“Comic strip”, cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot

Quelque 700 anonymes arborant souvent des touches de vichy rose ont participé mercredi soir, en l’église Saint-Roch à Paris, à un hommage populaire à Brigitte Bardot, un mois après le décès de l’actrice inhumée à Saint-Tropez.Sur la chanson “Comic Strip”, l’un des grands succès de Brigitte Bardot en duo avec Serge Gainsbourg, la cérémonie a débuté avec l’entrée d’un cheval noir de race frison, portant jusqu’à l’autel une bannière de procession en vichy rose, imprimé emblématique de l’ancienne actrice dans les années 1960, a constaté l’AFP.Des personnalités dont Michel Drucker, Hervé Vilard, Hugues Aufray, Allain Bougrain-Dubourg ont assisté aux côtés d’anonymes à cette messe du souvenir, à l’initiative de l’Aumônerie nationale des artistes.BB était “une âme libre et singulière reliée à la nature et au vivant, attirant les animaux, les fragiles et sans-voix, comme dans un pays de fées”, a salué la chanteuse Jeane Manson, qui a interprété un “Ave Maria”.Dans son homélie, le père Laurent Chauvin, aumônier des artistes, a rendu hommage “à la belle personne qu’était Brigitte Bardot” au “statut unique devenu patrimoine immatériel”.Il a aussi tenu à présenter des excuses pour l’initiative du Vatican, qui avait utilisé une photo de la star pour illustrer la luxure, lors de l’exposition universelle de 1958 à Bruxelles.Marquée par plusieurs salves d’applaudissements, tradition réservée aux artistes, la messe s’est terminée avec “La Madrague” reprise en chœur par l’assistance.”Brigitte était une amie depuis les années 1960. C’était quelqu’un de profondément simple, profondément gentil, d’une modestie, d’une grande générosité. Tout sauf une star”, a confié à l’AFP Michel Drucker.”Je voulais absolument lui rendre hommage aujourd’hui. Son engagement pour les animaux est unique”, a confié Nathalie, une Parisienne de 65 ans, écharpe vichy autour du cou.”Le combat continue comme elle le voulait”, a assuré Max Guazzini, secrétaire général de la fondation Brigitte Bardot. L’actrice repose au cimetière marin du petit port de Saint-Tropez dont elle a fait la renommée, non loin de la maison de pêcheur où elle a vécu et est morte des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans.

‘I am a knight’: Paris’ last newspaper hawker gets top French award

Ali Akbar Akbar has been homeless, experienced extreme poverty and had been attacked. On Wednesday, President Emmanuel Macron made Pakistan-born Akbar, believed to be the last newspaper hawker in Paris, a knight in the national order of merit in recognition of his service to France. The French president praised Akbar’s “incredible destiny”, thanking the septuagenarian for arriving from Pakistan decades ago, selling newspapers for 50 years and carrying France in his heart.”Dear Ali, thank you for bringing political news to our terraces at the top of your lungs, for warming the hearts of the Flore, the Deux Magots, the Lipp brasserie,” Macron said in his speech at the Elysee Palace, referring to some of the French capital’s iconic cafes.”You are the accent of the 6th arrondissement. The voice of the French press,” Macron told Akbar, who was surrounded by his family.Akbar, who is known for inventing sensational headlines, sells his wares round the upmarket streets of Saint-German-des-Pres where he has become a neighbourhood legend.French has “become your language”, Macron told the slim, sharply dressed man. “You have learned to play with it, making it your own.””You have carried, if I may say so, the world in your arms and France in your heart,” Macron added. He praised Akbar as an example of integration which “makes our country stronger and prouder.””He is a magnificent example at a time when we so often hear bad news,” Macron said.”There are also many stories like Ali’s, of women and men who fled poverty to choose a country of freedom.”Akbar said he was “deeply moved” and already knew what he would shout on the streets of Paris in the coming days.”That’s it, I’m a knight! I’ve made it!” he said at the Elysee.Akbar arrived in France, hoping to escape poverty and send back money to his family in Pakistan. He worked as a sailor then a dishwasher in a restaurant in the northern city of Rouen.Then in Paris he bumped into French humourist Georges Bernier who gave him the chance to sell his satirical newspapers Hara-Kiri and Charlie Hebdo.Akbar said last year he could not believe Macron wanted to give him France’s top honour. “We often crossed paths when he was a student,” he said at the time.Akbar, who receives a pension of 1,000 euros ($1,175) a month, still works each day. On average, he sells about 30 newspapers every day, compared to between 150 and 200 when he started.He says he has no plans to give up “entertaining people with my jokes” any time soon.”I’m going to continue selling newspapers,” he said.

