Loi martiale en Corée du Sud: l’ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison

Un tribunal de Séoul a condamné mercredi à 23 ans de prison l’ex-Premier ministre sud-coréen Han Duck-soo, pour son implication dans la tentative ratée d’imposition de la loi martiale dans le pays en décembre 2024.Cette peine est très supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait requis 15 ans de prison.L’accusé “a manqué jusqu’au bout à …

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A Nanterre, l’infernale promiscuité et l’insalubrité d’une prison française

Ils sont cinq, confinés 22 heures par jour dans le huis clos d’une cellule de 11 m2: le centre pénitentiaire de Nanterre craque, malade d’un fléau français, une surpopulation carcérale hors de contrôle dont pâtissent détenus comme surveillants.Dans cet espace conçu pour deux, mal ventilé et assombri par un caillebotis devant la fenêtre, entre deux lits superposés, une table minuscule accueille cinq assiettes. Ce soir, un maigre matelas la remplacera. Dans une autre cellule, appuyé sur ses béquilles pour soulager sa sciatique, un sexagénaire explique avoir hérité de la couche au sol, où ce soir il s’allongera, tête contre le frigo. La nuit tombée, ses compagnons descendront de leur lit dépourvu d’échelle, puis l’enjamberont, avant d’atteindre des toilettes guère dissimulées par un drap tendu. Ici, elles fuient un peu. Dans une autre, le robinet de l’évier goutte en continu sous une tablette peinant à accueillir les cinq verres à dents. Contre le froid et l’humidité qui se lit sur les moisissures des fenêtres, les plaques de cuisson resteront allumées, une poêle vide chauffée à blanc faisant office de radiateur, explique un détenu. Envahies de corps, de linge étendu, de provisions cantinées et de modestes effets, des cellules comme celles-ci, l’AFP en a vu plusieurs en accompagnant mi-janvier la députée des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, venue exercer son droit de visite parlementaire dans cette prison ouverte en 1991, enchâssée entre la Seine et l’autoroute, à deux encablures de l’université. D’autres, plus petites, accueillent trois détenus dans des conditions aussi indignes. Télévision allumée en permanence, dans une atmosphère parfois enfumée par les cigarettes, on tue le temps en rabâchant les mêmes débats, en se racontant la vie dehors, en lisant, en somnolant pour rattraper des nuits hachées, ou en jouant aux cartes au risque d’exacerber les inévitables tensions, racontent les détenus.- Deux heures de promenade -Et puis il y a les cafards, selon des occupants qui montrent le carton colmatant les fissures, tentative dérisoire d’affronter l’invasion. La bétonisation des pieds de bâtiments, juste achevée, a permis d’éloigner les rats, assure à la parlementaire le directeur Thomas Benesty. Le progrès est récent: un certificat médical établi en novembre, dont l’AFP a eu connaissance, évoque sur le pied d’un détenu qui dormait par terre, des “lésions compatibles avec une morsure de rongeur”, peut-être arrivé par les toilettes.De ces cagibis, on s’échappe durant les deux heures de promenade quotidienne, ou au gré des micro-événements qui scandent des jours sans fin: trois parloirs hebdomadaires dans des cabines vitrées offertes aux regards, douches (là encore trois par semaine), rendez-vous médicaux, activités… Cela représente “quatre, cinq, six heures par semaine”, estime un détenu.Après une visite fin 2023, le Contrôleur général des prisons (CGLPL) avait estimé que l’établissement n’était pas en mesure “d’assurer des conditions d’hébergement dignes”. Mais, relevait-il, il est “parvenu à éviter les matelas au sol depuis 2020”. Signe d’une dégradation générale, ce rare satisfecit appartient au passé: 202 matelas sont comptabilisés au moment de la visite, indique à l’élue Thomas Benesty, avec, pour 592 places, 1.226 prisonniers, dont 60% en attente de procès, les autres étant condamnés à des peines courtes ou plus longues en attente d’affectation. Solidement installée au-dessus des 200%, la densité “est montée jusqu’à 213%” fin 2025, glisse le directeur.- “Carencés” -Malgré une abnégation saluée par le CGLPL, comment demander aux agents d’assurer convenablement l’ordre, de repérer les fragilités psychologiques, les tensions émergentes, de répondre aux doléances, comme cet appareil d’assistance respiratoire nocturne défaillant, cette rage de dents ou cette demande d’activité pendante? “On ne sait plus s’il faut écrire, si on va nous répondre”, soupire un détenu. “On sait pourquoi on est là et on le comprend. Mais là, on a l’impression d’une peine sur une peine sur une peine…”  Un tableau d’honneur a été installé à l’entrée de la zone de détention pour récompenser l’engagement des surveillants. Certains, raconte le directeur, renoncent à des jours de repos pour assurer le maintien d’activités de réinsertion ou des extractions médicales. Mais l’absentéisme atteint 25%, signe d’épuisement des corps et des esprits.Dans ces conditions “contraires à nos principes fondamentaux”, demande Elsa Faucillon, comment prévenir la récidive, une des missions de la prison avec la punition et la protection de la société ? Cette dernière a récemment “été privilégiée”, “choix politique qu’un représentant de l’administration pénitentiaire n’a pas à commenter”, répond M. Benesty. “Ce qui est certain, c’est qu’actuellement à Nanterre, pour pouvoir répondre aux trois missions en même temps, nous sommes carencés.” Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (Cpip) gèrent 90 dossiers chacun, quand le chiffre référence c’est 60, détaille leur responsable Virginie Nouaille. “Il y a forcément une connaissance moindre” des détenus “qui fragilise notre mission d’évaluation et de prise en charge.” Pour mener cette mission, manquent actuellement six postes de conseillers pénitentiaires. Ainsi que deux assistantes sociales. “Sur deux”, ironise-t-elle. 

