Chad’s ex-PM provisionally detained accused of inciting hatredWed, 21 May 2025 19:52:41 GMT

A Chadian judge on Wednesday ordered former prime minister and opposition leader Succes Masra placed in detention, nearly a week after his arrest on suspicion of inciting hatred, his lawyers said.Masra faced off against President Mahamat Idriss Deby Itno in a presidential election last year. While the official result gave him 18 percent of the …

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Outrage after Israelis fire ‘warning shots’ as diplomats tour West Bank

Israeli troops fired what the army called “warning shots” during a visit by foreign diplomats to the occupied West Bank on Wednesday, drawing widespread international condemnation.The Palestinian foreign ministry accused Israeli forces of “deliberately targeting by live fire an accredited diplomatic delegation” near the flashpoint city of Jenin.A European diplomat said the group had travelled to the area to witness the destruction caused by months of Israeli military raids.The Israeli military said the convoy had strayed from the approved route and entered a restricted zone.Troops fired “warning shots” to steer the group away, it said, adding that no one was injured and expressing regret for the “inconvenience caused”.United Nations Secretary-General Antonio Guterres’s spokesman called the incident “unacceptable”.”It is clear that diplomats who are doing their work should never be shot at, attacked in any way, shape or form. Their safety, their viability, must be respected at all times,” the spokesman, Stephane Dujarric, told reporters. “These diplomats, including UN personnel, were fired at, warning shots or whatever… which is unacceptable,” he added.- ‘Reckless act’ -European Union foreign policy chief Kaja Kallas urged Israel and hold those responsible “accountable”.Belgium, France, Germany, Italy, Portugal and Spain all summoned Israel’s ambassadors or said they would raise the issue directly.Egypt denounced the shooting as a breach of “all diplomatic norms”, while Turkey demanded an immediate investigation.”This attack must be investigated without delay and the perpetrators must be held accountable,” the Turkish foreign ministry said, adding an employee of the Turkish consulate in Jerusalem was with the group.Ahmad al-Deek, political adviser for the Palestinian foreign ministry who accompanied the delegation, condemned “this reckless act by the Israeli army”.”It has given the diplomatic delegation an impression of the life the Palestinian people are living,” he said.Palestinian news agency Wafa reported the delegation included diplomats from more than 20 countries including Britain, China, Egypt, France, Jordan, Turkey and Russia.Belgium demanded a “convincing explanation” from Israel, while Spain said it was “in contact with other affected countries to jointly coordinate a response to what happened, which we strongly condemn”.Italy’s Foreign Minister Antonio Tajani summoned the Israeli ambassador to Rome and said that “threats against diplomats are unacceptable”.France also said it would summon Israel’s ambassador, and Germany said Foreign Minister Johann Wadephul would also raise the “unprovoked shooting” with his Israeli counterpart.- ‘Unbearable’ -The incident came as anger mounted over the humanitarian crisis in Gaza, where Palestinians are scrambling for basic supplies after weeks of near-total isolation.A two-month Israeli aid blockade on Gaza was only partially eased this week.Israel stepped up its military offensive at the weekend, vowing to defeat Gaza’s Hamas rulers, whose October 7, 2023 attack on Israel triggered the war.Israel has faced massive pressure, including from traditional allies, to halt its intensified offensive and allow aid into Gaza.Kallas said on Tuesday that “a strong majority” of EU foreign ministers backed the move to review its trade cooperation with Israel.”The countries see that the situation in Gaza is untenable… and what we want is to unblock the humanitarian aid,” she said.Sweden said it would press the EU to impose sanctions on Israeli ministers, while Britain suspended free-trade negotiations with Israel and summoned the Israeli ambassador.Pope Leo XIV described the situation in Gaza as “worrying and painful” and called for “the entry of sufficient humanitarian aid”.Hamas’s October 2023 attack resulted in the deaths of 1,218 people in Israel, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Militants also took 251 hostages, 57 of whom remain in Gaza including 34 the military says are dead.Gaza’s health ministry said Tuesday at least 3,509 people have been killed since Israel resumed strikes on March 18, taking the war’s overall toll to 53,655.burs-dv/ysm

OpenAI s’attaque aux appareils connectés, avec le designer historique d’Apple aux commandes

