Nine dead in clashes between Syria govt, Kurdish forces in Aleppo

Clashes between government troops and Kurdish-led forces in northern Syria’s Aleppo killed at least nine people on Tuesday, mostly civilians, in one of the worst flare-ups between the sides in months. The implementation of a March deal to merge the Kurds’ semi-autonomous administration and military into Syria’s new Islamist government has largely stalled.Tensions have occasionally erupted into clashes, particularly in Aleppo, which has two Kurdish-majority neighbourhoods.Both sides traded blame over who started Tuesday’s fighting, which continued into the night and is among the deadliest violence between the government and Kurdish forces since the toppling of Bashar al-Assad more than a year ago. It also adds to concerns about progress on the integration deal.On Tuesday morning, the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces said factions affiliated with the government “targeted the Sheikh Maqsud neighbourhood”.By evening, the SDF said the death toll in the Kurdish-majority Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh districts had risen to four civilians including two women and a child.It reported “indiscriminate artillery and missile shelling” on the areas, including “the use of drones… direct sniper fire and heavy-weapon fire”.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.- Stalled integration -In a statement carried by state news agency SANA, the defence ministry said the SDF targeted “a number of neighbourhoods in Aleppo city adjacent to the districts it controls”.SANA reported five people killed by SDF fire — four civilians including a child, in addition to a member of the defence ministry personnel.The agriculture ministry said two of the dead were workers at a research centre.”The SDF is again proving that it does not recognise the March 10 agreement and is trying to undermine it,” the defence ministry said.Civil aviation authorities announced “the suspension of flights to and from Aleppo airport for 24 hours and their diversion to Damascus airport” due to the violence, SANA reported.Governor Azzam al-Gharib announced schools, universities and government offices in Aleppo city would be closed on Wednesday and public events cancelled, citing “the current situation and the targeting of several hospitals and institutions by indiscriminate SDF artillery shelling”.The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, and supported by a US-led international coalition was key to the territorial defeat of the Islamic State group in Syria in 2019.The March agreement on its integration into the state was supposed to be implemented by the end of 2025.- ‘Lay down’ weapons -In Ankara, Turkish Defence Minister Yasar Guler said “the PKK (the Kurdistan Workers’ Party) and all affiliated groups must immediately cease all terrorist activity in regions where they are present, including in Syria, and lay down their weapons without condition”.The SDF is dominated by the People’s Protection Units (YPG), a Kurdish militant group seen by Ankara as an extension of the PKK, which earlier this year agreed to end its four-decade armed struggle against Turkey.”We will not allow any terrorist organisation — particularly the PKK, the PYD, the YPG, and the SDF — to establish a foothold in the region,” Guler added.A close ally of the new authorities, Turkey shares a 900-kilometre (550-mile) border with Syria and has launched successive offensives to push Kurdish forces from its frontier.Also on Tuesday, the SDF accused factions affiliated with Syria’s army of attacking Deir Hafer, around 50 kilometres (30 miles) east of Aleppo, and near the strategic Tishreen Dam to the city’s northeast.The Kurdish-led force affirmed its right to “respond legitimately to these attacks”.On Sunday, SDF chief Mazloum Abdi held further talks with officials in Damascus on integrating the Kurdish-led forces, but state media reported no tangible results.The Kurds are pushing for decentralised rule, an idea which Syria’s new Islamist authorities have rejected.Last month in Aleppo, clashes killed five people, while Turkish Foreign Minister Hakan Fidan urged the SDF not to be an obstacle to Syria’s stability.

