La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”. 

La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”. 

Iran warns protesters who joined ‘riots’ to surrender

Iran’s top police officer issued an ultimatum on Monday to protesters who joined what authorities have deemed “riots”, saying they must hand themselves in within three days or face the full force of the law.But the government also pledged to tackle economic hardships that sparked the demonstrations, which were met with a crackdown that rights groups say has left thousands dead.The protests constituted the biggest challenge to the Iranian leadership in years, with the full scale of the violence yet to emerge amid an internet blackout.National police chief Ahmad-Reza Radan on Monday urged young people “deceived” into joining the “riots” to turn themselves in and receive lighter punishment.Those “who became unwittingly involved in the riots are considered to be deceived individuals, not enemy soldiers” and “will be treated with leniency”, he told state television.Officials have said the demonstrations were peaceful before descending into chaos fuelled by Iran’s arch-foes the United States and Israel in an effort to destabilise the nation. The heads of the country’s executive, legislative and judicial branches on Monday all pledged to work “around the clock” in “resolving livelihood and economic problems”, according to a joint statement published by state television. But they would also “decisively punish” the instigators of “terrorist incidents”, said the statement from President Masoud Pezeshkian, parliament speaker Mohammad Bagher Ghalibaf and judiciary chief Gholamhossein Mohseni Ejei. The scale of the crackdown has emerged piecemeal as Iran remains under an unprecedented internet shutdown that is now in its 11th day.Despite difficulty accessing information, the Iran Human Rights NGO says it has verified that 3,428 protesters were killed by security forces.The NGO’s director Mahmood Amiry-Moghaddam on Monday warned the death toll could be higher by many thousands.”Information received from eyewitnesses, families and other citizens, together with other available evidence, indicates that the number of protesters killed may exceed even the highest media estimates,” he said in a statement.”There is no doubt that the Islamic republic has committed one of the largest mass killings of protesters in our time.”- ‘New test’ -Alarm has grown over the possibility that authorities will use capital punishment against protesters.The United Nations on Monday warned the country was using executions as “a tool of state intimidation”.Iran — the world’s most prolific executioner after China, according to rights groups — reportedly executed 1,500 people last year, UN rights chief Volker Turk said in a statement.Security officials cited by Iran’s Tasnim news agency said late last week that around 3,000 people have been arrested in connection with the demonstrations, but rights groups say the number could be as high as 20,000. Supreme leader Ayatollah Ali Khamenei said on Saturday that authorities “must break the back of the seditionists”.Internet access would “gradually” return to normal this week, Hossein Afshin, Iran’s vice president for science, technology and the knowledge economy, said Monday on state television, after limited access briefly returned the day before.Pezeshkian criticised the internet restrictions, urging “better governance” of cyberspace. Images from the capital Tehran showed buildings and billboards destroyed during the rallies. In Iran’s second-largest city of Mashhad, damage to public infrastructure exceeded $15 million, Mayor Mohammadreza Qalandar Sharif told state television. Outside Iran, President Recep Tayyip Erdogan of neighbouring Turkey, in his first comments on the protests, described the unrest as a “new test” for Tehran, pledging Turkey would “stand against any initiative” that would drag the region into chaos.”We believe that, with a… policy prioritising dialogue and diplomacy, our Iranian brothers will, God willing, get through this trap-filled period,” he said in a televised speech.

Iran: la police lance un ultimatum de trois jours aux participants aux “émeutes” pour se livrer