Le designer historique d’Apple Jony Ive, qui a notamment dirigé la création de l’iPhone, va intégrer, avec son équipe, OpenAI, avec “la mission de concevoir une famille d’appareils” connectés facilitant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) générative, a indiqué mercredi son patron Sam Altman.L’événement marque une nouvelle étape pour OpenAI, qui va désormais chasser sur les terres des équipementiers électroniques, en premier lieu Apple, dont le titre a chuté de plus de 2% en Bourse après cette communication.Techniquement, la jeune société io fondée par Jony Ive va être absorbée par le géniteur de ChatGPT, a précisé son directeur général dans une vidéo postée sur X (ex-Twitter).Selon plusieurs médias, l’opération valorise io environ 6,5 milliards de dollars. Sollicité par l’AFP, OpenAI n’a pas donné suite dans l’immédiat.”Les produits que nous utilisons pour nous connecter et utiliser cette technologie inimaginable remontent à plusieurs décennies”, explique Jony Ive dans la vidéo, qui prend la forme d’un dialogue avec Sam Altman dans un café de San Francisco.”Il y a probablement autre chose à faire”, souligne-t-il.Jony Ive et OpenAI collaborent déjà depuis deux ans, a rappelé Sam Altman, dans un partenariat qui a abouti à des “designs concrets”.”Si je voulais demander aujourd’hui quelque chose à ChatGPT (…) je prendrais mon ordinateur port²able, je l’allumerais, je lancerais un navigateur internet, je taperais pour expliquer ce dont il s’agit”, a décrit Sam Altman dans la vidéo.”Je pense que cette technologie mérite quelque chose de mieux”, a-t-il conclu.Le patron d’OpenAI a révélé que l’équipe de Jony Ive avait déjà mis au point un prototype d’appareil connecté, sans plus de précision. “J’ai pu le tester et c’est un des appareils technologiques les plus cools que le monde ait jamais vu.”La bataille de l’IA générative se joue en grande partie sur le terrain de son utilisation au quotidien, qui serait facilitée par des appareils de nouvelle génération.Les grands acteurs de l’IA générative ont rapidement décliné leurs assistants numériques sous forme d’applications accessibles sur un smartphone, mais n’ont pas encore proposé d’appareil imaginé avec l’intelligence artificielle en tête.Fin février, Amazon a présenté une version modernisée de son assistant vocal Alexa, baptisée Alexa+ et dopée à l’IA, destinée prioritairement aux appareils connectés, au domicile principalement, tels les enceintes ou les télévisions intelligentes.- Mauvaise nouvelle pour Apple -En avril 2024, la jeune société Humane a lancé son AI Pin, un gagdet carré de quelques centimètres de côté qui se porte comme un badge ou une broche sur un vêtement.Il contenait un mini-ordinateur capable, grâce à l’IA générative, de répondre à des questions posées à l’oral, prendre des photos, passer des appels téléphoniques ou traduire des propos dans une autre langue.Mais son prix (699 dollars), considéré comme trop élevé, ainsi que ses capacités jugées limitées, ont pénalisé cette invention, qui n’a jamais trouvé son public.Le groupe informatique HP a fini par racheter, en février, la majeure partie de la technologie et des brevets utilisés par Humane, pour 116 millions de dollars, signant l’acte de décès de l’AI Pin.De nombreuses entreprises technologiques ont aussi lancé des lunettes connectées et utilisant l’IA générative, le modèle le plus connu étant les Ray-Ban Meta.Le Britannique Jony Ive a été employé d’Apple de 1992 à 2019, période durant laquelle il a supervisé la mise au point de tous les grands produits de la marque de l’iMac aux AirPods, en passant par l’iPod, l’iPhone et l’Apple Watch.Ces équipements ont relancé la firme à la pomme, au point d’en faire la troisième capitalisation boursière mondiale et une référence en matière de design et d’esthétique.En moins de trois ans, OpenAI est passé du statut de start-up de recherche à géant des logiciels grand public, acteur majeur des infrastructures physiques d’IA avec le projet Stargate, en attendant de faire son entrée sur le marché des objets connectés.Même si l’entreprise californienne n’a encore livré aucun calendrier quant à la production d’un ou plusieurs appareils de nouvelle génération, cette annonce fait encore monter la pression pour Apple.Quasiment un an après avoir annoncé, lors de sa grande conférence des développeurs (WWDC), l’intégration d’une multitude de fonctionnalités d’IA générative à son nouvel iPhone 16, le groupe de Cupertino (Californie) tarde à les mettre en place.Apple a également repoussé la mise en ligne de la version actualisée de son assistant vocal Siri à l’an prochain, au mieux.