Italie: la Juventus Turin repart de l’avant

Trois jours après son nul à domicile face au mal classé Lecce, la Juventus Turin a passé ses nerfs mardi sur Sassuolo, surclassé 3 à 0, lors de la 19e journée du Championnat d’Italie.Grâce à ce succès, la Juve a repris la quatrième place avec ses 36 points, à une longueur du podium, mais les Bianconeri ont disputé deux matches de plus que le trio de tête, l’Inter, leader avec 39 points, l’AC Milan (2e, 38 pts) et Naples (3e, 37 pts).Avec une passe décisive et un but, Jonathan David a été le grand artisan de la victoire de la Juve, la quatrième de la Vieille Dame sur les cinq dernières journées.L’ancien Lillois avait beaucoup à se faire pardonner: contre Lecce (1-1) samedi, l’attaquant canadien a privé son équipe d’une victoire en manquant complétement sa tentative de penalty.Contre Sassuolo, l’équipe de Luciano Spalletti n’a guère tremblé: il ne lui fallu attendre que 16 minutes pour prendre l’avantage sur un but contre son camp Tarik Muharemovic.Dominatrice mais maladroite, la Juve a peiné à concrétiser sa supériorité, avant que Fabio Miretti, servi par David, ne double enfin la mise à la 62e minute.La Juve a ajouté immédiatement un troisième but (63e), David profitant d’une mauvaise relance d’Arijanet Muric pour filer vers le but et inscrire son deuxième but en Serie A après cinq mois d’attente, avant d’être félicité chaleureusement sur le terrain par ses coéquipiers et même son entraîneur.- Côme enchaîne -“C’est un but qui arrive au bon moment pour moi, mais le plus important est d’avoir renoué avec la victoire”, a insisté David.”Il a livré un très bon match, son match contre Lecce avait déjà été très bon, jusqu’à son penalty, mais pour nous, il n’avait rien à nous prouver, on sait le joueur qu’il est”, a souligné son entraîneur.La 4e place, qualificative pour la Ligue des champions, suscite bien des convoitises: la Juve est sous la menace de l’AS Rome (5e, 36 pts) et de Côme (6e, 33 pts et un match en moins) et ces trois équipes ont occupé tour à tour mardi en l’espace de quelques heures cette dernière place qualificative pour la Ligue des champions.En ouverture de cette 19e journée, Côme, entraîné par le très convoité Cesc Fabregas, s’est imposé 2 à 0 sur le terrain de Pise et a enchaîné une troisième victoire consécutive en championnat grâce à Maximo Perrone (68e) et un doublé d’Anastasios Douvikas (76e, 90e+6 sur pénalty).Le club lombard, dont les propriétaires indonésiens, les frères Hartono, font partie des milliardaires les plus riches de la planète, a bondi à la 4e place, avant d’en être délogé par l’AS Rome.La Roma a signé à Lecce sa première victoire à l’extérieur depuis le 23 novembre grâce au troisième but en Serie A de l’Irlandais Evan Ferguson (14e) et à Artem Dovbyk (71e).Mercredi, l’Inter Milan peut s’assurer le titre honorifique de champion d’automne en s’imposant à Parme.

CAN-2025: la Côte d’Ivoire tenante du titre complète un tableau de rêve pour les quarts