Le chef de la police iranienne a lancé lundi un ultimatum de trois jours aux personnes impliquées dans ce qu’il a qualifié “d’émeutes” pour se livrer aux autorités, après l’écrasement meurtrier d’un vaste mouvement de contestation.  Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979, avant une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts. “Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis”, a affirmé le chef de la police, Ahmad-Reza Radan sur la télévision d’Etat. Il a donné aux intéressés “au maximum trois jours” pour se livrer, leur assurant qu’ils seraient alors traités avec “plus de clémence”. Les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays ont pour leur part affirmé qu’ils “punir(aient) de manière décisive” les instigateurs des “incidents terroristes”, dans un communiqué commun publié par la télévision d’Etat.- “Guerre contre Dieu” –  L’agence iranienne Tasnim a recensé en fin de semaine dernière quelque 3.000 personnes arrêtées en lien avec la mobilisation, des groupes de défense des droits avançant le chiffre de 20.000 arrestations. La mobilisation a été étouffée par une répression qualifiée de “massacre” par Amnesty International, à la faveur d’un blackout inédit des communications instauré il y a onze jours. L’accès à internet devrait “progressivement” revenir à la normale cette semaine, ont annoncé lundi les autorités, après un bref rétablissement limité de l’accès dimanche. Le président, Masoud Pezeshkian, a critiqué les restrictions d’accès à internet, appelant à une “meilleure gouvernance” du cyberespace.Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU, mais d’autres estimations font état, selon elle, de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000. Le nombre de manifestants tués “pourrait dépasser même les estimations médiatiques les plus élevées”, a affirmé lundi le directeur de IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dénonçant “l’un des plus grands massacres de manifestants de notre époque”.Le guide suprême, Ali Khamenei, a lui-même fait état de “milliers de personnes tuées” imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël.Le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé dimanche que des procès rapides seraient organisés pour les mis en cause. Il a averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort, appliquée généralement par pendaison.  – “Outil d’intimidation” -L’inquiétude grandit quant au risque d’exécutions de contestataires, dans un pays où 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. “L’ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d’intimidation de l’Etat”, a-t-il pointé lundi. Le président Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei se sont par ailleurs engagés dans leur communiqué commun à travailler “sans relâche” pour  “résoudre les problèmes économiques et liés aux moyens de subsistance”. La mobilisation avait été lancée par des commerçants de Téhéran, après une nouvelle chute de la monnaie nationale, le rial, qui a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar. Une hyperinflation fragilise aussi depuis des années le pouvoir d’achat en Iran, où le marasme économique a encore été aggravé par le rétablissement en septembre par l’ONU de sanctions internationales liées au programme nucléaire de Téhéran. 

Patrick Balkany renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds publics

L’ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est attendu le 20 février devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, a annoncé le parquet de Nanterre dans un communiqué lundi.L’audience aura pour but de fixer la date du procès au fond de cette affaire concernant des faits qui s’étaient déroulés de janvier 2010 à mai 2015, à l’époque où M. Balkany était encore maire de cette ville des Hauts-de-Seine.Le ministère public précise que l’affaire a débuté en décembre 2012 après un signalement de deux syndicats de policiers municipaux au parquet, qui a décidé d’ouvrir une enquête.Celle-ci a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne. Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2013.Mis en examen en juillet 2020 dans ce dossier, l’ancien édile est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeur et des véhicules à des fins privées.Le parquet a précisé qu’un non-lieu avait été ordonné concernant des poursuites pour prise illégale d’intérêts et blanchiment, recel de ces mêmes chefs ainsi que complicité et recel de détournement de fonds publics.”Nous serons présents à l’audience, aux côtés de Patrick Balkany, pour contester formellement ces accusations infondées et calomnieuses”, ont réagi auprès de l’AFP Mes Robin Binsard et Romain Dieudonné, avocats de l’ancien maire.Selon Le Parisien, M. Balkany est aussi convoqué le 20 février pour une autre affaire de détournement de fonds publics dans laquelle l’ancien directeur du développement économique de Levallois aurait continué à être rémunéré après avoir pris sa retraite en 2012.Cette seconde affaire n’a pas fait l’objet d’une instruction mais d’une convocation au tribunal par citation directe à l’initiative du parquet, précise le quotidien.”C’est par voie de presse que nous apprenons la convocation dans le second dossier, on saluera l’élégance du parquet qui préfère la presse au code de procédure pénale”, ont ironisé Mes Binsard et Dieudonné.La semaine dernière, le tribunal d’application des peines d’Evreux a accordé à Patrick Balkany, 77 ans, la libération conditionnelle pour les 18 mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers, une décision dont le parquet a fait appel.Déclaré inéligible par la cour d’appel de Paris en 2023, l’ancien baron des Hauts-de-Seine, figure de la droite dans ce département à l’ouest de Paris, reste très impliqué dans la politique locale, à quelques semaines des élections municipales.

