Le procès de l’Iranienne Esfandiari susceptible d’être échangée contre les Français Kohler et Paris s’est ouvert

Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’est ouvert mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.”Je suis ici aujourd’hui car je vais enfin pouvoir m’exprimer sur les faits, car il y a eu beaucoup d’histoires erronées me concernant dans les médias, et beaucoup de mensonges”, a déclaré la prévenue à la presse juste avant l’audience. A ses côtés, Me Nabil Boudi, un de ses avocats, a indiqué qu’elle attendait “d’être blanchie intégralement”.Les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, qui avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage pour Israël, puis libérés début novembre 2025, avec interdiction de quitter le pays. Ils restent pour l’heure bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.Mahdieh Esfandiari a obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à France 24.”Une procédure judiciaire est en cours, qu’il ne nous appartient pas de commenter”, a de son côté déclaré une source diplomatique française.Interrogée par l’AFP, la diplomatie française s’est refusée à tout commentaire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis fin décembre, et dont la répression a fait plus de 600 morts.- “Impatients de rentrer” -Selon la soeur de Cécile Kohler, Noémie Kohler, ils “vont bien”. “Ils sont avec les personnels essentiels (de l’ambassade) qui continuent à être très attentifs à leur égard”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Leur sécurité est assurée”, a souligné de son côté Anne-Laure Paris, la fille de Jacques Paris. “Ils se remettent peu à peu de leur détention, mais ils sont impatients de rentrer”.L’Iranienne de 39 ans est jugée avec quatre autres personnes, dont l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral, visé par un mandat d’amener.Mme Esfandiari comparaît pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation d’Alain Soral.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Après plusieurs mois d’enquête, des juges d’instruction avaient été saisis en novembre 2024.Selon leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “a secondé” Maurizio Buisson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il est lui aussi jugé.Lors d’une perquisition au domicile de l’Iranienne, ont été retrouvés des livres édités par le régime iranien et plus de 2.000 euros en liquide.Arrivée en France en 2018, elle y a créé une entreprise de traduction et interprétariat et avait pour projet en 2025 de rentrer dans son pays.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou un an plus tard, avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.Plusieurs associations telles que la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) se sont constituées parties civiles.

Corée du Sud : la peine de mort requise pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une “insurrection” motivée par une “soif de pouvoir visant à instaurer une dictature”.Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans de ne manifester “aucun remord” pour des actes qui menaçaient “l’ordre constitutionnel et la démocratie”. “Aucune circonstance atténuante ne saurait être retenue au moment de prononcer la peine et une sanction sévère (..) s’impose”, ont conclu les procureurs qui ont réclamé la peine capitale, toujours en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté mardi matin et doit lui permettre de faire une dernière déclaration avant la mise en délibéré. Le verdict est attendu le mois prochain.Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. L’équipe de défense de M. Yoon a  comparé mardi l’ancien dirigeant en disgrâce à de grandes figures historiques comme les savants italiens Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés. “La majorité ne révèle pas toujours la vérité”, ont-ils soutenu.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.

Iwobi hails Nigerian ‘unity’ with Super Eagles set for Morocco AFCON semiTue, 13 Jan 2026 13:02:23 GMT

Nigeria star Alex Iwobi on Tuesday hailed coach Eric Chelle for creating a team spirit which has taken the Super Eagles to the semi-finals of the Africa Cup of Nations only two months after their dreams of World Cup qualification were ended in agonising fashion.The Nigerians take on AFCON hosts Morocco in Rabat on Wednesday …

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LFI veut saisir l’Arcom et la justice après des propos de Pascal Praud sur les agriculteurs “blancs”

Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a annoncé mardi que LFI allait saisir l’Arcom et la justice après des propos de l’animateur Pascal Praud sur CNews concernant les policiers pour lesquels il ne serait “pas facile” de s’interposer face à des agriculteurs “blancs”.Pour sa part, M. Praud a assuré que la séquence avait été “sortie de son contexte pour (lui) faire dire l’exact contraire de ce (qu’il a) exprimé à l’antenne”.La polémique est partie du post d’un utilisateur du réseau social X, qui s’indignait d’une séquence de l’émission de M. Praud, “L’Heure des Pros”, mardi matin. Dans cette séquence, l’animateur commente des images de tensions entre policiers et agriculteurs sur l’autoroute A64. “Manifestement les policiers font leur travail et les gens en face sont blancs. Non mais c’est important de le dire, parce que c’est pas facile pour les policiers, ils sont obligés de s’interposer en plus avec des gens de qui ils partagent parfois les convictions ou (…) les origines”, dit à l’antenne le présentateur star de la chaîne d’info de la galaxie Bolloré, CNews.”En France, n’en déplaise à Pascal Praud, la police n’a pas à agir en fonction de la couleur de peau. Ces propos sont des propos racistes inacceptables. Nous saisissons l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel, ndlr) et le procureur de la République”, a écrit sur X Manuel Bompard.Une indignation partagée par le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a écrit sur le même réseau social:  “Il y a une extrême droite totalement décomplexée qui ne masque plus rien du fond de sa pensée, s’il est possible d’appeler ça une pensée… l’ARCOM doit se saisir.”Toujours sur X, M. Praud s’est défendu en déplorant que “certains (veuillent) instrumentaliser” cette séquence “sortie de son contexte”.”Quelques secondes avant de diffuser ces images, nous rapportions les propos d’Assa Traoré (militante de la lutte contre les violences policières après la mort de son frère Adama en 2016, ndlr) qui jeudi dans un débat organisé à l’Assemblée nationale accusait la police de racisme systémique”, a développé l’animateur.”J’ai souligné avec ce face à face entre agriculteurs et forces de l’ordre qu’il n’en était rien. Les policiers font leur travail quelle que soit la couleur de peau des uns et des autres”, a-t-il argumenté.

Près de Toulouse, les agriculteurs commencent à lever le barrage emblématique de l’A64

Les agriculteurs qui occupent nuit et jour depuis un mois un barrage emblématique sur l’A64, à Carbonne (Haute-Garonne), près de Toulouse, ont commencé à quitter les lieux à bord de tracteurs mardi à la mi-journée, après avoir annoncé la levée du blocage au plus tard mercredi, a constaté un journaliste de l’AFP.Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, “on va lever le barrage”, ont déclaré à l’AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des “Ultras de l’A64”, qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre, à hauteur de la sortie 27 à Carbonne.Les manifestants vont partir “entre aujourd’hui et demain (entre mardi et mercredi), le temps de tout ranger”, a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le “nettoyer”.”On va sortir dignement, mais le combat n’est pas fini”, a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64”, à l’origine aussi du mouvement agricole de l’hiver 2024.Avec 33 jours d’occupation, ce barrage, constitué d’un mur de paille et de dizaines de tracteurs à même l’autoroute Toulouse-Bayonne, était l’un des plus anciens de la colère agricole actuelle, ses occupants se relayant nuit et jour pacifiquement, y compris les soirs de Noël et du nouvel-an. Il est aussi emblématique: c’est à Carbonne en effet qu’avait démarré en janvier 2024 la grogne des agriculteurs qui avait fait tache d’huile dans toute la France.- “Insoutenable” -Pour le préfet Pierre-André Durand, cette occupation, “compte tenu de sa durée, était insoutenable”. Après s’être rendu sur place, il a déclaré à la presse que le barrage était “très bien tenu” et ne souffrait “pas de dégradations”, alors que les agriculteurs rangeaient leurs affaires avant de prendre peu à peu le départ. “On est usés par le temps passé, on part sous la force, on a l’impression d’être pris pour des cons”, a confié, amer, Frédéric Magneris, éleveur, avant de monter dans son tracteur.Avant l’aube, mardi, les dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00, maintenant les médias à l’écart du barrage, a constaté un journaliste de l’AFP, tandis qu’un photographe et un JRI de l’AFP ont été évacués d’un pont surplombant le barrage puis d’une rue permettant de visualiser le rassemblement. “On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces”, a encore déclaré M. Bayle, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes après la bousculade. “On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste”, a-t-il dit. Il a promis que les agriculteurs occitans ne “vont pas baisser les yeux et vont continuer à se révolter”, tant qu’ils n’obtiendront pas satisfaction. Mi-décembre, l’abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège), en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avait provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions. L’accroissement du coût des engrais ou encore l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé sont d’autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où des tracteurs sont entrés mardi matin. 

