Face à Trump, l’extrême droite française, dans tous ses états, désunie

Nouveau révélateur des dissensions de l’extrême droite française, Donald Trump y suscite toute la panoplie des réactions: si Eric Zemmour continue de s’en revendiquer, Marion Maréchal s’accroche à quelques “combats communs”, tandis que Jordan Bardella cherche à se dissocier d’un allié devenu encombrant.Dans la famille nationaliste, il y a les trumpistes décomplexés. Eric Zemmour est de ceux-là, qui “ne renie pas” son soutien de longue date au président américain, même quand sa police de l’immigration tue deux personnes en trois semaines dans la ville de Minneapolis.Bien au contraire, le président du parti Reconquête “approuve globalement la politique d’immigration” de la Maison Blanche, qui est “un immense succès”. Et pour cause, puisqu’il y voit la mise en oeuvre de la “remigration” qu’il dit être “le seul à défendre” dans l’Hexagone.Disant se sentir “très proche” du vice-président américain JD Vance, M. Zemmour a même affirmé dimanche sur BFMTV qu’il “incarne en France ce mouvement de pensée” -baptisé MAGA (“Make America Great Again”) outre-Atlantique- qui porte selon lui l’aspiration des “peuples occidentaux qui ne veulent pas se faire remplacer”.Rhétorique subitement mise à mal par les visées de M. Trump sur le Groenland, d’où l’Américain se verrait volontiers déloger les Danois. Pratiquant un trumpisme plus à la carte, Marion Maréchal préfère donc souligner qu’elle partage “un certain nombre de combats communs avec lui”. En l’occurrence: “la lutte contre l’immigration, l’insécurité, le narcotrafic et le +wokisme+”, a-t-elle précisé lundi sur France Inter.Autant de “défis qui nous rassemblent entre Européens et Américains”, souligne-t-elle, assumant d’entretenir “des relations” avec le Parti républicain, même si ces alliés “peuvent en parallèle de cela être des concurrents géopolitiques et économiques parfois féroces”.Une brutalité qui peut aussi servir d’inspiration, pour celle qui juge “très intéressant” d’observer comment l’administration Trump démontre que “la volonté politique peut reprendre le pas sur la techno-bureaucratie (et) le gouvernement des juges”.- “L’empire” et le “patriote” -La posture est plus délicate du côté du Rassemblement national, où Jordan Bardella tente de prendre ses distances avec Washington. Ainsi, quand il critique l’intervention au Venezuela et la capture de Nicolas Maduro: “Une ingérence manifeste dans les affaires d’un Etat”.Son allié Eric Ciotti s’était à l’inverse réjoui d’une opération qui “sert aussi les intérêts de la France” (contre le narcotrafic aux Antilles et en Guyane) et prouve au passage que “la politique ce n’est pas que des paroles, c’est aussi de l’efficacité”.M. Bardella s’est encore démarqué la semaine dernière, en exhortant l’Union européenne au “rapport de force” face à la “menace” d’annexion du Groenland et au “chantage” américain sur les droits de douane, allant jusqu’à proclamer que la “soumission serait une faute historique”.Aussitôt le jeune président du RN est renvoyé à ses propos passés: “L’élection de Trump est une bonne chose pour les Américains et je me réjouis que les Américains aient fait ce choix”, affirmait-il début 2025, juste après le retour au pouvoir du président des Etats-Unis.Pour s’en justifier un an plus tard, M. Bardella a expliqué jeudi sur CNews avoir “loué le patriotisme de Donald Trump dans une époque où (il) défendait l’intérêt américain”, tout en soulignant qu’il “ne défendait ni les intérêts français ni les intérêts européens”.Désormais “extrêmement inquiet” du comportement des Etats-Unis qui “ne se comportent plus comme une nation (mais) comme un empire”, il considère donc “naturel” de brandir des “menaces ciblées” pour se protéger, “même face à un patriote comme Donald Trump”.Message relayé par son vice-président Sébastien Chenu, lundi sur Public Sénat: “Les Etats-Unis sont un pays ami et allié, mais on peut tout de même être exigeant (…) Il faut leur tenir la dragée haute”.Le discours a toutefois ses limites: s’il assure que le RN “n’a jamais été trumpiste”, le député du Nord reconnaît aussi que “Trump a des côtés séduisants”. Ceux d’un chef d’Etat qui “fait ce qu’il dit, se bat pour les intérêts des siens” et possède “cette capacité à faire bouger les lignes qui, effectivement, peut plaire”.

