Des Andes au Darfour: des mercenaires colombiens au coeur du conflit soudanais

Des centaines d’anciens soldats colombiens ont été attirés au Soudan par la promesse de salaires mirobolants. Nombreux y sont morts, pris au piège d’une sanglante guerre civile marquée par des massacres, des viols et la famine. Des Andes au Darfour, en passant par les Emirats arabes unis et la Somalie, une enquête de l’AFP montre comment …

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Les Etats-Unis saisissent un second pétrolier au large du Venezuela qui dénonce un “vol”

Les Etats-Unis ont saisi samedi un second pétrolier au large du Venezuela au nom de ce que Washington présente comme la lutte contre le trafic de drogue, Caracas dénonçant un “vol” et un acte de “piraterie navale”.En début de semaine, Donald Trump a annoncé un “blocus total” contre des pétroliers sous sanctions se rendant ou …

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Victimes d’Epstein et élus dénoncent la publication partielle du dossier par le gouvernement Trump

Des victimes du criminel sexuel américain décédé Jeffrey Esptein et des élus ont vivement critiqué samedi soir l’administration Trump pour la publication seulement partielle de l’énorme dossier, dont des documents ont été caviardés et des photos supprimées après avoir été divulguées.”Nous sommes très déçues” a protesté Marina Lacerda, l’une des plus de 1.000 victimes présumées de ce richissime financier mort en 2019 et connu pour avoir fréquenté durant des décennies des personnalités de premier plan, dont l’actuel président républicain Donald Trump et son lointain prédécesseur démocrate Bill Clinton (1993-2001). “Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement révéler les noms qui devraient l’être?”, a-t-elle demandé sur CNN, déplorant l’anonymisation de nombreux individus mentionnés dans ces fichiers.Le gouvernement a commencé à publier vendredi des milliers de photos, vidéos et textes issus de la tentaculaire enquête Epstein, une affaire qui pollue la présidence Trump plus de six ans après le décès du financier new-yorkais, retrouvé mort dans sa cellule avant d’avoir été jugé pour ses crimes sexuels. Tout n’a toutefois pas été rendu public avant minuit dans la nuit de vendredi à samedi comme le prévoyait la loi à l’origine de cet effort de transparence, et de nombreux fichiers dévoilés ont été préalablement caviardés, comme un document judiciaire de la justice new-yorkaise entièrement noirci sur 119 pages.- Hommes influents -“Le ministère américain de la Justice continue de couvrir des hommes influents qui ont agressé ou violé des jeunes filles ou qui ont participé à des fêtes où ces jeunes filles étaient exhibées et maltraitées”, a accusé sur X l’élu démocrate Ro Khanna.Une critique relayée par son collègue républicain Thomas Massie et l’élue démissionnaire de la droite radicale Marjorie Taylor Greene, une ex-alliée de Trump qui a rompu avec le dirigeant à cause de sa manque de transparence dans ce dossier. “Le but n’était PAS de protéger les personnes politiquement exposées”, a-t-elle fustigé sur X.Le ministère de la Justice a balayé ces allégations. “Il n’y aucune volonté de retenir quoi que ce soit simplement parce qu’y figurent les noms de Donald Trump ou de quelqu’un d’autre comme Bill Clinton”, a assuré sur ABC News le numéro deux du ministère, Todd Blanche.Mais des médias ont relevé qu’une bonne dizaine d’images avaient été supprimées du dossier après avoir été brièvement publiées.- “Expurgés” -Samedi soir, le ministère de la Justice a promis sur X que “des photos et d’autres documents vont continuer d’être analysés et expurgés, conformément à la loi et (…) en fonction de nouvelles informations que nous recevons”.Une victime présumée d’Epstein, Jess Michaels, a affirmé sur CNN qu’elle ne “pouvait pas” retrouver trace des dépositions qu’elle avait faites auprès de la police fédérale (FBI).L’opposition démocrate s’est aussi inquiétée de la suppression d’une des rares images de Donald Trump publiées vendredi.”S’ils suppriment cette information, imaginez tout ce qu’ils essaient de cacher… Il pourrait s’agir de l’une des plus grandes affaires de dissimulation de l’histoire américaine”, a tonné le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer.-  Jacuzzi -Ce cliché montrant diverses photos disposées sur un meuble et dans un tiroir, dont l’une de l’actuel président, était inaccessible samedi, a constaté l’AFP.Donald Trump et Bill Clinton ont tous les deux côtoyé Jeffrey Epstein mais jurent n’avoir jamais rien su de ses crimes et avoir coupé les ponts avant qu’il ne soit inquiété par la justice.Une photo dévoilée vendredi et montrant Bill Clinton dans ce qui semble être un jacuzzi, avec une partie occultée par un rectangle noir, a été rapidement relayée par l’entourage de Donald Trump.D’autres personnalités de la politique, des affaires ou du cinéma et de la musique, dont les stars Michael Jackson, Mick Jagger, Woody Allen, apparaissaient sur des clichés.L’affaire Epstein, révélée en 2019 a éclaboussé nombre de célébrités américaines et étrangères, dont Andrew, frère du roi Charles III, incriminé par l’une des victimes, mais qui clame son innocence.Ont été publiées vendredi des photos inédites du prince britannique déchu allongé sur les jambes de cinq jeunes femmes.Le décès constaté d’Epstein en prison à New York en août 2019, attribué officiellement à un suicide, continue d’alimenter d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des élites.Après avoir promis durant sa campagne électorale du publier l’intégralité du dossier, Donald Trump avait fait volte-face, parlant d’un “canular” instrumentalisé par les démocrates.Mais il a fini par céder à la pression du Congrès et de sa base électorale et a promulgué en novembre une loi sur la transparence.Interrogé vendredi, le milliardaire new-yorkais de 79 ans, dont le nom apparait peu dans les fichiers publiés, s’est abstenu de tout commentaire.burs-bgs-cha-nr/phs

