Texas man who set store clerk on fire executed by lethal injection

A man who pleaded guilty to killing a convenience store worker by setting her on fire was put to death in Texas on Tuesday in the second of three executions to be carried out in the United States this week.Matthew Johnson, 49, was executed by lethal injection at the Texas State Penitentiary in Huntsville and pronounced dead at 6:53 pm local time (2353 GMT).Johnson was sentenced to death for the 2012 murder of Nancy Harris, a 76-year-old grandmother.He admitted at trial to pouring lighter fluid on Harris and setting her alight during an early morning robbery of a store in Garland, Texas.Harris suffered severe burns and was taken off life support five days later.In his final statement, Johnson thanked God and asked for forgiveness from the victim’s family, saying “I never meant to hurt her.” He also apologized to his wife and asked for her forgiveness, along with the forgiveness of their three daughters.”Just know that it’s nothing that y’all did,” he said to his family. “I made wrong choices, I’ve made wrong decisions, and now I pay the consequences.”Johnson’s execution was scheduled to take place just hours after the midwestern state of Indiana carried out its second execution since 2009.Benjamin Ritchie, 45, was put to death by lethal injection overnight at the Indiana State Prison in Michigan City for the 2000 murder of officer Bill Toney, the Indiana Department of Correction said in a statement.Toney, a father of two, was shot to death after pursuing a van that had been stolen by Ritchie and another man from a gas station in the town of Beech Grove.The other execution scheduled this week is in the southern state of Tennessee.Oscar Smith, 75, is to be put to death by lethal injection on Thursday for the 1989 shooting and stabbing murders of his estranged wife, Judy Smith, and her two sons, Chad and Jason Burnett.There have been 18 executions in the United States this year: 14 by lethal injection, two by firing squad and two using nitrogen gas.The death penalty has been abolished in 23 of the 50 US states, while three others — California, Oregon and Pennsylvania — have moratoriums in place.President Donald Trump is a proponent of capital punishment and called on his first day in office for an expansion of its use “for the vilest crimes.”

Borne, Stanislas: dernière ligne droite pour la commission d’enquête sur les violences scolaires

Dernière ligne droite pour la commission parlementaire sur les violences scolaires, née de l’affaire Bétharram: elle entend mercredi la ministre Elisabeth Borne et les inspecteurs d’une mission d’enquête sur le collège Stanislas aux conclusions controversées, une semaine après l’audition de François Bayrou.Trois mois après sa création, la très active commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, présidée par la socialiste Fatiha Keloua Hachi, mènera sa dernière audition à 16H30: celle de la ministre de l’Education Elisabeth Borne.Les deux co-rapporteurs, la députée Renaissance Violette Spillebout et le LFI Paul Vannier, travailleront ensuite sur leur rapport promis pour fin juin, après 140 auditions. Se sont ainsi succédés devant la commission le Premier ministre François Bayrou -pendant un marathon de 5h30-, des victimes de violences au premier rang desquels Alain Esquerre, fondateur d’une association de victimes de Bétharram à l’origine de multiples révélations ailleurs en France. Ont également témoigné des enseignants, chefs d’établissements ou inspecteurs et inspectrices de l’Education nationale, notamment celui qui a produit un rapport ayant exonéré en 1996 Bétharram, ainsi que d’anciens ministres de l’Education comme Pap Ndiaye, Jean-Michel Blanquer ou Nicole Belloubet, entre autres.Mme Borne, l’actuelle locataire de la rue de Grenelle, devrait revenir sur le plan “Brisons le silence” qu’elle a mis en place mi-mars pour “libérer la parole” et mieux contrôler les établissements catholiques sous contrat avec l’Etat, qui échappaient jusqu’à présent quasi totalement à sa supervision.Ce plan prévoit notamment des questionnaires pour les voyages scolaires ou les élèves internes, ainsi qu’une augmentation du nombre d’inspecteurs dédiés au privé sous contrat.Mme Borne devra également “éclairer la commission d’enquête sur le rapport de l’Etat aux établissements privés sous contrat”, a indiqué Paul Vannier à l’AFP.- Paragraphe “lourd de sens” -Auparavant, les députés membres de la commission entendront à 11H00 les inspecteurs généraux chargés de l’enquête administrative de 2023 sur l’établissement privé parisien Stanislas.Cette enquête de l’Inspection générale de l’Education (IGESR) avait été commandée en février 2023 par Pap Ndiaye après des accusations de dérives homophobes et sexistes visant cet établissement huppé, relayées dans la presse. Le rapport, rendu en juillet 2023, avait été dévoilé par Mediapart en janvier 2024.Cette audition a été rajoutée par la commission parlementaire après la réception d’un courrier d’une inspectrice. Elle y apporte des éléments “qui prouvent que le rapport a été plutôt édulcoré par rapport aux témoignages recueillis”, notamment concernant l’homophobie et le racisme, avait indiqué Fatiha Keloua Hachi. Ce courrier, consulté par l’AFP, assure qu’un paragraphe “lourd de sens et de conséquences, dédouanant le collège Stanislas”, qui n’a pas été montré aux inspecteurs, a été ajouté à la lettre conclusive accompagnant le rapport. Ce paragraphe indique qu'”au terme de la mission (d’inspection, ndlr), l’équipe ne confirme pas les faits d’homophobie, de sexisme, et d’autoritarisme”.La commission a depuis reçu un deuxième courrier, d’une autre inspectrice de la mission, qui met également en cause ce paragraphe, “en contradiction” avec le rapport. Ce qui renforce des spéculations sur une possible intervention d’actuels hauts fonctionnaires de l’Education nationale pour minimiser les faits constatés à Stanislas. Au coeur de l’actualité politique la semaine dernière avec l’audition de François Bayrou, la commission d’enquête parlementaire n’a pas été exempte de controverses. Le Premier ministre a accusé en particulier Paul Vannnier de “malhonnêteté” et d’instrumentaliser le travail de la commission pour pousser à sa démission.Le député LFI a, lui, régulièrement accusé François Bayrou d’avoir menti sur ce qu’il savait sur l’affaire Bétharram, désormais appelé Le Beau Rameau.L’établissement du Béarn, où ont été scolarisés plusieurs enfants du chef du gouvernement et ex-ministre de l’Education, et où sa femme a enseigné le cathéchisme, est visé par plus de 200 plaintes pour des violences physiques et sexuelles.Paul Vannier et Violette Spillebout n’ont pas caché leurs propres désaccords sur le sujet Bayrou, la députée Renaissance ayant pour sa part déclaré à propos du Premier ministre: “je le crois”.

