Au G7 Finances, le Canada met l’Ukraine en avant pour envoyer un “message fort”

Le Canada a voulu mardi envoyer un “message fort” au monde en conviant un ministre ukrainien au G7 Finances, dont les membres sont tiraillés sur l’ampleur du soutien à apporter au pays en guerre contre la Russie, et secoués par l’offensive protectionniste de Donald Trump.Hôte cette année de la réunion des argentiers du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), le ministre canadien François-Philippe Champagne a invité son homologue ukrainien Sergii Marchenko.”C’est un vrai message pour le monde (…) un message très fort d’unité du G7 en soutien à l’Ukraine”, a expliqué M. Champagne, lors d’une conférence de presse commune avec M. Marchenko.Il s’agit “aussi de dire qu’on est unis dans nos actions face à l’agresseur russe”, a-t-il insisté un peu plus tard lors d’un entretien avec l’AFP.”C’est un grand honneur pour nous, parce que cela nous permet de mieux communiquer (aux membres du G7) des informations importantes sur la situation sur le terrain, de comprendre comment on peut agir ensemble”, a déclaré Sergii Marchenko devant la presse. Il a ajouté qu’il allait plaider pour que des “sanctions plus fortes” soient prises à l’encontre de la Russie, afin de pousser Moscou à faire taire les armes.- “Prudemment optimiste” -L’intervention des deux hommes avait tout l’air d’un appel du pied à l’intention du gouvernement de Donald Trump qui a opéré un spectaculaire rapprochement avec Moscou au détriment de Kiev.Les pays européens ont poussé dans la même direction mardi. L’Union européenne (UE) a adopté un 17e paquet de sanctions contre Moscou et dit espérer une “réaction forte” de l’exécutif américain si Moscou campe sur sa position.Pour les Européens, une des priorités du G7 Finances sera de faire en sorte que la délégation américaine accepte d’afficher un soutien sans équivoque à l’Ukraine dans le texte final issu de cette réunion, sur lequel travaille la présidence canadienne.”Nous devons envoyer un signal clair indiquant que le G7 reste fermement aux côtés de l’Ukraine”, a estimé le vice-chancelier et ministre allemand des Finances Lars Klingbeil, avant d’arriver au Canada. “Nous ne pourrons pas accepter un langage qui serait complètement édulcoré”, a fait savoir de son côté le ministère français de l’Economie.Le G7 Finances se tient jusqu’à jeudi au sein des Rocheuses canadiennes, dans l’écrin du parc national de Banff (ouest), et dans un paysage économique bouleversé par les nouveaux droits de douane de Donald Trump, qui font craindre un ralentissement généralisé.Le ministre canadien des Finances a mis en avant mardi la nécessité de “restaurer la stabilité et la croissance”.Lorsque les règles du commerce sont “équitables et prévisibles” alors “tout le monde y gagne”, a-t-il estimé auprès de l’AFP. Il s’est présenté comme “prudemment optimiste” quant à l’issue de ces discussions qui feront date, selon lui.- “Tendre la main” -Les membres du G7 cherchent à convaincre l’administration Trump de revenir complètement sur ses droits de douane et devraient se presser à Banff autour de son ministre Scott Bessent. Tokyo a indiqué à l’AFP que la délégation japonaise se tenait prête à échanger avec lui sur “plusieurs problématiques entre les deux pays, y compris le taux de change” entre dollar et yen.”Les différends commerciaux actuels doivent être réglés le plus rapidement possible dans l’intérêt de tous”, a plaidé de son côté le ministre allemand des Finances, soulignant que l’UE continuait de “tendre la main” aux Américains. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a semblé, à plusieurs reprises, adoucir les positions de Donald Trump. Il a aussi récemment négocié avec Pékin une détente après que les droits de douane eurent atteint un niveau exorbitant des deux côtés. Au sein du gouvernement Trump, “il a montré qu’il pouvait être la figure raisonnable”, note Carl Weinberg, chef économiste au cabinet d’analyses High Frequency Economics.Le ministre, ajoute-t-il, reste toutefois “sous pression pour dérouler les promesses” du président.

