Au procès du braquage de Kim Kardashian, la défense plaide contre le retour en prison des “papys braqueurs”

“Allez-vous l’enfermer ?” La défense a plaidé jeudi soir devant la cour d’assises de Paris contre “le cliquetis des menottes métalliques”, soit le retour en prison des “papys braqueurs” accusés d’avoir dépouillé la reine des influenceuses Kim Kardashian en octobre 2016.Me Frank Berton ferme la marche des plaidoiries au procès de ce braquage à 9 millions d’euros de bijoux, qui s’est déroulé dans un hôtel parisien la nuit du 2 au 3 octobre 2016, en pleine Fashion Week. Il plaide pour le principal accusé, à la veille du verdict. “Finalement, il n’y a qu’une question: est-ce que vous allez l’enfermer ?”A 69 ans, Aomar Aït Khedache est sourd et quasiment muet, souffre de diabète et du dos. “Dès le début”, il a reconnu les faits, dans une affaire “délirante” en termes d’improvisation, très loin de l’oeuvre d’un commando de criminels “chevronnés”, soutient l’avocat. Mais l’accusation, qui le qualifie de “commanditaire”, a requis 10 ans de prison contre lui.”Je vous demande d’être à la hauteur d’une décision qui ait un sens, pas une décision qui serait rendue sur un plateau de télévision, dans un bistrot”, poursuit Me Berton en demandant aux jurés de ne pas se laisser influencer par la célébrité de la star aux 356 millions d’abonnés, qui a témoigné le 13 mai.- “Emmurer vivant” -“A cet âge, une condamnation à de la prison ferme, c’est la perpétuité. Vous pouvez essayer de l’emmurer vivant, vaille que vaille. Mais non, parce que je vous demande d’être à la hauteur. Et il n’y a pas que moi qui vous le demande, madame Kardashian vous le demande”, affirme-t-il. Aomar Aït Khedache, qui suit les débats sur un écran d’ordinateur où s’affichent les notes de typographes et qui s’exprime par écrit, conteste ce rôle de “cerveau” de l’opération. Lui dit que c’est un autre, “Ben”, qui lui a “donné” le plan.”Le problème, c’est qu’à partir du moment où son ADN a été retrouvé en octobre 2016, il est devenu le point d’ancrage des investigations”, a souligné son autre avocate. “Beaucoup de choses ont été vues à travers le miroir déformant” de son lourd casier et “Ben” n’a pas réellement été recherché, selon Me Chloé Arnoux.Adjurant la cour à “ne pas céder à une forme de vindicte et de cruauté”, elle a demandé la confusion de la peine qui sera prononcée avec une ancienne condamnation à 5 ans de prison, ce qui pourrait permettre à Aomar Aït Khedache d’éviter une nouvelle incarcération.Une “peine mesurée”, une peine “qui comme la haute-couture serait du sur-mesure” pour un homme “invalide à 80%”, qui “ne peut pas récidiver, c’est terminé”.- “Pondéré” -“Demain, une condamnation interviendra, elle est certaine, il a reconnu les faits”, a débuté plus tôt Me Gabriel Dumenil, l’avocat de Yunice Abbas. Ce dernier, 71 ans, a admis être arrivé avec deux complices à vélo sur les lieux du braquage, pour y “faire le guet”. Si les quatre hommes identifiés par l’accusation comme les “braqueurs” encouraient 30 ans de réclusion ou la perpétuité pour ceux en récidive, les réquisitions “ont un goût amer” car elles sont “trop hautes” et “pas hiérarchisées”, a poursuivi l’avocat, qui critique le “package” de 10 ans réclamés pour eux tous.En le condamnant à huit ans, en déduisant sa détention provisoire et en lui appliquant du sursis probatoire, il pourrait échapper à la case prison, fait valoir Me Dumenil. Opéré du coeur pendant sa détention provisoire, l’accusé est atteint de la maladie de Parkinson.Yunice Abbas “ne monte pas dans cette chambre, ne porte pas d’arme, il ne voit pas Kim Kardashian”, il “ne s’occupe ni de l’amont (la préparation) ni de l’aval (la revente des bijoux)”, a-t-il fait valoir. Certes, il a “un passé judiciaire”, il a commis “un crime grave” mais “qui ne l’a pas enrichi” et qui a provoqué un “traumatisme encore prégnant, mais qui commence à être réparé”.”Vendredi, nous n’entendrons pas les cliquetis métalliques des menottes aux poignets de ceux-là. Et ce ne sera pas grave, parce que ce sera pondéré, parce que vous aurez fait enfin oeuvre de justice, ni en dessous, ni en deçà”.Reprise à 9H00 avec les derniers mots des accusés.

