NATO ally Denmark warns US against taking Greenland by force
Denmark’s prime minister warned Monday that any US move to take Greenland by force would destroy 80 years of transatlantic security links, after President Donald Trump repeated his desire to annex the mineral-rich Arctic territory.Washington’s military intervention in Venezuela has reignited fears about Trump’s designs on the autonomous Danish territory, which has untapped rare earth deposits and could be a vital player as polar ice melts, opening up new shipping routes.”We need Greenland from the standpoint of national security, and Denmark is not going to be able to do it,” the US leader said Sunday.In response, Greenland’s Prime Minister Jens-Frederick Nielsen told Trump to back off, while several European countries and the European Union rushed to back Denmark, which has urged Washington to stop threatening a NATO ally.In Copenhagen, Prime Minister Mette Frederiksen told the TV2 network: “If the United States decides to military attack another NATO country, then everything would stop — that includes NATO and therefore post-World War II security.”Greenland is on the shortest route for missiles between Russia and the United States, and Washington has a military base there.”We’ll worry about Greenland in about two months,” Trump said. “Let’s talk about Greenland in 20 days.”Nielsen told Trump on social media: “That’s enough now. No more pressure. No more insinuations. No more fantasies of annexation.””We are open to dialogue,” he said. “But this must happen through the proper channels and with respect for international law.”-‘China threat’ -Trump rattled European leaders by seizing Venezuelan president Nicolas Maduro, who is now detained in New York.Trump has said the United States will “run” Venezuela indefinitely and tap its huge oil reserves.The US leader has similarly ramped up pressure on Greenland over recent months, saying in December that Russian and Chinese ships were “all over” the territory’s coast. The foreign ministry in Beijing hit back on Monday, urging Washington to “stop using the so-called China threat as an excuse to seek personal gain”.Aaja Chemnitz, who represents Greenland in the Danish parliament, accused Trump of “spreading lies about Chinese and Russian warships”.”The people of Greenland should go into preparation mode,” she told AFP, adding that Greenlanders needed to start taking Trump much more seriously.On the streets of Copenhagen, people expressed bewilderment at Trump’s threats.”I think it’s a little crazy that he can say those things,” said Frederik Olsen, 56. “He has all the access he wants for the troops,” said Christian Harpsoe, 46. “I see no need. You cannot compare this to Venezuela.”-‘Disrespectful’ -The controversy drew statements of support from around Europe. EU foreign policy spokesperson Anitta Hipper told reporters the bloc was committed to defending the territorial integrity of its members.British Prime Minister Keir Starmer said “only Greenland and the Kingdom of Denmark” could decide the territory’s future — sentiments reflected in statements from the leaders of Finland, Sweden and Norway.France’s foreign ministry spokesman Pascal Confavreux told local TV that “borders cannot be changed by force” and added that his country felt “solidarity” with Denmark. The flare-up came after former Trump aide Katie Miller posted an online image Saturday of Greenland in the colours of the US flag with the caption “SOON”.Nielsen labelled the post “disrespectful”. Frederiksen on Sunday called on Washington to stop “threatening its historical ally” and said US claims on Greenland were “absurd”.Miller is the wife of Trump adviser Stephen Miller, who is widely seen as the architect of many Trump policies, guiding the president’s hard-line immigration decisions and domestic agenda.In response to Miller’s post, Denmark’s ambassador to Washington, Jesper Moeller Soerensen, said his country was already working with Washington to boost security in the Arctic.”We are close allies and should continue to work together as such,” Soerensen wrote.burs/jxb-phz/tw
Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises
Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.
Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises
Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.
Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises
Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.