Au G7 Finances, le Canada met l’Ukraine en avant pour envoyer un “message fort”

Le Canada a voulu mardi envoyer un “message fort” au monde en conviant un ministre ukrainien au G7 Finances, dont les membres sont tiraillés sur l’ampleur du soutien à apporter au pays en guerre contre la Russie, et secoués par l’offensive protectionniste de Donald Trump.Hôte cette année de la réunion des argentiers du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), le ministre canadien François-Philippe Champagne a invité son homologue ukrainien Sergii Marchenko.”C’est un vrai message pour le monde (…) un message très fort d’unité du G7 en soutien à l’Ukraine”, a expliqué M. Champagne, lors d’une conférence de presse commune avec M. Marchenko.Il s’agit “aussi de dire qu’on est unis dans nos actions face à l’agresseur russe”, a-t-il insisté un peu plus tard lors d’un entretien avec l’AFP.”C’est un grand honneur pour nous, parce que cela nous permet de mieux communiquer (aux membres du G7) des informations importantes sur la situation sur le terrain, de comprendre comment on peut agir ensemble”, a déclaré Sergii Marchenko devant la presse. Il a ajouté qu’il allait plaider pour que des “sanctions plus fortes” soient prises à l’encontre de la Russie, afin de pousser Moscou à faire taire les armes.- “Prudemment optimiste” -L’intervention des deux hommes avait tout l’air d’un appel du pied à l’intention du gouvernement de Donald Trump qui a opéré un spectaculaire rapprochement avec Moscou au détriment de Kiev.Les pays européens ont poussé dans la même direction mardi. L’Union européenne (UE) a adopté un 17e paquet de sanctions contre Moscou et dit espérer une “réaction forte” de l’exécutif américain si Moscou campe sur sa position.Pour les Européens, une des priorités du G7 Finances sera de faire en sorte que la délégation américaine accepte d’afficher un soutien sans équivoque à l’Ukraine dans le texte final issu de cette réunion, sur lequel travaille la présidence canadienne.”Nous devons envoyer un signal clair indiquant que le G7 reste fermement aux côtés de l’Ukraine”, a estimé le vice-chancelier et ministre allemand des Finances Lars Klingbeil, avant d’arriver au Canada. “Nous ne pourrons pas accepter un langage qui serait complètement édulcoré”, a fait savoir de son côté le ministère français de l’Economie.Le G7 Finances se tient jusqu’à jeudi au sein des Rocheuses canadiennes, dans l’écrin du parc national de Banff (ouest), et dans un paysage économique bouleversé par les nouveaux droits de douane de Donald Trump, qui font craindre un ralentissement généralisé.Le ministre canadien des Finances a mis en avant mardi la nécessité de “restaurer la stabilité et la croissance”.Lorsque les règles du commerce sont “équitables et prévisibles” alors “tout le monde y gagne”, a-t-il estimé auprès de l’AFP. Il s’est présenté comme “prudemment optimiste” quant à l’issue de ces discussions qui feront date, selon lui.- “Tendre la main” -Les membres du G7 cherchent à convaincre l’administration Trump de revenir complètement sur ses droits de douane et devraient se presser à Banff autour de son ministre Scott Bessent. Tokyo a indiqué à l’AFP que la délégation japonaise se tenait prête à échanger avec lui sur “plusieurs problématiques entre les deux pays, y compris le taux de change” entre dollar et yen.”Les différends commerciaux actuels doivent être réglés le plus rapidement possible dans l’intérêt de tous”, a plaidé de son côté le ministre allemand des Finances, soulignant que l’UE continuait de “tendre la main” aux Américains. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a semblé, à plusieurs reprises, adoucir les positions de Donald Trump. Il a aussi récemment négocié avec Pékin une détente après que les droits de douane eurent atteint un niveau exorbitant des deux côtés. Au sein du gouvernement Trump, “il a montré qu’il pouvait être la figure raisonnable”, note Carl Weinberg, chef économiste au cabinet d’analyses High Frequency Economics.Le ministre, ajoute-t-il, reste toutefois “sous pression pour dérouler les promesses” du président.

