Bombs away for Trump, self-proclaimed peace president

Donald Trump returned to office vowing to be the peace president. Nearly a year later, he is embracing war on multiple fronts.Trump on Saturday ordered large-scale military strikes in Venezuela and announced that leftist leader Nicolas Maduro had been captured and flown out of the country.The raid to kick off the new year comes after the US military on Christmas Day hit Nigeria, in what Trump said was an operation targeting jihadists who had attacked Christians.And hours before the attack in Venezuela, Trump warned of another US intervention in a third region, saying US forces were “locked and loaded” if Iran’s clerical state kills protesters who have taken to the streets.The enthusiasm for war would seem at odds for a president who has loudly declared that he deserves the Nobel Peace Prize for supposedly ending eight wars, a claim that is highly disputable.In his second inaugural address on January 20 last year, Trump said: “My proudest legacy will be that of a peacemaker and unifier.”But soon after, Trump rebranded the Defense Department as the “Department of War.”Both Trump and his aides insist that military muscle is the path to real peace.”We’re making peace through strength. That’s what we’re doing,” Trump told a rally last month in Pennsylvania.”Peace through strength” was famously a catchphrase of Ronald Reagan, as he promoted a massive military build-up at the end of the Cold War, and was attributed to the Roman emperor Hadrian who built up defenses.But the strategy was generally understood as a way to prevent war from beginning.- ‘So-called nation-builders’Making his love of force even more striking, Trump has not only described himself as a peacemaker but has spoken for years against US interventionism.Declaring “America First,” he cast himself as a different kind of Republican than the party’s last president George W. Bush, whose administration he castigated as warmongers over the Iraq invasion of 2003.In a speech in Riyadh in May, Trump said that “so-called nation-builders wrecked far more nations than they built” and failed to understand countries where they intervened.In one key difference with Bush, Trump has made no pretense of long-term commitment. He last year ordered the bombing of Iranian nuclear sites in support of an Israeli attack as well as strikes in Syria in retaliation for the killings of US forces.But like Bush, Trump cares little about UN or other international conventions on war. The Trump administration argues that Maduro faced a warrant for drug charges in the United States, but Maduro’s government is a UN member, even if most Western countries consider him illegitimate following elections riddled with irregularities.Senator Ruben Gallego, a Democrat and Iraq war veteran, called Venezuela the “second unjustified war in my lifetime,” although he agreed Maduro was a dictator.”It’s embarrassing that we went from the world cop to the world bully in less than one year. There is no reason for us to be at war with Venezuela,” he said on X.In one irony, the latest Nobel Peace Prize, so coveted by Trump, went to Venezuela’s opposition leader Maria Corina Machado, whose name the US president did not appear initially to know.Trump, however, has won one peace prize since taking office.FIFA’s president, Gianni Infantino, presented Trump last month with a prize from football’s governing body ahead of the US co-hosting the World Cup.Infantino said that Trump, who has taunted migrants from developing countries and threatened violence against domestic opponents, was being recognized for his “exceptional and extraordinary actions to promote peace and unity around the world.”

