Alzheimer, Parkinson, cancer… l’IA annonce l’ère de l’auto-dépistage

Un casque audio qui repère des signes précoces d’Alzheimer, une application pour sonder des traces de cancer grâce à l’iris de l’oeil. Au-delà des montres ou bagues connectées, l’intelligence artificielle (IA) veut généraliser l’autodépistage des maladies.”La médecine préventive ne marche pas aujourd’hui parce que vous ne voulez pas aller chez le médecin tout le temps …

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LFI veut saisir l’Arcom et la justice après des propos de Pascal Praud sur les agriculteurs “blancs”

Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a annoncé mardi que LFI allait saisir l’Arcom et la justice après des propos de l’animateur Pascal Praud sur CNews concernant les policiers pour lesquels il ne serait “pas facile” de s’interposer face à des agriculteurs “blancs”.Pour sa part, M. Praud a assuré que la séquence avait …

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Secret des sources des journalistes dans les lieux publics: la Cour de cassation appelée à trancher

La Cour de cassation a examiné mardi pour la première fois la question de la protection spécifique accordée au secret des sources des journalistes lorsqu’ils font l’objet d’une perquisition en dehors de chez eux ou de leur rédaction, un dossier scruté par la profession.La plus haute juridiction judiciaire française rendra le 17 mars un arrêt …

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“T’es mort?”: l’appli chinoise pour personnes seules qui fait le buzz

“T’es mort?”: cette nouvelle application au nom provocateur, qui permet d’envoyer des alertes si son utilisateur ne se signale pas régulièrement, cartonne en Chine, où les personnes vivant en solo sont de plus en plus nombreuses.Les Chinois se mariaient autrefois en moyenne au début de la vingtaine, et les personnes âgées vivaient souvent jusqu’à leur …

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Les Hongrois appelés à voter le 12 avril pour des élections où Orban est donné en difficulté

Les Hongrois sont appelés aux urnes le 12 avril pour élire leur nouvelle assemblée, avec la possibilité d’une défaite du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010.A la tête du pays depuis près de 16 ans, M. Orban est à la traîne dans les sondages indépendants depuis des mois sur fond de stagnation …

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Trump’s Iran tariff threat pushes oil price higher

The price of oil rose on Tuesday after US President Donald Trump announced steep tariffs on anyone trading with Iran, sparking expectations the threat will restrict supplies of crude.”Supply concerns remained front and centre after President Trump announced new tariffs on US imports from any countries trading with Iran, raising fears of further disruptions from one of OPEC’s largest producers,” said David Morrison, senior market analyst at Trade Nation, a financial services provider.”Iran’s domestic unrest, alongside escalating rhetoric around potential military action, added to the geopolitical premium,” he said.Trump said in a social media post on Monday that the new levies would “immediately” hit the Islamic republic’s trading partners who also do business with the United States.The move “is likely to hit its biggest trading partners like China”, said Victoria Scholar, head of investment at Interactive Investor.European stock markets were mixed following a US consumer price reading that suggested inflation is easing — although not by enough to prompt the Federal Reserve bank into an early rate easing.”We’re beginning to see inflation retreat,” said Bret Kenwell, US investment analyst at the eToro trading platform.”December’s in-line CPI report may not be enough to move the Fed’s view toward a more aggressive rate-cutting policy. But as a cooling jobs environment persists, inflation may not be as much of a constraint when it comes to interest rate policy,” he said.New York stocks started the day in mildly negative territory, just shy of Monday’s record levels.Investors meanwhile mostly shrugged off worries about a US criminal probe of the Federal Reserve that comes amid heavy Trump pressure on Fed chair Jerome Powell to cut rates aggressively.The heads of major central banks threw their support behind the Fed and Powell on Tuesday, saying in a joint statement that it was “critical to preserve” their independence.Earlier Tuesday, Tokyo equities closed at a record high and the yen fell on speculation over a snap election in Japan which would allow Prime Minister Sanae Takaichi to capitalise on strong poll numbers.Takaichi was appointed Japan’s first woman prime minister in October and her cabinet enjoys an approval rating of around 70 percent.Seoul climbed 1.5 percent after South Korean chip giant SK hynix said it would spend 19 trillion won ($12.9 billion) building an advanced chip packaging plant, as the firm rides the global AI boom.- Key figures at around 1440 GMT -Brent North Sea Crude: UP 1.3 percent at $64.73 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.3 percent at $60.28 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.2 percent at 49,503.60 pointsLondon – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 10,132.19Paris – CAC 40: DOWN 0.1 percent at 8,350.44Frankfurt – DAX: UP 0.3 percent at 25,482.08Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.9 percent at 26,848.47 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.6 percent at 4,138.76 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 3.1 percent at 53,549.16 (close)Euro/dollar: UP at $1.1668 from $1.1666 on MondayPound/dollar: UP at $1.3471 from $1.3466Dollar/yen: UP at 158.89 yen from 158.17 yenEuro/pound: DOWN at 86.61 pence from 86.63 pence

