Foot: le PSG a perdu son lustre de champion d’Europe, peut-il le regagner ?

Le PSG, qualifié pour les huitièmes de finale de Ligue des champions mercredi après une double confrontation éprouvante contre Monaco (3-2, 2-2), n’est plus le favori à sa propre succession après plusieurs semaines inquiétantes, mais espère retrouver rapidement ses ressources pour redresser la barre.Pressing mollasson, circuits de passe peu inspirés, intermittence dans les duels, difficulté à conclure: la copie rendue contre Monaco mercredi au Parc des Princes est l’une des plus ternes de la saison du PSG, en particulier en première période.Et ce malgré l’enjeu de tenir son rang, de ne pas vivre une infamante élimination contre le 8e de Ligue 1 et de se qualifier pour les huitièmes de finale. Malgré aussi une soirée mouvementée à l’aller (le PSG était mené 2-0 en moins de 20 minutes) qui aurait dû servir de signal d’alarme, après déjà des matches décevants depuis janvier (défaites à Lisbonne et Rennes, nul contre Newcastle).Mais l’entraîneur Luis Enrique et ses hommes n’ont en réalité pas besoin de signal d’alarme: ils savent bien qu’ils ne sont pas sur les standards de la saison passée, conclue par le titre suprême, ni même sur le début de saison assuré par un effectif pourtant surmené.”C’est compliqué cette saison”, a soufflé Luis Enrique. “On a exploité leurs faiblesses par rapport à leurs énormes qualités, on l’a plutôt bien fait”, a aussi dit son homologue sur le banc monégasque, Sébastien Pocognoli.- “Pas d’excuse” -Effectif surmené, car le PSG n’a eu que trois semaines de vacances entre la finale du Mondial des clubs mi-juillet (perdue 3-0 contre Chelsea) et la Supercoupe d’Europe contre Tottenham en août (gagnée aux tirs aux buts). C’est l’explication la plus logique du sévère ralentissement observé depuis le début de 2026.Les blessures contractées par plusieurs joueurs cadres (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Joao Neves, Marquinhos…) en première partie de saison, qui peuvent être vues comme une conséquence de la fatigue, ont aussi en retour empêché le staff de répartir les temps de jeu et de rôder convenablement la machine avant les échéances du printemps.”C’est une saison particulière. On a eu beaucoup de joueurs blessés, c’est important d’avoir toute l’équipe”, a souligné Luis Enrique. Il ajoutait tout de go: “Dans notre cas ce n’est pas une excuse”.Car lui-même, en parlant des ambitions du PSG, avait placé la barre haut avant même la fin de saison dernière: étendre sur la durée la domination du PSG, établir un règne comme l’AC Milan d’Arrigo Sacchi au tournant des années 90 ou le FC Barcelone de Pep Guardiola au tournant des années 2010.- “Apprendre” -Cette saison 2025-26 ressemble à un contre-coup incontournable de la précédente et il va falloir que le PSG puise dans ses ressources pour en inverser la dynamique. L’entraîneur a parlé de “résilience”, principale qualité de ses troupes cette saison. Les titres en Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions, au bout du suspense, ont en effet montré le caractère de l’équipe.Mais cela suffira-t-il au moment de retrouver soit le FC Barcelone, soit Chelsea ? Le tirage de vendredi donnera un gros morceau quoi qu’il arrive au PSG.”Si une équipe a eu le pire groupe (de phase de ligue) c’est nous, s’il y a une équipe prête pour le prochain tour, c’est nous”, a lancé Luis Enrique.Les motifs d’espoir existent, comme la bonne volonté d’une jeune équipe qui veut apprendre, à écouter Joao Neves: “On va apprendre de nos erreurs. On va réparer ça”.Mais aussi la qualité intrinsèque de l’entraîneur et de l’effectif, et les bonnes relations en interne malgré la remontrance d’Ousmane Dembélé pour certains solistes, après la défaite à Rennes (3-1).Ousmane Dembélé, justement, concentre l’attention. Du complet rétablissement du Ballon d’Or, encore gêné à un mollet ces dernières semaines, dépend en partie le destin européen du PSG, tant le numéro 10 a encore manqué mercredi soir aux avants-postes du pressing et de l’attaque. Nul doute qu’il manquerait aussi énormément s’il devait être absent pour aller chercher la qualification à Stamford Bridge ou au Camp Nou.

