L’armée reprend aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie

L’armée syrienne a repris dimanche aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie, poursuivant son offensive dans le nord et l’est du pays où le pouvoir de Damas veut étendre son autorité.Confronté au défi d’unifier le pays déchiré par la guerre civile, le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad il y a plus d’un an, cherche à reprendre le contrôle de ces régions où les Kurdes jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans. Dans un geste apparent de bonne volonté, le président avait accordé vendredi par décret des droits nationaux inédits aux Kurdes, reconnaissant notamment leur langue comme officielle. Une mesure jugée insuffisante par l’administration autonome kurde du nord de la Syrie.Parallèlement, les négociations entre le pouvoir central et les Kurdes, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat aux termes d’un accord conclu en mars 2025, sont dans l’impasse.Dimanche à l’aube, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, “se sont retirées de tous les secteurs sous leur contrôle” dans l’est de la province de Deir Ezzor, peuplée en majorité d’arabes, dont “les champs pétrolifères de al-Omar”, le plus grand du pays “et al-Tanak”, selon une ONG.Les autorités de cette province de l’est de la Syrie ont annoncé que “toutes les institutions publiques” resteraient fermées dimanche et appelé les habitants “à rester chez eux”.Pour le ministre de l’Energie Mohammad al-Bachir, la reprise de contrôle par l’Etat des ressources naturelles “signifie ouvrir grand la porte à la reconstruction, au renouveau de l’agriculture, de l’énergie et du commerce”. – “Sécurité” -Le champ d’al-Omar était sous le contrôle des forces kurdes depuis qu’elles en ont expulsé le groupe jihadiste Etat islamique en 2017. Pendant des années, ce site avait abrité la plus grande base de la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, qui a aidé les FDS à combattre l’EI, finalement défait en Syrie en 2019.La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile, qui a pris fin en 2024, pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.La semaine dernière, les forces gouvernementales ont délogé les combattants kurdes de quartiers d’Alep, puis les ont sommés de se retirer d’une zone située entre cette ville du nord du pays et l’Euphrate, plus à l’est.A mesure que les forces kurdes se repliaient sans opposer de véritable résistance, les troupes gouvernementales ont progressé vers l’est et se rapprochent désormais de Raqa, l’ancienne capitale de facto de l’EI, dans la province du même nom, où elles ont annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la ville de Tabqa. Selon l’agence Sana, deux civils ont été tués dimanche à Raqa par des tirs des FDS. L’OSDH a fait état d’affrontements dans plusieurs quartiers.A Tabqa, les forces gouvernementales sont déployées avec des véhicules blindés et des chars autour de la ville et patrouillent dans les rues, aux magasins fermés, a constaté un correspondant de l’AFP. “Les forces de sécurité et l’armée y mènent des opérations de ratissage”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire, faisant état d’affrontements sporadiques avec les FDS. A Tabqa, les autorités de Damas ont annoncé avoir pris aussi le contrôle du principal barrage sur ce fleuve.”Nous demandons la sécurité”, a affirmé à l’AFP Ismail Al-Omar, un agriculteur de 43 ans, assis devant sa maison, ajoutant que beaucoup d’habitants “restent chez eux par peur”. Plus loin, Ahmad Hussein espère que “la situation s’améliorera avec l’arrivée de l’armée syrienne”. Les combattants kurdes affirment pourtant que cette localité, à une quarantaine de kilomètres de Raqa, ne faisait pas partie de l’accord de retrait qu’ils avaient accepté.- Appel kurde à manifester -Les FDS ont fait état d’affrontements avec les troupes de Damas dans le village d’al Mansoura, sur les rives de l’Euphrate, à moins de 20 kilomètres de Tabqa. L’agence Sana a ensuite affirmé que les FDS avaient fait sauter dans la nuit les deux ponts menant vers Raqa, coupant la ville de la zone située sur la rive occidentale.L’offensive de l’armée inquiète les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé leurs sanctions imposées à Damas sous Bachar al-Assad.La minorité kurde, notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran, a souffert de décennies d’oppression en Syrie, où elle est estimée à quelque deux millions de personnes, sur 20 millions d’habitants.Les autorités kurdes ont appelé à des manifestations en soutien aux FDS dans plusieurs villes kurdes, dont Qamichli, principale ville de la zone autonome kurde.

