Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Le trafic de drogues s’invite dans la campagne des municipales

Le narcotrafic bouscule la campagne des élections municipales: de gauche comme de droite, les prétendants au fauteuil de maire rivalisent de promesses sécuritaires pour endiguer les trafics et les violences qui en découlent. A Clermont-Ferrand, la droite, qui veut ravir la mairie à la gauche, a fait de la question du trafic et plus largement de l’insécurité sa priorité.Signe que ce fléau n’est plus le lot que des grandes métropoles, cette ville de 150.000 habitants a connu en 2025 de violents règlements de comptes liés au narcotrafic, dont cinq homicides, selon la préfecture.Julien Bony, candidat LR, promet 100 policiers municipaux supplémentaires: il veut qu’ils soient armés car allant “au devant d’une plus grande violence” de la part de trafiquants qui “ne font pas la différence entre un policier municipal et un policier national”.Le maire PS sortant Olivier Bianchi, candidat à sa réélection, répond avoir augmenté les effectifs, passés de 40 à 70 policiers municipaux depuis son premier mandat en 2014. Mais il plaide avant tout pour plus d'”enquêteurs”, “une justice avec des moyens et des prisons qui ne soient pas surpeuplées”.- Revirement -A Bordeaux, exemptée jusque-là d’un narcotrafic massif, une fusillade mortelle fin décembre n’a pas manqué d’alimenter la campagne municipale dans laquelle les candidats situés à la droite du maire écologiste Pierre Hurmic, candidat à sa succession, insistent beaucoup sur le thème de la sécurité, préconisant notamment une augmentation du nombre de policiers municipaux et leur armement généralisé. Dans la deuxième ville de Bretagne, Brest, le scrutin de mars pourrait être l’occasion de mettre fin à une exception: après une longue opposition, François Cuillandre, maire PS depuis 2001, a promis une police municipale s’il était réélu pour un cinquième mandat. Le pays a “changé”, notamment avec la montée du narcotrafic, avait-il justifié début janvier pour expliquer son revirement.”Le fait qu’on fasse une police municipale de proximité va permettre à la police nationale de remplir au mieux ses missions régaliennes, notamment de lutter” contre ce trafic, avait développé l’élu, allié aux écologistes.”La question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes” des candidats, plaide le militant écologiste et antidrogue marseillais Amine Kessaci, qui estime que le sujet n’est “pas assez” évoqué dans la campagne. Le jeune homme de 22 ans, dont les deux frères ont été assassinés, veut créer après les élections une “association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic”. “Il n’y a plus de zones blanches” sans narcotrafic, estime Jérôme Durain, ex-sénateur socialiste cosignataire de la proposition de loi contre le narcotrafic adoptée l’été dernier.   La multiplication “des phénomènes criminels inconnus dans certains territoires” (meurtres et tentatives de meurtres, enlèvements et séquestrations dans le cadre de règlements de comptes) “crée un sujet politique” pour les maires, tenus par leurs administrés de s’expliquer sur l’insécurité dans les petites et moyennes villes, analyse-t-il. – Cible de choix -Face à un possible risque de corruption des élus locaux, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), Christian Charpy, a appelé les candidats à la plus grande vigilance quant au financement de leur campagne. “Premier officier chargé de la sécurité publique et de la tranquillité publique”, le maire peut être une cible de choix à corrompre pour les réseaux criminels, ajoute-t-il. Avant de nuancer: il n’a pas eu vent “de situations dans lesquelles ce risque est avéré”.   Autre promesse de candidats, installer plus de caméras de surveillance dans les rues. Le maire sortant de Lyon, l’écologiste Grégory Doucet, s’y refusait en début de mandat en 2020: il a changé d’avis en 2024 et en promet davantage en cas de réélection.  La lutte contre le narcotrafic “ne se joue pas à quelques caméras supplémentaires”, tempère Anne Vignot, maire sortante écologiste de Besançon. Cette ville de 120.000 habitants entre la Suisse et l’Allemagne a connu de violents affrontements entre bandes rivales en 2019. Malgré leur démantèlement, le trafic y est toujours très présent.Pour l’édile, qui se présente pour un second mandat, il faut aussi “agir à la racine” en ciblant les consommateurs “avec des actions d’information et de prévention”. Elle réclame l’ouverture d’une halte soins addictions, une salle de consommation de drogue similaire à celles de Paris et Strasbourg, quand son rival Ludovic Fagaut, tête d’une liste rassemblant LR et le MoDem, souhaite utiliser la loi narcotrafic pour “faire en sorte que les bailleurs sociaux expulsent des personnes” impliquées dans le trafic.  burs-mby/asl/gvy

