Une vidéo relance la polémique sur le sort des orques du Marineland d’Antibes

Une vidéo montrant les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) tourner en rond dans des bassins qui donnent l’impression d’être à l’abandon a relancé cette semaine la polémique sur le sort des cétacés, dans l’impasse depuis le veto espagnol à leur transfert.”Le temps presse !”, a lancé l’ONG TideBreakers, basée au Canada. Alors que le parc a définitivement fermé au public le 5 janvier, les orques Wikie (24 ans) et son fils Keijo (11 ans) “attendent leur sort dans des bassins décrépits” et les douze dauphins “sont laissés à l’abandon dans des bassins infestés d’algues”.Les images tournées début mai à l’aide d’un drone montrent les deux orques et les dauphins seuls dans des bassins aux bords verts d’algues, au milieu des installations vides et saumâtres des autres animaux déjà transférés.Contactée par l’AFP, la direction du parc a assuré que les bassins des orques et des dauphins restaient entretenus avec soin et qu’une cinquantaine de salariés œuvraient encore au bien-être des animaux.Quant aux algues visibles sur les images, il s’agirait d’un phénomène habituel. Des pores d’algues présentes dans l’eau de mer filtrée, qui alimente les bassins, se développeraient chaque printemps, quand l’eau se réchauffe. Elles ne seraient pas nocives pour les animaux et seraient régulièrement retirées par brossage.Une version confirmée à l’AFP par Mike Riddel, qui a dirigé le parc pendant 26 ans avant d’être limogé sans ménagement lors d’un changement de propriétaire en 2006.Des photos de l’AFP montrent également qu’en mai 2020, quand le parc avait invité la presse pour présenter un bébé dauphin, les bords de son bassin étaient recouverts des mêmes fines algues.Mais les images de TideBreakers, très partagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué de vives réactions. Certains salariés du parc ont même reçu des menaces de mort, dénonce la direction.- Hypothétique sanctuaire -Le parc partage cependant l’analyse des ONG sur la nécessité de trouver une solution de toute urgence. Et si les échanges se poursuivent avec le ministère de la Transition écologique, rien n’avance.Contacté par l’AFP, le cabinet de la ministre, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que les autorités veillaient “à ce que les animaux continuent d’être accueillis dans de bonnes conditions, en attente de leur future destination”, et que le parc était à la recherche “de solutions alternatives” pour la suite.Fermé en raison du désamour du public pour ce modèle de parc et de la loi de 2021 sur le bien-être animal qui interdira à partir de fin 2026 les spectacles de cétacés, sa principale attraction, Marineland souhaitait transférer ses orques dans un autre parc au Japon.Mais le gouvernement s’y est opposé en novembre 2024, exigeant un transfert dans un parc européen, aux normes plus protectrices. Le seul équipé pour des orques se trouve en Espagne à Tenerife, mais mi-avril Madrid a mis son veto, estimant que ces installations “ne répondaient pas aux exigences”, selon l’entourage de Mme Pannier-Runacher.En attendant, plusieurs ONG comme One Voice et Sea Shepherd, inquiètes pour la santé de Wikie et Keijo, alors que deux autres orques du parc sont mortes depuis 18 mois, demandent à pouvoir envoyer des spécialistes à leur chevet et proposent de subvenir à une partie des frais.A plus long terme, la ministre et les ONG plaident pour l’établissement d’un sanctuaire marin, où les orques et les dauphins, eux aussi refusés en Espagne, pourraient être pris en charge en semi-liberté. Tous nés en captivité, ils sont incapables de survivre seuls. Mais aucun site n’est prêt. Et pour Mike Riddel, cette idée de sanctuaire est un fantasme.”Il ne suffit pas de mettre un grillage et de balancer du poisson aux orques deux fois par jour. Il faut des installations pour pouvoir les manipuler quand elles ont besoin de soins, il faut des soigneurs pour leur faire faire de l’exercice tous les jours, des gardiens pour empêcher le public de venir les embêter…”, énumère-t-il.Cela coûterait deux à trois millions d’euros par an, alors que Wikie et Keijo peuvent encore vivre des dizaines d’années… si elles sont bien traitées.