La Côte d’Ivoire, tenante du titre, portée par sa jeune garde, s’est qualifiée par les quarts de finale de la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc en disposant facilement du Burkina Faso 3-0 mardi à Marrakech.Les Éléphants qui défieront l’Égypte de Mohamed Salah samedi à Agadir, complètent ainsi un tableau des quarts de finale de rêve où tous les prétendants au titre s’affronteront dans des affiches toutes alléchantes et équilibrées.Parfois balbutiants durant leurs trois matches de groupe, mais porté par leur star Amad Diallo, auteur du premier but de la rencontre, ils n’ont cette fois laissé aucune chance aux Étalons burkinabé.Comme une passation de pouvoir, Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien a choisi de titulariser au milieu de terrain dès le coup d’envoi, Christ Inao Oulai, 19 ans, coqueluche des supporters et de laisser sur le banc Seko Fofana, 30 ans, l’un des piliers du titre acquis à domicile il y a deux ans. “Si le fait d’avoir aligné le petit Inao, nous a permis de tuer les matches, ce qui nous fuyait, Dieu merci!”, s’est amusé Faé en conférence de presse à propos de sa nouvelle pépite. “Mais je crois surtout qu’il a profité de notre force collective”, a-t-il repris plus sérieusement louant le travail de ses cadres pour mettre leur “petit frère” dans les meilleurs conditions.- Jeunesse et collectif -Et c’est la fougue de sa jeunesse symbolisée par Inao Oulai, Yan Diomandé, 19 ans également et Amad Diallo, 23 ans, joueur du match, qui a mis au supplice en début de la rencontre la rugueuse défense burkinabè. Amad Diallo, notamment, sur son côté droit a terrorisé Adamo Nagalo, dépassé et sanctionné d’un carton jaune dès la 6e minute, obligeant Brama Traoré, le sélectionneur burkinabè à remplacer le défenseur du PSV Eindhoven par Ibrahim Touré avant même la fin de la première période (42e).L’attaquant de Manchester United, meilleur buteur ivoirien avec deux buts en deux rencontres avant ce huitième, avait déjà donné un premier avantage aux Éléphants en ouvrant le score après une action collective limpide, conclue par un raid dans la surface des Etalons (1-0, 20e).La pression pour le Burkina n’a pas été moins forte à gauche où Yan Diomandé a également donné beaucoup de fil à retordre aux défenseurs chargés de le marquer, incapables de savoir si l’ailier de Leipzig allait préférer frapper de son pied gauche ou de son pied droit.C’est du pied droit qu’il a doublé la mise à la demi-heure de jeu, parfaitement lancé par Diallo, ne laissant aucune chance à Hervé Koffi qui a tenu sa place malgré une blessure à une cuisse contractée lors du dernier match de poule face au Soudan (2-0, 32e).Et s’ils ont continué leurs assauts en seconde période, les Ivoiriens ont dû attendre la fin de rencontre pour porter l’estocade lorsque Bazoumana Touré, 19 ans lui encore, rentré en jeu à la place de Diomandé, a parachevé le succès ivoirien en contre et en solitaire (3-0, 87e).Un frisson a traversé le camp ivoirien en voyant Inao Oulai, leur nouveau métronome au milieu de terrain dépité en pensant être suspendu contre l’Égypte pour avoir écopé de deux cartons jaunes lors de ses deux dernières rencontres.Mais le milieu de Trabzonspor en Turquie s’est adonné à une danse enflammée au coup de sifflet final, lorsqu’il a relu le règlement qui le laissait qualifié. L’insouciance de la jeunesse.

CAN-2025: la Côte d’Ivoire tenante du titre complète un tableau de rêve pour les quarts

