US govt revokes Harvard’s right to enroll foreign students

Donald Trump’s administration on Thursday revoked Harvard’s ability to enroll foreign nationals, putting the future of thousands of students at risk and threatening the prestigious university with a huge financial blow.The school in Cambridge, Massachusetts quickly slammed the move as “unlawful” and said it would hurt both the campus and the country, while one student said the community was “panicking.”Trump is furious at Harvard — which has produced 162 Nobel prize winners — for rejecting his demand that it submit to oversight on admissions and hiring over his claims that it is a hotbed of anti-Semitism and “woke” liberal ideology.The loss of foreign nationals — more than a quarter of its student body — could prove to be a huge financial blow to Harvard, which charges tens of thousands of dollars a year in tuition.”Effective immediately, Harvard University’s Student and Exchange Visitor (SEVIS) Program certification is revoked,” Homeland Security Secretary Kristi Noem wrote in a letter to the Ivy League institution, referring to the main system by which foreign students are permitted to study in the United States.Harvard, which has sued the government over a separate raft of punitive measures, fired back, calling the move “unlawful.””We are fully committed to maintaining Harvard’s ability to host our international students and scholars,” it said in a statement, adding that it was working to offer students guidance and support. “This retaliatory action threatens serious harm to the Harvard community and our country, and undermines Harvard’s academic and research mission.”Karl Molden, an international student from Austria, said he had applied to study at Oxford in Britain because he feared such measures.”It’s scary and it’s saddening,” the 21-year-old government and classics student told AFP.”I love Harvard, and getting into the school has been the greatest privilege of my life.”It’s definitely going to change the perception of… students who (might) consider studying there — the US is getting less of an attractive spot for higher education.”Leaders of the Harvard chapter of the American Association of University Professors called the move “the latest in a string of nakedly authoritarian and retaliatory moves against America’s oldest institution of higher education.””The Trump administration is unlawfully seeking to destroy higher education in the United States. It now demands that we sacrifice our international students in the process. Universities cannot acquiesce to such extortion,” it said.- ‘Everyone’s panicking’ -Last month, Trump threatened to stop Harvard from enrolling foreign students if it did not agree to government demands that would put the private institution under outside political supervision.”As I explained to you in my April letter, it is a privilege to enroll foreign students,” Noem wrote. “All universities must comply with Department of Homeland Security requirements, including reporting requirements under the Student and Exchange Visitor Program regulations, to maintain this privilege,” she said.”As a result of your refusal to comply with multiple requests to provide the Department of Homeland Security pertinent information while perpetuating an unsafe campus environment that is hostile to Jewish students, promotes pro-Hamas sympathies, and employs racist ‘diversity, equity, and inclusion’ policies, you have lost this privilege.”More than 27 percent of Harvard’s enrollment was made up of foreign students in the 2024-25 academic year, according to university data.Fourth-year US student Alice Goyer told AFP “no one knows” what the development would mean for international students already enrolled. “We just got the news, so I’ve been getting texts from a lot of international friends, and I think everyone’s just — no one knows,” she said.”Everyone’s panicking a bit.”On whether students would willingly transfer to other institutions, as suggested by Noem in her letter, Goyer said, “I doubt people would do that.””I would hope maybe there’s going to be a legal battle that’ll take place.”A federal judge on Thursday ordered a nationwide halt to any terminations of international students’ legal status, although it was not immediately clear how the ruling would impact those enrolled at Harvard.Judge Jeffrey White said US officials have “wreaked havoc” on people’s lives, and the injunction would provide “stability” for them to continue their studies.It follows aggressive moves by the Trump administration against universities where student activists have protested Israel over the war in Gaza.The administration has revoked “thousands” of visas, Secretary of State Marco Rubio said Tuesday, under an obscure law that allows removals for activities deemed counter to US foreign policy interests.Columbia is another top US university targeted by the Trump administration, which has cut $400 million in federal aid to the institution.Its New York campus was the site of demonstrations calling for an end to violence in Gaza for the past 18 months, and has seen student protesters arrested by federal authorities. 

