Procès Le Scouarnec: le maximum de 20 ans de réclusion requis, avec rétention de sûreté

Une peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison du “risque très élevé de récidive”, a été requise vendredi contre l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, à quelques jours du verdict.Devant la cour criminelle du Morbihan à Vannes, l’avocat général Stéphane Kellenberger a demandé aux juges de prononcer vingt années de réclusion criminelle avec une “période de sûreté spéciale des deux-tiers eu égard à la gravité” des faits reprochés à l’accusé, jugé pour des viols et agressions sexuelles aggravés sur 299 personnes, pour la plupart des patients mineurs au moment des faits. Il a également requis une mesure spéciale de “rétention de sûreté”, s’appliquant après qu’un condamné a purgé sa peine, “du fait des troubles graves de sa personnalité et de la dangerosité induites par ces troubles en termes de risques très élevés de récidive”.Le magistrat a aussi demandé un suivi socio-judiciaire pendant 20 ans, une injonction de soins avec “sept ans supplémentaires encourus en cas d’infraction”.Joël Le Scouarnec, 74 ans, doit en outre être interdit définitivement d’exercer la médecine ou une autre profession dans le domaine de la santé, et ne plus avoir le droit d’exercer auprès de mineurs, mais aussi de posséder un animal, en raison de sa zoophilie, a exigé M. Kellenberger.L’ex-chirurgien doit aussi être privé pour dix ans de ses droits civiques et de famille, a estimé le représentant du ministère public, qui a également demandé une interdiction de séjour dans les régions Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Pays de Loire, Normandie et Île-de-France “pour préserver les victimes de la terreur” de le croiser.”La peine maximum, c’est celle qui était attendue (…) avec quelques petites surprises comme l’interdiction de détenir un animal (…) ou d’être dans les départements”, a réagi Me Louise Aubret-Lebas, avocate de victimes. “Mes clients y sont très sensibles.”- “Le diable” -Pendant trois heures, l’avocat général a repris le fil de ce procès commencé le 24 février, un “procès hors-norme (qui) a été au-delà de l’abjection et de l’entendement.”Un procès qui ne sera pas le dernier: “il y aura probablement une autre procédure Le Scouarnec” concernant d’autres victimes potentielles, a ainsi déclaré le magistrat.”Vous étiez le diable et il s’habille parfois en blouse blanche”, a-t-il lancé.Tout au long de son réquisitoire, M. Kellenberger a avancé sur une ligne parfois ténue pour justifier les décisions du parquet de Lorient, critiquées par certaines parties civiles.”Dans une affaire d’une telle ampleur”, s’étendant de 1989 à 2014 et sur de multiples départements, la justice ne pouvait pas identifier chacune des victimes, ou pas dans les délais impartis pour ce procès ouvert le 24 février devant la cour criminelle du Morbihan, a expliqué M. Kellenberger.Mais “ces victimes ne sont pas oubliées” et “des investigations complémentaires sont en cours et pourront donner lieu à un procès”, a-t-il souligné.De même, le parquet de Lorient a ouvert une enquête distincte “contre X pour non-empêchement de crime et de délit”, a rappelé le magistrat. “Joël Le Scouarnec devait-il être seul dans le box?”Enfin, il a semblé faire son mea culpa concernant “la maladresse” avec laquelle les victimes avaient appris de la bouche des enquêteurs leur présence dans les carnets de l’accusé, qui y décrivait scrupuleusement les violences sexuelles qu’il leur infligeait.- “A la hauteur des enjeux” -Pour Stéphane Kellenberger, “aucune circonstance n’a jamais freiné Joël Le Scouarnec, aucune sauf son emprisonnement”.Arrêté en juin 2017, Joël Le Scouarnec purge actuellement une première peine de 15 ans de prison pour des violences sexuelles sur quatre enfants.Le cumul des peines n’existant pas dans le droit français, l’accusé n’effectuera peut-être pas l’entièreté des 20 ans requis par M. Kellenberger, a-t-il rappelé. Aux Etats-Unis, il aurait à purger “deux millénaires”.Mais la cour, a insisté le magistrat, ne peut “aller en deçà” de cette peine maximale de 20 ans: “cela n’aurait aucun sens pour les victimes et l’accusé lui-même.”Un réquisitoire “à la hauteur des enjeux” même si “nous avons de nombreux désaccords”, a salué l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, qui a souhaité réserver ses arguments pour sa plaidoirie lundi.Le verdict est attendu le 28 mai.

