NASA astronaut stuck in space for nine months retires

A NASA astronaut who was stuck in space for nine months because of problems with her spacecraft has retired after 27 years of service, the space agency said Tuesday.Suni Williams stepped down from her post on December 27 — making her ill-fated mission her last journey to space.Williams and fellow astronaut Barry “Butch” Wilmore set out on an eight-day mission in June 2024 to test fly Boeing’s new Starliner capsule on its first crewed mission when they were unexpectedly marooned.Despite the incident, Williams on Tuesday called her time with NASA “an incredible honor.””Anyone who knows me knows that space is my absolute favorite place to be,” she said in a statement.Boeing’s new Starliner developed propulsion issues while Williams and Wilmore were traveling to the International Space Station (ISS) and it was deemed unfit to fly back.The technical problems prompted NASA to entrust the return of their astronauts to Elon Musk’s SpaceX, snubbing Boeing.The two veteran astronauts finally returned safely back to Earth with SpaceX in March 2025. Wilmore announced his retirement in August that same year.NASA Administrator Jared Isaacman said in a statement on Tuesday that Williams had been a “trailblazer in human spaceflight,” adding that she shaped the “future of exploration through her leadership aboard the space station” and paved the way for commercial missions to low Earth orbit.During her career, Williams logged 608 days in space — the second most cumulative time in space by a NASA astronaut, the agency said.She also ranks sixth on the list of longest single spaceflights by an American due to the Starliner incident, NASA added.Williams has completed nine spacewalks totaling 62 hours, the most spacewalk time by a woman and fourth-most on the all-time cumulative spacewalk duration list.

Les derniers voeux de Brigitte Bardot, “âme fatiguée” confiante dans l’avenir de sa fondation  

“Le combat continuera, avec ou sans moi…” : dans un ultime message de voeux aux accents testamentaires publié mercredi dans “L’Info-Journal”, magazine de sa fondation, Brigitte Bardot se déclare confiante dans l’avenir du mouvement pour la cause animale qu’elle a créé.”Vous le savez sans doute, j’ai été hospitalisée et je suis aujourd’hui en convalescence. Je me repose en toute confiance, car toutes les équipes de la Fondation travaillent chaque jour avec un engagement sans faille”, écrit l’ex-actrice dans cet édito daté du 28 novembre, un mois avant son décès.Le magazine trimestriel de la Fondation Bardot est diffusé à 40.000 exemplaires. Chaque don déclenche un abonnement d’une durée d’un an. BB signait un édito dans chaque numéro.”Je veux que vous sachiez, tous, combien votre amour m’a portée, combien il m’a tenue debout, combien vous avez été, pour moi, une famille de coeur” , ajoute-t-elle, “vos cadeaux, vos fleurs, vos voeux si tendres m’ont bouleversée. Je les ai reçus comme on reçoit des caresses sur une âme fatiguée” “Je sais que ma Fondation est entre des mains solides et fidèles. Grâce à votre fidélité, à votre incroyable générosité envers ma Fondation, le combat continuera, avec ou sans moi”, écrit encore BB, emportée par un cancer le 28 décembre à 91 ans.”Nous vivons une époque dure, affolante, injuste. Les animaux paient chaque jour les fautes d’une humanité qui s’égare. Toutes ces catastrophes, ces violences, ces tragédies… L’homme les provoque, et l’animal les subit. Cette injustice m’a toujours déchirée, et jusqu’à mon dernier souffle, elle brûlera dans mon coeur”, poursuit-elle.”Surtout, surtout, embrassez pour moi vos chiens, vos chats, tous les petits êtres qui partagent votre vie. Ils sont l’amour pur de ce monde et ils ont été la cause de tous mes combats. Avec toute ma tendresse”, conclut Brigitte Bardot.

