Le taux du Livret A abaissé à 1,5% à partir du 1er février

Le taux du Livret A va connaître sa troisième baisse en à peine un an: le ministre de l’Economie Roland Lescure l’a fixé jeudi à 1,5% à compter du mois prochain, conséquence du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Actuellement à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte, d’une part, d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, d’autre part, de l’inflation, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A, car la hausse des prix a considérablement ralenti en France.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.- Très rentable -Ce coup de pouce est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur.”La baisse du taux du Livret A est une mauvaise nouvelle pour les épargnants”, a résumé dans une note le directeur du think tank Cercle de l’Epargne, Philippe Crevel.Même légèrement amortie, cette baisse permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur ce taux, de se financer moins cher.C’est une “bonne nouvelle”, a commenté Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui représente les bailleurs sociaux français.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.”Cette nouvelle réduction de taux aura un impact positif de 530 millions d’euros” pour les banques françaises, ont calculé les analystes de l’agence de notation Fitch. “Au total, les baisses successives devraient engendrer une économie de 4 milliards d’euros par rapport à l’année 2024”, selon ces experts.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie, qui ont fait le plein ces derniers mois, encore plus compétitives face au Livret A.Mais “malgré la baisse annoncée, le livret A reste un produit indispensable et très rentable pour les ménages”, a défendu Daniel Baal, patron du Crédit Mutuel et président de la fédération française des banques (FBF), sur le réseau social professionnel Linkedin. Son taux est “très nettement supérieur à tout ce qui peut se pratiquer pour de l’épargne immédiatement disponible”, a-t-il noté.- Objectif LEP -La Banque de France et Bercy ont par ailleurs mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% au 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

Le taux du Livret A abaissé à 1,5% à partir du 1er février

Le taux du Livret A va connaître sa troisième baisse en à peine un an: le ministre de l’Economie Roland Lescure l’a fixé jeudi à 1,5% à compter du mois prochain, conséquence du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Actuellement à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte, d’une part, d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, d’autre part, de l’inflation, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A, car la hausse des prix a considérablement ralenti en France.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.- Très rentable -Ce coup de pouce est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur.”La baisse du taux du Livret A est une mauvaise nouvelle pour les épargnants”, a résumé dans une note le directeur du think tank Cercle de l’Epargne, Philippe Crevel.Même légèrement amortie, cette baisse permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur ce taux, de se financer moins cher.C’est une “bonne nouvelle”, a commenté Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui représente les bailleurs sociaux français.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.”Cette nouvelle réduction de taux aura un impact positif de 530 millions d’euros” pour les banques françaises, ont calculé les analystes de l’agence de notation Fitch. “Au total, les baisses successives devraient engendrer une économie de 4 milliards d’euros par rapport à l’année 2024”, selon ces experts.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie, qui ont fait le plein ces derniers mois, encore plus compétitives face au Livret A.Mais “malgré la baisse annoncée, le livret A reste un produit indispensable et très rentable pour les ménages”, a défendu Daniel Baal, patron du Crédit Mutuel et président de la fédération française des banques (FBF), sur le réseau social professionnel Linkedin. Son taux est “très nettement supérieur à tout ce qui peut se pratiquer pour de l’épargne immédiatement disponible”, a-t-il noté.- Objectif LEP -La Banque de France et Bercy ont par ailleurs mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% au 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

Lampe de poche et cabane de draps: sans chauffage, les habitants de Kiev en mode survie