OpenAI s’attaque aux appareils connectés, avec le designer historique d’Apple aux commandes

Le designer historique d’Apple Jony Ive, qui a notamment dirigé la création de l’iPhone, va intégrer, avec son équipe, OpenAI, avec “la mission de concevoir une famille d’appareils” connectés facilitant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) générative, a indiqué mercredi son patron Sam Altman.L’événement marque une nouvelle étape pour OpenAI, qui va désormais chasser sur les terres des équipementiers électroniques, en premier lieu Apple, dont le titre a chuté de plus de 2% en Bourse après cette communication.Techniquement, la jeune société io fondée par Jony Ive va être absorbée par le géniteur de ChatGPT, a précisé son directeur général dans une vidéo postée sur X (ex-Twitter).Selon plusieurs médias, l’opération valorise io environ 6,5 milliards de dollars. Sollicité par l’AFP, OpenAI n’a pas donné suite dans l’immédiat.”Les produits que nous utilisons pour nous connecter et utiliser cette technologie inimaginable remontent à plusieurs décennies”, explique Jony Ive dans la vidéo, qui prend la forme d’un dialogue avec Sam Altman dans un café de San Francisco.”Il y a probablement autre chose à faire”, souligne-t-il.Jony Ive et OpenAI collaborent déjà depuis deux ans, a rappelé Sam Altman, dans un partenariat qui a abouti à des “designs concrets”.”Si je voulais demander aujourd’hui quelque chose à ChatGPT (…) je prendrais mon ordinateur port²able, je l’allumerais, je lancerais un navigateur internet, je taperais pour expliquer ce dont il s’agit”, a décrit Sam Altman dans la vidéo.”Je pense que cette technologie mérite quelque chose de mieux”, a-t-il conclu.Le patron d’OpenAI a révélé que l’équipe de Jony Ive avait déjà mis au point un prototype d’appareil connecté, sans plus de précision. “J’ai pu le tester et c’est un des appareils technologiques les plus cools que le monde ait jamais vu.”La bataille de l’IA générative se joue en grande partie sur le terrain de son utilisation au quotidien, qui serait facilitée par des appareils de nouvelle génération.Les grands acteurs de l’IA générative ont rapidement décliné leurs assistants numériques sous forme d’applications accessibles sur un smartphone, mais n’ont pas encore proposé d’appareil imaginé avec l’intelligence artificielle en tête.Fin février, Amazon a présenté une version modernisée de son assistant vocal Alexa, baptisée Alexa+ et dopée à l’IA, destinée prioritairement aux appareils connectés, au domicile principalement, tels les enceintes ou les télévisions intelligentes.- Mauvaise nouvelle pour Apple -En avril 2024, la jeune société Humane a lancé son AI Pin, un gagdet carré de quelques centimètres de côté qui se porte comme un badge ou une broche sur un vêtement.Il contenait un mini-ordinateur capable, grâce à l’IA générative, de répondre à des questions posées à l’oral, prendre des photos, passer des appels téléphoniques ou traduire des propos dans une autre langue.Mais son prix (699 dollars), considéré comme trop élevé, ainsi que ses capacités jugées limitées, ont pénalisé cette invention, qui n’a jamais trouvé son public.Le groupe informatique HP a fini par racheter, en février, la majeure partie de la technologie et des brevets utilisés par Humane, pour 116 millions de dollars, signant l’acte de décès de l’AI Pin.De nombreuses entreprises technologiques ont aussi lancé des lunettes connectées et utilisant l’IA générative, le modèle le plus connu étant les Ray-Ban Meta.Le Britannique Jony Ive a été employé d’Apple de 1992 à 2019, période durant laquelle il a supervisé la mise au point de tous les grands produits de la marque de l’iMac aux AirPods, en passant par l’iPod, l’iPhone et l’Apple Watch.Ces équipements ont relancé la firme à la pomme, au point d’en faire la troisième capitalisation boursière mondiale et une référence en matière de design et d’esthétique.En moins de trois ans, OpenAI est passé du statut de start-up de recherche à géant des logiciels grand public, acteur majeur des infrastructures physiques d’IA avec le projet Stargate, en attendant de faire son entrée sur le marché des objets connectés.Même si l’entreprise californienne n’a encore livré aucun calendrier quant à la production d’un ou plusieurs appareils de nouvelle génération, cette annonce fait encore monter la pression pour Apple.Quasiment un an après avoir annoncé, lors de sa grande conférence des développeurs (WWDC), l’intégration d’une multitude de fonctionnalités d’IA générative à son nouvel iPhone 16, le groupe de Cupertino (Californie) tarde à les mettre en place.Apple a également repoussé la mise en ligne de la version actualisée de son assistant vocal Siri à l’an prochain, au mieux.