Botswana warns diamond oversupply to hit growthWed, 21 Jan 2026 09:48:33 GMT

Botswana is sitting on nearly double its permitted diamond stockpile as weak prices and rising competition from lab‑grown stones curb demand, the government said, warning the glut will weigh on economic growth.The cash-strapped southern African country, the world’s second largest diamond producer after Russia, relies on the gems for about a third of its GDP. It held …

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Mode masculine: Jonathan Anderson très attendu pour sa nouvelle collection à Paris

Après un premier vestiaire masculin salué en juin, Jonathan Anderson revient mercredi à Paris avec une nouvelle collection Dior Homme, étape décisive pour asseoir l’identité renouvelée de la griffe et préparer son entrée en haute couture.Le défilé, organisé au deuxième jour de la semaine de la mode masculine de Paris, dans le jardin du musée Rodin à 14H30 (13H30 GMT), figure parmi les points d’orgue de cette semaine.”Il y a une forte attente, une forte pression”, confirme auprès de l’AFP Alice Feillard, directrice des achats homme aux Galeries Lafayette.Le styliste a une nouvelle fois soigné son invitation. Après les assiettes ornées d’oeufs puis de noix, il a cette fois envoyé un col en soie très dandy d’un autre temps. Pour sa première collection, le couturier nord-irlandais de 41 ans avait puisé dans les archives de la maison fondée en 1946, en réinterprétant la robe Delft à plis multiples via de larges shorts cargo ou en réactualisant l’emblématique veste Bar, très cintrée à la taille et aux hanches arrondies.”Mon idée, c’est qu’il faut décrypter et reprogrammer Dior”, expliquait-il, “Dior, c’est une maison capable de renaître en elle-même”.Le défilé, qui avait attiré de nombreuses stars, de Rihanna à Daniel Craig, en passant par Sabrina Carpenter et Robert Pattinson, s’était conclu par une standing ovation, accompagnée de critiques très élogieuses, la presse saluant un juste équilibre entre héritage et réinvention.- “Consolider” -“Après 10 ans de Kim Jones” (son prédécesseur, ndlr) et son travail “remarquable” du tailoring, Jonathan Anderson a proposé “une approche complètement différente”, analyse Franck Nauerz, directeur des départements homme du Bon Marché et de la Samaritaine, avec “des associations beaucoup plus créatives, plus casual, un peu moins de tailoring””C’était une première collection hyper prometteuse, mais il va falloir consolider avec les besoins des uns et des autres”, prévient toutefois le spécialiste. Sa première ligne femme, présentée en octobre, avait été accueillie de manière plus nuancée.”Mon rôle, en tant que directeur artistique de Dior, est d’emmener notre clientèle vers un nouveau chapitre, tout en attirant un autre public. Et j’espère faire entrer cette nouvelle esthétique Dior dans la réalité quotidienne”, a affirmé de son côté le couturier au Figaro début janvier.Jonathan Anderson est considéré comme l’un des enfants prodiges de la mode. Salué pour avoir propulsé sur le devant de la scène la griffe espagnole Loewe, également propriété de LVMH, il s’est forgé une réputation de créateur aux coupes impeccables, avec une utilisation généreuse de matériaux nobles, comme le cuir et le métal.Parmi ses créations phares, des tenues de scène pour Beyoncé ou Rihanna. Il a également conçu les costumes de “Challengers” et “Queer”, deux films de l’Italien Luca Guadagnino.- Objectif couture – Nommé en juin dernier en remplacement de Maria Grazia Chiuri à la tête des collections femme, quelques semaines après son arrivée chez Dior Homme, il est devenu le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH, avec la haute couture, dont la première collection sera présentée le 26 janvier à Paris.”Il est très attendu” pour cet exercice inédit, souligne le journaliste mode Marc Beaugé. Même défi le lendemain pour le nouveau directeur artistique de Chanel, le Franco-Belge Matthieu Blazy.Les deux créateurs ont donné un aperçu de leur savoir-faire lors de la dernière cérémonie des Golden Globes, à Los Angeles.Jonathan Anderson a notamment habillé l’actrice irlandaise Jessie Buckley d’une longue robe bustier bleu clair largement fendue, ainsi que la comédienne américaine Rashida Jones d’une robe noire toute en transparence et dentelle, tandis que la star américaine Selena Gomez portait une robe fourreau noire au décolleté recouvert de plumes blanches signée Chanel.Jusqu’au 25 janvier, 66 maisons vont dévoiler leur nouveau vestiaire hivernal à travers 36 défilés et 30 présentations. Parmi les autres points forts de cette semaine, Véronique Nichanian présentera samedi soir son ultime collection pour Hermès après 37 ans à la tête de la ligne homme, avant de céder la place à Grace Wales Bonner en 2027.

