Inondations en Argentine: un mort, trois disparus et près de 2.000 évacués

Les inondations provoquées par de fortes pluies dans la province de Buenos Aires dans le nord de l’Argentine ont fait un mort et trois disparus alors que près de 2.000 personnes se trouvent toujours dans des centres d’évacuation, ont annoncé dimanche les autorités provinciales.Un homme a été retrouvé mort et les forces de sécurité recherchent trois disparus, a indiqué le chef de la protection civile de la province, Fabian Garcia.Les pluies quasi-ininterrompues, près de cinq fois la normale locale en mai, ont fait déborder rivières et fossés, coupant une demi-douzaine d’axes routiers et submergeant des champs dans cette zone de pampa (plaine) sans relief. Elles ont aussi inondé des rues en grande banlieue de Buenos Aires.Selon M. Garcia, 1.945 personnes se trouvent encore dans des centres d’évacuation et “un très grand nombre de personnes ont quitté leur domicile pour aller vivre chez des proches”.Le nombre de personnes évacuées a été réduit à moins de la moitié de ce qu’il était samedi soir.”Après la tempête de la nuit dernière (samedi), l’eau a baissé dans toutes les régions et les gens commencent à rentrer chez eux”, indique un communiqué du gouvernement provincial.Tant le gouvernement national que provincial ont lancé des opérations d’urgence, envoyant dans les localités les plus touchées des brigades de secours, des équipes techniques, des véhicules de sauvetage et des fournitures pour les réfugiés, comme des matelas, des couvertures, des vêtements secs, de l’eau et de la nourriture.”Cet événement est absolument extraordinaire, c’est le climat, ça change; cela s’appelle le changement climatique”, a déclaré le gouverneur Axel Kicillof à la chaîne Crónica TV.A Campana, plusieurs familles ont dû passer une partie de la nuit sur leur toit dans l’attente des secours, pour échapper à leur maison inondée. “On a perdu tout ce qu’on avait, ce pour quoi on a sué toutes ces années, et on n’a pas d’endroit où aller”, se désolait samedi matin auprès de l’AFP Manuel Sanchez, sur le point d’être secouru avec ses enfants.Le volume de précipitations depuis vendredi a dépassé celles recensées début mars à Bahia Blanca (600 km au sud de Buenos Aires), où pluies torrentielles et inondations avaient fait 18 morts, a souligné le ministre de Sécurité provincial Javier Alonso.Selon la météorologue Cindy Fernandez, la norme en mai dans cette partie du pays se situe “autour de 70, 80 mm d’eau pour tout le mois. Là, ça a quintuplé”.