“Ça y est je suis chevalier!”: Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris

Emmanuel Macron a décoré mercredi des insignes de chevalier de l’Ordre national du mérite Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, “magnifique exemple” d’intégration “qui rend notre pays plus fort et plus fier”.”Très ému”, ce Pakistanais âgé de plus de 70 ans, arrivé en France quand il n’en avait que vingt, a expliqué avoir déjà en tête la fausse manchette de journal qu’il criera dans les prochains jours, lui qui aime clamer des titres parodiques: “Ça y est, je suis chevalier! J’ai réussi!””Vous êtes l’accent du VIe arrondissement. La voix de la presse française”, lui a dit le chef de l’État dans la salle des fêtes de l’Élysée, saluant cette figure incontournable du quartier de Saint-Germain-des-Prés.Il a souligné qu’après avoir affronté “la pauvreté, le travail imposé, les violences” dans son pays de naissance, “le sol français” lui avait donné “l’espoir d’une vie meilleure”.”C’est un magnifique exemple dans un moment où nous entendons si souvent les vents mauvais”… “il y a aussi beaucoup d’histoires comme Ali qui s’écrivent, de femmes et d’hommes qui ont fui la misère pour choisir un pays de liberté et qui y ont construit une vie qui rend notre pays plus fort et plus fier”, a insisté le président.- “Irrévérence tricolore” -Dès ses débuts de crieur dans les années 1970, grâce à une rencontre avec Georges Bernier, dit “le professeur Choron”, qui lui propose de vendre ses journaux satiriques Hara-Kiri et Charlie Hebdo, Ali Akbar a jeté son dévolu sur le quartier de Sciences Po.Là, il raconte avoir croisé de nombreux étudiants devenus depuis ministres ou députés. Voire président de la République, à l’instar d’Emmanuel Macron.Svelte, le visage fin, avec ses journaux sous le bras — essentiellement Le Monde aujourd’hui –, il sillonne encore ces rues de la rive gauche de la capitale en déclamant des manchettes humoristiques. Une manière de parodier les événements politiques avec le sourire.Le français est “devenu votre langue”, “vous apprenez à jouer avec, faisant vôtre, par là, une forme d’irrévérence tricolore”, lui a glissé le chef de l’État.”Vous avez porté, si je puis dire, le monde à bout de bras et la France dans votre cœur”, lui a-t-il encore dit, dans un clin d’œil au quotidien du soir.Il y a cinquante ans, Paris comptait une quarantaine de vendeurs de journaux à la criée, postés à des endroits stratégiques comme les bouches de métro. Lui s’était démarqué en choisissant de déambuler puis, dans les années 1980, en commençant à inventer des titres parodiques… et racoleurs.Il perçoit 1.000 euros de retraite par mois mais continue à travailler de 15H00 à 22H00. À l’heure du tout numérique, il écoule en moyenne une trentaine de journaux par jour, contre 150 à 200 à ses débuts.Et maintenant? “J’ai demandé de me trouver une place ici!”, s’amuse Ali Akbar. “Non, je vais rester, je vais continuer à vendre les journaux”, et “amuser les gens avec mes blagues”.

RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports

Sûreté, sécurité: Xavier Piechaczyk compte axer ses premières priorités sur la lutte contre les violences dans les transports en Ile-de-France, en particulier les agressions sexuelles, a dit mercredi le futur PDG de la RATP devant les députés.”Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n’est pas satisfaisant”, a jugé l’actuel président du directoire de RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension en France, dont la candidature à la RATP a été approuvée mercredi par le Parlement.Tout en déclarant vouloir “poursuivre le travail développé par Jean Castex” sur le dialogue social et l’attractivité des métiers, M. Piechaczyk a souligné le besoin de renforcer “la sûreté des voyageurs” et des personnels.”La parole s’est libérée, c’est très bien, mais il faut maintenant qu’on soit à la hauteur de cette parole, en formant les salariés d’abord, en écoutant mieux les victimes, en dissuadant, mais aussi en réprimant” a-t-il égrené. Il compte s’engager “personnellement” sur le sujet de la lutte contre les agressions sexuelles.Pour cela M. Piechaczyk souhaite une meilleure “coordination opérationnelle” entre les diverses forces de sécurité appelées à intervenir dans les réseaux de transport: GPSR (Groupe de protection et de sécurité des réseaux), Police, sécurité privée… Les effectifs doivent être “mis aux bons endroits et au bon moment” à la fois “aux abords des transports et dans les transports”, a-t-il dit.- “Urgence” -Il s’est déclaré aussi ouvert à l’innovation en matière d’intelligence artificielle pour “repérer des situations d’agression”, à condition que “cela puisse être contrôlé dans des conditions strictement démocratiques”.Pour lui, le sentiment d’insécurité dans les transports doit être considéré “comme une urgence”. Il représente “une forme d’injustice vis à vis des plus modestes d’entre nous” et de ceux qui “travaillent en horaires décalés et n’ont pas d’autre choix que de prendre les transports en commun à 23 heures”, a-t-il dit.Interrogé sur l’installation de portes palières sur tous les quais afin d’empêcher les chutes de voyageurs sur les voies, il a admis qu’il n’y avait “pas de programme de systématisation de mise en place” de tels équipements sur les quais.Néanmoins, ces installations sont prévues en parallèle des chantiers d’automatisation de certaines lignes, comme la 13, déjà budgété par Ile-de-France Mobilités (IDFM), et peut-être la 7 et la 8 plus tard, a-t-il laissé entendre.Côté santé, il a signalé le programme de remplacement des freins de RER et de métro destiné à réduire les émissions de particules fines dans le métro, et estimé que la RATP devait “ventiler mieux” et avoir une “meilleure capacité de filtration de l’air”. “C’est un sujet technique, c’est un sujet d’investissement” a-t-il répondu au député RN du Gard Pierre Meurin qui l’a interrogé à ce sujet.Sur le plan social, le responsable a aussi annoncé qu’il comptait prendre à bras-le-corps les obligations sociales liées à l’ouverture à la concurrence de la RATP, ancienne régie en monopole, qui emploie 73.000 salariés dans le monde dont 40.000 en France. “Le premier travail du PDG est d’être attentif aux conditions précises de transfert et de travail” des salariés qui seront amenés à être transférés vers d’autres opérateurs au fil des appels d’offres, a déclaré M. Piechaczyk.”Quatre bascules de salariés sont prévues entre le 1er mars et le 1er novembre de cette année”, a-t-il rappelé.Enfin, sur le plan technique, le futur patron de la RATP dont la nomination doit encore être entérinée en conseil des ministres, s’est fait fort de sa connaissance technique des réseaux électriques pour élaborer “un plan de résilience global long terme” permettant aux infrastructures de transport franciliennes de faire face aux conséquences du réchauffement climatique, des inondations ou des canicules.”Le plan de résilience global long terme n’est pas intégré au plan quinquennal d’investissement tel que vous le connaissez et tel qu’il a été rendu public, et il y a encore beaucoup de boulot à faire” à ce sujet, a-t-il dit.

RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports

Sûreté, sécurité: Xavier Piechaczyk compte axer ses premières priorités sur la lutte contre les violences dans les transports en Ile-de-France, en particulier les agressions sexuelles, a dit mercredi le futur PDG de la RATP devant les députés.”Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n’est pas satisfaisant”, a jugé l’actuel président du directoire de RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension en France, dont la candidature à la RATP a été approuvée mercredi par le Parlement.Tout en déclarant vouloir “poursuivre le travail développé par Jean Castex” sur le dialogue social et l’attractivité des métiers, M. Piechaczyk a souligné le besoin de renforcer “la sûreté des voyageurs” et des personnels.”La parole s’est libérée, c’est très bien, mais il faut maintenant qu’on soit à la hauteur de cette parole, en formant les salariés d’abord, en écoutant mieux les victimes, en dissuadant, mais aussi en réprimant” a-t-il égrené. Il compte s’engager “personnellement” sur le sujet de la lutte contre les agressions sexuelles.Pour cela M. Piechaczyk souhaite une meilleure “coordination opérationnelle” entre les diverses forces de sécurité appelées à intervenir dans les réseaux de transport: GPSR (Groupe de protection et de sécurité des réseaux), Police, sécurité privée… Les effectifs doivent être “mis aux bons endroits et au bon moment” à la fois “aux abords des transports et dans les transports”, a-t-il dit.- “Urgence” -Il s’est déclaré aussi ouvert à l’innovation en matière d’intelligence artificielle pour “repérer des situations d’agression”, à condition que “cela puisse être contrôlé dans des conditions strictement démocratiques”.Pour lui, le sentiment d’insécurité dans les transports doit être considéré “comme une urgence”. Il représente “une forme d’injustice vis à vis des plus modestes d’entre nous” et de ceux qui “travaillent en horaires décalés et n’ont pas d’autre choix que de prendre les transports en commun à 23 heures”, a-t-il dit.Interrogé sur l’installation de portes palières sur tous les quais afin d’empêcher les chutes de voyageurs sur les voies, il a admis qu’il n’y avait “pas de programme de systématisation de mise en place” de tels équipements sur les quais.Néanmoins, ces installations sont prévues en parallèle des chantiers d’automatisation de certaines lignes, comme la 13, déjà budgété par Ile-de-France Mobilités (IDFM), et peut-être la 7 et la 8 plus tard, a-t-il laissé entendre.Côté santé, il a signalé le programme de remplacement des freins de RER et de métro destiné à réduire les émissions de particules fines dans le métro, et estimé que la RATP devait “ventiler mieux” et avoir une “meilleure capacité de filtration de l’air”. “C’est un sujet technique, c’est un sujet d’investissement” a-t-il répondu au député RN du Gard Pierre Meurin qui l’a interrogé à ce sujet.Sur le plan social, le responsable a aussi annoncé qu’il comptait prendre à bras-le-corps les obligations sociales liées à l’ouverture à la concurrence de la RATP, ancienne régie en monopole, qui emploie 73.000 salariés dans le monde dont 40.000 en France. “Le premier travail du PDG est d’être attentif aux conditions précises de transfert et de travail” des salariés qui seront amenés à être transférés vers d’autres opérateurs au fil des appels d’offres, a déclaré M. Piechaczyk.”Quatre bascules de salariés sont prévues entre le 1er mars et le 1er novembre de cette année”, a-t-il rappelé.Enfin, sur le plan technique, le futur patron de la RATP dont la nomination doit encore être entérinée en conseil des ministres, s’est fait fort de sa connaissance technique des réseaux électriques pour élaborer “un plan de résilience global long terme” permettant aux infrastructures de transport franciliennes de faire face aux conséquences du réchauffement climatique, des inondations ou des canicules.”Le plan de résilience global long terme n’est pas intégré au plan quinquennal d’investissement tel que vous le connaissez et tel qu’il a été rendu public, et il y a encore beaucoup de boulot à faire” à ce sujet, a-t-il dit.

