La fin explicite du “devoir conjugal”, une mesure “pédagogique fondamentale”, selon une avocate

La fin explicite du “devoir conjugal”, prévue par une proposition de loi qui doit être examinée mercredi à l’Assemblée nationale, est une mesure “pédagogique fondamentale”, estime auprès de l’AFP l’avocate Delphine Zoughebi.Bien qu’absente du code civil, cette notion continue d’être utilisée par certains magistrats, ajoute l’avocate qui, avec sa consoeur Lilia Mhissen, a obtenu gain de cause devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en janvier 2025 sur ce sujet. La proposition de loi portée par les députés Paul Christophe (Horizons) et Marie-Charlotte Garin (Ecologiste) entend notamment préciser dans le code civil que la “communauté de vie” ne crée aucune obligation pour les époux d’avoir des relations sexuelles.Que dit le code civil à l’heure actuelle?Le devoir conjugal n’y est pas inscrit en tant que tel. On a l’article 212 qui dit que les époux +se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance+ et l’article 215 qui dit que les époux +s’obligent mutuellement à une communauté de vie+.C’est cette partie que la jurisprudence a déviée en disant que communauté de vie valait communauté de lit. Mais ce n’est pas du tout ce qui est inscrit dans le Code civil, c’est l’interprétation de certains magistrats.Après la condamnation de la France devant la Cour européenne des droits de l’homme (qui a estimé en 2025 qu’une femme refusant des rapports sexuels à son mari ne pouvait être considérée comme “fautive” en cas de divorce, ndlr), on s’est dit, avec ma consoeur Lilia Mhissen, que cette jurisprudence allait s’appliquer de facto en France.Mais on a regardé les codes, tels qu’ils sont imprimés et donnés aux étudiants, avocats, magistrats, juristes en général et on a vu qu’il continuait à être fait référence à cette jurisprudence par rapport au devoir conjugal. Il y a donc une nécessité à clarifier le code, parce que visiblement ça a du mal à passer.Cette notion reste ancrée en France?J’ai le souvenir d’une dame qui répondait à une question d’un journaliste et qui disait +pour passer de bonnes vacances, effectivement, je me dis qu’il vaut mieux que je couche avec mon mari. Et comme ça, tout le monde est content, quoi. Même si j’en ai pas envie+.On ne peut pas dire d’un côté qu’on veut protéger les femmes, qu’on veut mettre en oeuvre des mesures de sensibilisation et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et de l’autre côté, laisser de telles idées perdurer. A un moment donné, s’il faut passer par la loi, passons par la loi. La loi est d’autant plus pédagogique que ce sont des textes qui sont lus par le maire au moment des mariages, en présence des mariés évidemment, mais également des invités de tous âges.C’est très important que ça infuse dans la société, c’est fondamental d’un point de vue pédagogique. Il faut que le grand public l’entende, que ce soit clair, net, précis : il n’y a pas de devoir conjugal, il faut qu’il y ait un consentement des époux aux relations sexuelles.C’est une nouvelle étape pour les droits des femmes?Il faut se rappeler qu’il a fallu attendre 1990 pour que la Cour de Cassation reconnaisse le viol entre époux. La loi du 4 avril 2006 va ensuite introduire cette prohibition à l’article 222-22 du code pénal. Il faut encore attendre la loi du 9 juillet 2010, relative aux violences faites spécifiquement aux femmes et aux violences au sein du couple, pour que la présomption de consentement entre les époux soit supprimée.Désormais, l’article 222-22 du code pénal dit que +le viol et les autres agressions sexuelles sont constituées lorsqu’il ont été imposés à la victime (…) quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage+.Il était difficile de comprendre dès lors qu’on puisse prononcer, au civil, un divorce aux torts exclusifs d’une femme parce qu’elle avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec son époux. C’était en contradiction totale avec les avancées obtenues au pénal. 

L’ONG Care alerte sur dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, l’Afrique surreprésentée

