Trump menace à nouveau le voisin canadien de droits de douane

Donald Trump s’est dit prêt samedi à déclencher une nouvelle tempête douanière avec le Canada si Ottawa continue de vouloir développer ses échanges avec la Chine.Alors qu’un blizzard d’une rare intensité menace de balayer une grande partie des Etats-Unis, le président américain a dégainé une nouvelle fois l’arme douanière.Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé qu’il imposerait des “droits de douane à 100%” sur les importations canadiennes aux Etats-Unis en cas d’accord commercial entre le Canada et la Chine.Un tel niveau impliquerait de doubler le prix des produits canadiens qui franchissent la frontière.Donald Trump dit ne pas vouloir que le Canada se transforme en plateforme de réexpédition de produits chinois vers les Etats-Unis.”La Chine va manger le Canada tout cru, complètement le dévorer, y compris en détruisant leurs entreprises, leur tissu social, et leur mode de vie général”, a-t-il jugé.”Il n’y a pas de poursuite d’un accord de libre-échange avec la Chine. Ce qui a été réalisé, c’est une résolution sur plusieurs questions tarifaires importantes”, a réagi sur X le ministre canadien Dominic Leblanc, chargé de la relation commerciale entre le Canada et les Etats-Unis. Matthew Holmes, vice-président exécutif à la Chambre de commerce du Canada, a défendu de son côté la nécessité de “développer une relation structurée avec la Chine ou tout autre pays” sans pour autant renoncer à échanger avec les Etats-Unis. Soulignant l’inquiétude des entreprises canadiennes, il a espéré qu’Ottawa et Washington “arrivent rapidement à une meilleure compréhension” mutuelle.Depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain n’a pas ménagé son voisin du nord, suggérant notamment de l’annexer pour en faire le 51e Etat américain. Le Canada est aussi une des premières cibles de sa guerre commerciale tous azimuts. Le pays est particulièrement touché par les surtaxes imposées sur certains secteurs comme l’acier, l’aluminium, l’automobile et le bois d’œuvre.La majorité des échanges reste toutefois exemptée de droits de douane, Donald Trump continuant à respecter une grande partie de l’actuel accord de libre-échange nord-américain.Mais la menace d’une escalade revient dès que la relation connaît des à-coups.- “Gouverneur Carney” -Le locataire de la Maison Blanche n’a guère apprécié plus tôt cette semaine l’écho reçu par un discours de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos (Suisse). M. Carney avait pointé la fracture de l’ordre mondial et appelé les “puissances moyennes” à s’unir pour faire face aux forces “hégémoniques”. Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait “grâce aux Etats-Unis”.Dans sa nouvelle mise en garde, samedi, le président désigne Mark Carney comme “Gouverneur Carney”. Il faisait de même avec l’ex-Premier ministre canadien, Justin Trudeau, une façon d’appuyer sa volonté de faire du Canada un Etat américain.Face à la guerre commerciale initiée par Donald Trump, M. Carney mise sur deux axes: l’accroissement du commerce intérieur et la recherche de nouveaux marchés en Asie et en Europe.Il s’est rendu la semaine dernière en Chine où il a scellé, selon ses termes, “un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane” avec Pékin. Le Premier ministre canadien a souligné à cette occasion la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.L’accord avec Pékin prévoit notamment de laisser entrer au Canada 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau qui prévalait en 2023, selon M. Carney.Il a souligné que cette quantité de véhicules représentait “moins de 3%” du marché et qu’en retour il espérait dans les trois prochaines années des “investissements chinois considérables”, créateurs d’emplois au Canada.

