Des tracteurs au coeur de Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée par les agriculteurs

Une centaine d’agriculteurs en tracteurs sont entrés dans Paris jeudi pour porter au coeur de la capitale les revendications de leur profession en colère, certains s’installant en milieu de matinée devant l’Assemblée nationale où la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a été chahutée.”Mission accomplie”, s’est félicité Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole français, rappelant leur ambition de rencontrer la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat pour “qu’on leur explique que les parlementaires depuis 30 ans ont contribué à la mort de l’agriculture française”.Yaël Braun-Pivet a pourtant été prise à partie au moment d’aller à la rencontre des agriculteurs rassemblés aux alentours du Palais Bourbon. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants, dans une ambiance hostile, esquivant invectives, appels à démission.Un échange est aussi prévu avec des membres de la commission des affaires économiques à 12H30, selon des parlementaires et des membres de la CR. Plus tôt, des responsables de la CR ont échangé avec des élus devant l’Arc de Triomphe, puis à l’Assemblée. Des tracteurs se sont aussi installés devant la Tour Eiffel avant l’aube, proclamant “NON AU MERCOSUR” sur des pancartes.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait le syndicat, habitué des opérations coup de poing, notamment contre l’accord UE-Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse qui a ravivé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest d’où sont partis de nombreux convois.”On n’a pas eu de réponse”, a déploré M. Venteau sur BFMTV, dénonçant un problème “français” de normes trop contraignantes et réitérant la proposition du syndicat, à la fois libéral et souverainiste, de supprimer les agences environnementales.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total des troupeaux infectés par la dermatose est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- Actions “illégales” -Le gouvernement “ne laissera pas faire” les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont “illégales”, a prévenu jeudi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France info.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a elle joué l’apaisement, appelant au “calme” et au “dialogue” face à des revendications et inquiétudes “légitimes”, dans une déclaration à l’AFP.Les avancées obtenues à Bruxelles mercredi, sur les engrais ou encore les importations de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes, ne font toujours pas passer la pilule de l’accord avec le Mercosur. Mardi, la FNSEA, syndicat dominant mais plus en retrait des actions jeudi, avait dit attendre des annonces “concrètes” du Premier ministre dans la semaine.La France devrait voter vendredi à Bruxelles contre cet accord, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La préfecture de police avait interdit mercredi les manifestations autour de certaines zones sensibles notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau.- Blocages ailleurs en France -Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir par une quarantaine d’engins agricoles de la CR, selon la préfecture.Une dizaine de blocages routiers ont été recensés, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Des tracteurs de la CR tentent de bloquer l’accès à Rodez dans l’Aveyron.Depuis l’hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé à la mobilisation nationale dimanche dernier mais pour des actions locales.Plusieurs dizaines de leurs adhérents des sections Ile-de-France se sont toutefois rassemblés avec des drapeaux jeudi matin devant la Tour Eiffel pour déposer une gerbe “aux agriculteurs français” entourées de fumigènes. sha-meh-alh-mdz-ved/bfi

