Conférence Travail et Retraites: premiers débats sur fond de crise budgétaire

La conférence Travail et Retraites entre vendredi dans le vif du sujet avec pour ambition d’éclairer le débat public avant la présidentielle de 2027, au moment où le gouvernement bataille contre un possible rejet de son projet de budget de la Sécurité sociale par les députés.Voulue par le Premier ministre Sébastien Lecornu au moment de l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, mesure inscrite dans le projet de budget de la Sécu (PLFSS), cette conférence a été lancée il y a un mois par une réunion de méthode, lors de laquelle le Medef a claqué la porte.La principale organisation patronale, très remontée contre les efforts demandés aux entreprises dans le projet de budget, a fait savoir qu’elle préférait s’en tenir à l'”agenda autonome” des partenaires sociaux, qui “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.”Le souci du gouvernement et du ministre du Travail, c’est de faire en sorte que petit à petit, peut-être dans le cadre des ateliers, on puisse se retrouver dans une situation où le Medef pourra prendre toute sa part”, a souligné jeudi lors d’un briefing pour la presse le coordinateur de la conférence, l’ancien haut fonctionnaire Jean-Denis Combrexelle.”Lieu de débat et pas de négociation”, après l’échec du conclave sur les retraites mené au printemps, selon les mots du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, la conférence s’ouvre vendredi matin en présence de l’ensemble des cinq syndicats représentatifs. La CGT a décidé jeudi d’y participer, après avoir demandé des garanties au gouvernement sur l’ordre du jour.Le Premier ministre s’est engagé à ce que l’objectif de la conférence “soit de renforcer, pérenniser, conforter notre système par répartition”, a affirmé la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.”Ce que nous demandons, c’est que cette conférence puisse déboucher sur un ou des référendums pour que les Françaises et les Français puissent enfin voter, notamment en matière de retraite”, a précisé Sophie Binet vendredi matin, sur France Info.- “Virage démographique” -Très allante, la CFDT estime pour sa part que la conférence permettra de “remettre le sujet du travail, de l’emploi et des retraites dans le bon sens”, s’est félicitée sa dirigeante Marylise Léon.”L’idée c’est de faire quelque chose de nouveau dans la méthode. Rien n’est écrit, il n’y a pas de cadre”, a expliqué M. Combrexelle, pour qui “le maître-mot est le dialogue social”.Trois thèmes seront discutés au cours de la première journée plénière des débats qui se tiennent au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris.Chacun sera introduit par un “grand témoin”, suivi du “regard croisé” des syndicats et organisations patronales puis d’une table ronde regroupant “chercheurs, experts et praticiens”, selon le programme communiqué par le ministère du Travail.A partir de 10h15 seront discutées les mutations du monde du travail avec un “angle prévention et conditions de travail”.A 13h30 seront abordés “les parcours de progression professionnelle”, “l’emploi des jeunes et des seniors” ainsi que “les compétences pour réindustrialiser le pays”, puis à 15h15 “le virage démographique et la situation du système de retraites”.Cette première journée, qui sera suivie par deux autres et d’ateliers mensuels jusqu’à l’été prochain, sera clôturée par Jean-Pierre Farandou et son homologue de la Fonction publique David Amiel.