La Côte d’Ivoire, tenante du titre, portée par sa jeune garde, s’est qualifiée par les quarts de finale de la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc en disposant facilement du Burkina Faso 3-0 mardi à Marrakech.Les Éléphants qui défieront l’Égypte de Mohamed Salah samedi à Agadir, complètent ainsi un tableau des quarts de finale de rêve où tous les prétendants au titre s’affronteront dans des affiches toutes alléchantes et équilibrées.Parfois balbutiants durant leurs trois matches de groupe, mais porté par leur star Amad Diallo, auteur du premier but de la rencontre, ils n’ont cette fois laissé aucune chance aux Étalons burkinabé.Comme une passation de pouvoir, Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien a choisi de titulariser au milieu de terrain dès le coup d’envoi, Christ Inao Oulai, 19 ans, coqueluche des supporters et de laisser sur le banc Seko Fofana, 30 ans, l’un des piliers du titre acquis à domicile il y a deux ans. “Si le fait d’avoir aligné le petit Inao, nous a permis de tuer les matches, ce qui nous fuyait, Dieu merci!”, s’est amusé Faé en conférence de presse à propos de sa nouvelle pépite. “Mais je crois surtout qu’il a profité de notre force collective”, a-t-il repris plus sérieusement louant le travail de ses cadres pour mettre leur “petit frère” dans les meilleurs conditions.- Jeunesse et collectif -Et c’est la fougue de sa jeunesse symbolisée par Inao Oulai, Yan Diomandé, 19 ans également et Amad Diallo, 23 ans, joueur du match, qui a mis au supplice en début de la rencontre la rugueuse défense burkinabè. Amad Diallo, notamment, sur son côté droit a terrorisé Adamo Nagalo, dépassé et sanctionné d’un carton jaune dès la 6e minute, obligeant Brama Traoré, le sélectionneur burkinabè à remplacer le défenseur du PSV Eindhoven par Ibrahim Touré avant même la fin de la première période (42e).L’attaquant de Manchester United, meilleur buteur ivoirien avec deux buts en deux rencontres avant ce huitième, avait déjà donné un premier avantage aux Éléphants en ouvrant le score après une action collective limpide, conclue par un raid dans la surface des Etalons (1-0, 20e).La pression pour le Burkina n’a pas été moins forte à gauche où Yan Diomandé a également donné beaucoup de fil à retordre aux défenseurs chargés de le marquer, incapables de savoir si l’ailier de Leipzig allait préférer frapper de son pied gauche ou de son pied droit.C’est du pied droit qu’il a doublé la mise à la demi-heure de jeu, parfaitement lancé par Diallo, ne laissant aucune chance à Hervé Koffi qui a tenu sa place malgré une blessure à une cuisse contractée lors du dernier match de poule face au Soudan (2-0, 32e).Et s’ils ont continué leurs assauts en seconde période, les Ivoiriens ont dû attendre la fin de rencontre pour porter l’estocade lorsque Bazoumana Touré, 19 ans lui encore, rentré en jeu à la place de Diomandé, a parachevé le succès ivoirien en contre et en solitaire (3-0, 87e).Un frisson a traversé le camp ivoirien en voyant Inao Oulai, leur nouveau métronome au milieu de terrain dépité en pensant être suspendu contre l’Égypte pour avoir écopé de deux cartons jaunes lors de ses deux dernières rencontres.Mais le milieu de Trabzonspor en Turquie s’est adonné à une danse enflammée au coup de sifflet final, lorsqu’il a relu le règlement qui le laissait qualifié. L’insouciance de la jeunesse.

Boulbina stunner takes Algeria through, Diallo sparkles for I. CoastTue, 06 Jan 2026 22:03:24 GMT

Adil Boulbina and Amad Diallo stole the show as Algeria and Ivory Coast scored contrasting victories in Morocco on Tuesday to complete the Africa Cup of Nations quarter-finals line-up. A stunning strike from substitute Boulbina with one minute of extra time remaining gave Algeria a 1-0 victory over the Democratic Republic of Congo in Rabat after …

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Les Européens serrent les rangs derrière l’Ukraine, les Américains en soutien

Européens et Américains ont convenu mardi à Paris d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, les Etats-Unis restant toutefois flous sur la nature de leur engagement.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance du cessez-le-feu, sous “leadership” américain, une fois un accord de paix trouvé avec la Russie, une perspective encore très hypothétique.Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre la Coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”, a salué le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion à l’Elysée. Ces garanties de sécurité sont “la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine”, a-t-il martelé.Emmanuel Macron a annoncé dans la foulée sur la chaîne France 2 que “plusieurs milliers” de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d’un cessez-le-feu avec la Russie.S’ils ont affiché leur volonté d’être en “soutien”, les Etats-Unis ne sont toutefois pas signataires de la déclaration et les contours précis de leur engagement militaire restent encore flous.Donald Trump “soutient fortement ces protocoles de sécurité”, qui visent à “dissuader toute attaque” future en Ukraine, a relevé l’envoyé spécial Steve Witkoff.- “Pas seulement des paroles” -“Si l’Ukraine conclut un accord final (de paix), elle doit savoir qu’ensuite elle aura, de toute évidence, une dissuasion solide et de réels +filets de sécurité+ pour être sûre que tout cela ne se reproduise pas”, a renchéri le gendre du président américain, Jared Kushner.La force multinationale, à l’étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la Coalition, menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.La contribution américaine en matière “de renseignement et de logistique” et surtout l’engagement des Etats-Unis à apporter un “soutien” à la force en “cas d’attaque”, qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne sont toutefois pas mentionnés dans le texte final.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.La balle est désormais dans le camp de la Russie, ont martelé les Européens. Tout cela “requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait souligné, un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Donald Tusk, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Moscou continue aussi de marteler ces exigences territoriales sur la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, y compris les territoires encore contrôlés par l’armée de Kiev.”Espérons que nous serons en mesure d’arriver à certains compromis”, a relevé Steve Witkoff qui s’est félicité de “progrès significatifs”. Le président ukrainien a rappelé que certaines “idées” – dont une démilitarisation de territoires contestés – étaient sur la table et a suggéré d’en discuter désormais “au niveau des dirigeants”.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Les contours opérationnels de la force multinationale restent par ailleurs encore imprécis, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain. “Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise” au Groenland, a assuré Emmanuel Macron sur France 2.Plus tard dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a indiqué à l’AFP que Donald Trump étudiait “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, y compris “utiliser l’armée”.Concernant l’Ukraine, les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager. Car la perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique: une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.

