Bouguettaia était associé avec un haut responsable de la distribution de cocaïne aux Pays-Bas et qu’il gérait la “réception de la marchandise” au Havre, ainsi qu’à Paris et à Anvers, en Belgique.M. Bouguettaia a en outre été mis en examen en juin à Paris, notamment pour “importation de stupéfiants en bande organisée en récidive” dans une autre affaire, portant sur l’importation d’un conteneur contenant 2,5 tonnes de cocaïne arrivé au Havre depuis la Colombie.

Procès Péchier: “Il faut des preuves”, martèle la défense

“Il faut des preuves”: Après le rouleau compresseur de l’accusation, qui a requis la perpétuité contre Frédéric Péchier, la défense de l’anesthésiste de Besançon est entrée en scène lundi avec une plaidoirie destinée à instiller le doute et arracher l’acquittement.”C’est le procès d’une vie”, a confié quelques minutes avant de prendre la parole Randall Schwerdorffer, qui assure la défense de l’anesthésiste – épaulé par Julie Péchier, avocate et sœur de l’accusé.Silhouette imposante et chevelure de jais, l’avocat a débuté sa plaidoirie à 9H15 devant la cour d’assises du Doubs pour porter la voix et la version du médecin de 53 ans.La question “ce n’est pas : +est-ce que Frédéric Péchier nous plaît, ne nous plaît pas, est-ce qu’il pleure ou ne pleure pas+”, a déclaré son avocat en référence au manque d’empathie qui a été reproché à son client.”Il faut des preuves”, a-t-il martelé. “On n’est pas là pour préjuger quelqu’un, on est là pour le juger”, selon le conseil qui en appelle à l'”impartialité” des jurés.Il a établi un parallèle entre Frédéric Péchier et Patrick Dils, qui a passé 15 ans de détention pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 à Montigny-lès-Metz (Moselle) avant d’être acquitté en appel.Accusé d’avoir empoisonné 30 patients – dont 12 sont morts – au bloc opératoire, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon, Frédéric Péchier, qui comparaît libre depuis le 8 septembre, n’a cessé de clamer son innocence, a rappelé son conseil.Son défenseur veut tenter d’obtenir des six jurés populaires et des trois magistrats professionnels un acquittement.Après sa plaidoirie, la parole sera donnée une dernière fois à l’accusé, puis la cour d’assises du Doubs se retirera pour délibérer. Elle rendra son verdict d’ici à vendredi.La semaine dernière, au terme d’un réquisitoire fleuve de plus de dix heures d’une rare intensité, les deux avocates générales Thérèse Brunisso et Christine de Curraize ont requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, à l’encontre de celui qu’elles ont qualifié de “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”. Frédéric Péchier est “l’un des plus grands criminels de l’histoire”, il “a utilisé la médecine pour tuer”, ont-elles asséné.- “L’imposture Péchier” -Jamais Frédéric Péchier n’a flanché malgré les assauts répétés et implacables du ministère public.”Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l’empoisonneur”, a une ultime fois soutenu l’accusé lors de son dernier interrogatoire sur les faits.  Depuis plus de trois mois, les débats de la cour d’assises ont passé en revue l’enquête de police, les expertises médicales et les témoignages émouvants des victimes présumées et de leurs familles, défendues par 27 avocats.Selon le duo de magistrates de l’accusation, le praticien introduisait, sans se faire remarquer, du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine dans des poches de perfusion. Ces poches empoisonnées étaient ensuite perfusées aux patients, ce qui déclenchait des arrêts cardiaques ou des hémorragies incompréhensibles pour les soignants. L’empoisonneur cherchait ainsi à nuire à des médecins avec qui il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”, selon le ministère public.Une démonstration saluée par les avocats des parties civiles, qui pendant les trois mois d’audience ont exhorté l’accusé à avouer, en vain. “Douze morts, dix-huit rescapés, je crois qu’on ne pouvait pas requérir autre chose” que la perpétuité, a noté Me Stéphane Giuranna.Pour son confrère Frédéric Berna, à présent que les avocates générales ont “définitivement débusqué l’imposture Péchier”, les “écrans de fumée de la défense” ne pourront plus “faire échapper Péchier à la vérité judiciaire”.Pour être “bien condamné”, l’accusé doit être “bien défendu”, a reconnu le conseil. “Je ne doute pas qu’il le sera, mais encore une fois, j’espère que la défense aura la dignité de sortir de la position d’imposture qu’elle a eue jusque-là”.