Trump threatens Canada with 100% tariff if it completes China trade deal

US President Donald Trump on Saturday warned Canada that if it concludes a trade deal with China, he will impose a 100 percent tariff on all goods coming over the border.Relations between the United States and its northern neighbor have been rocky since Trump returned to the White House a year ago, with spats over trade and Canadian Prime Minister Mark Carney decrying a “rupture” in the US-led global order.During a visit to Beijing last week, Carney hailed a “new strategic partnership” with China that resulted in a “preliminary but landmark trade agreement” to reduce tariffs — but Trump warned of serious consequences should that deal be realized.If Carney “thinks he is going to make Canada a ‘Drop Off Port’ for China to send goods and products into the United States, he is sorely mistaken,” Trump wrote on his Truth Social platform.”China will eat Canada alive, completely devour it, including the destruction of their businesses, social fabric, and general way of life,” he said.”If Canada makes a deal with China, it will immediately be hit with a 100% Tariff against all Canadian goods and products coming into the USA.”Trump insulted Carney by calling him “Governor” — a swipe referring to the US president’s repeated insistence that Canada should be the 51st US state.Trump this week posted an image on social media of a map with Canada — as well as Greenland and Venezuela — covered by the American flag.Canada’s minister responsible for trade with the United States, Dominic LeBlanc, pushed back against Trump’s latest threat.”There is no pursuit of a free trade deal with China. What was achieved was resolution on several important tariff issues,” he wrote on X.- ‘Canada thrives because we are Canadian’ -The two leaders have sharpened their rhetorical knives in recent days, beginning with Carney’s speech on Tuesday at the World Economic Forum in Davos, where he earned a standing ovation for his frank assessment of a “rupture” in the US-led global order.His comment was widely viewed as a reference to Trump’s disruptive influence on international affairs, although Carney did not mention the US leader by name. Trump fired back at Carney a day later in his own speech, and then withdrew an invitation for the Canadian prime minister to join his “Board of Peace” — his self-styled body for resolving global conflict.Initially designed to oversee the situation in postwar Gaza, the body appears now to have a far wider scope, sparking concerns that Trump wants to create a rival to the United Nations.”Canada lives because of the United States. Remember that, Mark, the next time you make your statements,” Trump said.Carney shot back on Thursday: “Canada doesn’t live because of the United States. Canada thrives because we are Canadian.” He nevertheless acknowledged the “remarkable partnership” between the two nations.- Trade spats -Canada heavily relies on trade with the United States, the destination for more than three quarters of Canadian exports.Key Canadian sectors like auto, aluminum and steel have been hit hard by Trump’s global sectoral tariffs, but the levies’ impacts have been muted by the president’s broad adherence to an existing North American free trade agreement.Negotiations on revising that deal are set for early this year, and Trump has repeatedly insisted the United States doesn’t need access to any Canadian products — which would have sweeping consequences for its northern neighbor.Matthew Holmes, executive vice president of the Canadian Chamber of Commerce, said in a statement that he hoped the two governments would “come to a better understanding quickly that can alleviate further concerns for businesses.”The two nations, along with Mexico, are set to host the World Cup later this year.

Un Américain tué par balle à Minneapolis par des agents fédéraux

Un Américain de 37 ans a été tué samedi par des agents fédéraux à Minneapolis, ont annoncé les autorités de cette ville du nord des Etats-Unis, secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre la présence de la police de l’immigration (ICE).Sa mort intervient près de trois semaines après celle de Renee Good, une Américaine également âgée de 37 ans, tuée par balle par un agent de l’ICE dans cette même ville.Selon le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), l’homme tué samedi était armé d’un pistolet semi-automatique et avait “violemment résisté” avant que l’agent “craignant pour sa vie” ne lui tire dessus.Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, avait dénoncé un peu plus tôt “de nouveaux tirs atroces” par des agents fédéraux.”Je viens juste de parler à la Maison Blanche après de nouveaux tirs atroces par des agents fédéraux ce matin. Le Minnesota en a assez. C’est ignoble”, a déclaré sur X l’élu démocrate, qui a dit avoir demandé à l’exécutif américain de laisser les autorités locales enquêter sur les tirs.Une vidéo ayant émergé sur les réseaux sociaux et à l’authenticité confirmée par les autorités montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle “Police” lutter pour amener une personne au sol puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne alors, les agents s’écartent de l’homme allongé dans la rue, avant de tirer à plusieurs reprises sur lui.- Appels au calme -Sur X, le DHS a publié une photo d’un pistolet présenté comme celui de l’homme tué et affirmé: “Cela ressemble à une situation où un individu voulait commettre un maximum de dégâts et massacrer des forces de l’ordre”.Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, a indiqué lors d’une conférence de presse que cet homme était un résident de Minneapolis, possédait un permis légal de port d’arme et n’était pas connu des services de police.Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a appelé samedi Donald Trump à mettre fin aux opérations de l’ICE dans sa ville après ce second décès en quelques semaines.”Président Trump: c’est un moment où il faut se comporter en leader. Faites passer Minneapolis, faites passer l’Amérique d’abord. Rétablissons la paix. Mettons fin à cette opération”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.Le chef de la police locale a également appelé au calme.”Nous exhortons tout le monde à rester pacifique. Nous reconnaissons le fait qu’il existe beaucoup de colère et beaucoup de questions autour de ce qui s’est passé, mais nous avons besoin que les gens restent pacifiques”, a déclaré Brian O’Hara aux côtés de Jacob Frey.- “Escalade” -Maria, une habitante de 56 ans rencontrée dans la rue par l’AFP et qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, dit être venue sur place pour “soutenir les gens qui manifestent pacifiquement” et leur apporter des réchauffe-mains alors que la température est descendue sous les -20°C. Mais la situation est en pleine “escalade”, puisque les agents de l’ICE “attaquent et terrorisent” les habitants, a-t-elle affirmé.La veille, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations antimigrants de l’ICE, au moment où les autorités américaines tentaient de calmer l’indignation provoquée par la détention d’un garçon de 5 ans.Le nouveau décès samedi vient aggraver une situation déjà tendue par la mort de Renee Good le 7 janvier. Les élus démocrates locaux et de nombreux résidents de l’Etat contestent la thèse officielle selon laquelle le policier de l’immigration, qui n’a pas été suspendu, était en état de légitime défense lorsqu’il a tiré sur cette habitante de Minneapolis.Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des “sanctuaires” limitant la coopération entre les forces de l’ordre locales et l’ICE, a demandé à la justice la suspension de l’opération à l’intérieur de ses frontières. Une audience est prévue lundi.