EU, India successfully conclude major trade deal: New Delhi

The leaders of India and the European Union will announce the “mother of all deals” on Tuesday when they meet in New Delhi to formalize a huge trade pact reached after two decades of negotiations.EU chiefs and Prime Minister Narendra Modi hope the pact, which Indian officials said was concluded on Monday, will help shield against challenges from the world’s two leading economies, the United States and China.”Official level negotiations are being concluded and both sides are all set to announce the successful conclusion” of talks at the Tuesday summit, Indian commerce secretary Rajesh Agrawal told AFP late Monday.Feted Monday as guests of honour at India’s Republic Day parade, European Commission President Ursula von der Leyen and European Council president Antonio Costa are set to meet Modi late Tuesday morning.The EU has eyed India — the world’s most populous nation — as an important market for the future, while New Delhi sees the European bloc as an important source of much-needed technology and investment to rapidly upscale its infrastructure and create millions of new jobs.-‘Mother of all deals’ -Bilateral trade in goods reached 120 billion euros ($139 billion) in 2024, an increase of nearly 90 percent over the past decade, according to EU figures, with a further 60 billion euros ($69 billion) in trade in services.India’s Commerce Minister Piyush Goyal has said the proposed agreement will be “the mother of all deals”.”Final negotiations have been focused and fruitful, and we are now very optimistic that we will land this historic trade deal,” an EU official said Monday speaking on condition of anonymity.  Under the agreement, India is expected to ease market access for key European products, including cars and wine, in return for easier exports of textiles and pharmaceuticals, among other things.”The EU stands to gain the highest level of access ever granted to a trade partner in the traditionally protected Indian market,” von der Leyen said on Sunday, adding that she expected exports to India to double.”We will gain a significant competitive advantage in key industrial and agri-good sectors.”Talks went down to the wire on Monday, focusing on a few sticking points, including the impact of the EU’s carbon border tax on steel, according to sources familiar with the discussions.- ‘Clear choice’ -The accord comes as both Brussels and New Delhi have sought to open up new markets in the face of US tariffs and Chinese export controls.India and the EU were also expected to conclude an accord to facilitate movement for seasonal workers, students, researchers and highly skilled professionals, and a security and defence pact.”India and Europe have made a clear choice. The choice of strategic partnership, dialogue and openness,” von der Leyen wrote on social media. “We are showing a fractured world that another way is possible.”India, the world’s most populous nation, is on track to become its fourth-largest economy this year, according to International Monetary Fund projections.New Delhi, which has relied on Moscow for key military hardware for decades, has tried to cut its dependence on Russia in recent years by diversifying imports and pushing its own domestic manufacturing base.Europe is doing the same with regard to the United States.

