Prison avec sursis pour des militants du suicide assisté pour trafic de barbituriques

Au milieu des débats parlementaires sur la fin de vie, le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi douze militants radicaux du suicide assisté à des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis pour trafic de barbituriques.Jugés de mi-septembre à début octobre, douze adhérents de l’association Ultime Liberté, âgés de 75 à 89 ans, ont tous été reconnus coupables d’avoir, entre août 2018 et novembre 2020, aidé des dizaines de personnes à acheter sur internet du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort rapide et sans douleur.Ces retraités, qui n’étaient poursuivis que pour des délits liés au trafic de substances illicites et non pour incitation ou aide au suicide, avaient fait de leur procès cet automne une tribune sur l’aide à mourir.Les peines prononcées s’échelonnent de 2.000 euros d’amende, dont 1.000 avec sursis, à 10 mois de prison avec sursis pour la fondatrice de l’association, Claude Hury, dont les juges ont fustigé l'”amateurisme dans l’accompagnement” de personnes souhaitant mourir.Devant une salle comble de personnes âgées venues en soutien, à l’image de l’audience, la présidente de la 31e chambre a commencé par indiquer que “le tribunal n’est pas déconnecté des enjeux de société, de ses évolutions. Il a parfaitement conscience du mouvement souhaité par les Français dans leur grande majorité en matière de fin de vie”.Pour autant, alors que le Sénat examine ce mois-ci le texte de loi créant un droit à l’aide à mourir, qui ferait sensiblement évoluer la législation française, “les prévenus ne peuvent attendre d’un tribunal correctionnel qu’il s’érige en législateur et anticipe sur l’avènement d’une loi”.Même si leur action n’était motivée que par leur engagement humanitaire, pratiqué hors de tout cadre médical, le tribunal s’est inquiété de l'”extrémisme” de certains des militants prônant une “liberté sans limite” de mettre fin à ses jours, au-delà du cas des personnes malades et en grande souffrance.Très clivante, née en 2009 de la scission de la frange la plus radicale de la grande organisation pro-euthanasie ADMD, Ultime Liberté revendique le droit à un suicide “serein” pour toute personne en pleine possession de ses moyens, malade ou non.- “On n’a tué personne” -“On n’a tué personne, on a simplement aidé. On a fait un geste d’humanité envers des personnes qui demandent”, a réagi à l’issue du délibéré Claude Hury, professeure retraitée de 76 ans, annonçant faire appel de la décision.L’un des avocats de la défense, Me Frédéric Verra, a salué “une peine relativement symbolique qui montre toute la gêne de la juridiction”.Le médecin militant Bernard Senet, qui assume avoir pratiqué des euthanasies durant sa carrière médicale, a été condamné à six mois de prison avec sursis.Avec son défilé à la barre de médecins ou intellectuels spécialistes du sujet, d’anonymes ayant aidé leurs proches à en finir, le procès a esquissé devant la justice le continent caché de l’aide à mourir pour des malades en grande souffrance. Un acte illégal mais néanmoins pratiqué à travers toute la France, dans le secret des familles, derrière les portes closes de chambres à coucher.Dans un témoignage aussi inattendu que bouleversant, un prêtre est ainsi venu pudiquement confesser à la barre avoir eu recours, à l’encontre du dogme religieux, au suicide assisté pour son père touché par un cancer en phase terminale.”Il m’avait fait jurer d’abréger ses souffrances lorsque le moment serait venu. Ça a été une double peine pour moi puisque j’ai respecté ma parole. En tant que fils, cela a été très compliqué à vivre. En tant que chrétien et prêtre, c’était presque schizophrénique: +Tu ne tueras pas+”, a raconté cet imposant ecclésiastique en soutane noire et col romain, en citant la Bible.Dressant le parallèle entre le mouvement pour l’aide à mourir et la campagne pour la légalisation de l’avortement au début des années 1970, nombre de témoins ont salué l’avancée législative et sociétale que représenterait selon eux le texte voté en première lecture en mai par l’Assemblée nationale, dont le Sénat débattra fin janvier.Cette proposition de loi du député MoDem Olivier Falorni créerait un “droit à l’aide à mourir” en France. Elle légaliserait le suicide assisté, et de manière exceptionnelle, l’euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.

“La guerre est revenue à la mode”, dénonce le pape

“La guerre est revenue à la mode”: Léon XIV a livré vendredi une sombre analyse de la politique internationale et fustigé le recours croissant à la force par les nations, au moment où son pays natal multiplie les démonstrations militaires.Lors de ses premiers voeux au corps diplomatique depuis son élection en mai 2025, le pape américain a signé l’une de ses plus fortes interventions, fustigeant la faiblesse “préoccupante” du “multilatéralisme” et l’avènement d’une “ferveur guerrière”.Dès le début de son discours devant les ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, prononcé en anglais, il a regretté le déploiement d'”une diplomatie de la force, des individus ou de groupes d’alliés” au détriment du dialogue, qui menace l’ordre mondial établi après la Seconde Guerre mondiale.”On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi (…) mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination”, a dénoncé le chef de l’Eglise catholique, sans citer directement de pays.Outre les conflit entre l’Ukraine et la Russie et dans la bande de Gaza, ces propos interviennent dans un contexte international marqué par l’inquiétude des Européens sur une possible prise de contrôle du Groenland, territoire autonome danois, par les Etats-Unis, qui menace l’intégrité de l’Otan.Léon XIV a aussi fait part de sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique”, évoquant la situation au Venezuela où le président Nicolas Maduro a été déposé et capturé par les Etats-Unis.Jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé qu’après des frappes contre des embarcations maritimes dans les Caraïbes et le Pacifique, les Etats-Unis allaient mener des frappes “au sol” contre les cartels.Léon XIV a de nouveau appelé “à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”, alors que, selon M. Trump, Washington pourrait conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela, riche des plus grandes réserves d’hydrocarbures prouvées du monde. – Violences en Cisjordanie -Tenus début janvier, les voeux au corps diplomatique sont l’un des rendez-vous les plus politiques de l’année: ils offrent l’occasion au pape de dresser un bilan des conflits internationaux et de réaffirmer la position du Saint-Siège sur des sujets de société.Evoquant la situation au Proche-Orient, Léon XIV a ainsi rappelé le soutien du Vatican à la solution à deux Etats et dénoncé “l’augmentation des violences en Cisjordanie perpétrées contre la population civile palestinienne qui a le droit de vivre en paix sur sa propre terre”.Depuis l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre 2023, la violence de certains colons israéliens contre les civils Palestiniens en Cisjordanie occupée s’est accrue et leurs attaques contre les communautés locales se multiplient.Parmi les sujets sociétaux, l’évêque de Rome a dénoncé la dépendance des jeunes aux drogues, “fléau de l’humanité” et rappelé l’opposition de l’Eglise au recours à l’avortement, à la gestation pour autrui et à l’euthanasie.Il a également dénoncé l’augmentation des violations de la liberté religieuse dans le monde, regrettant que “la persécution des chrétiens reste l’une des crises des droits humains les plus répandues”, touchant “plus de 380 millions de croyants partout dans le monde”.Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 184 Etats, dont environ la moitié sont représentés par une ambassade à Rome.

German trial starts of ‘White Tiger’ online predator

A German juvenile court started the so-called “White Tiger” trial Friday in which a man is accused of multiple sadistic online crimes including coercing a 13-year-old to take his own life.The 21-year-old German-Iranian defendant was attacked on Thursday by other detainees shouting “White Tiger” while he was being transferred for the trial, his lawyer Christiane Yueksel told reporters outside the courtroom in Hamburg.The defendant has been only partially identified as Shahriar J., in line with German privacy rules.The case shines a spotlight on the dark world of sadistic online exploitation, where predators seek out vulnerable youths and manipulate them to commit acts of self-harm, violence against themselves or animals, or to kill themselves.Shahriar J. is accused of having driven a 13-year-old transgender youth living near the US city of Seattle to suicide in January 2022, which the youth live-streamed.The accused, a student operating from his parental home in a wealthy Hamburg suburb, allegedly used the pseudonym “White Tiger” as part of an online network of abusers known as “764”.The US Federal Bureau of Investigation has labelled the group an international child exploitation enterprise and a “network of nihilistic violent extremists” and also made a number of arrests.- Grooming and coercion -Shahriar J. allegedly victimised more than 30 children in hundreds of cases from January 2021 onwards, when the suspect was 16 years old — the reason he is being tried in a juvenile court behind closed doors.The “764” network is named after the Texas zip code of its founder, a teenager who was arrested and jailed in 2023, news weekly Der Spiegel and other media have reported.Users of the forum shared ultra-violent “gore” content and child sexual abuse material, as well as exchanging tips on luring victims into producing sexually explicit and degrading material and then using it to blackmail them.Court spokeswoman Marayke Frantzen said that if found guilty Shahriar J. could face up anything from six months to 10 years in a young offenders’ institution.Other investigations against the same online network are ongoing, said Frantzen, adding that the current trial “could serve as a precedent”.Yueksel said the charges against her client were “experimental” and “not provable”.The user called “White Tiger” allegedly found vulnerable children and adolescents in online chats or gaming forums, then developed a bond to groom them.He is accused of having encouraged them to produce pornographic content, then using that material to coerce and extort them, among other allegations.- Delayed reaction? -The suspect was arrested in a police raid on his parents’ home on June 17, 2025 and he has been held in pre-trial detention since.Authorities said at the time that they had identified eight victims aged between 11 and 15 from Britain, Canada, Germany and the United States.Prosecutors have levelled 204 criminal charges against him, including one of murder and five of attempted murder.The case has sparked horrified reactions and raised tough questions about whether the German authorities should have acted sooner.Weekly newspaper Die Zeit reported that the US National Center for Missing and Exploited Children had alerted German authorities in 2021 to a Hamburg-based predator called “White Tiger”.Police reportedly questioned the suspect at the time, but dropped the case after he admitted to possessing pornographic material on minors.An FBI investigator has told Der Spiegel that he had shared the identity of “White Tiger” with German law enforcement in February 2023, more than two years before the suspect’s eventual arrest.The city-state of Hamburg has blamed the time-consuming task of searching through the “large number of data storage devices” seized and the fact that the victims and other perpetrators “mostly live abroad and have sometimes concealed their identities”.The Hamburg regional court has scheduled an initial 82 days of hearings until December 17, 2026.

