Les Ougandais votent, entre répression policière et blocage d’internet
Les Ougandais se rendent aux urnes jeudi pour des élections législatives et présidentielle, le président Yoweri Museveni cherchant à prolonger ses 40 années au pouvoir dans un contexte de répression et de blocage d’internet.Dans la capitale Kampala, au moins un bureau de vote était ouvert comme prévu à 07H00 (04H00 GMT) ce matin mais le scrutin n’avait pas encore commencé dans d’autres localités, ont constaté des journalistes de l’AFP présents sur place.Le quotidien ougandais Daily Monitor a publié une pleine page sur la manière de “protéger votre domicile en vue des élections”, conseillant aux citoyens de renforcer leurs portes et fenêtres et de s’aménager une pièce sécurisée. Cette tension est familière dans le pays d’Afrique de l’Est après les quatre décennies de règne et six mandats présidentiels de M. Museveni, 81 ans, ex-guérillero accuséd’abus généralisés des forces de sécurité contre ses opposants.Son principal adversaire est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu politicien Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale, Kampala.Nombre d’observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, qui se déroule dans un climat condamné par l’ONU comme “marqué par une répression et une intimidation généralisées” et de contrôle total de M. Museveni sur l’appareil d’Etat. Des centaines de partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, lors de laquelle il a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles, qualifiant la période pré-électorale de “guerre” et le président de “dictateur militaire”.Nombre d’entre eux gardent toutefois espoir: les rassemblements du candidat ont attiré des foules plus nombreuses que prévu.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison.Une importante présence policière et militaire était observée dans les rues de Kampala à la veille du scrutin. Beaucoup d’habitants étaient nerveux.”Nous ne parlerons pas des élections. Vous pouvez poser n’importe quelle question, mais pas celle-là”, a déclaré un comptable d’une trentaine d’années qui n’a pas voulu donner son nom. “Allez voter”, a déclaré le président dans un discours cette semaine. “Quiconque veut porter atteinte à votre liberté, je l’écraserai,” a-t-il averti.- L’ONU inquiète -Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d’empêcher la propagation de la “désinformation” et de l'”incitation à la violence”.Cette coupure et la suspension récente de 10 ONG dans le pays ont été jugées “profondément inquiétantes” par l’ONU, qui a appelé à des élections “libres et authentiques”.La police a averti que le vote n’était “pas une justification pour des actes criminels” et a déployé des “agents spéciaux auxiliaires” nouvellement recrutés pour maintenir l’ordre. “Nous sommes parfaitement conscients qu’ils prévoient de truquer l’élection, de brutaliser la population, de tuer des gens, et ils ne veulent pas que le reste du monde le voie”, a déclaré Bobi Wine à l’AFP. L’opposant, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. En Ouganda, des journalistes ont été harcelés et empêchés d’assister au dernier meeting du président à Kampala. Malgré plusieurs scandales de corruption, Yoweri Museveni reste pour beaucoup le “père de la nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980.Plus de 70% de la population de l’Ouganda a moins de 30 ans et n’a connu que le “Mzee” – “Le Vieux” en swahili, un surnom teinté de bienveillance.
Uganda votes under internet blackout and police crackdownThu, 15 Jan 2026 04:40:46 GMT
Uganda was on edge as polls opened on Thursday, with President Yoweri Museveni expected to extend his 40-year rule amid an internet shutdown and a police crackdown on the opposition.The local Daily Monitor newspaper ran a full-page spread on how to “election-proof your home”, advising citizens to reinforce doors and windows and designate a safe-room …
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AI-created Iran protest videos gain traction
AI-generated videos purportedly depicting protests in Iran have flooded the web, researchers said Wednesday, as social media users push hyper-realistic deepfakes to fill an information void amid the country’s internet restrictions.US disinformation watchdog NewsGuard said it identified seven AI-generated videos depicting the Iranian protests — created by both pro- and anti-government actors — that have collectively amassed some 3.5 million views across online platforms.Among them was a video shared on the Elon Musk-owned platform X showing women protesters smashing a vehicle belonging to the Basij, the Iranian paramilitary force deployed to suppress the protests.One X post featuring the AI clip, shared by what NewsGuard described as anti-regime users, garnered nearly 720,000 views.Anti-regime X and TikTok users in the United States also posted AI videos depicting Iranian protesters symbolically renaming local streets after President Donald Trump.One such clip shows a protester changing a street sign to “Trump St” while other demonstrators cheer, with an overlaid caption reading: “Iranian protestors are renaming the streets after Trump.”Trump had repeatedly talked in recent days about coming to the aid of the Iranian people over the crackdown on protests that rights groups say has left at least 3,428 people dead.Trump said Wednesday he had been told the killings of protesters in Iran had been halted, but added that he would “watch it and see” about threatened military action.Pro-regime social media users also shared AI videos purportedly showing large-scale pro-government counterprotests throughout the Islamic republic.The AI creations highlight the growing prevalence of what experts call “hallucinated” visual content on social media during major news events, often overshadowing authentic images and videos.In this case, AI creators were filling an information void caused by the internet blackout imposed by the Iranian regime as it sought to suppress demonstrations, experts said.”There’s a lot of news — but no way to get it because of the internet blackout,” said NewsGuard analyst Ines Chomnalez.”Foreign social media users are turning to AI video generators to advance their own narratives about the unfolding chaos.”The fabricated videos were the latest example of AI tools being deployed to distort fast-developing breaking news.AI fabrications, often amplified by partisan actors, have fueled alternate realities around recent news events, including the US capture of Venezuelan leader Nicolas Maduro and a deadly shooting by immigration agents in Minneapolis.AFP fact-checkers also uncovered misrepresented images that created misleading narratives about the Iranian protests, the largest since the Islamic Republic was proclaimed in 1979.One months-old video purportedly showing demonstrations in Iran was actually filmed in Greece in November 2025, while another claiming to depict a protester tearing down an Iranian flag was filmed in Nepal during last year’s protests that toppled the Himalayan nation’s government.