Les opposants à la future loi fin de vie manifestent à Paris

Plusieurs milliers d’opposants à la future loi fin de vie, dont l’examen reprend mardi au Sénat, se sont retrouvés dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie” pour “porter le message que la vie vaut d’être vécue”.Cette manifestation, organisée chaque année par des militants s’inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, a débuté à 14H00 place Vauban à Paris. Selon ses organisateurs, elle devait rassembler quelque 10.000 personnes.”Le projet de loi sur la fin de vie est un basculement civilisationnel”, a déclaré à l’AFP Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la “marche pour la vie”.”Le médecin est là pour soigner, pour soulager le malade, non pour lui donner la mort. Nous voulons que les plus fragiles soient respectés dans leur dignité humaine et accompagnés jusqu’à leur mort naturelle avec des soins palliatifs. L’euthanasie va tuer les soins palliatifs”, a-t-elle poursuivi.”Ce projet de loi est un dévoiement de la mission du corps médical, qui est de protéger la vie. L’histoire l’a montré, là où la vie cesse d’être inviolable, l’homme perd sa liberté”, a aussi lancé sur le podium Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, avant le début de la marche. Repoussés en raison de l’instabilité politique, les débats sur la fin de vie ont repris en commission mercredi au Sénat. Le texte doit désormais être examiné à partir de mardi dans l’hémicycle avant un vote solennel prévu le 28 janvier. L’Assemblée nationale devrait s’en saisir de nouveau en février. Deux propositions de loi sont examinées en parallèle, une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir.”On espère que la majorité sénatoriale s’opposera à la mort administrée”, a déclaré à l’AFP il y a quelques jours le président de la “marche pour la vie”, Guillaume de Thieulloy. Car “si l’euthanasie est légalisée, c’est la mort des soins palliatifs”, a-t-il estimé, appelant les parlementaires à instaurer des “garde-fous” en matière notamment de délais de réflexion et de clause de conscience. “Je suis là pour montrer qu’il y a des jeunes qui défendent la vie, que la vie n’appartient à personne”, a expliqué dimanche à l’AFP Marie, 17 ans, en école d’infirmière, sans vouloir donner son nom de famille. “Tous les Français devraient se mobiliser contre ce projet de loi ignoble, qui derrière une prétendue compassion, consiste tout simplement à faire mourir des gens par injection létale”, a de son côté estimé Jean-François De Wilde, 75 ans, qui vient chaque année de Normandie pour la marche. “C’est un retour en arrière de la civilisation. Après avoir été le seul pays au monde à constitutionnaliser l’IVG, le gouvernement s’attaque à l’autre bout de la vie”.Parmi les autres mots d’ordre de la manifestation de dimanche, figurent le développement d’un “grand plan soins palliatifs”, la défense de l’objection de conscience des personnels de santé ou encore “encourager l’accouchement sous X”. L’an dernier, la “marche pour la vie” avait été placée sous le signe de l’opposition à l’avortement 50 ans après la loi Veil. Elle avait rassemblé 4.300 personnes, selon la préfecture de police, 15.000 participants selon les organisateurs. 

Présidentielle au Portugal : l’extrême droite attendue au second tour

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle où l’extrême droite, déjà la plus grande force d’opposition nationale, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.Avant les résultats du comptage des suffrages, attendus plus tard dans la soirée, les projections de sortie des bureaux de vote des télévisions seront connues à 20H00 (heures locale et GMT).Selon les sondages, André Ventura, le président du parti d’extrême droite Chega (“Assez”), pourrait arriver en tête de ce scrutin mais ce député de 43 ans aurait très peu de chances de l’emporter au second tour, prévu pour le 8 février.”Je suis très confiant”, a-t-il assuré après avoir voté à Lisbonne, où brillait un éclatant soleil d’hiver.”On ne peut pas passer notre temps à critiquer les choses et rester assis sur le canapé le jour où nous sommes appelés à prendre une décision”, a-t-il ajouté.Jusqu’à midi, le taux de participation des 11 millions d’électeurs au Portugal et à l’étranger était de 21,18%, en nette hausse par rapport à la présidentielle de 2021, organisée en pleine pandémie de Covid-19 et à l’issue beaucoup plus prévisible, qui avait enregistré une abstention record.Au bout d’une campagne électorale cette fois à grand suspense, le candidat socialiste Antonio José Seguro semblait avoir une petite longueur d’avance sur l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo dans la course pour la deuxième place.- “Candidat du peuple” -Luis Marques Mendes, le représentant du camp du gouvernement de droite, et l’indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, gardaient eux aussi l’espoir de se qualifier pour le second tour, qui opposera les deux personnalités ayant recueilli le plus de voix dimanche.Le vainqueur de l’élection succédera au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour. Depuis l’avènement de la démocratie au Portugal, une seule présidentielle s’est décidée au second tour, en 1986.Déjà candidat en 2021, André Ventura avait alors recueilli 11,9% des suffrages, soit près de 500.000 voix, pour terminer en troisième position, juste derrière une candidate socialiste dissidente.Depuis, son parti n’a cessé de progresser dans les urnes, obtenant 22,8% des suffrages et 60 députés aux législatives de mai dernier, dépassant le Parti socialiste en tant que premier parti d’opposition au gouvernement minoritaire de Luis Montenegro.”Un nouveau score solide pour l’extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique” et marquerait un nouveau chapitre dans “la bataille en cours au sein de la droite, entre le centre droit traditionnel et l’extrême droite émergente”, a résumé dans une note le cabinet d’analyses Teneo.Auto-proclamé “candidat du peuple” qui promet de “mettre de l’ordre” au Portugal, M. Ventura a terminé sa campagne en demandant aux autres partis de droite de ne pas lui “faire obstacle” en cas d’éventuel second tour l’opposant au candidat socialiste.- “Bon sens” -Antonio José Seguro, un socialiste ancré au centre, a quant à lui joué la carte du candidat rassembleur et modéré, se posant en défenseur de la démocratie contre “l’extrémisme”.”Je crois dans le bon sens des Portugais”, a lancé cet homme de 63 ans après voté dimanche à Caldas da Rainha (centre), où il réside.A Lisbonne, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, reconnaît avoir fait le choix d’un vote utile à gauche, disant assister avec “une grande inquiétude” à “une dérive vers l’extrême droite très négative”.”Nous, les jeunes, nous ne sommes pas contents du pays que nous avons”, a témoigné Irina Ferestreoaru, une électrice de 33 ans d’origine roumaine. Selon elle, la popularité croissante d’André Ventura constitue “un signal d’alerte” pour le Portugal “car les gens désespèrent de voir du changement”.”Celui qui me séduit le plus, c’est encore l’amiral. Les autres, ce sont des candidats liés aux partis politiques. Ils défendent uniquement leurs intérêts”, a pour sa part commenté José Alexandre, un ouvrier de 59 ans, après avoir voté dans la banlieue sud de la capitale.Elu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, le président portugais n’a pas de pouvoirs exécutifs mais peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives.