De nouveaux pourparlers entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis à Abou Dhabi la semaine prochaine

Les pourparlers entre délégations ukrainienne, russe et américaine se sont achevés samedi à Abou Dhabi après des discussions “constructives” selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, avant de nouvelles discussions la semaine prochaine.”Beaucoup de choses ont été discutées et il est important que les discussions aient été constructives”, a dit M. Zelensky sur X.Les discussions reprendront à Abou Dhabi le 1er février, a indiqué un responsable américain, ajoutant: “Je pense que réunir tout le monde était une étape importante.””Je pense que cela confirme le fait que (…) beaucoup de progrès a été fait à ce jour pour définir précisément les détails nécessaires pour parvenir à une conclusion”, a-t-il ajouté.Ces pourparlers sont les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de cette guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022, mais à Kiev, les habitants épuisés manquent d’espoir.Anastassia Tolkatchov n’a “même pas envie d’en parler” après une nuit passée dans un parking souterrain de Kiev.”A chaque fois ça recommence, des négociations, des négociations. Ils diront juste que tout va bien, que, encore une fois, rien n’a été convenu, et qu’il y aura encore des roquettes,” a-t-elle déclaré à l’AFP.- “Terreur russe” -A la veille du deuxième jour de discussions, à Kiev et dans sa région, une personne a été tuée dans une frappe qui a touché une confiserie, 8 personnes ont été blessées dans la région, et 27 autres dans des bombardements sur Kharkiv (nord-est) qui ont touché une maternité et des immeubles résidentiels, selon les autorités locales.”Efforts de paix? Rencontre trilatérale aux Emirats arabes unis? Diplomatie? Pour les Ukrainiens, c’était une nouvelle nuit de terreur russe”, a dénoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.Le gouverneur de la région de Kherson (sud) nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a accusé de son côté Kiev d’avoir tué trois personnes dans une frappe sur une ambulance dans ce territoire occupé par les forces russes.La Russie, qui affirme ne cibler que des objectifs militaires, a visé l’Ukraine avec plus de 370 drones et 27 missiles dans la nuit de vendredi à samedi selon les autorités ukrainiennes, visant les régions de la capitale, de Tcherniguiv (nord), Soumy et Kharkiv (nord-est).Des journalistes de l’AFP ont vu des habitants courir se réfugier dans des abris à Kiev alors que des explosions illuminaient le ciel de la capitale, et entendu de nouvelles alertes contre les attaques aériennes samedi matin.Irina Beregova, une économiste de 48 ans à Kiev, n’a “aucun espoir” pour ces pourparlers après une nouvelle nuit “sans sommeil”. “On dirait qu’ils veulent simplement que l’Ukraine cesse d’exister. Mais nous sommes des êtres humains, nous voulons vivre”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Les bombardements nocturnes ont laissé plus d’un million de personnes sans électricité à Kiev et dans la région de Tcherniguiv, avec la moitié des immeubles de la capitale de nouveau privés de courant et chauffage, selon Oleksiï Kouleba, vice-Premier ministre pour la reconstruction de l’Ukraine, alors que les températures descendent quotidiennement en-dessous de -10°C.- Quitter le Donbass -Les négociations pour mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe à pleine échelle en février 2022 bloquent sur l’épineuse question territoriale.Le Kremlin a répété vendredi en préambule du premier cycle de discussions que Kiev doit retirer ses troupes de ce bassin minier et industriel de l’est de l’Ukraine en grande partie contrôlé par Moscou.Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental.Volodymyr Zelensky a assuré avoir obtenu de son homologue américain Donald Trump un accord sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, qui reste à finaliser, lors d’une rencontre en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, jeudi.La question des conditions de sécurité pour parvenir à mettre fin à la guerre a été soulevée par la partie américaine à Abou Dhabi, a affirmé le président ukrainien après avoir reçu un rapport sur l’issue des négociations samedi.Celles-ci se déroulent loin de l’Europe et sans participation des pays de l’UE, lesquels craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n’a pour sa part eu de cesse de critiquer l’ingérence des Européens dans les négociations.A Davos jeudi, M. Zelensky avait critiqué une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.

