Municipales: le maire écologiste de Bordeaux brigue un nouveau mandat
Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’est lancé officiellement, vendredi, pour briguer un nouveau mandat à la tête de la ville qu’il avait conquise par surprise en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre.”Cela fait des mois qu’on m’interroge, je vous réponds aujourd’hui et vous annonce ma candidature pour la mairie de Bordeaux”, a déclaré devant la presse cet avocat de profession, âgé de 70 ans et élu municipal depuis 1995.Il y a six ans, il l’avait emporté de peu au second tour face au sortant Nicolas Florian (Les Républicains), éphémère dauphin d’Alain Juppé, alors que la droite et le centre s’étaient divisés au premier.Cette fois, après des mois de tergiversations depuis le décès soudain de Nicolas Florian en janvier dernier à l’âge de 55 ans, l’opposition a uni ses forces autour du député Renaissance Thomas Cazenave, derrière lequel la présidente du Parti radical Nathalie Delattre, ex-ministre macroniste comme lui, a fini par s’effacer. Elle devra cependant composer avec l’économiste Philippe Dessertine, qui a maintenu sa candidature au centre-droit.M. Hurmic estime que “le choix du changement qui avait été fait il y a six ans a été honoré”. “La ville est devenue plus vivante, plus solidaire et l’une des mieux préparées, en Europe, au changement climatique”, selon le maire sortant, qui s’enorgueillit de distinctions récemment obtenues par la ville pour la qualité de sa stratégie de transition vers la neutralité carbone. “Nous avons réparé la ville qui a été trop longtemps négligée et nous devons poursuivre avec une équipe qui a fait ses preuves et qui sera enrichie, renouvelée”, a ajouté l’élu vert, soutenu comme en 2020 par le Parti socialiste, le Parti communiste et Génération-s. “Nous vivons en France un moment de fracture démocratique profonde (…) si je me présente, c’est parce que je crois en la capacité des villes à résister, ce sont les villes qui tiennent quand l’État vacille”, a-t-il encore déclaré. Parmi les autres candidats à la mairie de Bordeaux, les 15 et 22 mars, deux femmes sont en lice à l’extrême droite, la députée européenne Julie Rechagneux pour le Rassemblement national et Virginie Bonthoux Tournay pour le parti Reconquête! d’Éric Zemmour, dont elle est la référente départementale en Gironde.Au premier tour, Pierre Hurmic affrontera également la liste de La France insoumise conduite par Nordine Raymond, et quatre autres d’extrême gauche dont une du Nouveau Parti anticapitaliste que pourrait mener l’ancien candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, conseiller municipal sortant.
Municipales: le maire écologiste de Bordeaux brigue un nouveau mandat
Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’est lancé officiellement, vendredi, pour briguer un nouveau mandat à la tête de la ville qu’il avait conquise par surprise en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre.”Cela fait des mois qu’on m’interroge, je vous réponds aujourd’hui et vous annonce ma candidature pour la mairie de Bordeaux”, a déclaré devant la presse cet avocat de profession, âgé de 70 ans et élu municipal depuis 1995.Il y a six ans, il l’avait emporté de peu au second tour face au sortant Nicolas Florian (Les Républicains), éphémère dauphin d’Alain Juppé, alors que la droite et le centre s’étaient divisés au premier.Cette fois, après des mois de tergiversations depuis le décès soudain de Nicolas Florian en janvier dernier à l’âge de 55 ans, l’opposition a uni ses forces autour du député Renaissance Thomas Cazenave, derrière lequel la présidente du Parti radical Nathalie Delattre, ex-ministre macroniste comme lui, a fini par s’effacer. Elle devra cependant composer avec l’économiste Philippe Dessertine, qui a maintenu sa candidature au centre-droit.M. Hurmic estime que “le choix du changement qui avait été fait il y a six ans a été honoré”. “La ville est devenue plus vivante, plus solidaire et l’une des mieux préparées, en Europe, au changement climatique”, selon le maire sortant, qui s’enorgueillit de distinctions récemment obtenues par la ville pour la qualité de sa stratégie de transition vers la neutralité carbone. “Nous avons réparé la ville qui a été trop longtemps négligée et nous devons poursuivre avec une équipe qui a fait ses preuves et qui sera enrichie, renouvelée”, a ajouté l’élu vert, soutenu comme en 2020 par le Parti socialiste, le Parti communiste et Génération-s. “Nous vivons en France un moment de fracture démocratique profonde (…) si je me présente, c’est parce que je crois en la capacité des villes à résister, ce sont les villes qui tiennent quand l’État vacille”, a-t-il encore déclaré. Parmi les autres candidats à la mairie de Bordeaux, les 15 et 22 mars, deux femmes sont en lice à l’extrême droite, la députée européenne Julie Rechagneux pour le Rassemblement national et Virginie Bonthoux Tournay pour le parti Reconquête! d’Éric Zemmour, dont elle est la référente départementale en Gironde.Au premier tour, Pierre Hurmic affrontera également la liste de La France insoumise conduite par Nordine Raymond, et quatre autres d’extrême gauche dont une du Nouveau Parti anticapitaliste que pourrait mener l’ancien candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, conseiller municipal sortant.