Conférence Travail et Retraites: premiers débats sur fond de crise budgétaire

La conférence Travail et Retraites entre vendredi dans le vif du sujet avec pour ambition d’éclairer le débat public avant la présidentielle de 2027, au moment où le gouvernement bataille contre un possible rejet de son projet de budget de la Sécurité sociale par les députés.Voulue par le Premier ministre Sébastien Lecornu au moment de l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, mesure inscrite dans le projet de budget de la Sécu (PLFSS), cette conférence a été lancée il y a un mois par une réunion de méthode, lors de laquelle le Medef a claqué la porte.La principale organisation patronale, très remontée contre les efforts demandés aux entreprises dans le projet de budget, a fait savoir qu’elle préférait s’en tenir à l'”agenda autonome” des partenaires sociaux, qui “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.”Le souci du gouvernement et du ministre du Travail, c’est de faire en sorte que petit à petit, peut-être dans le cadre des ateliers, on puisse se retrouver dans une situation où le Medef pourra prendre toute sa part”, a souligné jeudi lors d’un briefing pour la presse le coordinateur de la conférence, l’ancien haut fonctionnaire Jean-Denis Combrexelle.”Lieu de débat et pas de négociation”, après l’échec du conclave sur les retraites mené au printemps, selon les mots du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, la conférence s’ouvre vendredi matin en présence de l’ensemble des cinq syndicats représentatifs. La CGT a décidé jeudi d’y participer, après avoir demandé des garanties au gouvernement sur l’ordre du jour.Le Premier ministre s’est engagé à ce que l’objectif de la conférence “soit de renforcer, pérenniser, conforter notre système par répartition”, a affirmé la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.”Ce que nous demandons, c’est que cette conférence puisse déboucher sur un ou des référendums pour que les Françaises et les Français puissent enfin voter, notamment en matière de retraite”, a précisé Sophie Binet vendredi matin, sur France Info.- “Virage démographique” -Très allante, la CFDT estime pour sa part que la conférence permettra de “remettre le sujet du travail, de l’emploi et des retraites dans le bon sens”, s’est félicitée sa dirigeante Marylise Léon.”L’idée c’est de faire quelque chose de nouveau dans la méthode. Rien n’est écrit, il n’y a pas de cadre”, a expliqué M. Combrexelle, pour qui “le maître-mot est le dialogue social”.Trois thèmes seront discutés au cours de la première journée plénière des débats qui se tiennent au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris.Chacun sera introduit par un “grand témoin”, suivi du “regard croisé” des syndicats et organisations patronales puis d’une table ronde regroupant “chercheurs, experts et praticiens”, selon le programme communiqué par le ministère du Travail.A partir de 10h15 seront discutées les mutations du monde du travail avec un “angle prévention et conditions de travail”.A 13h30 seront abordés “les parcours de progression professionnelle”, “l’emploi des jeunes et des seniors” ainsi que “les compétences pour réindustrialiser le pays”, puis à 15h15 “le virage démographique et la situation du système de retraites”.Cette première journée, qui sera suivie par deux autres et d’ateliers mensuels jusqu’à l’été prochain, sera clôturée par Jean-Pierre Farandou et son homologue de la Fonction publique David Amiel.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Au Zimbabwe, tournées à vélo et données satellites pour faciliter la coexistence avec les éléphants

