Retraites: le COR retire les mots et le tableau qui fâchent

La version définitive du rapport 2025 du Conseil d’orientation des retraites a été expurgée de certaines phrases et du tableau contestés par les syndicats pour manque d’objectivité, a constaté jeudi l’AFP.Le COR a supprimé une phrase évoquant un “appauvrissement du pays” si le choix était fait à l’avenir d’augmenter les cotisations ou de modérer les pensions pour équilibrer financièrement le système des retraites. Il a aussi supprimé la phrase évoquant un “enrichissement du pays” si le choix s’orientait vers un nouveau recul de l’âge légal de départ.Un tableau qui résumait les effets à terme sur le PIB des différents leviers pour équilibrer le système, présent dans la version provisoire du rapport transmise en fin de semaine aux partenaires sociaux, a également été supprimé, a constaté l’AFP.Les syndicats, parties prenantes aux travaux de cette instance, avaient critiqué les formulations choisies par le Conseil dans la première version, estimant qu’elles montraient sous un jour plus favorable le recul de l’âge par rapport aux autres pistes.La CGT les avait jugées “orientées”, et Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, avait estimé qu’il s’agissait d’une “peau de banane” jetée dans les discussions en cours du “conclave” sur les retraites.Selon Gilbert Cette, président du COR, le rapport expurgé a été “adopté” par le Conseil, avec “l’expression d’une réserve par la CGT”.Le travail du COR consiste à produire un rapport qui “ne satisfait personne” parmi ses membres, mais qui “ne déplait totalement à personne non plus”, a-t-il indiqué devant des journalistes.Pierre-Yves Chanu, représentant de la CGT, a confirmé à l’AFP que le président du COR “ne pouvait pas se prévaloir du soutien” de son syndicat. “Le message du rapport est clairement qu’il faut reculer l’âge de la retraite”, a-t-il regretté. “Les règles de consensus qui prévalaient au sein du COR sont sérieusement écornées.”L’UNSA, autre syndicat qui avait critiqué la première version, s’est montré plus indulgent. “Une fois de plus, le COR confirme que les dépenses de retraites sont stables et sous contrôle”, et que “ce sont les recettes qui sont appelées à diminuer: le problème n’est pas la dépense, mais bien le financement”, a estimé Dominique Corona, son représentant dans l’instance.Ce bilan annuel divise par deux l’estimation du déficit du système des retraites pour 2030, par rapport à 2024, la ramenan à 0,2% du PIB. Concernant 2070, il relève en revanche la prévision de déficit, à 1,4% du PIB.Le rapport prévoit que l’âge moyen de départ à la retraite, de 62,9 ans en 2023 va augmenter sous l’effet des réformes successives pour se stabiliser à plus ou moins 64,6 ans à partir de la décennie des années 2030.Le COR compte 41 membres, partenaires sociaux, parlementaires, associations familiales et de retraités, administrations et “personnalités qualifiées” (statisticiens, économistes, etc.)Il est chargé de donner un avis objectif sur l’évolution prévisible du système des retraites, et est considéré comme un outil de référence par tous les acteurs s’intéressant aux retraites.