Accord sur les ruptures conventionnelles: le gouvernement satisfait, la CGT remontée

Le gouvernement a salué jeudi le “sens des responsabilités” des partenaires sociaux après l’accord trouvé mercredi soir sur les ruptures conventionnelles, mettant en avant des économies “solides”, la CGT, qui s’y oppose, dénonçant pour sa part des efforts pesant uniquement sur les salariés.”Le dialogue social fonctionne quand on lui laisse du temps”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X après l’accord conclu entre les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et deux syndicats, la CFDT et la CFTC. FO réserve encore sa réponse tandis que la CGT et la CFE-CGC ont indiqué qu’elles ne signeraient pas.”Le dialogue social, ça marche (…) et ça prouve que les organisations, qu’elles soient sociales ou patronales, ont le sens des responsabilités”, a abondé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur Francetvinfo. Avec l’accord trouvé mercredi soir, les salariés qui perdront leur emploi après un accord amiable avec leur employeur verront leur durée maximale d’indemnisation réduite de 18 à 15 mois s’ils ont moins de 55 ans, et à 20,5 mois à partir de cet âge contre 22,5 mois aujourd’hui pour les 55-56 ans, et 27 mois pour les 57 et plus.Pour pouvoir entrer en vigueur, le projet d’avenant à la convention chômage doit encore être avalisé par les instances de ces organisations, au plus tard le 23 mars, puis transposé par voie législative.Les économies estimées sont de l’ordre de “500 millions d’euros par an en moyenne, soit près d’1 milliard d’euros en régime de croisière”, a indiqué Sébastien Lecornu, saluant des “économies solides” et des “effets réels sur l’emploi.”Pour Jean-Pierre Farandou, “les partenaires sociaux ont rempli pleinement la feuille de route qu’on leur avait proposée puisqu’ils sont même au-delà de l’économie qu’on avait demandée”, qui s’élevait à au moins 400 millions d’euros par an. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé un accord qui “fait reposer les économies uniquement sur les salariés ayant connu une rupture conventionnelle et se retrouvant au chômage”, sans nouvelle contribution patronale.”Ce sera la double peine: perte d’emploi, la plupart du temps un licenciement déguisé, et baisse de la durée des droits”, estime le syndicat.”Comme (cet accord) nécessite des évolutions législatives, nous allons fermement discuter avec les parlementaires, hors extrême droite, pour éviter des baisses de droits”, a souligné mercredi soir le négociateur de la CGT, Denis Gravouil.Dans un communiqué, les trois organisations patronales ont, elles, dit réaffirmer à travers ce projet d’accord “leur attachement au pilotage paritaire de l’Unédic”, qui gère le régime d’assurance chômage. Elles soulignent qu’il “s’inscrit dans un contexte financier dégradé pour l’Unédic, avec près de 61 milliards d’euros d’endettement en 2026”.Au-delà de la mesure de raccourcissement de la durée maximale d’indemnisation post-rupture conventionnelle, le projet d’accord demande que l’Etat “cesse tout prélèvement financier sur le régime d’assurance chômage” et que le supplément de contribution des entreprises sur les ruptures conventionnelles, intégré dans le budget 2026, soit affecté à l’Unédic.

L’accueil de malades psychiatriques par l’orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et de l’autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l’orchestre de Toulouse dans le cadre du projet “Résonance(s)” qui, après trois années, essaime dans toute la France.Le projet est né en 2023 d’un partenariat entre l’orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d’enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d’assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l’autre et de favoriser leur rétablissement.Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s’installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains. Face à eux, les musiciens s’apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.Le choix d’assister aux répétitions plutôt qu’aux concerts n’est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s’identifier.Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.- Mélancolie -Après la répétition, le protocole prévoit un temps d’échange avec des membres de l’orchestre.Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l’égard des musiciens présents, l’altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s’attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s’ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.”A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j’ai beaucoup pleuré”, confie une patiente aux instrumentistes. “Ça m’a permis de lâcher beaucoup d’émotions, j’arrivais très tendue (à la répétition). J’ai été emportée par l’émotion”, poursuit-elle.La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l’origine du projet, est spécialiste de “réhabilitation psychosociale”. Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d’aider les patients “à se décaler du fardeau du diagnostic” et “se retrouver en tant que personnes”.”Ça m’a vraiment permis de reprendre pied, de m’enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent… Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n’est pas seules”, a confié à l’AFP Naémi, une patiente de 25 ans. “On se sent légitimes d’être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi.”- “Rompre une solitude” -“Les personnes malades sont très isolées dans ce qu’elles éprouvent”, déplore Mme Bounhoure. Or “c’est très important de pouvoir éprouver la même chose que l’autre”. Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d’un grand potentiel de “synchronicité émotionnelle”, peut donc “les aider à se reconnecter dans la relation à autrui”, souligne-t-elle.”Je me suis sentie dans une unité entre le chef d’orchestre, l’orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d’admiration; quand le chef d’orchestre veut entraîner l’orchestre, plus loin, plus fort”, a confié à l’AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d’hypersensibilité. “Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d’avancer.””C’est comme si ça venait parler à mon inconscient. (…) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel”, a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d’addiction. “C’est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre”, mais “heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments”, s’est-elle réjouie.Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres – de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen – à rallier le projet en janvier 2026, et d’autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

