Communities aid police after Nepal’s deadly uprising

In the heart of Nepal’s capital Kathmandu, the charred remains of a police station attacked during September’s unrest stand in stark contrast to a brand-new, fully equipped police van parked outside.Purchased through community crowdfunding, the vehicle has become a symbol of how local residents stepped in to help Nepal’s police rebuild after one of the most violent episodes of unrest in recent years. “Whenever anything happens, we call the police for rescue,” said Ganapati Lal Shrestha, who led the fundraising effort.”But where do we go when the police themselves are at risk?”Youth-led demonstrations erupted on September 8, 2025, triggered by anger at a brief ban on social media, but fuelled by deeper frustration at economic hardship and corruption.When security forces tried to crush the protests, at least 20 young demonstrators were killed, mainly in Kathmandu.Anger intensified the following day. Riots spread nationwide, with more than 50 people killed and over 2,500 structures torched, looted, or damaged, including parliament, courts and government buildings.The police were a key focus of the anger. “Police became a target, because we represent the state on the ground,” said Gopal Chandra Bhattarai, a police spokesman. “Whatever happens, it is the police who respond.”Three policemen were killed by mobs, while others ran for their lives as crowds hurled stones.At least 465 police buildings were attacked — and more than a hundred destroyed — with gangs looting weapons and uniforms.In the chaos, more than 13,500 prisoners escaped jail. The force suffered “a major loss”, Bhattarai said.- ‘Open heart’ -Kathmandu’s Janasewa police station was among those attacked. As flames ripped through its two buildings, its six vehicles, as well as several motorcycles, were pushed into the street, then set on fire. Station chief Krishna Kumar Chand said terrified officers were unable to intervene.”If we used any force, there might have been casualties,” he said, saying they bore the “physical loss instead.”Calm returned a day later, after 73-year-old KP Sharma Oli stepped down as prime minister. And the community came out to help.At several damaged stations, nearby residents brought with them cleaning supplies, paint, furniture and construction materials.”Immediately after the protests, people came forward to rebuild burned or damaged units with whatever they had,” said Kathmandu district police chief Ramesh Thapa.”The common people have supported us with an open heart,” he added.At Janasewa, residents assessed the loss — including the destruction of a van used as a quick-response vehicle for disaster response.”We felt we had to help rehabilitate the police,” said Shrestha, the fundraising organiser. “Unless the community helps rebuild their motivation, our society will not be secure.”Local residents called for contributions, and money slowly started trickling in.Eventually, they raised nearly 10 million Nepali rupees ($69,000) to purchase and equip a new Toyota HiAce van.- ‘Peace and security’ -It is not the only case. At Kathmandu’s Maharajgunj Police Station, where two officers were killed, repairs were made with the “full support from the community”, spokesman Niranjan Thapa said.Nepal, now led by an interim government headed by former chief justice Sushila Karki, is gearing up for general elections on March 5.The police say that all their units are operational, despite receiving no reconstruction budget from the government.The police force has also been recruiting thousands for temporary police jobs over the election period. “Despite some resource and mobility limitation, our operations have returned to normal,” said Bhattarai. “We are prepared for maintaining peace and security for the elections.” For officers like Chand, the community support has helped heal the trauma of the unrest and reinforced their sense of duty. “We cannot step away from our responsibilities just because our resources are damaged,” Chand said.”We have to perform basic policing. That is why we are in this society.”

Fin de vie: après avoir refusé l’aide à mourir, le Sénat se penche sur les soins palliatifs

Après avoir rejeté toute forme de droit à l’aide à mourir, le Sénat se penche lundi sur une proposition de loi plus consensuelle sur l’accès aux soins palliatifs, priorité assumée de la droite majoritaire à la chambre haute.Le texte de la députée macroniste Annie Vidal a été de facto relégué au second plan dans cette discussion au Parlement sur la fin de vie, derrière la création envisagée d’un dispositif d’aide à mourir, examinée en parallèle.Cette loi légalisant sous conditions le suicide assisté et l’euthanasie a été dénaturée par le Sénat la semaine passée, à l’initiative de l’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes.Les débats, qui se sont envenimés sur ce premier texte, devraient probablement s’apaiser sur le second, dédié aux soins palliatifs et dont l’examen commence lundi à 16H00. L’ambition de cette proposition de loi: “garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs”. Pour ce faire, les députés avaient voté pour instaurer un droit “opposable” aux soins palliatifs.Mais les sénateurs l’ont supprimé en commission, craignant qu’il ne suscite “de la déception chez les patients et les familles” car il ne permettra pas, en soi, d’augmenter l’offre de soins. Idem pour l’exigence d’une loi de programmation pluriannuelle déterminant la trajectoire de développement de l’offre de soins palliatifs dans le pays. Le Sénat envisage de la remplacer par une “stratégie” nationale, considérant qu’une loi de programmation n’est pas contraignante. Le gouvernement a sanctuarisé 100 millions d’euros d’investissement dans ce domaine dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026.Alors qu’une dizaine de départements ne disposent pas, actuellement, d’unité de soins palliatifs, le texte crée des “maisons d’accompagnement et de soins palliatifs”, pour permettre “l’institutionnalisation d’un lieu intermédiaire entre le domicile et l’hôpital”, selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.Le Sénat dominé par la droite, qui a dit craindre que l’éventuel accès à l’aide à mourir ne prenne le pas sur les soins palliatifs, devrait s’attacher à réclamer plus de moyens. “Ma préoccupation, c’est le financement de ces unités de soins. Nous avons des doutes sur sa pérennité”, s’est inquiétée la rapporteure Florence Lassarade (Les Républicains). Les deux textes sur la fin de vie seront mis au vote mercredi après-midi. Sur la loi dédiée à l’aide à mourir, le scrutin n’aura néanmoins guère de sens car le texte a été vidé de sa substance.L’Assemblée nationale les examinera en deuxième lecture la semaine du 16 février, sa présidente Yaël Braun-Pivet espérant aboutir à une adoption définitive “avant l’été” sur cette réforme sociétale majeure, promesse d’Emmanuel Macron.