La Bourse de Paris termine en légère baisse

La Bourse de Paris a fini la séance sans élan jeudi, oscillant entre de nouvelles menaces douanières de Donald Trump, et un indicateur d’inflation rassurant aux États-Unis, alimentant l’espoir d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Le CAC 40 a perdu 0,14% à 7.765,11 points, en recul de 10,79 points. La veille, l’indice vedette parisien avait lâché 0,36%.Les investisseurs ont dû digérer un énième coup de semonce du président américain dans les actuelles négociations entre les États-Unis et leurs partenaires commerciaux.Donald Trump a annoncé mercredi soir son intention d’envoyer d’ici deux semaines des lettres à certains pays, pour leur annoncer des droits de douane qui leur seront imposés unilatéralement, faute d’accord à ce stade.Ces lettres présenteront “un accord à prendre ou à laisser” et seront envoyées “dans une semaine et demie, deux semaines”, a-t-il précisé mentionnant “plus de 150 pays”.Ces remarques ont “de nouveau inquiété les investisseurs”, et pourraient “accroître l’incertitude économique dans les semaines à venir”, explique Fawad Razaqzada, analyste de marchés pour City Index.Autre point d’attention: la publication d’une inflation côté producteurs moins élevée qu’attendu aux États-Unis, qui a légèrement amélioré l’ambiance, sans pour autant faire passer les cours dans le positif.Ces données “indiquent qu’il n’y aucune pression inflationniste dans les prix à la production” provoqués par “les droits de douane”, relève Andreas Lipkow, analyste indépendant.Elles “donnent davantage de marge de manœuvre à la Réserve fédérale américaine (Fed) pour baisser ses taux prochainement”, indique Pierre-Alexis Dumont. Un assouplissement de la politique monétaire est généralement une bonne nouvelle pour les actions.Côté valeurs, comme l’ensemble du secteur aérien, le titre de la compagnie française AirFrance-KLM a connu un lourd recul de 7,25% à 8,65 euros sur la Bourse de Paris, après qu’un Boeing 787 Dreamliner de la compagnie Air India à destination de Londres avec 242 personnes à bord s’est écrasé jeudi dans le nord-ouest de l’Inde.

Inde: un Boeing d’Air India s’écrase sur une zone résidentielle avec 242 personnes à bord

