Travailleurs sans-papiers: très attendue, la nouvelle liste des métiers en tension enfin publiée

Agriculture, aide à domicile, hôtellerie ou restauration: la liste actualisée des métiers en tension, permettant de régulariser des travailleurs étrangers, a été publiée jeudi au Journal officiel, après plusieurs reports.Transmise par le gouvernement aux partenaires sociaux le 21 février, cette mise à jour, prévue chaque année selon la loi immigration de janvier 2024, devait être publiée fin février avant d’être repoussée plusieurs fois. La dernière version date de 2021.Établie région par région, cette liste énumère les quelque 80 métiers en manque de main d’oeuvre, grâce auxquels les travailleurs étrangers peuvent prétendre à un titre de séjour en justifiant de douze mois de bulletins de salaire au cours de vingt-quatre derniers mois et trois ans de résidence en France. Cette disposition, censée incarner le volet social de la loi portée par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est applicable jusqu’à fin 2026. Elle doit permettre à des patrons ayant des difficultés à recruter de garder leurs employés et d’écarter le risque d’une condamnation – l’emploi d’une personne en situation irrégulière est passible de 30.000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.Parmi les “métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement” figurent notamment en bonne place les “agriculteurs salariés”, “aides à domicile et aides ménagères”, “aides de cuisine”, “cuisiniers”, “employés de maison et personnels de ménage”, “maraîchers/horticulteurs salariés”, ainsi que les employés de l’hôtellerie et du secteur du bâtiment.- “Des choses étonnantes” -“Enfin ! Ca faisait des mois et même des années qu’on l’attendait. Je pense à tous ces employeurs et ces salariés sous alias qui attendaient cette liste pour déposer leur dossier de demande de régularisation. C’est un soulagement pour eux”, a réagi Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) auprès de l’AFP. “On reconnaît que l’hôtellerie restauration, premier recruteur de France est un secteur en tension. C’est une avancée, même s’il y a des choses étonnantes: à Paris seul le métier de cuisinier figure dans la liste, mais pas celui d’aide cuisinier, plongeur ou de serveur”, s’étonne M. Trouet.Selon France Travail, le besoin de main d’oeuvre dans ce secteur en 2025 est estimé à 336.000 emplois (CDI et CDD de plus de six mois) avec des “difficultés” de recrutement pour la moitié d’entre eux.Déplorant d’avoir découvert la liste définitive jeudi matin “comme tout le monde”, la secrétaire nationale de la CFDT en charge des politiques migratoires Lydie Nicol a dénoncé auprès de l’AFP “une concertation qui n’en a eu que le nom”.”Cette liste tombe au moment où il faudrait déjà discuter de sa mise à jour annuelle (…) ce qui prouve que le gouvernement joue la montre afin de ne pas mettre en oeuvre la seule mesure de la loi immigration permettant d’améliorer la régularisation par le travail”, a estimé la représentante syndicale.L’U2P (union des entreprises de proximité) regrette que “les requêtes de nombreuses professions de l’alimentation (boucheries, boulangeries, charcuteries, poissonneries…) qui font pourtant face à d’importantes difficultés de recrutement, voire à de véritables pénuries de personnel (…) n’aient pas été retenues dans la liste finale”. “Cette absence de prise en compte va porter un préjudice important aux entreprises concernées”, prévient l’organisation professionnelle qui appelle le gouvernement à “réviser” sa copie.”Cette liste est issue des tensions entre le ministre du Travail et celui de l’Intérieur et ne prend pas en compte toute la réalité des besoins de main d’oeuvre et de formation”, a pointé de son côté Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, chantre d’une baisse de l’immigration, a répété que les employeurs devaient recruter des étrangers en situation régulière au chômage. Cette liste “articule les exigences du marché du travail, les réalités humaines et les priorités économiques du pays”, a indiqué dans un communiqué la ministre chargée du Travail Astrid Panosyan-Bouvet. 

