Syrie: création de commissions nationales pour les disparus et la justice de transition
La présidence syrienne a annoncé samedi la création de deux commissions nationales pour les disparus et la justice de transition, plus de cinq mois après la chute du régime de Bachar el-Assad, accusé d’innombrables exactions, et après plus d’une décennie de guerre.Le sort de dizaines de milliers de détenus et d’autres personnes portées disparues reste l’un des héritages les plus douloureux du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 lorsque les forces de M. Assad ont brutalement réprimé les manifestations antigouvernementales. La guerre a au total fait plus d’un demi-million de morts. Un décret signé par le président syrien de transition Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad et publié samedi par la présidence a annoncé la formation d’une “commission nationale” indépendante “pour les personnes disparues”.Cet organe est chargé de “rechercher et de découvrir le sort des personnes disparues et victimes de disparitions forcées, de documenter les cas, d’établir une base de données nationale et d’apporter un soutien juridique et humanitaire à leurs familles”, ajoute le texte.La commission, qui jouira d’une “indépendance financière et administrative” et agira sur l’ensemble du territoire syrien, sera dirigée par Mohammed Reda Jalkhi, nommé début mars pour participer à la rédaction d’une déclaration constitutionnelle pour la transition du pays.Selon un autre décret signé par le président par intérim, la commission sur la justice de transition est quant à elle chargée de “découvrir la vérité sur les graves violations commises par l’ancien régime”, demander des comptes aux responsables “en coordination avec les autorités compétentes, réparer les préjudices causés aux victimes et établir fermement les principes de non-répétition (de ces crimes) et de réconciliation nationale”.En mars, Ahmad al-Chareh a signé une déclaration constitutionnelle pour une période de transition de cinq ans.Elle stipulait qu’au cours de cette période, une “commission de justice transitionnelle” serait formée pour “déterminer les moyens de rendre des comptes, établir les faits et rendre justice aux victimes et aux survivants” des exactions de l’ancien gouvernement.En Syrie, la guerre civile déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie a morcelé le territoire en zones d’influences tenues par différents belligérants.
Ligue 1: Lacazette fait ses adieux à Lyon avec ses 200e et 201e buts avec l’OL
L’avant-centre et capitaine de Lyon Alexandre Lacazette a inscrit ses 200e et 201e buts avec l’Olympique lyonnais à l’occasion de son 391e et dernier match avec son club formateur, remporté à domicile face à Angers (2-0).Ce succès, conjugué à la défaite sur le fil de Strasbourg à domicile face au Havre (3-2) permet à l’OL de finir 6e et d’arracher une qualification en barrages de la Ligue Conférence, voire la Ligue Europa si le PSG gagne la Coupe de France. “Le Général”, qui aura 34 ans le 28 mai, a ouvert le score sur penalty (55e) avant de doubler la mise d’un plat du pied du droit grâce à un service de Rayan Cherki (72e). Il est sorti à la 77e minute sous les ovations des 56.000 spectateurs lyonnais et au milieu d’une haie d’honneur formée par ses coéquipiers.Deuxième buteur de l’histoire de l’Olympique lyonnais, Lacazette, qui aura 34 ans le 28 mai, restera donc derrière le légendaire Fleury Di Nallo (82 ans) qui a inscrit 222 buts en 494 matches (sans aucun penalty) entre 1960 et décembre 1974. Arrivé l’OL en 2003, Alexandre Lacazette, né à Lyon, aura passé dix saisons de sa carrière à l’OL (2010-2017, 2022-2025). Il a également joué cinq ans à Arsenal (2017-2022) où il avait été transféré pour 60 millions d’euros après avoir marqué 37 buts dont 28 en Ligue 1.Plusieurs buts ont marqué sa carrière à Lyon.Son premier en professionnel avec l’OL au stade de Gerland, le 30 octobre 2010 contre Sochaux à l’âge de 19 ans et cinq mois, lors d’un match où il était entré en cours de jeu.Lacazette a réalisé son premier triplé contre Lille le 5 octobre 2014. Au terme de cette saison 2013-2014, il avait terminé meilleur buteur du championnat avec 27 buts. Le “Général” a aussi marqué l’histoire du club en inscrivant les trois buts du dernier derby disputé contre Saint-Etienne à Gerland (3-0), le 8 novembre 2015, avant de devenir le premier buteur du Groupama Stadium, le 5 janvier 2016 contre Troyes (4-1).L’avant-centre lyonnais a aussi été l’auteur d’un incroyable quadruplé le 7 mai 2023 contre Montpellier à l’occasion d’un match à domicile dans lequel l’OL était mené 4-1, avec quatre buts de Wahi, avant de s’imposer 5-4.Enfin, dans les dernières secondes de l’ultime rencontre de la saison dernière, il a marqué sur penalty face à Strasbourg (2-1), le 19 mai 2024. Lyon, lanterne rouge de la Ligue 1 en décembre, a arraché alors la 6e place et s’est qualifié en Ligue Europa.