Trump ordonne le retrait des Etats-Unis d’un traité de référence sur le climat

Donald Trump a lancé une nouvelle charge contre la diplomatie climatique, ordonnant le retrait des Etats-Unis d’un traité et du comité scientifique de référence sur le climat, organisations parmi des dizaines identifiées par Washington comme ne servant “plus les intérêts américains”.Le décret signé mercredi par le président américain ordonne au total le retrait des Etats-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU, a annoncé la Maison Blanche.Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio.C’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.Lors de son premier mandat, il avait également quitté l’accord de Paris, mais pas la CNUCC, permettant aux Etats-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat.”La décision prise par la première économie mondiale et le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre de se retirer de cette convention est regrettable et malheureuse”, a réagi jeudi le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, sur le réseau LinkedIn.Ce retrait supplémentaire “est un coup majeur pour l’action climatique mondiale, fracturant le consensus durement gagné et posant le plus grand défi aux efforts climatiques depuis l’adoption de l’accord de Paris”, a déclaré à l’AFP l’analyste Li Shuo, de l’Asia Society Policy Institute. Cette annonce pourrait également représenter un défi juridique, alors que la Constitution américaine, qui permet au président de rejoindre un traité après un vote de deux-tiers des sénateurs, ne dit rien sur sa sortie.Si Donald Trump avait fait sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris lors de son premier mandat, avant que Joe Biden n’y revienne, “sortir de la CNUCC est radicalement différent”, estime Jean Su, avocate pour le Centre de la diversité biologique. “Nous estimons qu’il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote de deux-tiers du Sénat”, a-t-elle indiqué à l’AFP, évoquant des “options légales” pour le prouver.Le décret ordonne également le retrait des Etats-Unis du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (Giec), la référence en matière de science climatique, ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ou encore ONU-Eau.- “Idéologie progressiste” -En septembre, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait provoqué de vives réactions en s’en prenant sans détours à la science climatique, qualifiant le réchauffement de “plus grande arnaque de notre histoire” et faisant l’éloge du charbon “propre et magnifique”.Le climat n’est pas la seule cible de l’administration Trump qui s’en prend à d’autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l’ONU destinés à améliorer l’avenir de l’humanité, comme l’égalité femme-homme. Le décret publié mercredi ordonne ainsi la sortie des Etats-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes. Egalement sur la liste, l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced).Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a accusé les organisations visées de promouvoir une “idéologie progressiste”, dénonçant notamment “les campagnes pour +l’égalité de genre+ et l’orthodoxie climatique”.Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump met en oeuvre sa vision de “l’Amérique d’abord”.En plus de l’accord de Paris, il a notamment décidé de retirer à nouveau les Etats-Unis de l’Unesco (organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).Il a en outre claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé.Le président républicain a également largement coupé l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de nombreuses agences onusiennes forcées de réduire leurs activités humanitaires sur le terrain, comme le Haut commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial.Il a plus généralement lancé des attaques contre l’ONU, selon lui “très loin de réaliser son potentiel”.

US says to dictate Venezuela decisions, oil sales

US President Donald Trump’s administration said Wednesday it will dictate decisions to Venezuela’s interim leaders and control the country’s oil sales “indefinitely” after toppling Nicolas Maduro.The United States could effectively run Venezuela and tap into its oil reserves for years, Trump later told the New York Times.The American leader’s assertion of US dominance over the oil-rich South American country comes despite its interim leader Delcy Rodriguez saying there is no foreign power governing Caracas.”There is a stain on our relations such as had never occurred in our history,” Rodriguez said about the US attack to depose her predecessor.US special forces snatched president Maduro and his wife on Saturday in a lightning raid and whisked them to New York to face trial on drug and weapons charges, underscoring what Trump has called the “Donroe Doctine” of US dominance over its backyard.”We obviously have maximum leverage over the interim authorities in Venezuela right now” following the capture operation, White House Press Secretary Karoline Leavitt told a briefing.”We’re continuing to be in close coordination with the interim authorities, and their decisions are going to continue to be dictated by the United States of America.”Trump has said the United States will “run” Venezuela, which has the world’s largest proven oil reserves.”They’re giving us everything that we feel is necessary,” Trump told the Times. “Don’t forget, they took the oil from us years ago.When asked if US control of the country would last three months, six months or a year, Trump told the paper: “I would say much longer.”But Washington has no boots on the ground, and appears to be relying on a naval blockade and the threat of further force to ensure the cooperation of the interim president.Meanwhile Caracas announced Wednesday that at least 100 people were killed in the US attack and a similar number injured.Among those hurt were Maduro and his wife Cilia Flores, Interior Minister Diosdado Cabello said. The couple were seen walking on their own power during a New York court arraignment earlier this week.According to Havana, the death toll includes 32 members of the Cuban military. Maduro, like his firebrand predecessor Hugo Chavez, employed specialized Cuban soldiers as bodyguards.- ‘Not just winging it’ -Trump’s administration — which has so far indicated it intends to stick with Rodriguez and sideline opposition figures, including Nobel Peace Prize winner Maria Corina Machado — has given few details about its plans.Secretary of State Marco Rubio insisted on Wednesday, after meeting lawmakers on Capitol Hill who have been critical about the post-Maduro planning, that the United States was “not just winging it.”But so far, the US plan relies heavily on what Trump said on Tuesday was an agreement for Venezuela to hand over between 30 million and 50 million barrels of oil to the United States for it to then sell.Trump said Wednesday that under the deal Venezuela “is going to be purchasing ONLY American Made Products, with the money they receive” from the oil profits they receive.That would include agricultural products, machinery, medical devices and energy equipment, he added.Rubio said that in a second “recovery” phase, US and Western companies would have access to the Venezuelan market and “at the same time, begin to create the process of reconciliation nationally within Venezuela.”Venezuela’s state oil firm said it was discussing oil sales with the United States for the “sale of volumes of oil” under existing commercial frameworks.But Washington is looking at longer term control, according to Energy Secretary Chris Wright.”We’re going to market the crude coming out of Venezuela, first this backed-up stored oil, and then indefinitely, going forward, we will sell the production that comes out of Venezuela,” Wright said Wednesday.- ‘Immense opportunity’ -Trump will on Friday meet executives from US oil companies, whom he has said will invest in Venezuela’s crumbling facilities, despite no firm having yet made such pledges amid the turmoil in the country.”It’s just a meeting to discuss, obviously, the immense opportunity that is before these oil companies right now,” Leavitt told reporters.Trump also invited leftist Colombian President Gustavo Petro to meet at the White House “in the near future,” after the two leaders had their first phone call Wednesday since Trump took office last year.Washington moved further to stamp its authority on Venezuela when it seized two oil tankers, including a Russian-linked vessel that it pursued from Venezuela to the North Atlantic.Moscow condemned the operation but Leavitt insisted the oil tanker had been “deemed stateless after flying a false flag.”