Après avoir fait courir ses doigts engourdis sur l’ivoire de son piano, Ievguenia se réfugie dans sa “cabane”: un amoncellement de matelas et couvertures recouvert d’un drap rose. La meilleure façon d’échapper au frimas qui s’invite dans son appartement de Kiev.Le président Volodymyr Zelensky a annoncé mercredi soir son intention de décréter un “état d’urgence pour le secteur énergétique”, mis à mal par une série de frappes russes massives et un hiver glacial dont les températures frôlent les -20°C. Une hausse du volume d’importation en électricité est aussi à l’étude. Début janvier, les bombardements ont privé la moitié de la capitale de chauffage. Une situation “exceptionnelle” depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, qui a poussé le maire de la capitale Vitali Klitschko à inviter les habitants à quitter Kiev “temporairement”.Si le réseau a été en grande partie rétabli, les coupures prolongées se poursuivent et le chauffage, fragile, peine à compenser le froid polaire. Dans l’appartement d’Ievguenia, le mercure affiche 12°C. Le chauffage de son immeuble, relié au réseau électrique, s’arrête à chaque coupure, les batteries de secours étant insuffisantes pour prendre le relais.”Quelle heure est-il ? Neuf heures ?”, demande Ievguenia à l’AFP. “Donc ça fait 12 heures qu’on est sans électricité… et ce n’est pas le pire qu’on ait eu”. Depuis les attaques, le thermomètre de son salon continue de chuter. “Chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus du zéro”.- “Briser les gens” -Armée de sa veilleuse et de son chat, Ievguenia se glisse précautionneusement par la petite ouverture de son frêle château de matelas. Une fois à l’intérieur, la température monte à 24°C. “Cette idée m’est venue hier à minuit”, explique cette professeure de piano de 32 ans. “Je voulais juste une sorte de sentiment, je ne sais pas, de sécurité… D’enfance”.Selon Oleksandre Khartchenko, directeur du Centre d’études sur l’industrie énergétique de Kiev, les attaques de Moscou ces dernières semaines étaient “particulièrement bien préparées” et ont “visé précisément” les infrastructures essentielles.”Il s’agit d’une tentative visant à briser les gens”, assène-t-il, à créer une “catastrophe” humanitaire. Selon le spécialiste, cet hiver est le plus froid depuis 2022, entraînant “la situation la plus difficile de toute la guerre en termes d’approvisionnement énergétique et de chauffage dans plusieurs grandes régions”. A Kiev, les rues se sont parées d’un manteau de glace après plusieurs jours de températures négatives. Les pas se font précautionneux, les têtes s’enfoncent sous les capuches pour se protéger des flocons. Ce jour-là, les drones d’attaque russes tournent dans le ciel de la capitale, poursuivis par le feu des mitrailleuses antiaériennes. Dehors, le crépitement des armes dans le ciel se mêle au ronron des générateurs extérieurs sans susciter grande émotion: personne ne lève les yeux, le regard rivé au sol pour ne pas glisser sur la glace. Dans certains quartiers, on fait du sport à la lumière de la bougie, se fait couper les cheveux à la lueur des lampes frontales et son shopping sous les flashs des téléphones portables.Sans électricité, les réfrigérateurs servent d’étagères et les balcons de réfrigérateurs — une nouvelle normalité s’est installée dans la capitale.- Pas “de désastre” -Pour les populations vulnérables, la ville a installé de grandes tentes chauffées où sont distribués des repas chauds.Cependant, M. Zelensky a estimé mercredi dans un message sur Telegram que “très peu de choses ont été faites dans la capitale”, déclenchant l’ire du maire de Kiev. De telles déclarations “réduisent à néant le travail désintéressé de milliers de personnes”, a répliqué Vitali Klitschko, dénonçant des messages de “haine” à son encontre. Alors que l’Ukraine s’attend à une nouvelle baisse des températures, les systèmes de chauffage hérités de l’époque soviétique restent fragiles, car centralisés et donc plus vulnérables aux frappes russes.Selon Oleksandre Khartchenko, les ingénieurs ukrainiens ont développé dans l’urgence des solutions pour maintenir les infrastructures à un niveau stable. Le spécialiste se veut optimiste et estime qu’il “n’y aura pas d’évacuation ou de désastre” dans les principales villes.Ievguenia attend, elle, la fin de l’hiver dans sa cabane, entourée de son téléphone, de sa batterie externe “et de mon chat, bien entendu”.afptv-fv/blb/cbr