Trump assure que les “tueries en Iran ont pris fin” mais laisse planer la menace d’une intervention
Donald Trump a affirmé mercredi que “les tueries” en Iran avaient “pris fin” après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine, indiquant que Washington suivrait de près la situation.”Nous avons été informés par des sources très importantes de l’autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin”, a déclaré le président américain lors d’un événement à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement “pas lieu”.Interrogé par un journaliste de l’AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: “On observera ça et on verra quelle est la suite.”Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a, lui, affirmé qu’il n’y aurait “pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi)” dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.”Tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel”, a pour sa part lancé le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, mercredi à des médias.Selon l’ONG Hengaw, basée en Norvège, l’exécution d’un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue mercredi, a été reportée mais sa vie reste en danger.Le président américain a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d’habitants coupé d’internet depuis près d’une semaine sur décision des autorités.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), également basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. “Ce chiffre est un minimum absolu”, avertit l’organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.Le Conseil de sécurité des Nations unies prévoit de se réunir jeudi, à la demande des Etats-Unis, pour “un briefing sur la situation en Iran”, a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne.- Procès -Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués.Des banderoles proclamant “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP, de même qu’une photo montrant Donald Trump, le visage ensanglanté, lors d’une tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, “le calme règne” à présent dans le pays, et les autorités ont le “contrôle total” de la situation.Si le ministre a dit que Téhéran était ouvert à la diplomatie, d’autres responsables ont durci le ton mercredi envers les Etats-Unis et Israël. L’Iran est prêt à riposter “de manière décisive” à toute attaque, a notamment averti le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour. Devant ces “tensions régionales”, le Qatar a fait état du départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. En parallèle, le Royaume-Uni a annoncé avoir “fermé temporairement” son ambassade à Téhéran, tandis que l’Espagne et l’Inde ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran. A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics”.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental devant quelques journalistes, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.- Internet coupé -“L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, avait déclaré plus tôt le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, en référence aux actes de violence survenus lors des manifestations.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.Avant les propos de Donald Trump, les défenseurs des droits humains avaient exprimé leur inquiétude face à de potentielles exécutions express.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour consécutif, entravant l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à y mettre fin “impérativement”.
Une mission militaire européenne au Groenland, convoité par Trump
Une mission militaire européenne démarre jeudi au Groenland, territoire arctique sous souveraineté danoise convoité par le président Donald Trump, au lendemain d’une rencontre à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais qui a débouché sur un constat de “désaccord fondamental”.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi qu’elles allaient déployer du personnel militaire sur l’île pour une mission de reconnaissance qui, a précisé une source au sein du ministère français des Armées, s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance”. “De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a précisé le président français Emmanuel Macron sur X.Et ce “en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime”, a expliqué le ministère allemand de la Défense.Cette “exploration du Groenland” aura lieu de jeudi à samedi, a-t-il précisé, ajoutant qu’une “équipe de reconnaissance” composée de 13 membres de la Bundeswehr y participerait.Mercredi, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a dénoncé la volonté de M. Trump de “conquérir” le Groenland, à l’issue d’une rencontre à la Maison Blanche avec des responsables américains.”Le président a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente”, a-t-il dit à des journalistes.- “Intense” -“Nous avons donc toujours un désaccord fondamental, mais nous acceptons également d’être en désaccord”, a-t-il ajouté, annonçant la mise en place d’un “groupe de travail de haut niveau afin d’étudier si nous pouvons trouver une voie commune pour aller de l’avant”.Il a affirmé que Copenhague souhaitait “travailler en étroite collaboration avec les Etats-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse”.Le ministre danois et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt ont été reçus à la Maison Blanche par le vice-président JD Vance et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.”Cela a été très intense pour nous tous, mais je tiens à vous dire que la réunion d’aujourd’hui s’est très bien déroulée”, a commenté pour sa part Mme Motzfeldt.”J’ai de très bonnes relations avec le Danemark, et nous verrons comment tout cela évoluera. Je pense qu’une solution sera trouvée”, a ensuite déclaré Donald Trump, qui n’a pas participé à la réunion, à des journalistes à la Maison Blanche. Quelques heures plus tôt, il avait répété sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient “besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or que nous construisons”.C’est la première fois qu’il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.