CAN-2025: le Sénégal est encore en demies, le Mali a encore fini à dix

Le Sénégal a conforté son rôle de grand prétendant en dominant logiquement le Mali (1-0), qui a terminé un match à dix pour la troisième en cinq matches de Coupe d’Afrique, vendredi en quart de finale à Tanger.Dans leur quête d’un second titre après celui de la CAN-2021, les Lions affronteront en demi-finale le vainqueur d’Egypte-Côte d’Ivoire, joué samedi.Un but d’Ilimane Ndiaye (27e) a suffi pour assurer une septième apparition dans le dernier carré de la CAN aux Sénégalais, la troisième en quatre éditions pour les favoris de la compétition juste derrière l’hôte marocain, qui disputait son quart de finale contre le Cameroun (20h00).Mais les Aigles du Belge Tom Saintfiet ont encore été trahis par leur indiscipline. Leur capitaine Yves Bissouma a été exclu juste avant la mi-temps pour un deuxième avertissement après un tacle en retard sur Idrissa Gana Gueye (45+3). Il avait déjà vu jaune pour une obstruction sur Sadio Mané (21e).C’est la troisième fois de la compétition qu’un Malien est exclu. Le néo-Lensois Amadou Haïdara avait reçu un rouge en fin de match contre les Comores (0-0) en poules, et Woyo Coulibaly avait laissé ses coéquipiers à dix dès la 27e minute en 8e de finale contre la Tunisie (1-1, 3 t.a.b. à 2).Les deux première fois l’exclusion n’avait pas eu de conséquences collectives, mais la défection du capitaine était le coup de trop pour l’équipe de Saintfiet, qui n’avait fait que des matches nuls depuis le début de la compétition et n’y a marqué que trois buts, tous par l’Auxerrois Lassine Sinayoko, dont deux sur penalty.- La bourde de Djigui Diarra -Les Aigles ont été trahis sur le but par un autre cadre, le gardien Djigui Diarra, qui a laissé filer sous son ventre un centre de Krépin Diatta, repris par l’ancien Marseillais Ilimane Ndiaye.Sur cette action, le Monégasque, latéral droit avec les Lions, s’est rappelé qu’il était un ailier. Il avait été lancé au départ par Ndiaye.Le gardien du club tanzanien des Young Africans a pourtant retrouvé le mojo ensuite, il a réussi des parades superbes face à Sadio Mané (66, 90+6) et Pathé Ciss (67, 76), il a aussi détourné une frappe de Malick Diouf sur la barre (45+1) et une de Lamine Camara sur le poteau (90+2), mais le mal était fait.Réduits à dix et menés, les Maliens ont dû changer leur plan de jeu et tenter des attaques placées, alors qu’ils avaient misé sur le contre. Mais il n’ont que rarement pris en défaut la défense à nouveau dirigée par le capitaine Kalidou Koulibaly, auteur d’un retour plein d’autorité pour sa 101e sélection après un match de suspension.Le gardien Edouard Mendy, un des autres trentenaires des Lions avec Mané et Gana Gueye, a assuré en intervenant sur l’action la plus dangereuse des Aigles, face à Abdoulaye Diaby (57e).Jamais trop sérieusement menacé ensuite, le Sénégal, que la France croisera pour son premier match à la Coupe du monde 2026, le 16 juin, a tenu malgré le rush final des dix Aigles.

Iran: le pouvoir ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et défie la République islamique, en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après 13 jours d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.  “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Ce discours est intervenu au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible 24 heures plus tard, avec une connectivité “réduite à 1% de son niveau habituel”, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent notamment des foules de personnes à pied à Téhéran défiant jeudi soir le pouvoir et des automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Dans le même temps, la télévision iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – Trump sera “renversé” -Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale”. Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en visite au Liban, a accusé vendredi les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.Pour l’ayatollah Khamenei, “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”. Il a accusé le président américain d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. Le président américain a même avancé vendredi que l’ayatollah Khamenei chercherait à quitter le pays, affirmant: “il cherche à aller quelque part”.- “Peur de son peuple” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d’intervenir sans tarder en Iran. Il avait auparavant appelé les Iraniens à une nouvelle démonstration de force dans les rues pour “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants.Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”.  Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appelé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement. L’UE a condamné une violence “inacceptable” et dénoncé la coupure d’internet, signe d’un “régime qui a peur de son peuple”.Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé vendredi une enquête “rapide” et “indépendante” sur les manifestants tués.

