US begins IS prisoner transfer as Syria govt, Kurds trade attack blame

The United States said it launched an operation Wednesday that could move thousands of Islamic State group jihadists from Syria to Iraq, as Syrian and Kurdish-led forces traded accusations of breaching a fragile ceasefire.The move came a day after Washington said the purpose of its alliance with the Syrian Kurds had largely ended, with the US now backing Syria’s Islamist authorities who are seeking to extend their grip on the country after years of civil war.Syria’s army entered the vast Al-Hol camp that houses suspected IS relatives on Wednesday after the Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) withdrew, an AFP journalist at the scene said.The SDF, backed by a US-led coalition, battled the jihadists to their territorial defeat in Syria in 2019.During the fighting, the Kurds seized swathes of territory, jailed some 12,000 members of the group — including up to 3,000 foreigners from more than 50 countries — and detained tens of thousands of their relatives in camps in the northeast.The US military said Wednesday it had launched an operation to move 7,000 IS prisoners from Syria to Iraq.The aim of the operation — which began with the movement of 150 IS fighters — is to “help ensure the terrorists remain in secure detention facilities,” US Central Command said in a statement.Aaron Zelin, a senior fellow at the Washington Institute for Near East Policy, said on X that the move suggested the US military didn’t think “the situation is stable enough to keep them there”.Damascus’ forces have taken control of swathes of formerly Kurdish-held territory in the north and east.That has included a deal struck over the weekend between the two sides that will see the Kurds’ administration integrated into the state, while the government will take responsibility for IS prisoners.- ‘Living a tragedy’ -Damascus and the Kurds traded accusations of attacks despite a truce announced Tuesday.The defence ministry said an SDF drone strike targeted an arms factory that its forces found in Hasakeh province, causing a blast that killed seven soldiers.It said a total of 11 people had been killed since the ceasefire.The army condemned the incident as “a dangerous escalation and clear violation of the ceasefire”.The SDF denied attacking the factory, saying “an accident during the transfer of ammunition by Damascus factions” caused the blast.It said it was committed to the truce, which ends Saturday evening, and accused the government of carrying out “a series of attacks”, one of which killed a woman near Kobane, also known as Ain al-Arab, on the border with Turkey.Kurdish forces drove IS from Kobane in 2015 and the city became a symbol of their victory against the jihadists. Soldiers opened the metal gate at the Al-Hol camp on Wednesday and entered while others stood guard, as women and children milled among the tents.”We’ve been living a tragedy,” said Umm Sadek, 33, wearing the Islamic full-face niqab veil.”I hope the new government will show mercy and compassion,” she told AFP, denying any links to IS.Ibrahim Ibrahim, 18, said he was 10 when he arrived at the camp, where he lives with his family.”I hope to get out of here, work, support my family and get married… I hope the government will release us,” he said.- Waiting for news -Thousands of former jihadists, including many Westerners, are held in Kurdish-run prisons in northeast Syria, while thousands more of their suspected family members live in the Al-Hol and Roj camps.In a desert region of Hasakeh province, the sprawling Al-Hol holds around 24,000 people, including some 6,200 women and children from around 40 nationalities.In Raqa province, an AFP correspondent saw people waiting for news of family members held in Al-Aqtan prison, where government forces deployed a day earlier but where a security official told AFP that Kurdish forces were still inside.Hilal al-Sheikh, from a village in the province, said he had been waiting for days for news of his 20-year-old son, jailed for 10 months.”The SDF terrorist gangs arrested” him in the middle of the night, Sheikh said.”They accused him of terrorism… before sentencing him to five years in prison,” he added.On Tuesday, the interior ministry said 120 IS members escaped from the Shadadi prison in Hasakeh province, later saying it had arrested “81 of the fugitives”.Syria’s presidency on Tuesday announced an “understanding” with the Kurds over the fate of Kurdish-majority areas of its Hasakeh province stronghold, and gave them “four days for consultations to develop a detailed plan” for the area’s integration.If finalised, government forces “will not enter the city centres of Hasakeh and Qamishli… and Kurdish villages”, it added.strs-lk/lg/jfx

