Merz plaide pour une relation plus “juste” avec la Chine

Le chancelier Friedrich Merz a plaidé mercredi pour une coopération renforcée mais plus “juste” avec la Chine, au premier jour d’une visite chez le principal partenaire commercial de l’Allemagne, de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent pour le “Made in Germany”.M. Merz, arrivé à la tête d’une importante délégation de chefs d’entreprise, a appelé de ses voeux, au cours de ses entretiens avec le Premier ministre Li Qiang puis le président Xi Jinping, une discussion ouverte sur les sujets de désaccord cités avant son voyage.Ils sont multiples : déséquilibre croissant des échanges en faveur de la Chine, distorsion de concurrence, restrictions d’accès aux marchés et sécurité des approvisionnements en terres rares sur lesquelles la Chine a la haute main, subventions de l’Etat aux entreprises chinoises, taux de change de la monnaie chinoise…”Il y a des défis”, mais “le cadre dans lequel nous évoluons est remarquablement bon”, a assuré M. Merz à l’occasion de ses entretiens avec le président Xi. M. Xi, qui reçoit les dirigeants étrangers les uns après les autres depuis quelques mois, a aussi affirmé son souhait de “nouvelles avancées” dans la relation.”Plus le monde est troublé et compliqué, plus il est important que la Chine et l’Allemagne renforcent leur communication stratégique”, a-t-il souligné.- “Incontournable” -M. Merz effectue pendant un peu moins de deux jours sa première visite en Chine depuis sa prise de fonctions en 2025. Après les dirigeants français, canadien ou britannique, il est le dernier en date à effectuer le déplacement de Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump bouscule l’ordre établi, à coups de droits de douane et de remise en question des anciennes alliances.”La Chine est devenue incontournable pour tout le monde”, a dit M. Merz avant son départ mardi.Une source gouvernementale allemande a minimisé les espoirs d’annonces spectaculaires. Elle a souligné qu’il s’agissait d’un premier séjour pour le chancelier et qu’il ne s’agissait pas de “donner l’impression que nous entrons dans un nouveau printemps des relations germano‑chinoises”.Mais elle a assuré que la délégation avait reçu “quelques engagements” jugés sérieux et elle a fait miroiter “des choses tangibles” de la part de la Chine “dans un avenir proche”.Devant ses interlocuteurs, le président Xi présente invariablement son pays comme un partenaire fiable et constant et un champion du multilatéralisme et du libre-échange avec lequel leur pays a tout intérêt à traiter. La Chine a elle-même livré une âpre bataille commerciale et diplomatique aux Etats-Unis sous Donald Trump, qui est annoncé à Pékin fin mars.La première économie européenne, très dépendante des exportations, a subi ces derniers mois les effets de ces tensions globales. Elle pâtit aussi de la pression grandissante de la concurrence chinoise : en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.- Véhicules autonomes -Comme ses partenaires de l’Union européenne, l’Allemagne s’alarme de la poussée des véhicules électriques chinois et du déversement en Europe des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz au Premier ministre chinois.M. Merz entend poursuivre avec la Chine une politique de diminution des risques et des dépendances sans pour autant rechercher un  “découplage” qui se retournerait contre l’Allemagne.Les entrepreneurs qui l’accompagnent, comme les patrons de Volkswagen, BMW et Mercedes, entendent “saisir les nouvelles opportunités offertes par nos relations économiques”, a-t-il dit.M. Merz assistera jeudi à la présentation de véhicules autonomes par le constructeur Mercedes. Il se rendra ensuite à Hangzhou, pôle technologique, pour visiter le groupe de robotique Unitree et l’énergéticien Siemens Energy.M. Merz avait dit avant son départ vouloir évoquer la guerre en Ukraine, en comptant sur les bonnes relations de Pékin avec Moscou.Le président Xi lui a cependant opposé la position de principe de son pays préconisant le “dialogue et la négociation” en prenant en compte “les inquiétudes légitimes de toutes les parties”, a rapporté l’agence Chine nouvelle.

Christophe Leribault, un conservateur d’art expérimenté en mission déminage au Louvre