Bourses mondiales: l’Europe reste prudente, Wall Street avance sans crainte

Les Bourses mondiales ont évolué dans des directions divergentes lundi, les places européennes restant sur la défensive tandis que Wall Street s’est montrée impatiente d’accueillir les résultats des géants de la tech.A New York, le Dow Jones a pris 0,64%, l’indice Nasdaq 0,43% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,50%.”Il y a une légère anticipation de l’idée” que les géants technologiques “affichent à nouveau de bons résultats”, commente auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.Microsoft (+0,93%), Meta (+2,06%) et Tesla (-3,09%) partageront leurs performances trimestrielles après la clôture mercredi. Apple (+2,97%) fera de même jeudi.”Les analystes veulent en savoir plus sur les initiatives en matière d’intelligence artificielle, le rythme des investissements et les bénéfices attendus afin de mieux évaluer si ce thème peut continuer à soutenir le marché”, souligne Jose Torres, d’Interactive Brokers.En Europe, la Bourse de Paris a terminé en petite baisse de 0,15%, Londres est restée à l’équilibre (+0,05%), quand Francfort (+0,13%) et Milan (+0,26%) ont terminé en timide hausse.”Ce climat de prudence fait suite aux turbulences de la semaine dernière, déclenchées par les menaces douanières surprises du président américain Donald Trump liées au Groenland” à l’encontre de certains pays européens, relève Patrick Munnelly, de Tickmill Group.”Bien que cette menace ait depuis été retirée, les investisseurs restent méfiants quant aux conséquences potentielles à long terme sur le commerce mondial si les droits de douane devenaient un outil de négociation récurrent”, poursuit-il.En parallèle, les acteurs du marché attendent la première réunion de politique monétaire de l’année de la banque centrale américaine (Fed), qui doit débuter mardi.Elle se tiendra dans un contexte tendu, le président de l’institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par l’exécutif.L’or dépasse les 5.100 dollarsL’or a poursuivi sa course aux records lundi, franchissant pour la première fois de son histoire le seuil des 5.100 dollars l’once.Le métal jaune s’est hissé lundi jusqu’à 5.111,07 dollars l’once (31,1 g). Vers 21H45 GMT, il valait 5.012,50 dollars (+0,50%).La récente envolée de l’or, valeur refuge par excellence, a été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain Donald Trump a dit vouloir s’emparer, promettant à ses alliés européens des taxes douanières en cas d’opposition, avant finalement de lever sa menace, assurant avoir “conçu le cadre d’un futur accord”.L’argent a lui aussi touché un nouveau record lundi à plus de 117 dollars l’once, avant de refluer autour de 103 dollars vers 21H45 GMT.”Ce mouvement souligne un changement de comportement des investisseurs”, relève Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com. “Les métaux précieux ne sont plus considérés uniquement comme des instruments de couverture stratégique, mais de plus en plus comme des réserves de valeur alternatives dans un monde marqué par les fractures politiques, les tensions budgétaires et l’incertitude monétaire”, explique-t-elle.Le prix du gaz flambeLe gaz naturel américain a atteint lundi un nouveau sommet depuis 2022, à 6,575 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne).”Cette hausse intervient alors qu’une tempête hivernale frappe les États-Unis, près de la moitié des États ayant déclaré l’état d’urgence”, relèvent les analystes d’ING. “Ces conditions extrêmes vont stimuler la demande de chauffage et mettre les infrastructures énergétiques sous pression.”Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a lui touché un plus haut depuis mars 2025, à 43,38 euros le mégawattheure (MWh), avant de clôturer à 39,11 euros.Le yen bonditLe yen est en grande forme, prenant 0,96% par rapport au billet vert à 154,23 yens pour un dollar vers 21H45 GMT.”Les anticipations d’une intervention conjointe de la Banque du Japon et de la Fed pour contenir la faiblesse du yen se sont intensifiées”, relève Antonio Ruggiero, de Convera.Selon Bloomberg, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dit être prête à “prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre les mouvements spéculatifs et hautement anormaux” du yen.

L’Assemblée adopte l’article phare du texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France bientôt pionnière en Europe? Les députés ont approuvé lundi l’article phare d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.Un vote sur l’ensemble du texte, porté par le groupe Renaissance, doit avoir lieu un peu plus tard dans la soirée. Les débats restants porteront notamment sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges.La proposition de loi devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée. Elle ira ensuite au Sénat à la “mi-février”, selon l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, où le texte n’a toutefois pas officiellement été programmé à ce stade.Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.Le gouvernement souhaite aller vite, avec une interdiction mise en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et une vérification d’âge efficace pour tous les utilisateurs (y compris les comptes déjà existants) d’ici le 1er janvier 2027, a précisé lundi la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.Premier pas en ce sens: les députés ont adopté un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article-clé du texte.Il prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.La ministre a défendu cet âge, qui “correspond en France à la définition de la majorité sexuelle” et au “passage du collège au lycée”. L’article a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.Durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé “une forme de paternalisme numérique” et une réponse “simpliste”.Neuf associations de protection de l’enfance ont appelé lundi les élus à “responsabiliser les plateformes”, plutôt que “bannir” les enfants des réseaux sociaux.- WhatsApp pas concerné -Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée ce week-end le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.Le texte exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.”Les messageries privées interpersonnelles” comme WhatsApp ne sont pas non plus concernées, a indiqué Mme Miller.- Sanctions -La proposition de loi a été plusieurs fois réécrite. Le Conseil d’Etat avait notamment émis un avis très critique sur la version initiale.La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelles lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux sous un certain âge.”Les plateformes ne respectant pas l’interdiction (…) seront passibles de sanctions pouvant s’élever jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires”, a déclaré Laure Miller.Plusieurs députés ont soulevé la question du contournement possible par les mineurs, par exemple en utilisant un VPN.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en effet être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.Un “tiers de confiance”, qui ne serait “ni l’État ni les plateformes de réseaux sociaux” pourrait procéder soit par reconnaissance faciale, soit par téléchargement de documents d’identité, a avancé lundi Gabriel Attal. 