Reactions to the second killing by US federal agents in Minneapolis

The killing of a US citizen by federal immigration agents in Minneapolis on Saturday triggered a wave of criticism, from family members and local leaders to Hollywood stars.Federal agents shot Alex Pretti, a 37-year-old intensive care nurse, less than three weeks after an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer shot and killed Renee Good, also 37, in her car.The Department of Homeland Security (DHS) said Pretti was found to be carrying a pistol and ammunition, but cell phone footage of the incident has raised serious questions about the federal government’s description of the incident.- Local leaders -Minnesota Governor Tim Walz called the shooting “horrific” and demanded state authorities lead the investigation.”The federal government cannot be trusted to lead this investigation. The state will handle it, period,” Walz told a news conference.Senator Bill Cassidy, a Louisiana Republican, wrote on X: “The events in Minneapolis are incredibly disturbing. The credibility of ICE and DHS are at stake.””There must be a full joint federal and state investigation. We can trust the American people with the truth.”Minneapolis Mayor Jacob Frey urged President Donald Trump to end the immigration operation, which has sparked sometimes violent demonstrations.”This is a moment to act like a leader. Put Minneapolis, put America first in this moment — let’s achieve peace. Let’s end this operation,” Frey told a news conference.- Family and colleagues -Pretti’s parents said in a statement he was “a kindhearted soul who cared deeply for his family and friends.” “The sickening lies told about our son by the administration are reprehensible and disgusting,” they said.”Alex is clearly not holding a gun when attacked by Trump’s murdering and cowardly ICE thugs.”Dimitri Drekonja, chief of the Infectious Diseases Section at the Minneapolis Veterans Affairs hospital and a colleague of Pretti, called him “a good kind person who lived to help.”Pretti was a nurse working “to support critically ill Veterans,” he said in a post on the Bluesky social media platform.- Hollywood -Hollywood stars used red carpet appearances at the Sundance Film Festival in Utah on Saturday to denounce the killing.Olivia Wilde said the shooting was “unfathomable.””I can’t believe that we’re watching people get murdered in the street,” she told AFP at “The Invite” premiere.”These brave Americans who have stepped out to protest the injustice of these ICE quote/unquote ‘officers,’ and watching them be murdered — it’s unfathomable. We cannot normalize it.”Natalie Portman, who was promoting “The Gallerist,” became emotional as she described her feelings about a “horrible day.””What is happening in our country is just obscene,” she told AFP.”What (President Donald) Trump and (Homeland Security Secretary) Kristi Noem and ICE are doing to our citizens and to undocumented people is outrageous and needs to end.”- Gun rights groups -Some gun rights advocates — often staunch supporters of the Republican president — raised concerns about the Trump administration quickly linking Pretti’s legal gun possession to an intent to do harm.The Gun Owners of America (GOA) condemned a statement by Bill Essayli, a federal prosecutor in California, who had said on X: “If you approach law enforcement with a gun, there is a high likelihood they will be legally justified in shooting you.””The Second Amendment protects Americans’ right to bear arms while protesting — a right the federal government must not infringe upon,” GOA said in a statement.The National Rifle Association said the sentiment of Essayli’s statement was “dangerous and wrong.””Responsible public voices should be awaiting a full investigation, not making generalizations and demonizing law-abiding citizens,” it said on X.

Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe à disposition de la justice française

Le pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, se trouve dimanche au mouillage dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos, sous la garde de la Marine et à la disposition de la justice française.Le navire a été escorté jusqu’au golfe de Fos, dans le sud de la France, pour y être “maintenu à la disposition du procureur de la République de Marseille, dans le cadre de l’enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon”, avait indiqué samedi la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Le parquet de Marseille doit procéder, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications sur le Grinch.Selon une source proche du dossier, le capitaine et son équipage devraient être entendus dans le cadre de cette enquête.Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, a constaté dimanche matin un photographe de l’AFP.Il est entouré d’un navire de la Marine nationale, également au mouillage à proximité, ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie, dont l’une tourne autour du Grinch.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le pétrolier avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement transmises par la Marine nationale l’on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, ndlr) aux personnels présents sur la passerelle.A la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon. Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté qui permet de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe à disposition de la justice française

