Slalom: Paco Rassat récidive à Adelboden et prend les commandes

Sa victoire à Gurgl avait fait sensation, celle d’Adelboden le propulse dans une nouvelle dimension: le Français Paco Rassat, éblouissant dimanche dans le slalom suisse, prend les commandes de la discipline, à quelques semaines des JO.Quatrième chrono de la première manche, le Savoyard de 27 ans a réalisé un mur final époustouflant en deuxième manche pour terminer avec respectivement 18/100e et 20/100e d’avance sur les Norvégiens Atle Lie McGrath et Henrik Kristoffersen.”Ce début de saison me montre que je dois croire en moi, que je peux skier vite”, s’est réjoui au téléphone le skieur des Aillons, qui sort d’une troisième place mercredi sur le slalom de Madonna di Campiglio remporté par son compatriote Clément Noël.Technicien à l’éclosion tardive, Rassat avait disputé à Adelboden sa première étape de Coupe du monde il y a quatre ans seulement, et se considère “encore plutôt comme un outsider que comme un leader”. Mais “je suis content de ce podium parce que je vais le chercher d’une manière différente des deux premiers, en étant plus dans une position de +chassé+ que de chasseur” en deuxième manche, a-t-il souligné.- Funambule -Le Savoyard a expliqué à la chaîne suisse RTS avoir “vibré” samedi “derrière le podium” de son compatriote Léo Anguenot, troisième du géant remporté par le Suisse Marco Odermatt. “Vive la France, vive la République!”, a-t-il conclu, sourire aux lèvres.Au classement de la discipline, Paco Rassat reprend la première place au Norvégien Timon Haugan, éliminé en première manche, avec 26 points d’avance sur Noël, huitième dimanche à 70/100e après une fin de deuxième manche moins fluide qu’à l’accoutumée.Le classement général demeure lui largement dominé par Marco Odermatt, quadruple tenant du gros globe qui ne s’aligne pas entre les piquets serrés, avec 417 points d’avance sur le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen.Si Paco Rassat avait déjà brièvement porté le dossard rouge de leader du slalom après sa victoire inattendue en novembre dans le slalom autrichien de Gurgl, l’impression laissée à Adelboden est différente.Déjà le plus rapide pendant l’essentiel de la première manche, Rassat avait frôlé la sortie de piste dans le mur final, mais ce sauvetage en funambule n’avait guère semblé l’émouvoir ou l’inhiber.”J’ai failli passer à la casserole en bas de ce mur. Mais voilà, cette faute m’a aidé à aborder différemment la pente en deuxième manche”, a-t-il analysé.- Duo de leaders bleus -Outre cette solidité mentale, chez un skieur qui n’était jamais monté sur un podium de Coupe du monde avant cette saison, il a démontré en seconde manche une rare capacité à retrouver de la vitesse même après un léger coup de frein.L’avènement de Paco Rassat confirme la santé retrouvée des slalomeurs bleus, dont les performances ne reposent plus sur les seules épaules du champion olympique en titre, Clément Noël, vainqueur l’an dernier à Adelboden.S’il court toujours après son premier podium mondial, Steven Amiez est ainsi l’un des slalomeurs les plus réguliers du début de saison: il a encore fini septième dimanche, à 69/100e de son coéquipier.Le vétéran Victor Muffat-Jeandet, 36 ans, a lui grimpé de six places en deuxième manche pour finir 12e à 1 sec 48, s’installant même brièvement dans le fauteuil de leader. “Je suis toujours jeune dans ma tête, donc je suis super content”, s’est-il réjoui.”Allumer du vert ici à Adelboden, c’est une des meilleures sensations qu’un athlète puisse connaître dans sa vie”, constatait-il avant même que Paco Rassat ne prenne la tête de la course.