Forced confession fears as Iran chief justice interrogates protesters

Iran’s hardline judiciary chief has personally interrogated protesters arrested in a crackdown that has sparked an international outcry, amplifying fears among rights groups about the use of “forced confessions” to instil fear in society.On Thursday, state television showed Gholamhossein Mohseni Ejei, who has spent his career at the heart of the Islamic republic’s legal apparatus and has been sanctioned by both the European Union and United States, quizzing several people the authorities accuse of being “rioters”.It aired footage of the former intelligence minister and top Tehran prosecutor interrogating two detained women, their faces blurred, both of whom broke down in tears while questioned.The day earlier, he had spent five hours inside one of the prisons of Tehran to examine the cases of prisoners arrested in the protests, state television said, showing him interrogating some detainees.According to rights groups, state television has broadcast dozens such “confessions” of individuals accused of attacks on security forces and other acts of violence in the demonstrations.”State media began airing the forced confessions of protesters within days of the outbreak of protests,” said Norway-based Iran Human Rights.”Confessions that were obtained under coercion and torture being aired prior to legal proceedings violate the right of defendants to be presumed innocent until proven guilty,” it added.In another example, the US-based Human Rights Activists News Agency said two teenage girls arrested in the central city of Isfahan were shown in “forced confessions” saying they received money from an individual to participate in street protests.The use of such alleged admissions comes against the backdrop of a crackdown that rights group say has left thousands dead in rallies that have openly challenged the authority of supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.- ‘Work quickly’ -In the latest footage, Ejei was shown seated in a room flanked by other officials, beneath a double picture of Khamenei and revolutionary founder Ruhollah Khomeini. The detainee sat in a chair opposite.One woman, accused of sending a message to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, said: “I’ve done something that even I can’t forgive myself for.””For what… to who,” pressed Ejei, speaking softly while clasping his hands.Another woman is accused of dropping concrete blocks on security forces in Tehran from a balcony. “I don’t know what happened, why I did something so foolish,” she said, after Ejei pressed her by asking, “What was the day?” and “How did you know they were officers?”No further evidence of their alleged involvement was shown.US-based group United Against Nuclear Iran in 2024 described Ejei, who has vowed fast-track trials for those arrested, as a “ruthless enforcer of the Islamic republic with no regard for human rights”.Opposition groups also accuse him of involvement in the 1988 mass execution of political prisoners in the Islamic republic.Media freedom NGO Reporters Without Borders (RSF) has said he has “journalists’ blood on his hands”, recalling that Ejei in 2004 even bit a journalist on the shoulder during a debate. “If a person burned someone, beheaded someone and set them on fire then we must do our work quickly,” Ejei said on Wednesday.With any delays, “it wouldn’t have the same effect,” he said.