Un détenu multirécidiviste blesse des surveillants à la prison d’Aix-Luynes

Un détenu multirécidiviste de 23 ans a agressé vendredi trois surveillants, blessant très gravement l’un d’entre eux, à la prison d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) où il était depuis quelques mois après avoir été transféré de deux autres établissements, déjà pour des violences sur agents.L’homme, de nationalité française, a porté plusieurs coups de ciseaux à des surveillants alors qu’il était entendu, peu avant 8H00, dans un bureau suite à l’agression de son codétenu la nuit précédente.”C’est un détenu qui a agressé plusieurs surveillants avec une arme blanche, précisément une paire de ciseaux. Il est très probable qu’il les ait pris sur le bureau dans lequel il était avec un surveillant,” a déclaré à l’AFP le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.Le magistrat a précisé que trois surveillants “ont été blessés, dont un très grièvement”, hospitalisé pour avoir reçu plusieurs coups de ciseaux au niveau du cou. Mais “ses jours ne sont pas en danger”, a-t-il ajouté.Selon les premiers éléments recueillis, les surveillants avaient demandé au détenu de venir s’expliquer: son codétenu avait le visage tuméfié et l’avait désigné comme son agresseur.Selon l’administration pénitentiaire, deux fonctionnaires ont été blessés gravement et un troisième, intervenant pour mettre fin à l’agression, a été blessé plus légèrement et est en état de choc.L’agresseur, placé en garde à vue, avait été condamné en 2025 à deux reprises à quelques mois d’intervalle pour violences et outrages contre des surveillants lorsqu’il était détenu à Toulon ou à Avignon-Le Pontet, selon le procureur.Ecroué en détention provisoire depuis avril 2024 pour viol et violences sur conjoint dont l’information judiciaire est toujours en cours, il était à Aix-Luynes depuis avril 2025. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violence volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, en récidive.- “Danger extrême” -Sous-effectif chronique de surveillants, surpopulation carcérale, insalubrité: les prisons françaises sont au point de rupture, s’alarment régulièrement les acteurs de la pénitentiaire.La situation est particulièrement critique dans les maisons d’arrêt (courtes peines ou personnes en attente de jugement), comme celle d’Aix-Luynes où se sont multipliés ces dernières années les incidents, dont des violences entre détenus.L’intersyndicale de l’établissement UFAP-Unsa Justice-FO-CGT et CFDT a décidé vendredi de “bloquer les arrivées et sorties” de la prison samedi matin “en soutien aux collègues pour montrer qu’on ne peut pas laisser passer”, a précisé à l’AFP Amandine Cordier secrétaire nationale UFAP-Unsa Justice.Dans une vidéo sur X, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui doit se rendre samedi voir le blessé à son chevet et les personnels de la prison, a évoqué vendredi l’instauration d'”un numerus clausus, c’est à dire un maximum de détenus dans une prison”, disposition qu’il souhaite inclure dans son projet de loi “Sure”, visant une “meilleure exécution de la peine” carcérale.Pour lutter contre la surpopulation il veut aussi “construire des places de prison; il faut en faire entre 2.000 et 2.500 par an, ce que nous faisons cette année, l’année prochaine et l’année 2028.”Luynes, une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 150% avec 2.000 détenus hébergés sur 1.200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024.Cette surpopulation est due en partie au narcobanditisme marseillais avec une grande partie des détenus qui y sont envoyés par le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France.Devant la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, plusieurs responsables syndicaux sont venus apporter leur soutien à leur collègues agressés.Ce détenu “a un palmarès long comme le bras, comme on en a beaucoup trop déjà (…) Il aurait dû normalement être pris en charge dans une cellule individuelle, mais on n’a pas les moyens de le faire, on n’a pas les moyens de prendre en charge correctement des détenus”, a déclaré à l’AFP Amandine Cordier, secrétaire nationale UFAP-Unsa justice.Pour Force Ouvrière-Justice, l’agression d’Aix-Luynes illustre le “danger extrême” auquel est “quotidiennement exposé” le personnel pénitentiaire. Le syndicat réclame dans un communiqué une “généralisation de la bombe incapacitante pour l’ensemble des personnels” –à l’heure actuelle seul l’encadrement en est doté– ainsi que “le déploiement du pistolet à impulsion électrique (PIE) et des caméras-piétons.”hj-alc-edy-dac/cbn