30 ans de réclusion pour tentative d’assassinat dans “le milieu ultraviolent du narcotrafic” marseillais

La cour d’assises des Bouches-du Rhône a condamné jeudi soir à 30 ans de réclusion Mahdi Zerdoum, alias “la brute”, présenté comme l’un des principaux lieutenants de la DZ Mafia, ainsi que Fayçal Dhif, considéré comme le tireur lors d’une tentative d’assassinat en 2021 à la Paternelle, à l’époque un des plus hauts lieux du trafic de stupéfiants à Marseille.Après quatre jours de “plongée froide dans le milieu ultraviolent du narcotrafic marseillais et de ses dérives meurtrières”, l’avocate générale avait requis 28 ans de réclusion criminelle contre les deux hommes et demandé que ces peines soient assorties d’une période de sûreté des deux tiers, assurant que les faits avaient été “froidement pensés, organisés et exécutés”.De façon totalement inattendue, Mahdi Zerdoum a reconnu devant la cour à Aix-en-Provence être l’un des deux hommes qui avaient fait irruption dans un appartement de la cité de la Paternelle, dans la nuit du 27 au 28 juillet 2021.Et il a reconnu avoir ordonné à son complice de tirer sur l’occupant des lieux, un Algérien sans papiers qui travaillait pour l’un des quatre réseaux de cette cité des quartiers nord de la cité phocéenne.Silencieux durant toute l’instruction, ce n’est que devant la cour d’assises que Mahdi Zerdoum, 35 ans, a enfin évoqué la découverte dans l’appartement d’une Kalachnikov et d’un pistolet automatique, et sa réaction:- “Quand on a trouvé les armes, je l’ai insulté. Il s’est levé dans une intention agressive”, a expliqué Mahdi Zerdoum.- “Et vous avez demandé de tirer ?”, a questionné le président de la cour d’assises. – “Oui, j’ai dit: +tire !+”La Paternelle était alors en proie à une sanglante escalade de violences entre clans. “Ca tirait tous les jours”, a confirmé Mahdi Zerdoum.- “Une guerre fratricide” -Entendu depuis le centre de rétention administrative de Cornebarieu (Haute-Garonne), le jeune Algérien, criblé de balles mais miraculé, a expliqué avoir immédiatement identifié Mahdi Zerdoum, affirmant avoir travaillé pour celui-ci quand il gérait le point de vente de la cité des Micocouliers.Selon les enquêteurs, l’accusé avait alors rallié le clan de Mehdi Laribi, unanimement considéré aujourd’hui comme le parrain de la DZ Mafia. Sorti de prison, ce dernier voulait reprendre la gérance des points de vente de plusieurs cités à son ex-allié Karim Harrat.- C’était “une guerre fratricide”, a reconnu Mahdi Zerdoum, évoquant l’existence d'”un contrat sur (sa) tête”.Si l’enquête a montré que Fayçal Dhif était le chauffeur de Mahdi Zerdoum lorsqu’ils sont partis d’Aix-en-Provence pour La Paternelle, l’homme de 26 ans a nié avoir accompagné Mahdi Zerdoum ce jour-là. Les deux accusés ont assuré que Fayçal Dhif était descendu au Parc Kalliste, où Mahdi Zerdoum aurait récupéré une autre personne, “un petit jeune”.Dans sa plaidoirie, Me Amar Bouaou, le conseil de Mahdi Zerdoum, avait demandé à la cour “une peine significativement plus basse” que celle requise, insistant sur l’absence de préméditation: “Si on vient avec l’intention de tuer, alors on ouvre la porte, on tire, on ne reste pas trente minutes dans cet appartement”.Evoquant les trois autres dossiers judiciaires en cours concernant son client, dont une tentative d’assassinats liée à la reprise violente d’un point de deal d’Aix-en-Provence par la DZ Mafia, l’avocat a expliqué que désormais Mahdi Zerdoum “attend juste l’addition des peines”: “Il ne compte même plus les jours, il n’a pas de perspective”, a-t-il conclu.”Cela fait quatre ans que je suis en maison d’arrêt, dont deux au quartier d’isolement, j’ai quatre mandats de dépôt. Que j’aie ma peine le plus vite possible, je veux passer à autre chose”, avait lancé l’accusé mardi à la cour.Avocat de Fayçal Dhif, Me Bruno Rebstock avait lui plaidé l’acquittement, dénonçant “l’approximation vertigineuse” du réquisitoire et estimant que “l’absence de preuves ne peut pas se dissoudre dans une légitime préoccupation de la société”.