Iran ex-empress urges security forces to join protesters

The former empress of Iran, widow of the shah deposed by the Islamic revolution, on Tuesday urged the Iranian security forces to support protests shaking the clerical leadership that ousted her husband.Farah Pahlavi, 87, echoing calls made by her son the former crown prince Reza Pahlavi, said she believed “light will triumph over darkness” despite a crackdown by authorities that activists fear has left hundreds dead.She left Iran on January 16, 1979 alongside her husband Mohammad Reza Pahlavi, just two weeks before the return to the country of Islamic revolution leader Ayatollah Ruhollah Khomeini. Her husband died in 1980.Farah Pahlavi had on January 2 welcomed the protests as “filling my heart with pride”, but this is her first statement since they grew into large-scale demonstrations last week calling for an end to the Islamic republic.”I know that the dark-minded have cut off your lines of communication with the outside world out of fear of hearing your voice, but know that your message is too loud to be silenced,” she said, referring to an internet blackout that has lasted over four days.Addressing the Iranian security forces, the former empress, or “shahbanu”, added: “Remember that the survival of no government and the preservation of no benefit justify the shedding of the blood of your compatriots. “Hear the cries of anger and rage of the protesters. Join your other brothers and sisters before it is too late and do not tie your fate to the fate of the murderers,” she said.Describing the people of Iran as “my children”, she added: “Be strong and believe that soon you will celebrate freedom together in Iran, and light will triumph over darkness.”Farah Pahlavi was the third wife of the shah, who she met while a student in Paris. Their romance was an international sensation in the 1960s and 70s and she became an icon, with her image captured by the likes of artist Andy Warhol.Her son Reza has emerged as one of the key diaspora figures in the protests, calling for nightly rallies and urging support from US President Donald Trump. Commentators have noted that pro-Pahlavi slogans urging a restoration of the monarchy have been frequent chants.

Sudan ‘lost all sources of revenue’ in the war: finance minister to AFP

Widespread destruction, massive military spending and plummeting oil and gold revenues have left Sudan’s economy in “very difficult times”, army-aligned finance minister Gibril Ibrahim said, nearly three years into the army’s war with rival paramilitary forces.In an interview with AFP from his office in Port Sudan, Ibrahim said the government is eyeing deals for Red Sea ports and private investment to help rebuild infrastructure.This week, Sudan’s prime minister announced the government’s official return to Khartoum, recaptured last year, but Ibrahim’s ministry is among those yet to fully return.Dressed in combat uniform, the former rebel leader said Sudan, already one of the world’s poorest countries before the war, “lost all sources of state revenue in the beginning of the war”, when the Rapid Support Forces overtook the capital Khartoum and its surroundings.”Most of the industry, most of the big companies and all of the economic activity was concentrated in the centre,” he said, saying the heartland had accounted for some 80 percent of state revenue.Ibrahim’s ex-rebel group the Justice and Equality Movement once battled Khartoum’s government but it has fought on the army’s side as part of the Joint Forces coalition of armed groups.- Smuggling -Sudan, rich in oil, gold deposits and arable land, is currently suffering the world’s largest humanitarian crisis, with over half of its population in need of aid to survive.Gold production is rising year-on-year, but “unfortunately, much of it has been smuggled… across borders, through different countries, and going to the Gulf, mainly to the United Arab Emirates”, he said.Of the 70 tonnes produced in 2025, only “20 tonnes have been exported through official channels”.In 2024, Sudan produced 64 tonnes of gold, bringing in only $1.57 billion to the state’s depleted coffers, with much of the revenue spilling out via smuggling networks.Agricultural exports have fallen 43 percent, with much of the country’s productive gum arabic, sesame and peanut-growing regions in paramilitary hands, in the western Darfur and southern Kordofan regions.Sudan’s livestock industry, also based predominantly in Darfur, has lost 55 percent of its exports, he said.Since the RSF captured the army’s last holdout position in Darfur in October, the war’s worst fighting has shifted east to the oil-rich Kordofan region.While both sides scramble for control of the territory, the country’s oil revenues have dropped by more than 50 percent — its most productive refinery, Al-Jaili near Khartoum, severely damaged.- ‘Reconstruction’ -Determined to defeat the RSF, authorities allocated 40 percent of last year’s budget to the war effort, up from 36 percent in 2024, according to Ibrahim, who did not specify amounts.Yet the cost of reconstruction in areas regained by the army is immense: in December 2024, the government estimated it would need $200 billion to rebuild.Authorities are currently eyeing public-private partnership, with firms that “are ready to spend money” including on infrastructure, Ibrahim said.Sudan’s long Red Sea coast has over the years drawn the interest of foreign actors eager for a base on the vital waterway, through which around 12 percent of global trade passes.”We will see which partner is the best to build a port,” the minister said, listing both Saudi Arabia and Qatar as “the main applicants”.An early-stage project for an Emirati economic zone had been agreed in principle, he said “and then the war erupted, and the UAE has been part of it”.”So I don’t think that project is going anywhere,” Ibrahim said, referring to widespread accusations of Abu Dhabi backing the RSF, which the UAE denies.The Russians, for their part, had also wanted “a small port where they can have supplies”, he said, adding that “they didn’t go ahead with that yet”.As the war rages on, Sudan shoulders a massive public debt bill, which in 2023 reached 253 percent of GDP, before falling slightly to 221 percent in 2025, according to figures reported by the International Monetary Fund.Sudan has known only triple-digit annual inflation for years. Figures for 2025 stood at 151 percent — down from a 2021 peak of 358. The currency has also collapsed, going from trading before the war at 570 Sudanese pounds against the dollar, to 3500 in 2026, according to the black market rate.Ibrahim, 71, first joined the government in 2021 as part of a short-lived transitional administration. He retained his position through a military coup later that year.He is among several Sudanese officials sanctioned by Washington in its attempt to “limit Islamist influence within Sudan and curtail Iran’s regional activities”.