A Nanterre, l’infernale promiscuité et l’insalubrité d’une prison française

Ils sont cinq, confinés 22 heures par jour dans le huis clos d’une cellule de 11 m2: le centre pénitentiaire de Nanterre craque, malade d’un fléau français, une surpopulation carcérale hors de contrôle dont pâtissent détenus comme surveillants.Dans cet espace conçu pour deux, mal ventilé et assombri par un caillebotis devant la fenêtre, entre deux lits superposés, une table minuscule accueille cinq assiettes. Ce soir, un maigre matelas la remplacera. Dans une autre cellule, appuyé sur ses béquilles pour soulager sa sciatique, un sexagénaire explique avoir hérité de la couche au sol, où ce soir il s’allongera, tête contre le frigo. La nuit tombée, ses compagnons descendront de leur lit dépourvu d’échelle, puis l’enjamberont, avant d’atteindre des toilettes guère dissimulées par un drap tendu. Ici, elles fuient un peu. Dans une autre, le robinet de l’évier goutte en continu sous une tablette peinant à accueillir les cinq verres à dents. Contre le froid et l’humidité qui se lit sur les moisissures des fenêtres, les plaques de cuisson resteront allumées, une poêle vide chauffée à blanc faisant office de radiateur, explique un détenu. Envahies de corps, de linge étendu, de provisions cantinées et de modestes effets, des cellules comme celles-ci, l’AFP en a vu plusieurs en accompagnant mi-janvier la députée des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, venue exercer son droit de visite parlementaire dans cette prison ouverte en 1991, enchâssée entre la Seine et l’autoroute, à deux encablures de l’université. D’autres, plus petites, accueillent trois détenus dans des conditions aussi indignes. Télévision allumée en permanence, dans une atmosphère parfois enfumée par les cigarettes, on tue le temps en rabâchant les mêmes débats, en se racontant la vie dehors, en lisant, en somnolant pour rattraper des nuits hachées, ou en jouant aux cartes au risque d’exacerber les inévitables tensions, racontent les détenus.- Deux heures de promenade -Et puis il y a les cafards, selon des occupants qui montrent le carton colmatant les fissures, tentative dérisoire d’affronter l’invasion. La bétonisation des pieds de bâtiments, juste achevée, a permis d’éloigner les rats, assure à la parlementaire le directeur Thomas Benesty. Le progrès est récent: un certificat médical établi en novembre, dont l’AFP a eu connaissance, évoque sur le pied d’un détenu qui dormait par terre, des “lésions compatibles avec une morsure de rongeur”, peut-être arrivé par les toilettes.De ces cagibis, on s’échappe durant les deux heures de promenade quotidienne, ou au gré des micro-événements qui scandent des jours sans fin: trois parloirs hebdomadaires dans des cabines vitrées offertes aux regards, douches (là encore trois par semaine), rendez-vous médicaux, activités… Cela représente “quatre, cinq, six heures par semaine”, estime un détenu.Après une visite fin 2023, le Contrôleur général des prisons (CGLPL) avait estimé que l’établissement n’était pas en mesure “d’assurer des conditions d’hébergement dignes”. Mais, relevait-il, il est “parvenu à éviter les matelas au sol depuis 2020”. Signe d’une dégradation générale, ce rare satisfecit appartient au passé: 202 matelas sont comptabilisés au moment de la visite, indique à l’élue Thomas Benesty, avec, pour 592 places, 1.226 prisonniers, dont 60% en attente de procès, les autres étant condamnés à des peines courtes ou plus longues en attente d’affectation. Solidement installée au-dessus des 200%, la densité “est montée jusqu’à 213%” fin 2025, glisse le directeur.- “Carencés” -Malgré une abnégation saluée par le CGLPL, comment demander aux agents d’assurer convenablement l’ordre, de repérer les fragilités psychologiques, les tensions émergentes, de répondre aux doléances, comme cet appareil d’assistance respiratoire nocturne défaillant, cette rage de dents ou cette demande d’activité pendante? “On ne sait plus s’il faut écrire, si on va nous répondre”, soupire un détenu. “On sait pourquoi on est là et on le comprend. Mais là, on a l’impression d’une peine sur une peine sur une peine…”  Un tableau d’honneur a été installé à l’entrée de la zone de détention pour récompenser l’engagement des surveillants. Certains, raconte le directeur, renoncent à des jours de repos pour assurer le maintien d’activités de réinsertion ou des extractions médicales. Mais l’absentéisme atteint 25%, signe d’épuisement des corps et des esprits.Dans ces conditions “contraires à nos principes fondamentaux”, demande Elsa Faucillon, comment prévenir la récidive, une des missions de la prison avec la punition et la protection de la société ? Cette dernière a récemment “été privilégiée”, “choix politique qu’un représentant de l’administration pénitentiaire n’a pas à commenter”, répond M. Benesty. “Ce qui est certain, c’est qu’actuellement à Nanterre, pour pouvoir répondre aux trois missions en même temps, nous sommes carencés.” Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (Cpip) gèrent 90 dossiers chacun, quand le chiffre référence c’est 60, détaille leur responsable Virginie Nouaille. “Il y a forcément une connaissance moindre” des détenus “qui fragilise notre mission d’évaluation et de prise en charge.” Pour mener cette mission, manquent actuellement six postes de conseillers pénitentiaires. Ainsi que deux assistantes sociales. “Sur deux”, ironise-t-elle. 