Loi martiale en Corée du Sud: l’ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison

Un tribunal de Séoul a condamné mercredi à 23 ans de prison l’ex-Premier ministre sud-coréen Han Duck-soo, pour son implication dans la tentative ratée d’imposition de la loi martiale dans le pays en décembre 2024.Cette peine est très supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait requis 15 ans de prison.L’accusé “a manqué jusqu’au bout à …

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A Nanterre, l’infernale promiscuité et l’insalubrité d’une prison française

Ils sont cinq, confinés 22 heures par jour dans le huis clos d’une cellule de 11 m2: le centre pénitentiaire de Nanterre craque, malade d’un fléau français, une surpopulation carcérale hors de contrôle dont pâtissent détenus comme surveillants.Dans cet espace conçu pour deux, mal ventilé et assombri par un caillebotis devant la fenêtre, entre deux lits superposés, une table minuscule accueille cinq assiettes. Ce soir, un maigre matelas la remplacera. Dans une autre cellule, appuyé sur ses béquilles pour soulager sa sciatique, un sexagénaire explique avoir hérité de la couche au sol, où ce soir il s’allongera, tête contre le frigo. La nuit tombée, ses compagnons descendront de leur lit dépourvu d’échelle, puis l’enjamberont, avant d’atteindre des toilettes guère dissimulées par un drap tendu. Ici, elles fuient un peu. Dans une autre, le robinet de l’évier goutte en continu sous une tablette peinant à accueillir les cinq verres à dents. Contre le froid et l’humidité qui se lit sur les moisissures des fenêtres, les plaques de cuisson resteront allumées, une poêle vide chauffée à blanc faisant office de radiateur, explique un détenu. Envahies de corps, de linge étendu, de provisions cantinées et de modestes effets, des cellules comme celles-ci, l’AFP en a vu plusieurs en accompagnant mi-janvier la députée des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, venue exercer son droit de visite parlementaire dans cette prison ouverte en 1991, enchâssée entre la Seine et l’autoroute, à deux encablures de l’université. D’autres, plus petites, accueillent trois détenus dans des conditions aussi indignes. Télévision allumée en permanence, dans une atmosphère parfois enfumée par les cigarettes, on tue le temps en rabâchant les mêmes débats, en se racontant la vie dehors, en lisant, en somnolant pour rattraper des nuits hachées, ou en jouant aux cartes au risque d’exacerber les inévitables tensions, racontent les détenus.