Travailleurs sans-papiers: très attendue, la nouvelle liste des métiers en tension enfin publiée

Agriculture, aide à domicile, hôtellerie ou restauration: la liste actualisée des métiers en tension, permettant de régulariser des travailleurs étrangers, a été publiée jeudi au Journal officiel, après plusieurs reports.Transmise par le gouvernement aux partenaires sociaux le 21 février, cette mise à jour, prévue chaque année selon la loi immigration de janvier 2024, devait être publiée fin février avant d’être repoussée plusieurs fois. La dernière version date de 2021.Établie région par région, cette liste énumère les quelque 80 métiers en manque de main d’oeuvre, grâce auxquels les travailleurs étrangers peuvent prétendre à un titre de séjour en justifiant de douze mois de bulletins de salaire au cours de vingt-quatre derniers mois et trois ans de résidence en France. Cette disposition, censée incarner le volet social de la loi portée par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est applicable jusqu’à fin 2026. Elle doit permettre à des patrons ayant des difficultés à recruter de garder leurs employés et d’écarter le risque d’une condamnation – l’emploi d’une personne en situation irrégulière est passible de 30.000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.Parmi les “métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement” figurent notamment en bonne place les “agriculteurs salariés”, “aides à domicile et aides ménagères”, “aides de cuisine”, “cuisiniers”, “employés de maison et personnels de ménage”, “maraîchers/horticulteurs salariés”, ainsi que les employés de l’hôtellerie et du secteur du bâtiment.- “Des choses étonnantes” -“Enfin ! Ca faisait des mois et même des années qu’on l’attendait. Je pense à tous ces employeurs et ces salariés sous alias qui attendaient cette liste pour déposer leur dossier de demande de régularisation. C’est un soulagement pour eux”, a réagi Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) auprès de l’AFP. “On reconnaît que l’hôtellerie restauration, premier recruteur de France est un secteur en tension. C’est une avancée, même s’il y a des choses étonnantes: à Paris seul le métier de cuisinier figure dans la liste, mais pas celui d’aide cuisinier, plongeur ou de serveur”, s’étonne M. Trouet.Selon France Travail, le besoin de main d’oeuvre dans ce secteur en 2025 est estimé à 336.000 emplois (CDI et CDD de plus de six mois) avec des “difficultés” de recrutement pour la moitié d’entre eux.Déplorant d’avoir découvert la liste définitive jeudi matin “comme tout le monde”, la secrétaire nationale de la CFDT en charge des politiques migratoires Lydie Nicol a dénoncé auprès de l’AFP “une concertation qui n’en a eu que le nom”.”Cette liste tombe au moment où il faudrait déjà discuter de sa mise à jour annuelle (…) ce qui prouve que le gouvernement joue la montre afin de ne pas mettre en oeuvre la seule mesure de la loi immigration permettant d’améliorer la régularisation par le travail”, a estimé la représentante syndicale.L’U2P (union des entreprises de proximité) regrette que “les requêtes de nombreuses professions de l’alimentation (boucheries, boulangeries, charcuteries, poissonneries…) qui font pourtant face à d’importantes difficultés de recrutement, voire à de véritables pénuries de personnel (…) n’aient pas été retenues dans la liste finale”. “Cette absence de prise en compte va porter un préjudice important aux entreprises concernées”, prévient l’organisation professionnelle qui appelle le gouvernement à “réviser” sa copie.”Cette liste est issue des tensions entre le ministre du Travail et celui de l’Intérieur et ne prend pas en compte toute la réalité des besoins de main d’oeuvre et de formation”, a pointé de son côté Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, chantre d’une baisse de l’immigration, a répété que les employeurs devaient recruter des étrangers en situation régulière au chômage. Cette liste “articule les exigences du marché du travail, les réalités humaines et les priorités économiques du pays”, a indiqué dans un communiqué la ministre chargée du Travail Astrid Panosyan-Bouvet. 

