Dépression Ingrid: la Bretagne en vigilance, lente décrue attendue
La dépression Ingrid, à l’origine de pluies, vents et fortes vagues dans plusieurs départements bretons, perd en puissance samedi, mais le risque de crue perdure face à des sols déjà saturés et des cours d’eau sortis de leur lit.Les vigilances orange “crues” sont maintenues samedi pour le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. Selon le site Vigicrues, des tronçons de l’Odet (dans le Finistère), de la Laïta (dans le Finistère), du Blavet (dans le Morbihan) et de l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine) sont concernés par cette alerte. Des “débordements dommageables sont observés ou attendus” sur ces quatre rivières.A l’exception du Finistère, où Météo-France a annoncé une prolongation de la vigilance orange “pluie-inondations” jusqu’à 16H samedi, les intempéries devraient toutefois baisser en intensité. Après des rafales atteignant 109 km/h à Quimper et un peu plus de 130 km/h sur les caps exposés, la vigilance orange “vent violent” est levée dans le Finistère, selon Météo-France. Dans les Alpes, où un épisode neigeux “court mais assez intense” s’est déclenché vendredi après-midi, la vigilance orange “neige-verglas” a été levée pendant la nuit, en Isère, en Savoie et Haute-Savoie, selon Météo-France.A Quimperlé (Finistère), où la Laïta est sortie de son lit, la décrue va néanmoins “être vraiment très lente”, a déclaré à l’AFP le maire de la ville, Michaël Quernez, alors qu’un nouveau pic de crue est attendu samedi matin vers 09H00. En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes maintiennent samedi leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts.Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, et en aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon a installé vendredi des protections anti-inondations dans un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025. “C’est préventif, pour rassurer les habitants et éviter de raviver le traumatisme, y compris psychologique, des crues de janvier 2025”, explique Jean-François Mary, président d’Eaux et Vilaine et président de Redon Agglomération.