Ligue 1: L’OM finit beau deuxième
Sérieux presque jusqu’au bout et porté par des individualités qui ne feront pas tache en Ligue des champions, l’OM a battu Rennes (4-2) samedi lors de la dernière journée de championnat, dont les Marseillais finissent solides deuxièmes.”Mission accomplie”, avait écrit le directeur du football marseillais Medhi Benatia la semaine dernière, après un succès au Havre qui valait billet direct pour la Ligue des champions.L’essentiel était fait, effectivement, mais pour tout un tas de raisons, sportives comme économiques, les Marseillais voulaient confirmer leur deuxième place et montrer qu’ils méritaient de finir dauphins du Paris SG.Leur succès de samedi, couplé à la lourde défaite de Monaco à Lens leur offre finalement quatre points de marge sur le club de la Principauté et malgré une saison parfois chaotique, ils ont bien été les meilleurs de ceux qui courent en vain derrière Paris.Dans une ambiance festive et très bon-enfant, la soirée a été tout à fait divertissante au Stade Vélodrome, avec beaucoup de buts, dont certains très beaux, et quelques joueurs déjà au niveau de la Ligue des champions, comme Adrien Rabiot et Mason Greenwood, auteurs d’un doublé chacun.Et elle s’est conclue en beauté, avec les quelques secondes jouées par Steve Mandanda, légende du club, qui a reçu de la part du Vélodrome une ovation digne de ce statut. – histoires de penaltys -Auparavant, et dès le coup d’envoi, l’OM avait donc confirmé qu’il voulait vraiment cette deuxième place et y avait mis les jambes nécessaires et pas mal d’envie.Mais, bizarrement, c’est Rennes qui est sorti en tête de cette entame animée, grâce à une frappe contrée d’Ismaël Koné, prêté cet hiver à Rennes par… Marseille, où il n’avait jusque-là pas laissé beaucoup de regrets (1-0, 14e).Le Canadien s’est fait pardonner par le public marseillais cinq minutes plus tard avec une main qui a offert un premier penalty à Greenwood (1-1, 21e), auteur sur le coup de son 20e but en championnat.A peine cinq minutes plus tard, l’Anglais aurait pu rejoindre Ousmane Dembélé en tête du classement des buteurs avec un nouveau penalty offert par Lilian Brassier, un autre Marseillais du début de saison devenu Breton en janvier. Sa frappe a été repoussée par Brice Samba mais Greenwood était dans un excellent soir et il l’a encore montré par deux fois avant la pause.A la 38e, c’est ainsi lui qui, au bout d’une action magnifique, a servi Rabiot pour le but du 2-1, le huitième de l’international français cette saison en championnat.- banderoles pour la direction -Et juste avant le repos, il a enfoncé le clou et donné à l’OM une avance méritée de deux buts avec une nouvelle action de classe, crochet et frappe du droit (3-1, 45+1), qui l’a ramené au niveau de Dembélé.Logiquement, la deuxième période a été plus neutre et l’OM s’est fait surprendre par Carlos Gomez (3-2, 78e), à un moment où les Marseillais commençaient à être meilleurs en tribunes que sur le terrain.Greenwood a ensuite essayé de finir seul meilleur buteur mais n’y est pas parvenu, le dernier but de la saison revenant à Rabiot (4-2, 90+2), auteur d’un nouveau gros match et que l’OM voudra absolument conserver la saison prochaine.Un peu plus tôt, on avait vu dans le Virage Nord des banderoles remerciant Benatia, le président Pablo Longoria et l’entraîneur Roberto De Zerbi pour cette saison réussie. Dès la semaine prochaines, ces trois-là vont se parler et devront décider de la suite de leur fameux “cycle de trois ans”. A l’OM, rien n’est jamais sûr, même quand les objectifs sont atteints. Mais la soirée de samedi, conclue par la musique de la Ligue des champions, aura peut-être donné quelques idées à De Zerbi.