Angleterre: Manchester City recrute Semenyo (Bournemouth) pour 75 millions d’euros
Manchester City a renforcé son secteur offensif avec le recutement vendredi de l’ailier ghanéen Antoine Semenyo (Bournemouth) pour une somme estimée par les médias à 65 millions de livres (75 millions d’euros).Le joueur qui a fêté ses 26 ans mercredi a inscrit dix buts en Premier League cette saison avec Bournemouth où il évoluait depuis janvier 2023. Le natif de Londres a signé un contrat d’une durée de cinq ans et demi avec son nouveau club.Les Citizens ont frappé le premier grand coup du mercato hivernal en Angleterre en attirant ce joueur convoité également par Liverpool, Manchester United et Tottenham, et qui disposait d’une clause libératoire expirant samedi.”Je suis très fier d’avoir rejoint Manchester City”, a déclaré Semenyo, qui avait effectué ses débuts en sixième division en 2018 avec Bath City, prêté par Bristol City, son premier club chez les professionnels.”J’ai suivi City au cours de la dernière décennie sous la houlette de Pep Guardiola, et ils ont été l’équipe dominante de la Premier League tout en réalisant des exploits incroyables en Ligue des champions, en FA Cup et en Coupe de la Ligue”, a-t-il résumé.”Ils ont établi les normes les plus élevées et c’est un club qui compte des joueurs de classe mondiale, des installations de classe mondiale et l’un des plus grands entraîneurs de tous les temps, Pep”, a souligné Semenyo.Son dernier exploit avec les Cherries aura été de marquer mercredi le but de la victoire dans le temps additionnel pour battre Tottenham 3-2 et mettre fin à une série de 11 matchs sans victoire de Bournemouth.City espère que Semenyo, qui peut être aligné sur les deux ailes, en pointe ainsi qu’au poste de neuf et demi, pourra les aider dans leur quête de remporter des titres sur quatre fronts en 2026.Les hommes de Pep Guardiola comptent actuellement six points de retard sur Arsenal, leader de la Premier League, et disputeront le troisième tour de la Coupe d’Angleterre, les demi-finales de la Coupe de la Ligue et la fin de la phase de groupe de la Ligue des champions dans les semaines à venir.
Le monde agricole ne décolère pas, des tracteurs sur le périphérique parisien
Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne sur le périphérique parisien: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le “non” de la France au Mercosur, finalement décidé par le président Emmanuel Macron, et la quasi-certitude d’un vote en faveur de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains laissent un goût amer aux agriculteurs, mobilisés depuis des mois contre ce traité.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique parisien, porte de Montreuil, avec six tracteurs, bloquant la circulation, un peu avant 7h30.”Non! Non! Non au Mercosur!”, ont-ils scandé, brandissant des fumigènes, a constaté une journaliste de l’AFP.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement opposé au libre-échange et très engagé dans l’opposition à la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Accompagnés de militants du mouvement écologiste Les Soulèvements de la terre et d’étudiants d’AgroParisTech, ils ont dit leur rejet de la “maladie du libre-échange”.Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et idéologiquement très loin de l’altermondialisme de la Confédération paysanne.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR parvenu jeudi au pied de l’Arc de Triomphe.Après avoir cheminé de ses bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins avaient quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, a-t-il dit à ses troupes, juché sur un tracteur, promettant de “revenir” en force si besoin. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne, soit un troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, selon la préfecture.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, par des agriculteurs de la CR se poursuit, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Prêts à “revenir” -Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie dans les campagnes françaises, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais.L’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.En dépit des déclarations jeudi soir de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui a revendiqué “un non puissant” contre ce traité et vanté les avancées obtenues par Paris, notamment pour faire baisser le prix des engrais et préserver le budget de la Politique agricole commune (PAC).Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour de nombreux agriculteurs, qui craignent l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier. De son côté, le président de la CR a promis un combat “dur et long”. Il a de nouveau appelé à un “moratoire sur les contrôles” dans les fermes jusqu’à la présidentielle.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale.