Les Européens serrent les rangs derrière l’Ukraine, les Américains en soutien

Européens et Américains ont convenu mardi à Paris d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, les Etats-Unis restant toutefois flous sur la nature de leur engagement.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance du cessez-le-feu, sous “leadership” américain, une fois un accord de paix trouvé avec la Russie, une perspective encore très hypothétique.Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre la Coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”, a salué le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion à l’Elysée. Ces garanties de sécurité sont “la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine”, a-t-il martelé.Emmanuel Macron a annoncé dans la foulée sur la chaîne France 2 que “plusieurs milliers” de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d’un cessez-le-feu avec la Russie.S’ils ont affiché leur volonté d’être en “soutien”, les Etats-Unis ne sont toutefois pas signataires de la déclaration et les contours précis de leur engagement militaire restent encore flous.Donald Trump “soutient fortement ces protocoles de sécurité”, qui visent à “dissuader toute attaque” future en Ukraine, a relevé l’envoyé spécial Steve Witkoff.- “Pas seulement des paroles” -“Si l’Ukraine conclut un accord final (de paix), elle doit savoir qu’ensuite elle aura, de toute évidence, une dissuasion solide et de réels +filets de sécurité+ pour être sûre que tout cela ne se reproduise pas”, a renchéri le gendre du président américain, Jared Kushner.La force multinationale, à l’étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la Coalition, menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.La contribution américaine en matière “de renseignement et de logistique” et surtout l’engagement des Etats-Unis à apporter un “soutien” à la force en “cas d’attaque”, qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne sont toutefois pas mentionnés dans le texte final.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.La balle est désormais dans le camp de la Russie, ont martelé les Européens. Tout cela “requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait souligné, un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Donald Tusk, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Moscou continue aussi de marteler ces exigences territoriales sur la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, y compris les territoires encore contrôlés par l’armée de Kiev.”Espérons que nous serons en mesure d’arriver à certains compromis”, a relevé Steve Witkoff qui s’est félicité de “progrès significatifs”. Le président ukrainien a rappelé que certaines “idées” – dont une démilitarisation de territoires contestés – étaient sur la table et a suggéré d’en discuter désormais “au niveau des dirigeants”.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Les contours opérationnels de la force multinationale restent par ailleurs encore imprécis, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain. “Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise” au Groenland, a assuré Emmanuel Macron sur France 2.Plus tard dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a indiqué à l’AFP que Donald Trump étudiait “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, y compris “utiliser l’armée”.Concernant l’Ukraine, les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager. Car la perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique: une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.

“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, répond à Trump la présidente par intérim