White House, Slovakia deny report on Trump’s mental state

The White House and Slovak Prime Minister Robert Fico on Wednesday both denied a report that he had expressed concern about President Donald Trump’s mental health to other European leaders.Politico, citing European diplomats, said that nationalist leader Fico had told counterparts at a summit last week he was worried about the US leader’s “psychological state.”It also said Fico, a Trump ally, had used the word “dangerous” to describe how the US president came across when they met in Florida on January 17.”This is absolutely total fake news from anonymous European diplomats who are trying to be relevant. The meeting at Mar-a-Lago was positive and productive,” White House Deputy Press Secretary Anna Kelly said in a statement to AFP.The Slovak leader, who shares the same nationalist ideology as Trump, denounced the Politico report as “lies.””I strongly reject the lies of the hateful, pro-Brussels liberal portal Politico,” Fico said on X, posting in capitals like Trump often does on social media.Without directly mentioning Trump’s mental state, Fico said that he “did not speak informally with any prime minister or president about my visit to the US” and rejected Politico’s report about “how I assessed my meeting” with Trump.”No one heard anything, no one saw anything, there are no witnesses, but nothing prevented the Politico portal from coming up with lies,” he said.Following their meeting at Trump’s Mar-a-Lago resort in Palm Beach, Florida, Fico said he had “exceptionally important” talks with the US leader.The physical and mental health of 79-year-old Trump, the oldest person ever to be elected as US president, has become an extremely sensitive issue for the White House. Republican Trump, who turns 80 in June, has consistently portrayed his Democratic predecessor Joe Biden as decrepit while boasting about his own vitality.But there has been increasing speculation about Trump’s own health, including over frequent bruising on his hands, and footage of him apparently dozing in meetings.

Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim

Le gouvernement américain a affiché mercredi sa volonté de coopérer avec le Venezuela quelques semaines après la capture spectaculaire de Nicolas Maduro, tout en se déclarant déterminé à maintenir la bride sur Caracas.S’exprimant devant une commission parlementaire, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a également espéré que le gouvernement américain puisse être représenté rapidement dans le pays.Les Etats-Unis devraient être en mesure d'”ouvrir une représentation diplomatique américaine dans un avenir proche, ce qui nous permettra d’obtenir des informations en temps réel et d’interagir avec les autorités vénézuéliennes ainsi que des membres de la société civile”, a-t-il dit.La semaine dernière, les Etats-Unis ont nommé Laura Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua et au Honduras, au poste de chargée d’affaires des Etats-Unis au Venezuela, basée pour l’instant à Bogota, en Colombie.Une décision perçue comme un réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays, rompues en 2019.Dans des remarques distribuées à l’avance mardi soir, mais qu’il n’a pas prononcées, M. Rubio avait averti que les Etats-Unis pourraient de nouveau avoir recours à la force si le Venezuela ne se montrait pas suffisamment coopératif.Il avait également émis une menace à peine voilée vis-à-vis de la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, disant qu’elle était “très consciente du sort réservé à Maduro”.Mais il a adopté un ton plus mesuré devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.”Je peux vous dire dès maintenant avec certitude que nous ne sommes pas prêts à mener une action militaire au Venezuela, que nous n’avons pas l’intention de le faire et que nous ne prévoyons pas d’avoir à le faire”, a-t-il déclaré.Le secrétaire d’Etat américain, considéré comme l’artisan de la politique des Etats-Unis vis-à-vis du Venezuela, a défendu avec force l’opération militaire qui a permis de capturer début janvier le président chaviste, qui est détenu depuis aux Etats-Unis et inculpé pour narcotrafic.Il s’est félicité des progrès accomplis avec les autorités intérimaires dirigées par l’ex-vice-présidente Delcy Rodriguez, toujours sous le coup de sanctions américaines.”Nous avons affaire à des gens qui ont passé la majeure partie de leur vie dans un paradis pour gangsters. Cela ne va donc pas se faire du jour au lendemain, nous n’allons pas changer la situation en une nuit. Mais je pense que nous faisons des progrès satisfaisants”, a-t-il dit.Il a notamment insisté sur le fait que Washington a  établi “des conversations directes et respectueuses avec les éléments qui contrôlent ce pays”.L’ex-vice-présidente de M. Maduro a été investie cheffe de l’Etat par intérim le 5 janvier, deux jours après la capture de l’ex-président vénézuelien. Mais Donald Trump a clairement annoncé que Washington entendait “dicter” les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre.Elle a affirmé dimanche que “les ordres de Washington aux politiques vénézuéliens, ça suffit”.- Le levier du pétrole -Plusieurs élus démocrates ont ironisé mercredi sur le fait que l’administration Trump ait “troqué un dictateur contre un autre”.La sénatrice Jeanne Shaheen a relevé que l’opération avait coûté plusieurs centaines de millions de dollarsy: “et pourtant, le régime Maduro est toujours au pouvoir”.”Sa coopération semble tactique et temporaire, et ne constitue pas un véritable changement dans l’alignement du Venezuela”, a-t-elle affirmé.Après son audition, Marco Rubio doit rencontrer à huis clos l’opposante et lauréate du Nobel de la Paix Maria Corina Machado, avec qui Washington entretient une relation ambigüe, disant la soutenir mais préférant traiter pour le moment avec les autorités par intérim.Sous la pression américaine, Mme Rodriguez a signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis, engagé une réforme législative comprenant notamment une loi sur les hydrocarbures, libéré des prisonniers politiques et appelé à trouver des accords avec l’opposition.A cet égard, M. Rubio a insisté sur le levier du pétrole vénézuelien qui est sous sanctions des Etats-Unis, et qui selon ses détracteurs aurait motivé l’opération militaire américaine.”Nous vous autorisons à commercialiser le pétrole sanctionné et soumis à la quarantaine (..) au prix du marché. En contrepartie, les fonds ainsi générés seront déposés sur un compte que nous superviserons, et vous devrez dépenser cet argent dans l’intérêt du peuple vénézuélien”, a-t-il dit.

