Ran Gvili, “le défenseur d’Aloumim”, dernier otage israélien à Gaza, tué le 7-Octobre

Ran Gvili, dernier otage israélien à Gaza dont le corps a été rapatrié lundi en Israël, était un policier tombé au combat en défendant le kibboutz Aloumim le 7 octobre 2023 durant l’attaque du Hamas sur le sud du pays. Agé de 24 ans, ce sous-officier passionné de moto et membre de Yassam, une unité d’élite …

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Nigeria : l’armée va juger des officiers pour une tentative de coup d’État en 2025

L’armée nigériane a annoncé lundi qu’elle allait juger plusieurs officiers accusés d’avoir planifié un coup d’Etat contre le président Bola Tinubu l’année dernière, reconnaissant ainsi l’existence d’un complot que le gouvernement avait initialement nié.En octobre 2025, l’armée avait annoncé que 16 officiers avaient été arrêtés pour “problèmes d’indiscipline”.A l’époque, malgré les démentis officiels, des sources …

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Troisième procès pour les assassins présumés du journaliste slovaque Jan Kuciak

Les responsables présumés de l’assassinat du journaliste d’investigation Jan Kuciak et de sa fiancée Martina Kusnirova sont jugés pour la troisième fois à partir de lundi en Slovaquie, huit ans après ce crime qui avait bouleversé le pays d’Europe centrale.Accusé d’être le commanditaire de ces assassinats, l’homme d’affaires Marian Kocner, 62 ans, est rejugé aux …

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Ubisoft continue les coupes et veut supprimer jusqu’à près de 5% de ses effectifs français

Le paquebot Ubisoft va réduire la voilure en France: le géant des jeux vidéo compte supprimer “jusqu’à 200 postes” au sein de son siège, soit près de 5% de ses effectifs français, dans le cadre d’une vaste réorganisation visant à le relancer.Après de nombreuses restructurations et fermetures de studios à l’étranger, c’est au tour des …

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Minneapolis: Trump joue l’apaisement mais ne change pas de cap