Trump heads for Davos maelstrom over Greenland

US President Donald Trump descends on Davos for a showdown with European leaders Wednesday as his bid to seize Greenland threatens to tear the transatlantic alliance apart.Trump — whose arrival in Davos was delayed when a “minor electrical issue” forced his presidential jet to turn back shortly after takeoff — mocked the Europeans a day before heading to the World Economic Forum over the fate of the autonomous Danish territory.But leaders gathered at the Swiss ski resort have closed ranks against Trump’s aggressive stance, with French President Emmanuel Macron vowing to stand against “bullies” and Canada’s Mark Carney warning of a “rupture, not a transition” to the US-led global order.The united stand drew a rebuke from Trump’s Treasury chief Scott Bessent, who told Europeans to “take a deep breath”.”Do not have this reflexive anger that we’ve seen and this bitterness,” Bessent told reporters in Davos hours before Trump’s arrival. “Why don’t they sit down, wait for President Trump to get here and listen to his argument,” he said.Trump, who was originally scheduled to give a speech to the annual gathering of the world’s economic and political elite at 2:30 pm (1330 GMT), will be about three hours late to Davos, Bessent said, after the president was forced to switch planes.Trump said he would have a number of meetings on Greenland at Davos, as his designs on the vast island open the biggest rift between Washington and Europe in decades.Asked how far he was prepared to go to acquire Greenland from Denmark, a fellow NATO member, Trump told reporters: “You’ll find out.”As he left the White House, the president admitted he had “no idea” how the trip to Davos would pan out.- ‘Rupture’ -Trump insists mineral-rich Greenland is vital for US and NATO security against Russia and China as a melting Arctic opens up and the superpowers jostle for strategic advancement.He has turned up the pressure by threatening tariffs of up to 25 percent on eight European countries for backing Denmark, prompting Europe to threaten countermeasures against the United States.Trump dismissed European threats to fire a trade “bazooka” at the United States.”Anything they do with us… all I have to do is meet it and it’s going to go ricocheting backward,” he said in an interview with News Nation.”But we’re not looking into that. We’ll probably be able to work something out, possibly even during the next few days,” he added.At Davos on Tuesday, Macron warned against US attempts to “subordinate Europe”, and blasted Trump’s tariff threats as “unacceptable.”France called Wednesday for a NATO exercise in Greenland, “and is ready to contribute to it”, Macron’s office said.European Commission President Ursula von der Leyen for her part warned that Trump risked plunging US ties with the European Union into a “downward spiral”.And Canadian Prime Minister Mark Carney — who has sought to reduce his own country’s dependence on Washington since Trump called for it to become the 51st US state — won a standing ovation at Davos for his stance.”We are in the midst of a rupture, not a transition,” Carney said of the US-led global system of governance.”Call it what it is: a system of intensifying great power rivalry where the most powerful pursue their interests using economic integration as coercion.”In his own Davos speech, the White House said Trump wanted to focus on the US economy amid a cost-of-living crisis that threatens his Republicans in the 2026 midterm elections.But the US president’s extraordinary assertion of US power on the world stage one year into his second term means Greenland will form the backdrop to the address.Greenland’s prime minister said Tuesday his tiny population of 57,000 must be prepared for military force.On Thursday, meanwhile, Trump is set to formally announce the first charter of his so-called “Board of Peace,” a body for resolving international conflicts with a $1-billion price tag for permanent membership.The board was originally conceived to oversee the rebuilding of Gaza, but a draft of the charter seen by AFP does not appear to limit its role to the occupied Palestinian territory.