Trump veut rallier les majors pétrolières à sa stratégie au Venezuela

Donald Trump a promis vendredi “au moins 100 milliards de dollars” d’investissements au Venezuela des grands groupes pétroliers américains, qu’il tente de rallier à sa stratégie de mise sous tutelle du pays pour de nombreuses années.”Au moins 100 milliards de dollars seront investis par les GRANDES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES, que je rencontrerai toutes aujourd’hui à la …

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Syrie: les combattants kurdes refusent d’évacuer Alep, malgré l’appel des autorités

Les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d’Alep ont refusé vendredi de quitter cette grande ville du nord de la Syrie, défiant les autorités qui ont lancé un appel à évacuer après avoir décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves à Alep entre le gouvernement …

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Grok désactive son outil permettant de dénuder des personnes pour les non-abonnés

Grok, l’assistant d’intelligence artificielle de la plateforme X d’Elon Musk, a désactivé vendredi pour les utilisateurs non payants sa fonctionnalité de création d’images, sous le feu des critiques après avoir permis de générer de fausses images de femmes et de mineurs à caractère sexuel.Ces images, réalisées en retouchant des photos ou vidéos de personnes réelles …

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Stocks rise despite mixed US jobs data

Stock markets advanced Friday despite mixed US jobs data and as traders awaited a possible Supreme Court ruling on US President Donald Trump’s sweeping global tariffs.The US economy added 50,000 jobs last month according to Labor Department, below market expectations, and capping off a year of weakness in the job market that had prompted the Federal Reserve to cut interest rates.However the unemployment rate slipped to 4.4 percent and average wages continued to rise.”The key takeaway is that the low unemployment rate will temper concerns that consumer spending and the economy will slow rapidly due to a weak labour market,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.However, “It will also likely keep the Fed’s next rate cut at bay.”The report is expected to play a key role in the central bank’s decision-making at its next policy meeting this month.The Fed indicated last month that its next move could be a pause after three successive cuts, and Friday’s data failed to boost expectations of a January cut.Wall Street’s major indices opened higher, with the blue-chip Dow adding 0.2 percent.The US jobs data “keeps the goldilocks scenario intact for stocks”, said Forex.com analyst Fawad Razaqzada, as the labour market weakness enables the Fed to cut rates without threatening a recession.Most stock markets have enjoyed a solid start to the new year, with indexes in Frankfurt, London, Paris and Seoul hitting record highs this week, largely on optimism for the tech sector and gains in defence sector shares.Swiss mining giant Glencore jumped ten percent to top London’s FTSE 100 index after confirming it was in merger talks with Australian-British rival Rio Tinto, which fell two percent. Europe’s main markets were higher in afternoon trading, with Paris setting a new all-time high, even as France’s opposition failed to derail EU approval of the trade deal with Brazil and other nations in the Mercosur bloc.Investors were also keeping watch on a potential US Supreme Court’s ruling on the legality of many of Trump’s punishing tariffs.A ruling against the government could have a huge impact on its economic and fiscal plans, despite pledges that tariffs could be re-imposed by other means.Briefing.com’s O’Hare said to watch the reaction of the bond market to the ruling.”They will ultimately be the judge and jury on what any IEEPA ruling means in the near term for the economy and the market,” he said, referring to the International Emergency Economic Powers Act that Trump used to impose the tariffs.Asian markets also mostly rose, with Hong Kong and Shanghai helped by figures showing that Chinese inflation rose more than expected last month, extending a period of growth following months of deflationary pressure. The 0.8 percent increase in consumer prices was the fastest pace since February 2023, though analysts noted that the increase was mainly for food costs, masking broader weaknesses.Oil prices extended their gains after rallying more than three percent Thursday, after Trump threatened to hit Iran “very hard” if the authorities killed protesters amid mounting civil unrest over an economic crisis.They were up more than one percent on Friday after Trump said the world’s biggest oil companies pledged to invest $100 billion to revive Venezuela’s oil sector as he prepared for a meeting with top industry executives.- Key figures at around 1430 GMT – New York – Dow: UP 0.2 percent at 49,357.63 pointsNew York – S&P 500: UP 0.2 percent at 6,931.76New York – Nasdaq Composite: UP less than 0.1 percent at 23,491.13 London – FTSE 100: UP 0.6 percent at 10,104.42 Paris – CAC 40: UP 1.2 percent at 8,335.41Frankfurt – DAX: UP 0.5 percent at 25,262.83Tokyo – Nikkei 225: UP 1.6 percent at 51,939.89 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.3 percent at 26,231.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.9 percent at 4,120.43 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1638 from $1.1652 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3417 from $1.3432Dollar/yen: UP at 157.94 yen from 157.16 yenEuro/pound: UP at 86.76 pence from 86.75 penceWest Texas Intermediate: UP 1.8 percent at $58.82 per barrelBrent North Sea Crude: UP 1.7 percent at $63.03 per barrelburs-rl/js

