Au procès Lafarge pour financement du terrorisme, l’acceptation du “racket” des groupes jihadistes

“On avait le choix entre deux solutions, la pire et la moins pire”. Au procès de Lafarge, d’anciens cadres se sont expliqués sur les raisons pour lesquelles le cimentier était resté en Syrie jusqu’en 2014, moyennant des paiements à des groupes classés comme “terroristes”.Le tribunal correctionnel de Paris, qui juge le groupe et huit ex-responsables pour financement du terrorisme et violation d’embargo, a commencé mardi à se pencher sur le volet, central, des flux financiers entre la filiale syrienne de la multinationale, Lafarge Cement Syria (LCS), et des groupes rebelles, parmi lesquels figurent le groupe État islamique (EI) et Jabhat al-Nosra.Lafarge est soupçonné de leur avoir versé en 2013 et 2014 plusieurs millions d’euros — cinq millions selon l’accusation — afin de maintenir l’activité d’une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, alors que les autres multinationales avaient quitté le pays dès 2012.En juillet de cette année-là, les expatriés de LCS sont eux aussi évacués de Syrie et l’usine mise à l’arrêt. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette dernière redémarre, avec les employés locaux restés sur place.”Il y avait une volonté des employés de montrer qu’ils étaient capables, sans le retour des expatriés, de redémarrer l’usine”, explique Bruno Pescheux, l’ancien directeur général de la branche syrienne.Ils prenaient pourtant de “gros risques”, notamment en passant les barrages, observe la magistrate. “Il a été mis en place par notre actionnaire syrien un système qu’on peut appeler une assurance que des passages aux +checkpoints+ des salariés Lafarge se passeraient bien”, répond-il.L’actionnaire minoritaire syrien, Firas Tlass, est au centre du dossier, ayant servi d’intermédiaire entre LCS et les groupes armés. Lui aussi renvoyé en procès par la justice française, il est toutefois absent aux débats et donc jugé par défaut. “Ce système particulier avait été accepté par Lafarge avec l’idée aussi que ça n’allait pas durer longtemps”, avance Bruno Pescheux.Ce système prévoyait le versement d’argent pour d’une part financer l’acquisition d’intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et d’autre part à assurer des “paiements de sécurité” et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les “checkpoints”.Décortiquant méticuleusement tous les courriels et comptes rendus échangés entre les différents protagonistes, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez appelle successivement, dans une espèce de valse continue, les prévenus à la barre pour les interroger sur tel ou tel point, puis les fait rasseoir avant de leur demander de revenir.- “Racket” -“Soit on se faisait taxer — c’était pas nouveau, ce système est généralisé au niveau de la Syrie — soit on fermait”, déclare de son côté Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge, qui évoque un système de “racket”. Un terme qui fait souvent tiquer la présidente, plusieurs messages faisant plutôt état de “négociations” ou d'”accords”.En octobre 2013, des camions de LCS sont bloqués à un checkpoint et un mois plus tard, le groupe EI apparaît dans la liste des bénéficiaires des “donations” de LCS.”On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l’usine si nous étions partis ?”, demande M. Herrault. “On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire”, ajoute-t-il. “Si on était partis”, les groupes jihadistes “auraient démembré l’usine, vendu ou fait tourner l’usine”, estime-t-il.En juillet 2014, alors que l’EI a proclamé son califat, la situation devient plus violente et l’usine est une nouvelle fois à l’arrêt. Pour autant, l’objectif est de trouver un accord pour la “redémarrer, pour vider les silos” et éviter que la production ne tombe aux mains des jihadistes, ce qui leur aurait rapporté “dix fois plus que les donations”, explique-t-il.Selon M. Herrault, le PDG d’alors, Bruno Lafont, qui figure aussi parmi les prévenus, était parfaitement au courant de ces versements.”Je n’ai jamais entendu, compris ou suspecté des paiements à des groupes terroristes jusqu’au 27 août 2014″, dément le principal intéressé. La cimenterie, finalement évacuée, tombera aux mains de l’EI mi-septembre 2014.