Un Boeing 787 d’Air India s’est écrasé jeudi sur des immeubles d’Ahmedabad  dans le nord-ouest de l’Inde peu après son décollage à destination de Londres, ne laissant qu’un survivant connu sur les 242 personnes à bord et faisant un nombre indéterminé de victimes au sol. Un journaliste de l’AFP à Ahmedabad a vu des personnes récupérer des corps et des pompiers tenter d’éteindre l’épave en flammes après que le Boeing 787-8 Dreamliner a percuté des bâtiment à l’heure du déjeuner, entre l’hôpital public de la ville et le quartier Ghoda Camp.”Nous confirmons qu’il y a un survivant”, a déclaré à l’AFP Dhananjay Dwivedi, secrétaire principal du département de la santé de l’Etat du Gujarat, dans le nord-ouest de l’Inde, indiquant que cette personne avait été hospitalisée.  Quelques heures auparavant, le chef de la police de la ville, GS Malik, avait fait état de  victimes parmi les personnes vivant dans les immeubles sur lequel l’appareil s’est écrasé. “Nous avons retrouvé 204 corps et 41 personnes sont soignées”, avait-il détaillé.Selon l’aviation civile, le vol 171 d’Air India avait embarqué 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, 7 Portugais et un Canadien – et douze membres d’équipage.”Notre bureau est situé juste à côté de l’endroit où l’avion s’est écrasé”, a témoigné sous couvert d’anonymat auprès de l’AFP un habitant. “Nous avons vu des personnes sauter du 2e et du 3e étage. L’avion était en feu”.”Nous avons vu environ 15 à 20 corps brûlés dans les débris de l’avion”, a pour sa part rapporté à l’AFP le Dr Krishna, intervenu auprès des blessés.- “Tragédie” -“Une moitié de l’appareil s’est écrasée sur une résidence où vivaient des médecins avec leurs familles”, a-t-il poursuivi, “le nez de l’avion et la roue avant ont atterri sur la cantine où les étudiants déjeunaient”.Sur d’autres vidéos partagées sur les réseaux sociaux, des pompiers tentent de maîtriser l’incendie provoqué par les débris de l’avion, en feu, non loin d’un bâtiment.L’appareil, un long-courrier de type Boeing 787-8 Dreamliner, avait décollé à 13h39 locales (08h09 GMT) pour l’aéroport de Gatwick, au Royaume-Uni, selon les premiers détails livrés par la direction générale de l’aviation civile indienne.Il a presqu’aussitôt émis un appel de détresse avant de s’écraser “hors du périmètre de l’aéroport”, a-t-elle précisé, sans donner d’autres détails.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion qui perd rapidement de l’altitude juste après son décollage, semblant manquer de puissance, avant de tomber sur des immeubles et d’exploser en une boule de feu orange.”La tragédie d’Ahmedabad nous a tous abasourdis et attristés. Cela nous brise le cœur au-delà des mots”, a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi sur son compte X.Son homologue britannique Keir Starmer a exprimé ses “pensées” pour les “passagers et leurs familles dans ce moment profondément éprouvant”. Quant au roi Charles III, il s’est dit “extrêmement choqué”.Le constructeur aéronautique américain Boeing a déclaré être en en contact avec Air India et être “prêt à les soutenir”. Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un B-787, un long-courrier entré en service en 2011. Le titre Boeing a perdu 5,02% à Wall Street après le crash.Les bureaux d’enquête Britannique et Américain ont annoncé qu’ils dépêchaient chacun des équipes pour soutenir leurs homologues indiens. Le président de la compagnie aérienne, Natarajan Chandrasekaran, a déclaré qu’une cellule d’urgence a été mise en  place pour soutenir les familles à la recherche d’informations. Le gouvernement du Gujarat a appelé les familles de victimes à fournir des échantillons d’ADN pour aider à identifier les corps.Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a indiqué prévoir 110 millions d’euros pour les proches “de chaque personne qui a perdu la vie dans cette tragédie”, s’engageant par ailleurs à couvrir les frais médicaux des blessés.- “Corps calcinés” -Un témoin, Poonam Patni, a déclaré que trois immeubles avaient été endommagés.”Lorsque nous sommes arrivés sur place, il y avait des corps éparpillés et les pompiers tentaient d’éteindre le feu”, a-t-il rapporté, “beaucoup étaient calcinés”.  Une photo diffusée par la police indienne sur X montre l’empennage de l’appareil comme posé sur le toit d’un bâtiment. Ahmedabad, la principale ville de l’Etat du Gujarat, frontalier du Pakistan, compte environ 8 millions d’habitants. Son aéroport international, le septième plus fréquenté du pays, est situé au milieu d’un quartier résidentiel densément peuplé. Le trafic y a été suspendu après l’accident.Cette catastrophe aérienne intervient trois jours avant l’ouverture en France du salon du Bourget, le grand rassemblement bisannuel du secteur de l’aéronautique, près de Paris.Le nouveau patron du constructeur américain, Kelly Ortberg, y était attendu.La dernière catastrophe aérienne en Inde remonte à 2010. Un avion d’Air India en provenance de Dubaï s’était écrasé à l’atterrissage à Bangalore, dans le sud de l’Inde, faisant 158 morts.En 1996, un vol 763 de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec le vol 1907 de Kazakhstan Airlines.  Les 349 personnes à bord des deux avions avaient été tuées, faisant de cet événement la collision aérienne la plus meurtrière de l’histoire.Depuis 2000, dans le monde, six catastrophes aériennes ont fait plus de 200 morts.L’accident de jeudi intervient dans un pays où le trafic aérien a explosé ces dernières années. 

Inde: un Boeing d’Air India s’écrase sur une zone résidentielle avec 242 personnes à bord