A Marseille, Philippe se penche sur la justice et tient ses potentiels alliés en respect
Des propositions pour réformer l’institution judiciaire, un plaidoyer contre “l’injustice”, en particulier envers les jeunes, et un message de ferme détermination envers ses potentiels alliés pour l’Elysée, particulièrement à droite: Edouard Philippe a tenu un nouveau meeting de campagne samedi à Marseille, en plein dénouement du congrès LR.Après Bordeaux et Lille, le candidat déclaré à la présidentielle avait convié ses soutiens au Parc Chanot pour un troisième “meeting interrégional”. L’ordre du jour appelait les questions régaliennes. Mais le dénouement dimanche du Congrès des Républicains (LR) n’avait échappé à personne et le rendez-vous d’Horizons a été avancé d’une journée.Alors que LR doit se choisir un président entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Edouard Philippe s’est amusé d’être devenu un thème de campagne dans son ancien parti: pour M. Wauquiez, hors de question de “rallier la macronie” derrière l’ancien Premier ministre, quand M. Retailleau –qui s’en défend– y serait d’avantage disposé.Le patron d’Horizons, en tête des sondages dans le “socle commun” de la droite et du centre, a également eu un mot pour Gérald Darmanin et pour Gabriel Attal. “J’entends ceux qui se demandent si mon programme sera un vrai programme de droite. S’il sera assez populaire. J’en entends d’autres qui ont la nostalgie d’un +en même temps+ un peu idéalisé”, a-t-il lancé.”J’entends parler de +tickets+ écrits d’avance (…) Tout cela me laisse assez indifférent. Je ne serai pas le prisonnier du jeu des partis”, a prévenu M. Philippe.”Je veux être président de la République pour restaurer la puissance de l’Etat, pour remettre de la justice dans notre société, pour rendre notre pays plus fort et plus prospère et pour redonner à l’ensemble de nos concitoyens le goût de la liberté. Est-ce que c’est assez de droite ? Assez populaire ? Mais moi je ne suis pas là pour défendre la pureté de la droite française ! Je suis là pour défendre la France, les Françaises et les Français !”, a lancé M. Philippe sous les applaudissements de quelque 1.700 partisans.M. Wauquiez en a pris pour son grade. “Les Français ne sont pas dupes de ceux qui font du trumpisme aux petits pieds en rêvant de ressusciter le bagne du comte de Monte Cristo à Saint-Pierre-et-Miquelon”, a ironisé Edouard Philippe, alors que le patron des députés LR a proposé d’y envoyer les étrangers dangereux faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF).Le député de Haute-Loire a pour sa part dressé un portrait peu flatteur de M. Philippe samedi dans un entretien au Figaro Magazine. La “macronie finissante a un nom: Edouard Philippe”, a-t-il dit, estimant “mortel pour la droite et notre pays” d’en être les “supplétifs”.-Courtes peines et peines planchers-A tous ces alliés potentiels qui s’interrogent sur son programme, M. Philippe “retourne la question”: “Etes-vous prêts à construire avec nous la grande force politique, le bloc républicain et démocrate, qui respectera les identités de chacun mais se rassemblera sur l’essentiel ?”.Illustration avec les intervenants, parmi lesquels le président (Renaissance) de la région Sud Renaud Muselier et la présidente de la Métropole d’Aix-Marseille Martine Vassal (ex-LR), à qui M. Philippe a prodigué un encouragement pour la mairie de Marseille.”Le mode d’emploi pour organiser la victoire aux municipales apportera le mode d’emploi pour la présidentielle”, a édicté M. Muselier. “Sans rassemblement républicain, aucune victoire ne sera possible”, a abondé le maire de Nice et vice-président d’Horizons, Christian Estrosi.Second message de Marseille: quand LR se cherche un chef, Edouard Philippe peaufine son programme. Samedi, le maire du Havre a décliné des propositions pour réformer la justice qui, “en plus d’être lente, est devenu hypocrite”.Car “comme nous n’arrivons pas à construire suffisamment de places de prisons (…) et comme nous savons qu’être détenu dans des conditions indignes alimente la récidive, les juges prononcent des peines toujours plus sévères mais de moins en moins exécutées”, a-t-il expliqué.M. Philippe défend “une stratégie d’enfermement immédiat des délinquants, y compris pour des peines très brèves, dès la première infraction, dans des établissements pour courtes peines”, comme ses députés l’ont fait adopter début avril. Mais aussi, a-t-il poursuivi, des “peines planchers pour les infractions les plus graves”.L’ancien Premier ministre s’interroge par ailleurs sur la suppression de la fonction de juge d’application des peines. Il entend également donner aux maires “des moyens accrus, y compris le droit de prononcer des amendes et de proposer des peines de réparation”.