L’accueil de malades psychiatriques par l’orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et de l’autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l’orchestre de Toulouse dans le cadre du projet “Résonance(s)” qui, après trois années, essaime dans toute la France.Le projet est né en 2023 d’un partenariat entre l’orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d’enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d’assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l’autre et de favoriser leur rétablissement.Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s’installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains. Face à eux, les musiciens s’apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.Le choix d’assister aux répétitions plutôt qu’aux concerts n’est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s’identifier.Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.- Mélancolie -Après la répétition, le protocole prévoit un temps d’échange avec des membres de l’orchestre.Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l’égard des musiciens présents, l’altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s’attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s’ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.”A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j’ai beaucoup pleuré”, confie une patiente aux instrumentistes. “Ça m’a permis de lâcher beaucoup d’émotions, j’arrivais très tendue (à la répétition). J’ai été emportée par l’émotion”, poursuit-elle.La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l’origine du projet, est spécialiste de “réhabilitation psychosociale”. Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d’aider les patients “à se décaler du fardeau du diagnostic” et “se retrouver en tant que personnes”.”Ça m’a vraiment permis de reprendre pied, de m’enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent… Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n’est pas seules”, a confié à l’AFP Naémi, une patiente de 25 ans. “On se sent légitimes d’être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi.”- “Rompre une solitude” -“Les personnes malades sont très isolées dans ce qu’elles éprouvent”, déplore Mme Bounhoure. Or “c’est très important de pouvoir éprouver la même chose que l’autre”. Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d’un grand potentiel de “synchronicité émotionnelle”, peut donc “les aider à se reconnecter dans la relation à autrui”, souligne-t-elle.”Je me suis sentie dans une unité entre le chef d’orchestre, l’orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d’admiration; quand le chef d’orchestre veut entraîner l’orchestre, plus loin, plus fort”, a confié à l’AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d’hypersensibilité. “Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d’avancer.””C’est comme si ça venait parler à mon inconscient. (…) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel”, a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d’addiction. “C’est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre”, mais “heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments”, s’est-elle réjouie.Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres – de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen – à rallier le projet en janvier 2026, et d’autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