40 ans d'”emprise” dans une congrégation de soeurs catholiques

Gavage, chantage, abus financiers, psychologiques et spirituels: un rapport détaille un système d'”emprise” marqué par une “dérive sectaire” qui a régné pendant 40 ans au sein des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (BSCM).Au long de 142 pages, le rapport publié par une commission indépendante mandatée en 2024 décrit le système mis en place par l’ancienne supérieure, mère Marie-Agnès, à l'”autorité excessive et inappropriée” avec “une dérive manifeste dans tous les domaines”.Les soeurs de cette congrégation catholique avaient déjà reconnu en 2023 qu’un “système d’emprise” avait existé pendant plusieurs décennies, et demandé que la lumière soit faite sur le passé.Après avoir rencontré les 86 sœurs actuellement membres des BSCM et 28 ayant quitté la communauté, la commission fait état de 1.489 faits, allant de l’abus d’autorité au culte de la personnalité en passant par le pouvoir financier et la maltraitance physique ou psychologique.Ce système a perduré de 1969, date de l’élection de soeur Marie-Agnès en tant que prieure générale, jusqu’au début des années 2010, avec une dérive qui “s’est accentuée après 2004”.Pour les jeunes victimes poussées à s’engager “très vite” après leur recrutement s’instaure ce qu’une soeur décrit comme “un régime policier”.Car la responsable, à la personnalité “de type pervers narcissique”, a une capacité à repérer les vulnérabilité des soeurs qu’elle harcèle ensuite et manipule, souligne la commission présidée par l’ancien général Hervé Giaume.Coupées de leur famille, les religieuses doivent accepter que leurs parloirs soient écoutés et leur courrier lu. “L’espionnage, l’incitation à la délation et le chantage sont présents dans tous les prieurés et sanctuaires”, ajoute le rapport qui parle de “contexte clairement marqué par une dérive sectaire”.Le rapport détaille une “suractivité” imposée aux soeurs pour “empêcher toute prise de recul”, et une série de “violences verbales, parfois physiques” ainsi qu’une maltraitance psychologique: “infantilisation, culpabilisation, humiliation, dévalorisation”.”Je ne pouvais pas me mettre à genoux (…) et elles m’ont demandé de récurer l’entièreté des lieux à la brosse à dent et à l’éponge”, témoigne une soeur. Le rapport évoque même une “soumission médicamenteuse pour les plus récalcitrantes”.S’il n’y a pas ici de violences sexuelles, la maltraitance passe aussi par la nourriture avec des “repas forcés et déséquilibrés” et des “gavages allant jusqu’aux vomissements”. Car “il fallait (…) ressembler même physiquement” à la supérieure, a expliqué une soeur à la commission.- Héritages captés -Sur le plan financier, le rapport note que “le recrutement des jeunes filles visait manifestement les familles aisées” et que “faire +entrer de l’argent+ constituait une préoccupation constante” de mère Marie-Agnès.La congrégation “prenait en main les biens des sœurs dès le postulat”, avec parfois des “comptes bancaires et livrets vidés, héritages captés”. Un total de 857.356 euros a ainsi été prélevé sur les comptes de cinq soeurs et de la congrégation, selon le rapport. Mère Marie-Agnès, décédée en 2016, était secondée dans sa tache par deux acolytes (des soeurs40 nommées X et Y dans le rapport).Ce trio menait un “train de vie fastueux”: repas gastronomiques, vacances sur la Côte d’Azur… ainsi que des investissements immobiliers dans deux appartements et une maison près de Vernon. Le rapport note que le trio a habité “souvent en civil” dans cette maison entre 2008 et 2012, avant de la revendre avec une moins-value de 150.000 euros.La commission, qui émet 58 préconisations, appelle à plusieurs mesures de réparation (indemnisations et remboursements). Elle prône une reconnaissance officielle par l’Eglise des dérives “qu’elle n’a pas vues, ou pas voulu voir”, notamment au niveau du diocèse de Paris dont Jean-Marie Lustiger était archevêque pendant une partie des faits.Dans un communiqué le diocèse de Paris “reconnaît aujourd’hui que pendant de nombreuses années, il n’a pas exercé, en ses responsables, son propre devoir de vigilance”.La commission souligne qu’avec des “changements importants” engagés depuis 2014, la congrégation “a retrouvé aujourd’hui un fonctionnement normal mais encore fragile”.Car il est “essentiel de restaurer la confiance”, ajoute le texte.