Victims, lawmakers criticize partial release of Epstein files

Victims of convicted sex offender Jeffrey Epstein on Saturday expressed anger after a long-awaited cache of records from cases against him were released with many pages blacked out and photos censored.The trove of material released by the US Justice Department included photographs of former president Bill Clinton and other famous names in Epstein’s social circle including Mick Jagger and Michael Jackson.But blackouts of many of the documents — combined with control over the release by officials in President Donald Trump’s administration — fueled allegations of a high-level cover-up.Democrats on Saturday demanded answers after one image that included a photo of Trump was no longer visible in the Justice Department’s online release.”If they’re taking this down, just imagine how much more they’re trying to hide,” said senior Democrat Chuck Schumer. “This could be one of the biggest cover ups in American history.”US media reported over a dozen other images being removed from the trove of files.The US Department of Justice issued a statement late Saturday defending its decision to retract files after their release.”Photos and other materials will continue being reviewed and redacted consistent with the law in an abundance of caution as we receive additional information,” read the statement posted to X.Among scores of blacked-out sections, one 119-page document labeled “Grand Jury-NY” was entirely redacted.One Epstein survivor, Jess Michaels, said she spent hours combing the documents to find her victim’s statement and communication from when she had called an FBI tip line.”I can’t find any of those,” she told CNN. “Is this the best that the government can do? Even an act of Congress isn’t getting us justice.”Even so, the files shed some light on the disgraced financier’s intimate ties to the rich, famous and powerful — Trump, once a close friend, among them.At least one file contains dozens of censored images of naked or scantily clad figures. Previously unseen photographs of disgraced former prince Andrew show him lying across the legs of five women.Other pictures show Clinton lounging in a hot tub, part of the image blacked out, and swimming alongside a dark-haired woman who appears to be Epstein’s accomplice, Ghislaine Maxwell.- Victim privacy -When Trump’s aides goaded Clinton over the photos, his spokesman responded that the White House “hasn’t been hiding these files for months only to dump them late on a Friday to protect Bill Clinton. This is about shielding themselves.”Among the paperwork were handwritten notes using phrases such as “I have a female for him” and “[redacted] has girl for tonight.”Republican congressman Thomas Massie, who has long pushed for complete release of the files, said the release “grossly fails to comply with both the spirit and the letter of the law.”That law required the government’s case file to be posted publicly by Friday, constrained only by legal and victim privacy concerns.Deputy Attorney General Todd Blanche told ABC that there was no attempt “to hold anything back” to protect Trump.Trump spent months trying to block the disclosure of the files linked to Epstein, who died in a New York jail cell in 2019 while awaiting trial on sex-trafficking charges.The Republican president ultimately bowed to mounting pressure from Congress — including members of his own party — and last month signed the law compelling publication of the materials.Trump once moved in the same Palm Beach and New York party scene as Epstein, appearing with him at events throughout the 1990s. He severed ties years before Epstein’s 2019 arrest and faces no accusations of wrongdoing in the case.But his right-wing base has long fixated on the Epstein saga and conspiracy theories alleging the financier ran a sex-trafficking ring for the global elite.Maxwell, Epstein’s former girlfriend, remains the only person convicted in connection with his crimes, and is serving a 20-year sentence for recruiting underage girls for the former banker, whose death was ruled a suicide.