Une vidéo relance la polémique sur le sort des orques du Marineland d’Antibes

Une vidéo montrant les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) tourner en rond dans des bassins qui donnent l’impression d’être à l’abandon a relancé cette semaine la polémique sur le sort des cétacés, dans l’impasse depuis le veto espagnol à leur transfert.”Le temps presse !”, a lancé l’ONG TideBreakers, basée au Canada. Alors que le parc a définitivement fermé au public le 5 janvier, les orques Wikie (24 ans) et son fils Keijo (11 ans) “attendent leur sort dans des bassins décrépits” et les douze dauphins “sont laissés à l’abandon dans des bassins infestés d’algues”.Les images tournées début mai à l’aide d’un drone montrent les deux orques et les dauphins seuls dans des bassins aux bords verts d’algues, au milieu des installations vides et saumâtres des autres animaux déjà transférés.Contactée par l’AFP, la direction du parc a assuré que les bassins des orques et des dauphins restaient entretenus avec soin et qu’une cinquantaine de salariés œuvraient encore au bien-être des animaux.Quant aux algues visibles sur les images, il s’agirait d’un phénomène habituel. Des pores d’algues présentes dans l’eau de mer filtrée, qui alimente les bassins, se développeraient chaque printemps, quand l’eau se réchauffe. Elles ne seraient pas nocives pour les animaux et seraient régulièrement retirées par brossage.Une version confirmée à l’AFP par Mike Riddel, qui a dirigé le parc pendant 26 ans avant d’être limogé sans ménagement lors d’un changement de propriétaire en 2006.Des photos de l’AFP montrent également qu’en mai 2020, quand le parc avait invité la presse pour présenter un bébé dauphin, les bords de son bassin étaient recouverts des mêmes fines algues.Mais les images de TideBreakers, très partagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué de vives réactions. Certains salariés du parc ont même reçu des menaces de mort, dénonce la direction.- Hypothétique sanctuaire -Le parc partage cependant l’analyse des ONG sur la nécessité de trouver une solution de toute urgence. Et si les échanges se poursuivent avec le ministère de la Transition écologique, rien n’avance.Contacté par l’AFP, le cabinet de la ministre, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que les autorités veillaient “à ce que les animaux continuent d’être accueillis dans de bonnes conditions, en attente de leur future destination”, et que le parc était à la recherche “de solutions alternatives” pour la suite.Fermé en raison du désamour du public pour ce modèle de parc et de la loi de 2021 sur le bien-être animal qui interdira à partir de fin 2026 les spectacles de cétacés, sa principale attraction, Marineland souhaitait transférer ses orques dans un autre parc au Japon.Mais le gouvernement s’y est opposé en novembre 2024, exigeant un transfert dans un parc européen, aux normes plus protectrices. Le seul équipé pour des orques se trouve en Espagne à Tenerife, mais mi-avril Madrid a mis son veto, estimant que ces installations “ne répondaient pas aux exigences”, selon l’entourage de Mme Pannier-Runacher.En attendant, plusieurs ONG comme One Voice et Sea Shepherd, inquiètes pour la santé de Wikie et Keijo, alors que deux autres orques du parc sont mortes depuis 18 mois, demandent à pouvoir envoyer des spécialistes à leur chevet et proposent de subvenir à une partie des frais.A plus long terme, la ministre et les ONG plaident pour l’établissement d’un sanctuaire marin, où les orques et les dauphins, eux aussi refusés en Espagne, pourraient être pris en charge en semi-liberté. Tous nés en captivité, ils sont incapables de survivre seuls. Mais aucun site n’est prêt. Et pour Mike Riddel, cette idée de sanctuaire est un fantasme.”Il ne suffit pas de mettre un grillage et de balancer du poisson aux orques deux fois par jour. Il faut des installations pour pouvoir les manipuler quand elles ont besoin de soins, il faut des soigneurs pour leur faire faire de l’exercice tous les jours, des gardiens pour empêcher le public de venir les embêter…”, énumère-t-il.Cela coûterait deux à trois millions d’euros par an, alors que Wikie et Keijo peuvent encore vivre des dizaines d’années… si elles sont bien traitées.