L’Assemblée adopte l’article phare du texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France bientôt pionnière en Europe? Les députés ont approuvé lundi l’article phare d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.Un vote sur l’ensemble du texte, porté par le groupe Renaissance, doit avoir lieu un peu plus tard dans la soirée. Les débats restants porteront notamment sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges.La proposition de loi devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée. Elle ira ensuite au Sénat à la “mi-février”, selon l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, où le texte n’a toutefois pas officiellement été programmé à ce stade.Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.Le gouvernement souhaite aller vite, avec une interdiction mise en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et une vérification d’âge efficace pour tous les utilisateurs (y compris les comptes déjà existants) d’ici le 1er janvier 2027, a précisé lundi la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.Premier pas en ce sens: les députés ont adopté un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article-clé du texte.Il prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.La ministre a défendu cet âge, qui “correspond en France à la définition de la majorité sexuelle” et au “passage du collège au lycée”. L’article a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.Durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé “une forme de paternalisme numérique” et une réponse “simpliste”.Neuf associations de protection de l’enfance ont appelé lundi les élus à “responsabiliser les plateformes”, plutôt que “bannir” les enfants des réseaux sociaux.- WhatsApp pas concerné -Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée ce week-end le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.Le texte exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.”Les messageries privées interpersonnelles” comme WhatsApp ne sont pas non plus concernées, a indiqué Mme Miller.- Sanctions -La proposition de loi a été plusieurs fois réécrite. Le Conseil d’Etat avait notamment émis un avis très critique sur la version initiale.La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelles lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux sous un certain âge.”Les plateformes ne respectant pas l’interdiction (…) seront passibles de sanctions pouvant s’élever jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires”, a déclaré Laure Miller.Plusieurs députés ont soulevé la question du contournement possible par les mineurs, par exemple en utilisant un VPN.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en effet être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.Un “tiers de confiance”, qui ne serait “ni l’État ni les plateformes de réseaux sociaux” pourrait procéder soit par reconnaissance faciale, soit par téléchargement de documents d’identité, a avancé lundi Gabriel Attal. 

L’Assemblée adopte l’article phare du texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France bientôt pionnière en Europe? Les députés ont approuvé lundi l’article phare d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.Un vote sur l’ensemble du texte, porté par le groupe Renaissance, doit avoir lieu un peu plus tard dans la soirée. Les débats restants porteront notamment sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges.La proposition de loi devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée. Elle ira ensuite au Sénat à la “mi-février”, selon l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, où le texte n’a toutefois pas officiellement été programmé à ce stade.Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.Le gouvernement souhaite aller vite, avec une interdiction mise en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et une vérification d’âge efficace pour tous les utilisateurs (y compris les comptes déjà existants) d’ici le 1er janvier 2027, a précisé lundi la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.Premier pas en ce sens: les députés ont adopté un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article-clé du texte.Il prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.La ministre a défendu cet âge, qui “correspond en France à la définition de la majorité sexuelle” et au “passage du collège au lycée”. L’article a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.Durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé “une forme de paternalisme numérique” et une réponse “simpliste”.Neuf associations de protection de l’enfance ont appelé lundi les élus à “responsabiliser les plateformes”, plutôt que “bannir” les enfants des réseaux sociaux.- WhatsApp pas concerné -Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée ce week-end le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.Le texte exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.”Les messageries privées interpersonnelles” comme WhatsApp ne sont pas non plus concernées, a indiqué Mme Miller.- Sanctions -La proposition de loi a été plusieurs fois réécrite. Le Conseil d’Etat avait notamment émis un avis très critique sur la version initiale.La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelles lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux sous un certain âge.”Les plateformes ne respectant pas l’interdiction (…) seront passibles de sanctions pouvant s’élever jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires”, a déclaré Laure Miller.Plusieurs députés ont soulevé la question du contournement possible par les mineurs, par exemple en utilisant un VPN.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en effet être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.Un “tiers de confiance”, qui ne serait “ni l’État ni les plateformes de réseaux sociaux” pourrait procéder soit par reconnaissance faciale, soit par téléchargement de documents d’identité, a avancé lundi Gabriel Attal. 