Two Israeli embassy staff shot dead in Washington

Two Israeli embassy staffers were shot dead at a Jewish museum in Washington by a gunman who shouted “free Palestine” as he was arrested, sparking new international tensions over anti-Semitism.The killings took place just outside the Capital Jewish Museum, a mile (1.6 kilometers) from the White House, late Wednesday as it held an event for young professionals and diplomatic staff.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu cited “the terrible price of antisemitism” and what he called “wild incitement against the State of Israel.”US President Donald Trump echoed this, posting on social media: “These horrible D.C. killings, based obviously on antisemitism, must end, NOW!”Israel identified the victims as Yaron Lischinsky, an Israeli citizen, and Sarah Lynn Milgrim, a US employee of the embassy, and said they were a couple who had been hoping to marry.Police said they detained the shooter, identified as 30-year-old Elias Rodriguez, from Chicago, at the scene.Video footage showed the bearded man in a jacket and white shirt shouting “free, free Palestine” as he was led away.The attack came days after the museum was awarded a grant to boost security, as anti-Semitism surges worldwide in the wake of Israel’s devastating invasion of Gaza, prompted by the October 7, 2023 attack by Palestinian militants Hamas.- Tensions over Gaza, anti-Semitism -Tensions are high in the United States and in many other countries over the ongoing Israeli assault on Gaza.Britain and France — who have stepped up their condemnation in recent days of Israel’s actions — were among those condemning the shooting, as well as Germany and the United Arab Emirates. But Israel’s foreign minister, Gideon Saar, put blame on European governments, claiming there was “a direct line connecting anti-Semitic and anti-Israeli incitement to this murder.””This incitement is also done by leaders and officials of many countries and international organizations, especially from Europe,” he said.French foreign ministry spokesman Christophe Lemoine called the accusation “completely outrageous and completely unjustified.”Israel’s consul in New York City sought to draw a link between the shooting and US student protests against the Israeli war in Gaza, which he painted as “unprecedented riots organized by terrorists.”Trump has gone on the offensive against campus protesters, also claiming they are “pro-terrorist,” with punitive measures to slash university funding and deport foreign student activists.-  ‘Call the cops’ -In an incredible mix-up, witnesses reportedly said that security personnel appeared to mistake the gunman for a victim of the shooting and allowed him into the museum, where he was initially comforted by bystanders.”Some of the people at the event brought him water. They sat him down. ‘Are you OK? Were you shot? What happened?’ And he’s like ‘somebody call the cops’,” Yoni Kalin, who was in the museum, told US media.Washington Police Chief Pamela Smith told reporters that the suspect was seen pacing back and forth outside the museum before the shooting around 9:00 pm on Wednesday (0100 GMT Thursday). “He approached a group of four people, produced a handgun and opened fire,” she said.Smith confirmed the suspect then entered the museum and was detained by security, and said he told them where he discarded the gun. – Marriage plans -The targeted event was an annual reception hosted by the American Jewish Committee (AJC) for young Jewish professionals and the Washington diplomatic community.Lischinsky was a research assistant at the Israeli embassy, while Milgrim worked for its public diplomacy department, according to their LinkedIn profiles.Lischinsky was Christian, according to The Times of Israel, for whom he had previously worked as a blogger. Germany’s foreign minister said he also held a German passport. Israel’s ambassador to the United States, Yechiel Leiter, who said he spoke with Trump by telephone, told reporters the young staffers were a couple about to get engaged.”The young man purchased a ring this week with the intention of proposing to his girlfriend next week in Jerusalem,” Leiter said.”They were a beautiful couple.”