Le Sénat face à l’immense défi de “refonder” Mayotte

“Refonder” l’archipel meurtri de Mayotte en proie à une crise aussi durable que multidimensionnelle: c’est l’ambition d’un projet de loi gouvernemental examiné à partir de lundi au Sénat, qui devrait l’adopter confortablement malgré des désaccords sur son volet migratoire.Plus de cinq mois après le passage dévastateur du cyclone Chido, la réponse du gouvernement entre dans une nouvelle phase, celle de la refondation à long terme du 101e département français, le plus pauvre d’entre eux. Car “si le cyclone a ravagé Mayotte, il a surtout exacerbé des calamités qui existaient déjà”, a lancé le ministre des Outre-mer Manuel Valls en défendant le projet devant les sénateurs.Après les réponses “d’urgence vitale” menées sur le territoire dans les semaines ayant suivi la catastrophe, puis l’effort de reconstruction accéléré par l’adoption d’un premier texte de loi dédié mi-février, cette troisième étape s’attaque à un chantier beaucoup plus vaste et doit mettre l’Etat face à ses responsabilités, notamment financières.La “loi-programme” soumise aux sénateurs orchestre ainsi une promesse d’Emmanuel Macron, celle de déployer, d’ici 2031, 3,2 milliards d’euros d’investissements publics fléchés vers l’eau, l’éducation, la santé, les infrastructures ou la sécurité.- “Echéancier” des investissements -Les objectifs de l’exécutif sont listés dans un long rapport annexé au projet de loi, que les sénateurs pourront amender et préciser dès les premières heures de débats. Ces derniers s’étireront jusqu’à un vote solennel prévu le mardi 27 mai, et l’Assemblée nationale devrait s’en emparer en juin.Ce texte “est absolument indispensable” pour “donner des perspectives et de la confiance au territoire, où la défiance vis-à-vis de l’Etat est forte”, résume pour l’AFP l’un des corapporteurs du texte, le sénateur Horizons Olivier Bitz.Construite avec les élus locaux, cette loi sera particulièrement scrutée sur l’archipel, où les demandes des élus se font chaque semaine plus pressantes sur le logement, l’éducation ou encore l’immigration.”On ressent une vraie démarche d’engagement de l’Etat pour nous aider à sortir de cette crise. Mais l’urgence pour nous, c’est d’avoir un échéancier, un calendrier précis des investissements”, pointe auprès de l’AFP la sénatrice de Mayotte Salama Ramia (groupe macroniste RDPI).Cet enjeu crucial a été identifié au Sénat, qui devrait renforcer le volet programmatique du texte, en imposant notamment au gouvernement de chiffrer, année après année, les investissements qu’il prévoit. Toujours dans le but de “rassurer localement”, les sénateurs ont aussi proposé en commission d’instaurer un “comité de suivi”, pour que les promesses ne restent pas lettre morte.Mais ce projet de loi, l’une des très rares initiatives parlementaires émanant du gouvernement dans cette année politique mouvementée, dépasse largement le cadre de la programmation: de nombreuses mesures entendent réformer le contexte économique, social, institutionnel et sécuritaire de l’île.- Visas territorialisés -Le volet le plus sensible a trait à l’immigration, avec des conditions d’accès au séjour durcies, des peines pour reconnaissance frauduleuse de paternité augmentées et la possibilité de retirer des titres de séjour aux parents d’enfants considérés comme menaçant l’ordre public.Rien en revanche sur la suppression – demandée localement – des visas territorialisés qui empêchent les détenteurs d’un titre de séjour mahorais de venir dans l’Hexagone. Mesure qui permettrait selon ses défenseurs de “désengorger” hôpitaux et écoles face à l’afflux massif d’immigrés clandestins venus notamment des Comores voisines. Mais le gouvernement comme la majorité sénatoriale plaident pour son maintien, craignant de renforcer l’hypothèse d’un “appel d’air” migratoire.”Nous dénonçons cette façon de traiter le problème migratoire comme un sujet d’appel d’air au lieu de le régler à sa source”, s’inquiète la socialiste Corinne Narassiguin, qui fustige “l’obsession migratoire” du gouvernement. Le groupe écologiste a de son côté dénoncé un texte qui “stigmatise” et “criminalise”, “au lieu de reconstruire”.Autre irritant probable, un article pour faciliter les expropriations en vue d’accélérer la reconstruction.Le projet contient aussi des dispositifs économiques et sociaux avec la création d’une zone franche globale avec des abattements fiscaux à 100%, et la perspective, d’ici 2031, d’une “convergence sociale” entre l’Hexagone et l’archipel où les minima sociaux, comme le RSA, sont aujourd’hui 50% inférieurs.

Trump mega-bill clears hurdle after rebels drop opposition

A mega-bill central to US President Donald Trump’s domestic agenda cleared a key hurdle Sunday, progressing out of the House Budget Committee after several lawmakers holding up the legislation dropped their opposition.Trump is pushing to usher into law his so-called “One Big, Beautiful Bill” pairing an extension of his first-term tax cuts with savings that will see millions of the poorest Americans lose their health coverage.But sharp divisions in the Republican Party have slowed the legislative process in Congress, with conservatives angling for much deeper cuts and moderates worried about threats to healthcare.House Speaker Mike Johnson spent the weekend working to persuade rebels who blocked the bill on Friday. Republicans have a very slim majority in the House, meaning the legislation needs almost unanimous support to pass.Republican Congressman Josh Brecheen, one of four representatives who reversed their votes on Sunday, said the legislation “still required tweaking.””We look forward to working with the White House and leadership to resolve these issues in the next few days,” he posted on X.Speaker Johnson told “Fox News Sunday” that he plans for a floor vote on the package by the end of the week.Independent congressional analysts calculate that the mega-bill’s tax provisions would add more than $4.8 trillion to the federal deficit over the coming decade.To partially offset that, Republicans plan significant cuts in spending — notably by adding new restrictions on the Medicaid program that helps provide health insurance for more than 70 million lower-income Americans.The policy change would result in more than 10 million people losing coverage under the program, according to estimates by the independent Congressional Budget Office.Moderate Republicans fear overly large cuts in the popular program could upset the party’s prospects in the midterm elections of November 2026.But deficit hawks on the party’s far right insist the projected cuts don’t go far enough.”We don’t like smoke and mirrors,” one of those legislators, Ralph Norman of South Carolina, told reporters. “We want real cuts.””This is the largest spending reduction in at least three decades, probably longer,” he told the Fox program. “It’s historic.” Even if the bill passes in the House, it will face challenges in the Senate.Republicans in the upper chamber, who have a similarly narrow majority, are demanding major changes in the sweeping bill — which Trump is eager to present as a signal accomplishment early in his second term.