Tête-à-tête Trump-Ramaphosa sous haute tension

La réunion mercredi à la Maison Blanche entre Donald Trump et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa s’annonce houleuse tant les relations entre les Etats-Unis et l’Afrique du Sud se sont dégradées sur fond d’accusations de “génocide” contre les fermiers blancs dans ce pays.Le président sud-africain, arrivé dès lundi à Washington mais qui est resté discret, a dit souhaiter remettre sur les rails la relation avec les Etats-Unis, alors que le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un “génocide” en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid.”Nous devons réinitialiser les relations (…) mais plus important encore, aplanir les problèmes qui peuvent exister, même si certains d’entre eux sont fondés sur la désinformation”, a déclaré mardi le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, à la radio 702.La Maison Blanche s’est pour sa part très peu exprimée sur l’entrevue et ses attentes.Depuis son retour aux affaires à Washington en janvier, Donald Trump a fait de l’Afrique du Sud l’une de ses cibles favorites, dénonçant la discrimination raciale qui vise selon lui la minorité blanche descendant des premiers colons européens.Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars.Par ailleurs, les Etats-Unis ont accueilli le 12 mai un premier groupe d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux Etats-Unis.Si ce programme de réinstallation se poursuit, l’Afrique du Sud “s’en offusquera”, a prévenu M. Magwenya.”Il va être difficile pour l’administration Trump de soutenir qu’il y a un soi-disant +génocide+ en Afrique du Sud”, car ils vont devoir “étayer ces affirmations”, a-t-il déclaré, en estimant au passage “absolument impossible que l’administration Trump ne sache pas que ce qu’elle propage est faux”.- La main d’Elon Musk? -A Washington, l’administration Trump campe sur ses positions.Interpellé à ce sujet mardi lors d’un vif échange devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a expliqué que “les 49 personnes qui sont venues se sentaient certainement persécutées”.”Elles vivent dans un pays où les fermes sont confisquées, la terre est confisquée, sur un critère racial”, a-t-il répondu au sénateur démocrate, Tim Kaine, pour qui “l’affirmation selon laquelle les fermiers afrikaners sont persécutés est tout à fait spécieuse”.”Vous n’appréciez pas tout simplement le fait qu’ils soient blancs”, a lancé M. Rubio, témoignant d’un débat acrimonieux sur fond d’accusations de racisme de part et d’autre.La réception des Afrikaners détonne d’autant plus fort que l’administration Trump a quasi suspendu l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile aux Etats-Unis, dans le cadre du durcissement de sa politique migratoire.D’aucuns voient dans cette exception faite aux Afrikaners la main du milliardaire et proche conseiller de Donald Trump, Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud. Il a accusé par le passé les dirigeants du pays “d’encourager ouvertement le génocide de personnes blanches en Afrique du Sud”.Grok, le robot conversationnel d’xAI, la start-up d’intelligence artificielle d’Elon Musk, a généré plusieurs publications faisant référence à un “génocide blanc” en Afrique du Sud, une erreur imputée à une “modification non autorisée”, selon l’entreprise.Seuls 7,3% des Sud-Africains sont blancs mais cette minorité possède la plupart des terres agricoles, selon les statistiques officielles.C’est de cette frange de la population que sont issus les dirigeants politiques qui ont institué l’apartheid, système de ségrégation raciale ayant privé la population noire – très majoritaire – de la plupart de ses droits de 1948 jusqu’au début des années 1990.Au-delà de cette polémique, l’administration Trump ne décolère pas contre Pretoria en raison de sa plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ).M. Rubio s’en est pris aussi à l’opposition systématique, selon lui, de Pretoria aux positions américaines.Lors de cette visite, l’Afrique du Sud cherchera en priorité à maintenir ses relations commerciales avec les Etats-Unis face aux droits de douane, afin notamment de protéger ses exportations, a rappelé M. Magwenya. Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

A69: une demande de reprise du chantier examinée par la cour d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse examine mercredi une demande de l’Etat visant à faire reprendre les travaux de l’autoroute A69 arrêtés depuis fin février, une requête qui a reçu l’appui du magistrat rapporteur, au grand dam des opposants.Aux alentours de 10h00, trois magistrats vont commencer l’examen de cette demande de “sursis à exécution” présentée fin mars par le ministère des Transports, un outil procédural qui, en matière de justice administrative, peut permettre de suspendre les effets d’un jugement en attendant l’audience au fond en appel.Dans le cas de l’A69, si les juges font droit à la demande, cela signifierait une reprise des travaux de l’autoroute arrêtés par un jugement du 27 février du tribunal administratif de Toulouse, qui avait annulé l’autorisation environnementale accordée par les préfectures locales pour engager le chantier.Dans un avis communiqué lundi aux différentes parties, le rapporteur public, magistrat ayant vocation à éclairer la juridiction saisie et dont les positions sont en général suivies, s’est prononcé en faveur d’une reprise du chantier.Selon une des avocates des opposants, il estime en effet que les éléments prévus pour accorder un sursis à exécution sont réunis, à savoir des “arguments sérieux” allant contre la décision rendue en première instance, et les “conséquences difficilement réparables” que risque d’entraîner cette décision.- “Bonne nouvelle” -La Voie est Libre, le principal groupe d’opposants à l’autoroute, s’est dit “extrêmement surpris” par cette position du rapporteur.”On ne peut pas croire que les procédures d’urgence (…) puissent balayer une décision de fond si tranchée et minutieusement argumentée”, affirme le collectif écologiste dont les membres disent rester “cependant confiants sur la décision des juges du sursis”.”Au vu de la qualité du jugement de première instance, (ils) ne permettront pas le redémarrage provisoire du fiasco A69″, espèrent-ils, estimant qu’une reprise des travaux, avant l’audience d’appel au fond attendue dans quelques mois, serait “une pure folie”.De son côté, Jean Terlier, député macroniste du Tarn et fervent défenseur de l’autoroute, a jugé sur LCP que l’avis du rapporteur était “une très bonne nouvelle” allant “dans le bon sens”, en attendant la décision des juges de la cour. Celle-ci est attendue d’ici quelques jours.- Vive contestation -Avant l’audience de mercredi, des opposants à l’autoroute ont d’ores et déjà lancé un appel à une “fête d’enterrement” de l’A69 début juillet dans le Tarn.”En annonçant dès maintenant cette date, nous nous tenons prêt-es à réagir si l’Etat obtient +sursis à exécution+ et que les travaux reprennent d’ici là et sans attendre les appels”, explique le texte d’annonce de la manifestation diffusée sur une boucle Telegram d’opposants à l’A69 et relayée, notamment, par les Soulèvements de la Terre.”Nous ne laisserons pas poursuivre jusqu’au bout leur politique de la destruction accomplie et arguer qu’un chantier ne peut plus être arrêté puisqu’il est déjà trop avancé”, préviennent les organisateurs du rassemblement annoncé pour juillet et baptisé “Turboteuf L’A69 c’est fini”.Depuis le début du chantier en 2023, le projet de création de 53 kilomètres d’autoroute devant relier Castres à Toulouse fait l’objet d’une très vive contestation, sous différentes formes: campements dans les arbres sous forme de Zones à défendre (ZAD), grèves de la faim, recours juridiques et manifestations.Trois grands rassemblements ont déjà réuni à chaque fois plusieurs milliers d’opposants dans le Tarn: en avril puis octobre 2023 et enfin, en juin 2024, les deux derniers étant marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.