Affaire des tickets VIP du Mondial-2023 de rugby: mêlées judiciaires en vue

Quand le Mondial-2023 de rugby en France se prolonge sur les terrains judiciaires: Daimani, plateforme mise en cause dans l’affaire des tickets VIP, conteste la créance réclamée et les accusations des organisateurs, qui crient en retour à l'”écran de fumée”.Daimani, dans le radar d’un juge parisien au pénal, est sorti de son silence ce week-end auprès de l’AFP pour s’élever contre la créance de près de 12 millions d’euros réclamée par les organisateurs du tournoi dans le volet commercial du litige.”Daimani France ne doit certainement pas 12 millions au GIE (groupement d’intérêt économique, un des piliers de l’organisation du tournoi, NDLR) et donc, nous voulons qu’il y ait un procès sur cette créance”, a expliqué le groupe Daimani. “Nous contestons la créance réclamée par le GIE dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire de Daimani France”, a-t-il poursuivi. “Ils essaient de créer un écran de fumée, de mettre de la confusion dans un dossier juridiquement très clair”, a rétorqué auprès de l’AFP Christophe Pierrel, représentant de la Fédération française de rugby et liquidateur désigné du GIE.Selon Christophe Pierrel, cette somme de 11,7 millions d’euros correspond à la garantie apportée contractuellement par Daimani Holding AG, société de droit suisse, à Daimani France, qui était chargée de vendre des packages de services fournis avec plusieurs dizaines de milliers de billets pour cette compétition.Mais la société a fait faillite juste après la Coupe du monde après avoir raté plusieurs échéances de paiement.- Insolvabilité en question -Cette créance est aussi la composante d’un volet au pénal. Sollicité par l’AFP en novembre, le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire, ce qui permet à un juge d’enquêter. Cette procédure vise Daimani, les structures “Daimani Holding AG, Daimani France, Daimani AG” ainsi que “leurs dirigeants, Andreas Truttenbach, Max Müller, Pascal Portes”, selon le parquet.L’Equipe avait révélé que le GIP France (comité d’organisation du Mondial-2023 de rugby) et le GIE, liés à la Fédération française de rugby, avaient déposé plainte en septembre pour escroquerie contre ces sociétés qui avaient commercialisé les places VIP, dénonçant notamment une insolvabilité organisée.Max Müller, ex-responsable du groupe Daimani, est lui aussi sorti du mutisme et s’est défendu auprès de l’AFP de toute “insolvabilité organisée”. “Nous nous sentons trompés. Nous avions signé au départ pour une exclusivité”, a-t-il dit.Le groupe Daimani avance ainsi que “sur un inventaire de 20.666 billets restant à commercialiser par Daimani France, il y en a 16.000 qui n’ont pas été revendus par Daimani France”. Soit “une part très importante du solde du prix de 12 millions d’euros réclamé par le GIE”, affirme le groupe.”Ces billets, nous savons qu’ils ont trouvé preneur puisque qu’en regardant les matches, les zones VIP en question étaient pleines. Par qui ont-ils été vendus? Nous ne le savons pas”, s’interroge Daimani.- “Dysfonctionnements” -La Cour des comptes avait pointé au printemps 2025 des “dysfonctionnements” dans la gestion du Mondial-2023 de rugby. “L’issue du contentieux commercial avec Daimani France (11,7 millions d’euros)” paraît “pour le moins incertaine”, avait-elle estimé.Par ailleurs, le parquet de Paris a mentionné auprès de l’AFP un préjudice présumé qui “s’élèverait à 27 millions d’euros hors taxe environ” dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour “escroquerie en bande organisée” et visant les structures de Daimani. Déplorant de son côté un “préjudice subi”, Daimani souligne que sa “réputation a été détruite auprès de ses agents revendeurs, ce qui était quand même l’actif principal de ce groupe”.Les packages VIP ou “hospitalités” adossent aux billets pour les stades des voyages, accès à des espaces privilégiés ou encore de la restauration. “Sur certains matches, certains de nos clients VIP n’ont pas mangé, or la Coupe du monde se passait en France, pays de la restauration”, a protesté Max Müller, en mettant en cause le fournisseur de ces prestations. “La qualité n’était pas au rendez-vous”, a-t-il déploré.”Nous avons vocation à demander réparation ultérieurement”, a prévenu Daimani.

Turkey bars Iranians from protesting outside Istanbul consulate

Turkey on Sunday prevented Iranian nationals from protesting outside Iran’s consulate in Istanbul, with the area cordoned off and crowds blocked by police.Iran has been roiled by street protests since December 28 that have taken hold nationwide, challenging the theocratic government that has ruled the country since the 1979 revolution.Turkey, a majority Sunni Muslim country, shares a border of around 500 kilometres (300 miles) and three land crossings with its Shiite neighbour Iran. It hosts more than 74,000 Iranians with residence permits and around 5,000 refugees.Demonstrators gathered under steady rain in Istanbul, where Nina, a young Iranian exile, said she wanted to show solidarity as the protests shaking the Islamic republic rumble into their third week.”It’s been 72 hours since we had any news from the country, from our families. No internet or television, we can’t reach Iran anymore,” she said, the Iranian flag and red tears painted across her face.”The regime kills at random — whether families are on foot or in a car, whether there are children. It spares no one,” she added.Initially ignited by anger over the rising cost of living, the protests in Iran have spiralled into a broader movement.Amir Hossein, a singer from Tehran exiled in Turkey for 20 years, said he hoped “the entire Iranian nation can hear me”.”In every country, permits are granted to demonstrate for freedom, for democracy, but in Turkey, unfortunately, never,” Hossein said.He called on the international community to intervene on the situation in Iran, adding: “Our regime is not normal; it kills.”At least 192 protesters have been killed in Iran’s biggest movement against the Islamic republic in more than three years, according to the Norway-based NGO Iran Human Rights.”But this time, victory is ours and we are going to win,” Hossein said.”We have a leader,” he stressed, referring to Reza Pahlavi, the exiled son of the ousted shah, who has played a prominent role in calling for the protests.Nearby, a young woman unfurled the former Iranian flag, flown before the Islamic revolution, and emblazoned with a lion and sun.But not all protesters were calling for Pahlavi’s return.”We want democracy, a republic, not a monarchy,” said Mehdi, an exiled engineer, stressing the shah’s son was “incapable of uniting people”.