Budget de la Sécu: le pari réussi d’Olivier Faure

Olivier Faure misait gros. En mettant tout son poids dans la balance pour faire adopter par l’Assemblée le budget de la Sécu, que peu souhaitaient endosser il y a encore quelques jours, le patron du PS a réussi son pari, celui du compromis avec les macronistes. Un rejet du budget de la Sécu “serait un échec personnel pour moi”, reconnaissait-il pendant la journée de mardi, quand l’issue du vote était encore incertaine et qu’il cherchait, de son propre aveu, “à convaincre des gens de toutes formations politiques” de voter pour ce texte. Poussant ainsi le député RN Laurent Jacobelli à ironiser: “Olivier Faure devient officiellement ministre des Relations avec le Parlement”.Car lundi matin, le dirigeant socialiste avait fait tapis en appelant les députés de son groupe à voter pour ce budget “de compromis” de la Sécurité sociale afin qu’il puisse être adopté, faute de majorité par ailleurs.C’était là un – léger – tabou qui sautait, tant les socialistes n’osaient admettre qu’il faudrait donner un feu vert à ce budget, pour que soit validée notamment la suspension de la réforme des retraites, véritable victoire à leurs yeux. Et sans usage du 49.3 par le gouvernement, comme ils l’avaient demandé. “On cherche la possibilité de s’abstenir”, promettait encore il y a moins de deux semaines un cadre PS.Mais les abstentions annoncées des Républicains et de Horizons – qui font pourtant partie du “socle commun” avec le parti présidentiel Renaissance – ont poussé les socialistes à franchir le Rubicon: sous l’impulsion d’Olivier Faure, 63 des 69 députés socialistes ont finalement endossé le budget de la Sécu mardi soir. “C’est une victoire politique qu’il a su construire de manière patiente, précise et inédite pour améliorer la vie des Français”, se félicite auprès de l’AFP Pierre Jouvet, le secrétaire général du PS.  – “Affirmation socialiste” -Malgré les habituels procès en trahison des Insoumis – qui reprochent à Olivier Faure d’être devenu un supplétif de la Macronie et un soutien du gouvernement – les socialistes se vantent d’avoir “nettoyé le musée des horreurs” que constituait à leurs yeux le projet initial du gouvernement. Pour ce faire, le flegmatique député de Seine-et-Marne, réputé fin tacticien mais difficilement sondable, a pu compter sur la bonne relation qu’il a su nouer avec le Premier ministre Sébastien Lecornu – alors que ses rapports avec l’ancien locataire de Matignon François Bayrou étaient bien plus mauvais. “Faure et Lecornu ils ont une histoire d’amour. Ils s’appellent le matin pour se dire +ça va t’as bien dormi?+”, raconte avec humour un cadre socialiste. Mais pour quels gains finaux?Le budget de la Sécu n’est pas encore officiellement voté par le Parlement, et doit retourner au Sénat avant de revenir une dernière fois à l’Assemblée, pour être adopté définitivement.Et sur le budget de l’Etat (PLF), encore à l’examen par le Parlement, la partition s’annonce encore plus compliquée tant la version initiale du gouvernement semble difficilement acceptable pour les socialistes. “Si le gouvernement veut reproduire l’exploit de faire voter un PLF comme le PLFSS, il faut qu’il ait la même approche” de compromis, a résumé Olivier Faure mardi soir.  “Pour l’instant, il n’y a aucune voie de passage pour arriver”, a-t-il cependant mis en garde sur BFMTV, prédisant le recours par le gouvernement d’une “loi spéciale” sur ce budget.Cette méthode a en tout cas permis au PS de reprendre un rôle central sur l’échiquier politique à l’approche des élections municipales, notamment en rompant définitivement avec La France insoumise.”Avec le budget, le PS veut faire de l’affirmation socialiste en vue des municipales. Ils veulent apparaître le plus éloigné de nous possible. Mais en faisant cela, ils actent leur nouvelle alliance avec les macronistes et surtout entérinent des reculs sociaux terribles”, dénonce l’eurodéputée et cadre LFI Manon Aubry. Outre l’échéance de 2026, la présidentielle de 2027 pourrait-elle également être un objectif pour Olivier Faure? Malgré ses volontés de compromis ces derniers mois, sa cote de popularité n’a pas explosé. “Ces derniers temps, il a fait plein de JT de 20h et rien n’a changé pour lui dans les sondages. Je ne l’explique pas”, note le cadre socialiste susnommé.L’intéressé, lui, jure ne pas s’en préoccuper.