A69: une demande de reprise du chantier examinée par la cour d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse examine mercredi une demande de l’Etat visant à faire reprendre les travaux de l’autoroute A69 arrêtés depuis fin février, une requête qui a reçu l’appui du magistrat rapporteur, au grand dam des opposants.Aux alentours de 10h00, trois magistrats vont commencer l’examen de cette demande de “sursis à exécution” présentée fin mars par le ministère des Transports, un outil procédural qui, en matière de justice administrative, peut permettre de suspendre les effets d’un jugement en attendant l’audience au fond en appel.Dans le cas de l’A69, si les juges font droit à la demande, cela signifierait une reprise des travaux de l’autoroute arrêtés par un jugement du 27 février du tribunal administratif de Toulouse, qui avait annulé l’autorisation environnementale accordée par les préfectures locales pour engager le chantier.Dans un avis communiqué lundi aux différentes parties, le rapporteur public, magistrat ayant vocation à éclairer la juridiction saisie et dont les positions sont en général suivies, s’est prononcé en faveur d’une reprise du chantier.Selon une des avocates des opposants, il estime en effet que les éléments prévus pour accorder un sursis à exécution sont réunis, à savoir des “arguments sérieux” allant contre la décision rendue en première instance, et les “conséquences difficilement réparables” que risque d’entraîner cette décision.- “Bonne nouvelle” -La Voie est Libre, le principal groupe d’opposants à l’autoroute, s’est dit “extrêmement surpris” par cette position du rapporteur.”On ne peut pas croire que les procédures d’urgence (…) puissent balayer une décision de fond si tranchée et minutieusement argumentée”, affirme le collectif écologiste dont les membres disent rester “cependant confiants sur la décision des juges du sursis”.”Au vu de la qualité du jugement de première instance, (ils) ne permettront pas le redémarrage provisoire du fiasco A69″, espèrent-ils, estimant qu’une reprise des travaux, avant l’audience d’appel au fond attendue dans quelques mois, serait “une pure folie”.De son côté, Jean Terlier, député macroniste du Tarn et fervent défenseur de l’autoroute, a jugé sur LCP que l’avis du rapporteur était “une très bonne nouvelle” allant “dans le bon sens”, en attendant la décision des juges de la cour. Celle-ci est attendue d’ici quelques jours.- Vive contestation -Avant l’audience de mercredi, des opposants à l’autoroute ont d’ores et déjà lancé un appel à une “fête d’enterrement” de l’A69 début juillet dans le Tarn.”En annonçant dès maintenant cette date, nous nous tenons prêt-es à réagir si l’Etat obtient +sursis à exécution+ et que les travaux reprennent d’ici là et sans attendre les appels”, explique le texte d’annonce de la manifestation diffusée sur une boucle Telegram d’opposants à l’A69 et relayée, notamment, par les Soulèvements de la Terre.”Nous ne laisserons pas poursuivre jusqu’au bout leur politique de la destruction accomplie et arguer qu’un chantier ne peut plus être arrêté puisqu’il est déjà trop avancé”, préviennent les organisateurs du rassemblement annoncé pour juillet et baptisé “Turboteuf L’A69 c’est fini”.Depuis le début du chantier en 2023, le projet de création de 53 kilomètres d’autoroute devant relier Castres à Toulouse fait l’objet d’une très vive contestation, sous différentes formes: campements dans les arbres sous forme de Zones à défendre (ZAD), grèves de la faim, recours juridiques et manifestations.Trois grands rassemblements ont déjà réuni à chaque fois plusieurs milliers d’opposants dans le Tarn: en avril puis octobre 2023 et enfin, en juin 2024, les deux derniers étant marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.

“Plusieurs appels par jour, c’était infernal”: le Parlement s’apprête à interdire le démarchage téléphonique non consenti