Passer le budget par 49.3 ou ordonnance: Lecornu prend son risque

Un budget, mais à quel prix ? Faire passer le budget par 49.3 ou par ordonnances présente pour Sébastien Lecornu plusieurs avantages dont celui d’incarner une forme de stabilité, s’il n’est pas censuré à l’issue, mais aussi des risques pour son avenir et son image.Le Premier ministre n’a pas encore tranché de quelle manière il dotera la France d’un budget, qui a peu de chances d’être adopté par vote. A ce stade “rien n’est exclu” entre les articles 49.3 et 47 (ordonnances) de la Constitution, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.S’il n’est pas ensuite censuré, “c’est le nirvana, il deviendra immortel, c’est comme s’il entrait à l’Académie française”, prédit un responsable LR.Le Premier ministre s’offrirait alors un ballon d’oxygène, alors qu’il est déjà le quatrième locataire de Matignon depuis la dissolution il y a un an et demi. De quoi nourrir peut-être d’autres ambitions à l’aube de la présidentielle, car “aucun Premier ministre n’a pas pensé à l’Elysée, ça n’existe pas”, estime une ministre.Les députés, qui n’ont pas pu s’entendre sur le budget de l’Etat avant les délais impartis et sont épuisés par ces longs débats, demandent d’ailleurs au gouvernement d’engager le 49.3.- “Frustration” -L’ordonnance, qui permet à l’exécutif de faire passer une disposition sans l’aval du Parlement, a aussi le mérite d’inscrire le texte définitivement dans la loi, d’où sa brutalité. C’est-à-dire que si le Premier ministre est renversé, la loi de finances est elle adoptée. Alors qu’en cas de 49.3, une censure fait tomber en même temps le gouvernement et le budget. Une fois le budget adopté, le gouvernement pourra passer à autre chose, les ministres piaffant d’impatience de pouvoir faire valoir leurs dossiers et ne cachant pas leur “frustration” de les voir “mis en pause” à cause du budget, selon un conseiller.Sur le calendrier, un budget adopté fin janvier, comme promis par l’exécutif, réduit les risques de censure avant les municipales de mars. “Plus vous approchez des municipales, plus ça sera dur pour le PS”, soucieux de se distinguer du camp macroniste, “de ne pas voter la censure”, avance une ministre.L’exécutif a d’ailleurs mis un coup de pression sur les parlementaires avec ce scrutin en menaçant, en cas de censure, d’organiser des législatives en même temps que les municipales, où la droite et les socialistes ont le plus à perdre. Le budget permet aussi concrètement d’obtenir des crédits pour la défense, dans un contexte international particulièrement tendu, ainsi que pour les agriculteurs, qui ont fait de nouveau entrer mardi des tracteurs dans Paris.- “Marque” -Pour autant 49.3 ou ordonnances exposent Sébastien Lecornu à de nouvelles motions de censure.Elles s’ajouteraient à celles déjà déposées cette semaine par le Rassemblement national et La France insoumise contre le traité UE-Mercosur, qui ont fait monter la température sur l’exécutif.Ce dernier soutient qu’il veut trouver d’abord un compromis sur “le fond” du texte avant de décider du “véhicule”.Mais la question n’est pas “ce qu’il y a ou pas” dans le projet de loi de finances: “C’est vraiment sur le climat” politique que le gouvernement décidera d’actionner un des outils, estime une ministre.La menace de dissolution a été jugée à cet égard contreproductive. “Ça peut radicaliser les socialistes”, pointe un député Renaissance.Ces outils écornent l’image que Sébastien Lecornu cultive d’un Premier ministre qui, conscient de sa faiblesse politique, a choisi de s’effacer derrière le Parlement, tel un “moine-soldat”, tel qu’il s’est lui-même décrit. Quitte à accorder aux socialistes, qui l’exigeaient, un renoncement formel à l’usage du 49.3.Car cette arme, utilisée à maintes reprises par sa prédécesseure Elisabeth Borne, est perçue dans l’opinion comme un passage en force. Tout comme l’ordonnance, qui n’a jamais été utilisée sur un budget.Le chef du gouvernement entend donc “préparer le terrain et l’opinion au fait que ce n’est pas la faute du Premier ministre mais du Parlement” s’il l’utilise, décrypte un proche.Il va “traîner le plus longtemps possible”, car “ce serait un échec d’aller au 49.3, c’est sa marque” de fabrique. Il veut montrer que “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé au bout” des discussions, ajoute-t-il.

