Epilogue à l’horizon pour le budget, Lecornu va choisir l’outil-couperet

Sébastien Lecornu fera savoir lundi à l’issue d’un Conseil des ministres s’il a recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale, en passe d’obtenir la clémence des socialistes, satisfaits par les nombreuses concessions gouvernementales.Signe que le dénouement de l’interminable marathon budgétaire approche, le Premier ministre, qui répond peu aux journalistes depuis sa nomination, viendra s’exprimer devant la presse après le Conseil des ministres qui se tiendra à 16H.Sébastien Lecornu devrait annoncer le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans vote même s’il s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver. On a fait ce travail-là de bonne foi jusqu’au bout”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, comme pour préparer le terrain à cette annonce inéluctable.Au lieu du 49.3, l’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraît plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Si le 49.3 est choisi, il pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure qui seront probablement déposées tout au long du processus par LFI ou le RN.Avant d’opter pour le 49.3 plutôt que l’ordonnance, le gouvernement veut avoir des différentes forces politiques “la garantie” qu’il ne sera pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget, ni gouvernement pour reproposer un budget, vous n’avez rien”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.”Ce qu’on veut, c’est sauver le budget. Et donc là, ce qui se joue dans les ultimes tractations, c’est au fond, est-ce qu’on a assez de garanties pour prendre plutôt le chemin du fameux 49.3″ plutôt que l’ordonnance, a-t-elle résumé. – Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS Boris Vallaud.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert, la création de 2.000 postes dans l’Éducation nationale…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN Sébastien Chenu sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement budgétaire.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche soir Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation de l’ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises”.Les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre. Mais ceux-ci semblent avant tout maintenant pressés d’en finir.”Cela fait maintenant des semaines qu’on s’enlise dans des débats au Parlement. Donc je pense qu’effectivement il faut conclure, adopter un budget et puis passer à l’action”, a résumé sur TF1 l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne.Les dirigeants de LR n’ont pas encore réagi depuis vendredi soir mais une censure de leur part parait peu probable.

Epilogue à l’horizon pour le budget, Lecornu va choisir l’outil-couperet

Sébastien Lecornu fera savoir lundi à l’issue d’un Conseil des ministres s’il a recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale, en passe d’obtenir la clémence des socialistes, satisfaits par les nombreuses concessions gouvernementales.Signe que le dénouement de l’interminable marathon budgétaire approche, le Premier ministre, qui répond peu aux journalistes depuis sa nomination, viendra s’exprimer devant la presse après le Conseil des ministres qui se tiendra à 16H.Sébastien Lecornu devrait annoncer le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans vote même s’il s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver. On a fait ce travail-là de bonne foi jusqu’au bout”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, comme pour préparer le terrain à cette annonce inéluctable.Au lieu du 49.3, l’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraît plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Si le 49.3 est choisi, il pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure qui seront probablement déposées tout au long du processus par LFI ou le RN.Avant d’opter pour le 49.3 plutôt que l’ordonnance, le gouvernement veut avoir des différentes forces politiques “la garantie” qu’il ne sera pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget, ni gouvernement pour reproposer un budget, vous n’avez rien”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.”Ce qu’on veut, c’est sauver le budget. Et donc là, ce qui se joue dans les ultimes tractations, c’est au fond, est-ce qu’on a assez de garanties pour prendre plutôt le chemin du fameux 49.3″ plutôt que l’ordonnance, a-t-elle résumé. – Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS Boris Vallaud.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert, la création de 2.000 postes dans l’Éducation nationale…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN Sébastien Chenu sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement budgétaire.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche soir Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation de l’ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises”.Les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre. Mais ceux-ci semblent avant tout maintenant pressés d’en finir.”Cela fait maintenant des semaines qu’on s’enlise dans des débats au Parlement. Donc je pense qu’effectivement il faut conclure, adopter un budget et puis passer à l’action”, a résumé sur TF1 l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne.Les dirigeants de LR n’ont pas encore réagi depuis vendredi soir mais une censure de leur part parait peu probable.

Des failles dans l’exploitation de l’ADN de Dominique Pelicot, pointe un rapport d’inspection