Two dead in fiery plane crash on California neighborhood

Two people were killed when a small plane crashed onto a California neighborhood before dawn Thursday, destroying a home and setting more than a dozen cars on fire.At least 10 houses were hit by debris and cars on both sides of one street went up in flames when the Cessna 550 slammed into the ground spewing burning jet fuel everywhere in a part of San Diego that is home to military families.San Diego Fire Department Assistant Chief Dan Eddy told reporters one house had been badly damaged, but that no one on the ground had been seriously hurt, with the two dead aboard the plane.”When (the plane) hit the street, as the jet fuel went down, it took out every single car that was on both sides of the street,” he said.”We have jet fuel all over the place.”Yasmine Sierra told AFP how she had helped her neighbors escape their burning house in the middle of the night after being awakened by what she initially thought was an earthquake.”It looked like all the homes were on fire because I could see the smoke and the flames, it looked like the trees were on fire,” she said.Moments later she heard screams from her neighbors who were trapped in their back garden.”Me and my son grabbed the ladder, we jumped on our trampoline, and we tried to bounce as much as we possibly could, to throw that ladder over so that they can climb onto the ladder into our backyard,” said Sierra, 35.A woman, two children and two small dogs climbed to safety over the ladder.”She was very distraught when she came over. I brought her to the front of the house, and I told her that, you know, we needed to leave.”Jeremy Serna, 31, who is in the Navy, said he and his wife had been awoken by a loud bang.”We looked outside, and the sky was orange. And then I came running outside to see what it was, and everything was on fire over here,” he told AFP.”I saw the corner house was just engulfed in flames. And then came back over here and told my wife, hey, we have to get out of here.”It was pretty scary.”Footage of the immediate aftermath of the crash showed a line of burning fuel linking cars that were entirely in flames.- Thick fog -Investigators were combing the scene Thursday, picking through the scattered debris of the plane, which appeared to have broken into hundreds of pieces.Bits of fibreglass were scattered among the twisted and charred remains of cars, and the smell of fuel hung in the air.The accident happened in thick fog when the plane, which had come from Kansas, was nearing the Montgomery-Gibbs Executive Airport.It was not immediately clear what had happened, but the fire department’s Eddy said a nearby power line appeared to have been clipped.The plane, which can carry up to eight people, went down around 3:45 am (1045 GMT), according to the Federal Aviation Administration, striking the Murphy Canyon neighborhood.The residential area it hit is largely military housing. San Diego is home to US Navy facilities, Marine Corps bases and Coast Guard stations.The accident came at a time of heightened tension in the skies above America, with a number of incidents rocking public confidence in flying.Air traffic control outages have struck the busy Newark airport on the East Coast at least twice in recent weeks, and in January there was a mid-air collision over Washington between a passenger plane and a military helicopter.This month two people died when their small plane crashed into a residential neighborhood northwest of Los Angeles.