Booming markets propel Hong Kong exchange’s profits to record high

Hong Kong’s stock exchange reported record profits for the second consecutive year on Thursday, after the finance hub topped the global rankings for initial public offerings in 2025.Profit attributable to shareholders rose 36 percent to US$2.3 billion, while total revenue and other income jumped 30 percent to also hit a peak of US$3.7 billion.Core business revenue climbed 32 percent from the previous year, thanks to increases in trading and clearing fees driven by record volumes across capital markets.Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEx) chairman Carlson Tong said the performance was driven by “strong interest and increasing participation of international and Chinese Mainland investors, amid the ongoing dynamic macro backdrop”.”In 2025, HKEx reinforced its role as a global superconnector, regained its position as the world’s leading venue for IPOs and set new trading as well as financial performance records,” chief executive Bonnie Chan said.The firm expects volatility to “persist amid the prevailing macro landscape in 2026”, she added.But she said there was cause for optimism in capital markets as global investors seek diversification and risk management opportunities in Asian and Chinese assets.HKEx’s net investment income is expected to be affected in part by interest rate movement and the redemptions from the external portfolio, Herbert Hui, the exchange’s chief financial officer, said Thursday.- Behind the surge -Hong Kong’s IPO market welcomed 119 new listings and raised a total of US$36.7 billion in 2025, a 226 percent year-over-year increase.Dozens of companies from China piled into the city last year to raise overseas capital thanks to policy support from Beijing and optimised listing rules by Hong Kong regulators.The renewed interest in Chinese assets is partly because investors are seeking alternatives outside of the US market and are realising “that the performance of some sectors in China aren’t as bad as the feeble wider economy suggest”, China-focused economist Kelvin Lam told AFP.But over exposure to Chinese companies may pose potential risk to Hong Kong’s equity market, as they “can be volatile at times through policy and regulatory changes, sometimes not very transparent,” said Lam, who works for Pantheon Macroeconomics.The exchange operator is processing more than 400 listing applications, HKEx’s database shows.Amid the surge, Hong Kong’s market regulator, the Securities and Futures Commission (SFC), said in late January it had directed 13 IPO sponsors to conduct internal reviews to “rectify serious deficiencies” in preparing listing documents.The related behaviours also include sponsors’ misconduct and significant mismanagement of resources.The contacted sponsors are handling 70 percent of IPO applications in Hong Kong.Earlier this month, exchange head Bonnie Chan told reporters the review request was a “friendly reminder” from the regulators.She said Thursday that HKEx will continue to roll out listing rules to “support the development of the real economy”.HKEx is also dedicated to improving its market’s structure and efficiency, including shortening stock clearing time, she said.She added the bourse operator would “carefully consider” market calls to broaden the scope of confidential IPO filings. She did not provide details.In his annual budget on Wednesday, the city’s finance chief Paul Chan said the exchange would continue to explore establishing a multi‑asset post‑trade securities platform to cover China and Hong Kong equity and debt markets.Shares in HKEx were up 0.78 percent on Thursday.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En RDC, des communautés s’unissent face à la ruée sur leurs forêts