Donald Trump a appelé lundi à la fin des violences au Minnesota, où il a dépêché un proche conseiller, face à la vague d’indignation suscitée par la mort d’un deuxième manifestant américain tué par des agents des services fédéraux de l’immigration.Le décès d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, lors d’une manifestation samedi dans la plus grande ville de l’Etat, Minneapolis, est une “tragédie” et le président américain “ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues”, a dit la porte-parole de la Maison Blanche lors d’un point presse.Mais M. Trump exige aussi “la fin de la résistance et du chaos” qu’il attribue aux élus démocrates locaux, selon Karoline Leavitt.Un peu plus tôt, le chef d’Etat avait annoncé envoyer sur place le responsable de sa politique d’expulsions massives de migrants, Tom Homan. “Il me rendra directement compte”, a posté le président sur son réseau Truth Social.M. Homan dirigera les opérations de la police de l’immigration (ICE) et fera le lien avec les enquêteurs chargés d’une affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne, a précisé Karoline Leavitt sur X.Confronté à des critiques, y compris de son propre camp, Donald Trump joue l’apaisement, sans pour autant changer de cap.Sur Truth Social, il a déclaré avoir eu “une très bonne conversation” téléphonique avec le gouverneur de l’Etat, Tim Walz, une de ses bêtes noires. Cet ancien colistier de Kamala Harris a lui parlé sur X d’un “échange constructif”.- “Sur la même longueur d’onde” -“Nous semblons en réalité être sur la même longueur d’onde”, a écrit le président. Peu après, Karoline Leavitt a toutefois réitéré une demande qui fait figure de ligne rouge pour les dirigeants démocrates du Minnesota: coopérer avec les agences fédérales chargées de l’immigration. Une grande partie de l’Etat est en effet un “sanctuaire”, limitant la collaboration des forces de l’ordre locales avec ICE.Dans une atmosphère extrêmement tendue depuis la mort d’une Américaine de 37 ans, Renee Good, tuée par balles par un agent fédéral à Minneapolis le 7 janvier, la justice était également sollicitée sur deux fronts lundi.Selon les médias américains, une juge fédérale a promis de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l’opération anti-immigration dans l’Etat. Cela pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, estime David Schultz, professeur de sciences politiques et de droit à l’université Hamline. Une plainte pour empêcher les autorités américaines de détruire des preuves dans l’affaire Alex Pretti était également examinée.”Une enquête est en cours (…) et il est évident que nous ne détruisons pas les preuves”, a assuré le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, sur Fox News dans la matinée.Les élus démocrates au Congrès menacent, pour leur part, de bloquer le financement du gouvernement si les agences fédérales chargées de l’immigration ne sont pas réformées.- “Je n’aime pas les tirs” -Dans une interview avec le Wall Street Journal dimanche, le président américain a sous-entendu que les policiers fédéraux quitteraient le Minnesota “à un moment donné”, sans donner de date.A propos de la mort d’Alex Pretti, il avait assuré : “Je n’aime pas les tirs”. “Mais je n’aime pas non plus quand quelqu’un se rend à une manifestation avec une arme”.Comme pour Renee Good, son gouvernement a rejeté la faute sur la victime, lui reprochant de porter un pistolet — ce pour quoi l’homme disposait d’un permis, selon les autorités locales.Une analyse de vidéos par l’AFP semble contredire la version officielle. Les images montrent l’infirmier dans la rue, filmant des hommes armés portant des gilets “Police”. Il s’interpose lorsqu’un agent pousse une manifestante et reçoit du gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque à terre et plusieurs de ses collègues interviennent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un policier vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti, agenouillé avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré. Les agents s’écartent brusquement et tirent plusieurs fois à distance. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents de l’infirmier ont accusé l’administration de répandre “des mensonges écœurants” sur leur fils, “un être au grand cœur”

Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

“Nous pouvons enfin dire: il n’y a plus d’otages à Gaza”: Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d’entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l’attaque du 7-Octobre. Cet épilogue devrait permettre l’avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël. “Nous sommes au seuil de la prochaine phase” du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais “la prochaine phase, ce n’est pas la reconstruction”, elle consiste “à désarmer le Hamas et à démilitariser” Gaza, a-t-il ajouté. L’armée avait auparavant indiqué qu’à “l’issue de la procédure d’identification”, elle avait “informé la famille de l’otage Ran Gvili, (…) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé”.  M. Netanyahu a salué “une réussite extraordinaire pour l’Etat d’Israël”. “Nous les avons tous ramenés, jusqu’au tout dernier captif”, a-t-il dit au Parlement.Le gouvernement “a accompli sa mission morale”, s’est-il prévalu, l’armée se félicitant d’avoir tenu sa promesse de “ne jamais abandonner personne”. “C’est une période qui touche à sa fin”, réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit “très émue”. “Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c’est vraiment la fin (…) au final, nous voulons juste vivre en paix”, ajoute-t-elle.”Ça ressemble à une forme de clôture. C’est très émouvant”, témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.  “TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (…) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!”, a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social. Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).- Fin du “combat” -Lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d’otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim. Seule sa dépouille n’avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre. “Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n’y a plus d’otages à Gaza”, a écrit le Forum des familles.  “Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l’un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l’Histoire”, a-t-il ajouté, un combat désormais “terminé”. Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d’un drapeau israélien et entouré de soldats. “Tu devrais voir les honneurs qu’on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l’armée (…) tout le peuple (…) Je suis fier de toi, mon fils”, a lancé son père lors d’un hommage. Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza. Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit “tous les détails et informations” qu’il détenait sur l’emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son “engagement” pour le cessez-le feu. – “Voyager est un rêve” -Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l’acheminement de l’aide humanitaire. Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu’elle serait “limitée” aux piétons et soumise à “un mécanisme complet d’inspection israélien”. Sur le terrain, alors que les deux parties s’accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d’habitants palestiniens. “Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie”, témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.”Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l’école”, ajoute-t-elle.La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.Le secrétaire général de l’ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une “mise en oeuvre intégrale” de l’accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.