Iran: Khamenei estime “justes” les revendications économiques des manifestants

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les revendications économiques des manifestants en Iran étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”, au septième jour d’un mouvement de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, est parti le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.Au moins huit personnes ont été tuées depuis mercredi lors d’affrontements, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel.L’agence de presse Mehr a rapporté samedi la mort d’un membre des forces de sécurité, tué “à l’arme blanche et par balles” dans l’ouest de l’Iran.”Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l’arme blanche et tué par balles dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement d’émeutiers armés” vendredi, a indiqué Mehr, citant les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.Les forces du Bassidj sont des milices de volontaires islamistes, affiliées aux Gardiens.La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Essentiellement de taille moyenne, ces villes sont situées dans l’ouest et le sud-ouest de l’Iran où des dégradations et des affrontements ont été rapportés.Devant des fidèles rassemblés à Téhéran à l’occasion d’une fête chiite, l’ayatollah Khamenei a estimé “justes” les revendications économiques des manifestants.”Les autorités du pays le reconnaissent, le président et d’autres responsables de haut rang s’efforcent de résoudre ce problème”, a-t-il déclaré. “C’est pourquoi les commerçants ont protesté contre cette situation, et c’est tout à fait juste”, a ajouté M. Khamenei, au pouvoir depuis 1989.”Nous dialoguons avec les manifestants (…) mais il est inutile de dialoguer avec les émeutiers. Ces derniers doivent être remis à leur place”, a toutefois affirmé le guide suprême.Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.L’agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de Téhéran, qui compte environ 10 millions d’habitants. Samedi, jour férié, la situation semblait calme avec des rues quasi-désertes dans la capitale, par temps pluvieux et enneigé, a constaté l’AFP.- Drapeau brûlé -A Darehshahr, dans l’ouest de l’Iran, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et “exhibé des kalachnikovs” vendredi, a rapporté l’agence de presse Fars.Selon l’agence Tasnim, qui cite un responsable local, un homme a par ailleurs été tué vendredi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, par l’explosion “dans ses mains” d’une grenade qu’il comptait utiliser.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.A Karaj, en périphérie de Téhéran, “quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant +Mort au dictateur!+ et +C’est pas la dernière bataille, Pahlavi revient!+”, a rapporté Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des “protestations”.La dynastie Pahlavi (1925-1979), pro-occidentale et alliée des Etats-Unis, a été renversée par la Révolution islamique.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. Il a ajouté qu’il ferait une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu. Le numéro deux du Département d’Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une “nouvelle ère” pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré à la télévision ignorer où se trouvait le président Maduro et exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro. Caracas a dénoncé une “très grave agression militaire” après les frappes en pleine nuit autour de la capitale et sa région, que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque “de missiles”.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.Donald Trump accuse depuis des mois le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas”, a indiqué un communiqué du gouvernement. “L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.Le gouvernement “appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation”, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro “a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l’état d’urgence”.- Déploiement massif -Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l’aube, l’armée américaine d’avoir “frappé des zones résidentielles”, et a promis également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays. “Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile”, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”. Il a aussi promis “le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale”.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.”Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela”, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion “immédiate” de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la “légalité internationale” de cette “agression”.Il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine” contre ce pays et la Russie l’a jugée “profondément inquiétante et condamnable”. – “Beaucoup de détonations” -Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP, sous couvert d’anonymat.D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.”Depuis ici, on entend des explosions près de Fuerte Tiuna, je vis (dans le quartier voisin) à Valle. En ce moment, on entend quelque chose qui ressemble à une mitrailleuse, comme une défense contre les bombardiers”, a affirmé à l’AFP Emmanuel Parabavis, 29 ans, employé dans les relations publiques. “On entend beaucoup de détonations et de coups de feu”, a-t-il ajouté.”J’étais en train de dormir quand ma copine m’a réveillé et dit qu’ils étaient en train de bombarder. J’entends les avions”, a affirmé Francis Peña, 29 ans. “On commence à préparer à la maison, un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On commence à charger tout ce qu’on peut charger et on est déjà habillées, au cas où”, a-t-il ajouté.Le président Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant: “le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires”.