Un Boeing 787 d’Air India s’est écrasé jeudi sur des immeubles d’Ahmedabad  dans le nord-ouest de l’Inde peu après son décollage à destination de Londres, ne laissant qu’un survivant connu sur les 242 personnes à bord et faisant un nombre indéterminé de victimes au sol. Un journaliste de l’AFP à Ahmedabad a vu des personnes récupérer des corps et des pompiers tenter d’éteindre l’épave en flammes après que le Boeing 787-8 Dreamliner a percuté des bâtiment à l’heure du déjeuner, entre l’hôpital public de la ville et le quartier Ghoda Camp.”Nous confirmons qu’il y a un survivant”, a déclaré à l’AFP Dhananjay Dwivedi, secrétaire principal du département de la santé de l’Etat du Gujarat, dans le nord-ouest de l’Inde, indiquant que cette personne avait été hospitalisée.  Quelques heures auparavant, le chef de la police de la ville, GS Malik, avait fait état de  victimes parmi les personnes vivant dans les immeubles sur lequel l’appareil s’est écrasé. “Nous avons retrouvé 204 corps et 41 personnes sont soignées”, avait-il détaillé.Selon l’aviation civile, le vol 171 d’Air India avait embarqué 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, 7 Portugais et un Canadien – et douze membres d’équipage.”Notre bureau est situé juste à côté de l’endroit où l’avion s’est écrasé”, a témoigné sous couvert d’anonymat auprès de l’AFP un habitant. “Nous avons vu des personnes sauter du 2e et du 3e étage. L’avion était en feu”.”Nous avons vu environ 15 à 20 corps brûlés dans les débris de l’avion”, a pour sa part rapporté à l’AFP le Dr Krishna, intervenu auprès des blessés.- “Tragédie” -“Une moitié de l’appareil s’est écrasée sur une résidence où vivaient des médecins avec leurs familles”, a-t-il poursuivi, “le nez de l’avion et la roue avant ont atterri sur la cantine où les étudiants déjeunaient”.Sur d’autres vidéos partagées sur les réseaux sociaux, des pompiers tentent de maîtriser l’incendie provoqué par les débris de l’avion, en feu, non loin d’un bâtiment.L’appareil, un long-courrier de type Boeing 787-8 Dreamliner, avait décollé à 13h39 locales (08h09 GMT) pour l’aéroport de Gatwick, au Royaume-Uni, selon les premiers détails livrés par la direction générale de l’aviation civile indienne.Il a presqu’aussitôt émis un appel de détresse avant de s’écraser “hors du périmètre de l’aéroport”, a-t-elle précisé, sans donner d’autres détails.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion qui perd rapidement de l’altitude juste après son décollage, semblant manquer de puissance, avant de tomber sur des immeubles et d’exploser en une boule de feu orange.”La tragédie d’Ahmedabad nous a tous abasourdis et attristés. Cela nous brise le cœur au-delà des mots”, a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi sur son compte X.Son homologue britannique Keir Starmer a exprimé ses “pensées” pour les “passagers et leurs familles dans ce moment profondément éprouvant”. Quant au roi Charles III, il s’est dit “extrêmement choqué”.Le constructeur aéronautique américain Boeing a déclaré être en en contact avec Air India et être “prêt à les soutenir”. Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un B-787, un long-courrier entré en service en 2011. Le titre Boeing a perdu 5,02% à Wall Street après le crash.Les bureaux d’enquête Britannique et Américain ont annoncé qu’ils dépêchaient chacun des équipes pour soutenir leurs homologues indiens. Le président de la compagnie aérienne, Natarajan Chandrasekaran, a déclaré qu’une cellule d’urgence a été mise en  place pour soutenir les familles à la recherche d’informations. Le gouvernement du Gujarat a appelé les familles de victimes à fournir des échantillons d’ADN pour aider à identifier les corps.Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a indiqué prévoir 110 millions d’euros pour les proches “de chaque personne qui a perdu la vie dans cette tragédie”, s’engageant par ailleurs à couvrir les frais médicaux des blessés.- “Corps calcinés” -Un témoin, Poonam Patni, a déclaré que trois immeubles avaient été endommagés.”Lorsque nous sommes arrivés sur place, il y avait des corps éparpillés et les pompiers tentaient d’éteindre le feu”, a-t-il rapporté, “beaucoup étaient calcinés”.  Une photo diffusée par la police indienne sur X montre l’empennage de l’appareil comme posé sur le toit d’un bâtiment. Ahmedabad, la principale ville de l’Etat du Gujarat, frontalier du Pakistan, compte environ 8 millions d’habitants. Son aéroport international, le septième plus fréquenté du pays, est situé au milieu d’un quartier résidentiel densément peuplé. Le trafic y a été suspendu après l’accident.Cette catastrophe aérienne intervient trois jours avant l’ouverture en France du salon du Bourget, le grand rassemblement bisannuel du secteur de l’aéronautique, près de Paris.Le nouveau patron du constructeur américain, Kelly Ortberg, y était attendu.La dernière catastrophe aérienne en Inde remonte à 2010. Un avion d’Air India en provenance de Dubaï s’était écrasé à l’atterrissage à Bangalore, dans le sud de l’Inde, faisant 158 morts.En 1996, un vol 763 de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec le vol 1907 de Kazakhstan Airlines.  Les 349 personnes à bord des deux avions avaient été tuées, faisant de cet événement la collision aérienne la plus meurtrière de l’histoire.Depuis 2000, dans le monde, six catastrophes aériennes ont fait plus de 200 morts.L’accident de jeudi intervient dans un pays où le trafic aérien a explosé ces dernières années. 