- Deux heures de promenade -Et puis il y a les cafards, selon des occupants qui montrent le carton colmatant les fissures, tentative dérisoire d’affronter l’invasion. La bétonisation des pieds de bâtiments, juste achevée, a permis d’éloigner les rats, assure à la parlementaire le directeur Thomas Benesty. Le progrès est récent: un certificat médical établi en novembre, dont l’AFP a eu connaissance, évoque sur le pied d’un détenu qui dormait par terre, des “lésions compatibles avec une morsure de rongeur”, peut-être arrivé par les toilettes.De ces cagibis, on s’échappe durant les deux heures de promenade quotidienne, ou au gré des micro-événements qui scandent des jours sans fin: trois parloirs hebdomadaires dans des cabines vitrées offertes aux regards, douches (là encore trois par semaine), rendez-vous médicaux, activités… Cela représente “quatre, cinq, six heures par semaine”, estime un détenu.Après une visite fin 2023, le Contrôleur général des prisons (CGLPL) avait estimé que l’établissement n’était pas en mesure “d’assurer des conditions d’hébergement dignes”. Mais, relevait-il, il est “parvenu à éviter les matelas au sol depuis 2020”. Signe d’une dégradation générale, ce rare satisfecit appartient au passé: 202 matelas sont comptabilisés au moment de la visite, indique à l’élue Thomas Benesty, avec, pour 592 places, 1.226 prisonniers, dont 60% en attente de procès, les autres étant condamnés à des peines courtes ou plus longues en attente d’affectation. Solidement installée au-dessus des 200%, la densité “est montée jusqu’à 213%” fin 2025, glisse le directeur.- “Carencés” -Malgré une abnégation saluée par le CGLPL, comment demander aux agents d’assurer convenablement l’ordre, de repérer les fragilités psychologiques, les tensions émergentes, de répondre aux doléances, comme cet appareil d’assistance respiratoire nocturne défaillant, cette rage de dents ou cette demande d’activité pendante? “On ne sait plus s’il faut écrire, si on va nous répondre”, soupire un détenu. “On sait pourquoi on est là et on le comprend. Mais là, on a l’impression d’une peine sur une peine sur une peine…”  Un tableau d’honneur a été installé à l’entrée de la zone de détention pour récompenser l’engagement des surveillants. Certains, raconte le directeur, renoncent à des jours de repos pour assurer le maintien d’activités de réinsertion ou des extractions médicales. Mais l’absentéisme atteint 25%, signe d’épuisement des corps et des esprits.Dans ces conditions “contraires à nos principes fondamentaux”, demande Elsa Faucillon, comment prévenir la récidive, une des missions de la prison avec la punition et la protection de la société ? Cette dernière a récemment “été privilégiée”, “choix politique qu’un représentant de l’administration pénitentiaire n’a pas à commenter”, répond M. Benesty. “Ce qui est certain, c’est qu’actuellement à Nanterre, pour pouvoir répondre aux trois missions en même temps, nous sommes carencés.” Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (Cpip) gèrent 90 dossiers chacun, quand le chiffre référence c’est 60, détaille leur responsable Virginie Nouaille. “Il y a forcément une connaissance moindre” des détenus “qui fragilise notre mission d’évaluation et de prise en charge.” Pour mener cette mission, manquent actuellement six postes de conseillers pénitentiaires. Ainsi que deux assistantes sociales. “Sur deux”, ironise-t-elle. 