Groenland: Trump attendu à Davos pour un face-à-face avec les Européens

Le président américain Donald Trump est attendu à Davos mercredi pour un face-à-face électrique avec les dirigeants européens, alors que sa volonté d’annexer le Groenland menace de faire éclater l’alliance transatlantique.M. Trump devrait rejoindre la très chic station des Alpes suisses avec “environ trois heures de retard” sur l’horaire initial, selon son ministre des Finances Scott Bessent.Parti de Washington en soirée, le dirigeant américain a dû faire demi-tour en vol à la suite d’un problème à bord d’Air Force One et repartir à bord d’un autre appareil peu après minuit (05H00 GMT).Avant son départ pour le Forum économique mondial, M. Trump a raillé les Européens avec virulence au sujet du Groenland, vaste île danoise autonome qu’il convoite.- “Inspirez profondément” -Interrogé sur les extrémités jusqu’auxquelles il était prêt à aller pour en prendre le contrôle aux dépens du Danemark, membre de l’Otan, il répondu: “Vous verrez bien”.”L’Amérique sera bien représentée à Davos – par moi”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.Il a toutefois confié avant son départ n’avoir “aucune idée” de la façon dont son voyage allait se dérouler. Donald Trump participe au Forum pour la première fois depuis 2020. Son discours est prévu à 14H30 (13H30 GMT) selon le programme initial. Il entend par ailleurs tenir plusieurs réunions sur le Groenland.Le président américain insiste sur le fait que le Groenland, terre riche en minéraux, est vital pour la sécurité des Etats-Unis et de l’Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l’Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques. Il a accentué la pression en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25 % à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les Etats-Unis de représailles.Les États-Unis “se comportent très bizarrement pour des alliés”, a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, appelant l’UE à “l’unité et la détermination”.La France a demandé un “exercice de l’Otan au Groenland” et est “prête à y contribuer”, a annoncé l’Elysée.”Inspirez profondément. N’ayez pas ce réflexe de colère”, a rétorqué Scott Bessent, en invitant les Européens à écouter les arguments de Donald Trump.- “”Assez de politesses” -A Davos mardi, Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives américaines de “subordonner l’Europe” et a qualifié d'”inacceptables” les menaces américaines. L’Union européenne a promis une réponse “inflexible”. Le président français a été la cible des moqueries de son homologue américain, qui a révélé publiquement un SMS proposant un sommet du G7 à Paris jeudi, consacré au Groenland et à l’Ukraine, une proposition restée lettre-morte. Donald Trump a ensuite déclaré qu’il ne participerait à aucune réunion de ce type, tandis que M. Macron a précisé à l’AFP qu’aucune rencontre n’était, de fait, prévue. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle averti que Donald Trump risquait de plonger les relations des Etats-Unis avec l’UE dans une spirale négative. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, qui s’efforce de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Washington depuis que Donald Trump a appelé à faire du Canada le 51e Etat américain, a reçu une ovation pour sa position. “Le Canada soutient fermement le Groenland et le Danemark”, a lancé M. Carney au Forum.”Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu”, a-t-il ajouté.Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom a exhorté les Européens à “s’affirmer” sur le sujet du Groenland face à Donald Trump.”Il est passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage”, a-t-il dit. “On ne peut pas ménager la chèvre et le chou. Assez de politesses”, a-t-il ajouté: “Arrêtez de chercher à l’apaiser. Combattez le feu par le feu”.