Bientôt la fin des appels intempestifs pour “profiter des aides de l’Etat”, “changer d’opérateur” ou “utiliser votre compte personnel de formation (CPF)”? C’est l’un des objectifs de la proposition de loi “contre toutes les fraudes aux aides publiques”, qui devrait être définitivement adoptée par le Parlement à l’issue d’un vote au Sénat mercredi.L’idée est simple: interdire aux entreprises de démarcher par téléphone “directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte” une personne “qui n’a pas exprimé préalablement son consentement” de manière “libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable”. Ce sera à l’entreprise de prouver que le consommateur a exprimé clairement son accord pour être démarché par téléphone. Seule exception prévue: lorsque la sollicitation intervient “dans le cadre de l’exécution d’un contrat en cours”. Selon un sondage effectué par l’UFC-Que Choisir en octobre 2024, 97% des Français se déclarent agacés par le démarchage commercial.Comme Lucie Kapfer, 43 ans: “Les premiers appels ont d’abord concerné le CPF. Puis les démarchages ont perduré, plusieurs fois par semaine”, explique celle qui a supprimé son téléphone fixe pour tenter de limiter ces appels. “Mais ils ont continué sur mon téléphone portable. Plusieurs appels par jour, c’était infernal”, déplore-t-elle.Car si “avant les numéros utilisés étaient facilement reconnaissables et permettaient un filtrage rapide, aujourd’hui [les démarcheurs] appellent avec des 03, des 02 et même des 06. Il est bien plus difficile de les reconnaître”, regrette-t-elle.”C’est un vrai fléau”, abonde Frédéric Navarro, 52 ans, qui, à la tête d’un média local, est en contact régulier avec des entreprises. “Quand je dois appeler quelqu’un, je le démarche avant en message pour le prévenir, et j’en demande autant aux personnes qui souhaitent me contacter”, ajoute-t-il, dépité.- “Décision radicale” -La mesure avait été adoptée au Sénat dès novembre à l’initiative du sénateur Horizons Pierre-Jean Verzelen, dans un texte dédié repris à l’Assemblée nationale en mars. Elle arrive finalement au bout de son parcours législatif via son introduction, par un amendement de la députée écologiste Delphine Batho, dans ce texte plus vaste, soutenu par le gouvernement.”Ce démarchage téléphonique use nos concitoyens”, avait déclaré en séance Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce.Ce n’est pas la première fois que l’exécutif cherche à encadrer le démarchage téléphonique. Mais l’actuel dispositif, Bloctel, qui impose aux consommateurs de s’inscrire sur une liste s’ils veulent être épargnés du démarchage, n’a pas fait ses preuves.Denis Grugeon, 46 ans, était inscrit sur Bloctel mais recevait régulièrement des appels de démarcheurs. Aussi a-t-il “pris une décision radicale: refuser tous les appels des numéros non enregistrés dans mon carnet d’adresses”, dit-il. “Si c’est un appel important, la personne laisse un message. Étonnamment, les démarcheurs n’en laissent jamais…”Le texte interdit par ailleurs la prospection commerciale par voie électronique – mail, SMS, réseaux sociaux… – dans les secteurs de la rénovation énergétique et de l’adaptation des logements.Ce texte correspond “à une demande de longue date des consommateurs” et met fin “à un mode de prospection commerciale qui n’a plus lieu d’être”, se félicite Benjamin Recher, chargé des relations institutionnelles de l’UFC-Que choisir.Le texte prévoit que ce dispositif entre en vigueur en août 2026.Un délai regretté par certains députés, quand d’autres auraient aimé qu’une exception votée par l’Assemblée soit conservée pour les entreprises de denrées alimentaires, livrant par exemple des surgelés aux particuliers.L’accord trouvé par députés et sénateurs en commission mixte paritaire “a été de dire que les acteurs auront un an pour s’organiser, mais qu’on ne mettrait aucune exception” pour un secteur, a expliqué à l’AFP Pierre-Jean Verzelen. – “Arsenal” -Le texte comporte par ailleurs un “arsenal” pour “lutter efficacement contre la fraude aux aides publiques”, qui représente environ 1,6 milliard d’euros chaque année, selon le député macroniste Thomas Cazenave, porteur du texte à l’Assemblée.Parmi ces mesures: les gestionnaires des réseaux de distribution d’électricité ou de gaz pourront “directement sanctionner quand ils constatent qu’un consommateur a détourné un compteur”, précise le député.  Par ailleurs, l’administration pourra suspendre l’octroi ou le versement d’une aide publique pour une durée de trois mois renouvelable, en cas “d’indices sérieux” de fraude. Deux mesures décriées par La France insoumise qui, au nom du “respect de la présomption d’innocence” et de la “séparation des pouvoirs”, a d’ores et déjà annoncé déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel. 

“Plusieurs appels par jour, c’était infernal”: le Parlement s’apprête à interdire le démarchage téléphonique non consenti