Last call for ‘Norm!’ as Cheers star George Wendt dies

George Wendt, the American actor best known for his role as the curmudgeonly Norm Peterson in “Cheers”, has died, a representative said Tuesday.Wendt, who was 76, was nominated for six successive Emmy awards for his role as the perennial barfly opposite Ted Danson in one of television’s most successful ever sitcoms.”George’s family confirmed the news of his death early Tuesday morning, announcing he died peacefully in his sleep while at home,” the family’s representative, Melissa Nathan, told AFP.”George was a doting family man, a well-loved friend and confidant to all of those lucky enough to have known him.”He will be missed forever.”Wendt was also uncle to “Ted Lasso” star Jason Sudeikis.The heavyset Norm was one of the regulars who sat at the bar in “Cheers”, swapping banter with postman Cliff (played by John Ratzenberger) and psychiatrist Frasier Crane (played by Kelsey Grammer), among others.The three had beers served to them by head barman Danson and his younger — and somewhat dimmer — sidekick Woody, played by Woody Harrelson.Wendt’s character was famously greeted by a unanimous shout of “Norm!” from every patron in the bar every time he walked in, followed each time by a witty one-liner in response to Danson or Harrelson’s “What’ll you have?”Fellow cast members paid tribute to Wendt after news of his death broke, with Danson saying he was “devastated to hear that Georgie is no longer with us.””It is going to take me a long time to get used to this. I love you, Georgie.”Ratzenberger said he was “heartbroken.””For 11 years on ‘Cheers,’ we shared a stage, a lot of laughs and a front-row seat to one of television’s most beloved friendships. “George brought Norm to life with a subtle brilliance — the kind that made it look easy. That was his gift.”Rhea Perlman, who played hard-nosed waitress Carla said Wendt had been the “sweetest, kindest man.” “It was impossible not to like him.”

US immigration chief mistakes key legal term at Congress hearing

US Secretary of Homeland Security Kristie Noem on Tuesday misstated the meaning of “habeas corpus” — the right of a person to challenge their detention in court — during a Senate hearing, claiming instead it was the opposite.Noem, who oversees Immigration and Customs Enforcement and plays a key role in implementing President Donald Trump’s hardline migration agenda, was questioned by a Senate committee regarding comments made by White House adviser Stephen Miller involving habeas corpus.Miller on May 9 said the White House was “looking into” suspending habeas corpus, which would prevent migrants targeted for mass deportations to appeal for their right to appear in court.Maggie Hassan, a Democratic senator from the northeastern state of New Hampshire, asked Noem: “What is habeas corpus?””Well, habeas corpus is a constitutional right that the president has to be able to remove people from this country, to suspend their right to…” Noem responded, before she was interrupted by Hassan.”Habeas corpus is the legal principle that requires that the government provide a public reason for detaining and imprisoning people,” Hassan said, correcting Noem.”If not for that protection, the government could simply arrest people, including American citizens, and hold them indefinitely for no reason.”Habeas corpus is the foundational right that separates free societies like America from police states like North Korea,” Hassan continued.Noem rephrased her response, saying “I support habeas corpus,” but said the president has the right to decide whether it should be suspended.Nevertheless, Noem said the Trump administration would comply with any court ruling on habeas corpus.Trump has made deporting undocumented immigrants a key priority for his second term, after successfully campaigning against an alleged “invasion” by criminals.But his mass deportations have been thwarted or slowed by multiple court challenges, including by the Supreme Court, often on the grounds that individuals targeted for deportations should be given due process.