Le candidat LFI à Marseille Sébastien Delogu jugé en juin pour la diffusion de documents privés volés

Le député et candidat LFI à la mairie de Marseille Sébastien Delogu sera jugé en juin notamment pour recel de vol pour avoir diffusé sur ses réseaux sociaux des documents privés d’un chef d’entreprise fin 2024, a appris l’AFP vendredi auprès du parquet.Il comparaitra devant le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France le 9 juin pour “recel de biens provenant d’un vol”, “divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne” et “d’atteinte au secret des correspondances”, a détaillé le parquet de Marseille, confirmant une information initiale du Parisien.Contacté par l’AFP, le député n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir.En mai, il avait été entendu par les enquêteurs et son domicile tout comme sa permanence avaient été perquisitionnés. Cette enquête portait sur le vol d’une pochette contenant des documents privés d’Isidore Aragones, éphémère président du conseil d’administration de Laser Propreté du 12 septembre à début octobre 2024. Ces faits étaient intervenus en plein conflit social touchant le nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles de Marseille au cours duquel le député avait apporté son soutien aux salariés.M. Aragones, avocat à la retraite et ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille, s’était rendu compte de ce vol après que son bureau avait été envahi par une délégation syndicale de la CGT d’une centaine de personnes, le 19 septembre 2024.Cinq jours plus tard, le 24 septembre 2024, Sébastien Delogu diffusait sur son compte Instagram, fort de 95.000 abonnés, “une grande partie des documents dérobés à Isidore Aragones, évoquant ses liens avec l’Etat d’Israël, ainsi que ses projets financiers personnels, et en précisant que des gens bienveillants les leur avaient transmis”, avait détaillé en mai le parquet.Dans ses posts sur Instagram le 24 septembre, M. Delogu évoquait notamment des voyages de M. Aragones au Brésil et en Israël et des travaux que celui-ci envisageait de réaliser dans une résidence secondaire, en publiant au passage les factures correspondantes. “Dans le contexte (du conflit au Proche-Orient, NDLR), c’est ma vie qu’il a exposée, et il m’a exposé à un danger réel, à un grave danger”, avait alors témoigné M. Aragones auprès de l’AFP. 

Le candidat LFI à Marseille Sébastien Delogu jugé en juin pour la diffusion de documents privés volés