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

Pilier de la comédie populaire française, Pierre Richard, auquel le Festival de Cannes a rendu hommage jeudi, incarne à la perfection le clown sensible, l’hurluberlu gaffeur, la tête dans la lune et les pieds sur les plateaux de tournage.”L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme”, son dernier film et le premier qu’il réalise depuis près de 30 ans, a été projeté en séance spéciale, avant de sortir en salles le 24 septembre.Le film, tourné en Occitanie, raconte l’amitié entre un vieux pêcheur ayant fui son milieu – joué par Pierre Richard lui-même – et un jeune garçon autiste, qui partagent le même amour de la nature.”C’est une sorte d’ovni”, a déclaré le cinéaste lors de la projection, avant d’évoquer l’ours qui donne son titre au film. Il y a “un ours qui fait plus de 500 kg et dont je ne pouvais pas m’approcher à moins de 5 mètres”, a-t-il ajouté.A 90 ans, dont plus de 60 ans de carrière, l’acteur, qui restera à jamais le “Grand blond avec une chaussure noire” (1972), a fait rire de sa gaucherie dans plus de 100 longs métrages, traversant comme peu d’acteurs l’histoire de la comédie française.Inoubliable avec son grand sourire et sa tignasse frisée dans les succès de Francis Veber (“La Chèvre”, “Le Jouet”…), il a encore prêté ces dernières années son capital sympathie à Pierrot, l’un des incorrigibles vieillards des “Vieux Fourneaux” (2018), ou au druide Panoramix dans “Astérix et Obélix: l’Empire du milieu” (2023).Cet acteur au jeu burlesque, volontiers lunaire, a reçu en 2006 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Lors de la remise du prix, la musique du “Grand blond” accompagnant son entrée sur scène, il a écouté l’ovation de ses pairs avant de lâcher: “moi qui n’ai jamais été qu’un impair…”- “Tu es un personnage” -De son vrai nom Pierre Defays (Richard est son deuxième prénom), il naît le 16 août 1934 à Valenciennes (Nord). Ses parents étant séparés, il grandit en partie dans le château de son grand-père, aristocrate et grand industriel, qui rêve pour lui d’études brillantes.Le jeune homme obtient un diplôme de kinésithérapeute mais préfère suivre des cours d’art dramatique à Paris. Après des passages dans des cabarets, il débute au cinéma avec un petit rôle dans “Alexandre le bienheureux” (1968). Le réalisateur Yves Robert lui dit : “tu n’es pas un acteur, tu es un personnage, alors fais ton cinéma toi-même”. Au départ vexé, Pierre Richard retiendra la leçon.Car il fait partie de ces personnes qui perdent régulièrement leur carte de crédit, qui mettent leur cigarette à l’envers et allument le filtre, qui se coincent le doigt dans l’anse d’une tasse: “dans un film, c’est drôle mais, dans la vie, ça me pose de vrais problèmes”, admet-il.En 1970, il écrit, réalise et interprète son premier film, le bien-nommé “Le distrait” puis, en 1972, “Les malheurs d’Alfred”. Cette même année sort “Le grand blond…” du même Yves Robert, dans lequel il incarne un violoniste étourdi, provoquant catastrophe sur catastrophe, hypnotisé par la chute de reins de Mireille Darc.Il enchaîne les comédies, dirigé par Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury. Parallèlement, il met en scène “Je sais rien mais je dirai tout” (1973), “Je suis timide mais je me soigne” (1978), “C’est pas moi, c’est lui” (1979). Il a joué dans tous les films qu’il a réalisés.- Complice de Depardieu -Dans les années 1980, il s’essaye à la chanson mais, surtout, joue dans “La chèvre”, puis “Les compères” et “Les fugitifs”, les trois avec Gérard Depardieu, de Francis Veber. Un triomphe: le premier attire plus de sept millions de spectateurs, les autres près de cinq.”Quand j’ai arrêté de collaborer avec Francis Veber, je me suis senti un peu orphelin”, disait-il au Journal du dimanche en 2000. “On me taillait des costumes dans lesquels j’entrais facilement. J’étais habitué. Et puis, un jour, j’ai trouvé que les costumes ne m’allaient plus, je voulais autre chose”.Se qualifiant de “socialiste romantique”, il réalise en 1987 un documentaire sur Che Guevara, tente de changer de registre, sans rencontrer le même succès public, ni se réconcilier avec la critique. A 80 ans passés, il tourne encore dans deux, trois ou quatre films par an et joue encore à 90 ans au théâtre en solo.Pierre Richard a deux fils avec sa première épouse, l’actrice Danielle Minazzoli. Il a ensuite épousé l’ex-mannequin brésilienne Ceyla Lacerda.