A Tours, la gauche unitaire annonce sa primaire pour le 11 octobre

La primaire de la gauche non mélenchoniste en vue de la présidentielle de 2027 a passé la vitesse supérieure samedi à Tours, où ses représentants ont annoncé qu’elle aurait lieu le 11 octobre prochain, même si le PS, divisé en interne, doit encore se prononcer officiellement sur sa participation.La machine est lancée. Après leur serment fait en juillet dernier à Bagneux (Hauts-de-Seine) d’avoir un “candidat commun” pour 2027,  la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout!) et l’ancienne prétendante de la gauche à Matignon, Lucie Castets, ont annoncé qu’une primaire aura lieu le 11 octobre, destinée à leur permettre d’accéder au second tour de la présidentielle.”Nous n’avons pas le droit de ne pas offrir une perspective aux classes populaires, au peuple de gauche”, a défendu Clémentine Autain, lors d’une conférence de presse commune.Face au scepticisme de certains à gauche, Marine Tondelier a répliqué que “toutes les personnes qui prétendent pouvoir se qualifier au deuxième tour seules vous mentent, se mentent à elles- mêmes et mentent à leurs électeurs”.Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance, ont indiqué avoir pour objectif deux millions de votants à la primaire, avec un vote physique dans tous les cantons de France, et possiblement aussi un vote numérique. Si les modalité de scrutin n’ont pas encore été actées, l’idée d’un scrutin uninominal à deux tours semble avoir été écartée à ce stade.Ils ont également annoncé que tout prétendant à la primaire devrait recueillir 500 parrainages de maires, comme c’est le cas pour une élection présidentielle. Un maire pourra parrainer deux ou trois candidats. Cela signifie “qu’il n’y aura pas de candidature bidon de gens qui pourront venir alors même qu’ils n’auraient pas les soutiens qui leur permettraient, à l’issue de cette primaire, de devenir candidat à l’élection présidentielle”, a détaillé Olivier Faure.Ce dernier a rappelé que ce processus de primaire serait soumis après les municipales au vote des militants socialistes, qu’il tentera de convaincre, alors que ses opposants internes, dont le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol n’y sont pas favorables.Olivier Faure n’a “pas mandat” pour “cautionner les annonces” faites à Tours, avait précisé vendredi le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner.-Convaincre Vallaud-Le patron des socialistes a assuré qu’il continuerait à se battre au sein de son parti “pour que cette primaire ait lieu”.Il n’a pas encore indiqué s’il serait candidat, à l’inverse de Clémentine Autain, Marine Tondelier et François Ruffin, déjà dans les starting-blocks.Mais chez les socialistes, certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus.Pour M. Hollande, “la preuve que la primaire n’a pas de sens, c’est bien ce qui se passe à l’Assemblée, où Ecologistes, Autain et Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue”.”Nous avons des divergences, nous avons des différences. Simplement, nous estimons que le moment fait que ce que nous avons en commun est infiniment supérieur à ce qui nous divise”, a répondu Clémentine Autain.  Olivier Faure devra aussi convaincre le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, qui considère qu’en l’absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, cette primaire est “de bric et de broc”, selon les mots d’un proche du chef des députés socialistes.Les mêmes réclament par ailleurs que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l’ambition de Boris Vallaud. “Il sera OK pour la primaire de la gauche s’il gagne celle du PS”, ironise un responsable favorable à la primaire.Mais les doutes subsistent toujours sur cette démarche unitaire, d’autant que les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser d’y participer.Le PCF n’est pas de l’aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont convaincus qu’il rentrera tôt ou tard dans le dispositif.”Quand le train (de la primaire) aura démarré ceux qui seront restés à quai auront l’air bien bête”, a prévenu François Ruffin. 