US deploys aircraft carrier as Iran warns against attack

A US naval strike group led by an aircraft carrier has deployed to Middle Eastern waters, the United States said Monday, as Tehran warned it was ready to hit back at any American attack launched in response to a crackdown on anti-government protests.A US-based rights group said on Monday that it had confirmed the deaths of nearly 6,000 people in the wave of protests suppressed by Iran’s security forces, but emphasised the actual toll could be several times higher.The protests started in late December, driven by economic grievances, but turned into a mass movement against the Islamic republic, with huge street demonstrations for several days from January 8.But rights groups have accused authorities of quelling the movement with unprecedented violence, shooting into crowds of protesters under the cover of an internet shutdown that has now lasted 18 days — the longest Iran has ever imposed.US President Donald Trump has previously threatened to intervene, saying last week that Washington was sending a “massive fleet” to the region “just in case”. The deployment of the USS Abraham Lincoln carrier strike group dramatically boosts American firepower in the region.The strike group has arrived in the Middle East, US Central Command said Monday, adding it was there “to promote regional security and stability”. The United States backed and briefly joined Israel’s 12-day war against Iran in June, and while Trump last week appeared to step back from his threats of new military intervention, he has never ruled the option out. – ‘Regret-inducing response’ -Iran’s foreign ministry warned on Monday of a “comprehensive and regret-inducing response to any aggression”. Ministry spokesman Esmaeil Baghaei said: “The arrival of such a battleship is not going to affect Iran’s determination and seriousness to defend the Iranian nation.”A senior military official told state television that the “buildup of extra-regional forces and equipment… would not act as a deterrent but rather increase their vulnerability and turn them into accessible targets”.Meanwhile, a new anti-US billboard has appeared in the central Enghelab Square in Tehran that appears to show an American aircraft carrier being destroyed. “If you sow the wind, you will reap the whirlwind,” its English-language caption reads.In Lebanon, Iran-backed Shiite militant group Hezbollah, whose capabilities and leadership were severely degraded in a war with Israel in 2024, organised a rally in support of the Islamic republic featuring an address by its leader Naim Qassem, who warned “a war on Iran this time will ignite the region”.Iran’s Gulf neighbour the United Arab Emirates, which hosts a US airbase, said it would not allow attacks on Iran to be launched from its territory.- Rising toll -NGOs tracking the deaths from the crackdown have said their task has been impeded by the internet shutdown, warning that confirmed figures are likely to be far lower than the actual toll.The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) said it had confirmed that 5,848 people had been killed, including 209 members of the security forces. But the group added it was still investigating another 17,091 possible fatalities.  At least 41,283 people have been arrested, it said. Giving their first official toll from the protests, Iranian authorities last week said 3,117 people were killed, the majority of whom it described as members of the security forces or innocent bystanders killed by “rioters”.Confirming that the internet blackout remained in place, monitor Netblocks said the shutdown was “obscuring the extent of a deadly crackdown on civilians”.Hosein Rafieian, a senior Iranian official for matters relating to the digital economy, told the Mehr news agency on Monday that “we hope that companies’ access to the international internet will be restored within the next day or two”. Over the weekend, Persian-language TV channel Iran International, which is based outside the country, said more than 36,500 Iranians were killed by security forces from January 8 to 9, citing reports, documents and sources. It was not immediately possible to verify the report.Activists have said that the Revolutionary Guards, a military force separate from the regular army with the mandate of keeping the Islamic revolution alive, took a frontline position in putting down the protests.Italian Foreign Minister Antonio Tajani on Monday urged the European Union to list the Guards as a “terrorist organisation”, as Canada and the United States have done, saying the “the losses suffered by the civilian population during the protests demand a clear response”.