Tanzania streets deserted as heavy security spooks protestersTue, 09 Dec 2025 20:10:06 GMT

Tanzania’s biggest city was deserted on Tuesday, with a heavy security presence apparently deterring planned anti-government demonstrations over election violence in October.Police last week banned the proposed rallies, which were called in response to the violent crackdown on unrest during the October 29 election. President Samia Suluhu Hassan was declared the winner with 98 percent of …

Tanzania streets deserted as heavy security spooks protestersTue, 09 Dec 2025 20:10:06 GMT Read More »

Perpétuité requise au procès de l’assassinat de l’avocat Sollacaro

Une peine de perpétuité avec 22 ans de sûreté a été requise contre André Bacchiolelli, seul accusé présent, mardi au procès à huis clos, devant les assises des Bouches-du-Rhône, de l’assassinat de l’avocat et ex-bâtonnier Antoine Sollacaro, en 2012 à Ajaccio.A l’issue de huit heures de réquisitions, les deux avocats généraux ont requis cette peine de perpétuité contre André Bachiolelli, seul des trois accusés présent au procès à Aix-en-Provence, qu’ils ont présenté comme étant le tireur qui a abattu Antoine Sollacaro le 16 octobre 2012, a indiqué à l’AFP le parquet général.Ce sont “des réquisitions aussi pauvres dans la démonstration de la culpabilité que boulimiques dans la répression”, a réagi auprès de l’AFP Me Bruno Rebstock, l’un des avocats de M. Bachiolelli.L’assassinat d’Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio, défenseur d’Yvan Colonna ou de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, avait été qualifié “d’onde de choc” par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice.Il avait été tué de cinq balles dans la tête par des assaillants à moto alors qu’il venait d’acheter son journal comme tous les matins dans la même station-service d’Ajaccio.”Depuis 13 ans d’instruction et cinq semaines d’audience, les preuves rapportées contre l’accusé sont totalement accablantes. Voilà l’intime conviction que nous avons exposée” lors des plaidoiries des parties civiles lundi, a déclaré à l’AFP Me Philippe Soussi, l’un des avocats de la famille Sollacaro.”Le huis clos n’est pas que judiciaire dans cette affaire, il est mental, moral, c’est pesant”, a-t-il ajouté, assurant avoir vu défiler à la barre “des témoins terrorisés” dont les versions ont “à peu près toutes évolué depuis 13 ans” et “qui racontent n’importe quoi parce qu’ils sont tétanisés par la peur”.Interrogé sur le ressenti de la famille Sollacaro durant ce procès, Me Soussi a indiqué que cela avait été “très difficile, au bout de 13 ans, de revivre, y compris ces 16 secondes de malheur immense de l’assassinat du bâtonnier, mais c’était important pour eux d’être là et ils l’ont fait avec un courage et une dignité absolument exemplaires”.- Meilleur hommage -“C’est le meilleur hommage qu’on pouvait rendre au bâtonnier”, a-t-il ajouté.Ce procès hors norme, débuté le 3 novembre, a vu le cas de Jacques Santoni, cerveau présumé de cet assassinat retentissant, être disjoint et renvoyé ultérieurement pour raison médicale.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, ce chef présumé de la bande criminelle corse dite du “Petit Bar” n’avait déjà pas comparu à ses derniers procès et n’est pas incarcéré malgré une peine de 13 ans de prison pour blanchiment prononcée en juin à Marseille.Après cette disjonction, le huis clos avait été prononcé au deuxième jour du procès pour préserver la sécurité de Patrick Giovanonni, premier repenti de France qui témoigne pour l’accusation et est également jugé pour son implication dans une tentative d’assassinat liée à cette affaire.”Petite main” et gestionnaire du stock d’armes de la bande du Petit Bar selon les enquêteurs, il a affirmé avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, qui aurait déclaré après la mort de l’avocat: “C’est nous qui avons tapé”.Une peine de cinq ans avec sursis a été requise contre lui pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de la tentative d’assassinat de Charles Cervoni, jointe à l’affaire et dans laquelle André Bacchiolelli serait également le tireur selon l’accusation.”La semaine dernière, le repenti a été entendu pendant pratiquement une journée et il a répété tout ce qu’il avait dit à l’instruction”, a indiqué à l’AFP Me Soussi, insistant sur le fait qu'”il est venu confirmer les éléments du dossier”, que l’avocat qualifie de “solides”.Outre Jacques Santoni et André Bacchiolelli, un troisième homme, Mickaël Ettori, présenté par l’accusation comme un “proche lieutenant de Jacques Santoni”, en fuite depuis 2020, est également “jugé par défaut”. Une peine de 12 ans a été requise contre lui pour association de malfaiteurs en récidive.Les trois accusés nient les faits.Les plaidoiries de la défense sont attendues mercredi et le verdict jeudi.