Venezuela: angoisse et frustration de proches dans l’attente de leur libération

Dilsia Caro dit avoir dormi à même le sol devant la prison de Rodéo I, dans la banlieue de Caracas. “Je ne bougerai pas d’ici”, assure celle qui espère voir son conjoint figurer parmi les prisonniers censés être relâchés par les autorités.Des dizaines de proches de dissidents ou militants détenus au Venezuela affluent vendredi devant …

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40 roses blanches, l’hommage bouleversant aux victimes de l’incendie en Suisse

Portant un seau à la main rempli de roses blanches, Azeddine Mekrabech a fait le déplacement vendredi à Crans-Montana, alors que la Suisse entière rendait hommage aux dizaines d’adolescents et jeunes adultes qui y ont perdu la vie dans un incendie la nuit du nouvel an.Une bâche protège désormais de la neige les innombrables fleurs, …

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Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un des propriétaires incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux propriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -Le volet officiel s’est déroulé à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines d’habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct la cérémonie sur écran géant, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan à être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.- “Inimaginable” -Des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts, dont la moitié sont des mineurs, et 116 blessés en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, le propriétaire Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionnéà Sion pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica.Il a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé l’avoir placé en détention provisoire, estimant que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on n’aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.La détention de son mari doit être confirmée dans un délai de 48 heures par le Tribunal des mesures de contrainte, a indiqué à la presse un des avocats du couple, Patrick Michod.Le couple est soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes. En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/lpt

Eric Ciotti entendu dans une enquête sur des soupçons de fichage

Eric Ciotti, candidat UDR-RN à la mairie de Nice, a été entendu vendredi en audition libre à Nanterre dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de fichages illégaux, a-t-on appris de source proche du dossier confirmant une information du Parisien.”Il est particulièrement serein dans la mesure où aucune infraction pénale ne peut lui être reprochée”, a assuré son avocat, Me Franck de Vita, dans un communiqué en fin de journée.L’avocat a dans le même temps regretté “une nouvelle violation du secret de l’enquête”, propre à alimenter “des polémiques artificielles et des tentatives de diversion”, malgré la délocalisation de l’audition par mesure de discrétion.Cette enquête préliminaire avait été ouverte en mai par le parquet de Nice du chef d'”enregistrement ou conservation de données à caractère personnel sensibles sans le consentement des intéressés” et des perquisitions avaient été menées en août.Selon le quotidien Nice-Matin, ces perquisitions visaient le siège du Conseil départemental, que M. Ciotti a présidé de 2008 à 2017 et où il est encore à la tête de la commission des finances.Selon Libération, l’enquête fait suite au signalement d’un “lanceur d’alerte anonyme” sur l’existence de fichiers mis en place par l’équipe de M. Ciotti et listant les noms de plusieurs centaines de Niçois présentés comme influents – responsables associatifs, commerçants, etc. -, pour certains suivis de mentions d’une religion, d’une origine, d’un handicap ou d’éléments comme “propriétaire foncier”.Contacté par l’AFP, le parquet de Nice s’est refusé à tout commentaire.

Syrie: l’armée va reprendre le bombardement des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre le bombardement d’un quartier d’Alep où sont retranchés des combattants kurdes qui ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Elle avait auparavant permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision d’Etat syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, estime Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur. “Nous espérons qu’ils feront pression pour parvenir à une entente”, a-t-elle poursuivi.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne, par la voix de son ministre de la Défense Yasar Güler.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.”La France poursuit ses efforts de facilitation du dialogue entre les autorités syriennes de transition et les FDS, en coordination avec les Etats-Unis, et rappelle son attachement à la pleine mise œuvre de l’accord du 10 mars”, a souligné le ministère français des Affaires étrangères.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.