Rules-based trade with US is ‘over’: Canada central bank head

The era of rules-based trade with the United States is “over,” Canada’s central bank governor said Wednesday, echoing a stark warning from the country’s prime minister that President Donald Trump’s impact on global trade is permanent.Bank of Canada Governor Tiff Macklem made the comments during an interest rate announcement which held the key rate at 2.25 percent, citing “unpredictable” US trade policies.Macklem has repeatedly warned that the bank’s efforts to forecast the Canadian economy had grown increasingly difficult given the tariffs imposed and threatened by Trump.On Wednesday he made clear that he agrees with Prime Minister Mark Carney, who told the World Economic Forum last week that there would be no going back to a pre-Trump normal in the US-led international system. “It’s pretty clear that the days of open rules-based trade with the United States are over,” Macklem told reporters.In a speech that has captured global attention, Carney said “nostalgia is not a strategy,” urging middle-sized powers who have previously benefitted from the stability of US economic dominance to recognize that a new reality had set it. More than 75 percent of all Canadian exports go to the United States and the country remains uniquely vulnerable to Trump’s protectionism.Macklem said Canadian growth remains stunted by US policy. Trump’s global sectoral tariffs have hit Canada’s auto, steel, aluminum and lumber industries hard.But the most severe disruptions may be yet to come, Macklem stressed.Trump has so far broadly adhered to the existing North American free trade agreement, which he signed and praised during his first term.With the United States‑Mexico‑Canada Agreement (USMCA) still holding, more than 85 percent of all bilateral trade has remained tariff‑free.But talks on updating that deal are set for this year and the Trump administration has indicated it could seek major changes, or may move to scrap the pact entirely, an outcome that would upend the Canadian economy. “The upcoming review of the (USMCA) is an important risk,” Macklem said.A volatile geopolitical environment is also complicating Canada’s immediate economic future, he added. “I’m not going to go through every event, but the month of January has been pretty packed with new geopolitical risks,” Macklem said, in an apparent reference to the arrest of Venezuelan leader Nicolas Maduro, Trump’s threats on Greenland and the unrest in Iran.  – US Fed independence -Macklem also took aim at Trump’s efforts to exert political influence on the US Federal Reserve. “The US Federal Reserve is the biggest, most important central bank in the world and we all need it to work well,” Macklem said.”A loss of independence of the Fed would affect us all,” he warned, but stressed that for Canada the consequences of a politically influenced Fed would likely be far-reaching, given the integrated nature of the neighboring economies. An independent Fed “good for America,” Macklem said. Trump has been seeking to oust Fed Governor Lisa Cook over mortgage fraud allegations, while the Department of Justice is investigating Fed chairman Jerome Powell over the bank’s headquarters renovation.In a rare rebuke this month, Powell criticized the threat of criminal charges against him, saying this was about whether monetary policy would be “directed by political pressure or intimidation.”