L’Inspection générale de la justice (IGJ) pointe des failles dans les investigations visant Dominique Pelicot dont l’ADN, prélevé dès 2010 et identifié dans une affaire de viol, n’a pas été exploité pendant douze ans.Des dysfonctionnements supposés avaient été mis au jour lors du procès du septuagénaire, condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan (Vaucluse), entre 2011 et 2020.Lors de ce procès devant la cour criminelle du Vaucluse, il était apparu qu’il avait été interpellé en 2010 dans un centre commercial de banlieue parisienne en train de filmer sous les jupes de femmes.Son ADN avait alors été prélevé. Quelques mois plus tard, il avait été identifié dans une procédure pour une tentative de viol à Villeparisis en Seine-et-Marne, le 11 mai 1999.Mais le rapprochement des traces ADN n’a donné lieu à aucune exploitation par la justice pendant plus de douze ans.Dominique Pelicot ne sera finalement mis en examen qu’en octobre 2022 par une juge d’instruction du pôle cold cases de Nanterre pour cette tentative de viol, ainsi que dans un autre dossier de viol suivi de meurtre d’une femme commis en 1991 à Paris.En mai 2025, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a saisi l’IGJ pour établir pourquoi des investigations n’avaient pas été lancées dès 2010, lorsque la police scientifique avait établi un rapprochement entre l’ADN de Dominique Pelicot et celui relevé sur la scène de la tentative de viol à Villeparisis.”La mission a constaté qu’il ne pouvait être démontré la réception de ce rapport” de rapprochement par le tribunal de Meaux, chargé de l’enquête sur la tentative de viol de 1999, le document “ayant été adressé par lettre simple”, concluent les enquêteurs de l’IGJ dans un rapport consulté par l’AFP.Ils soulignent toutefois que “ce premier élément, conjugué à l’absence de trace informatique ou papier de réception de ce rapport fait obstacle à ce qu’un dysfonctionnement judiciaire puisse être établi avec certitude.”- l’affaire Mazan “aurait pu être évitée” -Mais devant “l’évidente plausibilité” de la réception de ce rapport, “les erreurs d’acheminement du courrier par la Poste étant résiduelles”, les enquêteurs de l’IGJ ont analysé les circuits de traitement en vigueur au sein de la juridiction de Meaux.Le parquet de Meaux se trouvait en 2010 en phase de réorganisation, souligne l’IGJ. “Des pertes de pièces étaient parfois constatées, les mécaniques de tri et d’orientation du courrier ne permettant pas d’en assurer une traçabilité optimale”.”Par ailleurs, les lettres envoyées aux magistrats ayant quitté la juridiction, pouvaient être réorientées de diverses manières, voire, dans certains cas, détruites sans être ouvertes”. Or, le rapport sur l’ADN de Dominique Pelicot avait été adressé en 2010 à un magistrat ayant quitté Meaux depuis plusieurs années, selon l’IGJ.Au-delà de ce tribunal, le rapport d’inspection pointe des “vulnérabilités” et un dysfonctionnement général dans le traitement judiciaire des empreintes génétiques. Il émet ainsi sept recommandations pour “sécuriser la réception des rapports émanant” du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).Contactée par l’AFP, l’avocate de Dominique Pelicot, Me Béatrice Zavarro, déplore que “l’oeuvre de Justice (ait été) malmenée”.”Le rapport d’inspection de l’IGJ constate l’impossibilité de démontrer la bonne réception du fichier FNAEG par le tribunal de Meaux; ce n’est donc pas un dysfonctionnement judiciaire! L’auxiliaire de Justice que je suis vous dira: +De qui se moque-t-on?+”, a-t-elle réagi auprès de l’AFP.Elle reconnaît aussi que l’affaire des viols de Mazan “aurait pu être évitée”. “Si on prend à valeur absolue, oui, cette affaire aurait pu être évitée, bien évidemment”.  Dominique Pelicot a partiellementreconnu les faits dans le dossier de Villeparisis après avoir été confondu par son ADN mais nie toute implication concernant le viol et le meurtre de 1991.Si aucune trace ADN n’a été retrouvée dans ce dernier cas, les modes opératoires entre les deux affaires présentent des similitudes. En décembre 1991, Sophie Narme, 23 ans, avait été violée puis tuée en faisant visiter un appartement à Paris. Comme Sophie Narme, la victime de la tentative de viol en 1999 était agente immobilière.Les deux jeunes femmes avaient été déshabillées de la même manière et une forte odeur d’éther enveloppait la scène du meurtre, substance aussi utilisée pour agresser l’autre agente immobilière.

China’s 2025 economic growth among slowest in decades

China’s economy grew at one of the slowest rates in decades last year, according to official data released Monday, as authorities struggle to overcome low consumer spending and a debt crisis in the property sector.The five-percent expansion was in line with Beijing’s annual target — a low-ball figure analysts have likened to a political comfort blanket. But observers warned it was driven largely by exports and masked weak sentiment on the ground.In a sign of the work ahead for leaders, the data also showed a significant slowdown in the last quarter of the year as expected, growing at 4.5 percent.”The impact of changes in the external environment has deepened,” said National Bureau of Statistics (NBS) official Kang Yi.”The domestic contradiction of strong supply and weak demand is prominent, and there are still many old problems and new challenges in economic development,” he told a news briefing.While the reading was in line with the government’s target of “around five percent” — allowing officials to declare victory — Chinese consumers remain jittery about the wider economy and high unemployment.That is despite officials relaxing fiscal policy and subsidising the replacement of household items in a sputtering bid to boost spending.”Everyone is thinking harder about their spending under these poor economic conditions,” Yang Qing, a woman visiting a tourist area in Shanghai, told AFP.Policies and measures to boost consumption would continue into 2026, Kang noted, including the trade-in scheme for old household appliances.”The gradual implementation of policies to clear unreasonable restrictions in the consumption sector will support consumption growth,” he said.- Overstated strength -Figures on Monday also showed that growth in retail sales, a key indicator of consumption, slowed to 3.7 percent last year from four percent in 2024.For December, the reading came in at 0.9 percent on-year — the weakest pace since the end of 2022, when stringent zero-Covid measures ended.The decline in sales likely reflects the waning impact of consumer subsidies, Zichun Huang of Capital Economics wrote in a note.But overall figures likely “overstate the strength of the economy”, she said.Industrial output expanded 5.9 percent in 2025, a slight slowdown from the previous year, while the 5.2-percent increase seen in December was an improvement on November’s pace.”The December activity data suggest that output growth gained some momentum at the end of the year, but that’s largely driven by resilient exports,” Huang said.”We expect growth this year to be at least slightly softer than in 2025,” she added.Officials were keen to point to China’s factory activity, which ticked up slightly in December to provide an unexpected silver lining to an otherwise lacklustre year’s end.A key measure of industrial health, the manufacturing purchasing managers’ index, ticked up to 50.1 last month, according to NBS data, just above the 50-point mark separating contractions from expansions. The figure had not been positive since March.But China’s property sector, once a major indicator of the country’s economic strength, is mired in a debt crisis despite interest rate cuts and loosened restrictions on homebuying.Fixed-asset investments in China shrunk 3.8 percent in 2025, reflecting a rebalancing following decades of heavy spending on property and infrastructure.The broader housing market remains sluggish, with real estate investment down 17.2 percent last year.- Trillion-dollar surplus -Donald Trump’s return to the White House last January and the revival of a fierce trade war between the world’s two largest economies added to Beijing’s problems.Chinese President Xi Jinping and Trump reached a tentative truce when they met in late October, agreeing to pause painful measures that included lofty tit-for-tat tariffs.Official data showed Chinese exports to the United States plunged 20 percent in 2025, but that had little impact on demand for Chinese products elsewhere.Despite the bruising trade war, robust exports remained a bright spot in the cloudy economic picture.China’s trade surplus hit a record $1.2 trillion last year, with officials lauding a “new historical high” filled by other trade partners than the United States.Shipments to the Association of Southeast Asian Nations rose 13.4 percent year-on-year, while exports to African countries surged 25.8 percent.Exports to the European Union were also up 8.4 percent, though imports from the bloc dipped.Wang Dongdong, a Shanghai local working in international trade, said his business had done well enough last year that he felt confident splurging on a new car and a trip to Japan.”I think 2026 will be better than 2025, based on international trends,” he told AFP.pfc-dhw-mya-tjx/reb/ami

SNCF Voyageurs commande 15 nouveaux TGV à Alstom, pour environ 600 millions d’euros

SNCF Voyageurs a annoncé lundi la commande de 15 TGV supplémentaires à Altsom, des trains nouvelle génération sur lesquels la compagnie ferroviaire compte pour faire face à la concurrence en France et en Europe, mais dont la mise en service a pris du retard.La commande, d’un montant d’environ 600 millions d’euros, constitue la quatrième tranche du partenariat conclu en 2016 entre la SNCF et Alstom pour concevoir le “TGV du futur”, portant à 160 le nombre de rames commandées par la société ferroviaire publique.Cette fois, ces trains auront pour but de “développer” l’offre SNCF entre la France et la Belgique, précise SNCF Voyageurs dans son communiqué. Les deux commandes précédentes, 15 rames en 2022 et 30 en 2025, étaient destinées au marché italien pour la première et à Eurostar group, dont la SNCF est actionnaire majoritaire, pour la seconde. Ces rames de nouvelle génération arrivent à point nommé pour la bataille du rail que compte livrer la compagnie française en France et en Europe à l’ère de l’ouverture de la concurrence.Baptisées “TGV M” par la SNCF et “Avelia Horizon” par Alstom, elles sont “quadricourant”, c’est-à-dire qu’elles pourront circuler sous les différentes tensions des réseaux ferrés en France et dans les pays voisins, en l’occurrence entre Bruxelles et les “grandes métropoles françaises”, selon la branche de la SNCF chargée chargée du transport des voyageurs.Leur mise en service est prévue d’ici 2029. – Retards de livraison -Depuis son lancement, le TGV M a pris du retard: son apparition sur les rails est désormais prévue le 1er juillet 2026, alors qu’il devait initialement rouler pour les Jeux olympiques de 2024. Alstom, qui a reçu plusieurs milliards d’euros de commandes de la part de SNCF Voyageurs, “n’a pas produit de rames en quantité suffisante, nous en avons quatre en essai de pré-exploitation, et nous en aurons six en mai, ce qui nous permettra d’en lancer quatre en exploitation commerciale au 1er juillet”, expliquait à l’AFP le PDG SNCF Voyageurs Christophe Fanichet, en décembre au moment d’annoncer un nouveau retard de mise en service. Confronté à une course contre la montre pour honorer ses nombreuses commandes de trains à très grande vitesse, Alstom a décidé en 2025 d’investir 150 millions d’euros pour augmenter ses capacités de production.En 2025, le constructeur était en mesure de sortir environ un TGV M par mois de ses usines. Avec les investissements annoncés l’année dernière, il a pour objectif de porter cette cadence à 2,5 par mois d’ici 2027. “Je ne suis pas content de ces retards, mais je suis sûr que d’ici quelques mois on aura tout oublié, tant son caractère est révolutionnaire”, relevait en décembre Christophe Fanichet.Parmi les avantages de ce train nouvelle génération, la modularité: on pourra ajouter ou enlever des voitures pour avoir des rames plus ou moins longues, en fonction des besoins. SNCF Voyageurs pourra aussi changer la configuration des sièges pour transformer une voiture de première classe en seconde, et réciproquement.Le TGV M consommera par ailleurs 20% d’énergie de moins que ses aînés grâce à un aérodynamisme et une motorisation plus efficients. Ses concepteurs affichent 37% d’émissions de CO2 en moins et 97% de matériaux recyclables.Alstom promet également 30% d’économies sur la maintenance grâce notamment à des capteurs qui permettront de changer les pièces au bon moment. Son train est assemblé à La Rochelle, dix sites du constructeur étant associés au projet, dont Belfort pour la fabrication des motrices, Ornans (Doubs) pour les moteurs, Tarbes pour la chaîne de traction, le Creusot (Saône-et-Loire) pour les bogies et Villeurbanne (Métropole de Lyon) pour les systèmes informatiques embarqués.

Khartoum markets back to life but ‘nothing like before’

The hustle and bustle of buyers and sellers has returned to Khartoum’s central market, but “it’s nothing like before”, fruit vendor Hashim Mohamed told AFP, streets away from where war first broke out nearly three years ago.On April 15, 2023, central Khartoum awoke to battles between the Sudanese army and the paramilitary Rapid Support Forces (RSF), who had been allies since 2021, when they ousted civilians from a short-lived transitional government.Their war has since killed tens of thousands and displaced millions.In greater Khartoum alone, nearly four million people — around half the population — fled the city when the RSF took over.Hashim Mohamed did not.”I had to work discreetly, because there were regular attacks” on businesses, said the fruit seller, who has worked in the sprawling market for 50 years.Like him, those who stayed in the city reported having lived in constant fear of assaults and robberies from militiamen roaming the streets.Last March, army forces led an offensive through the capital, pushing paramilitary fighters out and revealing the vast looting and destruction left behind.”The market’s not what it used to be, but it’s much better than when the RSF was here,” said market vendor Adam Haddad, resting in the shade of an awning.In the market’s narrow, dusty alleyways, fruits and vegetables are piled high on makeshift stalls or tarps spread on the ground.- Two jobs to survive -Khartoum, where entire neighbourhoods have been damaged by the fighting, is no longer threatened by the mass starvation that stalks battlefield cities and displacement camps elsewhere in Sudan.But with the economy a shambles, a good living is still hard to provide.”People complain about prices, they say it’s too expensive. You can find everything, but the costs keep going up: supplies, labour, transportation,” said Mohamed.Sudan has known only triple-digit annual inflation for years. Figures for 2024 stood at 151 percent — down from a 2021 peak of 358 percent.The currency has also collapsed, going from trading at 570 Sudanese pounds to the US dollar before the war to 3,500 in 2026, according to the black market rate.One Sudanese teacher, who only a few years ago could provide comfortably for his two children, told AFP he could no longer pay his rent with a monthly salary of 250,000 Sudanese pounds ($71).To feed his family, pay for school and cover healthcare, he “works in the market or anywhere” on his days off.”You have to have another job to pay for the bare minimum of basic needs,” he said, asking for anonymity to protect his privacy and to avoid “problems with security services”.Beyond Khartoum, the war still rages, with the RSF in control of much of western and southern Sudan and pushing into the central Kordofan region.For Adam Haddad, the road to recovery will be a long one.”We don’t have enough resources or workers or liquidity going through the market,” he said, adding that reliable electricity was still a problem.”The government is striving to restore everything, and God willing, in the near future, the power will return and Khartoum will become what it once was.”