Sudan ‘lost all sources of revenue’ in the war: finance minister to AFPTue, 13 Jan 2026 12:29:19 GMT

Widespread destruction, massive military spending and plummeting oil and gold revenues have left Sudan’s economy in “very difficult times”, army-aligned finance minister Gibril Ibrahim said, nearly three years into the army’s war with rival paramilitary forces.In an interview with AFP from his office in Port Sudan, Ibrahim said the government is eyeing deals for Red …

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Face à la répression, Trump annonce des sanctions contre les partenaires de l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé des sanctions douanières contre les partenaires commerciaux de l’Iran, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.Le pays, en proie à l’un des plus vastes mouvements de contestation depuis la proclamation de la République islamique en 1979, restait privé d’internet mardi pour le sixième jour consécutif.Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher à masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont en revanche été rétablies mardi depuis l’Iran vers l’étranger, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran.Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d’autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989. Après des menaces répétées d’intervention militaire en soutien aux manifestants, Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. Cette décision “prend effet immédiatement”, a-t-il précisé, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran.La Chine défendra “résolument” ses intérêts, a répondu Pékin.La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait “la première option”. – “Tueries à grande échelle” -L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d’environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre.Cette organisation a également évoqué des rapports non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts, soulignant que la coupure de l’internet rendait “extrêmement difficiles” les vérifications.”Les autorités iraniennes ont intensifié de manière significative leur répression meurtrière depuis le 8 janvier, avec des rapports crédibles faisant état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a également affirmé l’ONG Human Rights Watch.Les médias officiels iraniens ont déclaré de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité avaient été tués. Les autorités ont décrété dimanche trois jours de deuil national et organisé lundi des rassemblements massifs en soutien au pouvoir, tentant de reprendre le contrôle de la rue. Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l’internet avait été prise en raison “d’opérations terroristes” dont “les ordres venaient de l’étranger”. “Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts”, a-t-il ajouté.- “Derniers jours” -Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le pouvoir en Iran vivait ses “derniers jours et semaines”.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Mais ces manifestations “représentent sans doute le défi le plus sérieux” pour le pouvoir “depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites”, relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n’est apparue pour le moment.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté les forces de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier” et estimé que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du festival de Cannes, a souligné mardi sur France Inter que la répression frappait un peuple “sans défense”, qui “a besoin que la communauté internationale l’aide et le soutienne”. 