Arc France: il faudra “redimensionner le site” d’Arques, prévient le candidat repreneur

Il faudra “redimensionner le site” français d’Arc, pour pérenniser l’activité du fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, a déclaré jeudi, au lendemain du placement en redressement, le candidat à la reprise, Timothée Durand, à l’issue d’une réunion à Bercy.Arc France, qui emploie 5.700 personnes dans le monde dont 3.500 à Arques (Pas-de-Calais), a été placé mercredi en redressement judiciaire, faisant redouter des centaines de suppressions d’emplois.Ce placement était “nécessaire pour baisser la dette qui est beaucoup trop importante, nécessaire aussi pour redimensionner le site (…)  pour repartir sur une base saine”, a déclaré M. Durand, qui souhaite “concentrer la production”.L’usine compte notamment deux fours de verre sodocalcique, qui produisent des gobelets de verre transparents pour le grand public: “dans mon projet, on concentrera la production sur un des deux fours”, a indiqué M. Durand.En revanche, le four cristallin, le four d’opale, qui produit du verre opaque blanc et le four qui produit du verre noir, ne seront “pas touchés par ce plan”, a indiqué M. Durand.Concernant le nombre d’emplois qui pourraient être supprimés, le candidat à la reprise n’a pas donné de chiffres, donnant rendez-vous “d’ici trois semaines”, à la fin de la période de dépôt des offres de reprise.La poursuite de l’activité passera également par “plus de flexibilité”, a prévenu M. Durand, qui a rencontré dès mercredi les représentants du personnel pour esquisser avec eux “un nouveau pacte social”.”On sait ce qu’on doit faire pour redresser ce site français, composé des meilleurs verriers du monde, c’est le projet que je porte, qui va passer certes par des décisions un peu difficiles”, a indiqué M. Durand, membre d’une famille de propriétaires historiques d’Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2024.Ce projet “est sérieux”, a estimé le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, qui a reçu jeudi matin M. Durand et les élus du territoire, assurant que “l’État sera(it) extrêmement présent”, tant aux côtés des salariés que des porteurs du projet, qualifié de “signe d’espoir”.Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l’État, le dernier il y a un an à peine.Le plan “aura des conséquences pour l’emploi”, a indiqué le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui s’est engagé, avec les élus, à “trouver une nouvelle solution” pour les salariés qui ne seraient pas conservés.Il a notamment évoqué des discussions avec les élus du territoire, pour mobiliser des terrains susceptibles d’être “réindustrialisés par d’autres” entreprises que Arc.Outre la concurrence chinoise, régulièrement avancée pour expliquer les difficultés d’Arc, “le marché a baissé de 15 à 20% selon les secteurs”, a souligné M. Durand, qui cite notamment le marché de l’hôtellerie et de la restauration, “très touché en ce moment en France”, ce qui “impacte les volumes de vente du site d’Arques”.