Comme tous les matins, Takesure Moyo enfourche sa bicyclette et sillonne les environs de son village, près du plus grand parc national du Zimbabwe, pour aider sa communauté à mieux coexister avec les éléphants et autres prédateurs en liberté.Équipé d’un téléphone portable, il enregistre dans une application dédiée les incursions de pachydermes près du village ou simplement les traces de leur passage, permettant aux autorités de limiter les risques d’accidents avec ces animaux, qui parfois sortent des limites du parc national de Hwange (ouest).Âgé de 49 ans, M. Moyo fait partie d’une équipe de plusieurs personnes ayant reçu une formation dans le cadre d’une initiative du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) et de l’Autorité des parcs et de la faune du Zimbabwe (ZimParks).”Nous avons toujours vécu avec des animaux sauvages autour de nous, mais notre réponse aux conflits entre humains et faune sauvage était souvent individuelle et sans coordination”, explique-t-il. “Cette initiative a aidé la communauté à acquérir une meilleure connaissance du comportement des animaux et, au final, à minimiser les incidents.”Environ 300 personnes ont été tuées par des animaux sauvages au Zimbabwe ces cinq dernières années, selon ZimParks, sans compter les cultures endommagées et les attaques contre le cheptel.Quelque 70% des incidents rapportés se déroulent dans les zones frontalières de parcs comme celui de Hwange, toujours selon Zimparks.Il y a quelques années, M. Moyo a perdu six vaches dans des attaques de lions, ce qui l’a incité à rejoindre le programme de surveillance de la faune. Ses relevés et messages d’alerte viennent compléter des données transmises par les colliers GPS dont 16 éléphants ont été équipés, permettant de suivre leurs déplacements en direct et de mieux coordonner le déploiement d’une équipe de ZimParks si nécessaire.- Alerte en temps réel -Le Zimbabwe abrite environ 100.000 éléphants, soit la deuxième plus grande population au monde d’éléphants de savane après celle du Botswana voisin, selon un recensement aérien conduit en 2022 par la Zone de conservation transfrontalière du Kavango-Zambèze, fruit d’un partenariat entre l’Angola, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe.”Durant la saison sèche, les éléphants viennent parfois chercher de l’eau dans la retenue voisine, qui alimente nos jardins communaux”, explique M. Moyo. “Et pendant la saison des récoltes, il leur arrive de venir et manger nos cultures.”L’application qu’il alimente quotidiennement lors de ses tournées à vélo – The EarthRanger – est utilisée dans 80 pays, selon son site internet, et s’avère “très efficace”, souligne un responsable de la communication de Zimparks, Tamirirashe Mudzingwa.Agissant comme un système d’alerte en temps réel, elle donne aux villageois la possibilité de se mettre à l’abri à temps et de protéger leurs troupeaux ou leurs champs. Parmi les éléphants équipés d’un collier GPS, certains ont été secourus, soignés puis réintroduits dans leur habitat naturel par l’organisation Wild Is Life. Devant son écran, l’un des techniciens, Simbarashe Mupanhwa, suit ainsi les déplacements de Samson, un mâle de sept ans. “En plus d’aider à surveiller les déplacements des éléphants, l’application est également capable de suivre les rangers et les véhicules de l’organisation, ce qui permet de garantir qu’en cas d’incidents de braconnage, la réaction soit aussi rapide que possible”, explique M. Mupanhwa à l’AFP.Cette télémétrie offre des informations de première main sur l’habitat, “les schémas de déplacement et l’identification des zones fréquemment utilisées”, ou encore les “les zones de dispersion”, explique Philip Kuvawoga, directeur pour la conservation de l’environnement chez IFAW.Si les deux organisations, IFAW et ZimParks, s’accordent à vouloir impliquer les communautés locales dans la préservation de la faune, elles n’ont pas la même approche concernant la gestion de la population croissante d’éléphants au Zimbabwe.ZimParks, agence gouvernementale, plaide pour un tourisme de chasse aux trophées, à l’image de ce qui existe en Afrique du Sud voisine, tandis que IFAW veut continuer de promouvoir les safaris photo, comme au Kenya par exemple.”Cette collaboration incarne une entente pragmatique: les efforts de conservation doivent être inclusifs, fondés sur la science et adaptables”, estime Alleta Nyahuye, directrice nationale de l’IFAW, qui affiche comme idéal d'”aider les animaux et les humains à prospérer ensemble”.M. Moyo renchérit: “Il ne s’agit pas seulement de protéger les animaux. Il s’agit aussi de protéger notre mode de vie”.

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En Géorgie, les chiens errants entre adoration et danger sanitaire

