Mercosur: des milliers d’agriculteurs protestent devant le Parlement européen

Tracteurs et drapeaux au vent, des milliers d’agriculteurs européens sont arrivés mardi en fin de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, afin de protester contre l’accord avec le Mercosur, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Français en majorité mais aussi Italiens, Belges ou encore Polonais, ont gagné le bâtiment après avoir patienté à quelques centaines de mètres du Parlement. La manifestation rassemble plus de 4.500 personnes, selon la police. Dans le viseur: Ursula von der Leyen, qui a signé il y a trois jours au Paraguay l’accord de libre-échange contesté avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Un manifestant transporte un cercueil portant le nom de la présidente de la Commission européenne.”Ce libre-échange peut, dans certains cas, aussi ouvrir des débouchés à l’Italie et réduire les droits de douane, mais il met en péril la santé de tous”, dénonce Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de Coldiretti, syndicat agricole italien.Des personnalités politiques ont fait le déplacement, dont le chef des députés LR, Laurent Wauquiez. De nombreux eurodéputés sont venus à la rencontre des manifestants comme Marion Maréchal (ECR), Fabrice Leggeri (Patriotes pour l’Europe) François-Xavier Bellamy (PPE) ou encore Raphaël Glucksmann (Sociaux Démocrates).L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, assure à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, qui a organisé la manifestation. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Motion de censure -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de Mme von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.Ailleurs en France, la mobilisation des agriculteurs se poursuit aussi: une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont mené dans la nuit une opération “coup de poing” contre un entrepôt logistique Système U dans l’Hérault, a indiqué la préfecture, condamnant des “actions illégales”.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs protestent devant le Parlement européen

Tracteurs et drapeaux au vent, des milliers d’agriculteurs européens sont arrivés mardi en fin de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, afin de protester contre l’accord avec le Mercosur, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Français en majorité mais aussi Italiens, Belges ou encore Polonais, ont gagné le bâtiment après avoir patienté à quelques centaines de mètres du Parlement. La manifestation rassemble plus de 4.500 personnes, selon la police. Dans le viseur: Ursula von der Leyen, qui a signé il y a trois jours au Paraguay l’accord de libre-échange contesté avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Un manifestant transporte un cercueil portant le nom de la présidente de la Commission européenne.”Ce libre-échange peut, dans certains cas, aussi ouvrir des débouchés à l’Italie et réduire les droits de douane, mais il met en péril la santé de tous”, dénonce Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de Coldiretti, syndicat agricole italien.Des personnalités politiques ont fait le déplacement, dont le chef des députés LR, Laurent Wauquiez. De nombreux eurodéputés sont venus à la rencontre des manifestants comme Marion Maréchal (ECR), Fabrice Leggeri (Patriotes pour l’Europe) François-Xavier Bellamy (PPE) ou encore Raphaël Glucksmann (Sociaux Démocrates).L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, assure à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, qui a organisé la manifestation. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Motion de censure -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de Mme von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.Ailleurs en France, la mobilisation des agriculteurs se poursuit aussi: une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont mené dans la nuit une opération “coup de poing” contre un entrepôt logistique Système U dans l’Hérault, a indiqué la préfecture, condamnant des “actions illégales”.

Catastrophe ferroviaire en Espagne: le roi et la reine sur les lieux

Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne sont arrivés mardi à la mi-journée à Adamuz (Andalousie), lieu de la collision de deux trains qui a fait au moins 41 morts dimanche soir, pour témoigner leur soutien aux familles des victimes et aux rescapés.La visite royale coïncide avec la première journée d’un deuil national de trois jours décrété par le gouvernement.Vêtus de sombre, les souverains se sont rendus directement sur le site de la tragédie, où ils serré la main de membres des opérations de secours, selon des journalistes de l’AFP.La venue des souverains a marqué la première fois depuis dimanche soir que la presse a un accès visuel direct à la scène de l’accident. Auparavant, les images tournées sur les lieux du sinistre étaient fournies par la Garde civile.Le couple royal doit ensuite se rendre à Cordoue, à 35 kilomètres de là, notamment à l’hôpital Reina Sofía, où sont soignés certains des blessés de l’accident.Le bilan, passé  à 41 morts dans la matinée par les autorités, pourrait encore augmenter si de nouveaux corps sont découverts coincés dans les deux trains accidentés, dont certaines voitures sont réduites à un amas de ferraille.Par ailleurs, 39 personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles treize adultes sont toujours en soins intensifs.- Bilan encore provisoire -L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) avait indiqué lundi soir que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes.Cinq des personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le nombre total de victimes pourra être connu “avec certitude” dans “les prochaines 24 à 48 heures”, avait estimé lundi soir le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, dont le gouvernement est en première ligne dans la gestion de la catastrophe. Cela signifie que le bilan définitif serait connu au plus tard mercredi.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train de l’opérateur privé Iryo allant vers Madrid (nord) avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à coté, avant d’être percutées violemment par un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Les deux trains à grande vitesse, qui allaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.- Quelle cause ? -Les débats se concentrent désormais sur les causes de cet accident “extrêmement étrange”, selon les termes employés par le ministre des Transports, Oscar Puente.La collision est survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé le ministre mardi matin.L’enquête, avait-il dit lundi, doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie, visible sur certaines photos, est “la cause ou la conséquence” du déraillement du train Iryo qui a entraîné la collision. Ce qui était certain à ce stade, c’est que la vitesse des trains n’était pas en question et que “l’erreur humaine (était) pratiquement écartée”, avait assuré lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Pour sa part, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a écarté l’hypothèse d’un acte de sabotage.”La possibilité d’un sabotage n’a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire”, a-t-il affirmé en réponse à une question lors d’une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres à Madrid. Il n’y a “jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager”, a-t-il ajouté.Face à l’émotion, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, qui bouleverse le pays plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier, qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé mardi César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels. 

