Des députés demandent à la France et à l’UE d’être plus sévères envers Shein
Des députés ont annoncé mercredi le prochain dépôt d’une proposition transpartisane de résolution européenne pour demander à Bruxelles et au gouvernement français d’être plus sévères vis-à-vis de Shein, le jour de l’ouverture du premier magasin physique de la plateforme asiatique.”Cette proposition de résolution qui est en cours de rédaction est le fruit d’un travail transpartisan qui montre, côté parlement, l’union qu’il y a à ce saisir de cette question-là après la proposition de loi sur la +fast-fashion+”, a déclaré lors de la conférence de presse le député LR Antoine Vermorel-Marques, aux côtés de députés EPR, Liot, PS, Ecologistes, GDR.M. Vermorel-Marques, également rapporteur de la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France, a annoncé par ailleurs mercredi faire un signalement au procureur après la découverte de vente d’armes de catégorie A (machettes et coups de poing américain) sur la plateforme Shein.Cette dernière est déjà sous le feu des critiques depuis la révélation samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF) de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes. Shein est visé depuis lundi par une enquête du parquet de Paris et sera auditionnée le 18 novembre par la mission d’information.Une proposition de résolution européenne n’est pas une proposition de loi ni un projet de loi. Elle vise à exprimer la position de l’Assemblée nationale sur des thématiques relatives à l’activité de l’Union européenne ou aux textes législatifs européens. La proposition “pourrait être étudiée sous 15 jours en commissions des affaires européennes pour alerter la Commission (européenne, NDLR) et le gouvernement français”, d’après Antoine Vermorel-Marques.”C’est un acte politique. C’est un acte fort de mobilisation des parlementaires”, a affirmé Olivia Grégoire, députée EPR et ex-ministre déléguée au Commerce.Concrètement, les députés souhaiteraient que la Commission européenne engage une “mise à jour urgente et ambitieuse de la régulation des plateformes numériques” ou “a minima l’activation des sanctions qui figurent dans le texte” européen sur les contenus numériques. Mercredi à 13H, Shein a ouvert son premier magasin physique et pérenne au monde à Paris, au sein du grand magasin BHV.”Nous ne pouvions décemment pas, et là, c’est la députée de Paris qui parle, laisser passer cette journée sans nous exprimer”, a assuré Mme Grégoire.
Dans son village, le soulagement après la libération de Cécile Kohler
Un “poids qui se soulève”: les habitants croisés à Soultz (Haut-Rhin), commune alsacienne où a grandi Cécile Kohler et où son portrait orne encore la façade de la mairie, confiaient mercredi leur “soulagement” à l’annonce de sa libération, après trois ans de détention en Iran.Dans cette commune de 7.000 habitants proche de Mulhouse, où habitent encore les parents de Cécile, plusieurs commerçants arborent sur leur devanture des affichettes à l’effigie de l’ex-prisonnière, avec ce slogan: “Liberté pour Cécile”.Quand la nouvelle de sa libération s’est répandue mardi soir – l’enseignante et son compagnon Jacques Paris sont sortis de prison mais se trouvent encore pour l’heure à Téhéran, dans les locaux de l’ambassade de France – quelques proches et membres de son comité de soutien se sont spontanément rassemblés sur la place de l’hôtel de ville.Sous la grande affiche ornée du visage souriant de la quadragénaire – bizarrement surmontée depuis quelques jours d’une araignée géante, décor d’Halloween oblige – ils ont crié leur joie. “On est vraiment heureux, sous le choc”, a confié le père de Cécile, Jacques Kohler, soulagé que les deux anciens détenus soient désormais “dans un petit bout de France”.Les parents, “épuisés par toutes ces émotions”, ont dit mercredi à l’AFP préférer rester loin de l’attention médiatique.Mardi soir, ils ont pu parler par téléphone à leur fille: “Elle disait qu’elle était en forme, et qu’elle avait hâte de revenir”, résume à l’AFP le maire de Soultz, Marcello Rotolo.La mobilisation doit se poursuivre, poursuit l’édile, car “Cécile et Jacques ne sont pas encore” pleinement libérés: “On attend leur retour et on restera mobilisés tant qu’ils ne sont pas sur le sol français”.- “ça peut arriver à tout le monde” -Après quoi, les deux ex-prisonniers seront les bienvenus à Soultz, pour “se reconstruire” et enlever eux-mêmes la banderole tendue sur la façade de la mairie, souligne-t-il.Pour M. Rotolo, cette bonne nouvelle, qui constitue un “énorme soulagement”, vient clore trois ans et demi d’une large mobilisation dans la commune: “les citoyens se sentaient concernés, parce que ça peut arriver à tout le monde”.L’annonce de la libération, survenue mardi soir, a suscité une émotion collective, racontent plusieurs témoins. “J’assistais à une conférence et l’animateur a commencé en nous disant qu’il avait une très bonne nouvelle à nous annoncer”, retrace Catherine Hoog, croisée au marché. “Toute la salle a applaudi et crié, on était tous très émus”, ajoute la retraitée. “C’est comme un poids qui se soulève”.”J’étais rempli de joie, j’ai presque pleuré”, souligne un autre habitant, Mathieu Taquard. “On est impatients qu’elle revienne, on espère que l’Iran ne va pas la retenir”, ajoute cet homme qui évoque “les conditions inhumaines” de l’incarcération des deux Français. “On imagine le calvaire que ça peut être”, abonde Aurélia, une quadragénaire qui se souvient avoir côtoyé Cécile Kohler “au collège”. Les deux adolescentes n’étaient pas alors très proches, “mais je me souviens d’elle, car elle avait ce visage toujours solaire”.Depuis deux mois, l’un des adjoints au maire, Rémy Aubertin, portait en permanence au poignet un bracelet avec un slogan en soutien à Cécile. “Hier soir, je l’ai coupé”, sourit-il. “Je ne l’ai plus, et je suis content de ne plus l’avoir!”.
Bruxelles voudrait parachever le réseau à grande vitesse européen d’ici 2040
Agrandir et améliorer le réseau ferroviaire à grande vitesse, et encourager la production de carburants “durables” pour les avions et les navires: la Commission européenne a dévoilé mercredi deux plans en faveur des transports décarbonés.Pour commencer, l’exécutif européen a présenté les grands axes d’un projet visant à parfaire l’Europe du train à grande vitesse, qui permettrait de relier entre elles les capitales européennes d’ici 2040, en complétant les lignes existantes et en créant de nouvelles.Un passager pourrait ainsi rejoindre Berlin depuis Copenhague en 4 petites heures au lieu de 7 actuellement, ou Sofia depuis Athènes en seulement 6 heures contre 13h40 aujourd’hui. Et de nouvelles liaisons comme Paris-Lisbonne deviendraient possibles.Pour y parvenir, la Commission prépare plusieurs séries de propositions.Elle veut éliminer les obstacles encore nombreux aux déplacements transfrontaliers, notamment en harmonisant les systèmes de réservation de billets. Elle présentera une mesure en ce sens début 2026.Elle aimerait aussi favoriser encore plus la concurrence pour faire baisser les prix du train.Bruxelles compte en outre réunir les Etats, le secteur ferroviaire et les institutions financières pour planifier les investissements colossaux nécessaires: au moins 345 milliards d’euros d’ici 2040, et jusqu’à plus de 500 milliards d’ici 2050.”Grâce à cet élan central visant à fédérer les efforts de tous les acteurs, l’Europe peut véritablement passer des actuels îlots de lignes à grande vitesse à un réseau transcontinental intégré”, s’est réjouit Alberto Mazzola, directeur de la Communauté européenne du rail (CER), le principal lobby du secteur, qui voit dans ce plan “une première étape importante”.Les efforts d’intégration du rail en Europe ne vont pas de soi, comme l’ont montré récemment l’échec de la relance des trains de nuit Paris-Berlin ou les déboires en février du nouveau service Bruxelles-Venise, dont le trajet inaugural s’était arrêté à la frontière italienne.Parallèlement, Bruxelles a adopté un plan visant à doper la production de carburants durables pour l’aviation et le transport maritime, grâce à la mobilisation de près de 3 milliards d’euros issus de fonds européens, afin d’aider ces secteurs à tenir leurs objectifs de décarbonation.Il s’agit d’accélérer le passage de la démonstration scientifique à la production industrielle de ces carburants alternatifs, moins émetteurs de CO2 que le kérosène, en particulier les carburants synthétiques (e-fuels), fabriqués à l’aide d’électricité décarbonée.Cette filière peine à décoller, notamment en raison des énormes investissements requis, évalués à 100 milliards d’euros dans l’UE d’ici 2035.Pour l’ONG spécialisée Transport & Environnement, ce plan doit être mis en oeuvre rapidement “si l’Europe veut conserver son avancée technologique dans les carburants synthétiques”.
La gauche française cherche à surfer sur la victoire de Mamdani à New York
Des Insoumis à Marine Tondelier, en passant par François Ruffin ou Clémentine Autain, plusieurs potentiels candidats de gauche à la présidentielle tentaient mercredi de surfer sur le succès de Zohran Mamdani à la mairie de New York pour valider leur stratégie de “radicalité” dans leurs propositions.”Cette victoire porte en elle une leçon: seule la gauche de rupture peut battre l’extrême droite”, a rapidement réagi sur X la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot dans une analogie manifeste avec la situation française et la perspective d’un deuxième tour face au RN en 2027.La France insoumise se reconnaît dans cette nouvelle figure de la gauche du Parti démocrate qui s’est opposée aux leaders de son mouvement et a émergé notamment grâce à un programme à destination des classes populaires et des jeunes, ainsi qu’un discours résolument pro-palestinien. “Face à l’establishment médiatique, économique et politique qui a dépensé des dizaines de millions de dollars pour lui barrer la route”, Zohran Mamdani a réussi “à renverser la table avec des propositions radicalement concrètes (gel des loyers, bus gratuits, crèches publiques…) et sans jamais détourner le regard sur le racisme et Gaza”, s’est réjouie l’eurodéputée insoumise Manon Aubry sur le même réseau social.Plusieurs ex-Insoumis candidats possibles à une éventuelle primaire de gauche à la présidentielle ont pour leur part mis en avant son succès en juin lors d’une primaire qui lui avait permis de “renverser l’establishment démocrate”.”Comment a-t-il renversé la table ? Par une primaire. Par la question sociale comme obsession. Par une campagne de terrain. Par un candidat qui se fait reporter”, s’est ainsi félicité François Ruffin qui siège au groupe écologiste et revendique les mêmes méthodes de campagne.”Un candidat élu par une primaire innovante” avec “un profil franchement de gauche”, a renchéri Clémentine Autain, également intéressée par la présidentielle.Au contraire, LFI estime que sa volonté de ne pas participer à une primaire pour 2027 est également renforcée dans la mesure où la primaire démocrate n’a pas empêché Andrew Cuomo, battu par Zohran Mamdani, de se présenter ensuite en candidat indépendant.- Paris comme New York -Une autre candidate à la présidentielle, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, s’est également réjouie du succès du candidat résolument anti-Trump, “né en Ouganda, musulman, écologiste et authentiquement de gauche””Dans la bascule fasciste en cours aux Etats-Unis, cette victoire est une source d’espoir incroyable et une inspiration pour la gauche qui ne renonce ni à ses valeurs, ni à gouverner pour changer la vie des gens maintenant”, a jugé celle qui se positionne à mi-distance des Insoumis et des socialistes.Du côté du PS, le N.1 Olivier Faure a dit se sentir “parfaitement en phase” avec le programme de M. Mamdani, notamment dans la défense des services publics qui sont “le patrimoine de ceux qui n’en ont pas”. “Il se revendique comme socialiste, mais à la sauce américaine. Ce n’est pas un insoumis”, a-t-il encore fait valoir mercredi devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP).D’autres au PS ont tiré des leçons du succès de M. Mamdani, non pas pour la présidentielle mais pour les… municipales. “Inspirons-nous de cet élan pour ouvrir la voie d’une victoire de la gauche à Paris en 2026 face à aux droites extrêmes et réactionnaires qui tournent le dos aux urgences sociales et climatiques”, a ainsi réagi le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire.Seule voix discordante à gauche, le radical de gauche Guillaume Lacroix.”Inquiet mais pas surpris de voir en France la gauche +Chavez+ et la gauche +Kamala+ réconciliées, en extase et triomphantes ce matin d’avoir gagné New-York cette nuit, depuis leur canapé, grâce à leurs tweets décisifs”, a-t-il ironisé.
Indian pilgrims find ‘warm welcome’ in Pakistan despite tensions
The streets were scrubbed clean and banners fluttered, welcoming Sikh pilgrims on Wednesday to the Pakistani city where the founder of their faith was born 556 years ago, now brimming with devotion and hope.Many have come from neighbouring India in the first major pilgrimage to cross into Pakistan since deadly clashes in May closed the land border between the nuclear-armed neighbours.”We were worried about what the environment would be like on the Pakistan side and how people would treat us,” 46-year-old Inderjit Kaur told AFP.”But it has been lovely. We were given a warm welcome.”Officials say around 40,000 worshippers gathered at the shrine to Sikhism founder Guru Nanak in Nankana Sahib to mark the anniversary of his birth in the city in 1469.Inside the shrine complex, marigold flowers adorned the walls and the air filled with religious hymns.Men and women prayed passionately, some performing ritual dips in a pond.”There is no fear here,” said Harjinder Pal Singh, 66, a retired banker from India.”The way we celebrate Guru Nanak’s birthday in Delhi, it is being celebrated with the same passion here.”Tensions, however, remain raw between Islamabad and New Delhi.The fighting in May — the worst bout of violence between the two countries since 1999 — killed more than 70 people in missile, drone and artillery exchanges.Yet inside the shrine, Sikhs from both sides embraced warmly, exchanged small gifts and snapped selfies together.At the main gate, young Muslims and Hindus danced alongside Sikh pilgrims to the beat of the dhol drum.”There is only a border that separates us, but there are no differences in our hearts,” Harjinder said.- ‘Beyond words’ -Outside the shrine, a 90-year-old Muslim man waited with his grandsons, scanning the crowds anxiously.Muhammad Bashir was looking for someone he had never met: Sharda Singh, a Sikh whose family fled Pakistan during partition in 1947.Both their fathers were close friends, and the two men had stayed in touch across the decades but never met again.When Singh finally emerged from the crowd, the two men locked eyes, rushed toward each other and embraced, both breaking down in tears.”I thought I would die without meeting you,” Bashir said, his voice shaking.”But at last you are here. Now I can die in peace.”Singh said he had dreamt of this moment for years.”It feels as if we have reunited after ages,” he told AFP.”The love we received here is beyond words. People care for each other deeply, but it is the governments that have differences.”- Petals and prayers -The devotees, many barefoot, waved saffron flags as they processed through the shrine, singing hymns and reciting poetry.Women volunteers chopped vegetables in giant communal kitchens as men stirred massive cauldrons of rice, chickpeas, lentils and sweets.The food is then served to everyone, regardless of their faith.As the procession spilled into the city streets, Muslims came out onto rooftops, showering the pilgrims below with rose petals.Above, an aircraft circled, releasing more petals that drifted down.”We are in love with the sacred soil of Pakistan,” said Giani Kuldeep Singh, an Indian pilgrim. “This is the land of our Guru. Our message is one of peace and brotherhood.”Sardar Muhammad Yousaf, the religious affairs minister in Muslim-majority Pakistan, told the crowd that “religion is individual, but humanity is shared.”The festival continues through November, including events in the border town of Kartarpur where Guru Nanak is buried.A corridor opened there in 2019 remains closed from the Indian side since May.
Le prix Médicis attribué à Emmanuel Carrère
L’écrivain Emmanuel Carrère a obtenu mercredi le prix Médicis pour “Kolkhoze” (éditions P.O.L), une fresque familiale applaudie par la critique et les lecteurs, qui était également en lice pour le Goncourt, attribué mardi à Laurent Mauvignier.”Cela fait plaisir de recevoir le Médicis parce que c’est vraiment un prix littéraire”, a déclaré Emmanuel Carrère dans le restaurant La Méditerranée à Paris où a été annoncé le prix décerné par un jury composé de neuf écrivains et écrivaines.Il a indiqué ne pas être déçu de ne pas avoir obtenu le Goncourt, considéré comme le plus prestigieux des prix littéraires. “Comme je trouve que les livres de Laurent Mauvignier sont très beaux, je n’ai aucun sentiment d’injustice”, a-t-il déclaré. “Le truc marrant, c’est que j’ai eu zéro voix” lors du vote du Goncourt, a-t-il poursuivi.Emmanuel Carrère, 67 ans, a déjà obtenu de nombreux prix, dont le Femina en 1995 pour “La Classe de neige” et le Renaudot en 2011 pour “Limonov”.Outre Emmanuel Carrère, le jury du Médicis a décerné le prix du roman étranger à la Britannique Nina Allan pour le roman noir “Les Bons Voisins” (Tristram). Dans la catégorie essais, le prix est revenu à Fabrice Gabriel pour “Au cinéma Central”, un livre d’amour pour le 7e art (Mercure de France).Le jury a exceptionnellement attribué un prix spécial à l’écrivain hongrois Péter Nádas, pour “Ce qui luit dans les ténèbres” (Noir sur Blanc).Depuis ses débuts en 1983, Emmanuel Carrère a publié 17 livres, mais aussi de très nombreux articles comme journaliste ainsi qu’une vingtaine de scénarios et de films. Il s’est notamment fait remarquer avec “La moustache”, “L’adversaire”, “Un roman russe” et “D’autres vies que la mienne”.”S’il n’y avait pas la perspective d’écrire, c’est comme si je ne savais pas très bien comment m’y prendre avec le réel, avec la vie”, a-t-il confessé dans un entretien publié par Le Figaro littéraire en août.”Kolkhoze” raconte quatre générations d’une même famille, celle de sa mère Hélène Carrère d’Encausse, née en 1929 de parents et grands-parents exilés à Paris après avoir quitté la Géorgie et la Russie après la révolution de 1917. Cette femme énergique et ambitieuse a connu les honneurs comme historienne spécialiste de l’Union soviétique et comme membre active de l’Académie française jusqu’à son décès en 2023.Riche en anecdotes et digressions, le récit évoque aussi la guerre en Ukraine, lancée en 2022 par le président russe Vladimir Poutine. “Depuis, je ressens une sorte de désaffection pour la Russie”, qui est pourtant “un pays que j’ai passionnément aimé”, reconnaît Emmanuel Carrère.”Kolkhoze” est “un livre qui se vend très bien” et dont les droits de traduction ont déjà été achetés “dans une trentaine de pays”, a indiqué mercredi Frédéric Boyer, qui dirige les éditions P.O.L.