A Marseille, Philippe se penche sur la justice et tient ses potentiels alliés en respect
Des propositions pour réformer l’institution judiciaire, un plaidoyer contre “l’injustice”, en particulier envers les jeunes, et un message de ferme détermination envers ses potentiels alliés pour l’Elysée, particulièrement à droite: Edouard Philippe a tenu un nouveau meeting de campagne samedi à Marseille, en plein dénouement du congrès LR.Après Bordeaux et Lille, le candidat déclaré à la présidentielle avait convié ses soutiens au Parc Chanot pour un troisième “meeting interrégional”. L’ordre du jour appelait les questions régaliennes. Mais le dénouement dimanche du Congrès des Républicains (LR) n’avait échappé à personne et le rendez-vous d’Horizons a été avancé d’une journée.Alors que LR doit se choisir un président entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Edouard Philippe s’est amusé d’être devenu un thème de campagne dans son ancien parti: pour M. Wauquiez, hors de question de “rallier la macronie” derrière l’ancien Premier ministre, quand M. Retailleau –qui s’en défend– y serait d’avantage disposé.Le patron d’Horizons, en tête des sondages dans le “socle commun” de la droite et du centre, a également eu un mot pour Gérald Darmanin et pour Gabriel Attal. “J’entends ceux qui se demandent si mon programme sera un vrai programme de droite. S’il sera assez populaire. J’en entends d’autres qui ont la nostalgie d’un +en même temps+ un peu idéalisé”, a-t-il lancé.”J’entends parler de +tickets+ écrits d’avance (…) Tout cela me laisse assez indifférent. Je ne serai pas le prisonnier du jeu des partis”, a prévenu M. Philippe.”Je veux être président de la République pour restaurer la puissance de l’Etat, pour remettre de la justice dans notre société, pour rendre notre pays plus fort et plus prospère et pour redonner à l’ensemble de nos concitoyens le goût de la liberté. Est-ce que c’est assez de droite ? Assez populaire ? Mais moi je ne suis pas là pour défendre la pureté de la droite française ! Je suis là pour défendre la France, les Françaises et les Français !”, a lancé M. Philippe sous les applaudissements de quelque 1.700 partisans.M. Wauquiez en a pris pour son grade. “Les Français ne sont pas dupes de ceux qui font du trumpisme aux petits pieds en rêvant de ressusciter le bagne du comte de Monte Cristo à Saint-Pierre-et-Miquelon”, a ironisé Edouard Philippe, alors que le patron des députés LR a proposé d’y envoyer les étrangers dangereux faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF).Le député de Haute-Loire a pour sa part dressé un portrait peu flatteur de M. Philippe samedi dans un entretien au Figaro Magazine. La “macronie finissante a un nom: Edouard Philippe”, a-t-il dit, estimant “mortel pour la droite et notre pays” d’en être les “supplétifs”.-Courtes peines et peines planchers-A tous ces alliés potentiels qui s’interrogent sur son programme, M. Philippe “retourne la question”: “Etes-vous prêts à construire avec nous la grande force politique, le bloc républicain et démocrate, qui respectera les identités de chacun mais se rassemblera sur l’essentiel ?”.Illustration avec les intervenants, parmi lesquels le président (Renaissance) de la région Sud Renaud Muselier et la présidente de la Métropole d’Aix-Marseille Martine Vassal (ex-LR), à qui M. Philippe a prodigué un encouragement pour la mairie de Marseille.”Le mode d’emploi pour organiser la victoire aux municipales apportera le mode d’emploi pour la présidentielle”, a édicté M. Muselier. “Sans rassemblement républicain, aucune victoire ne sera possible”, a abondé le maire de Nice et vice-président d’Horizons, Christian Estrosi.Second message de Marseille: quand LR se cherche un chef, Edouard Philippe peaufine son programme. Samedi, le maire du Havre a décliné des propositions pour réformer la justice qui, “en plus d’être lente, est devenu hypocrite”.Car “comme nous n’arrivons pas à construire suffisamment de places de prisons (…) et comme nous savons qu’être détenu dans des conditions indignes alimente la récidive, les juges prononcent des peines toujours plus sévères mais de moins en moins exécutées”, a-t-il expliqué.M. Philippe défend “une stratégie d’enfermement immédiat des délinquants, y compris pour des peines très brèves, dès la première infraction, dans des établissements pour courtes peines”, comme ses députés l’ont fait adopter début avril. Mais aussi, a-t-il poursuivi, des “peines planchers pour les infractions les plus graves”.L’ancien Premier ministre s’interroge par ailleurs sur la suppression de la fonction de juge d’application des peines. Il entend également donner aux maires “des moyens accrus, y compris le droit de prononcer des amendes et de proposer des peines de réparation”.