A l’instar des chats d’Istanbul, les chiens errants de Tbilissi recueillent l’affection des locaux et touristes, mais le risque sanitaire lié à leur population de plusieurs dizaines de milliers domine les préoccupations.Dans le centre-ville de la capitale géorgienne, deux chiens roupillent sur un banc d’abribus, sous les regards tantôt cajoleurs, tantôt énervés, des usagers. Reconnaissables à leurs tags colorés à l’oreille, ces concitoyens canins sillonnent librement les rues de la ville et sont omniprésents aux entrées de stations de métro, de boulangeries, d’écoles… Certains les voient comme la preuve vivante de l’hospitalité géorgienne et de la culture urbaine chaleureuse de Tbilissi, tant appréciée des touristes. “Les chiens errants ont eu un impact positif plus grand que les gens et la culture seuls sur le tourisme et l’image de la Géorgie”, affirme Elena Nikoleisvili, une journaliste de 51 ans qui aide à prendre soin des animaux. “Ces adorables créatures devraient plutôt être le symbole de la capitale, comme les chats d’Istanbul”. Chaque quartier et cul-de-sac peut se vanter de posséder sa mascotte, tandis que sous les tables des cafés, les habitués glissent des os aux corniauds couchés à leurs pieds.Pour autant, le problème de la population croissante des chiens errants – ils sont des dizaines de milliers rien qu’à Tbilissi – est au sommet des préoccupations, cité en premier par 22% des personnes interrogées dans une enquête de l’Institut national démocratique. – “Une goutte d’eau” -“Il y a deux semaines, un chien a mordu ma fille et nous avons dû être vaccinés”, témoigne Oleg Berlovi, un plombier de 43 ans. “Ils aboient et font peur au gens. Les animaux sont super, mais il faut s’en occuper”. Chaque année en Géorgie, plusieurs personnes meurent encore de la rage dont les chiens sont le principal vecteur. Le pays administre des dizaines de milliers de traitements, selon l’Alliance mondiale pour le contrôle de la rage.Les autorités de Tbilissi défendent une solution “humaine” au problème.”La politique officielle du pays est de contrôler ces animaux par des méthodes les plus humaines possibles et de réduire au minimum le nombre de chiens errants dans les rues”, affirme à l’AFP Nicoloz Aragveli, directeur de l’agence de surveillance animalière de la ville.D’après un recensement récent, la capitale abrite quelque 29.000 chiens errants dont 74% ont été stérilisés, d’après M. Aragveli qui promet d’atteindre l’objectif de “100%”.La ville organise des campagnes d’éducation dans les écoles et du porte-à-porte pour encourager l’enregistrement des animaux de compagnie afin d’empêcher les abandons.Les autorités comptent aussi sur le durcissement des sanctions en cas d’abandon d’animaux de compagnie ou de violations des règles sur l’entretien et la propriété d’animaux.Trop peu, trop tard pour Mme Nikoleisvili.Les quelque 50.000 stérilisations réalisées à Tbilissi ces dix dernières années ne sont selon elle qu'”une goutte d’eau dans l’océan”.- “La faute de l’homme” -Là où les politiques publiques manquent, les volontaires s’activent.”Vous pouvez édicter des règles mais si vous ne pouvez pas les appliquer cela ne servira à rien”, affirme Sara Anna Modzmanashvili Kemecsei, directrice d’un refuge où vivent une cinquantaine de chiens.Selon elle, “dans certaines régions il n’y a absolument aucun système de stérilisation”.”Je n’ai pas vraiment l’impression que le gouvernement maîtrise le problème”, poursuit-elle, ajoutant que les volontaires sont, eux, nombreux et “vraiment super pour prendre soin des animaux”.Zacharia Dolidze collecte des dons pour acheter les matériaux et faire des niches. “J’en ai construit à peu près 2.500 en sept ans”, raconte à l’AFP le metteur en scène de théâtre, âgé de 40 ans.Mais l’adoption l’an dernier d’une nouvelle loi controversée sur les “agents de l’étranger” a rendu plus compliqué l’accès des ONG aux financements par des donateurs étrangers, comme l’organisation britannique Mayhew qui dirige un programme pour attraper, vacciner, stériliser puis relâcher les chiens de Tbilissi.Nino Adeishvili, une géologue de 50 ans, dépend des levées de fonds sur Facebook pour soigner et nourrir une dizaine d’animaux.”Dans la rue, un chien reste sans protection. C’est la faute de l’homme”, assène-t-elle.

Sous pressions américaines, l’Indien Modi et le Russe Poutine resserrent les rangs