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

Pilier de la comédie populaire française, Pierre Richard, auquel le Festival de Cannes a rendu hommage jeudi, incarne à la perfection le clown sensible, l’hurluberlu gaffeur, la tête dans la lune et les pieds sur les plateaux de tournage.”L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme”, son dernier film et le premier qu’il réalise depuis près de 30 ans, a été projeté en séance spéciale, avant de sortir en salles le 24 septembre.Le film, tourné en Occitanie, raconte l’amitié entre un vieux pêcheur ayant fui son milieu – joué par Pierre Richard lui-même – et un jeune garçon autiste, qui partagent le même amour de la nature.”C’est une sorte d’ovni”, a déclaré le cinéaste lors de la projection, avant d’évoquer l’ours qui donne son titre au film. Il y a “un ours qui fait plus de 500 kg et dont je ne pouvais pas m’approcher à moins de 5 mètres”, a-t-il ajouté.A 90 ans, dont plus de 60 ans de carrière, l’acteur, qui restera à jamais le “Grand blond avec une chaussure noire” (1972), a fait rire de sa gaucherie dans plus de 100 longs métrages, traversant comme peu d’acteurs l’histoire de la comédie française.Inoubliable avec son grand sourire et sa tignasse frisée dans les succès de Francis Veber (“La Chèvre”, “Le Jouet”…), il a encore prêté ces dernières années son capital sympathie à Pierrot, l’un des incorrigibles vieillards des “Vieux Fourneaux” (2018), ou au druide Panoramix dans “Astérix et Obélix: l’Empire du milieu” (2023).Cet acteur au jeu burlesque, volontiers lunaire, a reçu en 2006 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Lors de la remise du prix, la musique du “Grand blond” accompagnant son entrée sur scène, il a écouté l’ovation de ses pairs avant de lâcher: “moi qui n’ai jamais été qu’un impair…”- “Tu es un personnage” -De son vrai nom Pierre Defays (Richard est son deuxième prénom), il naît le 16 août 1934 à Valenciennes (Nord). Ses parents étant séparés, il grandit en partie dans le château de son grand-père, aristocrate et grand industriel, qui rêve pour lui d’études brillantes.Le jeune homme obtient un diplôme de kinésithérapeute mais préfère suivre des cours d’art dramatique à Paris. Après des passages dans des cabarets, il débute au cinéma avec un petit rôle dans “Alexandre le bienheureux” (1968). Le réalisateur Yves Robert lui dit : “tu n’es pas un acteur, tu es un personnage, alors fais ton cinéma toi-même”. Au départ vexé, Pierre Richard retiendra la leçon.Car il fait partie de ces personnes qui perdent régulièrement leur carte de crédit, qui mettent leur cigarette à l’envers et allument le filtre, qui se coincent le doigt dans l’anse d’une tasse: “dans un film, c’est drôle mais, dans la vie, ça me pose de vrais problèmes”, admet-il.En 1970, il écrit, réalise et interprète son premier film, le bien-nommé “Le distrait” puis, en 1972, “Les malheurs d’Alfred”. Cette même année sort “Le grand blond…” du même Yves Robert, dans lequel il incarne un violoniste étourdi, provoquant catastrophe sur catastrophe, hypnotisé par la chute de reins de Mireille Darc.Il enchaîne les comédies, dirigé par Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury. Parallèlement, il met en scène “Je sais rien mais je dirai tout” (1973), “Je suis timide mais je me soigne” (1978), “C’est pas moi, c’est lui” (1979). Il a joué dans tous les films qu’il a réalisés.- Complice de Depardieu -Dans les années 1980, il s’essaye à la chanson mais, surtout, joue dans “La chèvre”, puis “Les compères” et “Les fugitifs”, les trois avec Gérard Depardieu, de Francis Veber. Un triomphe: le premier attire plus de sept millions de spectateurs, les autres près de cinq.”Quand j’ai arrêté de collaborer avec Francis Veber, je me suis senti un peu orphelin”, disait-il au Journal du dimanche en 2000. “On me taillait des costumes dans lesquels j’entrais facilement. J’étais habitué. Et puis, un jour, j’ai trouvé que les costumes ne m’allaient plus, je voulais autre chose”.Se qualifiant de “socialiste romantique”, il réalise en 1987 un documentaire sur Che Guevara, tente de changer de registre, sans rencontrer le même succès public, ni se réconcilier avec la critique. A 80 ans passés, il tourne encore dans deux, trois ou quatre films par an et joue encore à 90 ans au théâtre en solo.Pierre Richard a deux fils avec sa première épouse, l’actrice Danielle Minazzoli. Il a ensuite épousé l’ex-mannequin brésilienne Ceyla Lacerda.