À La Réunion, les coraux lourdement endommagés par le cyclone Garance

André ressort des eaux translucides du Cap LaHoussaye, à La Réunion, les bras chargés d’une serpillière déchirée, entourée de fils de fer et de fils plastiques. Depuis le passage du cyclone Garance, fin février, ce plongeur amateur récupère régulièrement des déchets, qui ont fortement endommagé les récifs coralliens de l’île. Près de 100 hectares de récifs coralliens ont été détériorés et 40 ha totalement détruits au moment du passage du cyclone, le 28 février, sur l’île française de l’océan Indien, selon la Réserve naturelle marine.Au Cap LaHoussaye, à l’ouest de La Réunion, le bleu de l’eau et l’écume des vagues contrastent avec la roche volcanique de cette falaise, devenue le lieu de rendez-vous préféré des apnéistes et des nageurs. C’est dans ce décor paradisiaque qu’André, 28 ans, vient régulièrement admirer les poissons. Il en profite pour récupérer les déchets qu’il trouve au milieu de la roche. Équipé d’une ceinture de plomb, combinaison intégrale et chausson de plongée, le jeune homme descend jusqu’à 35 mètres. “Depuis le passage du cyclone Garance, on trouve de tout. Du bois, du plastique, des pneus, des tissus, des bidons d’huile. Tout ce qui a été emporté par les ravines. Je les ramasse pour que les poissons aient un meilleur lieu de vie”, confie-t-il. Après les vents violents causés par le passage du cyclone Garance, les coulées de boue ont tout emporté sur leur passage dans l’ouest et le sud de La Réunion. Y compris des morceaux de façade et des voitures. “Il faut absolument qu’on lance un action de nettoyage pour sortir les encombrants de l’eau”, lance Isabeau Jurquet, directrice de la réserve naturelle marine de La Réunion, qui protège 40 kilomètres de linéaires côtiers à l’ouest de l’île.- “Pire catastrophe écologique” -À La Réunion, les déchets ont eu aussi des conséquences désastreuses sur les récifs coralliens, qui s’étendent sur 18 km2, selon la Réserve naturelle marine. “On n’a jamais vu ça”, assure Bruce Cauvin, spécialiste des récifs coralliens et responsable du pôle éducation de la réserve marine. “C’est la pire catastrophe écologique qu’on a connue. Les coraux au sud de La Saline sont totalement détruits, à Saint Leu, ils sont morts. Même le cyclone Firinga en 1989, qui avait endommagé près de 90% du récif corallien, n’avait pas fait autant de dégâts”.  Ce mardi matin, le spécialiste des coraux, organise une animation avec des élèves de CM1 d’une école du sud de l’île. Au programme: recherche de branches de corail, “fabrication de sable” par frottement des coraux, jeux de rôle pour comprendre comment ils abritent les plus jeunes espèces et scénario catastrophe pour sensibiliser à la détérioration de cet écosystème. “L’idée est de sensibiliser les plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de l’importance de ce qu’ils ont à leurs pieds”, explique M. Cauvin. En parallèle, la réserve naturelle marine multiplie les actions de sensibilisation. “Nos policiers de l’environnement interviennent du Cap LaHoussaye jusqu’à L’Étang-Salé, au sud de l’île, pour faire respecter les règles”, indique Isabeau Jurquet.Sur place, les douze membres de l’association “Les dalons du lagon” prennent le relais. Sa représentante, Marie-Chantal Renardière, vient “presque chaque jour sur la plage de l’Hermitage”. “Je passe mon temps dans l’eau”, confie celle qui alerte la Réserve naturelle marine en cas de “présence de pollution, de blanchissement des coraux ou d’activités humaines dans les sanctuaires”. Des efforts toutefois “balayés par le cyclone Garance”, selon Bruce Cauvin. “Quand je mets la tête sous l’eau à Saint-Leu, je n’y crois pas.” D’autant que le milieu pourrait avoir du mal à se régénérer. “Les pressions liées à l’urbanisation, à l’imperméabilisation des sols et à la gestion des bassins versants, sont de plus en plus nombreuses”, souligne le spécialiste des coraux. “Il a fallu 10 ans après le cyclone Firinga pour que les coraux se régénèrent. Mais depuis 2018 et le passage du cyclone Fakir, rien ne s’améliore”, déplore-t-il.