Conflit en Centrafrique, pire sécheresse en 100 ans en Namibie ou isolement de la Corée du Nord: l’ONG Care alerte mercredi sur les dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, très majoritairement en Afrique, touchant environ 43 millions de personnes, dans un rapport publié un an après l’annonce du gel de l’aide par Washington.Pour déterminer les crises “les moins médiatisées”, cette ONG a comptabilisé, de janvier à septembre 2025, les articles dans près de 350.000 médias en ligne dans le monde, en cinq langues.Résultat: 1.532 articles ont été consacrés à la République centrafricaine, déchirée par une guerre civile dans les années 2010 et où environ 2,4 millions de personnes sont “en situation d’urgence humanitaire”, d’après Care, 63 fois moins que les 96.927 publications sur le mariage du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, à Venise en juin.”Sans articles, pas de pression publique. Sans pression publique, pas de décisions politiques. Sans décisions politiques, pas de financements humanitaires”, affirme Care.”En 2025, les plans humanitaires des Nations unies pour le Zimbabwe ou le Malawi n’étaient financés qu’à 14%”, argumente l’ONG, précisant qu’à ces “déficits structurels” s’ajoutent “des coupes budgétaires brutales décidées par les États-Unis et par une dizaine de pays européens, dont la France, qui ont entraîné une baisse de près de la moitié de l’aide humanitaire mondiale”.”On n’avait pas connu une telle remise en question idéologique et financière de la notion même de solidarité internationale depuis la Seconde Guerre mondiale”, s’inquiète auprès de l’AFP Adéa Guillot, porte-parole de Care France. L’impact de ces crises “oubliées” et du manque de financements est “extrêmement fort” sur ces populations “en situation de faim, en situation de soif, en situation d’extrême pauvreté”, avec des femmes et des filles “toujours touchées de manière disproportionnée” et exposées aux risques de violences sexuelles, rappelle Mme Guillot.En 2025, la Centrafrique figure en tête du classement devant la Namibie, la Zambie, le Malawi, le Honduras, la Corée du Nord, l’Angola, le Burundi, le Zimbabwe et Madagascar.  Depuis dix ans et le début de ces rapports, le continent africain est “chaque année largement oubliée par les médias”, note Care.”Il est profondément préoccupant que 80% des crises sous-médiatisées (en 2025) soient en Afrique et même 60% dans le sud de l’Afrique”, souligne Charlene Pellsah Ambali, directrice adjointe de Care Zimbabwe. “Pour nous, en Afrique, y compris au Zimbabwe, nos crises ont tendance à être longues, à commencer lentement, à être complexes” et “elles ne font pas toujours les gros titres”, a-t-elle déploré lors d’un point presse mardi en visioconférence.

Le maire d’Orange Yann Bompard officiellement démis de ses fonctions

Yann Bompard, maire de la ville d’Orange depuis 2021, a été officiellement démis de ses fonctions après avoir été condamné à cinq années d’inéligibilité pour une affaire d’emploi fictif, a annoncé mercredi la préfecture de Vaucluse.L’arrêté du préfet Thierry Suquet intervient en plein rebondissement sur la scène politique locale à Orange: le père de Yann Bompard, Jacques Bompard, lui-même maire pendant plus de 25 ans, auparavant condamné pour prise illégale d’intérêt, a vu son inéligibilité levée mardi, l’autorisant à être candidat aux municipales du 15 et 22 mars.Yann Bompard avait lui été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.”En application de cette décision, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, prend un arrêté le déclarant démissionnaire d’office de son mandat de maire”, selon un communiqué de ses services.Le texte rappelle que l’élu est “provisoirement remplacé” par son premier adjoint, à qui il incombe “de convoquer le conseil municipal sous un délai de 15 jours suivant la démission d’office” pour élire un nouveau maire.Dans cette ville de 30.000 habitants sous la coupe de la dynastie Bompard, Yann avait succédé en novembre 2021 à son père Jacques, contraint de démissionner après le rejet de son pourvoi en cassation contre une condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt.Elu en 1995 sous l’étiquette Front national (FN), Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud qu’il préside depuis.

Aide à mourir: le Sénat vote sur une loi dénaturée, bientôt de retour à l’Assemblée

Après une semaine de débats chaotiques sur la fin de vie, le Sénat se prononce mercredi par un vote sur deux propositions de loi, mais son refus d’envisager toute forme d’aide à mourir donnera probablement la main aux députés sur cette réforme sociétale majeure.Deux textes sont soumis à un vote solennel des sénateurs à partir de 16h30: l’un est plutôt consensuel et vise à renforcer l’offre de soins palliatifs sur le territoire, l’autre est beaucoup plus irritant car il traite de suicide assisté et d’euthanasie, deux évolutions jugées inacceptables à la chambre haute.L’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes, incarnée notamment par le patron des Républicains Bruno Retailleau, s’est très largement mobilisée lors de la discussion de ce texte, parvenant à emporter l’adhésion d’une majorité de sénateurs.Résultat: la proposition de loi du député Olivier Falorni, qui créait initialement un dispositif très encadré de droit à l’aide à mourir et avait recueilli un large soutien à l’Assemblée nationale, est totalement vidée de sa substance.Un “texte fantôme”, “dégradé”, “sans queue ni tête”, ont dénoncé plusieurs sénateurs, manifestement gênés au moment de se prononcer par un vote global sur une copie sans réelle ossature.Certains, à gauche notamment, estiment que ce texte ainsi modifié, s’il était adopté, pourrait même se révéler contre-productif en contredisant la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur, qui autorise notamment la “sédation profonde et continue jusqu’au décès” pour certains patients en fin de vie. Plusieurs amendements adoptés au Sénat instaurent en effet un “droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance”, s’attachant à ce “qu’aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d’aider à mourir”.- Dernier mot aux députés ? -“C’est l’expression d’une vision extrêmement conservatrice, très éloignée des attentes des Français”, a regretté l’auteur du texte initial, Olivier Falorni.Le Sénat a au contraire proposé “une orientation politique alternative”, rétorque la sénatrice Les Républicains Christine Bonfanti-Dossat. Rapporteure de cette loi, cette parlementaire reconnaît volontiers que le texte n’est “pas parfait”, mais elle plaide pour son adoption, pour refuser la “permissivité extrême” de la version adoptée à l’Assemblée.”On est devant un vrai dilemme”, reconnaît le centriste Olivier Henno. Lui hésite entre vote pour et abstention, mais regretterait de “laisser l’Assemblée nationale légiférer toute seule”.Cette hésitation sur les bancs centristes, combinée à la ferme opposition de la gauche, promet un vote serré. En cas de rejet global du texte mercredi, l’Assemblée nationale repartirait de la version qu’elle avait elle-même adoptée, à partir du 16 février lors de l’examen en deuxième lecture.En cas d’adoption du texte par le Sénat, il ne fait guère de doute que les députés reviendront à leur texte de compromis, qui légalise un dispositif très encadré de suicide assisté et, dans certains cas, d’euthanasie, même si ces mots ne figureront pas noir sur blanc dans la loi.Les dissensions qui traversent le Sénat sur cette réforme risquent en tout cas de mettre la chambre haute hors-jeu dans ce débat sociétal d’importance, car le gouvernement pourra donner la décision finale aux députés en cas de désaccord persistant.”Les sénateurs ont fait un choix assez dur vis à vis de ce texte. Dont acte. Mais ça n’empêche pas le texte de faire cette navette et les députés auront le dernier mot”, a prévenu mercredi sur Franceinfo le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.Il a cependant noté que l’adoption de cette proposition “sensible” pourrait “prendre un peu de temps”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’était elle dite convaincue que le texte pourrait y être adopté définitivement “avant l’été”.Si cette réforme sociétale majeure, promesse du second quinquennat d’Emmanuel Macron, aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.Le texte sur les soins palliatifs, passé au second plan, pourrait lui faire l’objet d’un accord entre les deux chambres du Parlement, au vu de son caractère bien plus consensuel. Il prévoit notamment l’instauration d’une stratégie nationale de déploiement de ces soins, ainsi que la création de “maisons d’accompagnement et de soins palliatifs” dans les territoires. Son adoption mercredi au Sénat ne fait aucun doute.

Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine

Des attaques russes en Ukraine ont fait 12 morts et touché des infrastructures énergétiques et un train de passagers, ont annoncé mardi les autorités, en pleins pourparlers directs entre la Russie et l’Ukraine pour mettre fin à près de quatre ans de conflit.Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, un wagon d’un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord a été touché par un drone russe, faisant au moins cinq morts, selon la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.”Il n’y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train”, a dénoncé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à “exercer une pression sur la Russie”.Avant cette frappe, la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, avait déjà essuyé une attaque d’une cinquantaine de drones russes, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d’Odessa, où une trentaine de blessés ont été recensés.”Chaque frappe russe de ce type érode la diplomatie toujours en cours et sape les efforts de nos partenaires pour mettre fin à la guerre”, a dénoncé M. Zelensky.Selon Oleg Kiper, le gouverneur régional, parmi les personnes blessées figurent deux enfants et une “femme enceinte de 39 semaines”.Un journaliste de l’AFP sur place a vu la façade effondrée d’un immeuble résidentiel et des secouristes fouillant les décombres à la recherche de victimes.- Dégâts “énormes” -La société énergétique privée DTEK a indiqué que les forces russes avaient infligé des dégâts “énormes” à l’une de ses installations.La région d’Odessa abrite le principal port ukrainien sur la mer Noire. Elle est souvent visée par Moscou, notamment ses infrastructures énergétiques et portuaires.Selon Oleg Kiper, les drones ont endommagé “des dizaines d’immeubles résidentiels”, ainsi qu'”une église, un jardin d’enfants, un lycée et un centre de fitness”.Plus à l’est, une bombe planante russe a touché la ville de Sloviansk mardi matin, tuant un couple de quarantenaires et blessant leur fils de 20 ans, selon le parquet régional.Un homme a aussi été tué chez lui par une frappe de drone dans la région méridionale de Zaporijjia et un autre dans celle voisine de Kherson.Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus.La compagnie gazière publique Naftogaz a indiqué qu’un de ses sites avait été touché dans l’ouest, précisant que c’était la cinquième fois ce mois-ci.Ces frappes surviennent alors que des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et russes se sont tenus vendredi et samedi à Abou Dhabi, les premières négociations directes connues entre Kiev et Moscou sur le plan américain de règlement de conflit.Ces discussions devraient reprendre dimanche à Abou Dhabi.De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la capture du village Koupiansk-Vouzlovy, dans la région de Kharkiv (nord-est), et du village de Novoiakovlivka, dans la région de Zaporijjia (sud), où les troupes de Moscou continuent leur progression.