“Nouvelle République”: le journal ironise sur le “plagiat” d’Attal

Le quotidien régional La Nouvelle République a ironisé sur le “plagiat” de Gabriel Attal, qui entend rebaptiser du même nom le parti Renaissance, évoquant un “hommage embarrassant” dans un éditorial lundi soir.”Le parti du président de la République changera bientôt de nom. Problème, il opterait pour le nom d’un groupe de presse historique : le nôtre”, écrit la “NR”, qui revendique cette marque depuis “huit décennies”.”L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante. Le leader politique n’a en effet pas osé informer la NR de son idée”, poursuit le titre de presse, qui dit vendre “120.000 journaux” chaque jour “dans cinq départements”.Une version contestée par l’entourage de M. Attal, qui a fait savoir lundi soir à l’AFP que le président du directoire de la Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, avait bel et bien été “informé il y a quelques mois” de cette “réflexion” autour du nom. Si Renaissance, créé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous le nom d’En Marche!, ne sera officiellement rebaptisé qu’après les municipales, cette nouvelle appellation s’affiche déjà sur le fronton du siège du parti.Selon RTL, M. Attal a pris conseil de juristes pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de conflit avec le journal, qui ironise en retour sur la “prudence” de l’ancien Premier ministre et espère qu’il “ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs”.”Si Gabriel Attal manque d’inspiration, qu’il s’intéresse aux municipales. Ce rendez-vous électoral dans lequel son parti peine à peser mais que La Nouvelle République chronique sans parti pris”, grince encore le quotidien régional dans son éditorial signé de Luc Bourriane, son directeur de la rédaction.

Gold hits records as US policy rattles investors

Gold prices jumped to fresh records Monday on rising worries about geopolitics, tariff threats and another potential US government shutdown while Wall Street stocks drifted higher ahead earnings from tech giants.The dollar fell, meanwhile, amid speculation of US-Japanese central bank coordination to support the yen. Gold climbed above $5,100 an ounce before retreating a bit as markets react to rising global uncertainty set off by US President Donald Trump’s policies and statements, including threats to impose deep tariffs on China.”It vaulted over the psychologically important 5,000 mark on a glittering streak, heading sharply higher as trade tensions emanating from the US unnerved investors,” said Susannah Streeter, chief investment strategist at Wealth Club.By comparison, gold could be had for just over $2,000 an ounce only two years ago. Silver prices have also spiked to record territory.Shortly after 2000 GMT, gold was at $5,037.14 an ounce.”The relentless quest for hard assets continued amid yet more talk of tariffs and US government shutdowns,” said Neil Wilson, a strategist at Saxo UK.Wall Street stocks enjoyed a benign session, with the S&P 500 finishing up 0.5 percent. Shares of Apple, Microsoft and Facebook won solid gains ahead of earnings later this week, reflecting “a little bit of front running of the idea that (the tech companies) would come in with good results yet again,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.US investors largely shrugged off a growing furor in the United States over the latest killing of a civilian by Trump’s crackdown in Minnesota over immigration enforcement. Several US senators said they would vote against coming government spending bills after federal agents killed a second American citizen in Minneapolis, significantly increasing the chances of a government shutdown next week.The dollar was weighed down by a surge in the yen on speculation that authorities may intervene to prop up the Japanese currency, but also by limited visibility on the US economy and on inflation.”The FX (foreign exchange) market is front and center at the start of this week and the focus is on the huge move higher in the yen,” said Kathleen Brooks, research director at XTB trading group. “Reports suggest that Japanese officials were joined by the Federal Reserve Bank of New York who bought yen to support the beleaguered currency,” she added.The yen had slid amid worries about Japan’s fiscal position, the central bank’s decision to hold off on interest rate hikes, and expectations that the US Federal Reserve will stay put on the rates front this week.The yen’s rebound weighed on Tokyo’s stock market because of its negative impact on exporters.The US Fed is expected to hold interest rates steady this week despite Trump’s pressure to slash them, which is seen as a threat to its independence, which has traditionally been one of the pillars of US assets’ solidity- Key figures at around 2110 GMT -New York – Dow: UP 0.5 percent at 49,412.40 (close)New York – S&P 500: UP 0.5 percent at 6,950.23 (close)New York – NASDAQ Composite: UP 0.4 percent 23,601.36 (close)London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 10,148.85 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.2 percent at 8,131.15 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.1 percent at 24,933.08 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.8 percent at 52,885.25 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.1 percent at 26,765.52 (closeShanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 4,132.61 (close)Dollar/yen: DOWN at 153.98 yen from 155.70 yen on FridayEuro/dollar: UP at $1.1883 from $1.1828Pound/dollar: UP at $1.3682 from $1.3643Euro/pound: UP at 86.85 from 86.69 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.4 percent at $65.59 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.7 percent at $60.63 per barrelburs-jmb/gv