‘Leave our marshes alone’: Iraqis fear oil drilling would destroy fabled wetlands

Plans to drill for oil in the protected Mesopotamian Marshes of southern Iraq have galvanised villagers and activists determined to save the mythical wetlands already battered by years of drought.”We will never accept it,” marshes activist Murtada al-Janubi told a meeting, seeking to reassure anxious residents gathered in a traditional hall made of woven reeds from the wetlands, to discuss the government’s plans for the UNESCO-listed area that is their home.Everyone nodded in approval.If they fail to save the Huwaizah Marshes, “a historical era… with its heritage and southern identity will vanish for ever”, Janubi, 33, told AFP during a tour of the wetlands that straddle the Iraq-Iran border.The millennia-old history of the marshes — the reputed home of the biblical Garden of Eden — “would end with this oilfield”, said the moustached, tanned activist.In 2023, as China became a major player across various sectors in Iraq, the oil-rich country awarded a Chinese firm the rights to explore the Huwaizah field.Several residents of Abu Khsaf, the village in Missan province where the meeting with activist Janubi was held, said that at the time they did not fully grasp the implications.Only this year, when heavy machinery was brought in to conduct seismic studies and open a new road, did the residents say they recognised a “threat” to the swamplands that have sustained their traditional way of life.The government says that the oil and environment ministries are collaborating closely to avoid endangering the wetlands, and that any activity would occur near, not inside, the marshes.Satellite images of the area from March, which AFP obtained from Planet Labs, show tracks left by heavy vehicles.Wim Zwijnenburg of Dutch peace organisation PAX said the images point to the “rapid” construction of “a 1.3-kilometre-long dirt road in the vegetation of the marshes”.- ‘All we want is water’ -Missan province already has several oilfields, including one just kilometres (miles) from the marshes.Its emissions fill the sky with heavy grey smoke, and its gas flares can be seen from the fishing boats that roam the depleted marshes, suffering after years of harsh drought and dwindling water supplies.Nestled between the Tigris and Euphrates rivers, the Mesopotamian Marshes depend on rivers and tributaries originating in neighbouring Turkey and Iran.Sparse rainfall and reduced water flows blamed on climate change, upstream dams and government rationing have created shortages with severe impacts on the marsh ecosystem.Residents expect the marshes to dry up in summer, hoping for a long-absent good rainy season to revive them.The current water level in many areas is less than a metre (three feet) deep. Um al-Naaj lake, once teeming with fish, is now just three metres deep, compared with at least six before the drought.Rowing his boat on the lake, fisherman Kazem Ali, 80, said that while the new project may create some jobs, “we, the average people, will not benefit”.”All we want is water,” he said.Rasul al-Ghurabi, a 28-year-old buffalo farmer, said he would never quit “the marshes and the freedom that comes with them” even if the oil company offered him a job.- Protected core -One cool March morning, as he led his buffaloes to the marshes to graze, Ghurabi was surprised to see workers laying cables and drilling holes.A cable caused one of his animals to stumble, he said.The marshes contain a core area that serves as a habitat for numerous species, including migratory waterbirds, surrounded by a buffer zone for protection.Activists have accused authorities of conducting seismic studies within the core, which the state-owned Missan Oil Company denies, saying that the vehicles spotted in the area were carrying out work for a separate field nearby and had since left.The Huwaizah oilfield was discovered in the 1970s, and Iraq shares it with Iran, which has been extracting oil for a long time.The Missan Oil Company says that 300 square kilometres (116 square miles) of the field’s area overlap with the marshes’ buffer zone, but that the oilfield does not encroach on the core.An environmental impact assessment concluded in 2024 would provide “the baseline for work in the field”, the company said, adding that exploration would take place “without harming the natural habitat”.According to environment ministry official Jassem Falahi, the protected status of the marshes does not bar development projects.”But investment is subject to specific conditions and standards that must not disturb the core area… or affect the site and its biodiversity,” he told AFP.- Balance -Iraqi activist Ahmed Saleh Neema, a vocal advocate for the protection of the marshes, expressed concerns that oil companies might not adhere to regulations and further drain the marshes.A UNESCO spokesperson told AFP that “concerns have been raised in recent years” over the potential impact of oil-related activities on the marshes.Across the border in Iran, local media have long warned against the environmental impact of oil projects.In a report earlier this year, two decades into oil activities in the wetlands known in Iran as Hoor al-Azim, the Tasnim news agency said energy companies had obstructed water flows and drained areas to build infrastructure.Tasnim also said that oilfields have polluted water resources.Environmental activist Neema said authorities should strike “a balance between two great resources: the oil and the marshes”.Iraq is one of the world’s largest oil producers, and crude sales account for 90 percent of state revenues.But while oil is financially vital, the marshes represent the livelihood of its people and “the heritage, the folklore, and the reputation of Iraq”, Neema said.Back in the village of Abu Khsaf, Janubi said: “Our region is already teeming with oilfields. Isn’t that enough?””Leave our marshes alone.”

IA et guerres commerciales au programme du rendez-vous annuel des géants des semi-conducteurs

Les géants mondiaux des semi-conducteurs se réunissent cette semaine à Taïwan pour le salon technologique Computex, rendez-vous annuel d’un secteur au coeur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) mais chahutée par les guerres commerciales de Donald Trump.Le patron de Nvidia Jensen Huang, qui est né à Taïwan, doit prononcer lundi un discours à la veille de l’ouverture formelle de l’édition 2025 de l’événement de quatre jours, auquel participeront également AMD, Qualcomm et Intel. Computex est la principale vitrine technologique annuelle de Taïwan, dont les usines de semi-conducteurs de pointe sont cruciales pour de nombreux produits, des iPhones aux serveurs qui font fonctionner ChatGPT. Des dirigeants de Qualcomm, MediaTek et Foxconn prendront également la parole au salon, où les progrès réalisés dans le domaine de l’intégration de l’IA depuis les centres de données vers les ordinateurs portables, les robots et les véhicules connectés, seront sous les feux de la rampe.- “Période charnière” -“J’ai de nombreuses annonces incroyables à faire”, a déclaré Jensen Huang aux journalistes à Taipei vendredi.”Nous sommes au coeur de l’écosystème technologique et nos partenaires sont nombreux ici”, et “nous sommes impatients d’annoncer de nombreuses collaborations, de nombreux nouveaux projets, de nombreuses nouvelles technologies et initiatives ensemble”, a poursuivi le patron de Nvidia.Pour Paul Yu, du cabinet de conseil et groupe de réflexion basé à Taïwan Witology Markettrend, l’industrie traverse une “période charnière”.”Au cours des deux dernières années et demie, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle”, et “2025 à 2026 sera la période cruciale pour passer de l’entraînement des modèles d’IA à des applications rentables”, a-t-il estimé.Malgré ces avancées, le secteur doit actuellement faire face aux défis l’impact potentiel des nouveaux droits de douane américains et à des chaînes d’approvisionnement perturbées.Washington a ouvert en avril une enquête visant à déterminer si la dépendance des Etats-Unis à ses importations de semi-conducteurs présente un risque, ou non, pour la sécurité nationale.Or, c’est après ce type d’enquête qu’avaient été imposées en mars et avril des surtaxes sur l’acier, l’aluminium et l’automobile.- Situation “trop incertaine” -Le président américain Donald Trump a également accusé Taïwan de voler l’industrie américaine des puces et menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100% sur les importations de semi-conducteurs en provenance de l’île.Néanmoins, la plupart des acteurs présents au Computex “éviteront d’aborder directement les droits de douane, car la situation est trop incertaine”, prédit Eric Smith, du site d’information spécialisé TechInsights.Certains craignent que Taïwan, qui produit la majorité des puces du monde et près de toutes celles les plus avancées, s’imposant comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché.Cependant, cette place de leader agit pour Taïwan tel un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie. Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine — qui la revendique comme une partie de son territoire — en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.Sous pression, le fleuron TSMC a d’ores et déjà annoncé en mars un investissement de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, salué par le président taïwanais Lai Ching-te comme un “moment historique” dans les relations entre Taipei et Washington.Le fournisseur de TSMC GlobalWafers a également fait part la semaine dernière de son intention d’augmenter ses investissements américains de 4 milliards de dollars, et ouvert une usine de fabrication de plaquettes de silicium au Texas.Jensen Huang, interrogé vendredi, semble optimiste quant à l’avenir de Taïwan, affirmant qu’elle “resterait au centre de l’écosystème technologique”.

IA et guerres commerciales au programme du rendez-vous annuel des géants des semi-conducteurs

Les géants mondiaux des semi-conducteurs se réunissent cette semaine à Taïwan pour le salon technologique Computex, rendez-vous annuel d’un secteur au coeur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) mais chahutée par les guerres commerciales de Donald Trump.Le patron de Nvidia Jensen Huang, qui est né à Taïwan, doit prononcer lundi un discours à la veille de l’ouverture formelle de l’édition 2025 de l’événement de quatre jours, auquel participeront également AMD, Qualcomm et Intel. Computex est la principale vitrine technologique annuelle de Taïwan, dont les usines de semi-conducteurs de pointe sont cruciales pour de nombreux produits, des iPhones aux serveurs qui font fonctionner ChatGPT. Des dirigeants de Qualcomm, MediaTek et Foxconn prendront également la parole au salon, où les progrès réalisés dans le domaine de l’intégration de l’IA depuis les centres de données vers les ordinateurs portables, les robots et les véhicules connectés, seront sous les feux de la rampe.- “Période charnière” -“J’ai de nombreuses annonces incroyables à faire”, a déclaré Jensen Huang aux journalistes à Taipei vendredi.”Nous sommes au coeur de l’écosystème technologique et nos partenaires sont nombreux ici”, et “nous sommes impatients d’annoncer de nombreuses collaborations, de nombreux nouveaux projets, de nombreuses nouvelles technologies et initiatives ensemble”, a poursuivi le patron de Nvidia.Pour Paul Yu, du cabinet de conseil et groupe de réflexion basé à Taïwan Witology Markettrend, l’industrie traverse une “période charnière”.”Au cours des deux dernières années et demie, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle”, et “2025 à 2026 sera la période cruciale pour passer de l’entraînement des modèles d’IA à des applications rentables”, a-t-il estimé.Malgré ces avancées, le secteur doit actuellement faire face aux défis l’impact potentiel des nouveaux droits de douane américains et à des chaînes d’approvisionnement perturbées.Washington a ouvert en avril une enquête visant à déterminer si la dépendance des Etats-Unis à ses importations de semi-conducteurs présente un risque, ou non, pour la sécurité nationale.Or, c’est après ce type d’enquête qu’avaient été imposées en mars et avril des surtaxes sur l’acier, l’aluminium et l’automobile.- Situation “trop incertaine” -Le président américain Donald Trump a également accusé Taïwan de voler l’industrie américaine des puces et menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100% sur les importations de semi-conducteurs en provenance de l’île.Néanmoins, la plupart des acteurs présents au Computex “éviteront d’aborder directement les droits de douane, car la situation est trop incertaine”, prédit Eric Smith, du site d’information spécialisé TechInsights.Certains craignent que Taïwan, qui produit la majorité des puces du monde et près de toutes celles les plus avancées, s’imposant comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché.Cependant, cette place de leader agit pour Taïwan tel un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie. Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine — qui la revendique comme une partie de son territoire — en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.Sous pression, le fleuron TSMC a d’ores et déjà annoncé en mars un investissement de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, salué par le président taïwanais Lai Ching-te comme un “moment historique” dans les relations entre Taipei et Washington.Le fournisseur de TSMC GlobalWafers a également fait part la semaine dernière de son intention d’augmenter ses investissements américains de 4 milliards de dollars, et ouvert une usine de fabrication de plaquettes de silicium au Texas.Jensen Huang, interrogé vendredi, semble optimiste quant à l’avenir de Taïwan, affirmant qu’elle “resterait au centre de l’écosystème technologique”.

IA et guerres commerciales au programme du rendez-vous annuel des géants des semi-conducteurs

Les géants mondiaux des semi-conducteurs se réunissent cette semaine à Taïwan pour le salon technologique Computex, rendez-vous annuel d’un secteur au coeur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) mais chahutée par les guerres commerciales de Donald Trump.Le patron de Nvidia Jensen Huang, qui est né à Taïwan, doit prononcer lundi un discours à la veille de l’ouverture formelle de l’édition 2025 de l’événement de quatre jours, auquel participeront également AMD, Qualcomm et Intel. Computex est la principale vitrine technologique annuelle de Taïwan, dont les usines de semi-conducteurs de pointe sont cruciales pour de nombreux produits, des iPhones aux serveurs qui font fonctionner ChatGPT. Des dirigeants de Qualcomm, MediaTek et Foxconn prendront également la parole au salon, où les progrès réalisés dans le domaine de l’intégration de l’IA depuis les centres de données vers les ordinateurs portables, les robots et les véhicules connectés, seront sous les feux de la rampe.- “Période charnière” -“J’ai de nombreuses annonces incroyables à faire”, a déclaré Jensen Huang aux journalistes à Taipei vendredi.”Nous sommes au coeur de l’écosystème technologique et nos partenaires sont nombreux ici”, et “nous sommes impatients d’annoncer de nombreuses collaborations, de nombreux nouveaux projets, de nombreuses nouvelles technologies et initiatives ensemble”, a poursuivi le patron de Nvidia.Pour Paul Yu, du cabinet de conseil et groupe de réflexion basé à Taïwan Witology Markettrend, l’industrie traverse une “période charnière”.”Au cours des deux dernières années et demie, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle”, et “2025 à 2026 sera la période cruciale pour passer de l’entraînement des modèles d’IA à des applications rentables”, a-t-il estimé.Malgré ces avancées, le secteur doit actuellement faire face aux défis l’impact potentiel des nouveaux droits de douane américains et à des chaînes d’approvisionnement perturbées.Washington a ouvert en avril une enquête visant à déterminer si la dépendance des Etats-Unis à ses importations de semi-conducteurs présente un risque, ou non, pour la sécurité nationale.Or, c’est après ce type d’enquête qu’avaient été imposées en mars et avril des surtaxes sur l’acier, l’aluminium et l’automobile.- Situation “trop incertaine” -Le président américain Donald Trump a également accusé Taïwan de voler l’industrie américaine des puces et menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100% sur les importations de semi-conducteurs en provenance de l’île.Néanmoins, la plupart des acteurs présents au Computex “éviteront d’aborder directement les droits de douane, car la situation est trop incertaine”, prédit Eric Smith, du site d’information spécialisé TechInsights.Certains craignent que Taïwan, qui produit la majorité des puces du monde et près de toutes celles les plus avancées, s’imposant comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché.Cependant, cette place de leader agit pour Taïwan tel un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie. Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine — qui la revendique comme une partie de son territoire — en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.Sous pression, le fleuron TSMC a d’ores et déjà annoncé en mars un investissement de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, salué par le président taïwanais Lai Ching-te comme un “moment historique” dans les relations entre Taipei et Washington.Le fournisseur de TSMC GlobalWafers a également fait part la semaine dernière de son intention d’augmenter ses investissements américains de 4 milliards de dollars, et ouvert une usine de fabrication de plaquettes de silicium au Texas.Jensen Huang, interrogé vendredi, semble optimiste quant à l’avenir de Taïwan, affirmant qu’elle “resterait au centre de l’écosystème technologique”.

IA et guerres commerciales au programme du rendez-vous annuel des géants des semi-conducteurs

Les géants mondiaux des semi-conducteurs se réunissent cette semaine à Taïwan pour le salon technologique Computex, rendez-vous annuel d’un secteur au coeur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) mais chahutée par les guerres commerciales de Donald Trump.Le patron de Nvidia Jensen Huang, qui est né à Taïwan, doit prononcer lundi un discours à la veille de l’ouverture formelle de l’édition 2025 de l’événement de quatre jours, auquel participeront également AMD, Qualcomm et Intel. Computex est la principale vitrine technologique annuelle de Taïwan, dont les usines de semi-conducteurs de pointe sont cruciales pour de nombreux produits, des iPhones aux serveurs qui font fonctionner ChatGPT. Des dirigeants de Qualcomm, MediaTek et Foxconn prendront également la parole au salon, où les progrès réalisés dans le domaine de l’intégration de l’IA depuis les centres de données vers les ordinateurs portables, les robots et les véhicules connectés, seront sous les feux de la rampe.- “Période charnière” -“J’ai de nombreuses annonces incroyables à faire”, a déclaré Jensen Huang aux journalistes à Taipei vendredi.”Nous sommes au coeur de l’écosystème technologique et nos partenaires sont nombreux ici”, et “nous sommes impatients d’annoncer de nombreuses collaborations, de nombreux nouveaux projets, de nombreuses nouvelles technologies et initiatives ensemble”, a poursuivi le patron de Nvidia.Pour Paul Yu, du cabinet de conseil et groupe de réflexion basé à Taïwan Witology Markettrend, l’industrie traverse une “période charnière”.”Au cours des deux dernières années et demie, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle”, et “2025 à 2026 sera la période cruciale pour passer de l’entraînement des modèles d’IA à des applications rentables”, a-t-il estimé.Malgré ces avancées, le secteur doit actuellement faire face aux défis l’impact potentiel des nouveaux droits de douane américains et à des chaînes d’approvisionnement perturbées.Washington a ouvert en avril une enquête visant à déterminer si la dépendance des Etats-Unis à ses importations de semi-conducteurs présente un risque, ou non, pour la sécurité nationale.Or, c’est après ce type d’enquête qu’avaient été imposées en mars et avril des surtaxes sur l’acier, l’aluminium et l’automobile.- Situation “trop incertaine” -Le président américain Donald Trump a également accusé Taïwan de voler l’industrie américaine des puces et menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100% sur les importations de semi-conducteurs en provenance de l’île.Néanmoins, la plupart des acteurs présents au Computex “éviteront d’aborder directement les droits de douane, car la situation est trop incertaine”, prédit Eric Smith, du site d’information spécialisé TechInsights.Certains craignent que Taïwan, qui produit la majorité des puces du monde et près de toutes celles les plus avancées, s’imposant comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché.Cependant, cette place de leader agit pour Taïwan tel un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie. Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine — qui la revendique comme une partie de son territoire — en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.Sous pression, le fleuron TSMC a d’ores et déjà annoncé en mars un investissement de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, salué par le président taïwanais Lai Ching-te comme un “moment historique” dans les relations entre Taipei et Washington.Le fournisseur de TSMC GlobalWafers a également fait part la semaine dernière de son intention d’augmenter ses investissements américains de 4 milliards de dollars, et ouvert une usine de fabrication de plaquettes de silicium au Texas.Jensen Huang, interrogé vendredi, semble optimiste quant à l’avenir de Taïwan, affirmant qu’elle “resterait au centre de l’écosystème technologique”.

Asian markets drop after US loses last triple-A credit rating

Asian stocks fell with the dollar Monday after Moody’s removed the United States’ last gold standard sovereign bond rating, citing the growing debt pile that it warned could balloon further.The move dealt a blow to markets, which had enjoyed a healthy run-up last week after Washington and China hammered out a deal to temporarily slash tit-for-tat tariffs, dialling down the tensions in a painful trade war between the superpowers. After the rout sparked by US President Donald Trump’s Liberation Day tariffs bazooka, investors have in recent weeks raced back to buy up beaten-down stocks as the White House tempered its hardball tariff approach and then announced the agreement with China.But selling pressure returned Monday after Moody’s cut its rating on US debt to Aa1 from Aaa, noting “the increase over more than a decade in government debt and interest payment ratios to levels that are significantly higher than similarly rated sovereigns”.It added that it expected federal deficits to widen to almost nine percent of economic output by 2035, up from 6.4 percent last year, “driven mainly by increased interest payments on debt, rising entitlement spending, and relatively low revenue generation”.Analysts said the cut in the gold standard rating — which follows S&P in 2011 and Fitch in 2023 — could indicate investors will want higher yields on Treasuries, pushing up the cost of government debt.Still, Treasury Secretary Scott Bessent dismissed the announcement, saying it was “a lagging indicator” and blaming Trump’s predecessor Joe Biden.”We didn’t get here in the past 100 days,” he told CNN. “It’s the Biden administration and the spending that we have seen over the past four years that we inherited, 6.7 percent deficit-to-GDP, the highest when we weren’t in a recession, not in a war.”And White House communications director Steven Cheung hit out at Moody’s Analytics on X, singling out its chief economist Mark Zandi.”Nobody takes his ‘analysis’ seriously. He has been proven wrong time and time again,” Cheung posted.The news added to a frustrating time for the US president after Congress failed to pass his “big, beautiful bill” to extend tax cuts passed in his first term and impose new restrictions on welfare programmes.Independent congressional analysts say the package would add more than $4.8 trillion to the federal deficit over the coming decade.The bill came up short in a key vote owing to opposition from several Republican fiscal hawks.Republican congressman French Hill, who chairs the House Financial Services Committee, said the downgrade “is a strong reminder that our nation’s fiscal house is not in order”.House Speaker Mike Johnson told “Fox News Sunday” that he plans for a floor vote on the package by the end of the week.Equities in Hong Kong and Shanghai fell as below-forecast Chinese retail sales figures reinforced the view that the world’s number two economy continues to struggle even after officials unveiled fresh stimulus measures. However, factory output picked up more than expected.Tokyo, Sydney, Seoul, Singapore, Wellington, Taipei and Jakarta all fell, while US futures were also well down.The dollar was also down against its peers.Gold recovered some recent losses owing to its safe haven appeal, rising to $3,225 per ounce.Still, National Australia Bank’s Ray Attrill said: “Moody’s actions will have zero impact on any investor’s ability or willingness to continue holding US Treasuries — that would likely require downgrades of four or five more notches.”And SPI Asset Management’s Stephen Innes said investors would be more interested in upcoming data that would provide a better idea about the state of the world’s top economy.”Moody’s may have dropped the mic, but for equity traders, the real test this week will be Main Street,” he wrote in a note.”We’re heading into a make-or-break retail earnings slate — Target, Home Depot, Lowe’s, TJX, Ralph Lauren all report — and this is where tariff theory collides with checkout-line reality.”Yes, the S&P has clawed back 18 percent since the ‘Liberation Day’ tariff blitz, but the consumer has been the market’s unsung hero. Now they’re about to be audited.”He said the “downgrade is more psychological than mechanical”.- Key figures at around 0230 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 37,617.63(break)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.6 percent at 23,211.29Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 3,361.55Euro/dollar: UP at $1.1180 from $1.1154 on FridayPound/dollar: UP at $1.3300 from $1.3278Dollar/yen: DOWN at 145.09 yen from 145.92 yenEuro/pound: UP at 84.05 from 83.97 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.1 percent at $62.41 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.2 percent at $65.27 per barrelNew York – Dow: UP 0.8 percent at 42,654.74 (close)London – FTSE 100: UP 0.6 percent at 8,684.56 (close)

Scandale des eaux minérales: les sénateurs publient un rapport très attendu

C’est un enjeu économique et commercial majeur: les pratiques industrielles dans les eaux en bouteille sont au cœur d’un rapport sénatorial publié lundi, plus d’un an après la révélation d’une affaire de traitements illicites en particulier chez Nestlé Waters (Perrier, Hépar, Contrex).Au terme de six mois de travaux et plus de 70 auditions, parfois tendues, d’anciens ministres, grands industriels et experts, la commission d’enquête rend ses conclusions sur cette affaire aux ramifications politiques.Au cœur des interrogations des parlementaires, les pratiques des industriels, mais aussi les responsabilités des pouvoirs publics dans leur contrôle, et plus généralement la gestion des risques économiques, sanitaires et écologiques.Le scandale a éclaté début 2024 avec la révélation par la presse de l’utilisation au cours d’années précédentes de traitements interdits (ultraviolets, charbon actif) pour, selon Nestlé, “assurer la sécurité sanitaire” des eaux après des épisodes de contaminations bactériologiques sur des forages.Or le droit européen stipule qu’une eau minérale naturelle ne peut faire l’objet d’aucune désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques.Une procédure judiciaire est en cours à Paris après des plaintes d’associations de défense des consommateurs pour “tromperie” visant Nestlé Waters et Sources Alma.Pour Perrier, Hépar et Contrex, la direction actuelle de Nestlé Waters assure avoir appris a posteriori, fin 2020, la présence de “traitements non autorisés” sur ses sites, avant de prendre contact mi-2021 avec le gouvernement et jusqu’à l’Elysée.Dix-huit mois plus tard, un plan de transformation des sites de Nestlé Waters est finalement approuvé par les pouvoirs publics. Pourtant la microfiltration fine installée pour remplacer les traitements interdits fait débat du fait de son caractère désinfectant, et d’ailleurs le directeur général de la Santé de l’époque s’y oppose.Alexis Kohler, alors secrétaire général de l’Elysée, avait lui aussi reçu les dirigeants de Nestlé. Lundi, la commission sénatoriale devrait publier des documents transmis par la présidence après son refus d’être auditionné.Interrogé par la presse en février, Emmanuel Macron avait démenti être au courant du dossier.- Trois milliards d’euros -Aujourd’hui, Perrier attend la décision de renouvellement de son autorisation d’exploiter la source comme “eau minérale naturelle”. Alors que des hydrogéologues mandatés par l’Etat ont rendu un avis défavorable, la préfecture du Gard doit se prononcer d’ici au 7 août et, en attendant, a donné deux mois au groupe pour retirer son système de microfiltration, estimant qu’il “modifie le microbisme de l’eau produite, en contradiction avec la réglementation en vigueur”.Nestlé dit disposer de solutions alternatives, qu’il souhaite proposer aux autorités.Globalement, le marché des eaux minérales et de source françaises (une centaine de sites, 11.000 emplois directs) représente quelque 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.Vendredi, le Syndicat des eaux de sources et des eaux minérales naturelles (SESEMN), qui représente en volume 80% du marché des eaux de sources et près de 10% des eaux minérales (hors géants Danone et Nestlé), a publié un long communiqué pour “réaffirmer solennellement l’engagement d’une profession dont la mission première demeure la protection d’un patrimoine hydrique exceptionnel”.”Des manquements isolés, aussi regrettables soient-ils, ne sauraient refléter ni remettre en cause les pratiques vertueuses d’une filière entière”, ajoute-t-il.Un rapport demandé par le gouvernement à l’inspection générale des affaires sociales (Igas) avait conclu en 2022 que 30% des marques d’eaux en bouteille “subiss(aient) des traitements non conformes”. Ce rapport, comme le reste de l’affaire, n’a été rendu public qu’en 2024 par franceinfo et Le Monde.