Zelensky, un chef de guerre sous pression
La Russie pensait se débarrasser de Volodymyr Zelensky en quelques jours en envahissant l’Ukraine en février 2022. Mais le président ukrainien a tenu, devenant le symbole de la résistance inattendue d’un pays face à un puissant ennemi.Novice en politique lors de son élection en 2019, M. Zelensky, un ancien humoriste, est aujourd’hui confronté à l’un des défis les plus durs depuis le début de la guerre à grande échelle avec la Russie.Alors que l’armée russe progresse sur le front, un grave scandale de corruption dans le secteur énergétique l’a fragilisé et poussé à limoger son très puissant mais impopulaire bras droit, Andriï Iermak, mentionné dans cette affaire.Parallèlement, Washington cherche à finaliser rapidement un plan de paix que beaucoup à Kiev voient comme une quasi-capitulation. Reprenant la rhétorique du Kremlin, Donald Trump réclame la tenue d’une élection présidentielle en Ukraine en pleine guerre, ce à quoi M. Zelensky s’est dit “prêt” si les États-Unis et l’Europe assurent la sécurité du scrutin. Le président ukrainien âgé de 47 ans a pourtant l’expérience de l’emporter dans l’adversité.Tandis que l’armée russe marchait sur Kiev fin février 2022 et bombardait le pays, poussant des millions d’Ukrainiens à fuir, il avait rejeté l’offre d’exfiltration américaine et publiait, chaque jour depuis Kiev, des vidéos pour remonter le moral de ses compatriotes.- “Plus dur” -“On ne dépose pas les armes”, lançait-il dans la première de ses vidéos.Accueilli en héros en Occident, il a convaincu les alliés de soutenir militairement et financièrement l’Ukraine, tout en se rendant régulièrement sur la ligne de front et des sites de frappes russes, s’entretenant avec des gens ordinaires.Volodymyr Zelensky préfère “être avec les gens”, ce qui lui “redonne de l’énergie” plutôt qu’un travail bureaucratique, a dit à l’AFP un haut responsable ukrainien.Et il tient tête à Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 25 ans et qui pensait l’écraser avec son “opération militaire spéciale”.Mais l’invasion de 2022 fut pour lui aussi un choc, selon son épouse Olena Zelenska. Comme d’autres, il s’attendait à une attaque plus limitée dans l’Est ukrainien.En avril 2022, après la libération de Boutcha, il y avait découvert, bouleversé, les corps de civils exécutés pendant l’occupation russe de cette petite ville près de Kiev.Avant d’accéder au pouvoir, M. Zelensky avait l’ambition de mettre fin diplomatiquement au conflit séparatiste orchestré depuis 2014 par Moscou dans l’est de l’Ukraine.”Il faut juste arrêter de tirer”, avait-il déclaré aux journalistes, s’exprimant en russe. Aujourd’hui, il admet ouvertement sa haine pour Poutine, qu’il qualifie d'”assassin” et de “dictateur”.Volodymyr Zelensky “est devenu bien plus dur” depuis son élection triomphale à la présidence en 2019, souligne à l’AFP une personne de son entourage, qui le connaissait bien avant sa carrière politique.”Il cherche à obtenir ce qu’il veut et va au fond des choses, jusqu’à la vérité, on ne peut pas lui faire avaler n’importe quoi”, témoigne auprès de l’AFP le haut responsable ukrainien. – Concentration du pouvoir -Ce caractère bien trempé a agacé le président Donald Trump, notamment lors de leur joute verbale dans le Bureau ovale en février 2025, restée dans les annales.L’invasion russe – pire conflit armé en Europe depuis la Seconde guerre mondiale – a mis en pause les luttes politiques en Ukraine. Mais avec le temps, les critiques contre le chef de l’Etat ont commencé à se multiplier. On lui reproche surtout de concentrer trop de pouvoir, de faire l’oreille sourde aux accusations de corruption visant certains de ses proches, ainsi qu’une gouvernance chaotique.”Le mot stratégie est une obscénité” dans son administration, a affirmé à l’AFP un deuxième haut responsable ukrainien. Bien que Volodymyr Zelensky conserve un niveau de confiance très élevé (60% en octobre dernier), celui-ci est bien plus bas qu’au début de la guerre (90%).Et dans les intentions de vote, il est talonné de près par l’ex-commandant en chef des armées, Valery Zaloujny, selon un sondage réalisé en novembre (20,3% contre 19,1%).M. Zelensky est sous pression “de toutes parts”, souligne le premier responsable ukrainien. “C’est un rôle que peu de gens dans le monde souhaiteraient assurer”, ajoute-il. Pour cette source, le chef de l’État privilégie le style direct et “informel” réclamant une vitesse maximale et cherche toujours des solutions “originales” qui lui permettent parfois de “renverser la table”.- Trajectoire hors-norme -Le parcours du président ukrainien, père de deux enfants, est des plus surprenants.Né en 1978 dans la ville industrielle de Kryvyï Rig, dans une famille russophone d’origine juive, il a débuté comme humoriste – à la fois en Ukraine et en Russie – en remportant un concours d’humour créé pendant l’URSS.En décembre 2012, il anima même la soirée de Nouvel An d’une grande chaîne publique de Russie, en présence de personnalités qui désormais le maudissent dans les émissions de propagande du Kremlin. Volodymyr Zelensky n’avait pas participé aux manifestants proeuropéennes de la place Maïdan. Mais après l’invasion de la Crimée ukrainienne par Moscou, en 2014, sa société de production, Kvartal 95, avait commencé à se moquer de Vladimir Poutine.C’est néanmoins son rôle, entre 2015 et 2019, dans une série télévisée à succès, “Serviteur du peuple”, devenu ensuite le nom de son parti, qui a amorcé son ascension politique.Il y jouait le rôle d’un simple professeur d’histoire qui devenait, soudainement, le président de l’Ukraine.
Grieving families of Air India crash victims await answers
A flickering candle casts a dim light on the photo of 12-year-old Akash Patni, a pensive look on the face of the Indian boy who died in a plane crash that has left his family inconsolable.He is among dozens of people who died on June 12 when Air India flight 171 smashed into buildings in a neighbourhood of Ahmedabad, in the western state of Gujarat.Since the disaster six months ago, Akash’s parents and four siblings have gathered every day to pray in front of his picture, placed on a shelf in a corner of the small, dark space that serves as their living room.”My son was sitting near the tea stall when a part of the plane fell on him… there was smoke and fire everywhere and nobody could go near the site,” said the father, Suresh Patni, a 48-year-old tea vendor.”The boy was burnt to ashes… We could not even take him to the hospital.”The Boeing 787-8 Dreamliner had just taken off for London when, for reasons that an investigation has not yet clarified, fuel was cut to both of its engines.Deprived of power, the aircraft crashed onto buildings at the end of the runway, engulfing in flames 241 of its 242 passengers and crew, and 19 residents of Ahmedabad.One passenger survived.”Everything happened before my own eyes,” said Akash’s mother Sita Patni, 45.From beneath the headscarf covering her grey hair and shoulders emerges a bare arm covered in large burn scars — the mark of her lost battle to pull her son from the flames.”I am in pain the whole day,” she said softly.”I tried to save him, but he did not survive.”- Compensation -Kiritsinh Chavda, 49, lost his brother and sister-in-law in the crash.He recalled the horror of receiving a call from his father, telling him that a plane had crashed in the neighbourhood where he lives.”He told me that my younger brother and his wife were unreachable,” said Chavda, a police officer.When he arrived at the scene, chaos awaited him.”The bodies were very badly damaged and burned,” he said.”It took nearly a week for my brother and his wife to be identified.”Relatives of the victims have been looking for answers, trying to understand what caused their loved ones’ deaths.They are also just beginning to deal with the ordeal of compensation.Air India quickly paid the equivalent of $28,000 to the families of each of the dead. The airline’s owner, Tata Group, pledged to add another $112,000.”We are yet to get the remaining amount,” muttered Chavda.Air India has acknowledged the delay but asked for patience.”The process for final compensation is underway,” a spokesperson said.”We are deeply conscious of our responsibility and are providing support and care to all families affected by the tragedy, which remains our absolute priority.”To Chavda, “they should give whatever compensation they promised. That is enough for me.”- ‘Who is the culprit?’ -Badasab Saiyed, 60, said that for him, “compensation is secondary.”A retired academic, he lost his brother, sister-in-law, a nephew and a niece in the accident.They had initially planned to fly from New Delhi to London, but the flight was cancelled, and they took the doomed flight from Ahmedabad instead.Saiyed did not hesitate long before joining a complaint filed by a British law firm seeking answers.”The main thing is, who is the culprit responsible?” he said.”Was there lax maintenance, or was there a problem with the Boeing plane itself? Or was it a small (pilot) fault? This should not have happened.”The crash site has been cleared of all the aircraft debris. Only the charred ruins of the building that supported its tail remain, along with a few rusted shells of burned-out cars.- ‘Can’t bear it’ -Curled up in his grief, Suresh Patni cares little about getting answers.”I’m not interested in the investigation,” he said. “I don’t understand any of it.”Nor does he care about compensation.”What do we do with money?” he said. “We lost our son.”The family had had high hopes for Akash.”He was our youngest and the most adored,” his father said. “We wanted him to study and do something.””He was the brightest in our family,” added his mother, who has not had the strength to return to, much less reopen, her tea stall.”I can’t bear it, I keep on thinking about him,” she said.”I can’t bear the sound of a plane now. I keep looking down, can’t look up in the sky.”
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