Bientôt la fin des appels intempestifs pour “profiter des aides de l’Etat”, “changer d’opérateur” ou “utiliser votre compte personnel de formation (CPF)”? C’est l’un des objectifs de la proposition de loi “contre toutes les fraudes aux aides publiques”, qui devrait être définitivement adoptée par le Parlement à l’issue d’un vote au Sénat mercredi.L’idée est simple: interdire aux entreprises de démarcher par téléphone “directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte” une personne “qui n’a pas exprimé préalablement son consentement” de manière “libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable”. Ce sera à l’entreprise de prouver que le consommateur a exprimé clairement son accord pour être démarché par téléphone. Seule exception prévue: lorsque la sollicitation intervient “dans le cadre de l’exécution d’un contrat en cours”. Selon un sondage effectué par l’UFC-Que Choisir en octobre 2024, 97% des Français se déclarent agacés par le démarchage commercial.Comme Lucie Kapfer, 43 ans: “Les premiers appels ont d’abord concerné le CPF. Puis les démarchages ont perduré, plusieurs fois par semaine”, explique celle qui a supprimé son téléphone fixe pour tenter de limiter ces appels. “Mais ils ont continué sur mon téléphone portable. Plusieurs appels par jour, c’était infernal”, déplore-t-elle.Car si “avant les numéros utilisés étaient facilement reconnaissables et permettaient un filtrage rapide, aujourd’hui [les démarcheurs] appellent avec des 03, des 02 et même des 06. Il est bien plus difficile de les reconnaître”, regrette-t-elle.”C’est un vrai fléau”, abonde Frédéric Navarro, 52 ans, qui, à la tête d’un média local, est en contact régulier avec des entreprises. “Quand je dois appeler quelqu’un, je le démarche avant en message pour le prévenir, et j’en demande autant aux personnes qui souhaitent me contacter”, ajoute-t-il, dépité.- “Décision radicale” -La mesure avait été adoptée au Sénat dès novembre à l’initiative du sénateur Horizons Pierre-Jean Verzelen, dans un texte dédié repris à l’Assemblée nationale en mars. Elle arrive finalement au bout de son parcours législatif via son introduction, par un amendement de la députée écologiste Delphine Batho, dans ce texte plus vaste, soutenu par le gouvernement.”Ce démarchage téléphonique use nos concitoyens”, avait déclaré en séance Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce.Ce n’est pas la première fois que l’exécutif cherche à encadrer le démarchage téléphonique. Mais l’actuel dispositif, Bloctel, qui impose aux consommateurs de s’inscrire sur une liste s’ils veulent être épargnés du démarchage, n’a pas fait ses preuves.Denis Grugeon, 46 ans, était inscrit sur Bloctel mais recevait régulièrement des appels de démarcheurs. Aussi a-t-il “pris une décision radicale: refuser tous les appels des numéros non enregistrés dans mon carnet d’adresses”, dit-il. “Si c’est un appel important, la personne laisse un message. Étonnamment, les démarcheurs n’en laissent jamais…”Le texte interdit par ailleurs la prospection commerciale par voie électronique – mail, SMS, réseaux sociaux… – dans les secteurs de la rénovation énergétique et de l’adaptation des logements.Ce texte correspond “à une demande de longue date des consommateurs” et met fin “à un mode de prospection commerciale qui n’a plus lieu d’être”, se félicite Benjamin Recher, chargé des relations institutionnelles de l’UFC-Que choisir.Le texte prévoit que ce dispositif entre en vigueur en août 2026.Un délai regretté par certains députés, quand d’autres auraient aimé qu’une exception votée par l’Assemblée soit conservée pour les entreprises de denrées alimentaires, livrant par exemple des surgelés aux particuliers.L’accord trouvé par députés et sénateurs en commission mixte paritaire “a été de dire que les acteurs auront un an pour s’organiser, mais qu’on ne mettrait aucune exception” pour un secteur, a expliqué à l’AFP Pierre-Jean Verzelen. – “Arsenal” -Le texte comporte par ailleurs un “arsenal” pour “lutter efficacement contre la fraude aux aides publiques”, qui représente environ 1,6 milliard d’euros chaque année, selon le député macroniste Thomas Cazenave, porteur du texte à l’Assemblée.Parmi ces mesures: les gestionnaires des réseaux de distribution d’électricité ou de gaz pourront “directement sanctionner quand ils constatent qu’un consommateur a détourné un compteur”, précise le député.  Par ailleurs, l’administration pourra suspendre l’octroi ou le versement d’une aide publique pour une durée de trois mois renouvelable, en cas “d’indices sérieux” de fraude. Deux mesures décriées par La France insoumise qui, au nom du “respect de la présomption d’innocence” et de la “séparation des pouvoirs”, a d’ores et déjà annoncé déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel. 

Procès Kardashian: l’heure des réquisitions pour les “papys braqueurs”