A Nanterre, l’infernale promiscuité et l’insalubrité d’une prison française

Ils sont cinq, confinés 22 heures par jour dans le huis clos d’une cellule de 11 m2: le centre pénitentiaire de Nanterre craque, malade d’un fléau français, une surpopulation carcérale hors de contrôle dont pâtissent détenus comme surveillants.Dans cet espace conçu pour deux, mal ventilé et assombri par un caillebotis devant la fenêtre, entre deux lits superposés, une table minuscule accueille cinq assiettes. Ce soir, un maigre matelas la remplacera. Dans une autre cellule, appuyé sur ses béquilles pour soulager sa sciatique, un sexagénaire explique avoir hérité de la couche au sol, où ce soir il s’allongera, tête contre le frigo. La nuit tombée, ses compagnons descendront de leur lit dépourvu d’échelle, puis l’enjamberont, avant d’atteindre des toilettes guère dissimulées par un drap tendu. Ici, elles fuient un peu. Dans une autre, le robinet de l’évier goutte en continu sous une tablette peinant à accueillir les cinq verres à dents. Contre le froid et l’humidité qui se lit sur les moisissures des fenêtres, les plaques de cuisson resteront allumées, une poêle vide chauffée à blanc faisant office de radiateur, explique un détenu. Envahies de corps, de linge étendu, de provisions cantinées et de modestes effets, des cellules comme celles-ci, l’AFP en a vu plusieurs en accompagnant mi-janvier la députée des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, venue exercer son droit de visite parlementaire dans cette prison ouverte en 1991, enchâssée entre la Seine et l’autoroute, à deux encablures de l’université. D’autres, plus petites, accueillent trois détenus dans des conditions aussi indignes. Télévision allumée en permanence, dans une atmosphère parfois enfumée par les cigarettes, on tue le temps en rabâchant les mêmes débats, en se racontant la vie dehors, en lisant, en somnolant pour rattraper des nuits hachées, ou en jouant aux cartes au risque d’exacerber les inévitables tensions, racontent les détenus.- Deux heures de promenade -Et puis il y a les cafards, selon des occupants qui montrent le carton colmatant les fissures, tentative dérisoire d’affronter l’invasion. La bétonisation des pieds de bâtiments, juste achevée, a permis d’éloigner les rats, assure à la parlementaire le directeur Thomas Benesty. Le progrès est récent: un certificat médical établi en novembre, dont l’AFP a eu connaissance, évoque sur le pied d’un détenu qui dormait par terre, des “lésions compatibles avec une morsure de rongeur”, peut-être arrivé par les toilettes.De ces cagibis, on s’échappe durant les deux heures de promenade quotidienne, ou au gré des micro-événements qui scandent des jours sans fin: trois parloirs hebdomadaires dans des cabines vitrées offertes aux regards, douches (là encore trois par semaine), rendez-vous médicaux, activités… Cela représente “quatre, cinq, six heures par semaine”, estime un détenu.Après une visite fin 2023, le Contrôleur général des prisons (CGLPL) avait estimé que l’établissement n’était pas en mesure “d’assurer des conditions d’hébergement dignes”. Mais, relevait-il, il est “parvenu à éviter les matelas au sol depuis 2020”. Signe d’une dégradation générale, ce rare satisfecit appartient au passé: 202 matelas sont comptabilisés au moment de la visite, indique à l’élue Thomas Benesty, avec, pour 592 places, 1.226 prisonniers, dont 60% en attente de procès, les autres étant condamnés à des peines courtes ou plus longues en attente d’affectation. Solidement installée au-dessus des 200%, la densité “est montée jusqu’à 213%” fin 2025, glisse le directeur.- “Carencés” -Malgré une abnégation saluée par le CGLPL, comment demander aux agents d’assurer convenablement l’ordre, de repérer les fragilités psychologiques, les tensions émergentes, de répondre aux doléances, comme cet appareil d’assistance respiratoire nocturne défaillant, cette rage de dents ou cette demande d’activité pendante? “On ne sait plus s’il faut écrire, si on va nous répondre”, soupire un détenu. “On sait pourquoi on est là et on le comprend. Mais là, on a l’impression d’une peine sur une peine sur une peine…”  Un tableau d’honneur a été installé à l’entrée de la zone de détention pour récompenser l’engagement des surveillants. Certains, raconte le directeur, renoncent à des jours de repos pour assurer le maintien d’activités de réinsertion ou des extractions médicales. Mais l’absentéisme atteint 25%, signe d’épuisement des corps et des esprits.Dans ces conditions “contraires à nos principes fondamentaux”, demande Elsa Faucillon, comment prévenir la récidive, une des missions de la prison avec la punition et la protection de la société ? Cette dernière a récemment “été privilégiée”, “choix politique qu’un représentant de l’administration pénitentiaire n’a pas à commenter”, répond M. Benesty. “Ce qui est certain, c’est qu’actuellement à Nanterre, pour pouvoir répondre aux trois missions en même temps, nous sommes carencés.” Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (Cpip) gèrent 90 dossiers chacun, quand le chiffre référence c’est 60, détaille leur responsable Virginie Nouaille. “Il y a forcément une connaissance moindre” des détenus “qui fragilise notre mission d’évaluation et de prise en charge.” Pour mener cette mission, manquent actuellement six postes de conseillers pénitentiaires. Ainsi que deux assistantes sociales. “Sur deux”, ironise-t-elle. 