Moscow revels in Trump’s Greenland plans but keeps concerns quiet

As President Donald Trump intensifies his push to secure control of Greenland for the United States, Russia is revelling in the chaos while keeping its own position on US ownership over the island unclear.European countries have warned any US attempt to seize Greenland would rupture NATO, a transatlantic alliance that Russia has long seen as a security threat.But Moscow has also expressed concern about the West expanding its military foothold in the Arctic, an area where it has its own ambitions and which it sees as strategically important.Russian President Vladimir Putin has not spoken publicly about the dispute this year, while his spokesperson and foreign minister have called the situation “unusual” and denied Moscow has any intentions to seize the Arctic territory itself.Kremlin spokesman Dmitry Peskov said Monday that Trump would “go down in history” if he took control of the island, while declining to comment on whether this was “good or bad”.Trump says US ownership of Greenland is critical for his country’s national security.He and his aides have argued Denmark, a fellow NATO member, would be unable to defend Greenland should Russia or China ever seek to invade the vast island, a Danish autonomous territory.Greenland sits under the flight path between the United States and Russia, making it a potentially critical outpost for air defences.Without commenting on Trump’s claim, Russian Foreign Minister Sergei Lavrov told a news conference on Tuesday: “Greenland is not a natural part of Denmark, it is a colonial conquest.”He pointed to France’s control of Mayotte and Britain’s ownership of the Falkland Islands — which Lavrov referred to as the “Malvinas Islands”, as Argentina calls them — as examples of European powers retaining control of conquered territory.- ‘Close eye on situation’ -Peskov said last week Russia was “like the rest of the world, keeping a close eye on the situation.””We proceed from the premise that Greenland is a territory of the Kingdom of Denmark,” he added in remarks last Friday.”The situation is unusual, I would even say extraordinary, from the point of view of international law,” Peskov said, adding that Trump “as he has said himself, is not somebody for whom international law is some kind of priority”.Pro-Kremlin media outlets and Russian political analysts have meanwhile revelled in the dispute.The Moskovskiy Komsomolets tabloid said on Sunday it was watching with joy at Europe falling into “complete disarray” over the crisis.”Naturally, a split within NATO, a bloc hostile to Russia, is good news for Russia,” Vasily Kashin, an expert at Russia’s Higher School of Economics, told AFP.”Although it is not a given that this will have immediate positive consequences for Russian policy, for example in Ukraine, it is movement in the right direction,” he added.Moscow has not said whether it would oppose the United States taking control of the territory, but it has repeatedly warned NATO against deploying troops and equipment to the Arctic region.Last week, the Russian Embassy in Belgium — where NATO is headquartered — accused the alliance of embarking on an “accelerated militarisation of the North”.Putin has not commented publicly on the issue since it reemerged as a focus for the Trump administration in recent weeks.The Kremlin chief had in March 2025 said Trump had “serious plans regarding Greenland” that had “long-standing historical roots”, after the US President mooted the need for American control of the territory.At the time, Putin said the issue “concerns two specific nations and has nothing to do with us”, but that Russia was “concerned” about what he called increasing NATO activity in the Arctic.

Interdire les réseaux sociaux? Pour les ados, c’est “trop”

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans? Trop sévère, jugent de nombreux ados pour qui TikTok, Snapchat, ou Instagram sont devenus “indispensables” même s’ils en connaissent les dangers.Tandis que le gouvernement souhaite instaurer cette interdiction dès la rentrée 2026, selon un projet de loi qui doit être prochainement examiné, les premiers concernés se …

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