Le budget de la Sécu adopté à l’Assemblée, victoire cruciale pour Lecornu

Les députés ont adopté de peu mardi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une victoire cruciale pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui gagne son pari dans une Assemblée sans majorité et sans avoir utilisé le 49.3.La chambre basse a adopté le projet de loi, qui contient la suspension de l’emblématique réforme des retraites, par 247 voix contre 234. Après un dernier passage au Sénat, vendredi, il devra revenir à l’Assemblée pour un ultime feu vert.Après le vote, Sébastien Lecornu a salué une “majorité de responsabilité” qui a permis l’adoption du texte, et des députés exerçant de “manière nouvelle leur rôle de législateur”, en l’absence de 49.3, retiré de l’équation en échange d’une non-censure des socialistes.”Cette victoire” est “d’abord celle du Parlement”, a abondé le patron du PS Olivier Faure, l’autre responsable politique qui aurait été particulièrement impacté par un échec.L’issue du vote était particulièrement incertaine du fait du refus affiché par les dirigeants des Républicains et d’Horizons de soutenir le texte.- Macronistes et PS pour, la droite divisée -Et malgré les critiques acerbes du patron du parti Bruno Retailleau, 18 députés LR ont voté pour le texte (3 contre, 28 abstentions).Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, a lui invoqué des victoires sur des réductions de hausse d’impôt, la défiscalisation des heures supplémentaires, ou l’indexation totale des retraites. Et peu avant le scrutin, le gouvernement a renoncé sous pression de LR à une mesure visant à encadrer des profits supérieurs à la moyenne dans certains secteurs comme la radiologie.”Ce budget n’est pas à la hauteur des enjeux qui se dressent devant nous”, a estimé le chef du groupe Horizons Paul Christophe. Neuf députés de son groupe ont toutefois voté pour (25 abstentions).Au bilan le projet de loi a été soutenu très largement par Renaissance et le MoDem (unanimement pour), le PS (63 pour, 6 abstentions) et les indépendants de Liot (20 pour, deux abstentions). Le gouvernement a aussi multiplié les gestes ces derniers jours pour obtenir la clémence des écologistes.Un amendement augmentant l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) d’environ 3% au lieu de 2% a ainsi été adopté mardi, essentiellement pour acter le renoncement à l’augmentation des franchises médicales (reste à charge dû par les patients, par exemple sur les médicaments).Estimant avoir décroché des investissements pour un fonctionnement “à niveau constant” des hôpitaux et de la médecine de ville, les écologistes se sont majoritairement abstenus (26 abstentions, 3 pour, 9 contre).- “Changement d’alliance” -A contrario l’alliance RN-UDR et les Insoumis ont été unanimes dans leur opposition. Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, dénonçant un “changement d’alliance” des socialistes, et appelant les écologistes à renverser leur position d’ici le vote définitif.Celui-ci pourrait avoir lieu “la semaine prochaine”, selon le patron du groupe MoDem Marc Fesneau.Nommé il y a trois mois à Matignon, Sébastien Lecornu sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque.Alors que la question de son départ aurait immanquablement été posée par un rejet, sa méthode des “petits pas”, élaborant des compromis au jour le jour pour passer les obstacles un par un, s’est finalement montrée payante.Pour l’Assemblée, qui fonctionne sans majorité absolue depuis 2022, il s’agit aussi d’une étape dont beaucoup doutaient qu’elle puisse être franchie, alors que l’examen s’est fait dans des délais contraints et un hémicycle ultra-fragmenté.Si le texte est définitivement adopté, le déficit de la Sécurité sociale prévu l’année prochaine est estimé à 19,4 milliards d’euros, a déclaré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin (contre 23 milliards en 2025). Mais au prix de transferts de 4,5 milliards d’euros des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu, au grand dam notamment d’Horizons.Au-delà de la Sécurité sociale, qui célèbre ses 80 ans, l’enjeu porte aussi sur toute la séquence budgétaire.Au gouvernement, on considère que l’adoption du budget de la Sécu pourrait entraîner une dynamique positive pour celui de l’Etat, actuellement au Sénat et sensiblement plus difficile à faire adopter, en l’absence d’une mesure aussi forte que la suspension de la réforme des retraites.”Ce sera difficile”, a d’ailleurs reconnu mardi Sébastien Lecornu. “Nous en sommes très, très loin” a souligné Olivier Faure, appelant le gouvernement à avoir “la même approche” que sur le budget de la Sécu.la-sac-parl/jmt/mpm