- “La fin de l’Otan” -Donald Trump souhaite selon la Maison Blanche se concentrer dans son discours à Davos sur l’économie américaine, confrontée à une hausse du coût de la vie qui menace le Parti républicain alors qu’approchent les élections de mi-mandat de novembre.Mais le Groenland sera immanquablement évoqué.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a appelé mardi ses 57.000 concitoyens à se préparer à une éventuelle intervention militaire. Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a souligné que toute action de ce type des Etats-Unis contre un allié “signifierait la fin de l’Otan”.Jeudi, Donald Trump devrait annoncer la première charte de son “Conseil de paix”, un organe de résolution des conflits internationaux concurrent des Nations unies. L’invitation lancée au président russe Vladimir Poutine a suscité une vive inquiétude parmi les alliés de l’Ukraine, après près de quatre ans de guerre provoquée par Moscou.

Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes du FLNKS rejettent un nouvel accord

Les indépendantistes du FLNKS ont annoncé mercredi rejeter “sans équivoque” l’accord institutionnel et économique sur la Nouvelle-Calédonie signé à l’Elysée par différents partis pour débloquer le processus politique sur l’archipel.Baptisé “accord Élysée-Oudinot”, ce texte signé lundi complète celui de Bougival, déjà rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a boycotté les discussions en janvier.Le nouveau texte “entérine un passage en force de l’Etat”, dénonce le parti dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, rappelant avoir refusé l’accord de Bougival “du fait de sa totale incompatibilité avec la trajectoire de décolonisation de Kanaky”, nom donné à la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes.Bougival prévoyait la création d’un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu internationalement. Mais il maintenait le lien avec la France, point noir pour le FLNKS.L’accord Elysée-Oudinot réaffirme la reconnaissance de l’identité kanak et l’exercice du droit à l’autodétermination avec “la possibilité pérenne de transférer les compétences encore détenues par l’État dans un cadre organisé avec lui”.Les délégations ont également approuvé un volet du texte consacré à la “refondation du pacte économique et social” de la Nouvelle-Calédonie, s’entendant sur le soutien financier que l’Etat apportera à l’archipel.   Après cette signature, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, avait assuré que “la porte rest(ait) ouverte” au FLNKS, alors que beaucoup en Nouvelle-Calédonie estiment qu’aucun accord politique n’a jamais pu être mis en œuvre sans la signature du mouvement indépendantiste historique du territoire. Le FLNKS a critiqué un “chantage économique” destiné à faire accepter “le projet de l’Etat”. Selon le parti, ce texte “ouvre en fait la voie au dégel du corps électoral”, auquel il s’oppose fermement.Instauré en 1998, ce gel limite le droit de vote aux scrutins provinciaux aux personnes installées avant cette date et à leurs descendants. Sa réforme, réclamée par les non-indépendantistes mais redoutée par les indépendantistes qui y voient une dilution du vote kanak, avait été au cœur des tensions ayant déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024.Ces violences, les plus graves depuis les années 1980, ont fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts, plongeant le territoire dans une grave crise économique et sociale.Les signataires du nouvel accord tablent sur une adoption du projet de loi constitutionnelle au Sénat dès février, puis à l’Assemblée nationale en mars-avril, avant la réunion à Versailles du Congrès, qui réunit députés et sénateurs.De son côté, “le FLNKS poursuivra son action politique pour faire respecter la trajectoire vers la pleine souveraineté, telle que prévue par l’Accord de Nouméa et le droit international”, conclut le communiqué du parti indépendantiste.