Flames and smoke in aftermath of crashed India passenger jet

Thick black plumes of acrid smoke towered high above India’s Ahmedabad airport Thursday after a London-bound passenger jet with 242 people aboard crashed shortly after takeoff.While officials initially said everyone aboard was feared dead, state health official Dhananjay Dwivedi told AFP later that one passenger had survived after the plane smashed into a residential area.Several videos posted on social media, which AFP was not able to immediately verify, showed an aircraft rapidly losing altitude — with its nose up — before it hit a building and exploded into an orange ball of fire.Authorities said it went down outside the airport perimeter, in a crowded residential area, while an AFP reporter in the city said the plane crashed between a hospital and the city’s Ghoda Camp neighbourhood.A medic described how the burning plane had smashed into a residential block that is home to medical students and young doctors.”One half of the plane crashed into the residential building where doctors lived with their families,” said Krishna, a doctor who gave only one name, adding he saw “about 15-20 burnt bodies” in the wreckage and debris.It was not clear whether the dead he had seen had been killed on board the plane, or had been in the building the aircraft ploughed into.- Bodies burned -“The nose and front wheel landed on the canteen building where students were having lunch,” he said, adding he and colleagues had “rescued some 15 students from the building and sent them to hospital”.”When we reached the spot there were several bodies lying around and firefighters were dousing the flames,” resident Poonam Patni told AFP.”Many of the bodies were burned”, she added.Another resident, who declined to be named, said: “We saw people from the building jumping from the second and third floor to save themselves. The plane was in flames.”We helped people get out of the building and sent the injured to the hospital.”Air India’s flight 171 — a Boeing 787-8 Dreamliner bound for London’s Gatwick Airport — crashed shortly after takeoff around 1:40 pm (0810 GMT), officials said.The passengers included 169 Indian nationals, 53 British, seven Portuguese, and a Canadian. Two pilots and 10 cabin crew were also aboard.Rescue teams supported by the military had recovered 204 bodies, city police commissioner GS Malik told AFP, with people aboard the plane and those on the ground among the dead.Some 41 people were being treated at local hospitals.- ‘Massive sound’ -At the crash site, firefighters could be seen trying to control flames on the burning plane debris that also charred trees.One video, from social media but posted by the Press Trust of India (PTI) news agency, showed what appeared to be a chunk of fuselage — larger than a car — that had smashed onto the roof of a multi-storey building.Photographs released by India’s Central Industrial Security Force, a paramilitary police force, showed a large chunk of the plane that had smashed through the brick and concrete wall of a building. “I was at home when we heard a massive sound,” one Ahmedabad resident told PTI.”When we went out to see what had happened, there was a layer of thick smoke in the air. When we came here, dead bodies and debris from the crashed aircraft were scattered all over.”Outside Ahmedabad airport, a woman wailing inconsolably in grief said that five of her relatives had been aboard the plane.