US immigration officer fatally shoots woman in Minneapolis, sparking protests

Fresh demonstrations were expected in Minneapolis Thursday after a US immigration officer shot dead an American woman in the city, sparking outrage from local leaders who rejected Trump administration claims her actions amounted to “domestic terrorism.”The woman, identified in local media as 37-year-old Renee Nicole Good, was hit at point-blank range as she apparently tried to drive away from agents who were crowding around her car, which they said was blocking their way.Footage of the incident shows a masked Immigration and Customs Enforcement (ICE) agent attempt to open the woman’s car door before another masked agent fires three times into the Honda SUV.The vehicle then hurtles out of control and smashes into stationary vehicles, as horrified onlookers hurl abuse at the federal officers.Her bloodied body is then seen slumped in the crashed vehicle. President Donald Trump’s administration moved quickly to claim Good had been trying to kill the agents, an assertion Minneapolis Mayor Jacob Frey called “bullshit” and urged ICE to get out of his city.Thousands of protesters took to the frigid streets of Minneapolis after the shooting, holding signs reading “ICE out of MPLS,” a common abbreviation for the city.Similar protests demanding ICE leave were set to take place in front of a federal building and elsewhere in the Minneapolis area on Thursday, according to the Minnesota Star Tribune newspaper.ICE’s federal agents have been at the forefront of the Trump administration’s immigrant deportation drive, despite the objections of local officials.The Department of Homeland Security (DHS) launched an aggressive recruitment campaign last summer to add 10,000 additional ICE agents to the existing 6,000-strong contingent.That sparked criticism that new officers in the field were insufficiently trained.DHS chief Kristi Noem said “any loss of life is a tragedy” but called the incident “domestic terrorism” and said Good “had been stalking and impeding (ICE’s) work all throughout the day.””She then proceeded to weaponize her vehicle,” she said.Wednesday’s incident came during protest action against immigration enforcement in the southern part of Minneapolis, located in the midwestern state of Minnesota.The Department of Homeland Security, which runs ICE, said on X the victim had tried to run over its officer who fired “defensive shots.”- Grisly scene -Minnesota’s Governor Tim Walz called the federal government’s response to the incident “propaganda” and vowed his state would “ensure there is a full, fair, and expeditious investigation.”Witness Brandon Hewitt heard “three shots.””I got a bunch of video of them carrying the body to the ambulance,” he told MS NOW. Another witness interviewed by local station FOX9 described a grisly scene. “The surviving passenger got out of the car covered in blood,” the witness said.He recounted seeing a man who identified himself as a doctor attempting to reach Good but being refused access by officers.- Anti-ICE protests -There have been passionate protests against immigration operations of the Trump administration, which has vowed to arrest and deport what it says are “millions” of undocumented migrants.The DHS called the violence a “direct consequence of constant attacks and demonization of our officers.”The officer who opened fire, who was released from the hospital following the incident, was rammed and dragged along a road by an anti-ICE protester in June, Noem said. The victim’s mother, Donna Ganger, told the Minnesota Star Tribune that her daughter “was probably terrified.”Good was “not part of anything like” challenging ICE officers, Ganger added.The 37-year-old was a mother and a poet who loved movies, according to US media. She studied creative writing at Old Dominion University in Norfolk, Virginia.Trump has made preventing unlawful immigration and expelling undocumented migrants priorities during his second term, and has tightened conditions for entering the United States and obtaining visas.ICE — which critics accuse of transforming into a paramilitary force under Trump — has been tasked with deporting an unprecedented number of undocumented migrants.US authorities said up to 2,000 officers were in Minneapolis for immigration sweeps.A US immigration enforcement officer shot dead an undocumented immigrant in Chicago in September after federal authorities alleged the man tried to resist detention by driving his car into the official.

Syria tells civilians to leave Aleppo’s Kurdish areas

Syria’s military warned civilians in two besieged Kurdish neighbourhoods in the city of Aleppo to leave on Thursday, as it prepared to conduct a fresh wave of strikes targeting Kurdish positions.Thousands have already fled the area following clashes between the army and Kurdish-led forces that have killed more than a dozen people.The violence comes as the two sides struggle to implement a March deal to merge a semi-autonomous administration and military run by the Kurds in Syria’s north into the country’s new Islamist government.Shops, universities and schools were closed for a second consecutive day in Aleppo on Thursday, according to AFP correspondents on the ground.The violence erupted on Tuesday and have left 17 people dead. On Wednesday, thousands of civilians fled the two Kurdish neighbourhoods of Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh via two corridors set up by the army, which then went on to shell the areas after an evacuation deadline.On Thursday, the authorities again announced that civilians would be able to leave before 1:00 pm (1000 GMT), with the army warning that it would resume bombardment half an hour after that deadline expired.- ‘No to war’ -A military official on the ground told AFP on Wednesday that the army’s operation was “limited” and aimed at “pressuring the Kurdish fighters to leave the area so that the authorities could extend their control over the entire city”. In Qamishli, the main city of Syria’s Kurdish areas in the northeast, hundreds of people demonstrated on Thursday against the Aleppo violence, according to AFP correspondents. “We call on the international community to intervene,” said one protester, 61-year-old Salaheddine Cheikhmous. Others held banners that read “no to war” and “no to ethnic cleansing”.UN Secretary-General Antonio Guterres on Wednesday urged both sides to show restraint and swiftly resume negotiations to implement the March agreement, according to spokesman Stephane Dujarric. In Israel, the foreign minister Gideon Saar condemned what he called “serious and dangerous” attacks against the Kurdish minority. In July, Israel bombed Damascus during violence between the Islamist authorities and the Druze minority in southern Syria, saying it wanted to protect the community, many of whose members live in Israel.Turkey, a close ally of the new Syrian government, said it was ready to support the Syrian government in its battle with the Kurdish fighters if Damascus asks for help.