Il y a eu le braquage sensationnel de la reine des influenceuses, sa venue tout aussi spectaculaire au palais de Justice de Paris, les modestes explications des accusés. Et maintenant, c’est l’heure des comptes pour les “papys braqueurs” de Kim Kardashian, qui sauront mercredi les peines réclamées à leur encontre.”On est jamais préparés mais bien sûr, il va falloir payer les pots cassés”, avait admis au tout début du procès l’un d’eux, Yunice Abas.L’enjeu principal, pour lui comme pour la plupart de ses coaccusés: un éventuel retour en détention.La grande majorité sont passés par la case prison au moment de leur arrestation, en janvier 2017, trois mois après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 où cinq malfrats cagoulés s’étaient introduits dans l’hôtel de Kim Kardashian pour lui dérober 9 millions d’euros de bijoux, dont une bague de fiançailles évaluée à 3,5 millions qu’elle exhibait sur les réseaux sociaux.Certains n’avaient passé que quelques mois en prison, d’autres près de trois ans, avant d’être remis en liberté. Tous sont arrivés libres à l’ouverture du procès devant la cour d’assises de Paris le 28 avril.L’avocate générale Anne-Dominique Merville va commencer à requérir à 9H00, pour trois heures environ. Elle a fait peu de mystère pendant les trois semaines du procès de ce qu’elle pensait des accusés: pas des “papys braqueurs” mais des malfrats multirécidivistes, “chevronnés” et au plan minutieusement préparé, s’est-elle échinée à répéter.Jugés pour vol avec arme, séquestration et enlèvement – ou complicité -, ils encourent 30 ans de réclusion criminelle (la perpétuité, pour certains en récidive). Les peines réclamées seront très vraisemblablement bien éloignées du maximum possible. Mais vu la “gravité” des faits maintes fois soulignée, l’accusation devrait demander pour certains des condamnations entraînant une incarcération immédiate.”Vous avez pensé mourir, Madame ?”, avait demandé le président David De Pas à la superstar américaine quand elle était venue témoigner au procès la semaine dernière.”Absolument, j’étais certaine que j’allais mourir”. – Retraite -Pendant plus de quatre heures – en robe haute couture et couverte de diamants dont une bague ressemblant fortement à celle dérobée le soir des faits – Kim Kardashian avait décrit comment elle avait été malmenée, ligotée, bâillonnée. Raconté en essuyant une larme sa conviction qu’elle allait être “violée” et “tuée”, revécu ses “supplications” pour qu’on l’épargne qu’elle puisse revoir ses enfants. Ses avocats ont eu beau rappeler mardi dans leurs plaidoiries qu’elle était ici “victime” avant d’être une star “planétaire”, le décalage entre son monde et celui de ses braqueurs était frappant. D’autant que l’affaire a mis neuf longues années à être jugée – les délais sont habituellement lents en France, encore plus quand les mis en cause ne sont pas détenus.Alors dans la salle d’audience, les vieux bandits à l’ancienne ont l’air plus proches de la retraite que de la récidive.L’accusation, puis la cour dans son verdict, devra forcément en tenir compte. De la moyenne d’âge tournant aujourd’hui autour de 70 ans, et de la maladie pour certains: Didier Dubreucq suit une chimiothérapie en même temps que son procès; Yunice Abbas, déjà opéré du coeur pendant sa détention provisoire, est atteint de la maladie de Parkinson. Et le “cerveau” présumé du braquage, Aomar Aït Khedache, complètement sourd, quasiment muet, souffre d’une pathologie l’obligeant à se rendre aux toilettes toutes les heures, lentement appuyé sur une canne.Les avocats de la défense plaideront à partir de mercredi. Pour tenter de leur éviter la prison, voire obtenir un acquittement pour certains, comme les conseils des “taupes” Gary Madar (le frère du chauffeur de Kim Kardashian) et son ami Florus Heroui, qui jurent n’avoir jamais transmis de précieuses informations sur l’emploi du temps de la star aux braqueurs.Les dix accusés auront la parole une dernière fois vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Procès Kardashian: l’heure des réquisitions pour les “papys braqueurs”

Il y a eu le braquage sensationnel de la reine des influenceuses, sa venue tout aussi spectaculaire au palais de Justice de Paris, les modestes explications des accusés. Et maintenant, c’est l’heure des comptes pour les “papys braqueurs” de Kim Kardashian, qui sauront mercredi les peines réclamées à leur encontre.”On est jamais préparés mais bien sûr, il va falloir payer les pots cassés”, avait admis au tout début du procès l’un d’eux, Yunice Abas.L’enjeu principal, pour lui comme pour la plupart de ses coaccusés: un éventuel retour en détention.La grande majorité sont passés par la case prison au moment de leur arrestation, en janvier 2017, trois mois après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 où cinq malfrats cagoulés s’étaient introduits dans l’hôtel de Kim Kardashian pour lui dérober 9 millions d’euros de bijoux, dont une bague de fiançailles évaluée à 3,5 millions qu’elle exhibait sur les réseaux sociaux.Certains n’avaient passé que quelques mois en prison, d’autres près de trois ans, avant d’être remis en liberté. Tous sont arrivés libres à l’ouverture du procès devant la cour d’assises de Paris le 28 avril.L’avocate générale Anne-Dominique Merville va commencer à requérir à 9H00, pour trois heures environ. Elle a fait peu de mystère pendant les trois semaines du procès de ce qu’elle pensait des accusés: pas des “papys braqueurs” mais des malfrats multirécidivistes, “chevronnés” et au plan minutieusement préparé, s’est-elle échinée à répéter.Jugés pour vol avec arme, séquestration et enlèvement – ou complicité -, ils encourent 30 ans de réclusion criminelle (la perpétuité, pour certains en récidive). Les peines réclamées seront très vraisemblablement bien éloignées du maximum possible. Mais vu la “gravité” des faits maintes fois soulignée, l’accusation devrait demander pour certains des condamnations entraînant une incarcération immédiate.”Vous avez pensé mourir, Madame ?”, avait demandé le président David De Pas à la superstar américaine quand elle était venue témoigner au procès la semaine dernière.”Absolument, j’étais certaine que j’allais mourir”. – Retraite -Pendant plus de quatre heures – en robe haute couture et couverte de diamants dont une bague ressemblant fortement à celle dérobée le soir des faits – Kim Kardashian avait décrit comment elle avait été malmenée, ligotée, bâillonnée. Raconté en essuyant une larme sa conviction qu’elle allait être “violée” et “tuée”, revécu ses “supplications” pour qu’on l’épargne qu’elle puisse revoir ses enfants. Ses avocats ont eu beau rappeler mardi dans leurs plaidoiries qu’elle était ici “victime” avant d’être une star “planétaire”, le décalage entre son monde et celui de ses braqueurs était frappant. D’autant que l’affaire a mis neuf longues années à être jugée – les délais sont habituellement lents en France, encore plus quand les mis en cause ne sont pas détenus.Alors dans la salle d’audience, les vieux bandits à l’ancienne ont l’air plus proches de la retraite que de la récidive.L’accusation, puis la cour dans son verdict, devra forcément en tenir compte. De la moyenne d’âge tournant aujourd’hui autour de 70 ans, et de la maladie pour certains: Didier Dubreucq suit une chimiothérapie en même temps que son procès; Yunice Abbas, déjà opéré du coeur pendant sa détention provisoire, est atteint de la maladie de Parkinson. Et le “cerveau” présumé du braquage, Aomar Aït Khedache, complètement sourd, quasiment muet, souffre d’une pathologie l’obligeant à se rendre aux toilettes toutes les heures, lentement appuyé sur une canne.Les avocats de la défense plaideront à partir de mercredi. Pour tenter de leur éviter la prison, voire obtenir un acquittement pour certains, comme les conseils des “taupes” Gary Madar (le frère du chauffeur de Kim Kardashian) et son ami Florus Heroui, qui jurent n’avoir jamais transmis de précieuses informations sur l’emploi du temps de la star aux braqueurs.Les dix accusés auront la parole une dernière fois vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer.