Trump heads for Davos maelstrom over Greenland

US President Donald Trump descends on Davos for a showdown with European leaders Wednesday as his bid to seize Greenland threatens to tear the transatlantic alliance apart.Trump — whose arrival in Davos was delayed when a “minor electrical issue” forced his presidential jet to turn back shortly after takeoff — mocked the Europeans a day before heading to the World Economic Forum over the fate of the autonomous Danish territory.But leaders gathered at the Swiss ski resort have closed ranks against Trump’s aggressive stance, with French President Emmanuel Macron vowing to stand against “bullies” and Canada’s Mark Carney warning of a “rupture, not a transition” to the US-led global order.The united stand drew a rebuke from Trump’s Treasury chief Scott Bessent, who told Europeans to “take a deep breath”.”Do not have this reflexive anger that we’ve seen and this bitterness,” Bessent told reporters in Davos hours before Trump’s arrival. “Why don’t they sit down, wait for President Trump to get here and listen to his argument,” he said.Trump, who was originally scheduled to give a speech to the annual gathering of the world’s economic and political elite at 2:30 pm (1330 GMT), will be about three hours late to Davos, Bessent said, after the president was forced to switch planes.Trump said he would have a number of meetings on Greenland at Davos, as his designs on the vast island open the biggest rift between Washington and Europe in decades.Asked how far he was prepared to go to acquire Greenland from Denmark, a fellow NATO member, Trump told reporters: “You’ll find out.”As he left the White House, the president admitted he had “no idea” how the trip to Davos would pan out.- ‘Rupture’ -Trump insists mineral-rich Greenland is vital for US and NATO security against Russia and China as a melting Arctic opens up and the superpowers jostle for strategic advancement.He has turned up the pressure by threatening tariffs of up to 25 percent on eight European countries for backing Denmark, prompting Europe to threaten countermeasures against the United States.Trump dismissed European threats to fire a trade “bazooka” at the United States.”Anything they do with us… all I have to do is meet it and it’s going to go ricocheting backward,” he said in an interview with News Nation.”But we’re not looking into that. We’ll probably be able to work something out, possibly even during the next few days,” he added.At Davos on Tuesday, Macron warned against US attempts to “subordinate Europe”, and blasted Trump’s tariff threats as “unacceptable.”France called Wednesday for a NATO exercise in Greenland, “and is ready to contribute to it”, Macron’s office said.European Commission President Ursula von der Leyen for her part warned that Trump risked plunging US ties with the European Union into a “downward spiral”.And Canadian Prime Minister Mark Carney — who has sought to reduce his own country’s dependence on Washington since Trump called for it to become the 51st US state — won a standing ovation at Davos for his stance.”We are in the midst of a rupture, not a transition,” Carney said of the US-led global system of governance.”Call it what it is: a system of intensifying great power rivalry where the most powerful pursue their interests using economic integration as coercion.”In his own Davos speech, the White House said Trump wanted to focus on the US economy amid a cost-of-living crisis that threatens his Republicans in the 2026 midterm elections.But the US president’s extraordinary assertion of US power on the world stage one year into his second term means Greenland will form the backdrop to the address.Greenland’s prime minister said Tuesday his tiny population of 57,000 must be prepared for military force.On Thursday, meanwhile, Trump is set to formally announce the first charter of his so-called “Board of Peace,” a body for resolving international conflicts with a $1-billion price tag for permanent membership.The board was originally conceived to oversee the rebuilding of Gaza, but a draft of the charter seen by AFP does not appear to limit its role to the occupied Palestinian territory.