Le budget de l’Etat de retour à l’Assemblée, au bout du tunnel le 49.3?

Après une première lecture infructueuse, l’Assemblée a repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, avec l’espoir partagé par le gouvernement et les parlementaires de trouver une issue rapide, quitte à en passer par l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.Le 19 décembre, une commission mixte partiaire – composée de sept députés et sept sénateurs – avait rapidement acté l’impossibilité pour les représentants des deux chambres de s’accorder sur une version du texte, rendant impossible l’adoption du budget avant le 31 décembre.Le gouvernement a donc dû recourir en fin d’année à une loi spéciale permettant d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025. Mettant en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore quelques mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, et théoriquement jusqu’au 23 janvier. En cas d’adoption du texte, il faudra encore, pour qu’elle soit définitive, que le Sénat l’approuve dans les mêmes termes, ou que l’Assemblée statue une troisième fois. Les députés repartiront de la version du Sénat.Le gouvernement souhaite quoi qu’il en soit aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -Sur le plan de la méthode, l’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée nationale.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”, confirmant qu’il “y a des méthodes autres que le vote si le vote n’est pas possible”. Mais en l’absence d’accord politique, notamment avec les socialistes qui détiennent une partie des clés de la censure, “il n’y aura pas de budget”, a-t-elle rappelé.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.La question du 49.3 a été agitée lors d’une réunion à Bercy mardi, qui a réuni pendant plus de quatre heures des représentants de la coalition gouvernementale, des indépendants de Liot et du PS autour des ministres Amélie de Montchalin (Comptes publics) et Roland Lescure (Economie).Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès du PS en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Plus de 2.000 amendements -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure? Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards d’euros, par rapport à la version initiale du gouvernement.L’examen en commission devrait en tout donner lieu de nouveau à des débats enflammés, avec plus de 2.000 amendements déposés.Que ce soit sur le barème de l’impôt sur le revenu – dont les députés LR exigent le dégel total, contrairement aux sénateurs LR; la surtaxe sur les bénéfices des entreprises – le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4; ou côté dépenses, sur la réduction des effectifs d’enseignants souhaitée par le gouvernement et que rejettent les socialistes.Avec de fortes chances selon plusieurs parlementaires d’aboutir au même résultat qu’en première lecture: la commission avait rejeté la partie recettes comme la partie dépenses du budget.

Le budget de l’Etat de retour à l’Assemblée, au bout du tunnel le 49.3?

Après une première lecture infructueuse, l’Assemblée a repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, avec l’espoir partagé par le gouvernement et les parlementaires de trouver une issue rapide, quitte à en passer par l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.Le 19 décembre, une commission mixte partiaire – composée de sept députés et sept sénateurs – avait rapidement acté l’impossibilité pour les représentants des deux chambres de s’accorder sur une version du texte, rendant impossible l’adoption du budget avant le 31 décembre.Le gouvernement a donc dû recourir en fin d’année à une loi spéciale permettant d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025. Mettant en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore quelques mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, et théoriquement jusqu’au 23 janvier. En cas d’adoption du texte, il faudra encore, pour qu’elle soit définitive, que le Sénat l’approuve dans les mêmes termes, ou que l’Assemblée statue une troisième fois. Les députés repartiront de la version du Sénat.Le gouvernement souhaite quoi qu’il en soit aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -Sur le plan de la méthode, l’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée nationale.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”, confirmant qu’il “y a des méthodes autres que le vote si le vote n’est pas possible”. Mais en l’absence d’accord politique, notamment avec les socialistes qui détiennent une partie des clés de la censure, “il n’y aura pas de budget”, a-t-elle rappelé.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.La question du 49.3 a été agitée lors d’une réunion à Bercy mardi, qui a réuni pendant plus de quatre heures des représentants de la coalition gouvernementale, des indépendants de Liot et du PS autour des ministres Amélie de Montchalin (Comptes publics) et Roland Lescure (Economie).Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès du PS en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Plus de 2.000 amendements -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure? Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards d’euros, par rapport à la version initiale du gouvernement.L’examen en commission devrait en tout donner lieu de nouveau à des débats enflammés, avec plus de 2.000 amendements déposés.Que ce soit sur le barème de l’impôt sur le revenu – dont les députés LR exigent le dégel total, contrairement aux sénateurs LR; la surtaxe sur les bénéfices des entreprises – le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4; ou côté dépenses, sur la réduction des effectifs d’enseignants souhaitée par le gouvernement et que rejettent les socialistes.Avec de fortes chances selon plusieurs parlementaires d’aboutir au même résultat qu’en première lecture: la commission avait rejeté la partie recettes comme la partie dépenses du budget.