Iran to press capital crime charges for ‘rioters’: prosecutors

Iranian authorities will press capital crime charges against some suspects arrested over recent demonstrations, prosecutors said Tuesday, as alarm grows that the Islamic republic could extensively use the death penalty to crack down on the protests.The office of the Tehran prosecutor said in a statement quoted by state television that an unspecified number would be charged with “moharebeh”, or “waging war against God”, a sharia law term which is a capital crime in Iran and used widely in the past in death penalty cases.”A number of rioters whose charges are consistent with moharebeh will soon be sent to court,” it said.Rights groups have said hundreds, and potentially even higher numbers, have been killed in the protests.Iranian state media emphasises that dozens of members of the security forces were killed at the hands of “rioters”.Iran is the world’s most prolific executioner after China, according to rights groups. Last year, it hanged at least 1,500 people, Norway-based Iran Human Rights group (IHR) said.Twelve people were executed over the last major protest wave from 2022 to 2023, according to IHR. Another 12 people have been executed on charges of spying for Israel since a war in June between the two foes.It is “extremely worrying to see public statements by some judicial officials indicating the possibility of the death penalty being used against protesters through expedited judicial proceedings”, said UN High Commissioner for Human Rights Volker Turk.IHR said it feared the Islamic republic “is seeking to conduct rapid trials without observing fair trial standards for detained protesters”.It highlighted the case of Erfan Soltani, 26, who was arrested last week in the Tehran satellite city of Karaj and who, according to a family source, has already been sentenced to death and is due to be executed as early as Wednesday.It is not clear what the charges against him are and the case has not been reported by state media.

Décisif pour 2027, le procès en appel de Marine Le Pen s’est ouvert

Sous les yeux du monde entier, le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN a débuté mardi à Paris, ouvrant un mois d’une audience décisive pour la présidentielle de 2027.Présidée par Michèle Agi, la cour d’appel a d’abord installé les onze personnes jugées dans ce dossier sensible dans l’espace étroit situé au pied de l’estrade des magistrats, tassées les unes contre les autres au premier rang de la grandiose première chambre du palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité.Commençant par la cheffe de file de l’extrême droite de 57 ans, venue en veste bleu nuit et chemisier rose, la présidente a ensuite appelé un à un les prévenus à la barre. Elle a vérifié leur identité, rappelé leur condamnation de première instance puis débuté vers 14H15 son rapport de l’affaire.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés Rassemblement national (ex-FN) à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle.Pour cette audience à hauts enjeux politiques où les onze prévenus, ainsi que le parti en tant que personne morale, seront jugés jusqu’au 11 février par une formation de trois juges, des centaines de journalistes français et internationaux ont fait le pied de grue, depuis le petit matin pour certains, dans les galeries de la cour d’appel.- “Espérance””J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé Marine Le Pen dans la matinée avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place entre 2004 et 2016 un “système” de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés et destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi matin sur RTL Me Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, partie civile.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 condamnés en première instance, treize ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch sont en revanche à nouveau sur le banc des prévenus. “On va refaire un procès, on va essayer de se faire entendre mieux”, a glissé Louis Aliot à plusieurs journalistes en entrant dans la salle d’audience.- Candidature de Bardella -Assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, Marine Le Pen pourrait lors de ce nouveau procès davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Si elle n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.

Décisif pour 2027, le procès en appel de Marine Le Pen s’est ouvert

Sous les yeux du monde entier, le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN a débuté mardi à Paris, ouvrant un mois d’une audience décisive pour la présidentielle de 2027.Présidée par Michèle Agi, la cour d’appel a d’abord installé les onze personnes jugées dans ce dossier sensible dans l’espace étroit situé au pied de l’estrade des magistrats, tassées les unes contre les autres au premier rang de la grandiose première chambre du palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité.Commençant par la cheffe de file de l’extrême droite de 57 ans, venue en veste bleu nuit et chemisier rose, la présidente a ensuite appelé un à un les prévenus à la barre. Elle a vérifié leur identité, rappelé leur condamnation de première instance puis débuté vers 14H15 son rapport de l’affaire.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés Rassemblement national (ex-FN) à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle.Pour cette audience à hauts enjeux politiques où les onze prévenus, ainsi que le parti en tant que personne morale, seront jugés jusqu’au 11 février par une formation de trois juges, des centaines de journalistes français et internationaux ont fait le pied de grue, depuis le petit matin pour certains, dans les galeries de la cour d’appel.- “Espérance””J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé Marine Le Pen dans la matinée avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place entre 2004 et 2016 un “système” de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés et destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi matin sur RTL Me Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, partie civile.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 condamnés en première instance, treize ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch sont en revanche à nouveau sur le banc des prévenus. “On va refaire un procès, on va essayer de se faire entendre mieux”, a glissé Louis Aliot à plusieurs journalistes en entrant dans la salle d’audience.- Candidature de Bardella -Assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, Marine Le Pen pourrait lors de ce nouveau procès davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Si elle n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.