Trump displays DRC visual as proof of South African ‘genocide’Wed, 21 May 2025 19:06:11 GMT

US President Donald Trump brandished a stack of printed articles at the White House Wednesday that he claimed documented a genocide taking place against white people in South Africa.Mixed into the deck of papers he unveiled before South African leader Cyril Ramaphosa, however, was a months-old blog post featuring a photo from the Democratic Republic …

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Trump displays DRC visual as proof of South African ‘genocide’

US President Donald Trump brandished a stack of printed articles at the White House Wednesday that he claimed documented a genocide taking place against white people in South Africa.Mixed into the deck of papers he unveiled before South African leader Cyril Ramaphosa, however, was a months-old blog post featuring a photo from the Democratic Republic of Congo.”Death of people, death, death, death, horrible death, death,” Trump said as he flipped through the headlines, which he said were published in “the last few days.””These are all people that recently got killed.”Trump and his allies have spread baseless claims of a “genocide” targeting white farmers in South Africa, claims that the government in Pretoria has dismissed as false.At the bilateral meeting in the Oval Office on Wednesday, the US president held up a February article about tribalism in Africa from a little-known website called “American Thinker.” It featured a blown-up image showing Red Cross workers in protective gear handling body bags.”Look, here’s burial sites all over the place,” said Trump. “These are all white farmers that are being buried.”But the image is a screengrab from a February YouTube video of Red Cross workers responding after women were raped and burned alive during a mass jailbreak in the Congolese city of Goma, according to its caption.The Indian news outlet WION published the video, using footage supplied by Reuters.Overall, about 75 people are murdered every day in South Africa, most of whom are young black men in urban areas, according to police figures.

Suryakumar helps Mumbai crush Delhi to clinch playoff berth

Suryakumar Yadav’s unbeaten 73 and a late blitz by Naman Dhir powered Mumbai Indians into the Indian Premier League playoffs with a 59-run hammering of Delhi Capitals on Wednesday.In a two-way battle with Delhi for one play-off spot, Mumbai posted 180-5 and then bowled out the opposition for 121 in their home at the Wankhede Stadium.Mumbai’s New Zealand spinner Mitchell Santner returned figures of 3-11 from his four overs. Pace bowler Jasprit Bumrah also took three wickets.”I can throw them (Santner and Bumrah) the ball whenever I want,” Mumbai skipper Hardik Pandya said. “They bring such control and perfection, which makes my job easy.”Five-time champions Mumbai have joined Gujarat Titans, Royal Challengers Bengaluru and Punjab Kings as the top four teams that will battle for the title in the playoffs starting May 29.Delhi still have a match to go but can now only reach 15 points, while Mumbai have 16 points with one more game to play.Mumbai turned around their fortunes midway through the season after they started with four losses in their first five matches. They now count seven victories in their last eight outings.The final few games in the group phase will decide the play-off standings as the top two teams will have the advantage of having two shots at reaching the final on June 3.Put into bat, Mumbai recovered from a top-order wobble, including home hero Rohit Sharma falling for five, to bounce back in the second half of the innings.India’s T20 skipper Suryakumar stood firm in his 43-ball knock laced with seven fours and four sixes, and Dhir boosted the total in his unbeaten eight-ball 24.Dhir hammered Mukesh Kumar for two fours and two sixes in a 27-run 19th over and Suryakumar then took on Sri Lankan quick Dushmantha Chameera to finish off with 21 runs in the 20th.- ‘Let it slip’ -“We let it slip in the last two overs,” said Delhi’s stand-in skipper Faf du Plessis, who led after regular captain Axar Patel fell ill.”Momentum is a real thing in cricket. The way they counter-punched to get almost 50 in the last two overs, undoing the work of the first 17-18 overs. We lost that momentum.”Du Plessis said the team missed their Australian import Mitchell Starc, who did not return after the IPL resumed following the pause due to the conflict between India and Pakistan.The IPL restarted last Saturday with a revised schedule, which has forced overseas players to revisit their season plans.Tilak Varma contributed with 27 in a 55-run partnership with Suryakumar to lift Mumbai after their top three departed early.Rohit fell to Mustafizur Rahman in the third over, and was soon followed back into the clubhouse by Will Jacks and Ryan Rickelton.Rohit, who was recently honoured by having a stand in the stadium named after him, had some of his fans wearing whites in a tribute to the former captain’s recent Test retirement.Delhi were never in the chase after Du Plessis fell for six in the second over.Former New Zealand international Trent Boult raised the noise of the home crowd when he got the in-form KL Rahul caught behind for 11 and soon Jacks sent back Abishek Porel for a single figures score.Wickets kept tumbling and Santner took two in one over to flatten the opposition batting, which lasted for just 18.2 overs.