À La Réunion, les coraux lourdement endommagés par le cyclone Garance

André ressort des eaux translucides du Cap LaHoussaye, à La Réunion, les bras chargés d’une serpillière déchirée, entourée de fils de fer et de fils plastiques. Depuis le passage du cyclone Garance, fin février, ce plongeur amateur récupère régulièrement des déchets, qui ont fortement endommagé les récifs coralliens de l’île. Près de 100 hectares de récifs coralliens ont été détériorés et 40 ha totalement détruits au moment du passage du cyclone, le 28 février, sur l’île française de l’océan Indien, selon la Réserve naturelle marine.Au Cap LaHoussaye, à l’ouest de La Réunion, le bleu de l’eau et l’écume des vagues contrastent avec la roche volcanique de cette falaise, devenue le lieu de rendez-vous préféré des apnéistes et des nageurs. C’est dans ce décor paradisiaque qu’André, 28 ans, vient régulièrement admirer les poissons. Il en profite pour récupérer les déchets qu’il trouve au milieu de la roche. Équipé d’une ceinture de plomb, combinaison intégrale et chausson de plongée, le jeune homme descend jusqu’à 35 mètres. “Depuis le passage du cyclone Garance, on trouve de tout. Du bois, du plastique, des pneus, des tissus, des bidons d’huile. Tout ce qui a été emporté par les ravines. Je les ramasse pour que les poissons aient un meilleur lieu de vie”, confie-t-il. Après les vents violents causés par le passage du cyclone Garance, les coulées de boue ont tout emporté sur leur passage dans l’ouest et le sud de La Réunion. Y compris des morceaux de façade et des voitures. “Il faut absolument qu’on lance un action de nettoyage pour sortir les encombrants de l’eau”, lance Isabeau Jurquet, directrice de la réserve naturelle marine de La Réunion, qui protège 40 kilomètres de linéaires côtiers à l’ouest de l’île.- “Pire catastrophe écologique” -À La Réunion, les déchets ont eu aussi des conséquences désastreuses sur les récifs coralliens, qui s’étendent sur 18 km2, selon la Réserve naturelle marine. “On n’a jamais vu ça”, assure Bruce Cauvin, spécialiste des récifs coralliens et responsable du pôle éducation de la réserve marine. “C’est la pire catastrophe écologique qu’on a connue. Les coraux au sud de La Saline sont totalement détruits, à Saint Leu, ils sont morts. Même le cyclone Firinga en 1989, qui avait endommagé près de 90% du récif corallien, n’avait pas fait autant de dégâts”.  Ce mardi matin, le spécialiste des coraux, organise une animation avec des élèves de CM1 d’une école du sud de l’île. Au programme: recherche de branches de corail, “fabrication de sable” par frottement des coraux, jeux de rôle pour comprendre comment ils abritent les plus jeunes espèces et scénario catastrophe pour sensibiliser à la détérioration de cet écosystème. “L’idée est de sensibiliser les plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de l’importance de ce qu’ils ont à leurs pieds”, explique M. Cauvin. En parallèle, la réserve naturelle marine multiplie les actions de sensibilisation. “Nos policiers de l’environnement interviennent du Cap LaHoussaye jusqu’à L’Étang-Salé, au sud de l’île, pour faire respecter les règles”, indique Isabeau Jurquet.Sur place, les douze membres de l’association “Les dalons du lagon” prennent le relais. Sa représentante, Marie-Chantal Renardière, vient “presque chaque jour sur la plage de l’Hermitage”. “Je passe mon temps dans l’eau”, confie celle qui alerte la Réserve naturelle marine en cas de “présence de pollution, de blanchissement des coraux ou d’activités humaines dans les sanctuaires”. Des efforts toutefois “balayés par le cyclone Garance”, selon Bruce Cauvin. “Quand je mets la tête sous l’eau à Saint-Leu, je n’y crois pas.” D’autant que le milieu pourrait avoir du mal à se régénérer. “Les pressions liées à l’urbanisation, à l’imperméabilisation des sols et à la gestion des bassins versants, sont de plus en plus nombreuses”, souligne le spécialiste des coraux. “Il a fallu 10 ans après le cyclone Firinga pour que les coraux se régénèrent. Mais depuis 2018 et le passage du cyclone Fakir, rien ne s’améliore”, déplore-t-il.