Pourparlers sur l’Ukraine: Zelensky appelle Washington à accentuer la pression sur Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Etats-Unis à accentuer la pression sur la Russie, au moment où des négociateurs mènent ce week-end à Miami des discussions en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine.”Les Etats-Unis doivent dire clairement: s’il n’y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale”, a lancé samedi le président ukrainien devant la presse à Kiev, citant la possibilité par exemple de fournir davantage d’armes à l’Ukraine et d’étendre les sanctions contre la Russie.Vladimir “Poutine ne sent pas encore le genre de pression qui devrait être mise en oeuvre”, a-t-il poursuivi, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader la Russie d’arrêter le conflit en Ukraine, qui dure depuis près de quatre ans.”Je pense que les Etats-Unis et le président (américain Donald) Trump ont cette force. Et je pense que nous ne devrions pas chercher d’alternatives aux Etats-Unis”, a martelé M. Zelensky.Des négociateurs ukrainiens, européens et américains participent ce week-end en Floride à des pourparlers menés par Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain.L’émissaire russe Kirill Dmitriev est également arrivé à Miami samedi.”Les discussions se déroulent de manière constructive” avec MM. Witkoff et Kushner, a-t-il déclaré à des journalistes, selon l’agence russe Tass. Elle “continueront également demain” (dimanche), a-t-il ajouté.- Possibles négociations directes -Si une table ronde réunissant toutes ces parties n’était pas initialement prévue, le président ukrainien Zelensky a évoqué samedi la possibilité de négociations directes entre l’Ukraine et la Russie, proposées selon lui par les Etats-Unis.Il s’agirait d’une première depuis six mois.Il a cependant ajouté qu’il n’était “pas sûr que quoi que ce soit de nouveau n’en émerge”, alors que de précédentes rencontres en Turquie cet été n’avaient abouti qu’à des échanges de prisonniers.L’inclusion directe des Européens constitue une nouveauté par rapport aux précédentes réunions qui avaient eu lieu récemment entre Ukrainiens et Américains à Genève, Miami et Berlin.Parallèlement, M. Poutine s’est dit “prêt au dialogue” avec son homologue français Emmanuel Macron, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’agence russe RIA Novosti.Vendredi, le chef d’Etat français avait jugé “qu’il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine”, à l’issue d’un sommet où l’Union européenne a convenu de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a promis qu’aucun accord ne serait imposé aux Ukrainiens ni aux Russes.Les pourparlers pour mettre fin au conflit se sont accélérés ces dernières semaines. Volodymyr Zelensky a à cet égard mentionné des “progrès” dans les discussions entre Kiev et Washington sur le plan proposé il y a plus d’un mois par les Etats-Unis. Ce texte initial, perçu comme étant largement favorable au Kremlin, a depuis été remanié à la suite de consultations avec les Ukrainiens.Les détails de la nouvelle mouture ne sont pas connus mais, selon le président ukrainien, elle implique des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales.Vendredi, Vladimir Poutine a affirmé que “la balle” était “dans le camp” de Kiev. De plus en plus impatient, Donald Trump a pressé Kiev de “bouger rapidement”.Tandis que les tractations diplomatiques se poursuivent, l’armée russe continue de frapper l’Ukraine, où elle a provoqué samedi un important incendie dans le plus grand terminal d’huile végétale du pays, à Odessa, faisant un mort.”L’ennemi détruit délibérément les infrastructures logistiques de la région d’Odessa et terrorise les civils”, s’est emporté le vice-Premier ministre ukrainien chargé de la reconstruction, Oleksiï Kouleba.”La Russie tente à nouveau de restreindre les accès de l’Ukraine à la mer et de bloquer nos régions côtières”, a pour sa part réagi Volodymyr Zelensky.Vendredi soir déjà, un missile balistique avait fait huit morts près d’Odessa. Moscou a par ailleurs affirmé samedi avoir pris deux villages dans les régions de Soumy (nord) et Donetsk (est).L’Ukraine a quant à elle fait état de la destruction de deux avions de combat russes sur un aérodrome situé dans la péninsule de Crimée occupée.burx-lb/bds/cha/phs