Pluies et inondations en Argentine: 2.500 évacués dans la région de Buenos Aires
Au moins 2.500 personnes ont été évacuées depuis vendredi dans diverses villes de la province de Buenos Aires après des inondations provoquées par des pluies intenses ces derniers jours, ont indiqué samedi les autorités provinciales.Les pluies quasi-ininterrompues, près de cinq fois la normale locale en mai, ont fait déborder rivières et fossés, coupant une demi-douzaine d’axes routiers et submergeant des champs dans cette zone de pampa (plaine) sans relief. Elles ont aussi inondé des rues en grande banlieue de Buenos Aires.Aucune victime n’a été signalée samedi, tandis que des sources du gouvernement provincial faisaient état à l’AFP d’environ 2.500 évacués, nombre d’entre eux de leur propre initiative dès vendredi soir, dans divers secteurs du nord de la province.Un nombre “en changement permanent”, a-t-on toutefois précisé de même source, entre les évacués, auto-évacués, passés, ou pas, par les refuges établis dans des clubs ou salles de sport, ou partis chez des tiers.Dans la matinée, le gouvernement provincial a annoncé avoir déployé quelque 300 agents entre pompiers, protection civile et police, avec l’appui de barques, bateaux pneumatiques et kayaks.Dans les villes de Campana et Zarate, à 80 et 90 km au nord de Buenos Aires, la pluie, quasi-incessante depuis vendredi matin, devait après un bref répit samedi regagner en intensité dans la nuit, selon les prévisions météo.”On a eu un total de 425 mm ces dernières 24 heures, c’est de la folie, on n’avait jamais vu ça”, avec des zones où l’eau est “au-dessus des épaules”, a déclaré à l’AFP Emiliano Riberas, coordinateur des urgences à Zarate. A Campana, plusieurs familles ont dû passer une partie de la nuit sur leur toit dans l’attente des secours, pour échapper à leur maison inondée. “On a perdu tout ce qu’on avait, ce pour quoi on a sué toutes ces années, et on n’a pas d’endroit ou aller”, se désolait samedi matin auprès de l’AFP Manuel Sanchez, sur le point d’être secouru avec ses enfants.Le volume de précipitations depuis vendredi a dépassé celles recensées début mars à Bahia Blanca (600 km au sud de Buenos Aires), où pluies torrentielles et inondations avaient fait 18 morts, a souligné le ministre de Sécurité provincial Javier Alonso.Selon la météorologue Cindy Fernandez, la norme en mai dans cette partie du pays se situe “autour de 70, 80 mm d’eau pour tout le mois. Là, ça a quintuplé”.Nombre de véhicules ont été piégés par les eaux, dont un car avec 44 passagers immobilisé depuis minuit (03H00 GMT) sur une route près de Zarate, avec “10 cm d’eau à l’intérieur”, a déclaré le chauffeur samedi matin sur la chaîne TN. Ces véhicules étaient peu à peu secourus dans le courant de samedi, selon les autorités.