Espagne: Pedro Sánchez promet une “transparence absolue” sur les causes de la collision entre deux trains

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis lundi “une transparence absolue” sur les causes de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts dimanche dans le sud de l’Espagne, où les recherches se poursuivent dans les carcasses des deux trains.- Un bilan total inconnu -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d’Andalousie.Mais celui-ci pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.Le président régional andalou Juan Manuel Moreno a ainsi estimé en début de soirée que dans les “prochaines 24 à 48 heures”, les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, avec la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -Arrivé à Adamuz en début d’après-midi, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu en ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.- Deuil national -Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par le petit village d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”C’est une catastrophe!”, se lamente un autre habitant, José Pérez Rojas, 80 ans. “On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Un deuil national de trois jours doit débuter à minuit (23H00 GMT), jusqu’à vendredi minuit, a annoncé Pedro Sánchez, qui a évoqué à Adamuz “un jour de douleur pour toute l’Espagne”.La famille royale espagnole doit, pour sa part, se rendre mardi à proximité des lieux de l’accident.En juillet 2013, l’Espagne avait déjà été meurtrie par un déraillement de train peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest), tuant 80 personnes. 

Allies tepid on Trump ‘peace board’ with $1bn permanent member fee

Key allies reacted coolly Monday to US President Donald Trump’s invite to pay $1.0 billion for a permanent spot on his “Board of Peace” for resolving international conflicts, with analysts likening it to a pay-to-play version of the UN Security Council.The White House has asked various world leaders to sit on the board, chaired by Trump himself, including Russian President Vladimir Putin, Hungarian premier Viktor Orban and Canadian Prime Minister Mark Carney.The board’s charter, seen by AFP, says that member countries will serve no longer than three years, subject to renewal by the chairman. That is unless they “contribute more than USD $1,000,000,000 in cash funds to the Board of Peace within the first year of the Charter’s entry into force.”The initial reaction from two key allies, France and Canada, was lukewarm.France “does not intend to answer favorably,” a source close to President Emmanuel Macron told AFP on Monday, noting that the board’s charter goes beyond its initial purpose of rebuilding and running post-war Gaza. In fact, the charter does not mention Gaza. “It raises major questions, particularly regarding respect for the principles and structure of the United Nations, which under no circumstances can be called into question,” the source, speaking on condition of anonymity, added.France is one of the five veto-wielding, permanent members of the UN Security Council, along with the United States, China, Russia and Britain.A Canadian government source said Ottawa will not pay to be on the board, and hasn’t gotten a request to pay, after Prime Minister Mark Carney indicated he would accept an invitation to join. Paul Williams, professor of international affairs at George Washington University, told AFP that the Security Council resolution approved in October endorsing Trump’s Gaza peace plan only granted the Board of Peace authority related to Gaza.  He added that the offer of permanent membership for $1 billion showed Trump is “trying to turn it into a pay-to-play alternative to the UN Security Council but where Trump alone exercises veto power.”The board’s charter describes it as “an international organization that seeks to promote stability, restore dependable and lawful governance, and secure enduring peace in areas affected or threatened by conflict.”- ‘Failed institutions’ -The charter appears to take a swipe at the United Nations, saying that the new board should have “the courage to depart from approaches and institutions that have too often failed.”Trump has regularly criticized the United Nations and announced this month that his country will withdraw from 66 global organizations and treaties — roughly half affiliated with the UN.The world body — which suffers chronic funding shortfalls and political deadlock in the Security Council — pushed back Monday.La Neice Collins, spokesperson for the president of the UN General Assembly, told reporters “there is one universal, multilateral organization to deal with peace and security issues, and that is the United Nations.”Daniel Forti at the International Crisis Group, a think tank, said at least 60 countries have reportedly been invited to the Board of Peace. He said some may view it as a way to curry favor with Trump, but many member states would see it as power grab.”Actively buying permanent seats in an exclusive club sends a very worrying signal about what transactional and deals-based international diplomacy may mean in the future,” he told AFP.Trump would have the power to remove member states from the board, subject to a veto by two-third of members, and to choose his replacement should he leave his role as chairman.Ian Lesser at the German Marshall Fund think tank told AFP he would be surprised if many countries are willing to sign up “at a time when most are focused on preserving the existing multilateral institutions.”  The White House said there would be a main board, a Palestinian committee of technocrats meant to govern devastated Gaza, and a second “executive board” that appears designed to have a more advisory role.Trump has named as board members Secretary of State Marco Rubio, former British prime minister Tony Blair, senior negotiator Steve Witkoff and his son-in-law Jared Kushner.Israel has objected to the line-up of a “Gaza executive board” to operate under the body, which includes Turkish Foreign Minister Hakan Fidan and Qatari diplomat Ali Al-Thawadi.