À Francfort, le dilemme du crack en plein centre-ville

À deux pas des gratte-ciel bancaires à Francfort, la ville prévoit une salle supplémentaire pour fumeurs de crack dans le quartier de la gare, rongé par la précarité et la drogue, une mesure sanitaire qui fait polémique.Touristes, hommes d’affaires et résidents qui se croisent aux abords du nœud ferroviaire de la métropole financière allemande sont directement confrontés à des scènes de prise de drogue: héroïne, méthadone, crack, tout se consomme à ciel ouvert, dans des rues bordées de sex-shops et de salles de jeux, où errent des consommateurs en détresse.Plutôt que de marcher quelques centaines de mètres jusqu’à un rendez-vous d’affaires, les visiteurs sont souvent invités à prendre un taxi en gare.Surnommée Mainhattan – clin d’oeil aux façades vitrées de la skyline financière proche du fleuve Main traversant la ville – Francfort se voit décerner d’autres sobriquets peu enviables tels que “Krankfurt” (vocable créé avec le mot “Krank”, malade) ou “Zombieland”, décerné par la presse britannique pendant l’Euro de foot en 2024.La cité du centre de l’Allemagne a pourtant été considérée comme une pionnière en matière de gestion des risques depuis l’ouverture de la première salle de consommation de drogue en 1996. Aujourd’hui, trois salles offrent aux usagers la possibilité de consommer, en plus de lits, conseils médicaux et accompagnement social. L’objectif, selon Christian Rupp, porte-parole de la ville pour les affaires sociales, est de “sauver des vies”, pas de “criminaliser”.En 2023, Francfort a enregistré vingt décès liés aux overdoses, contre un pic de 147 en 1991. Mais aucun décès n’est jamais survenu à l’intérieur des salles de consommation, souligne-t-il.- Economie de la drogue – Toutefois, ouvrir au cœur du “Bahnhofsviertel” (quartier de la gare) un nouveau centre de consommation supervisée, pour une capacité de 50 fumeurs de crack, en exaspère plus d’un.”Je dois enjamber des excréments, de l’urine et du vomi pour entrer dans mon bureau”, s’indigne Frank Lottermann, entrepreneur local, qui milite pour éviter de placer la nouvelle salle dans ce qu’il décrit comme un “quartier à la dérive”. Pour certains élus et habitants, ces structures ont un effet contre-productif : elles attireraient des usagers et des dealers venus d’ailleurs.De quoi transformer Francfort en “aimant pour le tourisme de la drogue”, déplore l’élu conservateur Boris Rhein, chef du gouvernement régional de Hesse.L’homme politique dénonce une “économie fermée de la drogue”, où achat, consommation et soins cohabitent à quelques mètres les uns des autres, et réclame des mesures d’ordre public au lieu d’approches sociales ou sanitaires.- Dialogue avec les riverains -M. Lotterman suggère, lui, de s’inspirer de la Suisse, où des centres pour toxicomanes fonctionnent dans des zones périphériques, parfois avec une tolérance implicite pour les petits dealers à l’intérieur.Les autorités sanitaires défendent néanmoins le choix de l’emplacement en centre-ville. “Beaucoup de consommateurs de crack sont physiquement très affaiblis. Ils ne peuvent pas marcher plus de cinq ou dix minutes après avoir obtenu leur dose”, explique M. Rupp.Stirpan Bileškovic, 39 ans, ancien élagueur d’arbres devenu sans-abri, le confirme : “Quand tu as le crack en main, tu veux le fumer tout de suite. Tu ne vas pas traverser la ville”.Wolfgang Barth, travailleur social qui a ouvert un centre d’aide aux drogués en 1989, souligne de son côté l’importance de “parler avec les riverains”. Ce vétéran de l’accompagnement des toxicomanes plaide aussi pour que le nouveau centre de consommation soit implanté dans le “Bahnhofsviertel”, où les besoins sont les plus urgents.Nettoyant sa pipe à crack, Stirpan Bileškovic dit ne pas savoir comment régler le problème des riverains vivant en promiscuité avec des drogués, à part de “chasser” ces derniers du quartier.Mais ici, “les gens feraient n’importe quoi pour un peu de crack qui coûte à peine deux euros”.

Cinq ans après la mort de George Floyd, le bilan mitigé du mouvement “Black Lives Matter”