Two Israeli embassy staff shot dead in Washington

Two Israeli embassy staffers were shot dead at a Jewish museum in Washington by a gunman who shouted “free Palestine” as he was arrested, sparking new international tensions over anti-Semitism.The killings took place just outside the Capital Jewish Museum, a mile (1.6 kilometers) from the White House, late Wednesday as it held an event for young professionals and diplomatic staff.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu cited “the terrible price of antisemitism” and what he called “wild incitement against the State of Israel.”US President Donald Trump echoed this, posting on social media: “These horrible D.C. killings, based obviously on antisemitism, must end, NOW!”Israel identified the victims as Yaron Lischinsky, an Israeli citizen, and Sarah Lynn Milgrim, a US employee of the embassy, and said they were a couple who had been hoping to marry.Police said they detained the shooter, identified as 30-year-old Elias Rodriguez, from Chicago, at the scene.Video footage showed the bearded man in a jacket and white shirt shouting “free, free Palestine” as he was led away.The attack came days after the museum was awarded a grant to boost security, as anti-Semitism surges worldwide in the wake of Israel’s devastating invasion of Gaza, prompted by the October 7, 2023 attack by Palestinian militants Hamas.- Tensions over Gaza, anti-Semitism -Tensions are high in the United States and in many other countries over the ongoing Israeli assault on Gaza.Britain and France — who have stepped up their condemnation in recent days of Israel’s actions — were among those condemning the shooting, as well as Germany and the United Arab Emirates. But Israel’s foreign minister, Gideon Saar, put blame on European governments, claiming there was “a direct line connecting anti-Semitic and anti-Israeli incitement to this murder.””This incitement is also done by leaders and officials of many countries and international organizations, especially from Europe,” he said.French foreign ministry spokesman Christophe Lemoine called the accusation “completely outrageous and completely unjustified.”Israel’s consul in New York City sought to draw a link between the shooting and US student protests against the Israeli war in Gaza, which he painted as “unprecedented riots organized by terrorists.”Trump has gone on the offensive against campus protesters, also claiming they are “pro-terrorist,” with punitive measures to slash university funding and deport foreign student activists.-  ‘Call the cops’ -In an incredible mix-up, witnesses reportedly said that security personnel appeared to mistake the gunman for a victim of the shooting and allowed him into the museum, where he was initially comforted by bystanders.”Some of the people at the event brought him water. They sat him down. ‘Are you OK? Were you shot? What happened?’ And he’s like ‘somebody call the cops’,” Yoni Kalin, who was in the museum, told US media.Washington Police Chief Pamela Smith told reporters that the suspect was seen pacing back and forth outside the museum before the shooting around 9:00 pm on Wednesday (0100 GMT Thursday). “He approached a group of four people, produced a handgun and opened fire,” she said.Smith confirmed the suspect then entered the museum and was detained by security, and said he told them where he discarded the gun. – Marriage plans -The targeted event was an annual reception hosted by the American Jewish Committee (AJC) for young Jewish professionals and the Washington diplomatic community.Lischinsky was a research assistant at the Israeli embassy, while Milgrim worked for its public diplomacy department, according to their LinkedIn profiles.Lischinsky was Christian, according to The Times of Israel, for whom he had previously worked as a blogger. Germany’s foreign minister said he also held a German passport. Israel’s ambassador to the United States, Yechiel Leiter, who said he spoke with Trump by telephone, told reporters the young staffers were a couple about to get engaged.”The young man purchased a ring this week with the intention of proposing to his girlfriend next week in Jerusalem,” Leiter said.”They were a beautiful couple.”