Le budget de la Sécu adopté à l’Assemblée, victoire cruciale pour Lecornu

Les députés ont adopté de peu mardi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une victoire cruciale pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui gagne son pari dans une Assemblée sans majorité et sans avoir utilisé le 49.3.La chambre basse a adopté le projet de loi, qui contient la suspension de l’emblématique réforme des retraites, par 247 voix contre 234. Après un dernier passage au Sénat, vendredi, il devra revenir à l’Assemblée pour un ultime feu vert.Après le vote, Sébastien Lecornu a salué une “majorité de responsabilité” qui a permis l’adoption du texte, et des députés exerçant de “manière nouvelle leur rôle de législateur”, en l’absence de 49.3, retiré de l’équation en échange d’une non-censure des socialistes.”Cette victoire” est “d’abord celle du Parlement”, a abondé le patron du PS Olivier Faure, l’autre responsable politique qui aurait été particulièrement impacté par un échec.L’issue du vote était particulièrement incertaine du fait du refus affiché par les dirigeants des Républicains et d’Horizons de soutenir le texte.- Macronistes et PS pour, la droite divisée -Et malgré les critiques acerbes du patron du parti Bruno Retailleau, 18 députés LR ont voté pour le texte (3 contre, 28 abstentions).Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, a lui invoqué des victoires sur des réductions de hausse d’impôt, la défiscalisation des heures supplémentaires, ou l’indexation totale des retraites. Et peu avant le scrutin, le gouvernement a renoncé sous pression de LR à une mesure visant à encadrer des profits supérieurs à la moyenne dans certains secteurs comme la radiologie.”Ce budget n’est pas à la hauteur des enjeux qui se dressent devant nous”, a estimé le chef du groupe Horizons Paul Christophe. Neuf députés de son groupe ont toutefois voté pour (25 abstentions).Au bilan le projet de loi a été soutenu très largement par Renaissance et le MoDem (unanimement pour), le PS (63 pour, 6 abstentions) et les indépendants de Liot (20 pour, deux abstentions). Le gouvernement a aussi multiplié les gestes ces derniers jours pour obtenir la clémence des écologistes.Un amendement augmentant l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) d’environ 3% au lieu de 2% a ainsi été adopté mardi, essentiellement pour acter le renoncement à l’augmentation des franchises médicales (reste à charge dû par les patients, par exemple sur les médicaments).Estimant avoir décroché des investissements pour un fonctionnement “à niveau constant” des hôpitaux et de la médecine de ville, les écologistes se sont majoritairement abstenus (26 abstentions, 3 pour, 9 contre).- “Changement d’alliance” -A contrario l’alliance RN-UDR et les Insoumis ont été unanimes dans leur opposition. Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, dénonçant un “changement d’alliance” des socialistes, et appelant les écologistes à renverser leur position d’ici le vote définitif.Celui-ci pourrait avoir lieu “la semaine prochaine”, selon le patron du groupe MoDem Marc Fesneau.Nommé il y a trois mois à Matignon, Sébastien Lecornu sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque.Alors que la question de son départ aurait immanquablement été posée par un rejet, sa méthode des “petits pas”, élaborant des compromis au jour le jour pour passer les obstacles un par un, s’est finalement montrée payante.Pour l’Assemblée, qui fonctionne sans majorité absolue depuis 2022, il s’agit aussi d’une étape dont beaucoup doutaient qu’elle puisse être franchie, alors que l’examen s’est fait dans des délais contraints et un hémicycle ultra-fragmenté.Si le texte est définitivement adopté, le déficit de la Sécurité sociale prévu l’année prochaine est estimé à 19,4 milliards d’euros, a déclaré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin (contre 23 milliards en 2025). Mais au prix de transferts de 4,5 milliards d’euros des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu, au grand dam notamment d’Horizons.Au-delà de la Sécurité sociale, qui célèbre ses 80 ans, l’enjeu porte aussi sur toute la séquence budgétaire.Au gouvernement, on considère que l’adoption du budget de la Sécu pourrait entraîner une dynamique positive pour celui de l’Etat, actuellement au Sénat et sensiblement plus difficile à faire adopter, en l’absence d’une mesure aussi forte que la suspension de la réforme des retraites.”Ce sera difficile”, a d’ailleurs reconnu mardi Sébastien Lecornu. “Nous en sommes très, très loin” a souligné Olivier Faure, appelant le gouvernement à avoir “la même approche” que sur le budget de la Sécu.la-sac-parl/jmt/mpm