Israel blames Europe after embassy staff shot dead in US

International tensions over anti-Semitism erupted Thursday after two Israeli embassy staffers were shot dead at a Jewish museum in Washington by a gunman who shouted “free Palestine” as he was arrested.Israel’s foreign minister Gideon Saar blamed European criticism of his country’s stepped-up Gaza offensive, claiming “a direct line connecting anti-Semitic and anti-Israeli incitement to this murder.””This incitement is also done by leaders and officials of many countries and international organizations, especially from Europe,” he said.French foreign ministry spokesman Christophe Lemoine called the accusation “completely outrageous and completely unjustified.”The killings took place just outside the Capital Jewish Museum late Wednesday as the venue, a mile (1.6 kilometers) from the White House, hosted a social event for young professionals and diplomatic staff.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu cited “the terrible price of anti-Semitism” and decried “wild incitement against the State of Israel.”Soon after the shooting, President Donald Trump — who spoke with Netanyahu on Thursday — posted on social media that the attack was clearly anti-Semitic and such killings had to stop.Israel identified the victims as Yaron Lischinsky, an Israeli citizen, and Sarah Lynn Milgrim, a US employee of the embassy, and said they were a couple planning to marry.Police detained the shooter, 30-year-old Elias Rodriguez of Chicago, at the scene.- ‘Free Palestine’ -Video footage on social media showed a bearded man in a jacket and white shirt shouting “free, free Palestine” as he was led away.The attack came days after the museum was awarded a grant to boost security, as anti-Semitism surges worldwide in the wake of Israel’s devastating invasion of Gaza, prompted by the October 7, 2023 attack by Palestinian militant group Hamas.Tensions have risen in the United States and many other countries over the ongoing Israeli assault on Gaza, with pro-Palestinian activists decrying what they say is the intolerable human cost of the military offensive.Britain and France — who have stepped up their criticism of Israel’s actions — were among those condemning the shooting, as well as Germany and the United Arab Emirates.But Netanyahu on Thursday accused France, Britain and Canada of emboldening militants, saying “they want Israel to stand down and accept that Hamas’s army of mass murderers will survive, rebuild and repeat the October 7 massacre.”They “think that they’re advancing peace. They’re not,” he said in a video.Israel’s consul in New York City also sought to draw a link between the shooting and US student protests against the war in Gaza, which he painted as “unprecedented riots organized by terrorists.”- ‘Anti-Semitism, I feel it every day’ – On Thursday, mourners gathered at the museum in Washington to sing and pray.”We have to find a better way to a better future for Israelis, for Palestinians, for American Jews, for Muslims, for all of us,” said Hadar Susskind, head of the progressive New Jewish Narrative group.”Obviously the war is awful,” mourner Gil Livni told AFP. “(But) anti-Semitism, I feel it every day…  people that I thought were my friends showing that they are anti-Semitic. It’s become the norm.”Israeli Ambassador Yechiel Leiter told reporters at the scene Thursday that he rejected any “insinuation that anti-Semitism is rising because of Israel’s defense of its country. Hamas declared war, Israel is responding.”Witnesses said security personnel appeared at first to mistake the gunman for a victim of the shooting and allowed him into the museum, where he was initially comforted by bystanders.”They sat him down. ‘Are you OK? Were you shot? What happened?’ And he’s like ‘Somebody call the cops’,” Yoni Kalin, who was in the museum, told US media.Police said the suspect was seen pacing outside the museum before the shooting around 9:00 pm (0100 GMT Thursday).The targeted event was an annual reception hosted by the American Jewish Committee (AJC) for young Jewish professionals and the Washington diplomatic community.Lischinsky was a researcher at the Israeli embassy, while Milgrim worked for its public diplomacy department, according to their LinkedIn profiles.Lischinsky was Christian, according to The Times of Israel, for whom he had previously worked as a blogger. He also held a German passport.