En Syrie, vent d’optimisme après la levée des sanctions

Dans son bureau de change et de transferts au coeur de Damas, Anas al-Chammaa attend impatiemment de pouvoir effectuer à nouveau des virements, après la levée des sanctions occidentales qui avaient isolé la Syrie du reste du monde ces dernières années.L’annonce d’une levée des sanctions par Washington la semaine dernière, puis par l’Union européenne mardi, a provoqué un vent d’optimisme dans le pays où la livre syrienne s’est un peu redressée sur le marché noir, même si le chemin d’une relance économique est encore long.”Sous les sanctions, le secteur bancaire s’est effondré, nous avons été complètement coupés du monde et réduits à l’isolement”, explique Anas al-Chammaa, 45 ans.Durant les 14 ans de guerre civile, les sanctions occidentales concernaient toute entité traitant avec des institutions financières liées à l’ancien pouvoir.A présent, il espère que “l’économie syrienne commencera à se redresser (..), que les commerçants pourront à nouveau transférer directement des fonds vers l’étranger sans difficultés, et les expatriés envoyer de l’argent à leurs familles”.Le système bancaire syrien était exclu des marchés internationaux après le gel des avoirs de la Banque centrale et l’interdiction de toute interaction avec celle-ci.Depuis l’annonce par Donald Trump de la levée des sanctions, la livre syrienne s’est redressée, s’échangeant à 8.500 livres pour un dollar sur le marché noir, après avoir frôlé les 13.000 livres pour un dollar. Mais pour les experts, il s’agit d’une amélioration ponctuelle due à l’effet psychologique de la levée des sanctions.- “En un clic” -Mohammad Al-Halabi, 25 ans, un diplômé en économie, espère que cette levée des sanctions mettra fin aux transferts via le marché noir, pour lesquels près du tiers de la somme est prélevé en commission.”Avec la levée des sanctions, les transferts se feront désormais en un clic, comme dans n’importe quel autre pays”, se réjouit-il.Les nouvelles autorités islamistes, qui ont renversé en décembre Bachar al-Assad, ont hérité d’un pays exangue, épuisé par la guerre civile et les sanctions imposées au pouvoir précédent.Elles comptent sur le soutien de leurs alliés et des pays occidentaux pour lancer la phase de reconstruction, dont le coût est estimé par l’ONU à plus de 400 milliards de dollars.Mercredi soir, le président intérimaire Ahmad al-Chareh a en a appelé “aux entreprises européennes souhaitant investir en Syrie”, affirmant que son pays, “important couloir économique entre l’Orient et l’Occident”, constitue aujourd’hui “une opportunité d’investissement prometteuse”.Mais les experts économiques tempèrent l’optimisme ambiant, estimant que les autorités doivent encore mettre en place un cadre propice à l’investissement, garantir la transparence des grands contrats et faire le nécessaire pour reconnecter le système bancaire syrien au système financier mondial. “Avec la fin des sanctions générales, on peut s’attendre à une accélération de la reconstruction des infrastructures, routes, hôpitaux, écoles”, explique l’économiste Benjamin Fève à l’AFP. Selon lui, l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, alliés du nouveau gouvernement syrien, devraient intensifier leurs échanges et leurs investissements, notamment dans la reconstruction.Mais d’autres secteurs clés, tels que l’énergie ou la finance, nécessiteront “des investissements colossaux et bien plus de temps” dans un processus “qui pourrait encore prendre plusieurs mois”, ajoute-t-il.- Netflix et Tik Tok -“Avant que les banques européennes puissent renouer (..) avec les banques syriennes, elles devront évaluer les normes syriennes en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme – un domaine dans lequel la Syrie accuse un retard significatif”, prévient M. Fève.Et à ce jour, aucune nouvelle loi sur l’investissement n’a été adoptée, ni aucune réforme économique annoncée, après des décennies de corruption institutionnelle ayant contribué à la dégradation du climat des affaires.Un homme d’affaires syrien basé entre Dubaï et Damas, qui a requis l’anonymat, affirme à l’AFP qu’il souhaite depuis la chute d’Assad investir davantage en Syrie. “J’ai frappé à de nombreuses portes, mais je n’ai pas réussi à savoir quelles démarches suivre, ni quelles lois ou règlements s’appliquent”, dit-il.Dans sa boutique d’électronique à Damas, Zouhair Fawwal, 36 ans, ne s’attend pas à des changements immédiats dans son quotidien. “Tout ce que je souhaite pour l’instant, c’est que des applications comme Netflix ou TikTok fonctionnent enfin en Syrie”, confie-t-il avec un sourire.