Inondations: A Kinshasa, la guerre contre les “constructions anarchiques”

“Nos maisons détruites et nos affaires volées, où irons-nous ?” s’indigne Passy, une mère de famille de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en regardant une pelleteuse en train de démolir son logement.Après de graves inondations qui ont fait plusieurs dizaines de morts début avril dans la mégalopole surpeuplée, les autorités congolaises ont entamé une campagne de démolition des constructions anarchiques installées sur les rives du fleuve Congo, où les bilans sont souvent lourds après chaque déluge s’abattant sur ce vaste pays équatorial.  “Les autorités, ayez pitié de nous, pourquoi nous traiter de la sorte?”, implore Passy en vain. Le ministre provincial des Infrastructures et des Travaux publics a fait le déplacement pour superviser l’opération de démolition à Ngaliema, un quartier du nord-ouest de la ville de quelque 17 millions d’habitants, touché par les dernières inondations. La maison de Passy fait partie des quinze parcelles condamnées par les autorités. Une goutte d’eau toutefois au regard des immenses bidonvilles qui s’étendent en périphérie de Kinshasa.  “Vous condamnez l’État en disant qu’il n’agit pas. Maintenant on veut agir”, rétorque le ministre Alain Tshilungu devant la presse. La veille, la Ville de Kinshasa a annoncé le début effectif de l’opération annoncée en novembre dernier.La pelleteuse s’attaque ensuite à un immeuble construit illégalement au bord d’une rivière.- “Plus grand-chose” -La famille qui l’occupe sort précipitamment. Une mère, son jeune fils et ses deux fillettes se blottissent les uns contre les autres, hagards, devant un petit tas d’effets personnels sauvés de la démolition et éparpillés sur le sol. La jeune femme dit n’avoir “pas la force” de commenter la décision des autorités. Après une dizaine de coups, les murs cèdent et l’édifice s’effondre sous un épais nuage de poussière. Un chien apeuré s’échappe des décombres. Peu après, ce sont les riverains qui envahissent les lieux et pillent tout ce qu’ils peuvent: portes, fenêtres, lavabos ou même cuves de toilettes. Augustin Masudi, un occupant de l’immeuble, regarde le spectacle, les yeux larmoyants. Ce père de six enfants a réussi à sauver un matelas, un congélateur et quelques affaires de l’endroit où il vivait depuis trois ans. “Il ne nous reste plus grand-chose, tout est pillé. Les autorités devraient nous accorder une ou deux semaines de préavis” se désole-t-il, la voix nouée.Dady Kasongo, une autre victime de l’opération, semble tétanisé derrière ses lunettes noires. Il a investi “des milliers de dollars” en matériaux pour construire sa maison, démolie sous ses yeux avant même la fin des travaux.Selon lui, les parcelles ont été “enregistrées en bonne et due forme” auprès des services de l’État et il espère pouvoir obtenir des réparations.Mais ce combat a peu de chances d’aboutir. “Ce que nous faisons ce n’est pas une démolition méchante, c’est plutôt une récupération de l’emprise publique de l’État”, affirme le ministre Tshilungu, qui rappelle que les berges et lits de rivières sont des zones interdites à la construction. Dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde et en proie à une forte corruption, nombre de propriétaires ont reçu des “permis de construire frauduleux”, selon les autorités locales.Les opérations de démolition se suivent et se ressemblent à Kinshasa depuis des décennies, sans parvenir à régler ni le problème de l’engorgement urbain, ni l’absence d’infrastructures adaptées à la forte croissance démographique. Selon les experts, le changement climatique accentue les phénomènes extrêmes en Afrique, qui pourraient toucher jusqu’à 118 millions d’Africains d’ici 2030. 