Les réseaux sociaux nuisent gravement à la santé des ados, alerte l’Anses

L’usage des réseaux sociaux nuit à la santé mentale des adolescents, en particulier celle des filles, estime l’agence française de sécurité sanitaire, au moment où plusieurs textes visant à les interdire pour les moins de 15 ans sont en préparation. S’ils ne sont pas la cause unique de la dégradation de la santé mentale des ados, les effets négatifs des réseaux sociaux, tout récemment proscrits pour les moins de 16 ans en Australie, sont “nombreux” et “documentés”, affirme l’Anses dans un avis publié mardi, fruit de cinq ans de travaux d’un comité d’experts pluridisciplinaire.Comme l’avait préconisé en septembre la commission d’enquête parlementaire sur TikTok, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans fait actuellement l’objet de plusieurs textes de loi: l’un initié par le président Emmanuel Macron, un autre par le groupe Renaissance de Gabriel Attal, et d’autres encore au Sénat. L’Anses préconise d'”agir à la source” pour que les mineurs n’accèdent qu’à des “réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé”.Cela implique que les plateformes modifient algorithmes de personnalisation de contenu, techniques d’interfaces persuasives et paramétrages par défaut, souligne l’agence, dont les travaux éclairent les décisions publiques.Parmi les plateformes interrogées mardi par l’AFP, Tik Tok, Snapchat et X n’ont pas réagi, tandis que Meta n’a pas souhaité s’exprimer.”Cette étude donne des arguments scientifiques au débat sur les réseaux sociaux des dernières années: elle est basée sur 1.000 études qui ont été décortiquées” et documentent “les effets sur la santé”, a affirmé Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise, lors d’une conférence de presse.L’enjeu est de créer un cadre de gouvernance “à la hauteur des enjeux”, a martelé Olivier Merckel, chef de l’unité Evaluation des risques liés aux agents physiques, soulignant qu’instaurer “des mesures réglementaires et des actions de contrôle robustes” pour protéger la santé des mineurs “incombe aux plateformes”.Celles-ci doivent déployer “des systèmes fiables de vérification de l’âge et de recueil du consentement parental” afin de respecter la réglementation européenne sur les services numériques (DSA) et le règlement général sur la protection des données (RGPD). Ce dernier prévoit une inscription possible à partir de 13 ans, avec une validation parentale entre 13 et 15 ans.- “Les filles plus impactées” -Pour l’agence sanitaire, les “systèmes de captation de l’attention” des plateformes “exploitent des vulnérabilités propres” aux adolescents (tendance à prendre des risques, à la comparaison sociale, importance du jugement des pairs) alors qu’ils n’ont pas les “capacités de régulation émotionnelle et comportementale” des adultes.Les réseaux sociaux consultés via un smartphone, sur lequel la moitié des 12-17 ans passent deux à cinq heures par jour, sont une “caisse de résonance inédite” qui renforce les stéréotypes, met en avant des comportements à risque et favorise le cyberharcèlement.Ceci découle d’un modèle économique “maximisant le temps d’utilisation” à des fins lucratives et de “stratégies de captation de l’attention” incitant les adolescents à rester sur les réseaux sociaux au détriment de leur sommeil. Cela induit somnolence, irritabilité, tristesse et “favorise des symptômes dépressifs”, rappelle l’Anses.En outre, les contenus véhiculent des “idéaux normatifs” inatteignables, intériorisés par les filles, via des images retouchées, pouvant “engendrer une dévalorisation de soi”, “terrain fertile” pour les symptômes dépressifs et les troubles alimentaires.Les algorithmes de personnalisation des contenus exposent certains mineurs à des publications incitant au suicide, à l’automutilation ou à des comportements à risques (défis dangereux, consommation de drogues, alcool, tabac, cannabis…) et aux cyberviolences, amplifiées par l’anonymat et la facilité de diffusion des menaces. Plus utilisatrices des réseaux sociaux que les garçons, davantage objets de “pression sociale liée aux stéréotypes de genre” et plus cyberharcelées, les filles sont “plus impactées”, constate l’Anses, à l’instar des personnes LGBTQI et des jeunes ayant déjà des troubles psychiatriques.L’avocate Me Laure Boutron-Marmion a porté en 2024 un recours collectif en responsabilité contre Tik Tok devant le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) au nom de sept familles meurtries par le suicide ou la tentative de suicide de leur enfant.Ces familles accusent la plateforme d’avoir laissé circuler des contenus faisant la promotion du suicide, de l’automutilation et des troubles alimentaires auprès de leurs enfants, tombés “dans la marmite mortifère” de TikTok, a déclaré l’avocate à l’AFP.Pour l’Anses, il y a urgence, alors que l’IA redouble le danger: “Perte de pensée critique, génération de stéréotypes ou contenus dangereux…”.