Les chants allègres des travailleurs du village de Romée résonnent encore sous les voûtes de leur cathédrale sylvestre aux piliers à la sève rouge sang. En RDC, les communautés tentent de faire face à la prédation de leurs forêts et à l’anarchie foncière qui engendrent parfois des conflits meurtriers.Les quelque 150 millions d’hectares de forêts en République démocratique du Congo (RDC), un “poumon vert” essentiel à la lutte contre le changement climatique, sont l’enjeu d’âpres disputes entre les communautés locales mais aussi les acheteurs de concessions forestières, destinées notamment aux marchés de compensation carbone. Après quatre années de bataille administrative, les habitants de la communauté de Yainyongo (nord-est de la RDC), composée de plusieurs villages dont celui de Romée, ont acquis en commun en 2023 deux titres de concession officiels sanctuarisant 11.000 hectares de leur forêt dans la province orientale de la Tshopo.- L’appétit des “riches” -Machette en main, Jean-Paul Bitilaongi, jeune habitant de Romée, se réjouit d’échapper aux appétits de ces “riches” investisseurs, congolais ou étrangers, qu’il accuse de piller les ressources de sa précieuse forêt.”Quand ils arrivent ici, ils ne payent presque rien, peut-être du savon, du sel, et ils récupèrent l’étendue” pour l’exploiter, peste Jean-Paul.En RDC, les terres appartiennent à l’Etat qui en attribue la concession à des particuliers. L’Etat reconnaît les droits des communautés originelles sur leurs terres, mais celles-ci peinent à les faire respecter dans un pays miné par la corruption.Toutefois, depuis 2014, le mécanisme de “foresterie communautaire” permet à celles-ci d’acquérir indéfiniment leur propre concession, jusqu’à 50.000 hectares, à condition de la gérer de manière durable.Un modèle qui vise à limiter la prédation foncière et les dégâts liés à la déforestation, tout en permettant aux communautés d’exploiter leurs ressources.”Désormais, on gère notre forêt comme on veut”, se réjouit Jean-Paul Bitiaongi, au pied de géants abattus par les tronçonneuses.Avec d’autres jeunes de Romée, il pousse à bout de bras de lourdes billes de bois, qui seront brûlées sur place et transformées en charbon de bois, puis acheminées par des pirogues jusqu’à Kisangani, la capitale provinciale. Ce commerce est essentiel pour les communautés qui en tirent 8.000 francs congolais (l’équivalent de 3 dollars) par sac, mais alimente la déforestation.De 2004 à 2022, la RDC a perdu 36% de sa couverture arborée, selon l’observatoire Global Forest Watch.- “Causer moins de dégâts” -Rares sont les habitants de Yainyongo à savoir décrire le concept de gestion “durable”, souvent perçu comme une fantaisie d’Occidentaux, aux effets parfois néfastes.La RDC a vu proliférer ces dernières années des projets de compensation carbone destinés aux entreprises.Mais une étude de l’ONG britannique Rainforest Foundation UK (RFUK) publié en octobre, a révélé “des illégalités généralisées dans l’attribution des projets” et “un manque flagrant de respect” du consentement des communautés, empêchées d’exploiter les arbres de leurs forêts. A Yainyongo, “l’approche “ne consiste pas à empêcher les activités, mais à les faire d’une manière qui cause beaucoup moins de dégâts”, explique Paolo Cerruti, chercheur au Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), ONG qui appuie le projet. Au lieu d’inciter les villageois à abandonner le lucratif commerce de charbon, le CIFOR promeut des techniques de fertilisation des sols pour sédentariser les agriculteurs et limiter les défrichements.Dans le village d’Ikongo-école, qui en fait partie, les arbres ont commencé à pousser au milieu des plants de riz patiemment alignés de Yuma LokotombaCes techniques “donnent beaucoup plus de récolte et nous nous sommes mis à cultiver deux à trois fois le même champ”, assure ce cultivateur.Une rupture avec l’agriculture itinérante traditionnelle qui consiste à défricher chaque année une nouvelle parcelle de forêt, alimentant les conflits dans une région en proie à un fort accroissement démographique.”Comme la terre n’est pas infinievous allez finir par empiéter sur la terre de quelqu’un d’autre”, explique Paolo Cerruti. Des cartes pendues aux murs de son bureau à Kisangani attestent du grignotage inexorable de la forêt par les terres agricoles. De vastes polygones y représentent les concessions forestières qui couvrent 11 millions d’hectares en RDC. – Machettes et fétiches -Pourtant, nombre de communautés, de concessions et même d’organisations gouvernementales ne disposent pas d’un titre en bonne et due forme en RDC, selon les spécialistes du secteur. Le chevauchement des parcelles et des juridictions engendre d’indémêlables conflits fonciers, qui dégénèrent parfois en spirales meurtrières.Et en 2025, Yainyongo a subi les secousses d’un sanglant conflit communautaire déclenché dans le territoire voisin par l’attribution d’une concession d’exploitation forestière à une société libanaise, sur une terre partagée entre deux communautés locales, les Mbole et les Lengola. Des politiciens locaux avaient alors accusé les Lengola d’avoir vendu leurs terres, déclenchant une vague de tueries. A Yainyongo, les communautés ont été victimes des mêmes allégations, en raison du soutien d’un partenaire étranger, le CIFOR. “Comme les blancs venaient toujours me voir, les gens ont raconté que c’est moi qui avait vendu” la forêt, raconte Jérôme Bitilaongi, le doyen du village et l’un des initiateurs du projet de forêt communautaire. Un matin, des miliciens Mbole, armés de “machettes, de lances et de flèches” et bardés de fétiches, l’ont pris en otage, volé tous ses biens et quarante têtes de bétail dans le village, relate-t-il, sans oser nommer les coupables. L’intervention du gouverneur et des médiations communautaires ont ramené une paix fragile dans la zone, mais les instigateurs des violences courent toujours.

“Tontons flingueurs”: Tondelier estime que Mélenchon et Hollande mènent la gauche vers la “défaite”