Inondations: A Kinshasa, la guerre contre les “constructions anarchiques”

“Nos maisons détruites et nos affaires volées, où irons-nous ?” s’indigne Passy, une mère de famille de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en regardant une pelleteuse en train de démolir son logement.Après de graves inondations qui ont fait plusieurs dizaines de morts début avril dans la mégalopole surpeuplée, les autorités congolaises ont entamé une campagne de démolition des constructions anarchiques installées sur les rives du fleuve Congo, où les bilans sont souvent lourds après chaque déluge s’abattant sur ce vaste pays équatorial.  “Les autorités, ayez pitié de nous, pourquoi nous traiter de la sorte?”, implore Passy en vain. Le ministre provincial des Infrastructures et des Travaux publics a fait le déplacement pour superviser l’opération de démolition à Ngaliema, un quartier du nord-ouest de la ville de quelque 17 millions d’habitants, touché par les dernières inondations. La maison de Passy fait partie des quinze parcelles condamnées par les autorités. Une goutte d’eau toutefois au regard des immenses bidonvilles qui s’étendent en périphérie de Kinshasa.  “Vous condamnez l’État en disant qu’il n’agit pas. Maintenant on veut agir”, rétorque le ministre Alain Tshilungu devant la presse. La veille, la Ville de Kinshasa a annoncé le début effectif de l’opération annoncée en novembre dernier.La pelleteuse s’attaque ensuite à un immeuble construit illégalement au bord d’une rivière.- “Plus grand-chose” -La famille qui l’occupe sort précipitamment. Une mère, son jeune fils et ses deux fillettes se blottissent les uns contre les autres, hagards, devant un petit tas d’effets personnels sauvés de la démolition et éparpillés sur le sol. La jeune femme dit n’avoir “pas la force” de commenter la décision des autorités. Après une dizaine de coups, les murs cèdent et l’édifice s’effondre sous un épais nuage de poussière. Un chien apeuré s’échappe des décombres. Peu après, ce sont les riverains qui envahissent les lieux et pillent tout ce qu’ils peuvent: portes, fenêtres, lavabos ou même cuves de toilettes. Augustin Masudi, un occupant de l’immeuble, regarde le spectacle, les yeux larmoyants. Ce père de six enfants a réussi à sauver un matelas, un congélateur et quelques affaires de l’endroit où il vivait depuis trois ans. “Il ne nous reste plus grand-chose, tout est pillé. Les autorités devraient nous accorder une ou deux semaines de préavis” se désole-t-il, la voix nouée.Dady Kasongo, une autre victime de l’opération, semble tétanisé derrière ses lunettes noires. Il a investi “des milliers de dollars” en matériaux pour construire sa maison, démolie sous ses yeux avant même la fin des travaux.Selon lui, les parcelles ont été “enregistrées en bonne et due forme” auprès des services de l’État et il espère pouvoir obtenir des réparations.Mais ce combat a peu de chances d’aboutir. “Ce que nous faisons ce n’est pas une démolition méchante, c’est plutôt une récupération de l’emprise publique de l’État”, affirme le ministre Tshilungu, qui rappelle que les berges et lits de rivières sont des zones interdites à la construction. Dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde et en proie à une forte corruption, nombre de propriétaires ont reçu des “permis de construire frauduleux”, selon les autorités locales.Les opérations de démolition se suivent et se ressemblent à Kinshasa depuis des décennies, sans parvenir à régler ni le problème de l’engorgement urbain, ni l’absence d’infrastructures adaptées à la forte croissance démographique. Selon les experts, le changement climatique accentue les phénomènes extrêmes en Afrique, qui pourraient toucher jusqu’à 118 millions d’Africains d’ici 2030. 