Droit à l’aide à mourir: les députés approuvent les conditions d’éligibilité, début des débats sur la procédure

Après trois jours d’âpres débats, les députés ont approuvé mardi l’ensemble des conditions requises pour qu’un malade puisse être éligible au droit à l’aide à mourir, avant d’entamer les discussions sur les contours de la procédure pour la demander. L’article, qui prévoit cinq conditions cumulatives, a été adopté par 164 voix pour et 103 voix contre (l’opposition venant surtout de la droite et de l’extrême droite). D’abord l’âge: la personne doit avoir atteint au moins 18 ans.Etre de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France. Ensuite, que la personne soit atteinte “d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée” ou “terminale”.La “phase avancée” est caractérisée par “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie”.Les opposants au texte ont dénoncé cette notion qui ouvrirait, selon eux, l’aide à mourir à des patients à qui il reste encore “plusieurs années à vivre”. Pour ses défenseurs, elle permettrait notamment d’ouvrir le droit à des personnes atteintes de la maladie de Charcot.Pour être éligible, la personne doit aussi “présenter une souffrance physique ou psychologique” qui est “soit réfractaire aux traitements, soit insupportable selon la personne” lorsqu’elle a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter un traitement.La souffrance psychologique devra être “constante” et, surtout, une souffrance psychologique seule ne pourra “en aucun cas” permettre de bénéficier de l’aide à mourir.La dernière condition prévoit que la personne soit apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.- “Demande expresse” -Après l’adoption de cet article-clé, les députés ont enchaîné avec l’examen d’un autre, définissant la procédure pour demander cette aide à mourir.Ils ont souhaité préciser que la demande faite par le patient au médecin soit exprimée “par écrit ou par tout autre mode d’expression adapté à ses capacités”.La version initiale ne mentionnait qu’une “demande expresse”, renvoyant le détail à un décret en Conseil d’Etat.Dans la soirée, les députés ont commencé à discuter de l’alinéa du texte qui prévoit que la demande soit faite auprès d’un “médecin en activité” qui ne soit “ni son parent, ni son allié, ni son conjoint, ni son concubin, ni le partenaire auquel” la personne malade “est liée par un pacte civil de solidarité, ni son ayant droit”.Les plus farouches opposants au texte ont tenté de le modifier. Par exemple, le député macroniste Charles Sitzenstuhl a proposé que seuls les médecins exerçant depuis plus de 20 ans puissent recueillir la demande. Et ce, afin “de protéger les jeunes médecins”. Son amendement a été rejeté, comme les autres. A l’inverse, des députés, pour la plupart de la gauche de l’hémicycle, ont essayé d’ouvrir plus largement le droit à l’aide à mourir.  Des amendements pour reconnaître la possibilité de la demander via des directives anticipées et/ou une personne de confiance ont été défendus, mais tous rejetés.Pour la députée Danielle Simonnet (groupe écologiste et social), empêcher la prise en compte des directives anticipées, c’est prendre “le risque” qu’une personne demande “la mort plus tôt”, avant l’altération de ses capacités de discernement, pour que sa volonté soit respectée.A l’inverse, le député LR Patrick Hetzel, opposé au texte, a fait valoir que ces amendements posaient à ses yeux “un problème éthique”, estimant que la volonté pouvait fluctuer au cours du temps, et qu’il serait impossible de la vérifier à “l’instant T”. Pour confirmer ces votes, l’article dans son ensemble doit encore être adopté. Les débats doivent reprendre mercredi après-midi après la séance de questions au gouvernement prévue à 14H00.Le vote sur l’ensemble du texte, en première lecture, est prévu le mardi 27 mai. Plus de 1.231 amendements restent à étudier.

Droit à l’aide à mourir: les députés approuvent les conditions d’éligibilité, début des débats sur la procédure