Des “Tontons flingueurs”: la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a accusé jeudi Jean-Luc Mélenchon et François Hollande d’envoyer la gauche vers la “défaite”, se disant “très inquiète” pour les municipales des 15 et 22 mars.”J’en ai marre de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande, de ces Tontons flingueurs de la gauche qui, toute la journée, nous emmènent dans un piège, le piège de la défaite”, a-t-elle dit sur France Inter, jugeant que l’un était “spécialiste du renoncement” et l’autre du “sectarisme”.Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, a été pris dans la tempête en étant accusé par ses adversaires d’avoir un lien indirect avec l’homicide du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque. L’ancien président socialiste François Hollande a lui appelé à refuser toute alliance avec les Insoumis.Marine Tondelier a estimé que, si LFI faisait des mauvais scores aux municipales, “ce sera leur responsabilité parce qu’ils ont des comportements qui sont violents dans les méthodes” et les propos.Elle n’a toutefois pas fermé la porte à des alliances au second tour “au cas par cas” et avec “une exigence de clarification de leur part”.L’écologiste s’est dite “très inquiète” pour les municipales et “pas que pour les villes écologistes”. “Si la gauche perd la moitié de ses grandes villes, oui, on devra tous se remettre en question et 2027 sera de toute manière compromise”, a-t-elle dit.L’écologiste a reproché à LFI d'”invectiver la moitié de la terre” et de se comporter comme si leurs “principaux adversaires” étaient à gauche plutôt qu’à droite.”Jean-Luc, pour être aimé, faut être aimable”, a-t-elle lancé.Marine Tondelier a assuré que, contrairement à ce qui avait été avancé, le service d’ordre de son parti n’avait jamais été formé par La Jeune Garde, groupe d’ultragauche mis en cause dans la mort de Quentin Deranque.Depuis le Salon de l’agriculture où elle s’est ensuite rendue, Mme Tondelier a refusé de parler “tactique de deuxième tour” aux municipales mais souligné que ce scrutin allait, selon elle, avoir “beaucoup d’impact sur l’agriculture”.Les écologistes ont notamment lancé une campagne “Zone hors Mercosur”, invitant les candidats aux municipales à dire, en cas d’élection, “s’il placeront leur commune hors Mercosur. Symboliquement, mais pas seulement”, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse, vêtue de sa célèbre veste verte.”Un maire, il peut décider que dans son cahier des charges, pour la cantine par exemple de nos enfants ou les EHPAD, il n’y aura pas de produits issus du Mercosur et qu’il fera plutôt du local”, a-t-elle insisté. Distribuant des tracs dans le salon, elle a incité les visiteurs à interpeller leur maire sur le sujet. Tout en évitant de croiser les patrons du RN,  Marine Le Pen et Jordan Bardella, présents eux aussi dans les travées du salon.

Le Pen et Bardella font “bloc” au Salon de l’agriculture

Travailler “ensemble”, être “main dans la main”: Jordan Bardella et Marine Le Pen ont martelé jeudi un message d’unité lors de leur déambulation commune au Salon de l’agriculture, l’un ou l’autre étant appelé à porter les couleurs du Rassemblement national pour la présidentielle de 2027.”Nous avons toujours fait bloc et je crois que personne n’en doute. Nous travaillons ensemble, main dans la main”, a affirmé devant des journalistes Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite, Mme Le Pen se tenant à ses côtés.”Nous faisons campagne ensemble et nous continuerons à faire campagne ensemble. Je me prépare à devenir chef du gouvernement et Marine se prépare à devenir présidente de la République”, a-t-il ensuite insisté.Mais le sort de Marine Le Pen, présidente des députés RN et déjà triple candidate présidentielle, est suspendu à la décision de la cour d’appel de Paris, attendue le 7 juillet, dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. Elle avait été condamnée en première instance notamment à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, ce qui lui barrerait la route vers l’Elysée.Marine Le Pen a aussi exclu mercredi de faire campagne si elle était condamnée à porter un bracelet électronique, tout comme de jouer un “rôle de tutelle” sur Jordan Bardella s’il reprenait son flambeau.Le duo a attiré les curieux, avides de selfies, lors de leur passage au Salon jeudi. “Jordan je t’aime”, a crié un jeune, tandis qu’une femme estimait que “c’est un bel homme, il n’y a pas à tergiverser”.”Fasciste!”, a lancé une autre.Mme Le Pen a affirmé qu’ils étaient venus apporter “une double dose d’espoir” à l’agriculture française, que M. Bardella a promis de défendre lors des prochains scrutins, y compris aux municipales.Questionné sur les “brebis galeuses”, des candidats RN accusés d’avoir tenu des propos racistes ou antisémites, il a assuré avoir été “extrêmement prudent” au moment des investitures.Si quelqu’un sort de la ligne, “eh bien nous le mettons à la porte” ce qui n’est “pas le cas dans les autres mouvements”, a affirmé M. Bardella, allusion à peine voilée aux attaques visant La France insoumise depuis la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon.Il a réitéré ses appels à un “front commun” contre LFI, qui “s’est placée hors de la République”. “La République, c’est nous”, a encore assuré M. Bardella, qui veut faire de son parti un “bouclier” face à la supposée “stratégie du désordre permanent” de LFI.