Un mystérieux pied fossilisé découvert en Ethiopie met sous les projecteurs un contemporain de Lucy

Un mystérieux pied fossilisé découvert en Ethiopie met sous les projecteurs un ancêtre de l’Homme peu connu, contemporain de l’espèce de la célèbre Lucy, selon une étude scientifique publiée mercredi.Cette découverte, dernier rebondissement dans l’histoire de l’évolution humaine, pourrait même jeter un doute sur le statut de l’espèce de Lucy, Australopithecus afarensis, en tant qu’ancêtre direct de l’Homo sapiens.Jusqu’à la découverte de ce pied à Burtele, dans le nord-est de l’Ethiopie, en 2009, l’espèce de Lucy était considérée comme le seul ancêtre de l’homme, ayant vécu dans cette région il y a plus de trois millions d’années. Mais ce pied n’appartient manifestement pas à l’espèce de Lucy, car il possède un orteil opposable, similaire à un pouce, qui permettait à son propriétaire de s’agripper aux branches des arbres, comme les singes. L’équipe de scientifiques qui a découvert ce pied en a déduit en 2015 l’existence d’une espèce jusqu’alors inconnue d’hominidé, l’Australopithecus deyiremeda, sur la base de mâchoires vieilles d’environ 3,4 millions d’années trouvées elles aussi à Burtele. Cette annonce avait été accueillie avec un certain scepticisme dans les milieux scientifiques, prompts à débattre des tentatives d’ajouter une nouvelle branche à l’arbre généalogique de l’Humanité.L’équipe n’avait jusqu’ici pas été en mesure d’affirmer de façon certaine que les os de ce “pied de Burtele” appartenaient à cette nouvelle espèce Australopithecus deyiremeda.Mais dans leur nouvelle étude publiée dans la revue Nature mercredi, les scientifiques annoncent que de nouveaux fossiles, dont une mâchoire comportant 12 dents trouvée sur le site, montrent que le pied appartenait bien à un Australopithecus deyiremeda.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que le pied de Burtele appartient à la même espèce que ces dents et cette mâchoire”, a déclaré à l’AFP l’auteur principal de l’étude, Yohannes Haile-Selassie, de l’université de l’Arizona. – Ancêtre de l’Homo sapiens? -Les chercheurs ont découvert de nouveaux indices d’un lien entre cette espèce et l’Homo sapiens. Un scanner des dents découvertes suggère ainsi que l’Australopithecus deyiremeda était plus primitif que sa cousine Lucy, selon l’étude. Son régime alimentaire se composait principalement de feuilles, de fruits et de noix provenant des arbres.Son gros orteil préhensile suggère également que ce parent de l’Homo Sapiens passait plus de temps dans les arbres. Or, les gros orteils ont joué un rôle important dans l’évolution humaine, conduisant l’Homme à quitter les arbres et à marcher sur deux jambes. La question de la cohabitation entre Australopithecus deyiremeda et l’espèce de Lucy ne cesse cependant d’interroger les chercheurs. Les nouvelles recherches suggèrent que l’espèce des Australopithecus deyiremeda passait son temps dans la forêt, souvent dans les arbres, tandis que les Australopithecus afarensis comme Lucy passaient plus de temps au sol, une différence qui leur a permis de cohabiter, selon les chercheurs. Cela démontre que “la coexistence est profondément ancrée dans notre ascendance”, souligne le chercheur Yohannes Haile-Selassie. – A la recherche de nos racines -John McNabb, archéologue spécialiste du paléolithique à l’université britannique de Southampton, qui n’a pas participé à l’étude, a salué ces nouvelles recherches.”Il y aura toujours des sceptiques, mais je pense que ces nouvelles découvertes, ainsi que la validation des précédentes, aideront de nombreux chercheurs à mieux accepter l’Australopithecus deyiremeda”, a-t-il déclaré à l’AFP. Cela “ajoute un nouvel élément à l’équation” dans la recherche de l’identité de notre véritable ancêtre, se dit certain M. McNabb. L’espèce de Lucy reste l’ancêtre privilégié, en raison de son pied plus proche de celui de l’Homme, par rapport à l’Australopithecus deyiremeda, plus primitif, concèdent les deux scientifiques. Mais cette découverte “ouvre la possibilité que nous puissions encore trouver d’autres espèces datant de cette période, car il semble que les australopithèques expérimentaient le fait d’être bipèdes”, souligne M. Haile-Selassie.