Gaza: Israël annonce une “réouverture limitée” du poste-frontière de Rafah

Israël a annoncé lundi sans en préciser la date une “réouverture limitée” du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte, prévue par l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.”Dans le cadre du plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, …

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Haute couture: chez Dior, le baptême du feu de Jonathan Anderson

Quelques jours après la présentation d’une collection homme audacieuse, Jonathan Anderson lance lundi à Paris la semaine de la haute couture avec son premier défilé pour Dior, un exercice inédit sur lequel il est très attendu.Le show, organisé dans les jardins du musée Rodin à 14H30 (13H30 GMT), est l’un des points d’orgue de ces quatre jours de défilés, avec les débuts en haute couture de Matthieu Blazy chez Chanel mardi.”Ce sont les deux meilleurs ateliers de couture du monde. Ça va être deux gros moments”, confirme à l’AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.”Ce qui va être intéressant, c’est de voir comment ces deux créateurs, issus de deux précédentes maisons qui ne font pas de haute couture, vont se plier à cet exercice”, poursuit le journaliste.Souvent présenté comme l’un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, a été nommé à la tête des collections femme et couture en juin, quelques semaines après son arrivée chez Dior Homme. Le Nord-Irlandais de 41 ans est devenu le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.Avec cette première collection haute couture, “il est très attendu”, souligne Marc Beaugé, le directeur du semestriel de mode masculine L’Etiquette. “Il faut qu’il montre qu’il a pris la mesure du poste.”- “Pas de normalité” -Après une première collection homme saluée en juin et une ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, le styliste a présenté mercredi un deuxième vestiaire masculin plus extravagant.”C’est une collection qui a pris tout le monde par surprise”, reconnaît Adrien Communier, chef de la rubrique mode chez GQ.  Entre tops à sequins, manteaux-capes inspirés des imprimés de Paul Poiret, l’emblématique veste Bar à la taille très cintrée une nouvelle fois revisitée, et chaussures à motifs lézard, le tout surmontés de perruques jaune acide, le couturier a livré une ligne aristo-punk plus fidèle à son esprit subversif que la précédente.”Il emmène Dior vers quelque chose de complètement inédit. Mais je pense qu’il est exactement là où il devrait être puisqu’il n’est pas là pour faire du réchauffé”, poursuit Adrien Communier.”Je ne veux pas de normalité”, assurait Jonathan Anderson quelques heures avant le défilé. Si l’exercice est inédit, il a toutefois déjà donné un avant-goût de sa vision lors des Golden Globes, à Los Angeles. Le styliste y a signé une robe bustier bleu clair très fendue pour l’actrice irlandaise Jessie Buckley, et une silhouette noire en transparence et dentelle pour Rashida Jones.- Armani sans Giorgio -L’attente est également très forte chez Chanel, où Matthieu Blazy présentera mardi au Grand Palais sa première collection haute couture. Le Franco-Belge de 41 ans, arrivé en décembre 2024 après son passage remarqué chez Bottega Veneta (Kering), avait impressionné dès octobre avec une première collection femme encensée.Il a également démontré sa maîtrise des savoir-faire de la maison lors du défilé Métiers d’art présenté en décembre à New York, un show marquant organisé dans le métro.Sur le tapis rouge des Golden Globes, sa robe fourreau noire au décolleté orné de plumes blanches portée par Selena Gomez a fait sensation.Parmi les autres temps forts, Armani présentera mardi soir la première collection haute couture de la maison italienne sans la supervision de son fondateur Giorgio, décédé début septembre à l’âge de 91 ans.Jusqu’à jeudi, 28 maisons répondant à des critères très précis vont présenter leurs créations, dont Schiaparelli, qui ouvre le bal au Petit Palais, Valentino, Elie Saab, Viktor&Rolf ou Alexis Mabille. Balenciaga et Jean Paul Gaultier, également au cœur du vaste mercato qui agite la mode depuis deux ans avec les nominations respectives de Pierpaolo Piccioli et Duran Lantink, seront absents cette saison.