Stocks mixed after tariff-fuelled selloff as uncertainty boosts gold

Equities were mixed Wednesday following a rough start to the week fuelled by Donald Trump’s Greenland-linked tariff threats, while the uncertainty rattling through trading floors saw safe-haven precious metals hit fresh record highs.Japanese bond yields also settled back following Tuesday’s surge on the back of a pledge by Prime Minister Sanae Takaichi to cut taxes.The US president injected a fresh dose of volatility into markets Saturday after threatening to hit several European countries — including France, Germany, Britain and Denmark — with up to 25 percent tariffs over their opposition to his takeover of Greenland.The move has sparked a warning of retaliation, with French President Emmanuel Macron raising the possibility of deploying an unused, powerful instrument aimed at deterring economic coercion.Speaking at the Davos gathering in Switzerland, European Union chief Ursula von der Leyen warned Washington that hitting allied nations with punitive tariffs over Greenland would be a “mistake”.In response, US Treasury chief Scott Bessent said Monday that any retaliatory EU tariffs would be “unwise”.Markets have sunk globally this week, and Wall Street’s three main indexes tanked Tuesday as they reopened after a long weekend.On Wednesday Tokyo, Sydney, Singapore, Taipei, Wellington, Mumbai and Manila fell, while Hong Kong, Shanghai, Seoul, Bangkok and Jakarta rose. Wall Street futures advanced.London was barely moved at the open, while Paris and Frankfurt dipped.However, concerns that the Greenland crisis could grow saw precious metals — a go-to in times of turmoil — continue to hit new peaks.Gold topped out at $4,888.41 an ounce and silver touched $95.89.Eyes are now on Trump’s visit to the World Economic Forum at Davos later in the day.”Traders continue to monitor the prospects for an agreement around Trump’s claim on Greenland, alongside the ongoing pricing of risk that Trump subsequently raises tariffs on European imports… and whether Europe responds with impactful tariffs of its own,” wrote Chris Weston at Pepperstone.”The focus from traders now turns to Trump’s scheduled speech in Davos, but prior to that, the reaction and the ensuing price action through the Asian session.”Bond markets also saw some calm following Tuesday’s rally in Japanese yields to record highs after Takaichi called a snap election for February 8 and said she would suspend an eight-percent sales tax on food and beverages for two years if she wins a fresh mandate.Her comments saw 40-year yields surge more than a quarter of a percentage point to a record on Tuesday, marking the biggest jump since Trump’s “Liberation Day” tariff bombshell in April.The moves saw Bessent call Japanese Finance Minister Satsuki Katayama following a lift in Treasury yields.But they fell back Wednesday after Katayama called for “everyone in the market to calm down” and highlighted rising tax revenues and the country’s lowest reliance on debt issuance in three decades.However, Katsutoshi Inadome at Sumitomo Mitsui Trust Asset Management warned: “Katayama’s comments will have some impact on the market, but these are not the type of moves that can be stopped with just verbal intervention.”Bonds will likely be bought today, but the upside momentum is likely to gradually fade.”- Key figures at around 0815 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 52,774.64 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.4 percent at 26,585.06 (close)Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 4,116.94 (close)London – FTSE 100: FLAT at 10,123.28Euro/dollar: DOWN at $1.1717 from $1.1719 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3442 from $1.3433Dollar/yen: DOWN at 157.92 yen from 158.21 yenEuro/pound: DOWN at 87.16 pence from 87.23 penceWest Texas Intermediate: DOWN 1.4 percent at $59.55 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.5 percent at $63.98 per barrelNew York – Dow: DOWN 1.8 percent at 48,488.59 (close)