Eyeing its own security, Europe muted as Trump ousts Maduro
European leaders have given a low-key response to US President Donald Trump’s military intervention in Venezuela as they seek to avoid riling him on other critical issues — from Ukraine to Greenland. After American troops captured strongman Nicolas Maduro in a jaw-dropping blitz on Caracas, leaders across the Atlantic largely refused to condemn a move seen by critics as trampling on Venezuela’s sovereignty.German Chancellor Friedrich Merz called the operation legally “complex”, and British premier Keir Starmer said it was a “fast-moving situation”.All stressed the need to uphold “international law” — but no one was shedding tears for the toppling of Maduro, an ally of Russia who the EU viewed as illegitimate after disputed elections in 2024.”These events create the opportunity for a democratic transition in Venezuela,” EU spokeswoman Paula Pinho said on Monday, sidestepping commenting on Trump’s insistence Washington will now run Venezuela.Spanish Premier Pedro Sanchez — whose country has deep ties to Latin America — sounded a rare harsh note by saying the intervention “violates international law”. But that was as far as anyone was willing to go as Europe frets about keeping Trump onside in fraught negotiations over Ukraine.”We have our problems elsewhere and like it or not, realistically we need the US involvement,” one EU diplomat told AFP, talking as others on condition of anonymity. “Having a tough statement to defend Maduro is not in our collective interest.”The intervention in Venezuela comes as Europe has desperately been trying to mould Trump’s efforts to end Russia’s war in Ukraine.Kyiv’s backers are hoping Trump will give solid security guarantees to Ukraine as he pressures the country to give up territory for a deal. European leaders are set to hold a summit in Paris on Tuesday to try to firm up the plans and could meet with Trump later this month.”No US, no security guarantees,” said one EU official. – Greenland fears -While European diplomats concede they don’t have much sway over Washington’s push to dominate Latin America, far more worrying would be if an emboldened Trump goes after another prize: Greenland.As he basked in the successful operation to capture Maduro the mercurial leader repeated his desire to take control of the autonomous territory of EU and NATO member Denmark. “We need Greenland from the standpoint of national security, and Denmark is not going to be able to do it,” Trump told journalists.That came despite Danish Prime Minister Mette Frederiksen calling on Washington to stop “threatening” its territory.The EU and Britain insisted they stood by Denmark and Greenland.But even on this issue Europe appeared keen to avoid a confrontation.”We must appease Trump, not poke the beast,” said another EU diplomat. “There’s nothing we can do, and Trump knows it.”While few expect Trump to repeat the aggressive tactics in Greenland, analysts said the US powerplay in Venezuela already boded ill for Europe’s efforts to cling to a rules-based world order.”One of the byproducts of action of this kind is a legitimising effect on the ability of great powers to reshape things in ways they want in their neighbourhood,” said Ian Lesser of the German Marshall Fund think tank.”That could apply for Taiwan. It could apply in Ukraine or Moldova. Basically, it creates a systemic problem.”Meanwhile experts from the European Council on Foreign Relations insisted that Europe would eventually face a decision on standing up to Trump. “Europeans face a choice: accommodate or resist Washington’s ambitions. Either path carries costs,” the think tank said. “The question is not whether Europe can avoid friction with the US, but whether it is willing to defend its own interests when the challenge comes from its most powerful ally.”
Groenland: une attaque américaine sur un pays de l’Otan serait “la fin de tout”, prévient le Danemark
La réaffirmation par Donald Trump de son intention de faire passer le Groenland, territoire autonome danois, sous drapeau américain suscitait lundi une condamnation internationale, la Première ministre danoise soulignant que l’attaque par les Etats-Unis d’un pays de l’Otan serait “la fin de tout”.”Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors c’est la fin de tout. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale”, a dit Mette Frederiksen à la télévision TV2.La cheffe du gouvernement, qui juge la situation “sérieuse”, a affirmé faire “tout (s)on possible pour que ce ne soit pas le cas”.”Ca suffit maintenant”, avait réagi la veille le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen.Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c’était à ses partenaires de les évaluer : “Ils vont devoir se faire leur propre opinion”.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a ensuite réaffirmé le président américain devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir.Le président américain a dit qu’il allait s’occuper “du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”. “Je ne suis pas d’accord pour dire que la sécurité dans l’Arctique n’est pas assurée”, a réagi Mme Frederiksen. En 2025, le Danemark a alloué quelque 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d’euros) à la sécurité dans la région, a-t-elle rappelé.Pour la députée Aaja Chemnitz, qui représente le Groenland au Parlement danois, il faut “être prêt pour tous les scénarios”.”Que ce soit la rupture d’un câble de communication ou les menaces de Trump, le peuple groenlandais doit se préparer”, a-t-elle dit à l’AFP.Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.- “Très inquiétant” -Le mois dernier, le président américain s’était plaint que des navires russes et chinois soient “partout” le long des côtes du Groenland.”Il répand des mensonges sur la présence de ces navires. C’est très inquiétant”, a souligné Mme Chemnitz.Lundi dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis de “cesser d’utiliser la prétendue menace chinoise comme prétexte pour chercher des gains personnels”.Dimanche soir, Mette Frederiksen s’était déjà élevée avec fermeté contre les propos du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”.”(…) Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les dirigeants européens se rangeaient lundi derrière le Danemark et le Groenland, le Premier ministre britannique Keir Starmer déclarant lui aussi soutenir son homologue danoise.L’Union européenne attend de ses partenaires qu’ils respectent les principes de la souveraineté et de l’intégrité d’un territoire, a souligné la Commission.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait déjà semé le trouble. Alors que les Etats-Unis intervenaient militairement à Caracas, Katie Miller publiait sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. Le royaume, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, fait partie de l’Otan depuis sa creéation.”On a l’Otan donc je ne pense pas qu’il va faire quoique ce soit ici (au Danemark). J’espère !”, se rassurait une retraitée danoise, Marianne Larsen, interrogée par l’AFP.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour le Groenland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à leur rattachement aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre au Groenland sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.