Les taxis à l’arrêt pour un quatrième jour de mobilisation

Des milliers de taxis ont manifesté jeudi pour le quatrième jour consécutif contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, a-t-on indiqué de source policière.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu l’un des centres de la mobilisation parce qu’elle est la ville du Premier ministre François Bayrou, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont encore mobilisés jeudi.L’intersyndicale des taxis a demandé la nomination d’un médiateur, jeudi après-midi dans un communiqué.- “Geler” pour le PS -Elle avait entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Des représentants des taxis ont été reçus par les cabinets de leurs différents ministères de tutelle, mais ils demandent à être reçus par M. Bayrou.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, présent jeudi dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”On a affaire à des gens civilisés, qui ne vont pas manger le ministre ni sauter sur les tables mais qui demandent simplement à être entendus, et à ce qu’une discussion puisse reprendre”, a commenté Olivier Faure sur BFMTV à l’issue de la rencontre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a poursuivi Olivier Faure.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés jeudi selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes; comme ce taxi qui avait glissé sous son pare-brise un tract disant : “taxi et transport sanitaire en danger de mort”.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disent jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment pour eux entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, militaire à la retraite et vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a expliqué Thibault Lafontaine. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté dans un communiqué à “l’apaisement”, après avoir constaté des “blocages, menaces, et parfois même dégradations de véhicules”.

Les taxis à l’arrêt pour un quatrième jour de mobilisation

Des milliers de taxis ont manifesté jeudi pour le quatrième jour consécutif contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, a-t-on indiqué de source policière.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu l’un des centres de la mobilisation parce qu’elle est la ville du Premier ministre François Bayrou, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont encore mobilisés jeudi.L’intersyndicale des taxis a demandé la nomination d’un médiateur, jeudi après-midi dans un communiqué.- “Geler” pour le PS -Elle avait entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Des représentants des taxis ont été reçus par les cabinets de leurs différents ministères de tutelle, mais ils demandent à être reçus par M. Bayrou.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, présent jeudi dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”On a affaire à des gens civilisés, qui ne vont pas manger le ministre ni sauter sur les tables mais qui demandent simplement à être entendus, et à ce qu’une discussion puisse reprendre”, a commenté Olivier Faure sur BFMTV à l’issue de la rencontre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a poursuivi Olivier Faure.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés jeudi selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes; comme ce taxi qui avait glissé sous son pare-brise un tract disant : “taxi et transport sanitaire en danger de mort”.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disent jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment pour eux entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, militaire à la retraite et vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a expliqué Thibault Lafontaine. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté dans un communiqué à “l’apaisement”, après avoir constaté des “blocages, menaces, et parfois même dégradations de véhicules”.

Les taxis à l’arrêt pour un quatrième jour de mobilisation

Des milliers de taxis ont manifesté jeudi pour le quatrième jour consécutif contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, a-t-on indiqué de source policière.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu l’un des centres de la mobilisation parce qu’elle est la ville du Premier ministre François Bayrou, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont encore mobilisés jeudi.L’intersyndicale des taxis a demandé la nomination d’un médiateur, jeudi après-midi dans un communiqué.- “Geler” pour le PS -Elle avait entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Des représentants des taxis ont été reçus par les cabinets de leurs différents ministères de tutelle, mais ils demandent à être reçus par M. Bayrou.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, présent jeudi dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”On a affaire à des gens civilisés, qui ne vont pas manger le ministre ni sauter sur les tables mais qui demandent simplement à être entendus, et à ce qu’une discussion puisse reprendre”, a commenté Olivier Faure sur BFMTV à l’issue de la rencontre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a poursuivi Olivier Faure.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés jeudi selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes; comme ce taxi qui avait glissé sous son pare-brise un tract disant : “taxi et transport sanitaire en danger de mort”.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disent jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment pour eux entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, militaire à la retraite et vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a expliqué Thibault Lafontaine. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté dans un communiqué à “l’apaisement”, après avoir constaté des “blocages, menaces, et parfois même dégradations de véhicules”.