Iran: le pouvoir envisage de rétablir internet, réouverture des écoles

Le pouvoir iranien envisageait dimanche de “rétablir progressivement” l’accès à internet, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.Les autorités, qui affirment avoir repris le contrôle de la situation, ont aussi rouvert dimanche les écoles, fermées depuis une semaine, et les universités, a annoncé la télévision d’Etat. Le mouvement a été déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie avant de prendre une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.Il a été étouffé par une répression qualifiée de “massacre” par des groupes de défense des droits humains, à la faveur d’un blackout des communications instauré il y a dix jours.  “Les autorités compétentes ont annoncé que l’accès à internet serait progressivement rétabli”, a annoncé samedi soir l’agence de presse Tasnim, sans donner plus de détails. Citant une “source bien informée”, elle a précisé que les applications de messagerie locales seraient “bientôt activées” sur l’internet national.Dimanche matin à Téhéran, des journalistes de l’AFP ont pu accéder à l’internet mondial, bien que la majorité des fournisseurs d’accès restent bloqués, sans que les raisons de cette connexion limitée ne puissent être éclaircies. Bloqués pendant des jours, les appels téléphoniques vers l’étranger ont été rétablis mardi et les échanges par SMS samedi. – “Tirs sans relâche” -Malgré ces restrictions, et celles imposées de longue date aux applications étrangères – dont Instagram et Facebook, pour lesquelles une connexion VPN est nécessaire – des rapports d’exactions de la part des forces de sécurité ont filtré, notamment via Starlink, selon des ONG. Amnesty International a déclaré avoir vérifié des dizaines de vidéos et de témoignages ces derniers jours, montrant “que les forces de sécurité tiraient sans relâche sur les manifestants dans les rues et depuis des positions en hauteur”. Les hôpitaux ont été “submergés de blessés”, selon la chercheuse de l’ONG sur l’Iran, Raha Bahreini, qui a dénoncé un “massacre de manifestants”.”Toutes les dix minutes, on entendait une série de coups de feu”, a raconté à l’AFP Kaveh (prénom modifié) désormais au Royaume-Uni, relatant une manifestation à laquelle il a participé le 9 janvier à Téhéran.  En l’absence de bilan global officiel, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a fait état pour la première fois samedi de “milliers de personnes tuées”, imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël. Les autorités s’étaient jusque là limitées à recenser des dizaines de membres des forces de sécurité tués. Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU. D’autres estimations font état de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000, selon cette ONG basée en Norvège. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, affirme qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant hauts responsables gouvernementaux et sources sécuritaires.Le pouvoir judiciaire iranien a catégoriquement rejeté ce chiffre.- “Outil efficace” -Les médias locaux ont fait état de milliers d’arrestations, les ONG de défense des droits humains estimant que jusqu’à 20.000 personnes ont été détenues. Dimanche, le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé que des procès rapides seraient organisés et averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort.  “Ceux qui ont joué un rôle décisif dans ces appels à la violence, ont entraîné un bain de sang et des dégâts importants aux finances publiques, ne seront pas épargnés”, a-t-il déclaré.  Le président américain Donald Trump avait remercié vendredi le gouvernement iranien d’avoir annulé “toutes les pendaisons prévues” de contestataires. Une mesure mise en doute par l’analyste Arif Keskin, pour qui “le risque demeure très réel”, car “la direction iranienne considère les exécutions (…) comme un outil efficace” contre toute contestation. “Pour le régime, les exécutions entraîneront des coûts internationaux à court terme mais sont considérées comme un investissement à long terme dans la sécurité intérieure”, a déclaré à l’AFP ce spécialiste iranien du Moyen-Orient, basé à Ankara. burs-sw/cab/sg

Iran considers ‘gradually’ restoring internet after shutdown

Iranian authorities have said they are considering “gradually” restoring internet access after imposing an unprecedented communications shutdown 10 days ago, which rights groups say masked a violent protest crackdown that killed thousands.  Demonstrations sparked in late December by anger over economic hardship exploded into protests widely seen as the biggest challenge to the Iranian leadership in years. Iranian officials have said the demonstrations were peaceful before turning into “riots” and blamed foreign influence, namely from Iran’s foes the United States and Israel. The rallies subsided after the crackdown that rights groups have called a “massacre” carried out by security forces under the cover of a communications blackout that started on January 8 as the protests grew in size and intensity. Government officials have said calm has been restored, with schools reopening on Sunday — Iran’s weekend falling on Thursday and Friday — after a week of closure. Late Saturday, the Tasnim news agency reported “the relevant authorities announced that internet access would also be gradually restored”, but gave no further details. Citing an unnamed “informed source”, the agency said local messaging applications “will soon be activated” on Iran’s domestic intranet. On Sunday morning, AFP was able to connect to the internet from its Tehran office, though the vast majority of internet providers and mobile internet remain cut.Outgoing international calls have been possible since Tuesday, and text messaging was restored Saturday morning. For days, text messages and international phone calls — and at times even local calls — were cut off. Iran has since been relying on its intranet, which has supported local media websites, ride-hailing apps, delivery service and banking platforms. – ‘Overwhelmed’ -Despite the restrictions, information had still filtered out, with reports of atrocities emerging, according to rights groups.Amnesty International said it had verified dozens of videos and accounts in recent days. They showed “that security forces have been relentlessly firing at protesters from the streets and from elevated positions” and that hospitals had been “overwhelmed with the injured” in a “massacre of protesters”, said Amnesty’s Iran researcher Raha Bahreini in a video posted online. Norway-based rights group Iran Human Rights (IHR) says it has verified the deaths of 3,428 protesters killed by security forces, confirming cases through sources within the Islamic republic’s health and medical system, eyewitnesses and multiple independent sources.However, the NGO warns the true toll is likely far higher. Media cannot independently confirm the figure and Iranian officials have not given an exact death toll for the protests.Other estimates place the death toll at more than 5,000 — and possibly as high as 20,000 — though the internet blackout has severely hampered independent verification, IHR says.The opposition Iran International channel based outside the country has said at least 12,000 people were killed during the protests, citing senior government and security sources.Iran’s judiciary has rejected that figure.On Saturday, supreme leader Ayatollah Ali Khamenei said “a few thousand” people had been killed by what he called “agents” of the United States and Israel, and Iranian local media has reported multiple deaths among security forces.Khamenei said authorities “must break the back of the seditionists”, as local media has reported thousands of arrests and rights groups have estimated up to 20,000 people have been detained. – ‘Not be spared’ -On Sunday, Iran’s judiciary spokesman Asghar Jahangir reiterated that swift trials would be held, warning that some acts were tantamount to the capital offence of “moharebeh”, or “waging war against God”. “All those who played a decisive role in these calls for violence, which led to bloodshed and significant damage to public finances, will not be spared,” he said.Alarm has grown over the threat of capital punishment against arrested protesters, even as Donald Trump said Iran had called off hundreds of executions. The US president, who backed and joined Israel’s 12-day war against Iran in June, had repeatedly threatened new military action against Tehran if protesters were killed. Analyst Arif Keskin cast doubt on Trump’s claim, saying “the Iranian leadership sees executions… as an effective tool to end protests, prevent them, and suppress them”.”For the regime, executions will carry short-term international costs but are seen as a long-term investment in domestic security,” the Ankara-based Iranian researcher and Middle East specialist told AFP. “The risk therefore remains very real.” burs-sw/jfx