Russia says talks on ending Ukraine war ‘serious’, after new US plan

Russia said Wednesday that ongoing talks to end the war in Ukraine were “serious”, after earlier welcoming parts of a new US plan to halt the deadliest fighting in Europe since World War II.A deal was still a long way off, Russian officials warned, with US President Donald Trump’s envoy Steve Witkoff due in Moscow next week for further talks.But the negotiations were “ongoing, the process is serious,” Kremlin spokesman Dmitry Peskov said in televised comments.Washington has not published its new plan, which Trump has called a “fine-tuned” update of a previous 28-point proposal firmly rejected by an alarmed Kyiv and its European allies for being, they said, a Kremlin wish-list.Trump and US Army Secretary Dan Driscoll, who has been in talks with Russian delegates this week, have also expressed cautious optimism over the revised version.Ukrainian officials have said Driscoll is due for further talks in Kyiv this week. It is not clear how similar the new plan is to the earlier proposal, but an official familiar with the matter told AFP the new draft had fewer points and left sensitive issues concerning territory — a key point for both Russia and Ukraine — unresolved.In comments to a Russian state TV reporter, Kremlin aide Yuri Ushakov said the draft required “truly serious analysis” and that Russia had not yet discussed it with anyone.”Some aspects can be viewed positively, but many require special discussions among experts,” he said.The original plan — drafted without input from Ukraine’s European allies — would have seen Kyiv withdraw from its eastern Donetsk region and the United States de facto recognise the Donetsk, Crimea and Lugansk regions as Russian. It ignited a storm of criticism, with Washington forced to deny claims it was just a Russian “wish list”, throwing an extraordinary element of confusion into the talks. Ukrainian leader Volodymyr Zelensky framed it as one of the most difficult choices in Ukrainian history: “either the loss of dignity or the risk of losing a key partner” in Washington.The updated plan appears to please Kyiv more. Ukraine said later it had reached an “understanding” with the United States, and that the two sides had pared back some of the points Kyiv disagreed with following talks in Geneva.Russian President Vladimir Putin ordered the full-scale military assault on Ukraine in February 2022 — calling it a “special military operation”. Kyiv and its European allies say the war is an unprovoked and illegal land grab that has resulted in a tidal wave of violence and destruction.Tens of thousands of civilians and military personnel have been killed since the war began, while millions of Ukrainians have been forced to leave their homes.- Key sticking points -US officials were upbeat Tuesday about the drive to end the war, even as they acknowledged key sticking points remained over the plan.But the Kremlin cautioned Wednesday it was “too early” to say if a deal was close.Ukraine’s European allies had drafted their own counter-proposal to the original plan, which Russia immediately smacked down, accusing them of “meddling” in the peace process.EU Commission Chief Ursula von der Leyen said Wednesday that days of negotiations to refine the US plan had begun to lay the groundwork for a possible settlement.But she warned Russia showed no sign of really wanting to stop the fighting.”I want to be clear from the very outset: Europe will stand with Ukraine and support Ukraine every step of the way,” she told EU lawmakers.As diplomatic efforts to end the war rumbled on, Ukraine on Wednesday reported another night of air attacks.A Russian drone attack on the southern Ukrainian region of Zaporizhzhia overnight left more than a dozen wounded and damaged tens of homes, governor Ivan Fedorov said.

Lecornu annonce suspendre d’ici au printemps une hausse envisagée de la taxe foncière

Le gouvernement va suspendre d’ici au printemps une hausse envisagée de la taxe foncière, qui avait suscité un tollé dans la classe politique, le temps de “changer (la) méthode” pour son calcul qui sera plus locale, a annoncé Sébastien Lecornu mercredi.”J’ai demandé aux ministres concernés de dilater ce calendrier pour nous emmener jusqu’au mois de mai ou juin pour permettre cette approche départementale”, voire “commune par commune”, a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.Cette taxe devait augmenter en raison d’une mise à jour de sa base de calcul par le ministère de l’Economie. En moyenne, la hausse de cette taxe, payée par quelque 32 millions de propriétaires, serait de 63 euros par an pour chacun des 7,4 millions de logement concernés.”On est en train de traiter nationalement un sujet qui parfois n’a strictement rien à voir d’un département à l’autre”, a expliqué le chef du gouvernement, dénonçant au passage “le procès” lancé par “certains extrêmes ou démagogues” contre les élus locaux qui la perçoivent.”Notre système de revalorisation des bases locatives, tel qu’il existe depuis 1959″, est devenu “caduc”, a ajouté M. Lecornu, en invitant les élus locaux “à tracer un chemin nouveau sur la révision” de ces bases. La base de calcul de la taxe foncière repose notamment sur des éléments dits “de confort”, tels que la présence d’eau courante, d’électricité, de WC ou de lavabos dans le logement, inclus dans les “bases foncières”. Or la présence de chacun de ces éléments augmente artificiellement le nombre de mètres carrés pris en compte, et mécaniquement le montant de la taxe. “Lorsque vous rajoutez des règles qui peuvent apparaître complètement déconnectées de toute forme de sens commun, par définition, elles deviennent incompréhensibles. Et ça pose une question plus grave qui est la question du consentement à l’impôt”, a fait valoir M. Lecornu.Il répondait au chef de file du groupe Les Républicains Mathieu Darnaud, qui avait dénoncé dans ce mode de calcul “un chef-d’œuvre de cynisme” et rappelé qu’il voulait dans le budget “plus d’économies” et “moins de taxes injustes”.Le président du parti Renaissance Gabriel Attal a salué “une excellente nouvelle pour les propriétaires, que nous réclamions depuis le premier jour”. Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella s’est félicité d’avoir “fait annuler la scandaleuse hausse de la taxe foncière” et “fait respecter la France des propriétaires”.Le maire de Saint-Germain-en-Laye et porte-parole du parti Horizons Arnaud Péricard s’est réjoui de cette “décentralisation” de la décision.”Toute modernisation des impôts locaux doit se faire tranquillement, en concertation avec les élus locaux. On ne peut pas balancer comme ça, à la sauvette, des choses qui angoissent nos concitoyens”, a réagi Antoine Homé, qui représentait l’Association des maires de France lors d’une réunion organisée à Bercy dans la matinée.”Nous voulons du temps pour comprendre les impacts concrets dans chaque département”, a indiqué de son côté Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse et représentant des villes moyennes.”Les bases de notre taxe foncière sont totalement archaïques et très largement injustes par rapport à la valeur des biens, mais il est sage de renoncer à une réforme forcément très partielle alors qu’on doit préparer une réforme de fond”, a estimé Boris Ravignon, maire DVD de Charleville-Mézières.