Trump says to ‘de-escalate’ Minneapolis, as aide questions agents’ ‘protocol’

US immigration agents may have breached “protocol” in Minneapolis before shooting dead a nurse during protests, a senior White House aide said on Tuesday, as President Donald Trump suggested he would “de-escalate a little bit” in the city.The comments came the same day a man sprayed Minnesota Congresswoman Ilhan Omar with a syringe of unknown liquid at a Minneapolis town hall meeting, where she called for curbing the Trump administration’s immigration crackdown.White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller told AFP the administration is evaluating whether the Customs and Border Protection (CBP) agents who gunned down 37-year-old Alex Pretti on Saturday failed to follow “clear guidance” to “create a physical barrier between the arrest teams and the disruptors.””We are evaluating why the CBP team may not have been following that protocol,” Miller said in a statement, though the White House later said Miller was referring to “general guidance” to immigration agents in Minnesota.Trump, meanwhile, told Fox News that the administration was “going to de-escalate a little bit” its operations in Minneapolis, adding that the plan was not a “pullback.”He admitted that Gregory Bovino, a hardline Border Patrol commander who is now expected to leave the city, was “a pretty out-there kind of a guy” whose presence may not have helped the situation. He sent top US border security official Tom Homan to meet with officials there.Trump also told reporters that he rejected the “assassin” label previously used by Miller to describe Pretti, adding that he wants “a very honorable and honest investigation.” Still, tensions remained high in Minneapolis after Omar, a Democratic congresswoman, was attacked by a man at a constituent town hall Tuesday night.Omar had just spoken about the abolition of Immigration and Customs Enforcement (ICE) and demanded that Department of Homeland Security (DHS) Secretary Kristi Noem “resign or face impeachment,” when the man sprang from the front row, made a remark and sprayed the lawmaker with liquid from a syringe as security leapt to grab him. Omar raised a fist and stepped toward the attacker before returning to the podium to say: “Here’s the reality that people like this ugly man don’t understand: We are Minnesota strong. And we will stay resilient in the face of whatever they might throw on us.”Omar is a frequent target of Trump, who continues to defend Noem despite her oversight of federal immigration agents who shot and killed two US citizens this month. Trump said Noem would not step down and was doing a “very good job.”- ‘Serious negative impacts’ -After meeting with Trump border czar Homan Tuesday, Minneapolis Mayor Jacob Frey said in a statement that they discussed the “serious negative impacts this operation has had on Minneapolis.” He said the city “will not enforce federal immigration laws.”Just weeks after federal immigration agents shot and killed US citizen Renee Good in Minneapolis, Pretti’s death sparked national outrage and added to a litany of complaints of abusive tactics.The killings capped months of escalating violence in which masked, unidentified and heavily armed ICE and border patrol agents have grabbed people they accuse of violations off the streets.Despite multiple videos showing that Pretti posed no threat, Bovino and Noem initially claimed Pretti had intent to kill federal agents, calling him a “domestic terrorist.”- ‘Incompetent’ -Republican Senator Rand Paul said Tuesday that agents involved in the shooting should be put on administrative leave, later adding that the immigration enforcement leaders would testify before the Congress next month. Centrist Democratic Senator John Fetterman said “grossly incompetent” Noem should be fired.The turmoil could result in a fresh US government shutdown, with Democrats calling for broad reforms to federal immigration operations at DHS and threatening to block approval of its funding, as part of the spending bills that go up for votes in the Senate later this week.The judicial branch also pushed back on Trump’s actions in Minneapolis Tuesday, when a US judge blocked the deportation of a five-year-old boy and his father who were detained last week in another incident that went viral. Liam Conejo Ramos — wearing a fluffy blue hat and his school backpack — was photographed being detained by a federal agent, who school officials said was using the preschool student as “bait” to draw out his family, asylum seekers from Ecuador.At a protest at the Minnesota State Capitol Tuesday, veteran Brian Furgen, 55, told AFP that Americans need immigration and customs enforcement agents who “know how to do the job without harming the community, without killing people, without hurting people, without imprisoning people that are law abiding.””That’s what they are doing here, that’s ridiculous.”burs-dk/sms/sla/jgc/lga/fox