Le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd par un policier avait suscité l’une des plus fortes mobilisations populaires dans l’histoire des Etats-Unis. Mais cinq ans plus tard, “Black Lives Matter” s’est essoufflé et son bilan reste mitigé.Emblématique du mouvement, une fresque géante peinte sur une rue du centre de Washington a été détruite en mars, tandis qu’à quelques dizaines de mètres de là, la Maison Blanche est occupée par Donald Trump, contempteur de l'”endoctrinement idéologique” racial.En peinant à convaincre une tranche plus large de la population américaine, “Black Lives Matter” (BLM) a-t-il raté l’occasion de contribuer à faire évoluer les mentalités et la société tout entière, comme avait pu le faire le mouvement des droits civiques dans les années 1960 ? “C’est très facile de porter le T-shirt, de lancer le slogan, mais après, on se rend compte de ce que demandaient” les activistes de BLM, constate Yohuru Williams, professeur d’histoire et fondateur de l'”Initiative pour la justice raciale” à l’Université Saint Thomas à Saint Paul (Minnesota, nord). Une référence à l’appel de certains à cesser de financer la police, qui a provoqué un retour de bâton dans l’opinion, sur fond de hausse de la criminalité dans certaines villes.- Nébuleuse -Quelque 52% des Américains interrogés disent aujourd’hui soutenir BLM, une chute de 15 points par rapport à juin 2020, un mois après que le policier Derek Chauvin a tué Floyd lors d’une arrestation à Minneapolis (Minnesota).A l’époque, des manifestations, certaines dégénérant en émeutes, se sont répandues dans tout le pays, jusqu’aux portes de la Maison Blanche où Donald Trump terminait son premier mandat. La colère a mis en lumière BLM, jusqu’alors une nébuleuse fondée en 2013 en réaction aux violences raciales. Les militants s’en sont alors pris au racisme systémique. Plusieurs monuments confédérés ont dans la foulée été démontés et de nombreux établissements (écoles et même bases militaires) ont changé de nom.Mais malgré son élan initial et ses ambitions, BLM a obtenu “très peu” de résultats, selon M. Williams.”La clarté morale de 2020 n’a pas débouché sur assez de courage politique”, renchérit Phillip Solomon, professeur d’études afro-américaines et de psychologie à l’Université de Yale, dans un entretien avec l’AFP.Le projet de loi baptisé du nom de George Floyd, qui prévoyait des réformes dans le maintien de l’ordre, dont l’interdiction de manoeuvres d’étranglement dangereuses lors d’arrestations, a échoué au Congrès.Pour M. Solomon, le meurtre de Floyd – lui le qualifie de “lynchage” – a ouvert la possibilité d’une évolution, mais celle-ci a disparu.- Retour de bâton -La mort de George Floyd est intervenue dans le contexte de dizaines d’autres cas de brutalités policières contre des Américains noirs, souvent documentés et à l’impact démultiplié par les réseaux sociaux.Certains Etats ont ensuite placé des limites aux tactiques des forces de l’ordre, ou lancé des initiatives pour faire intervenir des policiers sans armes sur certaines opérations.Medaria Arradondo, le premier Noir chef de la police de Minneapolis, en poste quand Floyd est mort, dit être inquiet des “conséquences graves” de l’absence de réformes supplémentaires.”J’espère, et je prie pour cela, que notre pays n’est pas en train de marcher à l’aveuglette vers une nouvelle crise”, ajoute-t-il.Ce mois-ci, le président du groupe de défense des droits civiques National Urban League a estimé que les mesures prises pour lutter contre les discriminations raciales avaient été “totalement inversées” ces derniers temps.Sous Donald Trump, le département de la Justice a mis fin à toutes les enquêtes liées aux droits civiques lancées pendant la présidence de Joe Biden, et fait du rejet des politiques de diversité et d’inclusion l’une des idées-force du début de mandat du républicain.Certains des soutiens de M. Trump ont même appelé à amnistier Derek Chauvin, qui purge une peine de prison de 22 ans et demi.Mais M. Arradondo affirme rester optimiste: “L’histoire a montré que le changement vient peu à peu. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous, mais je pense que nous y parviendrons”. 

Ribeiro, Mayele key figures in CAF Champions League finalFri, 23 May 2025 06:11:11 GMT

Brazilian Lucas Ribeiro of Mamelodi Sundowns and Congolese Fiston Mayele of Pyramids are potential match-winners in the CAF Champions League final first leg in Pretoria on Saturday.Ribeiro, 26, has scored 16 goals in the South African Premiership this season, making him odds-on favourite to win the Golden Boot award.The South American did endure a mid-season …

Ribeiro, Mayele key figures in CAF Champions League finalFri, 23 May 2025 06:11:11 GMT Read More »

Performance, sécurité et prédictions exaltées: l’intelligence artificielle selon Anthropic