Trump fixe un prix mirobolant pour un siège permanent à son “Conseil de paix”, et refroidit ses invités

L’invitation adressée par Donald Trump à plusieurs dirigeants pour prendre part à son “Conseil de paix” était accueillie lundi avec réserve face au montant mirobolant requis pour y obtenir un siège permanent, des experts comparant le projet à une version payante de l’ONU.Initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza, cette initiative voulue et présidée par le président américain serait destinée à oeuvrer plus largement à la résolution des conflits dans le monde et disposerait d’un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une “charte” consultée lundi par l’AFP.”Le Canada ne va pas payer pour un siège au Conseil”, a réagi auprès de l’AFP une source au sein du gouvernement canadien, précisant toutefois qu'”aucune demande en ce sens” n’avait “été faite pour le moment” et que le Premier ministre Mark Carney continuait d’avoir “l’intention d’accepter l’invitation”.La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU a elle déclaré qu’elle n’entendait “pas donner (de) suite favorable” à ce stade.Cette initiative “soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause”, a relevé l’entourage d’Emmanuel Macron auprès de l’AFP.- Trump comme chef  -Condamnant des “approches et institutions qui ont trop souvent échoué” dans une allusion claire aux Nations unies, la “charte” appelle en effet à avoir “le courage” de s’en “écarter” et apparaît se proposer comme alternative.Le “Conseil de paix” de Donald Trump s’octroie ainsi la mission de “promouvoir la stabilité” dans le monde, selon ce document de huit pages consulté par l’AFP et qui a été envoyé à des pays invités.La création de cet organe prévu par le plan de paix de Trump pour Gaza avait pourtant été endossé par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais “strictement à cette fin”, a rappelé lundi Farhan Haq, l’un des porte-paroles du chef de l’ONU.Il existe déjà “une organisation universelle et multilatérale chargée des questions de paix et de sécurité, et c’est l’Organisation des Nations Unies”, a insisté La Neice Collins, porte-parole de la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU.Selon les détails de la “charte”, Donald Trump présidera ce nouveau conseil et disposera de vastes pouvoirs.Les Etats membres exerceront eux un mandat “d’une durée maximale de trois ans (…) renouvelable par le président”, à moins qu’ils ne versent “plus d’un milliard de dollars au comptant au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte”, précise le texte.- “Club exclusif” -Ce ticket d’entrée montre que Donald Trump “essaye d’en faire une alternative payante au Conseil de sécurité de l’ONU, où lui seul exerce le droit de veto”, analyse auprès de l’AFP Paul Williams, professeur d’affaires internationales à l’université George Washington.”Personne ne prétend que la composition actuelle du Conseil de sécurité, avec ses cinq membres permanents issus de la Seconde Guerre mondiale, reflète l’état des affaires mondiales (…) mais le fait d’acheter ouvertement des sièges permanents dans un club exclusif envoie un signal très inquiétant” sur ce que la diplomatie “pourrait signifier à l’avenir”, abonde Daniel Forti, en charge des affaires relatives à l’ONU à l’International Crisis Group.Plusieurs pays ou dirigeants ont annoncé ces derniers jours avoir été invités à rejoindre ce nouveau “Conseil”, sans nécessairement dévoiler leur intention d’y répondre positivement ou pas.Parmi eux figurent le président russe Vladimir Poutine, son homologue argentin Javier Milei ou encore le Premier ministre hongrois Viktor Orban.Selon Daniel Forti, “au moins 60 chefs d’État ont été invités à rejoindre le conseil”.Critique virulent des Nations unies, Donald Trump a ordonné depuis son retour au pouvoir début 2025 le retrait des Etats-Unis de nombreuses organisations internationales liées à l’ONU, dont l’Unesco (organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), et l’Organisation mondiale de la santé.bur-aje-bpi-cha/pno