Venezuela: élections dimanche pour conforter le pouvoir de Maduro, boycottées par l’opposition

Dix mois après la réélection contestée du président Nicolas Maduro en juillet 2024, le pouvoir vénézuélien organise dimanche des élections législatives et régionales boycottées par une grande partie de l’opposition. Sans grande mobilisation.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin organisé de 06H00 à 18H00 locales (10h-22h GMT) avec des résultats attendus en soirée.Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots réels ou imaginaires, a suspendu lundi les vols avec la Colombie, invoquant l’infiltration de “mercenaires” cherchant à “saboter” les élections. Les 21 millions d’inscrits doivent élire 285 députés de l’Assemblée et 24 gouverneurs.Particularité du scrutin: le pouvoir a réorganisé le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et 8 députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas réclame au Guyana voisin, dans le cadre d’un différend centenaire.Mercredi, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agisssait “d’une menace” bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.”Nous devons prendre toutes les actions du Venezuela au sérieux. Bien que cela (l’élection) puisse très bien être une autre partie de leur processus public (de communication), nous prenons cela très au sérieux. Pour nous, c’est une menace, et c’est ainsi que nous la traitons”, a-t-il dit.- “Victoire écrasante” vs “farce” -Les sondages donnent une majorité absolue pour le parti de Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.”Le Venezuela en plein respect des droits constitutionnels de notre peuple” organise des élections avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado appelle pour sa part à boycotter le scrutin, “une énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet. Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit récemment à l’AFP.Au Venezuela, “la partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme, le mouvement de l’ancien président Hugo Chavez dont Nicolas Maduro est l’héritier.Pour lui, c’est une “erreur tactique: l’abstention favorise le gouvernement”.L’opposition, fracturée sur la question de participer au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arestations (1.900 libérations depuis). Le pouvoir “vide complètement de son sens le vote en tant qu’expression de la souveraineté populaire”, regrette Mme Machado, qui rejette le choix de certains opposants de participer au scrutin, leur reprochant d’être “soumis au régime”. – Scorpion -Henrique Capriles, deux fois candidat de l’opposition à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue qu’il faut participer.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance”, affirme ainsi Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.  “Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre. La démocratie est à ce prix et nous allons la récupérer”, dit le candidat de 36 ans, dont 5 passés en prison, accusé d’avoir comploté contre le président Maduro. Battant le pavé dans la capitale, il tente de convaincre les gens de voter. En passant, certains le traitent d'”alacran” (scorpion), surnom donné par l’opposition majoritaire aux candidats jugés manipulés par le pouvoir. “Voter pour quoi? Je ne marche pas avec les scorpions! Ni avec le gouvernement! Ils ont volé la présidentielle. Je reçois 130 bolivars de pension de retraite”, soit moins de 2 dollars mensuels, fustige Santo Reinoza, un retraité de 76 ans habitant à Carapita, une zone populaire de l’ouest de Caracas. Le 25, “je reste à la maison”, assure-t-il. “Depuis que je suis née, je n’ai vu que ce gouvernement”, raconte Arantxa Martinez, 25 ans, sympathisante du candidat Requesens. “La seule façon de défendre le 28 (élection présidentielle 2024, ndlr) est de participer à cette élection. Rester à la maison en attendant que les choses changent, ce n’est pas une option”, affirme cette étudiante.Yaczon Rivas, syndicaliste dans le BTP de 46 ans, va voter pour le pouvoir: “Les politiques de Trump nous font du mal. Nous affrontons un ennemi satanique mais nous avons un président, qui, malgré tous les problèmes que nous avons, a mené de bonnes politiques”.