La start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a lancé jeudi sa nouvelle famille de modèles d’IA générative, censés démontrer sa capacité à rivaliser avec les stars des assistants IA sans sacrifier ni la sûreté ni les promesses grandioses.”Claude Opus 4 est le meilleur modèle de codage au monde”, a assuré d’emblée Dario Amodei, patron et cofondateur d’Anthropic, à l’ouverture de la première conférence de l’entreprise pour les développeurs.”Opus 4″, le modèle le plus puissant de la start-up, et “Sonnet 4″ sont tous les deux des modèles hybrides: ils peuvent fournir des réponses instantanées ou exécuter des tâches plus longues en arrière-plan, comme la programmation informatique ou la rédaction de rapports détaillés et sourcés.Fondée par d’anciens ingénieurs d’OpenAI (ChatGPT), Anthropic concentre pour l’instant ses efforts sur des modèles de pointe, particulièrement doués pour la production de lignes de code, et utilisés principalement par des entreprises et professionnels.Contrairement à ChatGPT et Gemini (Google), Claude ne génère pas d’images et est très limité en matière de fonctions multimodales (compréhension et génération de différents médias, comme le son ou la vidéo).La start-up valorisée à plus de 61 milliards de dollars promeut en revanche un développement à la fois responsable et compétitif de l’IA générative.”C’est un puzzle absolu au quotidien (…) mais c’est tout l’enjeu d’Anthropic”, a souligné Dario Amodei lors d’une conférence de presse. Un choix de développement payant selon lui, car les clients “veulent des modèles fiables”.- “Manigances” d’IA -Anthropic se livre donc à des exercices de transparence rares dans la Silicon Valley.L’entreprise a publié jeudi un rapport sur les tests de sécurité effectués sur Claude 4, incluant les conclusions d’un institut de recherche indépendant, qui avait recommandé de ne pas déployer la version initiale.Selon Apollo Research, le modèle avait tendance à “manigancer” pour “tromper” l’utilisateur.”Nous avons observé des cas où le modèle tentait d’écrire des logiciels malveillants auto-réplicants, de fabriquer de faux documents juridiques, et de laisser des messages cachés à destination de futures instances de lui-même — le tout dans le but de contourner les intentions de ses développeurs”, ont indiqué les chercheurs d’Apollo Research.Ils ont néanmoins précisé que “ces tentatives n’auraient probablement pas été efficaces en pratique.”Dans le rapport, l’entreprise explique avoir mis en place des protections. Mais elle relève que dans certains scénarios extrêmes, conçus par des ingénieurs pour pousser le modèle à bout, Opus 4 peut aller jusqu’à “faire du chantage” contre des utilisateurs ou les dénoncer aux autorités s’ils essaient d’enfreindre la loi.- L’avenir selon Anthropic -Après une année 2023 marquée par la course aux interfaces concurrentes de ChatGPT, les assistants IA ont gagné en capacités à “raisonner” et à accomplir des tâches en ligne au nom de l’utilisateur, devenant ainsi des “agents IA”.”Nous travaillons sur de vrais agents, au-delà du buzz”, a lancé Mike Krieger, directeur produit d’Anthropic, et cofondateur d’Instagram.L’entreprise de San Francisco n’est pourtant pas la dernière à formuler des prophéties discutées.En 2023, Dario Amodei avait prédit que l’IA dite générale (aussi intelligente que les humains) arriverait d’ici 2-3 ans. Fin 2024, il a repoussé cet horizon à 2026 ou 2027.Plus récemment, il a estimé que l’IA écrirait 90% du code informatique d’ici l’automne. “Je ne vais pas tomber juste dans 100% des cas”, a réagi le dirigeant face aux journalistes. “Les choses que je dis peuvent sembler folles sur le moment, mais je crois qu’elles se produisent en fin de compte.”Chez Anthropic, “plus de 70% des suggestions de modifications de code informatique” sont désormais générées par l’IA, a abondé Mike Krieger.Les deux hommes pensent que l’IA générative permettra prochainement à quelqu’un de créer seul une licorne, c’est-à-dire une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars.Et si la technologie atteint son potentiel, Dario Amodei s’attend d’ici quelques années “à une croissance économique extrêmement soutenue, de l’ordre de 10% par an”, qui creusera dramatiquement les inégalités et nécessitera donc des “hausses d’impôts” pour redistribuer les richesses.Anthropic dit vouloir aider les humains à “augmenter leur créativité”, et non la remplacer. “Mais il s’agit d’une stratégie à court et moyen terme”, a remarqué Dario Amodei. “A long terme, nous devrons faire face à l’idée que tout ce que font les humains finira par être réalisé par des systèmes d’IA. C’est sûr, ça va arriver.”

Performance, sécurité et prédictions exaltées: l’intelligence artificielle selon Anthropic