Groenland: Trump attendu à Davos pour un face-à-face avec les Européens

Le président américain Donald Trump est attendu à Davos mercredi pour un face-à-face électrique avec les dirigeants européens, alors que sa volonté d’annexer le Groenland menace de faire éclater l’alliance transatlantique.M. Trump devrait rejoindre la très chic station des Alpes suisses avec “environ trois heures de retard” sur l’horaire initial, selon son ministre des Finances Scott Bessent.Parti de Washington en soirée, le dirigeant américain a dû faire demi-tour en vol à la suite d’un problème à bord d’Air Force One et repartir à bord d’un autre appareil peu après minuit (05H00 GMT).Avant son départ pour le Forum économique mondial, M. Trump a raillé les Européens avec virulence au sujet du Groenland, vaste île danoise autonome qu’il convoite.- “Inspirez profondément” -Interrogé sur les extrémités jusqu’auxquelles il était prêt à aller pour en prendre le contrôle aux dépens du Danemark, membre de l’Otan, il répondu: “Vous verrez bien”.”L’Amérique sera bien représentée à Davos – par moi”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.Il a toutefois confié avant son départ n’avoir “aucune idée” de la façon dont son voyage allait se dérouler. Donald Trump participe au Forum pour la première fois depuis 2020. Son discours est prévu à 14H30 (13H30 GMT) selon le programme initial. Il entend par ailleurs tenir plusieurs réunions sur le Groenland.Le président américain insiste sur le fait que le Groenland, terre riche en minéraux, est vital pour la sécurité des Etats-Unis et de l’Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l’Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques. Il a accentué la pression en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25 % à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les Etats-Unis de représailles.Les États-Unis “se comportent très bizarrement pour des alliés”, a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, appelant l’UE à “l’unité et la détermination”.La France a demandé un “exercice de l’Otan au Groenland” et est “prête à y contribuer”, a annoncé l’Elysée.”Inspirez profondément. N’ayez pas ce réflexe de colère”, a rétorqué Scott Bessent, en invitant les Européens à écouter les arguments de Donald Trump.- “”Assez de politesses” -A Davos mardi, Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives américaines de “subordonner l’Europe” et a qualifié d'”inacceptables” les menaces américaines. L’Union européenne a promis une réponse “inflexible”. Le président français a été la cible des moqueries de son homologue américain, qui a révélé publiquement un SMS proposant un sommet du G7 à Paris jeudi, consacré au Groenland et à l’Ukraine, une proposition restée lettre-morte. Donald Trump a ensuite déclaré qu’il ne participerait à aucune réunion de ce type, tandis que M. Macron a précisé à l’AFP qu’aucune rencontre n’était, de fait, prévue. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle averti que Donald Trump risquait de plonger les relations des Etats-Unis avec l’UE dans une spirale négative. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, qui s’efforce de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Washington depuis que Donald Trump a appelé à faire du Canada le 51e Etat américain, a reçu une ovation pour sa position. “Le Canada soutient fermement le Groenland et le Danemark”, a lancé M. Carney au Forum.”Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu”, a-t-il ajouté.Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom a exhorté les Européens à “s’affirmer” sur le sujet du Groenland face à Donald Trump.”Il est passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage”, a-t-il dit. “On ne peut pas ménager la chèvre et le chou. Assez de politesses”, a-t-il ajouté: “Arrêtez de chercher à l’apaiser. Combattez le feu par le feu”.- “La fin de l’Otan” -Donald Trump souhaite selon la Maison Blanche se concentrer dans son discours à Davos sur l’économie américaine, confrontée à une hausse du coût de la vie qui menace le Parti républicain alors qu’approchent les élections de mi-mandat de novembre.Mais le Groenland sera immanquablement évoqué.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a appelé mardi ses 57.000 concitoyens à se préparer à une éventuelle intervention militaire. Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a souligné que toute action de ce type des Etats-Unis contre un allié “signifierait la fin de l’Otan”.Jeudi, Donald Trump devrait annoncer la première charte de son “Conseil de paix”, un organe de résolution des conflits internationaux concurrent des Nations unies. L’invitation lancée au président russe Vladimir Poutine a suscité une vive inquiétude parmi les alliés de l’Ukraine, après près de quatre ans de guerre provoquée par Moscou.