Trump says Venezuela’s Maduro captured in ‘large scale’ US strike

President Donald Trump said Saturday that US forces had captured Venezuelan leader Nicolas Maduro after launching a “large scale strike” on the South American country.Trump’s stunning announcement follows months of steadily mounting US military and economic pressure on leftist leader Maduro and his country’s oil-export-dependent economy.”The United States of America has successfully carried out a large scale strike against Venezuela and its leader, President Nicolas Maduro, who has been, along with his wife, captured and flown out of the Country,” Trump said on Truth Social.”This operation was done in conjunction with U.S. Law Enforcement.”Trump added that he would give a news conference at 11:00 am (1600 GMT) at his Mar-a-Lago residence in Florida, where he is nearing the end of a two-week Christmas and New Year’s vacation.In a brief phone interview with The New York Times, Trump hailed the “brilliant” operation. “A lot of good planning and lot of great, great troops and great people,” the paper quoted Trump as saying.The US army’s elite Delta Force unit carried out the operation to seize Maduro, CBS News reported. US officials did not immediately confirm the report.The US military action was now complete, with Maduro having been arrested to “stand trial” in the United States, a US senator quoted Secretary of State Marco Rubio as saying.”He anticipates no further action in Venezuela now that Maduro is in US custody,” Senator Mike Lee, a Republican initially critical of the operation, wrote on X after what he said was a telephone call with Rubio.The Trump administration in August offered a $50 million reward for information leading to the capture of Maduro, whom it accuses of leading the alleged “Cartel of the Suns” drug trafficking organization.- ‘Justice for his crimes’ -Rubio’s number two hailed a “new dawn” for Venezuela.”A new dawn for Venezuela! The tyrant is gone. He will now — finally — face justice for his crimes,” Deputy Secretary of State Christopher Landau wrote on X.The White House meanwhile reposted a video on X of Trump saying in October that Maduro “doesn’t want to fuck around with the United States.”Trump has given differing arguments for his campaign against Venezuela, including the claim that the country is a major drug exporter to the United States and that Venezuela seized US oil interests.The Republican leader has not explicitly called for Maduro’s ouster but the US government, along with many European nations, does not recognize the Venezuelan leader’s legitimacy. Trump said in December “it would be smart for (Maduro)” to step down and has also said that the Venezuelan leader’s “days are numbered.”The US president’s claim of Maduro’s capture comes two days after Maduro attempted to engage with Trump, offering cooperation on fighting drug trafficking and illegal migration.A huge naval and aerial presence has been established in the Caribbean, including the aircraft carrier USS Gerald R. Ford and other warships.US forces have seized two tankers at sea as part of an oil blockade on Venezuela and killed more than 100 people in aerial strikes to destroy small boats accused of drug trafficking.Trump said on Monday that the United States had hit and destroyed a docking area for alleged Venezuelan drug boats, in what was the first known strike on Venezuelan soil of the campaign.

Saudi-backed forces make advances in Yemen’s Hadramawt: military officials

Saudi-backed troops on Saturday made advances in Yemen’s resource-rich Hadramawt province, military officials said, as confrontations between forces backed by Riyadh and Abu Dhabi have triggered a deep rift between the two Gulf allies.The Saudis and Emiratis have for years supported rival factions in Yemen’s fractious government. But the UAE-backed secessionist Southern Transitional Council’s recent offensive to capture Hadramawt angered Riyadh and left the oil-rich regional powers on a collision course.Following repeated warnings and air strikes, including on an alleged Emirati weapons shipment this week, the Saudi-led coalition launched a wave of attacks on Friday, including on the Al-Khasha military camp in Hadramawt that left 20 dead, according to the separatist group.Two military officials with the Saudi-aligned government told AFP on Saturday morning that Riyadh-backed forces had taken control of the principal military base in the Yemeni city of Mukalla, the capital of Hadramawt.According to an AFP journalist, gunfire could be heard in the city early Saturday and while residents described a security breakdown there, Saudi-backed forces appeared to advance with little resistence.  In the province’s city of Seiyun, 160 kilometres (100 miles) northwest of Mukalla, a government military official said pro-Saudi forces had taken control of the airport, targeted in Friday’s strikes, as well as administrative buildings.”We are working to secure them,” the military official said. A STC military official said: “There has been a retreat of our forces and we are resisting the attacking forces in Seiyun.” “We carried out a complete withdrawal from the areas of Al-Khasha… as a result of pressure from Saudi air strikes on us,” he added. – Call for dialogue -Residents in Seiyun also said they heard gunfire and clashes early on Saturday. Saudi Arabia on Saturday called for dialogue between factions in southern Yemen.  In a statement posted to social media, the Saudi foreign ministry called for “a comprehensive conference in Riyadh to bring together all southern factions to discuss just solutions to the southern cause”.Riyadh said the Yemeni government had issued the invitation for talks.Also on Saturday, the UAE urged Yemenis to “halt escalation and resolve differences through dialogue”. The STC is now pushing to declare independence and form a breakaway state, which would split the Arabian Peninsula’s poorest state in two.On Friday the separatists announced the start of a two-year transitional period towards declaring an independent state and said the process would include dialogue and a referendum on independence.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned that the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.The Saudi-backed coalition was formed in 2015 in an attempt to dislodge the Houthi rebels from Yemen’s north. But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place while the Saudi and Emirati-backed factions attack each other in the south.