Les Etats-Unis saisissent un second pétrolier au large du Venezuela qui dénonce un “vol”

Les Etats-Unis ont saisi samedi un second pétrolier au large du Venezuela au nom de ce que Washington présente comme la lutte contre le trafic de drogue, Caracas dénonçant un “vol” et un acte de “piraterie navale”.En début de semaine, Donald Trump a annoncé un “blocus total” contre des pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela. Le président américain a même déclaré vendredi qu’il n’excluait pas une guerre avec ce pays pétrolier d’Amérique du Sud présidé par le socialiste Nicolas Maduro, bête noire des Etats-Unis.Selon Caracas, l’administration Trump utilise des accusation fallacieuses de trafic de drogue pour chercher à renverser le dirigeant vénézuélien et prendre le contrôle des importantes ressources pétrolières du pays.La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé samedi sur X l’interception avant l’aube le 20 décembre par les garde-côtes américains et avec le soutien du Pentagone d'”un pétrolier qui avait accosté pour la dernière fois au Venezuela”.Un message accompagné d’une vidéo de près de huit minutes avec des prises de vue aériennes montrant un hélicoptère au-dessus du pont d’un pétrolier en mer et un soldat y débarquant.- Pas de sanctions sur le pétrolier -“Les Etats-Unis continueront de traquer le flux illégal de pétrole sous sanctions qui sert à financer le narcoterrorisme dans la région”, a martelé Mme Noem.Son ministère a donné le nom du bateau, le Centuries, qu’il a accusé de “transporter du pétrole sous sanctions américaines”. Selon le site TankerTrackers, le navire bat pavillon panaméen et a chargé 1,8 million de barils de brut dans un port vénézuélien pour le compte d’une société chinoise.Le Centuries n’apparaît toutefois pas sur la liste des personnes morales ou physiques sous sanctions du Trésor américain examinée par l’AFP.”Le pétrolier contient du pétrole de la PDSVA (la compagnie pétrolière publique vénézuélienne) sous sanctions”, a justifié sur X une porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly.D’après elle, le navire navigue sous “un faux pavillon et fait partie de la flotte fantôme vénézuélienne pour du trafic de pétrole volé et financer le régime narcoterroriste de Maduro”.- Embargo américain -“Le Venezuela dénonce et rejette catégoriquement le vol et l’enlèvement d’un nouveau navire privé transportant du pétrole vénézuélien, ainsi que la disparition forcée de son équipage, actes commis par des militaires des Etats-Unis”, a tonné Caracas dans un communiqué.L’armée américaine a saisi le 10 décembre un premier pétrolier au large du Venezuela, ce que M. Maduro avait qualifié de “piraterie navale”.”Ces actes ne resteront pas impunis”, a averti Caracas samedi, promettant une “dénonciation devant le Conseil de sécurité des Nations Unies”.Soumis à un embargo américain depuis 2019, le pétrole vénézuélien est écoulé à des prix inférieurs aux prix du marché, à destination notamment de la Chine.Caracas dément toute implication dans le trafic de drogue et assure que Washington cherche à renverser le président Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières du pays.Pour justifier le blocus, Donald Trump affirme que le Venezuela se sert de l’or noir pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”.Il a également assuré cette semaine que le Venezuela avait volé du pétrole et des terres appartenant aux Etats-Unis, sans étayer cette accusation qui semble liée à la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne dans les années 1970 et à l’obligation imposée aux “majors” étrangères présentes dans le pays de travailler au sein d’entreprises mixtes contrôlées par PDVSA.Les Etats-Unis ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le trafic de drogues, des opérations à la légalité mise en doute par des experts, ONG et responsables des Nations unies.Ces opérations ont tué au moins 104 personnes dans les Caraïbes et le Pacifique, sans que Washington ne fournisse la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.Et le président américain agite depuis des semaines la menace d’une intervention terrestre.En marge du sommet du Mercosur samedi à Foz do Iguaçu, au Brésil, le président Lula a mis en garde contre une “catastrophe humanitaire” en cas de conflit armé au Venezuela, alors que son homologue argentin Javier Milei a au contraire salué “la pression” des Etats-Unis.burs/nr/phs