Mercosur: hourras et émotion des agriculteurs devant le Parlement européen

Des yeux brillants d’émotion, des hourras: des centaines d’agriculteurs ont laissé éclater leur joie mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg après le vote des eurodéputés visant à saisir la justice sur l’accord commercial signé avec le Mercosur.”C’est un peu l’euphorie”, résume sourire aux lèvres Romain Blanchard, 44 ans, qui produit du vin et des céréales dans les Bouches-du-Rhône.A seulement dix voix près, les eurodéputés ont accédé à leur demande de solliciter la Cour de justice de l’Union européenne.”Ça s’est joué à pas grand-chose”, reconnaît M. Blanchard, visiblement éprouvé par la mobilisation. “On a fait neuf heures de route, on laisse nos fermes, nos familles pour être là”, raconte l’agriculteur.Mercredi matin, dans l’attente du vote, des enfants faisaient la course sur leurs tracteurs modèle réduit tandis que leurs parents se réchauffaient en buvant un verre de vin chaud.Un calme soudain rompu par des cris de joie et des coups de klaxon à l’annonce du résultat du vote.”Nous avons gagné avec 334 voix contre 324!” s’exclame au micro Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, premier syndicat agricole national, à l’initiative de la mobilisation.”OUAIIIIIS!” lui répondent les manifestants dans un tonnerre d’applaudissements.”C’est une victoire syndicale énorme, bravo!”, hurle M. Lapie, visiblement ému.- “Fiers” -“Putain je suis content!!”, exulte à ses côtés sur le podium Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs. “Ce soir, je rentre, je fais la bise à tout le monde et je vais dire à mes gamins +je l’ai eue, on l’a eue, on peut être fiers!+”L’excitation retombée, le syndicaliste se félicite que les manifestants aient “réussi à se faire entendre”: “ça va faire du bien au moral des agriculteurs”, qui “s’étaient unis” dans ce combat.Une fois cette victoire arrachée, les manifestants ont commencé à se disperser. En fin d’après-midi, tous les tracteurs avaient quitté Strasbourg, redevenue calme.La veille, plus de 5.000 manifestants de toute l’Europe, notamment français, italiens et belges, s’étaient rassemblés devant le Parlement avec des centaines de tracteurs dont ils avaient fait retentir les klaxons.Ils avaient laissé éclater leur colère, certains jetant des oeufs, des bouteilles et des fumigènes contre les forces de l’ordre. Un CRS a été blessé gravement à l’oeil et un agriculteur a été interpellé et placé en garde à vue.La cible de leurs critiques: Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, huée par la foule et caricaturée sur des banderoles.Les manifestants l’accusent d’avoir sacrifié l’agriculture européenne en signant samedi au Paraguay l’accord commercial avec le Mercosur, qui crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’UE, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.Ce traité doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les agriculteurs.Alice Avisse, 52 ans, agricultrice en polyculture dans l’Oise, redoute “des importations excessives qui vont venir déstabiliser notre marché parce que ce n’est pas le même prix, pas les mêmes conditions de production” qu’en Europe.Le vote de mercredi était une “victoire compliquée à obtenir” et “ce n’est qu’une petite bataille pour une grande guerre”, relativise la quinquagénaire. Elle espère maintenant “qu’on renégocie les termes” de cet accord.La saisine de la justice bloque en théorie l’entrée en vigueur de l’accord commercial pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité de l’appliquer à titre provisoire si elle le souhaite. Malgré sa “grande satisfaction”, Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA, souligne que “c’est un début de victoire. Et nous allons continuer maintenant de mener ce combat” pour “voir disparaître” cet accord commercial “qui va vraiment contre l’agriculture française et contre l’alimentation”.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

US Supreme Court hears Trump bid to fire Fed governor

The US Supreme Court appeared likely on Wednesday to allow a Federal Reserve governor fired by President Donald Trump to remain in her post for now in a case with far-reaching consequences for the central bank’s independence.Trump sought in August to dismiss Fed governor Lisa Cook, a key official serving on the bank’s interest rate-setting committee, accusing her of mortgage fraud. She denies the allegations.The conservative-dominated Supreme Court barred the Republican president in October from immediately removing Cook, allowing her to stay on the job until it could hear the case contesting her dismissal.During two hours of oral arguments, a majority of the nine justices on the top court — both conservatives and liberals — seemed skeptical that the president had shown sufficient cause to remove Cook or had provided her with appropriate due process.Justice Brett Kavanaugh expressed concern that setting a “very low bar for cause” could allow presidents to dismiss Fed governors at will and “weaken, if not shatter, the independence of the Federal Reserve.””All of the current president’s appointees would likely be removed for cause on January 20, 2029 if there’s a Democratic president,” Kavanaugh said, referring to the next inauguration day.Justice Samuel Alito, another conservative, took issue with the “hurried manner” in which the court was being asked to decide the case while the facts remain in dispute.Solicitor General John Sauer pushed back, saying the allegations against Cook were serious and merited her dismissal.”Deceit or gross negligence by a financial regulator in financial transactions is cause for removal,” Sauer said.”The American people should not have their interest rates determined by someone who was, at best, grossly negligent in obtaining favorable interest rates for herself.”Trump has accused Cook of making false statements on one or more mortgage agreements, allegedly claiming two primary residences, one in Michigan and another in Georgia.Paul Clement, Cook’s lawyer, said she had “at most” made an “inadvertent mistake” on her mortgage documents and noted that no previous president has ever tried to remove a Fed governor.”It’s less important that the president have full faith in every single governor, and it’s more important that the markets and the public have faith in the independence of the Fed from the president and from Congress,” Clement said.- ‘Political pressure’ -In a sign of public support for Cook, Fed Chair Jerome Powell personally attended the hearing, which comes as the Trump administration intensifies its pressure on the central bank, including the opening of a criminal investigation into the Fed chief.Earlier this month, Powell revealed that US prosecutors had launched an inquiry into him over an ongoing renovation of the Fed’s headquarters.Powell has dismissed the investigation as a politically motivated attempt to influence the central bank’s interest rate setting.Trump’s bid to fire Cook, the first Black woman to serve on the central bank’s board of governors, and the probe into Powell are a dramatic escalation of the president’s efforts to control the Fed.Trump has repeatedly criticized the Fed for spurning his demands to slash interest rates more aggressively.By ousting Cook, the Republican president could potentially add another voice to the Fed’s board to try and shift interest rates in his favored direction.The Supreme Court has overwhelmingly sided with Trump since he returned to office and it recently allowed him to fire members of other independent government boards. But it created a carve-out for the Fed in its ruling.Cook became a Fed governor in 2022 and was reappointed to the board in 2023.In a statement released after the hearing, she said the case “is about whether the Federal Reserve will set key interest rates guided by evidence and independent judgment or will succumb to political pressure.”

Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays

Après Nestlé ces dernières semaines, le français Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Les autorités françaises ont fait un lien entre ces deux campagnes: un fournisseur chinois.Les rappels de Lactalis et Nestlé sont motivés par la présence éventuelle de céréulide, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, dans les laits infantiles pourtant très contrôlés puisqu’ils sont utilisés auprès des nourrissons, en complément ou comme aliment alternatif au lait maternel.La céréulide est un composant toxique produit dans certaines conditions par une famille de bactéries quand celles-ci sont réchauffées à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidies.”Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine”, a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6.L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.- Rappels de Danone -Le secteur du lait infantile a été secoué ces dernières années par plusieurs alertes sanitaires, avérées ou non.Lactalis est mis en examen depuis 2023 notamment pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires”, en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018, quand plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient été atteints de salmonellose. Ces alertes ont des répercussions importantes sur les ventes des groupes et la confiance des consommateurs, en témoignent les baisses ces dernières semaines du cours de Bourse de Nestlé, un des leaders du secteur, après les annonces successives de rappel. Lactalis n’est pas coté.Mercredi, c’est Danone, autre acteur incontournable du lait infantile dans le monde, qui a observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989.L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’étaient pas encore en magasin.Ces blocages s’ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays.En France métropolitaine pour Lactalis, c’est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.- “Quelques lots” -Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots” produits en France, a souligné une porte-parole à l’AFP, sans les détailler, ceux-ci n’ayant pas la même taille en fonction des commandes.Lactalis n’a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d’acide arachidonique, précisant qu’il était distribué par un grossiste européen partenaire.”A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”, ajoute le géant laitier.Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre.Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.hrc-cho-jah-mdz/abb/LyS

Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays

Après Nestlé ces dernières semaines, le français Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Les autorités françaises ont fait un lien entre ces deux campagnes: un fournisseur chinois.Les rappels de Lactalis et Nestlé sont motivés par la présence éventuelle de céréulide, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, dans les laits infantiles pourtant très contrôlés puisqu’ils sont utilisés auprès des nourrissons, en complément ou comme aliment alternatif au lait maternel.La céréulide est un composant toxique produit dans certaines conditions par une famille de bactéries quand celles-ci sont réchauffées à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidies.”Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine”, a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6.L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.- Rappels de Danone -Le secteur du lait infantile a été secoué ces dernières années par plusieurs alertes sanitaires, avérées ou non.Lactalis est mis en examen depuis 2023 notamment pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires”, en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018, quand plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient été atteints de salmonellose. Ces alertes ont des répercussions importantes sur les ventes des groupes et la confiance des consommateurs, en témoignent les baisses ces dernières semaines du cours de Bourse de Nestlé, un des leaders du secteur, après les annonces successives de rappel. Lactalis n’est pas coté.Mercredi, c’est Danone, autre acteur incontournable du lait infantile dans le monde, qui a observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989.L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’étaient pas encore en magasin.Ces blocages s’ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays.En France métropolitaine pour Lactalis, c’est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.- “Quelques lots” -Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots” produits en France, a souligné une porte-parole à l’AFP, sans les détailler, ceux-ci n’ayant pas la même taille en fonction des commandes.Lactalis n’a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d’acide arachidonique, précisant qu’il était distribué par un grossiste européen partenaire.”A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”, ajoute le géant laitier.Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre.Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.hrc-cho-jah-mdz/abb/LyS