“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, a lancé mardi Delcy Rodriguez au premier jour de son mandat en tant que présidente par intérim après l’enlèvement tonitruant et décrié du chef de l’Etat Nicolas Maduro à Caracas par l’armée américaine.A Donald Trump qui a clamé que les Etats-Unis étaient désormais “aux commandes” et que Mme Rodriguez “paierait plus cher que Maduro” si elle ne faisait pas “ce qu’il faut”, la vice-présidente propulsée présidente par intérim a déclaré que “le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre”.”Le peuple vénézuélien reste ferme et mobilisé pour défendre notre patrie (…) C’est un peuple qui ne se rend pas”, a-t-elle encore martelé lors d’une allocation télévisée trois jours après la capture par les Etats-Unis de M. Maduro, une opération éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines.Lundi, Mme Rodriguez, 56 ans, a prêté serment devant le Parlement, prenant la tête d’un gouvernement qui compte toujours dans ses rangs le ministre de l’Intérieur et tenant d’une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.D’après la Constitution, l’intérim de Mme Rodriguez n’est que de 90 jours, une période qui peut-être prorogée de trois mois supplémentaires par l’Assemblée nationale.En cas de déclaration de vacance absolue de Nicolas Maduro, qui n’a pas encore été décrétée, la loi l’oblige à convoquer des élections dans les 30 jours suivants.Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de retourner “le plus vite possible” au Venezuela. Le président américain l’a disqualifiée samedi pour prendre la tête du pays.Tout en affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres nations, comme les Etats-Unis l’ont fait en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, qui dispose des premières réserves de brut prouvées de la planète.”Dizaines de victimes”Mardi, le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a fait état de “dizaines de victimes parmi les civils innocents et les militaires” lors de l’opération américaine menée dans la nuit de vendredi à samedi.  Les avis de décès de 23 militaires, dont cinq amiraux, ont été rendus publics sur le compte Instagram de l’armée vénézuélienne, dans un premier bilan officiel fourni par les autorités à Caracas.Par ailleurs, Cuba, un allié du Venezuela, avait auparavant annoncé que 32 membres de ses services de sécurité avaient été tués, et a divulgué leur identité mardi dans la presse officielles.L’ONU a averti mardi que cette intervention, présentée par les Etats-Unis comme une opération de police, avait “sapé un principe fondamental du droit international”.Après des mois de frappes sur des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, les Américains se sont emparés samedi de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans. Tous deux doivent répondre de quatre chefs d’accusation, dont celui de “narcoterrorisme”. Tous deux ont plaidé non coupables lundi lors d’une première audience devant un tribunal fédéral à New York. Maduro va rester incarcéré dans cette ville et comparaîtra à nouveau le 17 mars. A Caracas, un nouveau appel au rassemblement de ses partisans a été lancé mardi au Venezuela pour exiger sa libération.Sara Pilar Rodriguez, militante pro-pouvoir estime que les Etats-Unis ont commis un “abus institutionnel”: À notre présidente par intérim, qu’elle sache qu’elle peut compter sur le soutien de toutes les femmes, de toutes les forces politiques. Nous sommes ici prêts à défendre tout cela jusqu’au retour de Maduro, qui reviendra bientôt. Maduro doit revenir, en tout cas moi je l’attends, et il arrivera bientôt”.Alors que la peur de la répression règne au Venezuela, les langues se délient parfois à la frontière colombienne: Evelyn Cardenas, qui sort du Venezuela, se dit convaincue que “tous les Vénézuéliens sont heureux” de la chute de Maduro, “mais nous ne pouvons pas l’exprimer ouvertement”.- “Gouvernement instable” -Le syndicat de la presse vénézuélienne (SNTP) a signalé mardi sur les réseaux sociaux que, en marge de cette session à l’Assemblée nationale, 14 journalistes et collaborateurs de médias, “dont 13 d’agences et de médias internationaux”, avaient été interpellés, puis libérés, ainsi que deux correspondants de la presse internationale à la frontière avec la Colombie. Mme Rodriguez, qui a pris en main la gestion du pétrole, la principale ressource du Venezuela, devra également préserver l’unité du chavisme, la doctrine héritée de l’ex-président de gauche Hugo Chavez (1999-2013) qui a procédé à de nombreuses nationalisations.Le nouveau gouvernement est “instable”, juge l’analyste politique Marino de Alba, expliquant que “malgré les divergences internes, le chavisme a bien intégré que seule une cohésion apparente lui donnait une chance de se perpétuer au pouvoir”.”L’objectif principal est de gagner du temps pour (…) profiter du fait que les revendications et les conditions de Washington sont centrées sur la question pétrolière”, selon lui.bur-jt-pgf-lab-al/ial/