Convicted murderer put to death in third US execution this week

A 61-year-old man convicted of a 1999 double murder was executed on Thursday in Oklahoma, the third inmate put to death in the United States this week.John Hanson was executed by lethal injection at the state penitentiary in the town of McAlester, the Oklahoma Department of Corrections said in a statement.Hanson was convicted of carjacking and kidnapping Mary Bowles, 77, from a mall in the city of Tulsa and then shooting her to death along with a witness, Jerald Thurman.Hanson had been serving a life sentence for bank robbery in the state of Louisiana but the Trump administration approved his transfer to Oklahoma so he could face the death penalty.President Donald Trump is a proponent of capital punishment and called on his first day in office for an expansion of its use “for the vilest crimes.”Hanson was the third Death Row inmate executed in the United States this week.Gregory Hunt, 65, convicted of the 1988 rape and murder of his girlfriend, Karen Lane, 32, was executed by nitrogen gas on Tuesday in Alabama.Anthony Wainwright, 54, convicted of the 1994 murder of Carmen Gayheart, 23, a nursing student and mother of two young children, was put to death by lethal injection in Florida on Tuesday.A fourth execution is to be carried out this week, in South Carolina, where Stephen Stanko, 57, is to be put to death on Friday by lethal injection.Stanko was convicted of the 2005 murders of his girlfriend, Laura Ling, 43, and Henry Turner, a 74-year-old friend.There have been 22 executions in the United States this year: 17 by lethal injection, two by firing squad and three by nitrogen hypoxia, which involves pumping nitrogen gas into a facemask, causing the prisoner to suffocate.The use of nitrogen gas as an execution method has been denounced by UN experts as cruel and inhumane.The death penalty has been abolished in 23 of the 50 US states, while three others — California, Oregon and Pennsylvania — have moratoriums in place.

Kenya : manifestations à Nairobi alors que le gouvernement présente son budget

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi à Nairobi contre les violences policières, alors que le gouvernement kényan présentait au parlement son budget, sans hausses massives d’impôts afin d’éviter que la rue ne s’embrase comme l’an passé.Le Kenya est une puissance économique régionale, fortement endettée auprès de bailleurs étrangers. Sa population dénonce une montée en flèche du coût de la vie, dans un marché de l’emploi stagnant, et une élite politique impliquée dans de multiples scandales de corruption.Le projet de loi de finances de 2024, qui prévoyait d’augmenter les taxes sur des biens de consommation courante, avait dans ce contexte suscité une énorme colère. Des milliers de manifestants avaient pris d’assaut le parlement le 25 juin 2024, forçant le président William Ruto à retirer le texte. Au moins 60 personnes avaient été tuées lors de semaines de manifestations en juin et juillet 2024. Les groupes de défense des droits humains affirment que des dizaines d’autres ont été illégalement détenues par les forces de sécurité dans la foulée, dont certaines ne sont jamais réapparues.- “Tuer l’un des nôtres” -Jeudi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans la capitale, davantage pour protester contre les violences policières suite à la récente mort en cellule d’un professeur de 31 ans, Albert Ojwang, que contre le projet de loi de finances. “Vous ne pouvez pas tuer l’un des nôtres en prison et attendre qu’on ne fasse rien”, a dénoncé Tiffany, 22 ans. “Nous venons nous battre pour notre pays”, a affirmé Tupac Thuku, 21 ans, alors que les forces de l’ordre tiraient des grenades lacrymogènes sur les manifestants.Au moins trois personnes ont été blessées par des balles en caoutchouc, a constaté un journaliste de l’AFP. Deux voitures ont aussi été incendiées et des pierres lancées.Le gouvernement a pour sa part joué la carte de la prudence. “Pour regagner la confiance publique, nous avons renforcé la participation citoyenne dans toute la formulation des politiques, y compris l’élaboration du budget”, a expliqué au parlement le ministre des Finances John Mbadi.Plutôt que d’augmenter les taxes directes appliquées aux consommateurs, l’exécutif s’est davantage concentré sur les entreprises, tout en cherchant à réduire les dépenses publiques et à fermer les échappatoires fiscaux pour augmenter ses revenus.A l’instar de nombreuses nations africaines, le Kenya est lourdement endetté auprès de bailleurs étrangers. Le paiement des intérêts de ses emprunts excède les budgets de la santé et de l’éducation.”Le projet de loi de finances de cette année cherche, en comparaison avec celui de l’année dernière, à éviter la controverse”, observe Patricia Rodrigues, du cabinet de conseil Control Risks. Mais il sera “difficile pour de nombreuses entreprises de l’accepter, car il inclut des augmentations potentielles des impôts sur le revenu et des contributions sociales”, ajoute-t-elle.La Banque mondiale a réduit ses prévisions de croissance pour le Kenya de 5% à 4,5% pour 2025.Le pays cherche actuellement un nouvel accord avec le Fonds monétaire international, ce qui signifie qu’un éventuel nouveau prêt ne sera pas inclus dans le budget. Moins susceptible de provoquer des manifestations que celui de 2024, le budget à venir n’en suscite pas moins déjà une certaine désapprobation, que les autorités s’emploient à faire taire.- Démission -Fin mai, la développeuse d’une plateforme critiquant le projet de loi de finances 2025 – car il entraînera, selon elle, une baisse du pouvoir d’achat et un accroissement des violations de la vie privée – a été arrêtée plusieurs jours, puis poursuivie pour cybercriminalité. Alors que la répression des voix discordantes s’accroît dans le pays, Albert Ojwang, qui avait critiqué en ligne le numéro deux de la police kényane, Eliud Kipkoech Lagat, a été retrouvé mort en cellule ce weekend, quelque heures après son arrestation. La police a d’abord annoncé un suicide, avant que des médecins légistes n’invalident cette thèse, évoquant “blessure à la tête, compression du cou, et (…) d’autres blessures sur tout son corps qui pointent vers une agression”. Cinq policiers ont été suspendus, et l’affaire, qui indigne dans le pays, a fait réagir jusqu’au président Ruto, qui a dénoncé mercredi un décès “déchirant et inacceptable”.Les manifestants de jeudi ont demandé la démission d’Eliud Kipkoech Lagat.Vingt personnes sont mortes en détention ces quatre derniers mois, a indiqué devant l’Assemblée nationale Issak Hassan, qui dirige l’Autorité indépendante de surveillance de la police kényane.