A Tours, la gauche unitaire annonce sa primaire pour le 11 octobre

La primaire de la gauche non mélenchoniste en vue de la présidentielle de 2027 a passé la vitesse supérieure samedi à Tours, où ses représentants ont annoncé qu’elle aurait lieu le 11 octobre prochain, même si le PS, divisé en interne, doit encore se prononcer officiellement sur sa participation.La machine est lancée. Après leur serment fait en juillet dernier à Bagneux (Hauts-de-Seine) d’avoir un “candidat commun” pour 2027,  la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout!) et l’ancienne prétendante de la gauche à Matignon, Lucie Castets, ont annoncé qu’une primaire aura lieu le 11 octobre, destinée à leur permettre d’accéder au second tour de la présidentielle.”Nous n’avons pas le droit de ne pas offrir une perspective aux classes populaires, au peuple de gauche”, a défendu Clémentine Autain, lors d’une conférence de presse commune.Face au scepticisme de certains à gauche, Marine Tondelier a répliqué que “toutes les personnes qui prétendent pouvoir se qualifier au deuxième tour seules vous mentent, se mentent à elles- mêmes et mentent à leurs électeurs”.Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance, ont indiqué avoir pour objectif deux millions de votants à la primaire, avec un vote physique dans tous les cantons de France, et possiblement aussi un vote numérique. Si les modalité de scrutin n’ont pas encore été actées, l’idée d’un scrutin uninominal à deux tours semble avoir été écartée à ce stade.Ils ont également annoncé que tout prétendant à la primaire devrait recueillir 500 parrainages de maires, comme c’est le cas pour une élection présidentielle. Un maire pourra parrainer deux ou trois candidats. Cela signifie “qu’il n’y aura pas de candidature bidon de gens qui pourront venir alors même qu’ils n’auraient pas les soutiens qui leur permettraient, à l’issue de cette primaire, de devenir candidat à l’élection présidentielle”, a détaillé Olivier Faure.Ce dernier a rappelé que ce processus de primaire serait soumis après les municipales au vote des militants socialistes, qu’il tentera de convaincre, alors que ses opposants internes, dont le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol n’y sont pas favorables.Olivier Faure n’a “pas mandat” pour “cautionner les annonces” faites à Tours, avait précisé vendredi le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner.-Convaincre Vallaud-Le patron des socialistes a assuré qu’il continuerait à se battre au sein de son parti “pour que cette primaire ait lieu”.Il n’a pas encore indiqué s’il serait candidat, à l’inverse de Clémentine Autain, Marine Tondelier et François Ruffin, déjà dans les starting-blocks.Mais chez les socialistes, certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus.Pour M. Hollande, “la preuve que la primaire n’a pas de sens, c’est bien ce qui se passe à l’Assemblée, où Ecologistes, Autain et Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue”.”Nous avons des divergences, nous avons des différences. Simplement, nous estimons que le moment fait que ce que nous avons en commun est infiniment supérieur à ce qui nous divise”, a répondu Clémentine Autain.  Olivier Faure devra aussi convaincre le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, qui considère qu’en l’absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, cette primaire est “de bric et de broc”, selon les mots d’un proche du chef des députés socialistes.Les mêmes réclament par ailleurs que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l’ambition de Boris Vallaud. “Il sera OK pour la primaire de la gauche s’il gagne celle du PS”, ironise un responsable favorable à la primaire.Mais les doutes subsistent toujours sur cette démarche unitaire, d’autant que les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser d’y participer.Le PCF n’est pas de l’aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont convaincus qu’il rentrera tôt ou tard dans le dispositif.”Quand le train (de la primaire) aura démarré ceux qui seront restés à quai auront l’air bien bête”, a prévenu François Ruffin.