Maduro arrives for first US court appearance after capture
Deposed Venezuelan president Nicolas Maduro arrived at a New York court on Monday just over 48 hours after being seized in Caracas in a stunning US military operation that paves the way for Washington’s plans to control the oil-rich country.Maduro, 63, and his wife, Cilia Flores, were brought to the Manhattan courthouse under heavy guard to face narcotrafficking charges.Outside, around 40 people protested against the US intervention, while a smaller group expressed support.The pair were snatched by US commandos in the early hours of Saturday in an assault backed by warplanes and a heavy naval deployment.In a series of shock announcements over the weekend, President Donald Trump declared that the United States is now running Venezuela with an eye to rebuilding and controling its huge but decrepit oil industry.Amid international alarm, UN Secretary-General Antonio Guterres told an emergency UN Security Council meeting that there should be “respect for the principles of sovereignty, political independence and territorial integrity.”There was sharp criticism Monday from Mexico, where President Claudia Sheinbaum said the Americas “do not belong” to anyone.Colombian President Gustavo Petro issued a fiery statement saying that as a former guerrilla fighter he was ready to “take up arms” against Trump.Maduro became president in 2013, taking over from his equally hardline socialist predecessor Hugo Chavez.The United States and European Union say he stayed in power by rigging elections and imprisoning opponents, while overseeing rampant corruption.The end to a quarter century of leftist rule leaves Venezuela’s approximately 30 million people facing uncertainty.Some 2,000 Maduro supporters, including rifle-wielding men on motorcycles, rallied Sunday in Caracas, waving Venezuelan flags.On Monday, deputies in the Venezuelan parliament shouted “let’s go Nico!” in support for the ousted leader.For now, though, the Trump administration is indicating it wants continuity with the remainder of Maduro’s entourage — provided they submit to US demands.Interim president Delcy Rodriguez, who was Maduro’s vice president, dropped an initially defiant posture on Sunday, saying she was ready for “cooperation.”Trump has made clear there is no appetite for helping opposition candidates previously seen as the rightful winners of rigged elections to take power.- ‘Need access to oil’ -When asked what he needs from interim leader Rodriguez, Trump said: “We need total access. We need access to the oil and other things in their country that allow us to rebuild their country.”Venezuela has the world’s largest proven oil reserves. However the oil is difficult and expensive to produce and after years of international sanctions and mismanagement, the infrastructure is in poor shape.Shares in US oil majors Chevron, ExxonMobil and ConocoPhillips shares surged on Wall Street early Monday.Trump, who has shocked many Americans with his unprecedented moves to accumulate domestic power, also now appears increasingly emboldened in foreign policy.On Sunday, he said communist Cuba was “ready to fall” and he repeated that Greenland, which is part of US ally Denmark, should be controlled by the United States.He has lashed out at Colombia’s Petro, saying he should “watch his ass.”Although there are no known US troops in Venezuela now, the Trump administration says it retains powerful economic leverage through an oil blockade. Trump has also threatened additional military attacks.A huge US naval presence, including an aircraft carrier, is deployed in the Caribbean.Details of the US operation in Caracas were still emerging Monday, with Havana saying 32 Cubans were killed in the attack. No US service members were killed but some were wounded, according to US officials.Protesting outside the New York court, leftist activist Sydney Loving, 31, said she stood “with the people of Venezuela.””We say no to US wars. We say no to US intervention. It’s not in our benefit. It does not make the US safer, it makes it makes the people on Wall Street richer,” she told AFP.However, Angel Montero, who moved to the United States from Venezuela, described the downfall of Maduro as “the best gift I ever received.””I’m going to thank Donald Trump,” Montero, 36, said.burs-sms/bgs