Le député et candidat LFI à la mairie de Marseille Sébastien Delogu sera jugé en juin notamment pour recel de vol pour avoir diffusé sur ses réseaux sociaux des documents privés d’un chef d’entreprise fin 2024, a appris l’AFP vendredi auprès du parquet.Il comparaitra devant le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France le 9 juin pour “recel de biens provenant d’un vol”, “divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne” et “d’atteinte au secret des correspondances”, a détaillé le parquet de Marseille, confirmant une information initiale du Parisien.Contacté par l’AFP, le député n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir.En mai, il avait été entendu par les enquêteurs et son domicile tout comme sa permanence avaient été perquisitionnés. Cette enquête portait sur le vol d’une pochette contenant des documents privés d’Isidore Aragones, éphémère président du conseil d’administration de Laser Propreté du 12 septembre à début octobre 2024. Ces faits étaient intervenus en plein conflit social touchant le nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles de Marseille au cours duquel le député avait apporté son soutien aux salariés.M. Aragones, avocat à la retraite et ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille, s’était rendu compte de ce vol après que son bureau avait été envahi par une délégation syndicale de la CGT d’une centaine de personnes, le 19 septembre 2024.Cinq jours plus tard, le 24 septembre 2024, Sébastien Delogu diffusait sur son compte Instagram, fort de 95.000 abonnés, “une grande partie des documents dérobés à Isidore Aragones, évoquant ses liens avec l’Etat d’Israël, ainsi que ses projets financiers personnels, et en précisant que des gens bienveillants les leur avaient transmis”, avait détaillé en mai le parquet.Dans ses posts sur Instagram le 24 septembre, M. Delogu évoquait notamment des voyages de M. Aragones au Brésil et en Israël et des travaux que celui-ci envisageait de réaliser dans une résidence secondaire, en publiant au passage les factures correspondantes. “Dans le contexte (du conflit au Proche-Orient, NDLR), c’est ma vie qu’il a exposée, et il m’a exposé à un danger réel, à un grave danger”, avait alors témoigné M. Aragones auprès de l’AFP. 

‘Palestine 36’ director says film is about ‘refusal to disappear’

The director of Oscar-shortlisted film “Palestine 36” said her big-budget production about a crucial but little-known Arab rebellion is a statement about Palestinians “refusal to disappear”.Veteran filmmaker Annemarie Jacir started production on the sweeping historical epic just before Israel’s devastating invasion of Gaza in October 2023.Making the movie was a “financial disaster”, she admitted in an interview with AFP, but encouraging critical reaction since its debut last September and its shortlisting for an Oscar have offered solace. Nominated by Palestine for Best International Feature, it is the most cinematically ambitious of four productions that deal with the Israeli-Palestinian conflict that are in the running for an Academy Award in March.”The cinema is not going to save us,” said Jacir, a Palestinian born in Bethlehem in 1974 but now living in the Israeli port Haifa. “But it’s about the refusal to disappear and this film for us was our refusal.”The Gaza war, sparked by an unprecedented attack by the Hamas militant group on Israel, saw US President Donald Trump and far-right Israeli government ministers openly discuss displacing Palestinians or annexing their remaining ancestral land. Jacir explained that most accounts of modern Palestinian history begin with the creation of the state of Israel after World War II which led to the “Nakba” in 1948, the uprooting of nearly half the Palestinian population.”We always start Palestinian history with the Nakba,” she said.As the title of her film suggests, she focuses on 1936 when colonial-era Britain was struggling to administer the holy land for which it assumed responsibility at the end of World War I.Palestine was a hotbed of resentment and the scene of clashes between the Muslim-majority Palestinian population and newly arrived Jewish immigrants, most of whom were fleeing persecution in Europe.”1936 is so critical and there’s really been nothing done about it. And it sets the stage for everything,” Jacir explained.- ‘Disaster’ – She follows a large cast of characters, from villagers losing their land to Zionist settlers, members of the corrupt Palestinian economic elite, as well as the brutally repressive British army and administrators.  Its mostly Arabic-speaking cast includes Oscar-winning British actor Jeremy Irons as a cynical British High Commissioner and Franco-Palestinian actress Hiam Abbass from “Succession” as a defiant village elder.The project almost never made it to screens with the war in Gaza starting just as filming was about to start in the West Bank in late 2023.Jacir had built a typical village from the 1930s over 12 months, but then had to abandon the site and move the cast to Jordan.”We planted crops, and we built the bus, all the vehicles, the tanks, we made guns, the costumes” she told AFP. “Then we lost it all after October 7th… It was a nightmare, a financial disaster.”Thank God for our financiers, including the BBC, the British Film Institute. Nobody abandoned us,” she added.The film is a sweeping fictionalised story set in the context of real events, with the dramatic climax being the Peel Commission which proposed the partition of Palestine and the creation of a Jewish state.Ninety years later, with Palestinians limited to the destroyed Gaza enclave and the Israeli-controlled West Bank, and under constant pressure from settlers, Jacir says she no longer believes in a two-state solution.Her vision? “You live as one people, one place without borders, without control. There is no other way.”She will find out later this month film her film gets the nod for an Oscar nomination as Best International Feature.Another film about Palestinians, the gut-wrenching “The Voice of Hind Rajab” about a girl killed during the Gaza war, also made the 15-strong shortlist which is set to be reduced to five.