L’Iran “prêt” à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire

L’Iran, “le doigt sur la gâchette”, est prêt à répondre à toute attaque américaine, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie iranienne répliquant aux menaces de Donald Trump, tout en répétant être prêt à un accord “juste et “équitable” sur le nucléaire.Abbas Araghchi a posté mercredi soir sur X un message mêlant menace et ouverture, après la mise en garde de Donald Trump affirmant que “le temps était compté” pour Téhéran.Les forces iraniennes ont “le doigt sur la gâchette” pour répondre à toute attaque, a écrit M. Araghchi. Il a ajouté que “l’Iran a toujours accueilli favorablement un ACCORD NUCLEAIRE mutuellement bénéfique, juste et équitable (…) qui garantisse les droits de l’Iran à une technologie nucléaire PACIFIQUE et assure l’absence TOTALE D’ARMES NUCLEAIRES”, reprenant quasiment en miroir les termes du message du président américain.”Espérons que l’Iran acceptera rapidement de +s’asseoir à la table+ et de négocier un accord juste et équitable – PAS D’ARMES NUCLEAIRES”, avait auparavant déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social, tout en menaçant Téhéran d’une attaque “bien pire” que les frappes américaines menées contre ses sites nucléaires en juin dernier.Peu après cette mise en garde, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé quant à lui que l’Iran était “plus faible que jamais” et dit s’attendre à ce que les manifestations reprennent à terme.Côté européen, le chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé que les jours du régime iranien étaient “comptés”, estimant même que “cela pourrait se compter en semaines”, et la France a indiqué soutenir l’inscription des Gardiens de la révolution, le bras armé de la République islamique, “sur la liste européenne des organisations terroristes”.Plus tôt dans la journée, Abbas Araghchi avait appelé les Américains, s’ils voulaient engager des pourparlers, à “cesser les menaces, les demandes excessives”.- “Désescalade” -Des analystes estiment que les options envisagées par Washington incluent des bombardements de sites militaires ou des frappes ciblées contre des dirigeants pour faire tomber le pouvoir, aux commandes depuis la Révolution islamique de 1979.Pour conjurer la menace d’intervention, l’Iran multiplie les contacts diplomatiques.  Le président Massoud Pezeshkian s’est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui lui a assuré que Ryad n’autoriserait pas l’usage de son territoire pour une attaque contre l’Iran.Côté qatari, le Premier ministre et chef de la diplomatie, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a réitéré auprès de Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, “le soutien du Qatar à tous les efforts visant à la désescalade”. Au Caire, le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty a parlé à la fois avec MM. Araghchi et l’émissaire américain Steve Witkoff, soulignant l’importance de “travailler à la désescalade”. “Il est mauvais de relancer la guerre”, a pour sa part affirmé le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan.Le représentant chinois à l’ONU Fu Cong a de son côté mis en garde mercredi le Conseil de sécurité contre tout “aventurisme militaire” en Iran.- Premier procès -Dans le même temps, l’Iran a prévenu qu’il considérerait les pays voisins comme “hostiles” si leur territoire était utilisé pour le frapper.Un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution a menacé d’un blocage du détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et gaz naturel liquéfié.A Téhéran, de nouveaux panneaux montrant des frappes sur le porte-avions américain et portant des slogans anti-américains sont apparus, ont constaté des journalistes de l’AFP.Parallèlement, de nouveaux bilans émergent sur la répression des manifestations qui ont défié le pouvoir iranien. D’après un bilan actualisé de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, 6.221 personnes ont été tuées durant le mouvement de contestation.Parmi ces morts, elle a décompté 5.856 manifestants, 214 membres des forces de sécurité, 49 passants et 100 mineurs. L’organisation, qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays, enquête sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires et estime qu’au moins 42.324 personnes ont été arrêtées dans une répression qui se poursuit. Selon HRANA, un premier procès lié aux manifestations s’est ouvert mardi près de Téhéran contre un homme accusé du meurtre d’un policier. La documentation de la répression par les ONG reste entravée par la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier.La mobilisation avait été lancée par des commerçants de Téhéran contre le marasme économique, encore aggravé par le rétablissement en septembre par l’ONU de sanctions internationales liées au programme nucléaire de Téhéran.