L’astronaute Sophie Adenot veut “repousser” ses “limites” pendant sa mission sur l’ISS
A 40 jours de son envol pour l’espace, Sophie Adenot, la deuxième astronaute féminine française de l’histoire après Claudie Haigneré, s’est dit impatiente lundi de “repousser” ses “limites” pendant ses huit mois de mission sur la Station spatiale internationale (ISS).Si tout se passe comme prévu, le 15 février elle décollera à bord d’un véhicule Crew Dragon de SpaceX avec deux collègues américains et un russe vers l’ISS, trente ans après le premier vol dans l’espace de Claudie Haigneré en 1996.A l’issue d’une préparation qui aura duré deux ans et neuf mois, Sophie Adenot a donné sa dernière conférence de presse européenne avant son grand voyage au Centre européen de formation des astronautes (ESA) à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne.Sur le point de réaliser un rêve qu’elle a depuis ses dix ans, elle s’est dit à la fois “sereine”, “concentrée” et “curieuse, car il y aura beaucoup d’incertitudes, comme pour toute mission”.”Devenir astronaute, c’est repousser les limites”, a-t-elle souligné. “Les missions spatiales ont vraiment repoussé les frontières de ce que l’on sait faire sur Terre”.Expériences scientifiques, activités de maintenance en plomberie et en électricité, opérations de robotique pour amarrer un vaisseau cargo, et peut-être même une sortie à l’extérieur du véhicule spatial, devraient rythmer son quotidien pendant huit mois.Parmi les expériences qu’elle va réaliser sur l’ISS, Sophie Adenot a cité l’une d’entre elles dans le domaine médical.”Il s’agit d’apprendre à gérer un système d’échographie avec de la réalité augmentée. Plus tard, quand cette technologie va être validée et testée sur Terre, elle va permettre à des opérateurs (…) de directement faire l’échographie et de trouver l’organe grâce à l’intelligence artificielle”. Un tel progrès, “aura un impact direct dans les futurs déserts médicaux”, veut-elle croire.- Un regard suffit -Elle a souligné “adorer” les trois autres membres de son équipage, les Américains Jessica Meir (la commandante) et Jack Hathaway ainsi que le Russe Andreï Fediaïe. “On ne s’est pas seulement entrainé ensemble, on a appris à se faire confiance”, a-t-elle dit.Selon elle, ils maîtrisent désormais un langage non verbal “qui permet de répondre aux besoins de l’autre par un regard”.Les missions spatiales sont “le symbole de la coopération pacifique”, a-t-elle aussi souligné. Le cap récemment passé des 25 ans de présence continue dans l’espace des nations partenaires de l’ISS – Etats-Unis, Russie, onze pays européens, Japon, Canada – montre selon elle que cette coopération “perdure avec une grande résilience à toutes les crises internationales”.Si elle l’a fragilisée, l’invasion de l’Ukraine n’a en effet pas interrompue la participation des astronautes russes sur l’ISS.Comme le veut la tradition pour chaque astronaute avant une mission, l’astronaute a planté un arbre à Cologne. Symbole d’une exploration européenne au service de “la science” et des “futures générations”, cet arbre, toujours un copalme ou liquidambar, rappelle aux astronautes “d’où nous venons et ce que nous avons la responsabilité de protéger”, a-t-elle dit.- Exemple féminin -A 43 ans, Sophie Adenot suit les traces de son compatriote Thomas Pesquet sur la station spatiale placée en orbite basse autour de la Terre, où le Français, formé en 2009 comme elle partiellement à Cologne, a déjà effectué deux séjours.Cette ingénieure et pilote d’essai d’hélicoptères a encouragé toutes les petites filles à poursuivre leur rêve si elles veulent devenir astronautes.”Les femmes représentent 50% de la population, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas astronaute (…) Tout au long de ma formation, je n’ai jamais senti de différence (entre les hommes et les femmes)”, a-t-elle dit, rejetant les “limites” en la matière.”Les choses ont beaucoup changé en trente ans”, a-t-elle ajouté en référence à la pionnière Claudie Haigneré, avec qui elle a été en contact tout au long de sa formation.