Le pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, se trouve dimanche au mouillage dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos, sous la garde de la Marine et à la disposition de la justice française.Le navire a été escorté jusqu’au golfe de Fos, dans le sud de la France, pour y être “maintenu à la disposition du procureur de la République de Marseille, dans le cadre de l’enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon”, avait indiqué samedi la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Le parquet de Marseille doit procéder, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications sur le Grinch.Selon une source proche du dossier, le capitaine et son équipage devraient être entendus dans le cadre de cette enquête.Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, a constaté dimanche matin un photographe de l’AFP.Il est entouré d’un navire de la Marine nationale, également au mouillage à proximité, ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie, dont l’une tourne autour du Grinch.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le pétrolier avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement transmises par la Marine nationale l’on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, ndlr) aux personnels présents sur la passerelle.A la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon. Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté qui permet de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Le gouvernement inscrit le rythme de réchauffement dans la réglementation

+4°C en France métropolitaine à horizon 2100, +2,7°C en Martinique, +2,9°C à La Réunion… Le gouvernement a inscrit dans la réglementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, selon un arrêté au Journal Officiel publié dimanche. Attendu depuis plusieurs mois, l’arrêté fixant la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique, ou Tracc, a été publié après une consultation publique lancée en septembre.Cette trajectoire s’appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.Pour la France métropolitaine le réchauffement anticipé dans ce document est ainsi de 2°C à l’horizon 2030, de 2,7°C à l’horizon 2050 et de 4°C à l’horizon 2100.Pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4°C à l’horizon 2030, de 1,9°C à l’horizon 2050, et de 2,7°C à l’horizon 2100.Pour la Guyane il est de 1,7°C à l’horizon 2030, 2,3°C à l’horizon 2050, et 3,5°C à l’horizon 2100. Pour La Réunion, respectivement de 1,5°C, 2°C et 2,9°C. Pour Mayotte il est de 1,5°C, 2°C, et 3°C.La France, comme plus généralement l’Europe, devrait continuer, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, à se réchauffer plus rapidement que la moyenne de la planète, d’après les projections des climatologues.Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), a observé l’observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel publié à la mi-janvier.L’ensemble des plans, nationaux ou locaux, adoptés pour l’adaptation au changement climatique devraient ainsi se fier aux mêmes projections de températures.

Man killed by US federal agents was nurse who ‘wanted to make a difference’

The US citizen shot dead by federal immigration agents in Minneapolis on Saturday was an intensive care nurse at a local veterans’ hospital who “wanted to make a difference in this world,” family members said.Alex Pretti, 37, was shot and killed while scuffling with immigration officials on an icy roadway in the Midwestern city, less than three weeks after an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer shot and killed Renee Good, also 37, in her car.The latest killing sparked fresh protests and rebukes from local officials, who disputed the Trump administration’s quick claims that Pretti intended to harm federal agents as he participated in demonstrations against a sweeping immigration crackdown.Pretti was “a kindhearted soul who cared deeply for his family and friends” and those he cared for at a Minneapolis Veterans Affairs (VA) hospital, his parents said in a statement on Saturday. “Alex wanted to make a difference in this world. Unfortunately, he will not be with us to see his impact,” his parents said. Dimitri Drekonja, chief of the Infectious Diseases Section at the Minneapolis VA hospital and a colleague of Pretti’s, called him “a good kind person who lived to help.””He had such a great attitude. We’d chat between patients about trying to get in a mountain bike ride together. Will never happen now,” Drekonja wrote on the social media platform Bluesky.He said Pretti was a nurse working “to support critically ill Veterans.”Pretti graduated from high school in Green Bay, Wisconsin, in 2006, according to local media reports. He went to nursing school before joining the VA.Trump administration officials have sought to brand Pretti as a violent aggressor but their accounts are contradicted by video, which AFP has not verified, aired widely by US media.Pretti’s parents said their son had stepped in front of a federal agent who shoved a woman protester shortly before his death.They denounced what they called “sickening lies” from the Trump administration and said the gun found on Pretti, which local officials said he was licensed to carry, was not in his hand when he was shot.”Alex is clearly not holding a gun when attacked by Trump’s murdering and cowardly ICE thugs,” his parents said in the statement.”He has his phone in his right hand and his empty left hand is raised above his head while trying to protect the woman ICE just pushed down all while being pepper sprayed.”The family asked the public to “get the truth out about our son. He was a good man.””We are heartbroken but also very angry,” they said.