Un conservateur d’art expérimenté en opération déminage: Christophe Leribault, passé mercredi de la présidence du château de Versailles à celle du Louvre, prend la tête d’un musée en crise depuis le cambriolage du 19 octobre où il devra mettre à profit son savoir-faire dans la gestion des institutions culturelles.Nommé en remplacement de Laurence des Cars, à qui il avait déjà succédé fin 2021 à la tête du musée d’Orsay, ce conservateur du patrimoine de 62 ans dirigeait le château de Versailles depuis mars 2024 où il laissera de très bons souvenirs au maire de la ville.”Je le vois partir avec regrets”, déclare à l’AFP François de Mazières (divers droite), louant ses qualités “humaines et professionnelles”. “C’est quelqu’un de très apprécié, au caractère chaleureux, et c’est aussi un grand conservateur”, ajoute l’édile, qui siégeait à ses côtés au conseil d’administration de Versailles.A la tête du château iconique de Louis XIV, M. Leribault, né le 14 octobre 1963 dans le Val-d’Oise, a accueilli des compétitions des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et poursuivi les grands projets de restauration et d’ouverture à l’art contemporain.”Je ne souhaite pas faire que du Louis XIV”, avait-il déclaré au Figaro en juin 2025. Comme au Louvre, ce passionné d’art a aussi fait adopter fin 2025 la hausse du prix d’entrée à Versailles pour les visiteurs non-européens afin de regarnir les caisses de l’Etat. La mesure a été combattue par les syndicats au Louvre mais a fait moins de vagues à Versailles. Consulté à cette occasion par M. Leribault, le délégué CGT du Louvre Gary Guillaud dit avoir pu observer “la qualité du dialogue social” instauré à Versailles et a formé l’espoir qu’il maintiendra cet état d’esprit dans ses nouvelles fonctions. Déléguée CFDT au Louvre, Valérie Baud confie, elle, avoir eu des “échos positifs” du haut fonctionnaire qui devra notamment répondre à la mobilisation engagée depuis mi-décembre par les personnels du musée parisien pour de meilleures conditions de travail. Pour régler le plus long conflit social de l’histoire du Louvre, “on a besoin d’un apaisement social”, a-t-elle ajouté, déplorant l'”impasse” des discussions avec l’ancienne direction. – “Climat de confiance” -Ce ne sera pas la seule mission de celui qui a débuté sa carrière comme conservateur au musée Carnavalet (1990-2006) avant de devenir directeur adjoint du département des arts graphiques au Louvre (2006-2012) où il fait donc son retour dans un climat très lourd.Le cambriolage du 19 octobre a mis au jour une série de failles dans la sécurisation du musée, frappé par ailleurs par une impressionnante série noire (inondation, fermeture d’une galerie pour vétusté, fraude à la billetterie…).”Christophe Leribault aura pour priorité de renforcer la sûreté et la sécurité du bâtiment, des collections et des personnes, de restaurer un climat de confiance et de porter, avec l’ensemble des équipes, les transformations nécessaires au musée”, a énuméré dans un communiqué le ministère de la Culture, son autorité de tutelle. Dans ses précédentes fonctions, Christophe Leribault avait été salué pour ses politiques d’ouverture. A Orsay et à l’Orangerie, il avait voulu faire de ces musées “des lieux en prise avec les préoccupations et les interrogations de notre temps”, selon sa propre expression.Il peut également se targuer d’avoir fait massivement revenir le public à Orsay après la fin de la crise sanitaire grâce à des expositions “blockbusters”, comme celles consacrées à Edvard Munch ou à Van Gogh à Auvers-sur-Oise.Pendant son mandat à la direction du Petit Palais, où il avait été nommé en 2012, ce musée s’était considérablement développé, porté par une politique d’éducation artistique très active.En février 2024, il avait été choisi par Emmanuel Macron pour prendre la tête du château de Versailles, l’un des postes les plus convoités de la culture en France.Spécialiste du XVIIIe siècle, Christophe Leribault a été élu à l’Académie des beaux-arts en 2023.

Près du Capitole, des élus démocrates boudent Trump avec leur contre-discours

A l’ombre de la coupole illuminée du Capitole, où Donald Trump s’exprimait devant le Congrès, des parlementaires démocrates ayant décidé de bouder le discours sur l’état de l’Union du président américain ont pris mardi la parole pour ne pas “rester les bras croisés”.Le rassemblement, baptisé “l’état de l’Union du peuple”, s’est tenu dans la nuit …

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Ali Larijani, l’homme des coulisses de la politique nucléaire de l’Iran

Lorsque les discussions entre Téhéran et Washington reprendront jeudi à Genève, Ali Larijani, principal responsable des dossiers sécuritaires en Iran, ne sera pas dans les murs, mais jouera un rôle clé en coulisses.A la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani est de nouveau au coeur de la politique nucléaire et de la …

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Vins, engrais: l’UE annonce des aides à des agriculteurs “sous pression”

Quarante millions d’euros pour les producteurs de vins français, et une suspension d’un an des taxes sur certaines importations d’engrais: le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a mis en avant dans un entretien à l’AFP, des mesures de soutien aux agriculteurs, avant sa visite mercredi au Salon de l’agriculture. “Le secteur est sous pression pour …

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Abigail Spanberger, une étoile montante démocrate qui donne la réplique à Trump

La gouverneure Abigail Spanberger, choisie pour donner mardi la réplique au président américain lors de son discours de politique générale, pourrait incarner la stratégie de l’opposition démocrate, qui cherche comment mieux peser face à Donald Trump.A quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui pourraient renverser en novembre le rapport de force avec un …

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Gavin Newsom publie ses mémoires, ballon d’essai avant la présidentielle américaine de 2028

Le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newson, considéré comme l’un des plus sérieux candidats potentiels à la présidentielle de 2028, a publié mardi ses mémoires – un passage obligé avant une éventuelle entrée en campagne, selon des experts de la politique américaine.Dans le même camp, le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro a sorti son propre livre …

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