Le monde agricole ne décolère pas, des tracteurs sur le périphérique parisien
Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne sur le périphérique parisien: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le “non” de la France au Mercosur, finalement décidé par le président Emmanuel Macron, et la quasi-certitude d’un vote en faveur de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains laissent un goût amer aux agriculteurs, mobilisés depuis des mois contre ce traité.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique parisien, porte de Montreuil, avec six tracteurs, bloquant la circulation, un peu avant 7h30.”Non! Non! Non au Mercosur!”, ont-ils scandé, brandissant des fumigènes, a constaté une journaliste de l’AFP.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement opposé au libre-échange et très engagé dans l’opposition à la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Accompagnés de militants du mouvement écologiste Les Soulèvements de la terre et d’étudiants d’AgroParisTech, ils ont dit leur rejet de la “maladie du libre-échange”.Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et idéologiquement très loin de l’altermondialisme de la Confédération paysanne.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR parvenu jeudi au pied de l’Arc de Triomphe.Après avoir cheminé de ses bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins avaient quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, a-t-il dit à ses troupes, juché sur un tracteur, promettant de “revenir” en force si besoin. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne, soit un troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, selon la préfecture.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, par des agriculteurs de la CR se poursuit, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Prêts à “revenir” -Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie dans les campagnes françaises, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais.L’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.En dépit des déclarations jeudi soir de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui a revendiqué “un non puissant” contre ce traité et vanté les avancées obtenues par Paris, notamment pour faire baisser le prix des engrais et préserver le budget de la Politique agricole commune (PAC).Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour de nombreux agriculteurs, qui craignent l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier. De son côté, le président de la CR a promis un combat “dur et long”. Il a de nouveau appelé à un “moratoire sur les contrôles” dans les fermes jusqu’à la présidentielle.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale.
Mercosur: l’UE proche d’un accord après vingt-cinq ans de suspense
Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne est sur le point de conclure l’accord commercial avec le Mercosur, qui pourrait recevoir l’aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France.Depuis 1999, la Commission européenne mène des tractations ardues pour créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.Entre fausses promesses de dénouement imminent et longues mésententes, les négociations ont achoppé des années durant sur la question agricole.Cette fois, Bruxelles croit l’accord à portée de main.Pour ses détracteurs, il va bousculer l’agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses thuriféraires comme l’Allemagne et l’Espagne, cet accord va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, affaiblie par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.En dépit de la contestation redoublée des agriculteurs européens, en particulier en France, Ursula von der Leyen espère parapher ce traité lundi au Paraguay.Avant de se rendre en Amérique latine, la présidente de la Commission européenne a besoin de la bénédiction des Etats européens, à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu ce vendredi en fin de matinée.L’Italie, qui avait demandé un délai supplémentaire en décembre, semble cette fois prête à donner son aval, potentiellement décisif.La France est toujours contre, comme l’a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, invoquant un “rejet unanime” de la classe politique hexagonale.La Pologne, la Hongrie, l’Irlande, mais aussi l’Autriche devraient également s’y opposer, sans parvenir à bloquer l’accord pour autant.Ce traité entre l’UE et quatre pays du Mercosur créerait une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs, réclamée par les milieux d’affaires.En supprimant une large part des droits de douane, il favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.- “Echec diplomatique” pour la France -Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l’accord. L’Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi la Commission.Dans l’espoir d’amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l’UE.Mais rien n’y a fait, la colère agricole est repartie de plus belle. “Il y a beaucoup de peine. Il y a beaucoup d’énervement et ça devient de plus en plus tendu”, confiait Judy Peeters, un représentant des agriculteurs belges, lors d’une action de blocage jeudi soir sur un échangeur autoroutier au sud de Bruxelles.En Grèce, les agriculteurs ont multiplié cette semaine les barrages routiers et intensifié leur mobilisation entamée fin novembre, notamment contre le Mercosur.En France, des tracteurs étaient à Paris jeudi et vendredi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Empêtré dans l’instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, “pas acceptable en l’état”.Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l’accord. Et même malgré le non d’Emmanuel Macron au Mercosur, l’extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d’aboutir.L’Union européenne s’apprête à approuver un traité commercial contre l’avis de la première puissance agricole du continent, une situation quasiment inédite.Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes “incontestables” en faveur des agriculteurs.Mais c’est “un échec diplomatique et tactique”, cingle un ancien ministre français, anonymement.La France s’est isolée en disant que cet accord était “épouvantable”, quand l’Italie peut se targuer d’une “tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c’est moi qui décide+”, estime-t-il.Paris explique néanmoins que la partie n’est pas terminée, puisque l’accord, s’il est bien signé, doit encore être soumis au Parlement européen pour ratification, dans quelques semaines.Le scrutin pourrait être serré dans l’hémicycle où les considérations nationales pèseront. La FNSEA, le premier syndicat agricole français, a appelé à un grand rassemblement devant le siège du Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier.