- Traîneaux -Donald Trump répète que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique, et n’écarte pas un recours à la force pour s’en emparer.Pendant les discussions, la Maison Blanche a publié un dessin sur X, figurant deux traîneaux tirés par des chiens, face à deux destinations possibles: l’Amérique symbolisée par la Maison Blanche sous un grand ciel bleu, ou la Chine et la Russie, représentées par la muraille de Chine et la Place rouge dans les ténèbres.Il n’y a ni navires ni investissements “massifs” chinois au Groenland, a répliqué M. Løkke Rasmussen à la presse danoise.En amont de la rencontre à Washington, les drapeaux groenlandais rouge et blanc avaient fleuri dans les devantures des boutiques de la capitale du territoire, Nuuk, aux fenêtres des habitations, sur le toit des voitures et des autobus, et même sur le câble d’une grue, selon un journaliste de l’AFP sur place.”C’est très effrayant parce que c’est quelque chose d’énorme”, a commenté Vera Stidsen, une enseignante de 51 ans rencontrée à la sortie d’un supermarché.”J’espère qu’à l’avenir nous pourrons continuer à vivre comme nous l’avons fait jusqu’à présent: en paix et sans être dérangés”, a-t-elle dit à l’AFP.Pour tenter d’amadouer Washington, Copenhague a promis de “renforcer sa présence militaire” au Groenland dès mercredi, et de dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence alliée dans l’Arctique.Il avait auparavant rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer la défense de l’Arctique.Mais Donald Trump tourne volontiers les efforts danois en ridicule. Il a encore affirmé mercredi qu’il “ne suffisait pas de deux traîneaux à chiens” pour défendre le territoire face à la Russie ou la Chine.aue-cbw-lb-roc/lgo
Asia markets mixed, oil falls after Trump’s Iran comments
Oil and precious metals slid Thursday after US President Donald Trump appeared to dial down threats of imminent military action on Iran, while Asian markets were mixed after Wall Street edged lower the previous day.Oil prices dropped three percent after Trump said Wednesday he would “watch it and see” on possible intervention in the Islamic republic, after he said he had been told the killings of protesters there had stopped.Crude prices had surged over recent days as Trump talked about coming to the aid of the Iranian people over the crackdown on protests, sparking concerns over possible disruption to global supplies.Gold and silver also dipped on the news.Hong Kong, Shanghai, Taipei, Wellington, Mumbai and Kuala Lumpur fell on Thursday, while Sydney, Seoul, Bangkok and Manila posted minimal gains.The mixed picture in Asia came after Wall Street stocks fell again Wednesday as investors shrugged off solid bank earnings and US data, which showed a 0.6 percent increase in retail sales in November.Analysts noted investor unease about possible US inverventions in Iran and Greenland, and Trump’s threats to Federal Reserve autonomy, most recently in the Department of Justice’s criminal probe of the central bank.Jack Ablin of Cresset Capital Management also pointed to Trump’s proposed 10 percent interest rate cap on credit cards as an unwelcome wildcard that has added to a broader sense of unpredictability.Meanwhile, the US Supreme Court held off a widely-anticipated ruling Wednesday on the legality of Trump’s sweeping tariffs.- South Korean won slides -Traders were also watching South Korea as the won’s exchange rate slid towards its weakest level in 16 years.In a rare mention, US Treasury Secretary Scott Bessent said Wednesday that the won’s depreciation was “not in line with Korea’s strong economic fundamentals” and that volatility in the foreign exchange market is “undesirable”.The won gained as much as one percent after Bessent’s comments, which he posted on social media after meeting Seoul’s finance minister Koo Yun-cheol in Washington. “Bessent’s comments can support the won in the near term, but markets may have more influence if they feel the fundamentals and politics are still in a worsening trajectory,” said Brendan McKenna, a strategist at Wells Fargo in New York.Tokyo was down 0.8 percent, cooling off after gains fuelled by speculation that Prime Minister Sanae Takaichi would call an election to capitalise on strong public approval ratings.Takaichi’s ruling party and a coalition partner said Wednesday she intends to dissolve parliament next week for a snap election.Takaichi’s cabinet approved a record 122.3-trillion-yen ($768 billion) budget for the fiscal year from April 2026, and she has vowed to get parliamentary approval as soon as possible to address inflation and shore up the world’s fourth-largest economy.- Key figures at around 0230 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.0 percent at 53,820.46 (break)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.1 percent at 26,962.88Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 4,116.605West Texas Intermediate: DOWN 3.0 percent at $60.16 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 3.0 percent at $64.58 per barrelEuro/dollar: DOWN at $1.1640 from $1.1647 on WednesdayPound/dollar: FLAT at $1.3432 from $1.3433Dollar/yen: DOWN at 158.52 yen from 158.56 yenEuro/pound: DOWN at 86.65 pence from 86.68 penceNew York – Dow: DOWN 0.1 percent at 49,149.63 points (close)London – UP 0.5 percent at 10,184.35 (close)