Procès Péchier: “Il faut des preuves”, martèle la défense

“Il faut des preuves”: Après le rouleau compresseur de l’accusation, qui a requis la perpétuité contre Frédéric Péchier, la défense de l’anesthésiste de Besançon est entrée en scène lundi avec une plaidoirie destinée à instiller le doute et arracher l’acquittement.”C’est le procès d’une vie”, a confié quelques minutes avant de prendre la parole Randall Schwerdorffer, qui assure la défense de l’anesthésiste – épaulé par Julie Péchier, avocate et sœur de l’accusé.Silhouette imposante et chevelure de jais, l’avocat a débuté sa plaidoirie à 9H15 devant la cour d’assises du Doubs pour porter la voix et la version du médecin de 53 ans.La question “ce n’est pas : +est-ce que Frédéric Péchier nous plaît, ne nous plaît pas, est-ce qu’il pleure ou ne pleure pas+”, a déclaré son avocat en référence au manque d’empathie qui a été reproché à son client.”Il faut des preuves”, a-t-il martelé. “On n’est pas là pour préjuger quelqu’un, on est là pour le juger”, selon le conseil qui en appelle à l'”impartialité” des jurés.Il a établi un parallèle entre Frédéric Péchier et Patrick Dils, qui a passé 15 ans de détention pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 à Montigny-lès-Metz (Moselle) avant d’être acquitté en appel.Accusé d’avoir empoisonné 30 patients – dont 12 sont morts – au bloc opératoire, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon, Frédéric Péchier, qui comparaît libre depuis le 8 septembre, n’a cessé de clamer son innocence, a rappelé son conseil.Son défenseur veut tenter d’obtenir des six jurés populaires et des trois magistrats professionnels un acquittement.Après sa plaidoirie, la parole sera donnée une dernière fois à l’accusé, puis la cour d’assises du Doubs se retirera pour délibérer. Elle rendra son verdict d’ici à vendredi.La semaine dernière, au terme d’un réquisitoire fleuve de plus de dix heures d’une rare intensité, les deux avocates générales Thérèse Brunisso et Christine de Curraize ont requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, à l’encontre de celui qu’elles ont qualifié de “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”. Frédéric Péchier est “l’un des plus grands criminels de l’histoire”, il “a utilisé la médecine pour tuer”, ont-elles asséné.- “L’imposture Péchier” -Jamais Frédéric Péchier n’a flanché malgré les assauts répétés et implacables du ministère public.”Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l’empoisonneur”, a une ultime fois soutenu l’accusé lors de son dernier interrogatoire sur les faits.  Depuis plus de trois mois, les débats de la cour d’assises ont passé en revue l’enquête de police, les expertises médicales et les témoignages émouvants des victimes présumées et de leurs familles, défendues par 27 avocats.Selon le duo de magistrates de l’accusation, le praticien introduisait, sans se faire remarquer, du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine dans des poches de perfusion. Ces poches empoisonnées étaient ensuite perfusées aux patients, ce qui déclenchait des arrêts cardiaques ou des hémorragies incompréhensibles pour les soignants. L’empoisonneur cherchait ainsi à nuire à des médecins avec qui il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”, selon le ministère public.Une démonstration saluée par les avocats des parties civiles, qui pendant les trois mois d’audience ont exhorté l’accusé à avouer, en vain. “Douze morts, dix-huit rescapés, je crois qu’on ne pouvait pas requérir autre chose” que la perpétuité, a noté Me Stéphane Giuranna.Pour son confrère Frédéric Berna, à présent que les avocates générales ont “définitivement débusqué l’imposture Péchier”, les “écrans de fumée de la défense” ne pourront plus “faire échapper Péchier à la vérité judiciaire”.Pour être “bien condamné”, l’accusé doit être “bien défendu”, a reconnu le conseil. “Je ne doute pas qu’il le sera, mais encore une fois, j’espère que la défense aura la dignité de sortir de la position d’imposture qu’elle a eue jusque-là”.

Discriminations à l’embauche: 4.000 CV tests envoyés par le gouvernement

Une campagne de 4.000 CV tests pour lutter contre les discriminations à l’embauche est lancée lundi, a annoncé la ministre déléguée en charge de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé sur franceinfo TV.”Je lance aujourd’hui une campagne massive avec l’envoi de 4.000 CV tests qui répondent à de véritables offres d’emploi, de manière à savoir concrètement s’il y a plus ou moins de difficultés en fonction du secteur d’activité”, a-t-elle détaillé.”Vingt secteurs” d’activité sont ciblés. Le sexe, les noms et prénoms et l’adresse vont être testés afin de “savoir ce que l’on doit combattre et réussir à bien le mesurer”, a-t-elle précisé.La ministre a rappelé “qu’un Français sur trois sur les cinq dernières années a subi une discrimination dans l’emploi: soit au moment de l’embauche, soit au moment de sa carrière, en fonction de de son âge, de son handicap, de son origine, de son nom de famille ou encore de son adresse”.Dans une étude menée avec l’Observatoire international du travail (OIT), la Défenseure des droits a souligné la semaine dernière l’ampleur des discriminations ressenties par les salariés tant à l’embauche qu’au cours de sa carrière. Selon ces travaux, “43% de la population pense qu’aujourd’hui en France, des personnes sont souvent traitées défavorablement ou discriminées lors d’une recherche d’emploi” et “52%” pensent qu’elles le sont “parfois”.La ministre avait indiqué en mai à l’AFP, lors de l’annonce de cette campagne de testing, que l’idée était  que “l’on puisse, si besoin (…) changer la loi sur la question notamment de la sanction à l’encontre des entreprises”.Elle avait également évoqué la création de “mécanismes comparables” à l’index sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.