Macron ou “l’oeil du tigre” devant les Armées

Emmanuel Macron, apparu l’oeil droit rougi jeudi lors des voeux aux Armées, a ironisé en renvoyant à “une référence non volontaire à l’oeil du tigre”, “un signe de détermination”. “Je vous prie d’excuser ce caractère inesthétique de mon œil”, a-t-il dit sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) devant un parterre de hauts gradés.”Ce n’est que quelque chose de totalement anodin”, a ajouté le chef de l’Etat, arrivé sur la base le regard dissimulé derrière de grosses lunettes d’aviateur sous un soleil généreux. Un petit vaisseau de l’oeil qui a saigné, “totalement bénin” selon le médecin chef de l’Elysée, a renchéri son entourage.”Voyez-y simplement une référence non volontaire à l’oeil du tigre en ce début d’année. Pour ceux qui ont la référence, c’est un signe de détermination. Elle est entière”, a ajouté le chef de l’Etat, énigmatique.Une référence à Georges Clemenceau, surnommé “le Tigre”, figure de la détermination française pendant la Première Guerre mondiale ?Ou à Rocky, boxeur amateur italo-américain immortalisé par l’acteur Sylvester Stallone dans “L’Oeil du tigre” (Rocky III)…Le chef de l’Etat a ensuite appelé la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face aux revendications de Donald Trump sur le Groenland, l’envoi de “moyens terrestres, aériens et maritimes” dans ce territoire autonome du Danemark.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a-t-il martelé.

Russia, China unlikely to back Iran against US military threats

While Russia and China are ready to back protest-rocked Iran under threat by US President Donald Trump, that support would diminish in the face of US military action, experts told AFP.Iran is a significant ally to the two nuclear powers, providing drones to Russia and oil to China. But analysts told AFP the two superpowers would only offer diplomatic and economic aid to Tehran, to avoid a showdown with Washington.”China and Russia don’t want to go head-to-head with the US over Iran,” said Ellie Geranmayeh, a senior policy expert for the European Council on Foreign Relations think tank.Tehran, despite its best efforts over decades, has failed to establish a formal alliance with Moscow and Beijing, she noted.If the United States carried out strikes on Iran, “both the Chinese and the Russians will prioritise their bilateral relationship with Washington”, Geranmayeh said.China has to maintain a “delicate” rapprochement with the Trump administration, she argued, while Russia wants to keep the United States involved in talks on ending the war in Ukraine. “They both have much higher priorities than Iran.”- Ukraine before Iran -Despite their close ties, “Russia-Iranian treaties don’t include military support” — only political, diplomatic and economic aid, Russian analyst Sergei Markov told AFP.Alexander Gabuev, director of Carnegie Russia Eurasia Center, said Moscow would do whatever it could “to keep the regime afloat”. But “Russia’s options are very limited,” he added.Faced with its own economic crisis, “Russia cannot become a giant market for Iranian products” nor can it provide “a lavish loan”, Gabuev said. Nikita Smagin, a specialist in Russia-Iran relations, said that in the event of US strikes, Russia could do “almost nothing”.”They don’t want to risk military confrontation with other great powers like the US — but at the same time, they’re ready to send weaponry to Iran,” he said. “Using Iran as a bargaining asset is a normal thing for Russia,” Smagin said of the longer-term strategy, at a time when Moscow is also negotiating with Washington on Ukraine.Markov agreed. “The Ukrainian crisis is much more important for Russia than the Iranian crisis,” he argued.- Chinese restraint -China is also ready to help Tehran “economically, technologically, militarily and politically” as it confronts non-military US actions such as trade pressure and cyberattacks, Hua Po, a Beijing-based independent political observer, told AFP.If the United States launched strikes, China “would strengthen its economic ties with Iran and help it militarise in order to contribute to bogging the United States down in a war in the Middle East,” he added.Until now, China has been cautious and expressed itself “with restraint”, weighing the stakes of oil and regional stability, said Iran-China relations researcher Theo Nencini of Sciences Po Grenoble. “China is benefiting from a weakened Iran, which allows it to secure low-cost oil… and to acquire a sizeable geopolitical partner,” he said. However, he added: “I find it hard to see them engaging in a showdown with the Americans over Iran.”Beijing would likely issue condemnations, but not retaliate, he said.Hua said the Iran crisis was unlikely to have an impact on China-US relations overall.”The Iranian question isn’t at the heart of relations between the two countries,” he argued.”Neither will sever ties with the other over Iran.”