Trump withdraws US from key climate treaty, deepening global pullback

President Donald Trump’s decision to withdraw the United States from a bedrock climate treaty was slammed Thursday by the EU, which vowed to keep tackling the crisis with other nations.The White House on Wednesday flagged the US exit from 66 global organizations and treaties — roughly half affiliated with the United Nations — it identified as “contrary to the interests of the United States.”Most notable among them is the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), the parent treaty underpinning all major international climate agreements.The treaty adopted in 1992 is a global pact by nations to cooperate to drive down planet-warming greenhouse gas emissions and adapt to the impacts of climate change.European Union climate chief Wopke Hoekstra said the UNFCCC “underpins global climate action” and brings nations together in the collective fight against the crisis.”The decision by the world’s largest economy and second-largest emitter to retreat from it is regrettable and unfortunate,” Hoekstra said in a post on LinkedIn.”We will unequivocally continue to support international climate research, as the foundation of our understanding and work. We will also continue to work on international climate cooperation.”Trump, who has thrown the full weight of his domestic policy behind fossil fuels, has openly scorned the scientific consensus that human activity is warming the planet, deriding climate science as a “hoax.”His administration sent no representative to the most recent UN climate summit in Brazil in November, which is held every year under the auspices of the UNFCCC.Teresa Ribera, the EU’s vice-president for the clean transition, said the Trump administration “doesn’t care” about the environment, health or the suffering of people.- Fight looms -The UNFCCC was adopted at the Rio Earth Summit in June 1992 and approved later that year by the US Senate during George H.W. Bush’s presidency.”The US withdrawal from the UN climate framework is a heavy blow to global climate action, fracturing hard-won consensus,” Li Shuo, a climate expert at the Asia Society Policy Institute, told AFP.The US Constitution allows presidents to enter treaties “provided two thirds of Senators present concur,” but it is silent on the process for withdrawing from them — a legal ambiguity that could invite court challenges.Trump has already withdrawn from the landmark Paris climate accord since returning to office, just as he did during his first term from 2017–2021 in a move later reversed by his successor, Democratic president Joe Biden.Exiting the underlying treaty could introduce additional legal uncertainty around any future US effort to rejoin.Jean Su, a senior attorney for the nonprofit Center for Biological Diversity, told AFP: “Pulling out of the UNFCCC is a whole order of magnitude different from pulling out of the Paris Agreement.””It’s our contention that it’s illegal for the President to unilaterally pull out of a treaty that required two thirds of the Senate vote,” she continued. “We are looking at legal options to pursue that line of argument.”- ‘Progressive ideology’ -California Governor Gavin Newsom, an outspoken critic of Trump who is widely seen as a presidential contender, said in a statement “our brainless president is surrendering America’s leadership on the world stage and weakening our ability to compete in the economy of the future — creating a leadership vacuum that China is already exploiting.”The memo also directs the United States to withdraw from the Intergovernmental Panel on Climate Change, the UN body responsible for assessing climate science, alongside other climate-related organizations including the International Renewable Energy Agency, UN Oceans and UN Water.As in his first term, Trump has also withdrawn the United States from UNESCO — the UN Educational, Scientific and Cultural Organization — which Washington had rejoined under Biden.Trump has likewise pulled the US out of the World Health Organization and sharply reduced foreign aid.Other prominent bodies named in the memo include the UN Population Fund (UNFPA), UN Women, and the UN Conference on Trade and Development (UNCTAD).Secretary of State Marco Rubio said in a statement the organizations were driven by “progressive ideology” and were actively seeking to “constrain American sovereignty.””From DEI (Diversity, Equity, and Inclusion) mandates to ‘gender equity’ campaigns to climate orthodoxy, many international organizations now serve a globalist project,” he said.