La start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a lancé jeudi sa nouvelle famille de modèles d’IA générative, censés démontrer sa capacité à rivaliser avec les stars des assistants IA sans sacrifier ni la sûreté ni les promesses grandioses.”Claude Opus 4 est le meilleur modèle de codage au monde”, a assuré d’emblée Dario Amodei, patron et cofondateur d’Anthropic, à l’ouverture de la première conférence de l’entreprise pour les développeurs.”Opus 4″, le modèle le plus puissant de la start-up, et “Sonnet 4″ sont tous les deux des modèles hybrides: ils peuvent fournir des réponses instantanées ou exécuter des tâches plus longues en arrière-plan, comme la programmation informatique ou la rédaction de rapports détaillés et sourcés.Fondée par d’anciens ingénieurs d’OpenAI (ChatGPT), Anthropic concentre pour l’instant ses efforts sur des modèles de pointe, particulièrement doués pour la production de lignes de code, et utilisés principalement par des entreprises et professionnels.Contrairement à ChatGPT et Gemini (Google), Claude ne génère pas d’images et est très limité en matière de fonctions multimodales (compréhension et génération de différents médias, comme le son ou la vidéo).La start-up valorisée à plus de 61 milliards de dollars promeut en revanche un développement à la fois responsable et compétitif de l’IA générative.”C’est un puzzle absolu au quotidien (…) mais c’est tout l’enjeu d’Anthropic”, a souligné Dario Amodei lors d’une conférence de presse. Un choix de développement payant selon lui, car les clients “veulent des modèles fiables”.- “Manigances” d’IA -Anthropic se livre donc à des exercices de transparence rares dans la Silicon Valley.L’entreprise a publié jeudi un rapport sur les tests de sécurité effectués sur Claude 4, incluant les conclusions d’un institut de recherche indépendant, qui avait recommandé de ne pas déployer la version initiale.Selon Apollo Research, le modèle avait tendance à “manigancer” pour “tromper” l’utilisateur.”Nous avons observé des cas où le modèle tentait d’écrire des logiciels malveillants auto-réplicants, de fabriquer de faux documents juridiques, et de laisser des messages cachés à destination de futures instances de lui-même — le tout dans le but de contourner les intentions de ses développeurs”, ont indiqué les chercheurs d’Apollo Research.Ils ont néanmoins précisé que “ces tentatives n’auraient probablement pas été efficaces en pratique.”Dans le rapport, l’entreprise explique avoir mis en place des protections. Mais elle relève que dans certains scénarios extrêmes, conçus par des ingénieurs pour pousser le modèle à bout, Opus 4 peut aller jusqu’à “faire du chantage” contre des utilisateurs ou les dénoncer aux autorités s’ils essaient d’enfreindre la loi.- L’avenir selon Anthropic -Après une année 2023 marquée par la course aux interfaces concurrentes de ChatGPT, les assistants IA ont gagné en capacités à “raisonner” et à accomplir des tâches en ligne au nom de l’utilisateur, devenant ainsi des “agents IA”.”Nous travaillons sur de vrais agents, au-delà du buzz”, a lancé Mike Krieger, directeur produit d’Anthropic, et cofondateur d’Instagram.L’entreprise de San Francisco n’est pourtant pas la dernière à formuler des prophéties discutées.En 2023, Dario Amodei avait prédit que l’IA dite générale (aussi intelligente que les humains) arriverait d’ici 2-3 ans. Fin 2024, il a repoussé cet horizon à 2026 ou 2027.Plus récemment, il a estimé que l’IA écrirait 90% du code informatique d’ici l’automne. “Je ne vais pas tomber juste dans 100% des cas”, a réagi le dirigeant face aux journalistes. “Les choses que je dis peuvent sembler folles sur le moment, mais je crois qu’elles se produisent en fin de compte.”Chez Anthropic, “plus de 70% des suggestions de modifications de code informatique” sont désormais générées par l’IA, a abondé Mike Krieger.Les deux hommes pensent que l’IA générative permettra prochainement à quelqu’un de créer seul une licorne, c’est-à-dire une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars.Et si la technologie atteint son potentiel, Dario Amodei s’attend d’ici quelques années “à une croissance économique extrêmement soutenue, de l’ordre de 10% par an”, qui creusera dramatiquement les inégalités et nécessitera donc des “hausses d’impôts” pour redistribuer les richesses.Anthropic dit vouloir aider les humains à “augmenter leur créativité”, et non la remplacer. “Mais il s’agit d’une stratégie à court et moyen terme”, a remarqué Dario Amodei. “A long terme, nous devrons faire face à l’idée que tout ce que font les humains finira par être réalisé par des systèmes d’IA. C’est sûr, ça va arriver.”

Production de terres rares hors de Chine: quels sont les enjeux?