US expects Russia offer soon as Zelensky sounds warning

US Secretary of State Marco Rubio said Tuesday he expected Russia to present a Ukraine ceasefire outline within days that will show if it is serious, as Ukrainian President Volodymyr Zelensky accused Moscow of buying time.President Donald Trump spoke separately by telephone on Monday to Zelensky and Russia’s Vladimir Putin, after Russian and Ukrainian officials met in Istanbul on Friday for their first direct talks on the conflict in three years.Putin has consistently rejected proposals for a 30-day truce put forward by Kyiv and its Western allies.But Rubio said that Putin and Russian Foreign Minister Sergei Lavrov indicated they would present their own terms “maybe in a number of days, maybe this week hopefully.”The Russians will offer “just broad terms that would allow us to move towards a ceasefire, and that ceasefire would then allow us to enter into detailed negotiations to bring about an end of the conflict,” Rubio said.He said that the presentation will “tell us a lot about their true intentions.””If it’s a term sheet that’s realistic and you can work off of it, that’s one thing. If it makes demands that we know are unrealistic, I think that will be indicative.”Putin after Trump’s call said he was ready to work with Ukraine on a “memorandum” outlining a possible roadmap and different positions on ending the war.And Italy’s Prime Minister Giorgia Meloni on Tuesday said that Pope Leo XIV was willing “to host upcoming discussions between the parties at the Vatican,” according to her office.- ‘Trying to buy time’ -Rubio insisted to critical lawmakers that Putin “hasn’t gotten a single concession” from Trump. But Russia has also not indicated any new flexibility since Trump took office in January with vows to end the war through dialogue.”It is obvious that Russia is trying to buy time in order to continue its war and occupation,” Zelensky said in a post on social media.Jeanne Shaheen, the top Democrat on the Senate Foreign Relations Committee, told Rubio that Putin’s refusal to go to Istanbul despite the stated willingness of both Zelensky and Trump to meet showed “he believes it’s in Russia’s interest to carry out this war as long as possible.”The European Union formally on Tuesday adopted its 17th round of sanctions on Moscow, targeting 200 vessels of Russia’s so-called shadow maritime fleet.Kirill Dmitriev, the head of Russia’s Direct Investment Fund and lead economic negotiator with Washington, attacked the move, saying: “Western politicians and the media are making titanic efforts to disrupt the constructive dialogue between Russia and the United States.”Rubio said that Trump for now opposed new sanctions for fear that Russia would no longer come to the table.Moscow appears confident, with its troops advancing on the battlefield and Trump ending Western isolation of the Kremlin.The memorandum mentioned by Putin “buys time for Russia,” Russian political analyst Konstantin Kalachev said.”The cessation of hostilities is not a condition for it, which means that Russia can continue its offensive,” he added.Russia invaded Ukraine in February 2022 and has since destroyed swathes of the country’s east, killed tens of thousands and now controls around one-fifth of its territory.- Trump is no ‘messiah’ -People who spoke to AFP both in Kyiv and Moscow were skeptical about peace prospects and thought the Putin-Trump call had not brought them closer.”I never had any faith in him and now I have none at all,” retired teacher Victoria Kyseliova said in Kyiv, when asked if she was losing confidence in Trump.Vitaliy, a 53-year-old engineer from Kyiv, said Trump was no “messiah” and that his flurry of diplomacy has changed little. Ukrainian political analyst Volodymyr Fesenko said Trump’s latest calls had only added to the uncertainty.”This conversation not only failed to clarify the future of the negotiations but further confused the situation,” he said.He said Trump had fallen for Putin’s tactics of trying to use talks “as a cover to continue and intensify the war.”In Moscow, there was defiance and confidence.  “I believe that we don’t need these negotiations. We will win anyway,” said Marina, a 70-year-old former engineer.