Budget : Lecornu choisit le 49.3 avec “amertume”

“Semi-succès”, “semi-échec”, Sébastien Lecornu s’est résigné lundi à passer par le 49.3 pour faire adopter sans vote le budget de l’Etat à l’Assemblée nationale, espérant échapper aux motions de censure grâce aux concessions faites aux socialistes.Quelques mois après y avoir renoncé pour éviter une censure de ces mêmes députés socialistes, le chef du gouvernement a officialisé, avec “regret” et “un peu d’amertume”, le recours dès “mardi” à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.”Tout le monde en arrive à la conclusion qu’on va dans une impasse”, a argué le chef du gouvernement après un conseil des ministres à l’Elysée, alors que le budget n’avait plus aucune chance d’être adopté par un vote du Parlement.Le 49.3 sera activé mardi sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis, sauf censure, une deuxième fois quelques jours plus tard sur les “dépenses”. Le texte irait ensuite rapidement au Sénat, puis reviendrait à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février…- “Stabilité” -Après plus de quatre mois de joutes parlementaires, la France aura enfin une loi de finances. Mais c’est aussi un revers sur la forme pour Sébastien Lecornu, contraint de se dédire et de passer en force.Il a lui-même reconnu un “semi-échec”, mais vanté un “semi-succès”, rappelant que le budget de la Sécurité sociale avait pu être approuvé à l’issue d’une procédure parlementaire classique. “Je suis obligé de revenir sur ma parole, mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m’entête”, a-t-il justifié.Il a reçu le soutien du président Emmanuel Macron, qui en conseil des ministres a jugé que le compromis permettrait la “stabilité, et “au pays d’avancer”, a rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.A contrario la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avait déjà prévenu que ses députés déposeraient en retour une motion de censure du gouvernement, contre “un budget de malheur”.Marine Le Pen, cheffe des députés du Rassemblement national, a elle dénoncé “des annonces irresponsables pour acheter le PS au mépris de l’intérêt national”, et annoncé une autre motion de censure. Et les écologistes “n’ont aucune raison de ne pas censurer”, a annoncé leur patronne Marine Tondelier. Cyrielle Chatelain, patronne des députés, a annoncé que le groupe déciderait mardi avec la copie finale, se demandant si le gouvernement cachait “le coût de la facture, notamment en termes de coupes sur les services publics”.Pour faire passer le budget de l’Etat, le Premier ministre compte sur l’abstention des socialistes, qui est en bonne voie.”Je crois que les conditions sont réunies” pour éviter une censure du PS, a estimé lundi soir le patron des députés Boris Vallaud sur BFMTV.- “Ça suffit” -Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert…La proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises a aussi été retenue in fine, pour un rendement de 8 milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB maximum, un engagement pris “sincèrement”, a répété Sébastien Lecornu, sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fait office de variable d’ajustement.Et la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a annoncé le maintien dans le texte d’une taxe visant le patrimoine financier des holdings familiales.Reste que les concessions faites au PS irritent les parlementaires du camp gouvernemental.”Quand vous ponctionnez les entreprises françaises, ça pèse sur les Français”, a regretté dans l’Opinion Marc Fesneau, patron des députés MoDem. “On aurait dû sans doute dire aux socialistes, à un moment +ça suffit+”, a déploré le député, questionnant avec insistance la crédibilité de l’objectif de 5% de déficit.”C’est une évidence, c’est un budget très imparfait”, a estimé Laurent Wauquiez, patron des députés LR qui ne devraient pas pour autant voter la censure.Une source au sein du groupe macroniste déplore elle un “gouvernement tenu par une poignée de députés socialistes”.Au cours d’une conférence de presse, Sébastien Lecornu a assuré avoir répondu aux demandes de Gabriel Attal, le chef de Renaissance, et de Laurent Wauquiez, en renonçant à toucher respectivement aux allègements de charges des entreprises, et en indexant le barème de l’impôt sur le revenu pour suivre l’inflation.