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont retrouvés vendredi pour des entretiens destinés à resserrer leurs liens face aux pressions américaines pour que l’Inde cesse ses achats de pétrole russe en pleine guerre en Ukraine.Devant la presse, M. Modi a salué son invité comme un “véritable ami” et s’est montré optimiste sur une résolution pacifique du conflit russo-ukrainien. “Nous devons tous retrouver le chemin de la paix”, a-t-il insisté.”Merci pour vos efforts visant à trouver un règlement à cette situation”, lui a répondu M. Poutine, louant par ailleurs les relations “profondes historiquement” et “de très grande confiance dans la coopération militaire et technique” entre l’Inde et la Russie.De nouveaux accords bilatéraux sont attendus après leur rencontre, notamment en matière d’armement. Le chef du gouvernement indien a déroulé le tapis rouge pour son hôte, en l’accueillant lui-même jeudi soir à l’aéroport de New Delhi et en lui offrant un dîner privé.La visite de Vladimir Poutine intervient à l’heure où l’Inde entretient des relations difficiles avec les Etats-Unis, qui lui reprochent de financer l’effort de guerre russe en Ukraine en continuant à acheter à Moscou son pétrole brut à des prix particulièrement avantageux.”Cette visite relève de la politique de diversification de l’Inde en termes de stratégie et d’économie, spécialement au moment où elle est mise en difficulté par les droits de douane imposés par les Etats-Unis”, a relevé pour l’AFP Ashok Malik, du centre de réflexion Asia Group.Fin août, Donald Trump a tapé du poing sur la table en imposant une surtaxe de 50% aux exportations indiennes, en pleines discussions bilatérales sur la signature d’un traité de libre-échange commercial.Le locataire de la Maison Blanche a depuis répété avoir obtenu la promesse de Narendra Modi qu’il mettrait un terme à ses importations de brut russe, qui représentent 36% du volume de pétrole raffiné en Inde.- Monde multipolaire -New Delhi ne l’a jamais confirmé, mais ses achats ont diminué, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler, et plusieurs groupes indiens ont annoncé qu’ils renonçaient à se fournir auprès de Moscou.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, s’est toutefois plu à noter avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi n’a guère haussé le ton qu’en 2022 lors d’une rencontre en Ouzbékistan avec Vladimir Poutine, exigeant la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.Même si l’Inde s’est tournée récemment vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les armes qu’elle produit elle-même, Moscou reste ainsi un de ses fournisseurs préférés d’armements.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400. “Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a aussi souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.MM. Modi et Poutine souhaitent également rééquilibrer leurs échanges commerciaux – 68,7 milliards de dollars, un record, sur l’année 2024-2025 – qui sont pour le moment très largement au bénéfice de la Russie.

India’s Modi and Russia’s Putin talk defence, trade and Ukraine

India’s Prime Minister Narendra Modi hosted Russia’s President Vladimir Putin Friday, with defence and trade ties centre stage as New Delhi faces heavy US pressure to stop buying Moscow’s oil.Putin was given a red carpet welcome with honour guard and 21-gun salute at the presidential palace in New Delhi, before a formal summit meeting with Modi began.Big ticket defence sales and co-production ventures, energy purchases, and wider economic engagement are on the agenda, Putin’s first visit to India since the Ukraine war.Putin, sitting beside Modi at the start of talks, said he expected a “fruitful” day tackling a “a great number of documents”, including in areas of defence, technology, aircraft and space exploration.Both leaders will discuss the geopolitical situation in the wake of the Russian invasion of Ukraine and global trade disruptions triggered by tariffs imposed by US President Donald Trump.Modi welcomed Putin at the airport on Thursday with a warm hug, before the two rode together in the same car to a private dinner — mirroring a lift that Putin gave Modi when they last met in China in September.”India-Russia friendship is a time-tested one that has greatly benefitted our people,” Modi wrote in a post on social media, accompanying a photograph of them grinning together inside the vehicle.It was a symbolic show of friendship, after US President Donald Trump imposed 50-percent tariffs on most Indian products in August, citing Delhi’s continued purchases of Russian oil — revenue Washington argues helps fund the war in Ukraine.Putin on Friday said he had shared with Modi “a great deal of details about the events taking place in Ukraine” and the efforts Moscow is taking “together with some partners, including the United States, on a possible peaceful settlement”, according to an official translator.”Thank you for the attention and for your efforts in finding a solution to this situation,” Putin told Modi, who replied that India was “on the side of peace”.- ‘Balancing acts’ -India is walking a diplomatic tightrope — relying on strategic Russian oil imports while trying not to provoke Trump during ongoing tariff negotiations.”Balancing acts are second nature to Indian foreign policy making,” Pankaj Saran, a former Indian envoy to Russia, wrote in the Times of India on Friday.”This visit is part of India’s diversification strategy, both in terms of strategic and economic, especially at a time when the US tariffs have hurt India,” Ashok Malik of business consultancy The Asia Group told AFP.The leaders will also address business and industry leaders before Putin attends a state banquet hosted by Indian President Droupadi Murmu.India, the world’s most populous nation, has become a major buyer of Russian oil, saving itself billions of dollars and providing Moscow with a much-needed export market after it was cut off from traditional buyers in Europe because of the war.Putin also told India Today that Modi is “not someone who gives in to pressure”, when asked about the impact of US tariffs.The Russian share of India’s arms imports fell from 76 percent in 2009-13 to 36 percent in 2019-23, according to the Stockholm International Peace Research Institute.Besides discussions around cutting-edge defence hardware, which includes air defence systems, fighter jets, and nuclear submarines, New Delhi will push for easier access to the wider Russian market.Bilateral trade reached $68.7 billion in 2024-25 — almost six times higher than the pre-pandemic levels — but Indian exports accounted for only $4.88 billion.