Zelensky says ready to hold Ukraine elections

President Volodymyr Zelensky said on Tuesday he was ready to hold new elections in Ukraine, and that he expected to send Washington within a day revised proposals on ending the nearly four-year war with Russia.US President Donald Trump is pressuring Kyiv to accept a deal formulated by Washington, the initial version of which was criticised by Ukraine’s allies as overly favourable to Russia.”We are working today (Tuesday) and will continue tomorrow (Wednesday). I think we will hand it over tomorrow,” Zelensky told reporters after shuttling between European capitals to hammer out a response with allies.Trump, who earlier accused Zelensky of not reading the latest US proposals, said Russia had the “upper hand” in the conflict, in an interview with Politico published on Tuesday.He also accused Kyiv of “using war” to avoid elections, which have been postponed under the imposition of martial law since Russia invaded its neighbour.”You know, they talk about a democracy, but it gets to a point where it’s not a democracy anymore,” Trump said.Ukrainian law prohibits holding elections under martial law, without which a presidential ballot was to have taken place in March 2024.But on Tuesday, following Trump’s comments, Zelensky said he was ready to organise a new ballot.”I am ready for the elections,” Zelensky told journalists, adding that he is asking Ukrainian lawmakers to prepare “proposals regarding the possibility of amending the legislative foundations and the law on elections during martial law”.- ‘No legal right’ -Zelensky spent the past few days shuttling between European capitals to hammer out a response to the US plan. On Monday he held talks with European leaders in London and Brussels. On Tuesday, he went to Italy to meet Pope Leo XIV and Italian Prime Minister Giorgia Meloni.Washington’s proposals involved Ukraine surrendering land that Russia has not captured — the entire industrial Donbas region — in return for security promises that fall short of Kyiv’s aspirations to join NATO.Zelensky on Monday said Washington’s 28-point plan had been revised to 20 points after US-Ukraine talks at the weekend.He said the land issue and international security guarantees were two of the main sticking points.”Do we envision ceding territories? We have no legal right to do so, under Ukrainian law, our constitution and international law. And we don’t have any moral right either,” Zelensky said.”The key is to know what our partners will be ready to do in the event of new aggression by Russia. At the moment, we have not received any answer to this question,” he said.During a televised event on Tuesday, President Vladimir Putin called Ukraine’s eastern Donbas region Russia’s “historical territory”.”This territory is important; it is our historical territory, absolutely,” he said.- Trump criticises Europe -Trump has blown hot and cold on Ukraine since returning to office in January, initially chastising Zelensky for not being grateful for US support.But he was also frustrated that efforts to persuade Putin to end the war had failed to produce results, and he recently slapped new sanctions on Russian oil firms.European allies have expressed solidarity with Ukraine.In the Politico interview, Trump criticised Europe’s role, saying: “They talk but they don’t produce.”Meloni, who positions herself as a bridge between Trump and Europe, has been a staunch supporter of Ukraine since Russia’s invasion, although one of her coalition allies, Matteo Salvini’s League party, is more sceptical of aid for Kyiv.Italy has sent weapons to Ukraine, but only for targets inside the country. Meloni has also ruled out sending troops in a possible monitoring force proposed by Britain and France.The Italian government last week postponed a decision on renewing military aid to Ukraine, with the current authorisation due to end on December 31. Salvini has reportedly questioned whether it is necessary in light of current talks.However, Meloni at the time insisted that “as long as there’s a war, we’ll do what we can, as we’ve always done to help Ukraine defend itself”.