“Il est très mauvais pour l’Etat de se mêler de la gestion des entreprises privées”, estime Bernard Arnault

Bernard Arnault, PDG de LVMH, a estimé mercredi qu'”il (était) très mauvais pour l’Etat de se mêler de la gestion des entreprises privées”, alors qu’il était interrogé sur l’appel au patriotisme économique d’Emmanuel Macron. “Je crois qu’il est très mauvais pour l’Etat de se mêler de la gestion des entreprises privées et en général, ça mène à la catastrophe”, a déclaré Bernard Arnault interrogé par la commission d’enquête du Sénat sur les aides publiques aux grandes entreprises.”Je ne pense pas qu’il soit très opportun de tenir compte des conseils de ce genre, d’où qu’ils viennent”, a-t-il ajouté.”Je considère que le groupe LVMH est peut être le groupe le plus patriote qui existe en France dans le CAC 40″, a-t-il aussi déclaré. En janvier, le PDG du numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton, Dior, Hennessy, Moët et Chandon, Givenchy…) avait créé la polémique en déclarant que les mesures fiscales françaises envisagées dans le budget 2025, notamment une surtaxe pour les grandes entreprises, étaient “une incitation à la délocalisation”. Il revenait des Etats-Unis où il avait assisté en bonne place à l’investiture de Donald Trump. Le groupe LVMH possède trois ateliers Louis Vuitton aux Etats-Unis, dont un au Texas.”Quand j’ai repris le groupe LVMH, et notamment Louis Vuitton en 1989, ils produisaient déjà aux Etats-Unis. Donc il n’y a rien de nouveau sous le soleil”, a-t-il dit mercredi.”Je dirais que, aujourd’hui, c’est un avantage parce qu’il y a cette menace des droits de douane américains dont on ne sait pas encore exactement où ils vont aller”, selon Bernard Arnault.”Lorsqu’un de mes concurrents dit qu’il n’a pas envie de fabriquer aux Etats-Unis, pays où ses ventes ont baissé fortement, ça ne me surprend pas. Mais nous, on n’est pas dans ce cas là. Nos ventes augmentent”, a-t-il ajouté.Le 13 mai, son concurrent François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe Kering, propriétaire des marques Gucci, Yves Saint Laurent ou encore Balenciaga, interrogé par la même commission et sur le même sujet avait déclaré que “ça n’aurait pas de sens d’avoir des sacs Gucci italiens fabriqués au Texas”.Bernard Arnault a appelé l’Europe à prendre exemple sur “les Anglais qui ont très bien négocié”. “L’Europe est un allié traditionnel des Etats-Unis et réciproquement. Et Monsieur Trump est très ouvert à ça”, a déclaré le PDG de LVMH qui a de nouveau été reçu début mai à la Maison Blanche par le président américain, qui les a qualifiés de “très bons amis”.”Si on le menace, si on lui dit +soit nous on arrive, on va prendre telle ou telle mesure, soit on ne veut plus que nos entreprises investissent aux Etats-Unis+, on aura le résultat inverse”, a expliqué M. Arnault.Il a notamment déclaré que “pour la France, le risque est majeur” pour le secteur du cognac qui emploie en Charente 80.000 personnes et dont 80% des ventes dans le monde se font en Chine et aux Etats-Unis. “On sous-estime le problème”, selon lui et si les tensions commerciales demeurent, “il sera trop tard et on va être dans les plans sociaux, ça va être une catastrophe”.