Après trois jours d’âpres débats, les députés ont approuvé mardi l’ensemble des conditions requises pour qu’un malade puisse être éligible au droit à l’aide à mourir, avant d’entamer les discussions sur les contours de la procédure pour la demander. L’article, qui prévoit cinq conditions cumulatives, a été adopté par 164 voix pour et 103 voix contre (l’opposition venant surtout de la droite et de l’extrême droite). D’abord l’âge: la personne doit avoir atteint au moins 18 ans.Etre de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France. Ensuite, que la personne soit atteinte “d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée” ou “terminale”.La “phase avancée” est caractérisée par “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie”.Les opposants au texte ont dénoncé cette notion qui ouvrirait, selon eux, l’aide à mourir à des patients à qui il reste encore “plusieurs années à vivre”. Pour ses défenseurs, elle permettrait notamment d’ouvrir le droit à des personnes atteintes de la maladie de Charcot.Pour être éligible, la personne doit aussi “présenter une souffrance physique ou psychologique” qui est “soit réfractaire aux traitements, soit insupportable selon la personne” lorsqu’elle a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter un traitement.La souffrance psychologique devra être “constante” et, surtout, une souffrance psychologique seule ne pourra “en aucun cas” permettre de bénéficier de l’aide à mourir.La dernière condition prévoit que la personne soit apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.- “Demande expresse” -Après l’adoption de cet article-clé, les députés ont enchaîné avec l’examen d’un autre, définissant la procédure pour demander cette aide à mourir.Ils ont souhaité préciser que la demande faite par le patient au médecin soit exprimée “par écrit ou par tout autre mode d’expression adapté à ses capacités”.La version initiale ne mentionnait qu’une “demande expresse”, renvoyant le détail à un décret en Conseil d’Etat.Dans la soirée, les députés ont commencé à discuter de l’alinéa du texte qui prévoit que la demande soit faite auprès d’un “médecin en activité” qui ne soit “ni son parent, ni son allié, ni son conjoint, ni son concubin, ni le partenaire auquel” la personne malade “est liée par un pacte civil de solidarité, ni son ayant droit”.Les plus farouches opposants au texte ont tenté de le modifier. Par exemple, le député macroniste Charles Sitzenstuhl a proposé que seuls les médecins exerçant depuis plus de 20 ans puissent recueillir la demande. Et ce, afin “de protéger les jeunes médecins”. Son amendement a été rejeté, comme les autres. A l’inverse, des députés, pour la plupart de la gauche de l’hémicycle, ont essayé d’ouvrir plus largement le droit à l’aide à mourir.  Des amendements pour reconnaître la possibilité de la demander via des directives anticipées et/ou une personne de confiance ont été défendus, mais tous rejetés.Pour la députée Danielle Simonnet (groupe écologiste et social), empêcher la prise en compte des directives anticipées, c’est prendre “le risque” qu’une personne demande “la mort plus tôt”, avant l’altération de ses capacités de discernement, pour que sa volonté soit respectée.A l’inverse, le député LR Patrick Hetzel, opposé au texte, a fait valoir que ces amendements posaient à ses yeux “un problème éthique”, estimant que la volonté pouvait fluctuer au cours du temps, et qu’il serait impossible de la vérifier à “l’instant T”. Pour confirmer ces votes, l’article dans son ensemble doit encore être adopté. Les débats doivent reprendre mercredi après-midi après la séance de questions au gouvernement prévue à 14H00.Le vote sur l’ensemble du texte, en première lecture, est prévu le mardi 27 mai. Plus de 1.231 amendements restent à étudier.

Guerre à Gaza: les pays européens accentuent la pression sur Israël

Les pays européens ont accentué mardi les pressions sur Israël pour qu’il cesse son offensive à Gaza et laisse entrer plus d’aide humanitaire dans le territoire palestinien affamé, où des frappes israéliennes ont tué des dizaines de personnes.  Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire, Israël a annoncé l’entrée de 93 camions de l’ONU mardi dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien assiégé, de nombreux pays européens ont haussé le ton.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas. Cette révision a été soutenue par 17 Etats membres, selon Paris. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède.Le Royaume-Uni a lui dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.Réagissant à l’annonce de Londres, les Affaires étrangères israéliennes ont prévenu que “les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”.L’annonce de Mme Kallas “reflète une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël est confronté”, et “encourage le Hamas à rester sur ses positions”, a réagi dans la soirée le porte-parole de la diplomatie israélienne.- “Goutte d’eau dans l’océan” -Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. A l’entrée de neuf premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, et 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.A Gaza, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. Mais le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, dont le pays est un allié d’Israël, s’est dit “heureux de constater que l’aide recommence à entrer” à Gaza, même si les quantités ne sont pas suffisantes.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”.Lundi, son gouvernement a annoncé son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire aérienne et terrestre dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.Mardi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes à Gaza.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?”- “Nous n’en pouvons plus” -“Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.”Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu. Il s’est dit la veille ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages”, mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Guerre à Gaza: les pays européens accentuent la pression sur Israël

Les pays européens ont accentué mardi les pressions sur Israël pour qu’il cesse son offensive à Gaza et laisse entrer plus d’aide humanitaire dans le territoire palestinien affamé, où des frappes israéliennes ont tué des dizaines de personnes.  Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire, Israël a annoncé l’entrée de 93 camions de l’ONU mardi dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien assiégé, de nombreux pays européens ont haussé le ton.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas. Cette révision a été soutenue par 17 Etats membres, selon Paris. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède.Le Royaume-Uni a lui dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.Réagissant à l’annonce de Londres, les Affaires étrangères israéliennes ont prévenu que “les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”.L’annonce de Mme Kallas “reflète une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël est confronté”, et “encourage le Hamas à rester sur ses positions”, a réagi dans la soirée le porte-parole de la diplomatie israélienne.- “Goutte d’eau dans l’océan” -Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. A l’entrée de neuf premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, et 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.A Gaza, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. Mais le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, dont le pays est un allié d’Israël, s’est dit “heureux de constater que l’aide recommence à entrer” à Gaza, même si les quantités ne sont pas suffisantes.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”.Lundi, son gouvernement a annoncé son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire aérienne et terrestre dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.Mardi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes à Gaza.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?”- “Nous n’en pouvons plus” -“Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.”Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu. Il s’est dit la veille ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages”, mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Angleterre: Manchester City sur le podium, avec Rodri de retour

Manchester City s’est replacé sur le podium avant l’ultime journée de Premier League grâce à sa victoire 3-1 contre Bournemouth, mardi, avec en bonus le retour à la compétition de Rodri, huit mois après.Le public de l’Etihad stadium a assisté à un succès très attendu dans l’optique de la Ligue des champions, a revu son Ballon d’or espagnol balle au pied, et a dit adieu à son capitaine Kevin De Bruyne.Le meneur belge, sur le départ après une décennie au club, a été accueilli par un tifo “King Kev” avant le coup d’envoi, son nom a été chanté régulièrement et il a eu le droit à une ovation à sa sortie, pour sa dernière à domicile.Il a manqué une occasion de but en or à la 25e, en envoyant le ballon sur la barre transversale face au but vide, mais ses coéquipiers Omar Marmoush (14e), Bernardo Silva (38e) et Nico Gonzalez (89e) ont fait le travail.La soirée a été embellie, pour les Citizens, par l’entrée en jeu de Rodri à la 82 minute, une première depuis sa déchirure du ligament croisé antérieur, le 22 septembre.Manchester City, troisième avec 68 points, n’aura besoin que d’un point sur la pelouse de Fulham, dimanche en clôture du championnat, pour être certain de disputer la prochaine Ligue des champions.L’équipe de Pep Guardiola termine la saison de Premier League avec un bel élan: elle a enchaîné mardi un neuvième match sans défaite (six victoires et trois nuls) depuis mi-mars.Avant la dernière journée, ce sont Aston Villa (6e, 66 pts) et Nottingham Forest (7e, 65 pts) qui se trouvent en dehors du top 5 qualificatif pour la C1, derrière Newcastle et Chelsea qui comptent 66 points chacun.Man City ne pourra pas compter sur Mateo Kovacic pour la dernière journée. Le milieu croate sera suspendu après le carton rouge qu’il a reçu mardi en seconde période, quelques minutes avant celui de Lewis Cook pour Bournemouth.Les Cherries, onzièmes au classement, ont sauvé l’honneur dans le temps additionnel.Les Mancuniens ont su bien rebondir, trois jours après la finale de la Coupe d’Angleterre perdue (1-0) contre Crystal Palace. Les Eagles, eux, ont prolongé la fête mardi en battant Wolverhampton (4-2) à domicile.