Budget: le gouvernement s’engage à ne pas augmenter les franchises médicales

Le gouvernement s’est engagé vendredi à ne procéder à aucune augmentation des franchises médicales ni dans le budget de la Sécurité sociale, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, ni par décret par la suite, a déclaré sa porte-parole Maud Bregeon. “Il n’y a pas de majorité pour augmenter les franchises donc (…)  il n’y aura pas d’augmentation des franchises médicales dans le budget qui est étudié aujourd’hui”, a assuré Maud Bregeon sur TF1.Interrogée sur la possibilité qu’une augmentation passe par décret par la suite, elle a promis que le gouvernement “ne fera pas sans les parlementaires”. “Par contre, attention, si on renonce à cette mesure-là (…), il faudra trouver des mesures d’économies à mettre en face, parce que la question de la cible du déficit qu’on souhaite, nous, autour de 20 milliards d’euros, n’a pas changé”, a prévenu la porte-parole. Alors que l’ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) affirme dans Les Echos qu’il ne votera pas “en l’état” le budget de la Sécurité sociale, Maud Bregeon l’a interpellé: “quelle est l’alternative?”. “Comment fait-on puisque aucune loi spéciale n’est possible?”, a-t-elle questionné à propos de cet outil permettant au Parlement d’autoriser l’Etat à reconduire tel quel au 1er janvier son budget de l’année précédente. “Il y a eu des avancées encore hier sur la question de la CSG (du capital) et on va continuer, il reste de nombreuses heures de débats à l’Assemblée nationale”, a-t-elle rappelé. L’Assemblée doit se prononcer vendredi sur la partie recettes du budget de la Sécu au lendemain d’une journée marquée par d’intenses tractations entre le gouvernement et les députés, qui ont notamment abouti à l’adoption d’un compromis sur la question clé de la hausse de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital.L’adoption de la partie recettes est cruciale puisque son rejet vaudrait rejet de tout le texte et entraînerait une troisième lecture, elle-même décisive.

Budget: le gouvernement s’engage à ne pas augmenter les franchises médicales

Le gouvernement s’est engagé vendredi à ne procéder à aucune augmentation des franchises médicales ni dans le budget de la Sécurité sociale, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, ni par décret par la suite, a déclaré sa porte-parole Maud Bregeon. “Il n’y a pas de majorité pour augmenter les franchises donc (…)  il n’y aura pas d’augmentation des franchises médicales dans le budget qui est étudié aujourd’hui”, a assuré Maud Bregeon sur TF1.Interrogée sur la possibilité qu’une augmentation passe par décret par la suite, elle a promis que le gouvernement “ne fera pas sans les parlementaires”. “Par contre, attention, si on renonce à cette mesure-là (…), il faudra trouver des mesures d’économies à mettre en face, parce que la question de la cible du déficit qu’on souhaite, nous, autour de 20 milliards d’euros, n’a pas changé”, a prévenu la porte-parole. Alors que l’ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) affirme dans Les Echos qu’il ne votera pas “en l’état” le budget de la Sécurité sociale, Maud Bregeon l’a interpellé: “quelle est l’alternative?”. “Comment fait-on puisque aucune loi spéciale n’est possible?”, a-t-elle questionné à propos de cet outil permettant au Parlement d’autoriser l’Etat à reconduire tel quel au 1er janvier son budget de l’année précédente. “Il y a eu des avancées encore hier sur la question de la CSG (du capital) et on va continuer, il reste de nombreuses heures de débats à l’Assemblée nationale”, a-t-elle rappelé. L’Assemblée doit se prononcer vendredi sur la partie recettes du budget de la Sécu au lendemain d’une journée marquée par d’intenses tractations entre le gouvernement et les députés, qui ont notamment abouti à l’adoption d’un compromis sur la question clé de la hausse de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital.L’adoption de la partie recettes est cruciale puisque son rejet vaudrait rejet de tout le texte et entraînerait une troisième lecture, elle-même décisive.