G.Bissau rocked by coup d’etat, arrest of presidentWed, 26 Nov 2025 17:19:24 GMT

Military officers in Guinea-Bissau declared they have “total control” of the coup-prone west African country Wednesday, closing its borders and suspending its electoral process three days after general elections, with military sources confirming its president’s arrest.The officers’ announcement followed heavy gunfire that rang out near the presidential palace earlier in the day, with men in …

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How Nigeria is handling the kidnappings, security crisisWed, 26 Nov 2025 17:19:23 GMT

The recent wave of kidnappings plaguing Nigeria is just the latest bout of security crises to hit Africa’s most populous country, which the government says it is fully committed to address.In just a week, assailants kidnapped 25 schoolgirls, 38 worshippers, 315 school children and teachers, 13 young women and girls walking near a farm, and …

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Nigerian bus passengers travel with fear of kidnappingsWed, 26 Nov 2025 17:16:26 GMT

At the Iddo bus station in Lagos, Nigeria’s economic capital, passengers like Rasheedat Eniola say they travel with knots in their stomach. The 29-year-old nurse is headed to the state of Kano to attend her sister’s graduation, but the series of kidnappings that have hit the north of the country turn each trip into a test …

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Stocks extend gains on US rate cut hopes

Global stocks pushed higher on Wednesday as investors saw an increasing likelihood of another US interest rate cut next month.Crude prices steadied after falling sharply Tuesday on speculation that a Ukraine peace deal could see Russia allowed to export vastly more oil.Wall Street’s three main indices pushed higher, coming off strong gains the previous day on downbeat economic data that reinforced expectations that the Federal Reserve will cut interest rates again next month.Risk appetite was further boosted by a report that US President Donald Trump’s top economic aide was the frontrunner to become the Federal Reserve’s next boss. Kevin Hassett is a close ally of the president and Bloomberg reported that he was someone who would back Trump’s calls for more rate cuts.”It’s hard to ignore that the dramatic shifts in rate cut hopes have been the dominant market driver in recent weeks,” said Matt Britzman, senior equity analyst at Hargreaves Lansdown.Expectations for a December rate cut surged this week after several Fed officials said they backed a third straight reduction, citing labour market weakness despite stubborn inflation. Data released Wednesday showed that first-time unemployment claims dipped last week in the United States to 216,000, and came in lower than expected by analysts. “Today’s data, while a headwind of sorts for rate-cut expectations, has been a tailwind for the view that the economy can avoid a recession,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.In Europe, London stocks advanced and the pound pushed higher as the centre-left Labour government delivered a tax-raising budget aimed at curbing debt and funding public services.Meanwhile, the yield on UK 10-year government bonds dipped, a sign that investors retained confidence in finance minister Rachel Reeves having control over public finances. Kathleen Brooks, research director at XTB, said market reaction suggested Reeves had “passed a major hurdle” and that her measures “have fiscal credence with investors for now”.Paris and Frankfurt stocks also gained, supported by hopes of progress toward the end of Russia’s war in Ukraine.”Now, nothing is signed yet — there’s still a lot of negotiation left — but markets have started to price in this deal, which is why both the euro and European stocks have rallied,” said Forex.com analyst Fawad Razaqzada.US envoy Steve Witkoff will visit Moscow next week to meet with Russian President Vladimir Putin as Washington presses on with negotiations to end the war.Asia stocks were also up, gains that came after a pullback on trading floors for much of November owing to worries about lofty valuations, particularly of tech firms.- Key figures at around 1630 GMT -New York – Dow: UP 0.8 percent at 47,468.06 pointsNew York – S&P 500: UP 0.8 percent at 6,820.68New York – Nasdaq Composite: UP 0.9 percent at 23,237.84London – FTSE 100: UP 0.9 percent at 9,691.58 (close)Paris – CAC 40: UP 0.9 percent at 8,096.43 (close)Frankfurt – DAX: UP 1.1 percent at 23,726.22 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.9 percent at 49,559.07 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.1 percent at 25,928.08 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 3,864.18 (close)Euro/dollar: UP at $1.1601 from $1.1570 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3233 from $1.3165Dollar/yen: UP at 156.34 yen from 155.97 yenEuro/pound: DOWN at 87.67 pence from 87.86 penceBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $61.86 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $58.01 per barrelburs-rl/jxb