Décès de Bernard Cassen, cofondateur d’Attac

Le confondateur de l’association altermondialiste Attac et ancien directeur général du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, est mort jeudi à 87 ans des suites d’une maladie neurologique, a indiqué sa famille à l’AFP.Bernard Cassen était président d’honneur d’Attac France, une association qu’il avait cofondée en 1998 et présidée jusqu’en 2002.Bernard Cassen a aussi travaillé au quotidien Le Monde en tant que journaliste dès 1967 avant de rejoindre Le Monde Diplomatique en 1973 et d’en devenir directeur général de 1996 à 2008.Il est l’un des fondateurs de l’université de Vincennes, devenue Paris 8, et a été secrétaire général de la Maison de l’Amérique latine à Paris, une institution qui met en avant les échanges culturels entre la France et les pays latino-américains.A travers son engagement altermondialiste, Bernard Cassen a été l’un des architectes de la création du Forum social mondial dont la première édition s’est tenue à Porte Alegre au Brésil en 2001, en miroir au forum économique mondial annuel à Davos en Suisse qui rassemble de puissants chefs d’entreprises et dirigeants politiques chaque mois de janvier.”Cet homme a ramené au combat des dizaine de milliers de consciences dégoutées par l’état de la gauche vautrée dans le néolibéralisme”, a réagi Jean-Luc Mélenchon dans un post sur X, voyant en M. Cassen “une des hautes figures fondatrices de l’altermondialisme et du +non de gauche+ au traité européen de 2005″.”Il a porté une critique frontale du capitalisme financier, à l’heure où les élites se réjouissaient d’une mondialisation heureuse pourtant déjà si violente”, a également posté sur X la députée insoumise de Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé.Les principaux domaines d’écriture de Bernard Cassen ont porté sur le protectionnisme, l’Europe, la critique antilibérale, et l’Amérique latine.Né à Paris en 1937, Bernard Cassen a été reçu premier à son agrégation d’anglais et était père de trois filles.Ses cendres seront dispersées au cimetière du Père Lachaise lors d’une cérémonie ouverte au public, ont indiqué ses proches, sans que la date exacte ne soit connue pour l’heure.Un hommage à la Maison de l’Amérique latine se tiendra aussi à la rentrée, ont précisé ses proches.