Budget de la Sécu: Lecornu salue une “majorité de responsabilité” qui a permis son adoption

Sébastien Lecornu a salué l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l’Assemblée, “après un débat exigeant, sans 49.3” et grâce à une “majorité de responsabilité” qui “montre que le compromis n’est pas un slogan”.”Les trois parties du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 (…) ont été adoptées librement, après un débat exigeant, sans 49-3, une première depuis 2022″, a souligné le chef du gouvernement. “Cette majorité de responsabilité montre que le compromis n’est pas un slogan : il permet d’avancer dans le sens de l’intérêt général”, a-t-il ajouté.Il a “remercié” les députés qui soutiennent son gouvernement et ont voté le texte “parfois éloigné de leurs propres convictions”, alors que les députés Horizons se sont majoritairement abstenus, ne soutenant pas la suspension de la réforme des retraites concédée aux socialistes, ainsi que les Républicains bien que plus partagés. Il a également “remercié” les députés de l’opposition, “qui ont accepté le principe d’un compromis mais aussi compris que le pouvoir était désormais partagé”. Le renoncement au 49.3, article de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à la censure, “leur permet, en l’absence de majorité absolue, d’exercer d’une manière nouvelle leur rôle de législateur. C’est une chance pour la démocratie représentative”, a fait valoir M. Lecornu.Il a toutefois “regretté” que certains groupes “se soient enfermés dans une opposition systématique” et aient “choisi le cynisme plutôt que le patriotisme”, à l’instar du Rassemblement national ou de la France insoumise. “Les Français jugeront”.”Ils se proclament voix du peuple, mais préfèrent torpiller – y compris leurs propres combats – plutôt que de voir un progrès sans leur signature”, note-t-il.Alors que le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour Sébastien Lecornu, il assure que “dès demain, il faudra travailler à l’adoption d’un budget pour l’Etat” et “ce sera difficile”, “peut-être plus encore que ces dernières semaines”.”Mais l’état d’esprit du gouvernement ne changera pas : l’intérêt général d’abord, sans céder ni à la fébrilité, ni aux agendas électoraux”. “Les Français en ont assez du désordre. Ils veulent que l’on avance, que l’on décide, que l’on protège”.

Budget de la Sécu: Lecornu salue une “majorité de responsabilité” qui a permis son adoption

Sébastien Lecornu a salué l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l’Assemblée, “après un débat exigeant, sans 49.3” et grâce à une “majorité de responsabilité” qui “montre que le compromis n’est pas un slogan”.”Les trois parties du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 (…) ont été adoptées librement, après un débat exigeant, sans 49-3, une première depuis 2022″, a souligné le chef du gouvernement. “Cette majorité de responsabilité montre que le compromis n’est pas un slogan : il permet d’avancer dans le sens de l’intérêt général”, a-t-il ajouté.Il a “remercié” les députés qui soutiennent son gouvernement et ont voté le texte “parfois éloigné de leurs propres convictions”, alors que les députés Horizons se sont majoritairement abstenus, ne soutenant pas la suspension de la réforme des retraites concédée aux socialistes, ainsi que les Républicains bien que plus partagés. Il a également “remercié” les députés de l’opposition, “qui ont accepté le principe d’un compromis mais aussi compris que le pouvoir était désormais partagé”. Le renoncement au 49.3, article de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à la censure, “leur permet, en l’absence de majorité absolue, d’exercer d’une manière nouvelle leur rôle de législateur. C’est une chance pour la démocratie représentative”, a fait valoir M. Lecornu.Il a toutefois “regretté” que certains groupes “se soient enfermés dans une opposition systématique” et aient “choisi le cynisme plutôt que le patriotisme”, à l’instar du Rassemblement national ou de la France insoumise. “Les Français jugeront”.”Ils se proclament voix du peuple, mais préfèrent torpiller – y compris leurs propres combats – plutôt que de voir un progrès sans leur signature”, note-t-il.Alors que le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour Sébastien Lecornu, il assure que “dès demain, il faudra travailler à l’adoption d’un budget pour l’Etat” et “ce sera difficile”, “peut-être plus encore que ces dernières semaines”.”Mais l’état d’esprit du gouvernement ne changera pas : l’intérêt général d’abord, sans céder ni à la fébrilité, ni aux agendas électoraux”. “Les Français en ont assez du désordre. Ils veulent que l’on avance, que l’on décide, que l’on protège”.