En Syrie, vent d’optimisme après la levée des sanctions

Dans son bureau de change et de transferts au coeur de Damas, Anas al-Chammaa attend impatiemment de pouvoir effectuer à nouveau des virements, après la levée des sanctions occidentales qui avaient isolé la Syrie du reste du monde ces dernières années.L’annonce d’une levée des sanctions par Washington la semaine dernière, puis par l’Union européenne mardi, a provoqué un vent d’optimisme dans le pays où la livre syrienne s’est un peu redressée sur le marché noir, même si le chemin d’une relance économique est encore long.”Sous les sanctions, le secteur bancaire s’est effondré, nous avons été complètement coupés du monde et réduits à l’isolement”, explique Anas al-Chammaa, 45 ans.Durant les 14 ans de guerre civile, les sanctions occidentales concernaient toute entité traitant avec des institutions financières liées à l’ancien pouvoir.A présent, il espère que “l’économie syrienne commencera à se redresser (..), que les commerçants pourront à nouveau transférer directement des fonds vers l’étranger sans difficultés, et les expatriés envoyer de l’argent à leurs familles”.Le système bancaire syrien était exclu des marchés internationaux après le gel des avoirs de la Banque centrale et l’interdiction de toute interaction avec celle-ci.Depuis l’annonce par Donald Trump de la levée des sanctions, la livre syrienne s’est redressée, s’échangeant à 8.500 livres pour un dollar sur le marché noir, après avoir frôlé les 13.000 livres pour un dollar. Mais pour les experts, il s’agit d’une amélioration ponctuelle due à l’effet psychologique de la levée des sanctions.- “En un clic” -Mohammad Al-Halabi, 25 ans, un diplômé en économie, espère que cette levée des sanctions mettra fin aux transferts via le marché noir, pour lesquels près du tiers de la somme est prélevé en commission.”Avec la levée des sanctions, les transferts se feront désormais en un clic, comme dans n’importe quel autre pays”, se réjouit-il.Les nouvelles autorités islamistes, qui ont renversé en décembre Bachar al-Assad, ont hérité d’un pays exangue, épuisé par la guerre civile et les sanctions imposées au pouvoir précédent.Elles comptent sur le soutien de leurs alliés et des pays occidentaux pour lancer la phase de reconstruction, dont le coût est estimé par l’ONU à plus de 400 milliards de dollars.Mercredi soir, le président intérimaire Ahmad al-Chareh a en a appelé “aux entreprises européennes souhaitant investir en Syrie”, affirmant que son pays, “important couloir économique entre l’Orient et l’Occident”, constitue aujourd’hui “une opportunité d’investissement prometteuse”.Mais les experts économiques tempèrent l’optimisme ambiant, estimant que les autorités doivent encore mettre en place un cadre propice à l’investissement, garantir la transparence des grands contrats et faire le nécessaire pour reconnecter le système bancaire syrien au système financier mondial. “Avec la fin des sanctions générales, on peut s’attendre à une accélération de la reconstruction des infrastructures, routes, hôpitaux, écoles”, explique l’économiste Benjamin Fève à l’AFP. Selon lui, l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, alliés du nouveau gouvernement syrien, devraient intensifier leurs échanges et leurs investissements, notamment dans la reconstruction.Mais d’autres secteurs clés, tels que l’énergie ou la finance, nécessiteront “des investissements colossaux et bien plus de temps” dans un processus “qui pourrait encore prendre plusieurs mois”, ajoute-t-il.- Netflix et Tik Tok -“Avant que les banques européennes puissent renouer (..) avec les banques syriennes, elles devront évaluer les normes syriennes en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme – un domaine dans lequel la Syrie accuse un retard significatif”, prévient M. Fève.Et à ce jour, aucune nouvelle loi sur l’investissement n’a été adoptée, ni aucune réforme économique annoncée, après des décennies de corruption institutionnelle ayant contribué à la dégradation du climat des affaires.Un homme d’affaires syrien basé entre Dubaï et Damas, qui a requis l’anonymat, affirme à l’AFP qu’il souhaite depuis la chute d’Assad investir davantage en Syrie. “J’ai frappé à de nombreuses portes, mais je n’ai pas réussi à savoir quelles démarches suivre, ni quelles lois ou règlements s’appliquent”, dit-il.Dans sa boutique d’électronique à Damas, Zouhair Fawwal, 36 ans, ne s’attend pas à des changements immédiats dans son quotidien. “Tout ce que je souhaite pour l’instant, c’est que des applications comme Netflix ou TikTok fonctionnent enfin en Syrie”, confie-t-il avec un sourire.