La finale de l’Eurovision bien lancée
Des dizaines de millions de téléspectateurs partout dans le monde vont pouvoir choisir entre les 26 concurrents qui restent en lice au concours de l’Eurovision de la chanson édition 2025, qui chantent l’amour du sauna, le regret d’un amour dilapidé, celui d’une maman disparue, la promesse d’une aube nouvelle après l’horreur ou une ode à la jouissance.Un bref accrochage a opposé la police à des manifestants propalestiniens loin de la Sankt Jakobshalle où se déroule la compétition, ont constaté des journalistes de l’AFP. La police a fait usage de spray au poivre mais pas de canon à eau sur place. Un drapeau israélien et américain ont été brûlés.Dans un message, Israël a appelé ses citoyens à Bâle à “éviter les confrontations avec les manifestants” tout en soulignant que la manifestation est sous contrôle.Les organisateurs craignaient que la participation israélienne n’attire les foules que l’on a vu l’année dernière à Malmö marcher contre la guerre à Gaza, au moment où Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien.Mais la mobilisation a été faible jusque-là.Dans la salle où se déroule la finale, des sifflets, ont été clairement entendus par un journaliste de l’AFP pendant que la chanteuse israélienne et survivante de l’attaque du 7-Octobre, Yuval Raphael interprétait “New Day Will Rise” (Un jour nouveau se lèvera). La jeune femme de 24 ans qui a survécu en faisant la morte sous un tas de cadavres pendant le massacre perpétré par le Hamas, veut lancer un message universel “d’espoir et de solidarité” et malgré les appels au boycott d’Israël, l’artiste a vu sa cote monter au fil des semaines. L’importance du vote des téléspectateurs pour le score final devrait aussi lui être favorable.- Et le vainqueur est… -Le concours de la chanson, qui se tient à Bâle en Suisse, a 69 ans et c’est le plus grand télécrochet du monde. Musique, kitsch, compétition, mur LED haute définition et beaucoup de pyrotechnie se disputent l’attention et les votes de quelque 160 millions de téléspectateurs en Europe et au-delà. La Suède reste la favorite des parieurs avec l’ode du trio comique KAJ et son entêtant et entraînant “Bara Bada Bastu”, qui évoque les joies d’un sauna. En total contraste mais sur les talons du trio, le contre-ténor JJ a ébloui pour l’Autriche avec “Wasted Love” sur l’amour dilapidé, avec une interprétation mise en valeur par un noir et blanc de studio Harcourt. Louane, pour la France, était sélectionnée d’office pour la finale, mais sa chanson “maman”, hommage à sa mère disparue, intensément interprétée avec une scénographie toute en retenue symbolisant le temps qui passe dans un sablier, lui ont permis de se hisser à la troisième place des bookmakers. L’Albanie sera la dernière à se produire avant une longue séquence qui mènera à l’annonce du résultat, la remise du trophée en cristal et une vie bouleversée. Les concurrents seront départagés par des votes: celui du jury et celui séparé des téléspectateurs de chacun des 37 pays participants, avec un poids égal. S’y ajoute le vote des spectateurs du reste du monde. Le vainqueur devrait être connu vers 00H30 dimanche (22H30 samedi).- Unité, calme et solidarité -Le concours reste une grande fête populaire. Quelque 500.000 visiteurs sont venus pendant la semaine à Bâle, selon la ville suisse. Et si la Sankt Jakobshalle ne peut accueillir que 6.500 spectateurs, ils sont 36.000 à suivre la finale depuis le stade du FC Bâle de l’autre côté de la rue.”Nous avons commencé tout ça avec l’espoir de rétablir un sentiment d’unité, de calme et de solidarité dans un monde compliqué”, a confié Martin Green, le patron du concours, les larmes aux yeux. “Ça rassemble beaucoup (de pays) et des événements comme ça, on en a vraiment besoin en ce moment avec tout ce qui se passe. On a besoin de faire la fête”, a commenté à l’AFP Julien Jouvenceau, un jeune français de 30 ans, venu de la région parisienne pour la finale.La Finlandaise Erika Vikman, célèbre aussi la vie, mais à sa façon et le public en redemande. Body de cuir clouté, cuissardes, chantant à tue-tête “Ich Komme” (je jouis), la chanteuse s’est envolé dans les airs sur un micro géant d’où jaillissent des gerbes d’étincelles.C’est la seule dont le public a scandé “Erika, Erika, Erika” pendant la finale et fait danser l’immense salle de presse, reflétant l’enthousiasme grandissant pour celle qui a dû cacher des fesses que l’Eurovision ne saurait voir. Et il y a le mystère qui devient une obsession pour les médias et les fans présents à Bâle: Céline Dion, qui souffre d’une grave maladie, participera-t-elle à la finale samedi, 37 ans après avoir remporté le prix? “Le Père Noël existe, et il faudra attendre et voir” ce qui va se passer, répond Martin Green, le patron du concours.