Philippines to end short-lived ban on Musk’s Grok chatbot

The Philippines said Wednesday it will end its ban on Elon Musk’s Grok, less than a week after blocking the AI chatbot over its ability to generate sexualised deepfakes. The decision follows developer xAI agreeing to modify the tool for the local market and eliminate its ability to create “pornographic content”, the Philippines’ Cybercrime Investigation and Coordinating Center (CICC) said in a statement.Musk’s social media platform X announced last week that it would “geoblock the ability” of all Grok and X users to create images of people in “bikinis, underwear, and similar attire” in jurisdictions where such actions are illegal. The archipelago nation on January 15 became the third country in Southeast Asia — following Indonesia and Malaysia — to block the chatbot amid a global backlash. “The Grok AI app has reached out to us and stated that its platform will no longer use any content manipulation,” CICC undersecretary Renato Paraiso was quoted as saying in Wednesday’s statement. “The company has pledged to modify the tool specifically for the local market, including the omission of image/content manipulation features that allowed for deepfake creation,” the statement said. The new changes would also include the “total exclusion of pornographic content, particularly child sexual abuse material,” it added. A formal meeting with xAI will determine a timeline for the tool’s reinstatement, according to the statement. At a press briefing announcing the ban last Thursday, Philippine telecommunications secretary Henry Rhoel Aguda said the government needed to “clean the internet now, because much toxic content is appearing, especially with the advent of AI”. The X platform’s geoblocking move came after California’s attorney general launched an investigation into xAI over the sexually explicit material, and several countries opened their own probes.

Shein et le BHV auditionnés par les sénateurs

Le représentant en France de la plateforme asiatique d’ultra fast‑fashion Shein est attendu au Sénat mercredi matin, après des mois de remous et plusieurs convocations déclinées à l’Assemblée nationale, et il sera auditionné en même temps que le représentant du grand magasin BHV.Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, et Frédéric Merlin, président du groupe SGM qui exploite le BHV, seront entendus conjointement dès 9h45 par la commission des Affaires économiques du Sénat. De nombreux sénateurs, de toutes tendances politiques et au-delà de cette commission, sont attendus pour cette “table ronde Shein – BHV” au palais du Luxembourg.Shein avait décliné plusieurs convocations devant l’Assemblée nationale en novembre et décembre, invoquant la procédure de justice en cours sur la demande de suspension de son site après la vente de produits interdits. Le tribunal a rejeté la demande de l’Etat, qui a fait appel. La prochaine audience est prévue le 5 février.Fustigeant une absence “irrespectueuse” de la marque fondée en Chine, Sandrine Le Feur, députée Renaissance et présidente de la commission Développement durable et Aménagement du territoire de l’Assemblée, avait saisi la procureure de la République. Shein risque une amende symbolique de 7.500 euros dans cette affaire.Shein a cette fois bien confirmé sa présence au Sénat, dans un contexte moins houleux qu’à l’automne, après la découverte de la vente sur son site de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes.Frédéric Merlin, président de la SGM, avait lui accepté d’être entendu en novembre par les députés, principalement pour s’expliquer sur l’ouverture d’un magasin Shein au BHV. Il a défendu une décision commerciale destinée à revitaliser le grand magasin en difficulté, tout en se distanciant des pratiques de la plateforme d’ultra fast-fashion.Avec moins de choix et des vêtements plus chers qu’en ligne, l’espace Shein au BHV connait un démarrage poussif. Dans ce contexte, la SGM a repoussé sine die les ouvertures de corners Shein dans cinq magasins Galeries Lafayette rebaptisés BHV à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges.