Indonésie: le bilan d’un glissement de terrain près de Bandung monte à 17 morts

Le bilan d’un glissement de terrain survenu près de Bandung, sur la grande île de Java, est monté à 17 morts, a indiqué lundi un responsable des secours alors que 80 personnes étaient portées disparues dimanche.Provoqué par des pluies torrentielles, un énorme éboulement de terre a enseveli samedi vers 02H30 locales (19H30 GMT vendredi) des …

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L’or passe la barre historique des 5.000 dollars face à l’incertitude Trump

L’or évolue lundi au-dessus de la barre des 5.000 dollars pour la première fois de son histoire, profitant de son statut de valeur refuge face aux incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires suscitées par la présidence de Donald Trump.Le prix du métal jaune, stimulé par l’affaiblissement du dollar, progresse sans discontinuer depuis deux ans: l’once (31,1 grammes) valait un peu plus de 2.000 dollars en janvier 2024.Lundi vers 03H30 GMT, le métal jaune grimpait de 1,85%, à 5.080 dollars l’once, après avoir atteint un record de 5.093,05 dollars à 02H27 GMT.Sa progression récente a été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain a dit vouloir s’emparer, menaçant ses alliés européens de taxes douanières en cas d’opposition.Le relatif apaisement cette semaine au Forum économique mondial de Davos (Suisse), où Donald Trump a retiré ses menaces de nouveaux droits de douane, n’a pas stoppé l’ascension de l’or.Les cours restent aussi sensibles aux évolutions géopolitiques en Ukraine, à Gaza ou en Iran.Les revirements fréquents de l’administration américaine créent un climat d’incertitude aux Etats-Unis, détournant les investisseurs du dollar et des obligations d’Etat, habituellement considérés comme des valeurs refuges concurrentes de l’or.Les investisseurs sont “réticents à abandonner” le précieux métal, “au cas où Donald Trump se réveillerait avec une nouvelle idée controversée”, explique Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.- Tensions systémiques -“Compte tenu des tensions systémiques qui pèsent sur l’économie et l’ordre politique mondiaux, les métaux précieux constituent un véritable refuge”, observe lui aussi Kyle Rodda, analyste en Australie de Capital.com.”Associés à la politique monétaire expansionniste, au développement massif de l’intelligence artificielle, à la remilitarisation (des Etats) et aux attaques (de l’administration Trump) contre la Réserve fédérale américaine (Fed), les métaux précieux sont au cœur d’une conjoncture exceptionnelle”, explique-t-il.Les pressions et critiques du locataire de la Maison Blanche contre la Réserve fédérale (Fed) et son président, Jerome Powell, pour qu’ils abaissent davantage les taux directeurs américains renforcent ces réticences et alimentent la crainte d’une “Fed sous influence”, ajoute Stephen Innes, de SPI Asset Management.M. Powell a récemment révélé que le ministère de la Justice avait ouvert une procédure à son encontre, pouvant conduire à des poursuites pénales.Le patron de la banque centrale a dénoncé sans détour une tentative d’intimider l’institution parce qu’elle ne suit pas “les préconisations du président”.- L’argent aussi à un record -Mais selon Neil Wilson, de Saxo Markets, “un facteur beaucoup plus important” soutient le cours de l’or ces derniers mois: “la dépréciation des devises et l’augmentation du niveau d’endettement” des Etats, “qui se traduisent par une soif insatiable” d'”actifs tangibles”, attachés à une valeur concrète.En d’autres termes, les investisseurs cherchent à sécuriser leur patrimoine en se tournant vers des actifs réels, comme l’or, capables de préserver leur valeur sur le long terme.D’autres métaux précieux suivent l’envolée de l’or ces derniers mois, dont l’argent, qui a plus que doublé en valeur depuis octobre 2025.Egalement poussé par la demande industrielle dans le solaire et l’électronique, le métal argenté a dépassé pour la première fois les 100 dollars l’once vendredi.Lundi à 02H49 GMT, il a atteint comme l’or un niveau jamais vu, 109,45 dollars l’once. Vers 03H30 GMT, il s’affichait en hausse de 5,58% à 108,89 dollars.Le prix de l’argent s’emballe en pleine euphorie spéculative, porté par “la peur de rater une opportunité”, ou “FOMO” en anglais, mais aussi par “des rumeurs de pénurie d’approvisionnement”, constate David Morrison, analyste chez Trade Nation.

Le maire d’Orange Yann Bompard condamné à cinq ans d’inéligibilité

Le maire d’Orange (Vaucluse), Yann Bompard, a été condamné lundi à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.Le tribunal correctionnel de Marseille a également condamné la députée RN Marie-France Lorho à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail de collaborateur parlementaire alors que M. Bompard ne l’effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie d’Orange.Les deux prévenus ont également été condamnés à des amendes de 10.000 et 15.000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75.000 euros à l’Assemblée nationale, partie civile.Le tribunal a rappelé que leur statut d'”élu de la République”, leur conférait “un devoir d’exemplarité exacerbé”, et qu’en ce sens, les délits de détournement de fonds public, de recel de détournement de fonds publics et pour Mme Lorho, de subornation de témoin, étaient “particulièrement graves”.Expliquant la décision d’exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n’étaient “pas aptes à exercer (leurs) fonctions et ce dès aujourd’hui”.

Indonésie: le bilan du glissement de terrain s’alourdit, plus de 70 disparus

Le bilan d’un glissement de terrain survenu samedi près de Bandung, sur la grande île de Java, est monté à 17 morts lundi et pourrait encore s’alourdir alors que plus de 70 personnes sont toujours portées disparues.Des dizaines de personnes sans nouvelles de leurs proches attendent dans l’angoisse lundi près du village de Pasirlangu, à 25 km du nord-ouest de Bandung, l’un des deux villages en partie enseveli samedi vers 02H30 (19H30 GMT vendredi) par un énorme éboulement de terrain provoqué par des pluies torrentielles.”Il est impossible qu’ils soient encore en vie. Je veux juste que leurs corps soient retrouvés”, a témoigné Aep Saepudin, un homme qui se rend quotidiennement au village pour obtenir des nouvelles des 11 membres de sa famille portés disparus, parmi lesquels sa sœur.”Le bilan du glissement de terrain survenu à l’ouest de Bandung s’élève désormais à 17 morts”, a indiqué lundi Abdul Muhari, porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB). Des responsables locaux ont ajouté que 73 personnes étaient toujours portées disparues.Plus d’une cinquantaine de maisons ont été gravement endommagées et plus de 650 personnes ont été évacuées, a ajouté l’agence locale de gestion des catastrophes.Quelque 2.000 militaires, policiers et volontaires, aidés d’équipements lourds, participent lundi aux opérations de recherche au pied du Mont Burangrang, sous de lourds nuages menaçants, a constaté une journaliste de l’AFP.Les secouristes procédaient avec prudence, creusant parfois à la main, par crainte d’un nouvel éboulement en raison de l’instabilité du terrain et des précipitations qui se poursuivent.”Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les risques de glissements de terrain ultérieurs”, a déclaré Rifaldi Ashabi, un secouriste de 25 ans.- Déforestation -Les catastrophes comme les glissements de terrain sont fréquents en Indonésie pendant la saison des pluies, qui s’étend habituellement d’octobre à mars et détrempe les sols.En novembre, trois provinces de l’île occidentale de Sumatra ont été dévastées par des inondations qui ont fait quelque 1.200 morts alors que des centaines de milliers d’habitants privés de toit ont été déplacés et hébergés dans des abris d’urgence. Ecologistes, experts et même le gouvernement indonésien ont souligné la responsabilité de la déforestation dans les crues et les glissements de terrain qui ont dévasté ces trois provinces de Sumatra.Les autorités ont annoncé la semaine dernière la révocation des permis de 28 entreprises d’exploitation forestière, minières et hydroélectriques, en réponse aux inondations.Le gouvernement indonésien a intenté dans le même temps plusieurs actions en justice, réclamant plus de 200 millions de dollars de dommages et intérêts contre six entreprises accusées de dommages environnementaux non spécifiés.Le gouverneur de Java occidental, Dedi Mulyadi, a attribué la catastrophe de samedi aux vastes plantations qui entourent Pasirlangu, principalement utilisées pour la culture de légumes, et s’est engagé à reloger les habitants touchés.”Cette zone devrait être reboisée. Les habitants de la région devraient être relogés car le risque de glissement de terrain est élevé”, a déclaré M. Dedi.Plus de 240.000 hectares de forêt primaire ont été perdus en 2024 en Indonésie, selon l’analyse du projet Atlas Nusantara de la start-up de surveillance de la forêt The TreeMap. Or, ces forêts contribuent à absorber les eaux de pluie et à stabiliser le terrain grâce aux racines des arbres.

Dollar sinks on yen intervention talk, gold breaks $5,000

The dollar fell in Asian trade Monday amid speculation US officials could join their Japanese counterparts to help support the yen after a recent sell-off, while equities started the week on a mixed note.Reports that the Federal Reserve Bank of New York had checked in with traders about the yen’s exchange rate sparked a surge in the Japanese currency, according to Bloomberg, pushing it up more than one percent to 153.89 per dollar — its strongest level since November.The yen has been sliding amid worries about Japan’s fiscal position, the central bank’s decision not to hike interest rates further and expectations that the US Fed will hold off cutting its own borrowing costs this week.The last time Japanese authorities stepped in to support their unit was in 2024 when it hit 160 to the greenback.The prospect of authorities stepping into financial markets saw the dollar retreat across the board, with the euro, pound and South Korean won also well up while the Singapore dollar hit an 11-year high.That in turn sent gold prices surging more than two percent and past $5,000 for the first time.Talk of joint intervention was fanned Monday by top currency chief Atsushi Mimura, who said Tokyo “will continue responding appropriately against FX moves, working closely with US authorities as needed, in line with the joint statement issued by the Japanese and US finance ministers last September”.His remarks came a day after Japanese Prime Minister Sanae Takaichi warned: “We will take all necessary measures to address speculative and highly abnormal movements.”Stephen Innes at SPI Asset Management said: “Early Asia saw the dollar pushed lower as rate-check chatter swirled around the Fed, and intervention-tinged language out of Tokyo reminded the market that yen weakness is no longer a free carry.”In thin early Asian liquidity, the yen jumped, and that was enough to knock the broader dollar back into the Asia open.”- Eyes on Fed meeting -Lloyd Chan, at MUFG, added: “The balance of risks may point toward dollar vulnerability and heightened two-way volatility in USD/JPY as markets navigate intervention uncertainty and evolving policy expectations around BoJ policy stance and Japan Prime Minister Takaichi’s fiscal policy.”The weakening dollar helped send gold to a peak of $5,111.07 per ounce. Silver broke $100 Friday and spiked above $109 Monday.The precious metals have been hitting multiple records of late owing to a rush into safe havens by traders spooked by rising geopolitical concerns, including Donald Trump’s intervention in Venezuela and a recent warning to Iran.Strong central bank demand and elevated inflation have added to the mix, along with fresh worries of another US government shutdown.”Over the past few days, gold’s price action has been textbook safe-haven behaviour,” said Fawad Razaqzada, market analyst at Forex.com.”Underlying demand for protection is still there. Confidence in the dollar and bonds look a bit shaky.”The latest developments come ahead of the Fed’s next policy meeting this week, which is expected to see officials stand pat on rates, having cut in the past three.”We don’t expect to learn a lot at the January FOMC meeting. The Fed is on hold but remains data dependent. The balance of risks around the two mandates hasn’t changed much since December,” wrote Bank of America economists, referring to the bank’s goal of keeping a cap on inflation and supporting the jobs market.”Chair Powell’s press conference might be dominated by questions about politics rather than policy. On the latter, however, market pricing creates risks of a dovish surprise.”Trump has made no secret of his disdain for Powell, claiming there is “no inflation” and repeatedly questioning the Fed chair’s competence and integrity.Equity markets struggled after a soft lead from Wall Street on Friday.Tokyo sank 1.8 percent owing to the stronger yen, which weighs on Japanese exporters, while Shanghai, Singapore, Seoul and Manila and Bangkok also retreated.Hong Kong, Taipei and Wellington rose.London opened on the front foot, while Paris fell and Frankfurt was flat.Oil prices extended Friday gains of almost three percent that came after Trump said a US “armada” was heading towards the Gulf and that Washington was watching Iran closely.The president has repeatedly left open the option of new military action against Tehran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war in June aimed at degrading Iranian nuclear and ballistic missile programmes.- Key figures at around 0815 GMT -Dollar/yen: DOWN at 154.20 yen from 157.00 yen on FridayEuro/dollar: UP at $1.1845 from $1.1823Pound/dollar: UP at $1.3650 from $1.3636Euro/pound: UP at 86.76 pence from 86.70 penceTokyo – Nikkei 225: DOWN 1.8 percent at 52,885.25 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.1 percent at 26,765.52 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 4,132.61 (close)London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 10,162.02 West Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $61.11 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $65.93 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.6 percent at 49,098.71 (close)

Clinton et Obama appellent les Américains au sursaut après les événements de Minneapolis

Les ex-présidents Bill Clinton et Barack Obama ont appelé les Américains à défendre leurs valeurs, après la mort d’un deuxième citoyen à Minneapolis, tué par la police fédérale, que Trump impute au “chaos” créé par les démocrates.Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balles samedi lors d’une manifestation contre des opérations de la police de l’immigration (ICE).Son décès vient aggraver une situation déjà tendue à l’extrême depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l’ICE à Minneapolis déjà.”Il appartient à tous ceux d’entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s’exprimer”, a déclaré dimanche l’ancien dirigeant démocrate Bill Clinton, estimant que l’administration Trump “nous a menti” au sujet de ces deux décès.Barack Obama, lui aussi ex-président démocrate, a appelé à un “sursaut” des citoyens alors que les valeurs fondamentales sont “attaquées”.Donald Trump, lui, a imputé ces deux morts aux élus démocrates de la ville et de l’Etat, qui s’opposent à son action.”Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates”, a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.Minneapolis est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l’ICE.Dimanche, ils étaient nombreux à se recueillir dans un froid glacial devant un mémorial de fortune dressé en hommage à Alex Pretti, sur le lieu des tirs.”Je suis triste et en colère face à cette perte”, a déclaré Lucy, une habitante de Minneapolis rencontrée par l’AFP.”Mais je n’ai pas peur d’être là et je n’ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste”, a-t-elle ajouté.Dans le centre de cette ville d’un peu plus de 400.000 habitants, près d’un millier de personnes se sont rassemblées à la mi-journée en hommage à Alex Pretti et contre les actions des forces de l’ordre fédérales, a constaté un photographe de l’AFP.- “Mensonges écoeurants” -Comme il l’avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem l’accusant notamment de “terrorisme” car il s’apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.Une analyse par l’AFP de plusieurs vidéos de l’événement semble pourtant contredire cette version.Les images montrent Alex Pretti, téléphone à la main dans une rue enneigée, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol sur le trottoir et reçoit un jet de gaz lacrymogène au visage.Un agent le plaque ensuite contre le sol verglacé, plusieurs de ses collègues interviennent et luttent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un agent vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti qui est agenouillé et penché en avant, avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brutalement et tirent alors plusieurs fois à distance sur son corps inanimé. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre “des mensonges écoeurants” sur leur fils, “un être au grand coeur”.- “Chaos” -De nombreux élus de l’opposition ont exprimé leur colère face aux allégations du gouvernement.”Cela devrait faire flipper le grand public américain que l’administration Trump mente de manière si facile”, a dénoncé sur CNN le sénateur démocrate Chris Murphy.Les dirigeants de 60 entreprises dont le siège social se trouve dans le Minnesota, dont les géants Target et General Mills, ont signé une lettre ouverte “appelant à une désescalade immédiate des tensions et à la collaboration des autorités locales, régionales et fédérales pour trouver des solutions concrètes”.Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, avait réclamé samedi que l’enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales. “On ne peut pas se fier à l’Etat fédéral”, a-t-il affirmé.Dans une décision samedi soir, un juge fédéral a par ailleurs ordonné à l’administration Trump de préserver les preuves liées à la mort d’Alex Pretti.Malgré la mort de l’infirmier, le haut responsable de la police aux frontières Greg Bovino a soutenu dimanche sur CNN que “les victimes, ce sont les agents” et a vanté leur “super boulot”.