Foot: le Croate Luka Modric, 39 ans, annonce son départ du Real Madrid

Le milieu de terrain croate du Real Madrid Luka Modric, 39 ans, a annoncé jeudi qu’il quitterait le club madrilène où il évolue depuis 2012, après le Mondial des clubs (14 juin au 13 juillet).”Le moment est venu (…) Samedi je jouerai mon dernier match au Santiago Bernabeu. Et même si, après le Mondial des clubs, je ne porterai plus ce maillot sur les terrains, je serai toujours +madridista+”, écrit le Ballon d’Or 2018 dans un communiqué publié sur Instagram.”Je suis arrivé en 2012 avec le rêve de porter le maillot de la meilleure équipe du monde et l’ambition de réaliser de grandes choses, mais je ne pouvais pas imaginer tout ce qui est arrivé ensuite (…) Je suis fier d’avoir fait partie de l’une des époques les plus victorieuses d’un des meilleurs clubs de l’histoire”, explique Modric.En treize saisons sous le maillot merengue, le magicien croate a tout gagné, se forgeant l’un des palmarès les plus impressionnants de l’histoire du football, avec 28 trophées dont six Ligue des champions, quatre Liga, deux Coupe du Roi et cinq Supercoupes d’Espagne.Sur le plan individuel, il est un peu plus entré dans l’histoire en remportant le Ballon d’Or en 2018, brisant ainsi l’hégémonie de l’Argentin Lionel Messi et du Portugais Cristiano Ronaldo.Dans un communiqué publié quelques minutes après l’annonce du joueur, le Real Madrid a souhaité remercier “l’une des plus grandes légendes du club et du football mondial”, ajoutant qu’un hommage lui serait rendu samedi lors du dernier match du championnat espagnol face à la Real Sociedad.”Luka Modric demeurera pour toujours dans le coeur des tous les +madridistas+ comme un footballeur unique et exemplaire, qui a toujours représenté les valeurs du Real Madrid (…) Son héritage restera gravé pour toujours”, a réagi le président madrilène Florentino Perez.Malgré un certain déclin sur le terrain, et un rôle de remplaçant de luxe ces trois dernières saisons, le N.10 merengue continuait jusqu’ici à repousser un potentiel départ. Il souhaitait, selon la presse espagnole, prolonger encore une fois d’un an supplémentaire jusqu’en 2026 et prendre sa retraite après la Coupe du Monde pour laquelle il doit encore se qualifier avec sa sélection, dont il reste le légendaire capitaine et indispensable meneur de jeu, malgré son âge.Son départ, qui suit celui de son entraîneur Carlo Ancelotti, prochain sélectionneur du Brésil, et la retraite de son ex-compère au milieu de terrain Toni Kroos, marque la fin d’une ère au Real.Le latéral espagnol Dani Carvajal, de retour d’une grave blessure au genou, devrait en effet être le seul rescapé de la génération dorée de la Maison Blanche l’an prochain, plusieurs médias affirmant que Lucas Vazquez devrait également quitter son club formateur cet été.

Xiaomi launches new advanced in-house mobile chip

Tech giant Xiaomi unveiled a new advanced in-house mobile chip on Thursday, a significant milestone for the company as Chinese firms shift resources towards home-grown technology against a bleak international trade backdrop.Xiaomi, which sells goods from smartphones to vacuum cleaners and electric vehicles (EVs), is one of China’s most prominent consumer electronics firms.With the XRING O1, it becomes only the second smartphone brand globally after Apple to mass produce its own 3-nanometre chips, among the most advanced on the market.This despite being a latecomer to the chip industry, Xiaomi founder Lei Jun said at a launch event on Thursday, joking that the feat had been “harder than ascending to heaven”.Xiaomi took early steps into semiconductors for smartphones with the launch of the firm’s first in-house chip, the Surge S1, in 2017.But the group was forced to halt production of the chip due to technical and financial obstacles.Lei said the journey to developing the XRING O1 had taken over a decade. “How much hardship, how much sweat, how much untold pain have been involved in these 11 years? How much courage and determination did it take to make this decision?” he said. The XRING O1 will first be deployed in Xiaomi’s new 15S Pro flagship smartphone and the Pad 7 Ultra tablet, which were also launched Thursday along with a preview of the firm’s first electric SUV. – ‘Step to self-sufficiency’ -A number of Chinese firms are racing to develop their own chips with the aim of freeing themselves from reliance on foreign suppliers.Xiaomi is only the fourth smartphone brand globally to have developed its own system-on-chip, with Huawei the only domestic competitor. “This represents yet one more step toward China reaching self-sufficiency in this crucial industry –- as well as in broader ICT and electronics supply chains,” Stephen Ezell from US-based think tank Information Technology and Innovation Foundation (ITIF) told AFP.Over the past few years, Washington has sharply tightened export controls on advanced chip technology to China, citing national security concerns. Chinese chip foundries are restricted from accessing foreign equipment needed for cutting-edge chip production — meaning that firms have to rely on overseas foundries for 5nm-process and below. Xiaomi has not confirmed which company is manufacturing the XRING O1, though Lei said it uses the same second generation 3nm-process technology as Apple’s latest chips. Apple contracts Taiwanese chipmaking titan TSMC for its fabrication. The chip is a “significant” achievement for Xiaomi, and allows it to reduce “its reliance on external designers” such MediaTek and Qualcomm, Washington-based semiconductor and technology analyst Ray Wang told AFP.  “Longer term, owning its SoC (system-on-chip) roadmap will insulate Xiaomi’s devices from the US–China geopolitical tensions and help mitigate global supply-chain disruptions,” he said.