Ligue des champions: l’Inter Milan et son “gros” paradoxe avant d’affronter Arsenal

Fort avec les faibles, faible avec les forts: l’adage colle cette saison aux crampons de l’Inter Milan qui doit mettre fin à cette anomalie mardi contre Arsenal, sous peine de devoir passer par les barrages pour atteindre les 8e de finale de la Ligue des champions.Leader du Championnat d’Italie avec trois points d’avance sur son premier poursuivant, sixième de la phase de ligue de la C1 (12 pts) avant la septième journée, à mi-saison, le bilan de l’Inter est loin d’être infamant.Mais ses tifosi sont inquiets avant de recevoir Arsenal, leader du Championnat d’Angleterre et de la Ligue des champions avec un impressionnant sans-faute (18 pts).Les Nerazzurri restent sur deux défaites consécutives, à Madrid contre l’Atletico (2-1) et à San Siro, face à Liverpool (1-0), confirmant leur incapacité à battre des équipes de leur standing.Dès que la route monte en championnat aussi, les vice-champions d’Italie et d’Europe 2025 calent: ils ont concédé quatre défaites durant la phase aller de la Serie A, trois face à des rivaux directs pour le titre (4-3 contre la Juventus, 3-1 contre Naples et 1-0 contre l’AC Milan).- “A un ou deux petits détails” -Pire, l’Inter n’a plus battu Naples, sa nouvelle bête noire, depuis octobre 2023 et court après un succès dans le derby milanais contre le rival honni depuis avril 2024 (quatre défaites, deux nuls toutes compétitions confondues).Mais son entraîneur Cristian Chivu balaye l’idée selon laquelle son équipe aurait deux visages, implacable face aux “petits”, fébrile quand elle est opposée à un “gros”.”Un club comme le nôtre ne sous-estime jamais aucun adversaire comme il ne fait jamais aucun complexe. Cette équipe essaie toujours de donner le meilleur d’elle-même”, a-t-il insisté en conférence de presse lundi.Mais l’ancien international roumain, joueur de l’Inter de Jose Mourinho qui avait réalisé l’inédit triplé Serie A-Coupe d’Italie-Ligue des champions en 2010, reconnait aussi que ses joueurs ont parfois des sautes de concentration.”Si on veut finir dans les huit premiers (de la phase de ligue, synonyme de qualification directe pour les 8e de finale, NDLR), il faut pour ces matches qui se jouent à un ou deux petits détails, qu’on réduise nos erreurs, qu’on soit prêts mentalement et physiquement à accepter d’avoir des moments plus difficiles”, a-t-il diagnostiqué.- 24 buts sur coups de pied arrêtés -Dans un contexte où Lautaro Martinez et ses coéquipiers perdent parfois les pédales brièvement, ou longuement comme lors de leur calamiteuse finale 2025 perdue 5-0 contre le Paris SG, un aspect du jeu d’Arsenal peut faire la différence, son efficacité sur les coups de pied arrêtés.Le club du nord de Londres, rebaptisé “Corner FC”, a inscrit 24 buts sur coups de pied arrêtés, toutes compétitions confondues, plus qu’aucune autre équipe dans les cinq grands championnats européens ou même dans l’histoire de la Premier League.Plus inquiétant pour l’Inter, Arsenal que le club lombard avait battu 1 à 0 en phase de ligue la saison dernière, n’a concédé que deux défaites en 33 matches (26 victoires, 5 nuls), à Liverpool (1-0) fin août et contre Aston Villa (2-1) début décembre.L’équipe de Mikel Arteta a notamment étourdi l’Atlético Madrid (4-0) et le Bayern Munich (3-1) en C1, Manchester United (1-0) et Aston Villa (4-1) en championnat.Elle peut aussi peiner contre des cadors, comme l’ont montré ces nuls face à Manchester City (1-1), Sunderland (2-2) et Chelsea (1-1, en supériorité pourtant). Ce n’est peut-être pas très avisé, mais le défenseur suisse de l’Inter Manuel Akanji a lancé lundi une pique à Arsenal: “Cela sera un match difficile, mais pour moi, Arsenal n’est pas la meilleure équipe actuellement en Europe, c’est le Bayern Munich”.

Ligue des champions: du Tage à la Seine, Nuno Mendes, la métamorphose d’un Lisboète

Originaire de Lisbonne, Nuno Mendes, devenu l’un des joueurs majeurs du PSG et considéré comme l’actuelle référence mondiale au poste d’arrière gauche, retrouve le Sporting, son club formateur, mardi en Ligue des champions pour consolider la place dans le top 8 des champions d’Europe en titre.”C’est le club qui m’a lancé, mon club, qui a tout fait pour que je puisse en être là. Donc ça va être spécial. C’est un grand stade, magnifique. Les supporters aussi du Sporting sont incroyables et ça va être un plaisir de jouer là-bas”, racontait en octobre à l’AFP Nuno Mendes, arrivé à l’âge de 10 ans au Sporting.”C’est une fierté de revenir à la maison, forcément c’est un match spécial, on essaie de faire au mieux, j’aurai un peu de pression, car c’est la Ligue des champions”, a-t-il dit lundi.”Pour jouer au football, le Sporting c’est le meilleur club au Portugal. J’étais trop content. Mais aussi un peu stressé avec tous ces joueurs, toutes ces choses nouvelles. C’était bien pour grandir aussi comme personne”, expliquait Nuno Mendes en octobre.Celui qui a grandi dans le quartier de Boavista à Lisbonne, “un quartier tranquille, où les gens se retrouvent dans la rue pour jouer au football” et qui lui “a permis de grandir”, va donc recroiser son ancienne formation après avoir totalement changé de statut dans la capitale française.Depuis sa dizaine d’années de formation, l’international portugais, 23 ans, s’est vite habitué à Paris. Le défenseur sous contrat au PSG jusqu’en 2029, y est arrivé en prêt en 2021, d’abord sur la pointe des pieds avant de devenir l’un des cadres de cette équipe cinq ans plus tard.”C’était un autre pays, une autre langue, mais j’ai eu la chance d’avoir (le Portugais) Danilo ici, il m’a beaucoup aidé. J’ai essayé de vite parler français pour sortir de chez moi. C’est un grand club avec de grands joueurs, je voulais en faire partie”, disait en octobre le Portugais, dont la fabuleuse saison 2024-2025 lui a valu une 10e place au classement du Ballon d’Or.- Joueur complet -“C’est le type de joueur qui peut évoluer où il veut. Il a une mentalité incroyable, une qualité technique top, une qualité physique top. C’est un joueur incroyable, il peut défendre face à n’importe quel joueur et devant, il a la qualité d’un attaquant. C’est un des joueurs les plus complets que j’ai pu entraîner dans ma carrière”, commentait en septembre l’entraîneur parisien Luis Enrique à propos de celui qui avait écoeuré des attaquants de la trempe de Lamine Yamal, Mohamed Salah ou Bukayo Saka sur la route du premier sacre du PSG en Ligue des champions.Alors que Paris traverse une période plus délicate depuis plusieurs semaines avec des joueurs empruntés physiquement et un pressing moins efficace, le N.25 reste le seul qui sort du lot: avec ses courses et une percussion toujours aussi impressionnantes. “Il est dans une forme incroyable, il a très bien commencé cette saison. Il me facilite beaucoup les choses, c’est un grand joueur. C’est le meilleur latéral gauche du monde”, détaillait en novembre son compatriote et ami Vitinha.Victime d’une petite entorse du genou au début du mois de novembre puis d’une “blessure minime à la cuisse”, il est revenu très rapidement et sans que cela ne nuise à sa forme.Cette saison, il a encore progressé en défense – secteur qu’il aimait moins quand il était jeune – et il excelle de plus en plus en attaque: “il peut jouer partout”, rappelle souvent Luis Enrique.”Avant, en un contre un en défense, c’était un peu difficile, parce que je ne pensais qu’à l’attaque. Mais Luis Enrique m’a dit +il faut que tu défendes mieux et après, je te donne la liberté pour attaquer+”, insistait auprès de l’AFP en octobre Nuno Mendes, devenu bilingue en français. Depuis ses premières années de foot à Lisbonne, le temps des promesses a laissé place au temps de l’épanouissement d’un joueur complet, que ce soit défensivement ou offensivement.

Corée du Nord: Kim Jong Un limoge son vice-Premier ministre et critique “l’incompétence” de fonctionnaires

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a limogé son vice-Premier ministre en public, le comparant à une chèvre et fustigeant l’”incompétence” de responsables lors de l’inauguration d’un complexe industriel, a rapporté mardi l’agence de presse étatique KCNA.”S’il-te-plaît, camarade vice-Premier ministre, démissionne de toi-même tant que tu le peux, avant qu’il ne soit trop tard”, a …

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Incendies au Chili: situation toujours critique, des quartiers entiers ravagés

Au troisième jour d’incendies meurtriers dans le sud du Chili, la situation restait critique lundi, l’apparition de nouveaux foyers compliquant le travail des pompiers au plus fort de l’été austral.Les incendies ont démarré samedi, attisés par de fortes températures et des vents puissants de plus de 70 km/h dans les régions de Ñuble et du Biobio, …

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L’Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie

L’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national après l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts en fin de week-end dans le sud du pays, le Premier ministre Pedro Sanchez ayant promis une “transparence absolue” sur cette catastrophe.Le bilan de la collision, survenue dimanche soir en Andalousie, s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon les derniers chiffres communiqués à la presse par les autorités locales.Mais ce bilan, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui se sont entrechoqués près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes dans les “prochaines 24 à 48 heures”.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -A Adamuz, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants âgé de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Dans la commune, l’AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d’être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes.La famille royale espagnole doit se rendre mardi midi à proximité des lieux de l’accident.La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie pourrait n’être effective qu'”autour du 2 février” au vu des dégâts sur les rails, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s’impose à l’ordre du jour

Le Forum économique de Davos va offrir mardi une tribune aux dirigeants européens à la veille de l’arrivée dans la station suisse de Donald Trump, qui les menace au Groenland.Le président américain domine déjà, dans les Alpes suisses, l’ordre du jour de cette grand-messe annuelle d’un multilatéralisme qu’il ne cesse de malmener depuis son retour au pouvoir.La réunion intervient en plein bras de fer sur le Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump veut prendre le contrôle en invoquant des motifs de sécurité nationale. Il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.A l’heure où l’UE réfléchit à son tour à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer mardi l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d’une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, et qui figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE, doit également faire un discours à Davos en début d’après-midi.- “Cercle vicieux” – Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi.La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.Car la délégation américaine, qui est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, n’a pas attendu l’arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain.Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a prévenu dès lundi devant la presse qu’il “serait très mal avisé” pour l’UE de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les Etats-Unis à cause du Groenland. Il a encore prévu plusieurs interventions mardi.Emmanuel Macron doit repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.”Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux”, a prévenu de son côté le président finlandais Alexander Stubb.Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: “Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland.”Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne viendra en revanche pas, ont annoncé lundi les organisateurs, en faisant savoir qu’ils estimaient sa présence “inappropriée” après la répression des manifestations en Iran.Le sommet, placé cette année sous le thème “Un esprit de dialogue” se tient jusqu’à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons.