Dans les Landes, le ballet des abatteuses pour éradiquer le ver tueur de pins

“Il faut éradiquer cette +saloperie+ et la seule solution est de tout couper avant le printemps”: dans la forêt des Landes, de puissantes machines, qui abattent et débitent les pins comme des brindilles, ont engagé une course contre-la-montre contre le nématode du pin.Ce petit ver translucide de moins d’un millimètre a été détecté pour la première fois en France, cet automne, à Seignosse, près de l’océan Atlantique.Classé “organisme de quarantaine prioritaire” par la législation européenne, le “Bursaphelenchus xylophilus” est “une menace sanitaire majeure” pour les résineux, selon les autorités.Pour empêcher sa propagation, un arrêté a défini mi-novembre une “zone infestée” de 500 mètres autour des conifères contaminés et, au-delà, une zone tampon de 20 kilomètres, soit 36.000 hectares de forêts, parcs et jardins, publics et privés.D’ici au 15 février, les sylviculteurs doivent abattre les conifères des 40 hectares boisés de la “zone infestée”, constitués à 98% de pins maritimes, soit 10 à 12.000 mètres cubes (m3) de bois.”Hier, j’ai fait 381 arbres, soit 332 m3″, comptabilise Julien Queyron, aux manettes d’une abatteuse dont les griffes font craquer les pins débités en rondins.En fonction de leur diamètre, ils seront valorisés en bois d’œuvre (menuiserie et construction) et d’industrie (panneaux, papier et carton), à la condition d’être chauffés à 56 degrés minimum pendant 30 minutes pour éliminer tout risque ou bien brûlés pour le chauffage.- “Patient zéro” -Il faut aller vite, avant que le vecteur du nématode “ne se réveille”, souligne Stéphane Viéban, directeur général de la coopérative Alliance Forêts Bois, la plus grande du pays.Car le parasite ne se déplace pas seul: il dépend du “Monochamus galloprovincialis”, un petit coléoptère naturellement présent dans les forêts landaises.En hiver, les nématodes migrent vers ce longicorne, alors à l’état de nymphe et logé dans la partie tendre du bois. Et quand le Monochamus adulte s’envole au printemps pour aller se nourrir de jeunes rameaux à la cime des pins, les petits vers profitent du voyage et colonisent l’endroit par milliers, provoquant le dépérissement des arbres en bloquant la circulation de la sève.Originaire d’Amérique du Nord, où il cohabite avec les pins locaux sans nuisance, le nématode est apparu au Japon au début du XXe siècle, gagnant ensuite une partie de l’Asie.Puis il est arrivé en Europe en 1999, au Portugal, où quatre millions d’arbres ont dû être abattus, avant de toucher l’Espagne: depuis des années, les sylviculteurs du Sud-Ouest redoutaient qu’il franchisse les Pyrénées.C’est chose faite dans les Landes, où le “patient zéro” aurait été trouvé selon Stéphane Viéban, aucun nouveau cas n’ayant été signalé dans un rayon de trois kilomètres. “C’est très bon signe.””Les premiers résultats sont rassurants”, a confirmé la préfecture jeudi. En dehors de la parcelle initialement détectée, où 17 arbres contaminés ont été abattus et broyés mi-décembre, 880 prélèvements se sont avérés négatifs au sein et autour de la zone infestée.- “Préjudice” -Dépréciation de 30% du prix du bois, traitement thermique des arbres abattus… Un classement de toute la France en zone infestée, si le nématode se répandait, serait une “catastrophe”, pointe la filière.Des pins du massif des Landes de Gascogne, qui couvre plus d’un million d’hectares dans les Landes, la Gironde et le Lot-et-Garonne, dépend l’essentiel de l’industrie sylvicole locale.Pour le maire de Seignosse, Pierre Pecastaings, l’abattage de ces emblèmes du paysage est aussi vécu par les habitants comme un “préjudice moral, environnemental et patrimonial”. “C’est lourd à encaisser même si l’enjeu, l’existence du massif, nous dépasse”, souligne l’élu.La dizaine de propriétaires concernés doivent avancer les frais de coupe et de transport du bois avant d’être remboursés par l’État. Deux ont contesté l’opération en cours devant la justice administrative.”Nous avons engagé une course contre-la-montre (…) et nous ne devons pas baisser la garde”, prévient le préfet de région, Étienne Guyot, appelant “à la mobilisation et au sens des responsabilités”.D’ici au 31 mars, les arbres morts devront également être retirés de la zone tampon. Soit “plus de 100.000 arbres”, estime Stéphane Viéban: un travail “colossal”.

South Africa to probe Iran’s role in war games that angered US

South Africa’s defence minister has ordered an inquiry into reports of Iran’s participation in navy exercises, apparently against the instructions of the president, the ministry said Friday.The probe comes after the United States sharply criticised the past week’s drills, which brought vessels from China, Iran, Russia and the United Arab Emirates to waters off Cape Town.Local media reported President Cyril Ramaphosa had instructed the defence minister to withdraw the three Iranian warships from the drills, which came amid the Iranian government’s deadly crackdown on protesters.It was unclear to what extent Iran took part, but images emerged of at least one Iranian vessel at sea.A defence ministry statement on social media on Tuesday listed an Iranian corvette as among the participants, but the post was later removed.Defence Minister Angie Motshekga had “clearly communicated” the president’s instruction, the defence ministry said in a statement that did not make clear the president’s order, which was also not confirmed by his office.A board of inquiry would investigate “whether the instruction of the president may have been misrepresented and/or ignored”, it said.The defence force said the China-led exercises of nations in the BRICS alliance were to “ensure the safety of shipping lanes and maritime economic activities”.The US embassy on Thursday criticised Iran’s presence as “particularly unconscionable” given the protest crackdown, which independent monitors say left thousands dead.The exercises involved nations with major diplomatic differences with the United States, at a time when Pretoria is seeking to improve its battered ties with Washington.US President Donald Trump’s administration has accused South Africa of anti-American policies and boycotted a G20 summit it hosted in November, also imposing 30-percent trade tariffs.In August, Ramaphosa’s office rebuked the defence force for allowing the country’s top general to visit Iran, where he reportedly called for cooperation in defence matters.The visit was unhelpful as South Africa managed “a very delicate exercise of resetting diplomatic relations with the United States”, a spokesman said.

South Africa to probe Iran’s role in war games that angered US

South Africa’s defence minister has ordered an inquiry into reports of Iran’s participation in navy exercises, apparently against the instructions of the president, the ministry said Friday.The probe comes after the United States sharply criticised the past week’s drills, which brought vessels from China, Iran, Russia and the United Arab Emirates to waters off Cape Town.Local media reported President Cyril Ramaphosa had instructed the defence minister to withdraw the three Iranian warships from the drills, which came amid the Iranian government’s deadly crackdown on protesters.It was unclear to what extent Iran took part, but images emerged of at least one Iranian vessel at sea.A defence ministry statement on social media on Tuesday listed an Iranian corvette as among the participants, but the post was later removed.Defence Minister Angie Motshekga had “clearly communicated” the president’s instruction, the defence ministry said in a statement that did not make clear the president’s order, which was also not confirmed by his office.A board of inquiry would investigate “whether the instruction of the president may have been misrepresented and/or ignored”, it said.The defence force said the China-led exercises of nations in the BRICS alliance were to “ensure the safety of shipping lanes and maritime economic activities”.The US embassy on Thursday criticised Iran’s presence as “particularly unconscionable” given the protest crackdown, which independent monitors say left thousands dead.The exercises involved nations with major diplomatic differences with the United States, at a time when Pretoria is seeking to improve its battered ties with Washington.US President Donald Trump’s administration has accused South Africa of anti-American policies and boycotted a G20 summit it hosted in November, also imposing 30-percent trade tariffs.In August, Ramaphosa’s office rebuked the defence force for allowing the country’s top general to visit Iran, where he reportedly called for cooperation in defence matters.The visit was unhelpful as South Africa managed “a very delicate exercise of resetting diplomatic relations with the United States”, a spokesman said.

South Africa to probe Iran’s role in war games that angered USFri, 16 Jan 2026 12:07:55 GMT

South Africa’s defence minister has ordered an inquiry into reports of Iran’s participation in navy exercises, apparently against the instructions of the president, the ministry said Friday.The probe comes after the United States sharply criticised the past week’s drills, which brought vessels from China, Iran, Russia and the United Arab Emirates to waters off Cape …

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Corée du Sud: plus de 250 personnes ont fui un incendie dans un bidonville de Séoul

Plus de 250 personnes ont été évacuées vendredi après qu’un incendie a ravagé un quartier défavorisé près du district de Gangnam, dans le sud de Séoul, ont annoncé les autorités.L’incendie s’est déclaré au petit matin à Guryong, souvent décrit comme l’un des derniers bidonvilles encore existants de la capitale sud-coréenne.L’origine de l’incendie reste inconnue, a …

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Semi-conducteurs: Washington décroche des investissements taïwanais massifs pour réduire sa dépendance

Les Etats-Unis ont conclu un accord majeur avec Taïwan pour que la production de semi-conducteurs soit développée massivement sur le sol américain et réduire ainsi leur dépendance, en échange d’une baisse des droits de douane sur les produits taïwanais.”Nous avons besoin de ces semi-conducteurs pour notre sécurité nationale, qu’ils soient fabriqués aux Etats-Unis”, a déclaré …

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Corée du Sud: l’ex-président Yoon condamné à cinq ans de prison dans un premier procès

Un tribunal sud-coréen a condamné vendredi l’ex-président Yoon Suk Yeol à cinq ans de prison pour obstruction à la justice et abus de pouvoir, première décision pénale d’une série à venir à la suite de sa tentative ratée d’instaurer la loi martiale fin 2024.Un peu plus d’un an après son coup de force contre le …

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Semi-conducteurs: Washington décroche des investissements taïwanais massifs pour réduire sa dépendance

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“Livrés à nous-mêmes”: d’anciens “otages” dénoncent l’abandon de la France

Après les souffrances de la détention, l’abandon: d’anciens “otages” ayant passé des mois, voire des années en prison ou en captivité à l’étranger, décrivent un retour douloureux, livrés à eux-mêmes, et réclament un accompagnement plus fort de l’Etat français.”Le retour, c’est une double peine. Il n’y a pas d’aide, pas d’accompagnement, rien. Il faut juste serrer les dents”, explique l’un d’eux, Benjamin Brière, emprisonné en Iran de 2020 à 2023, en décrivant l’isolement social, la précarité financière et l’errance administrative qui ont suivi sa libération.”La seule chose à laquelle j’ai eu droit, comme je faisais moins de 50 kilos en rentrant et que j’étais en fauteuil roulant, c’est une place à l’hôpital militaire de Bégin (à Paris, ndlr)”, affirme cet ancien voyageur de 40 ans, arrêté alors qu’il sillonnait l’Iran à bord de son van.En l’absence d’un statut juridique spécifique, quelque 80 anciens “otages” et leurs proches réunis au sein de l’association SOS otages ont adressé jeudi une lettre ouverte au président Emmanuel Macron pour demander l’instauration de “droits clairs” et “opposables”.Parmi les signataires, on trouve aussi le journaliste et ancien otage en Syrie Nicolas Hénin, l’humanitaire Claire Dubois, ex-otage au Soudan, ou encore Pierre Legrand, enlevé sur un site minier français au Niger en 2010.- Première nuit sur un canapé -A leur retour, le ministère des Affaires étrangères leur délivre une attestation établissant ce qu’ils ont vécu, avec des “conséquences déterminantes” sur la reconnaissance du préjudice subi, disent-ils.Certains se voient qualifiés d'”otage” ou de “victimes d’enlèvement”, sans qu’ils ne sachent jamais sur quels critères. Benjamin Brière est considéré comme “détenu arbitraire”.D’autres, comme Camilo Castro, professeur de yoga libéré en novembre après cinq mois de détention au Venezuela, sont qualifiés de simples “détenus”. Comme “un vulgaire criminel”, dénoncent ses proches.Le Venezuela l’accusait d’entrée illégale sur le territoire, selon les autorités françaises, qui avaient jugé cette accusation “sans fondement”.”Il a été emprisonné sans motif, dans des conditions totalement illégales. Certes la France l’a fait libérer, et c’est très important, mais la façon dont la France qualifie sa détention est tout aussi arbitraire que sa détention”, fustige son beau-père, Yves Guibert.La qualification de détention arbitraire est “une reconnaissance par l’État d’une situation exceptionnelle” qui est “strictement encadrée et réservée à un nombre très limité de situations”, a expliqué le ministère à l’AFP.Après avoir été accueilli à l’aéroport par le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, “une fois les caméras parties, on s’est trouvés complètement livrés à nous-mêmes”, raconte M. Guibert. Aucun bilan médical effectué, aucune prise en charge financière. Camilo Castro a dormi “sur le canapé d’un cousin” le soir-même.”Nous avons dû contacter et payer nous-mêmes un pneumologue, puisque Camilo a des problèmes de poumon, et nous devons payer un avocat pour essayer d’obtenir une indemnisation”, dit son beau-père.Le ministère des Affaires étrangères assure qu’une “attention particulière est portée à la situation des personnes après leur retour en France, notamment sur les plans médical, psychologique et social”, citant notamment les dispositifs portés par la Direction interministérielle d’aide aux victimes (Diav) pour “faciliter leur accompagnement et l’ouverture de certains droits, lorsque la situation le justifie”.- “Case” -Suivi psychologique, emploi, logement, droits à la retraite… Le retour s’apparente pour beaucoup à un véritable “parcours du combattant”, notamment face au monde parfois kafkaïen des administrations.Dans son livre “Azadi” publié en octobre, Benjamin Brière racontait le dialogue absurde avec une employée des impôts lui demandant pourquoi il n’avait rien déclaré pendant quatre ans: – “Parce que j’étais en prison”. – “Oui, mais même en prison, on peut le faire”.- “Pas depuis l’Iran”.”Il fallait qu’elle me mette dans une case et pour un cas comme le mien, rien n’est prévu”, écrit-il.”Tout est violent” au retour, ajoute-il aujourd’hui: “Il faut se refaire une place dans sa famille, se refaire une place avec ses potes, se refaire une place au sein de la société…”.Depuis Genève, où il tente de faire reconnaître son statut de victime auprès du Groupe d’experts de l’ONU sur les détentions arbitraires, Camilo Castro se dit “épuisé”. “Je passe mes journées à raconter la torture, celle que j’ai vue, entendue (sur les autres détenus, ndlr), et la torture psychologique à laquelle j’ai été soumis”, explique-t-il, au bord des larmes: “Tout ça est complètement surréaliste. C’est pas ma vie. Ma vie, c’est de donner des cours de yoga”.

Stock markets slip with trade deals in focus

Major stock markets in Europe and Asia mostly fell along with the dollar Friday as focus returned to trade deals and the AI sector at the end of a week dominated by big swings for oil prices.Taiwan vowed to remain the world’s “most important” maker of chips for artificial intelligence after reaching a trade deal with the United States that will reduce tariffs on the island’s shipments and increase Taiwanese investment on US soil.It comes one day after Taiwanese chipmaking titan TSMC posted a jump in profits, bolstering confidence that massive AI investments will pay off.”The surge in demand for AI products manufactured by TSMC has pricked up the ears of the US administration,” said Susannah Streeter, chief investment strategist at Wealth Club.”The AI juggernaut clearly has further to run, with demand for AI chips seemingly insatiable for now,” she added. Taipei’s stock market closed up two percent Friday, while shares in TSMC advanced three percent.On Thursday, Wall Street’s tech-rich Nasdaq index had piled on more than one percent early in the session thanks to gains among leading chip companies. But later in the day there was “kind of a roll-back in the megacap stock and semiconductors”, said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.That followed remarks from US Commerce Secretary Howard Lutnick indicating that semiconductor companies that do not build plants in the United States could face 100 percent tariffs, though the three main Wall Street indices finished moderately higher.Elsewhere on the international trade front, Canada’s Prime Minister Mark Carney and Chinese President Xi Jinping agreed Friday on a raft of measures at the first meeting between the countries’ leaders in Beijing in eight years.Carney hailed a “landmark deal” under a “new strategic partnership”, turning the page on years of diplomatic spats, retaliatory arrests of each country’s citizens and tariff disputes.In commodities trading, oil prices rebounded after shedding five percent Thursday as US President Donald Trump stepped back from military action in crude producer Iran.- Key figures at around 1115 GMT -London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 10,248.80 pointsFrankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 25,305.75Paris – CAC 40: DOWN 0.5 percent at 8,271.69Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.3 percent at 53,936.17 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,844.96 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 4,101.91 (close)New York – Dow: UP 0.6 percent at 49,442.44 (close) Euro/dollar: UP at $1.1614 from $1.1605 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3406 from $1.3377Dollar/yen: DOWN at 158.10 yen from 158.63 yenEuro/pound: DOWN 86.64 from 86.75 penceBrent North Sea Crude: UP 1.1 percent at $64.48 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.2 percent at $59.75 per barrel