12 points ou moins, l’Eurovision entre en finale

Les 26 chansons en finale de l’Eurovision samedi vont conduire les téléspectateurs à choisir entre l’humour d’une ode au sauna, le regret d’un amour dilapidé, la promesse d’une aube nouvelle après l’horreur, l’apologie de la jouissance ou encore le souvenir d’une maman.Le concours de la chanson a 69 ans et c’est le plus grand télé-crochet du monde. Musique, kitsch, compétition, mur LED haute définition et beaucoup de pyrotechnie se disputent l’attention et les votes de quelque 160 millions de téléspectateurs en Europe et au-delà. Les manifestations contre la guerre à Gaza, qui avaient rassemblé des milliers de personnes à Malmö lors de l’édition 2024, ont peu mobilisé à Bâle malgré une intensification de l’offensive israélienne dans l’étroit territoire palestinien. Un rassemblement est prévu samedi à Bâle à 19H00 (17H00 GMT), peu avant le début de la compétition à 21H00.  La Suède reste la favorite des parieurs avec l’ode du trio comique KAJ et son entêtant et entraînant “Bara Bada Bastu”, qui évoque les joies d’un sauna. En total contraste mais sur les talons du trio, le contre-ténor JJ a ébloui pour l’Autriche avec “Wasted Love” sur l’amour dilapidé, avec une interprétation mise en valeur par un noir et blanc de studio Harcourt. Après deux demi-finales et de belles performances, l’Autriche, la France, la Finlande, les Pays-Bas et Israël comptent bien créer la surprise à la St. Jakobshalle de Bâle. Louane, pour la France, était sélectionnée d’office pour la finale, mais sa chanson “maman” hommage à sa mère disparue, intensément interprétée et une scénographie toute en retenue symbolisant le temps qui passe dans un sablier, lui ont permis de se hisser à la troisième place des bookmakers. – Adrénaline -Les fans se sont arrachés les 6.500 billets de la finale de samedi. “L’équipe est épuisée, mais super heureuse”, a confié le directeur de l’Eurovision, Martin Green à l’AFP vendredi, à 24 heures de l’apothéose.”Ce qui nous motive tous, c’est de voir ces artistes chanter, et c’est une véritable montée d’adrénaline. Certaines de ces performances sont tout simplement époustouflantes”, dit-il.”Je trouve que le plateau de la finale est assez diversifié, avec des propositions aussi bien up-tempo que des ballades, des moments peut-être un peu plus poétiques” analyse Fabien Randanne, journaliste musical au journal français 20 Minutes et habitué de l’Eurovision. Le Norvégien Kyle Alessandro ouvrira le spectacle dans une explosion de flammes, suivi par la Luxembourgeoise Laura Thorn et “la poupée monte le son”. Une possible surprise selon Fabien Randanne. Sur un ton léger et en français, la chanteuse dénonce le patriarcat en invoquant “Poupée de cire, poupée de son”, écrit par Serge Gainsbourg et dont l’interprétation par France Gall avait donné la victoire au Luxembourg il y a 60 ans.Les concurrents seront départagés par des votes : celui du jury et celui séparé des téléspectateurs de chacun des 37 pays participants, avec un poids égal. S’y ajoute le vote des spectateurs du reste du monde.Bien que tenu au secret sur les chiffres, Thomas Niedermayer, le maître des votes de l’Eurovision, a révélé que les demi-finales de cette semaine avaient été “très serrées”. “C’était encore plus serré que les points ne le laissent paraître. La course a donc été passionnante et la course au vainqueur s’annonce serrée”, dit-il.  – Espoir et désir-Sur fond d’appels au boycott d’Israel à l’Eurovision, la chanteuse israélienne et survivante de l’attaque du 7-Octobre, Yuval Raphael a vu sa cote augmenter au fil des semaines et son interprétation de “New Day Will Rise” (un jour nouveau se lèvera) lui a offert un ticket en finale. La jeune femme de 24 ans qui a survécu en faisant la morte sous un tas de cadavres pendant le massacre perpétré par le Hamas, veut lancer un message universel “d’espoir et de solidarité”.Une de ses répétition a été perturbée par des sifflets et un spectateur à fait un geste d’égorgemente envers la délégation  lors de la parade de présentation dimanche.La Finlandaise Erika Vikman, célèbre aussi la vie, mais à sa façon. Body de cuir clouté, cuissardes, chantant à tue tête “Ich Komme” (je jouis), la chanteuse s’envole dans les airs sur un micro géant d’où jaillissent des gerbes d’étincelles. Le public a scandé “Erika”, “Erika”, reflétant l’enthousiasme grandissant pour celle qui a dû cacher des fesses que l’Eurovision ne saurait voir. Le mystère reste entier autour de la participation de la mégastar canadienne Céline Dion, qui souffre d’une grave maladie auto-immune. Elle avait 20 ans quand elle a remporté l’Eurovision 1988 pour la Suisse. Le concours a fait d’elle une star mondiale.