Une société minière australienne a annoncé la semaine dernière avoir produit des terres rares lourdes pour la première fois hors de Chine, une étape clé pour la diversification d’une chaîne d’approvisionnement cruciale pour de nombreux secteurs.L’annonce de l’entreprise Lynas Rare Earths révèle également les difficultés à trouver de nouveaux fournisseurs de ces matériaux devenus indispensables aux industries de l’électronique, des énergies renouvelables ou de l’armement.Que sont les terres rares ?Les éléments de terres rares sont au nombre de 17. Il s’agit de métaux utilisés dans une large variété de produits tels que les smartphones, les turbines des éoliennes ou les véhicules électriques.Le néodyme et le dysprosium, parmi les éléments les plus recherchés, permettent de fabriquer de puissants aimants servant à propulser les voitures électriques et les turbines des éoliennes en mer.Malgré leur nom, les terres rares sont en fait relativement abondantes dans la couche terrestre. On les décrit comme “rares” car il est inhabituel de les trouver dans leur forme pure.Les terres rares lourdes, un sous-ensemble des terres rares, avec une masse atomique plus élevée, sont généralement moins abondantes et considérées comme plus précieuses.La Chine domine les chaînes d’approvisionnement mondiales en terres rares, comptant pour plus de 60% de leur extraction minière et 92% de la production de produits raffinés, selon l’Agence internationale de l’énergie.Qu’a réussi à faire Lynas ?Lynas Rare Earths a annoncé avoir commencé à produire de l’oxyde de dysprosium en Malaisie, offrant pour la première fois aux clients intéressés des terres rares lourdes d’une provenance autre que chinoise.L’entreprise prévoit de produire une autre terre rare lourde dans cette usine à partir de juin, le terbium: un matériau utilisé pour les aimants permanents et certaines ampoules.Il s’agit d'”une étape importante”, souligne Neha Mukherjee, analyste des matières premières chez Benchmark Mineral Intelligence.Cette annonce intervient au moment où les ressources en terres rares de la Chine sont au centre de sa guerre commerciale avec les Etats-Unis.Pékin a restreint en avril les exportations de tungstène et de sept catégories de terres rares dans le cadre de sa riposte aux droits de douane punitifs imposés par le président Donald Trump sur les produits chinois. Reste à voir si la trêve de 90 jours conclue à propos des surtaxes douanières va affecter ces mesures.”Dans ce contexte, Lynas représente un changement réel et opportun, même si cela n’élimine pas la nécessité de déployer des efforts de diversification plus vastes à l’échelle mondiale”, note Mme Mukherjee.Quelle quantité de terres rares ?Lynas n’a pas précisé la quantité de dysprosium qu’elle a pu raffiner. Jon Hykawy, un expert des terres rares, avertit que l’entreprise devra de toute façon faire face à des contraintes.”Le minerai extrait par Lynas contient relativement peu de terres rares, de sorte que les tonnages produits ne peuvent pas être très importants”, relève M. Hykawy, président de Stormcrow Capital.”Même avec la production de Lynas, la Chine restera en position dominante” dans les terres rares, ajoute Gavin Wendt, directeur de MineLife.”Dans tous les cas, c’est un début. Il est essentiel que d’autres projets possibles aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, en Europe et en Asie prouvent leur faisabilité technique et puissent être approuvés, afin que l’équilibre de l’offre puisse réellement commencer à changer”, dit-il.Comment diversifier ?La domination de la Chine dans le secteur est en partie le résultat d’une politique industrielle de long terme.Elle a été permise par l’exploitation in situ, une technique d’extraction bon marché mais polluante, possible en Chine mais difficile à mettre en place dans les pays où les normes environnementales sont plus strictes.Pour ces pays, “la production est plus chère, ils ont donc besoin que les prix augmentent pour faire le moindre profit vraiment intéressant”, indique M. Hykawy.Mais faute d’une hausse de prix ces derniers mois, “la plupart des projets non chinois auraient du mal à atteindre le seuil de rentabilité”, note Mme Mukherjee.Des défis techniques existent également. Le traitement des terres rares nécessite des techniques hautement spécialisées et peut produire des déchets difficiles à traiter.Quelles possibilités à l’avenir?Lynas prévoit de mettre en service une capacité de traitement supplémentaire dans son usine de Malaisie conçue pour produire jusqu’à 1.500 tonnes de terres rares.Si le projet se concentrait sur le dysprosium et le terbium, il pourrait représenter un tiers de la production mondiale, selon Mme Mukherjee.L’entreprise construit également une usine au Texas, mais l’augmentation des coûts a jeté le doute sur le projet, Lynas espérant que le gouvernement américain y contribue.L’entreprise américaine MP Materials a également fait des essais de séparation des terres rares lourdes et prévoit d’augmenter sa production cette année. La société canadienne Aclara Resources développe quant à elle une usine de séparation des terres rares aux Etats-Unis.L’incertitude qui pèse sur les exportations chinoises pourrait entraîner une hausse des prix, ce qui renforcerait les capacités d’expansion des petits acteurs.”L’annonce de Lynas montre que des progrès sont possibles”, souligne Mme Mukherjee. “Elle envoie un signal fort: avec la bonne combinaison de préparation technique, de demande stratégique et d’urgence géopolitique, des percées peuvent se produire.”