Opération “prison break”: 88 téléphones miniatures saisis, l’enquête sur la filière de distribution se poursuit

Près d’une centaine de téléphones portables miniatures et vendus comme indétectables ont été saisis en prison en France depuis mardi, dans le cadre d’une enquête portant notamment sur la filière de distribution de ces produits de la société Oportik.Un total de 164 téléphones ont été saisis en détention, dont 88 téléphones miniatures, a annoncé jeudi dans un communiqué la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau.”367 perquisitions ont été réalisées en détention, 200 personnes détenues ont été entendues dont 17 sous le régime de la garde à vue, environ 500 téléphones destinés à la vente et plus de 70.000 euros en espèces ont été saisis dans un local de stockage, ainsi que 14.000 euros sur un compte bancaire”, a-t-elle listé.Une “action de phishing” a aussi été déclenchée sur “l’ensemble des téléphones en circulation”.L’opération, dite “Prison break”, lancée mardi dans 66 établissements pénitentiaires en France pour saisir ces téléphones de la taille de briquets, a également visé des “personnes soupçonnées de revendre” ces “produits de la société Oportik”.Deux personnes ont été mises en examen par un juge d’instruction parisien jeudi pour administration de plateforme permettant des transactions illicites, en bande organisée, selon le parquet de Paris, qui a demandé leur placement en détention provisoire.Les investigations sur “cette filière de distribution” en prison de téléphones de “conception chinoise” se poursuivent désormais sous la direction d’un juge d’instruction. L’un des objectifs de l’enquête est notamment de démanteler cette filière d’approvisionnement.Pour ce qui est des “receleurs d’objets interdits” – les utilisateurs des téléphones portables – le parquet de Paris s’est dessaisi au profit de 55 parquets localement compétents.- Utilisés “majoritairement” pour des infractions – Selon un bilan provisoire, il y a eu 26 classements sans suite, 21 convocations en audience, 28 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), 11 poursuites d’enquête, entre autres.Au tribunal de Paris, une personne devait être jugée jeudi en comparution immédiate pour recel, pour avoir détenu ce type de téléphone au sein de la prison parisienne de La Santé. L’audience a été renvoyée au 30 juin.Cette enquête a été ouverte en octobre 2024 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris.Selon le communiqué, elle est “née du constat commun que des infractions étaient commanditées au moyen de téléphones depuis la détention” et d’une information de la gendarmerie montrant que des téléphones miniatures étaient distribués en prison. “Prison Break” s’appuie également sur “une enquête débutée par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) sous la direction du parquet de Bobigny, portant sur un fournisseur de ce type de téléphones au sein des établissements pénitentiaires de la région parisienne”.”Des écoutes ont permis de confirmer que ces téléphones étaient très majoritairement utilisés pour la commission d’infractions”, a assuré jeudi Mme Beccuau.Dans un premier communiqué mardi, elle soulignait l’existence d’une chaîne commerciale, avec une société chinoise et des revendeurs, et une vente les présentant comme “indétectables aux portiques d’entrée dans les lieux de détention” grâce à un paramétrage “spécifique” de l’outil.Ils étaient “mis en circulation par une société chinoise et revendus en France par le fournisseur Oportik”, dont le nom de domaine a été saisi mardi.”Ce réseau opérait également dans les prisons européennes et bien au-delà des frontières de l’Europe”, a affirmé sur LinkedIn Johanna Brousse, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité.L’utilisation des téléphones par des détenus alimente fréquemment le débat public: il est interdit d’en posséder pour un prisonnier, mais rien qu’en 2023, 53.000 appareils et accessoires ont été saisis, selon l’administration pénitentiaire. Et en 2024, plus de 40.000 selon les chiffres donnés par le ministère de la Justice en janvier.Ces téléphones peuvent être introduits par des proches au parloir, par des drones, des projections de colis par-dessus les enceintes des établissements pénitentiaires… Ou bien par des complices en détention, aboutissant, quand ces personnes sont identifiées, à des procédures pour corruption contre des agents pénitentiaires.