Coupe d’Angleterre: la belle histoire pour Palace ou la consolation pour City

Wembley accueille une finale de Coupe d’Angleterre inédite samedi (17h30) entre l’outsider Crystal Palace, au public bouillant mais au palmarès vierge, et le géant aux pieds fragiles, Manchester City, désireux de redorer une saison “épouvantable” et vierge de titre jusqu’à présent.Dans un passé récent, personne n’aurait misé un centime sur Palace. Mais Manchester City a connu trop de déboires ces derniers mois pour s’avancer en ultra-favori avant la 14e finale de “Cup” de son histoire, la troisième d’affilée (victoire en 2023, défaite en 2024).”C’est une bonne habitude d’atteindre Wembley et c’est toujours important de gagner des trophées. Nous avons la finale de la Coupe d’Angleterre en ligne de mire et au cours d’une saison épouvantable, nous avons quand même réussi à le faire”, a résumé Erling Haaland auprès de la BBC.Dans le nord de Londres, l’attaquant norvégien espère apporter un peu de joie à ses supporters au bout d’une saison éprouvante, marquée par la grave blessure de Rodri, la chute du trône en championnat et une élimination précoce en Ligue des champions, deux ans après l’avoir gagnée.- Bataille d’individualités -La Coupe d’Angleterre représente le dernier espoir de trophée pour Pep Guardiola, qui en a soulevé au moins un par saison avec Manchester City, à l’exception de la première (2016-2017).Même si ce n’est “pas le premier choix, tout est bon à prendre”, a déclaré vendredi l’entraîneur face aux médias. “Bien sûr que nous la voulons. Une fois que nous sommes ici, nous voulons gagner le trophée. C’est très important (pour le club)”.La rencontre aura aussi une résonance particulière pour le capitaine Kevin De Bruyne, sur le départ après une décennie riche en émotions et en titres (quatorze majeurs).Sur le papier, et malgré une année décevante, les Sky Blues apparaissent bien mieux armés que leurs adversaires à tous les endroits du terrain, d’Ederson à Phil Foden en passant par Ruben Dias, Jérémy Doku ou encore Omar Marmoush.Mais Crystal Palace possède aussi des individualités talentueuses, à commencer par les internationaux anglais Marc Guéhi et Eberechi Eze, les Français Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta, ou encore l’ailier sénégalais Ismaïla Sarr.Le club du sud de Londres peut aussi compter sur des supporters parmi les plus chauds du royaume, et qui l’ont montré durant l’éclatante victoire contre Aston Villa (3-0) en demi-finales, déjà à Wembley.- Billet pour la Ligue Europa -Le souffle de l’histoire peut aussi donner des ailes aux Eagles, finalistes malheureux en 1990 et 2016, à chaque fois contre Manchester United.La possibilité de remporter enfin un premier titre, “nous savons ce que cela représente pour les supporters et le club”, a déclaré Eze sur Sky Sports dimanche dernier. “Nous sommes confiants. Nous savons qu’il nous suffit de faire ce que nous faisons, d’être la meilleure version de nous-mêmes, pour avoir la possibilité de battre n’importe quelle équipe”.L’attaquant de 26 ans arrive lancé à Wembley. Il a inscrit cinq buts dans ses quatre derniers matches, et contre des pointures comme Arsenal (2-2), Aston Villa (3-0), Nottingham Forest (1-1) et Tottenham (2-0, doublé).Un triomphe face à Haaland et compagnie offrirait en outre à Crystal Palace un billet pour la prochaine Ligue Europa, ce qui serait un accomplissement inédit pour le club au maillot bleu et rouge.”Il y a un grand match devant nous, mais je ne veux pas dire +si ceci, si cela+. Quand cela arrivera, nous pourrons en parler”, a tempéré l’entraîneur Oliver Glasner, vendredi en conférence de presse.Manchester City, lui, ambitionne de rester dans le grand bain de la Ligue des champions en terminant parmi les cinq premiers de la Premier League, un objectif pas encore assuré à deux journées de la fin du championnat.