Guinée-Bissau: coup d’état militaire et suspension des élections

Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi avoir pris le “contrôle total du pays” et suspendre le processus électoral, alors que ce pays coutumier des troubles politiques était dans l’attente des résultats des élections présidentielle et législatives organisées dimanche.A la mi-journée, des tirs avaient été entendus près du palais présidentiel et des hommes en tenues militaires prenaient possession de la principale artère menant vers le palais, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui a déjà connu quatre coups d’État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance.L’Afrique de l’Ouest a connu depuis 2020 une série de coups d’Etat militaires au Mali, Burkina, Niger et Guinée-Conakry.En début d’après-midi, le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés, a annoncé à la presse au siège de l’état-major, qu’un “Haut commandement pour la restauration de l’ordre, composé de toutes les branches de l’armée” prenait “la direction du pays jusqu’à nouvel ordre”, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place. “Ce qui nous a poussé à le faire c’est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l’ordre”, a ajouté le général, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”. Les renseignements généraux “ont confirmé l’introduction d’armes dans le pays pour changer l’ordre constitutionnel”, a-t-il ajouté.- Couvre-feu -Le général a également annoncé la suspension de “tout le processus électoral”, la fermeture des frontières “terrestres, aériennes et maritimes” et l’instauration d’un “couvre-feu obligatoire”. “L’exercice du pouvoir du commandement commence à partir d’aujourd’hui. Le commandement appelle la population au calme”, a-t-il ajouté.Dans les rues de la capitale Bissau, quelques rares passants étaient visibles en fin d’après-midi et un calme précaire régnait. A la mi-journée, des centaines de personnes à pied ou dans des véhicules avaient fui la zone du palais présidentiel pour se mettre à l’abri tandis que des tirs nourris avaient retenti à plusieurs reprises.Interrogé par un journaliste de l’AFP, un officier supérieur a confirmé que des arrestations avaient eu lieu. Le président sortant Umaro Sissoco Embalo, qui était donné favori lors de cette élection, se trouve dans un bâtiment derrière l’état-major, “avec le chef d’état-major et le ministre de l’Intérieur”, a précisé cet officier supérieur sous couvert d’anonymat.Il n’était pas possible dans l’immédiat de confirmer si le président avait été arrêté.   La Commission Nationale des Elections (CNE) a été attaquée par des hommes armés non identifiés mercredi, a indiqué à l’AFP un responsable de la communication de la commission, Abdourahmane Djalo.Mardi, le camp de M. Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa ont chacun revendiqué la victoire à la présidentielle, alors que les résultats provisoires officiels de ces élections n’étaient attendus que jeudi.La présidentielle, qui s’était déroulée dans le calme dimanche, avait eu lieu sans le principal parti d’opposition, le PAIGC, et son candidat, Domingoes Simoes Pereira.Le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l’indépendance par les armes en 1974, a été exclu – également pour un dossier trop tardif – des législatives, visant à élire les 102 députés du Parlement. L’opposition avait qualifié de “manipulation” l’exclusion du PAIGC des scrutins présidentiel et législatifs.La proclamation des résultats électoraux a souvent donné lieu à des mouvements de contestation en Guinée-Bissau. La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise post-électorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire.Avec près de 40% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté, la Guinée-Bissau figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Elle est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe, à la faveur de l’instabilité politique.