Ligue 1: Suspense pour la C1, effroi pour Saint-Étienne

Nice, Lille ou Strasbourg? Les trois clubs sont sur la même ligne pour décrocher l’ultime billet vers la Ligue des champions lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1, où Saint-Etienne n’a plus son destin en main pour éviter la relégation, samedi (tous les matches à 21h00).. Course à la C1: Nice a la mainIl faudrait un miracle pour Lyon (7e, 54 pts), qui reçoit Angers (13e), déjà sauvé. Mais avec trois équipes à 57 points et des différences de buts proches, le dernier chapitre de la saison annonce des rebondissements pour décrocher la quatrième place, qualificative pour les barrages de la prochaine Ligue des champions.L’incertitude est d’autant plus grande que Nice (4e, +19), Lille (5e, +15) et Strasbourg (6e, +13) ont perdu lors de la 33e journée et raté une occasion de prendre le large.Nice garde un souffle d’avance et joue à domicile contre Brest (8e). Mais les Bretons ont prouvé en battant Lille (2-0) la journée précédente qu’ils prenaient leur rôle d’arbitre à cœur et jouaient la fin de saison à fond.Le Losc reçoit Reims, 14e et qui lutte pour le maintien. Mais les Dogues ont donné des signes de fatigue en cette fin de saison, où ils sont allés jusqu’en 8e de finale de Ligue des champions.S’ils veulent retourner en C1, il leur faut battre les Champenois et espérer que leurs rivaux s’inclinent, ou remonter leur quatre points de différence de buts.Strasbourg aussi reçoit une équipe qui veut sauver sa place en L1, Le Havre (16e). Les Alsaciens seront très certainement privés de leur meilleur buteur, le Néerlandais Emanuel Emegha, blessé.Les perdants de cette course se consoleront avec les accessits vers la Ligue Europa et la Ligue Conférence. La 7e place sera qualificative pour la C4 si le Paris SG bat Reims en finale de la Coupe de France, le 24 mai.Le PSG, champion, Marseille et Monaco sont déjà qualifiés directement pour la C1. Pour garder sa place de dauphin, l’OM, un point devant Monaco, reçoit Rennes alors que le club de la Principauté joue à Lens.. Course au maintien: Les Verts en dangerSaint-Étienne dépend des résultats de ses concurrents pour ne pas retourner en Ligue 2 aussitôt après être remonté, mais il reçoit dans son chaudron de Geoffroy-Guichard Toulouse, qui n’a plus rien à jouer, alors que Le Havre se rend en Alsace chez un candidat à l’Europe.Avec 30 points et une différence de buts rédhibitoire (-37), les Verts ne peuvent espérer qu’un sursis: accrocher la 16e place, synonyme de barrage contre le vainqueur de Metz-Dunkerque.Pour cela il faut commencer par battre le Téfécé, même si Saint-Étienne est privé de son buteur belge Lucas Stassin, blessé.Il faudrait pour les Verts que le HAC (31 pts, -32) ne gagne pas à Strasbourg.Les Normands peuvent échapper à la place de barragiste s’ils rattrapent Nantes (33 pts, -16) ou Reims (33 pts, -13). Les Canaris reçoivent Montpellier, relégué de longue date, et les Rémois vont à Lille.Reims a aussi en tête sa finale de Coupe de France contre le PSG. Ce grand rendez-vous, pour un club qui n’a plus rien gagné depuis 1962 et un sixième titre de champion de France, est pour l’instant dans l’ombre de la course au maintien.Si Reims devait terminer à la 16e place, la Ligue de football professionnel (LFP) a prévu de modifier les dates du barrage aller-retour L1/L2, programmé pour l’heure les jeudi 22 mai et dimanche 25 mai. Elle avancerait le match aller de quelques jours et repousserait également le retour.

Ligue 1: Suspense pour la C1, effroi pour Saint-Étienne

Nice, Lille ou Strasbourg? Les trois clubs sont sur la même ligne pour décrocher l’ultime billet vers la Ligue des champions lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1, où Saint-Etienne n’a plus son destin en main pour éviter la relégation, samedi (tous les matches à 21h00).. Course à la C1: Nice a la mainIl faudrait un miracle pour Lyon (7e, 54 pts), qui reçoit Angers (13e), déjà sauvé. Mais avec trois équipes à 57 points et des différences de buts proches, le dernier chapitre de la saison annonce des rebondissements pour décrocher la quatrième place, qualificative pour les barrages de la prochaine Ligue des champions.L’incertitude est d’autant plus grande que Nice (4e, +19), Lille (5e, +15) et Strasbourg (6e, +13) ont perdu lors de la 33e journée et raté une occasion de prendre le large.Nice garde un souffle d’avance et joue à domicile contre Brest (8e). Mais les Bretons ont prouvé en battant Lille (2-0) la journée précédente qu’ils prenaient leur rôle d’arbitre à cœur et jouaient la fin de saison à fond.Le Losc reçoit Reims, 14e et qui lutte pour le maintien. Mais les Dogues ont donné des signes de fatigue en cette fin de saison, où ils sont allés jusqu’en 8e de finale de Ligue des champions.S’ils veulent retourner en C1, il leur faut battre les Champenois et espérer que leurs rivaux s’inclinent, ou remonter leur quatre points de différence de buts.Strasbourg aussi reçoit une équipe qui veut sauver sa place en L1, Le Havre (16e). Les Alsaciens seront très certainement privés de leur meilleur buteur, le Néerlandais Emanuel Emegha, blessé.Les perdants de cette course se consoleront avec les accessits vers la Ligue Europa et la Ligue Conférence. La 7e place sera qualificative pour la C4 si le Paris SG bat Reims en finale de la Coupe de France, le 24 mai.Le PSG, champion, Marseille et Monaco sont déjà qualifiés directement pour la C1. Pour garder sa place de dauphin, l’OM, un point devant Monaco, reçoit Rennes alors que le club de la Principauté joue à Lens.. Course au maintien: Les Verts en dangerSaint-Étienne dépend des résultats de ses concurrents pour ne pas retourner en Ligue 2 aussitôt après être remonté, mais il reçoit dans son chaudron de Geoffroy-Guichard Toulouse, qui n’a plus rien à jouer, alors que Le Havre se rend en Alsace chez un candidat à l’Europe.Avec 30 points et une différence de buts rédhibitoire (-37), les Verts ne peuvent espérer qu’un sursis: accrocher la 16e place, synonyme de barrage contre le vainqueur de Metz-Dunkerque.Pour cela il faut commencer par battre le Téfécé, même si Saint-Étienne est privé de son buteur belge Lucas Stassin, blessé.Il faudrait pour les Verts que le HAC (31 pts, -32) ne gagne pas à Strasbourg.Les Normands peuvent échapper à la place de barragiste s’ils rattrapent Nantes (33 pts, -16) ou Reims (33 pts, -13). Les Canaris reçoivent Montpellier, relégué de longue date, et les Rémois vont à Lille.Reims a aussi en tête sa finale de Coupe de France contre le PSG. Ce grand rendez-vous, pour un club qui n’a plus rien gagné depuis 1962 et un sixième titre de champion de France, est pour l’instant dans l’ombre de la course au maintien.Si Reims devait terminer à la 16e place, la Ligue de football professionnel (LFP) a prévu de modifier les dates du barrage aller-retour L1/L2, programmé pour l’heure les jeudi 22 mai et dimanche 25 mai. Elle avancerait le match aller de quelques jours et repousserait également le retour.