Loi “Duplomb”: des ONG crient au “scandale” sanitaire et environnemental

Des ONG de défense de l’environnement et de la santé mais aussi des associations paysannes se sont alarmées vendredi de mesures contenues dans la proposition de loi “Duplomb” sur l’agriculture, criant au “scandale” dans un contexte politique jugé “hostile à la nature”.Pesticides, agrandissement des élevages, assouplissement de certaines obligations environnementales: ce texte venu du Sénat, qui dit vouloir “lever les contraintes” pesant sur les agriculteurs, doit être examiné à l’Assemblée nationale du 26 au 31 mai.”La charge est très lourde (pour les agriculteurs), mais quand on voit ce qui se cache derrière les propos tenus, ça flirte avec le scandale. Et c’est pour ça qu’on va se battre”, a déclaré lors d’une conférence de presse Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO.Avec une dizaine d’autres associations (Aspas, FNH, France Nature Environnement WWF…), celle-ci s’est inquiétée de “défaites” environnementales à l’occasion de la Fête de la Nature (21-25 mai).Cette édition se déroule “dans un contexte politique particulièrement hostile à la nature”, ont-elles jugé dans un communiqué commun, ciblant en particulier la proposition de loi consacrée à l’agriculture.Celle-ci s’apprête “à assouplir les procédures d’autorisation environnementale, à affaiblir l’Office français de la biodiversité (OFB) (…), à réautoriser les néonicotinoïdes +tueurs d’abeilles+ interdits depuis 2018, à faciliter l’implantation de mégabassines qui accaparent les ressources en eau au profit de l’agriculture intensive et à modifier la définition des zones humides pour en diminuer la protection alors qu’elles sont essentielles face aux inondations et sécheresses”, ont-elles listé.Pour Franck Rinchet-Girollet, porte-parole d’Avenir santé environnement, association née à la suite d’un nombre élevé de cancers pédiatriques dans la région de La Rochelle, “cette loi est une fausse réponse à un vrai problème. Au lieu de protéger notre agriculture, elle la renvoie vers le passé. Au lieu de prendre en compte la santé, elle prolonge la dépendance à un modèle toxique”. Un constat partagé par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), ainsi que par un collectif d’associations paysannes et de défense du bien-être animal, qui ont décidé d’interpeller directement les députés, par des messages ou des courriers.  “Les enjeux liés à la biodiversité, (…) à la santé publique et à l’avenir de l’agriculture ne peuvent être sacrifiés au nom de jeux politiques ou des intérêts des lobbys agrochimiques”, a déclaré Christian Pons, président du syndicat d’apiculteurs, cité dans un communiqué. De leur côté, une demi-douzaine d’associations – dont Greenpeace, Réseau Action Climat et CIWF France, qui promeut des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal – ont dénoncé dans une lettre ouverte aux députés les assouplissements de la réglementation sur les élevages industriels figurant dans la proposition de loi.  Cette stratégie “fait le jeu des industries agroalimentaires et de l’alimentation animale” mais elle “ne pourra pas, à moyen ou long terme, soutenir l’élevage en France”, alertent ces ONG dans leur lettre. 

Loi “Duplomb”: des ONG crient au “scandale” sanitaire et environnemental

Des ONG de défense de l’environnement et de la santé mais aussi des associations paysannes se sont alarmées vendredi de mesures contenues dans la proposition de loi “Duplomb” sur l’agriculture, criant au “scandale” dans un contexte politique jugé “hostile à la nature”.Pesticides, agrandissement des élevages, assouplissement de certaines obligations environnementales: ce texte venu du Sénat, qui dit vouloir “lever les contraintes” pesant sur les agriculteurs, doit être examiné à l’Assemblée nationale du 26 au 31 mai.”La charge est très lourde (pour les agriculteurs), mais quand on voit ce qui se cache derrière les propos tenus, ça flirte avec le scandale. Et c’est pour ça qu’on va se battre”, a déclaré lors d’une conférence de presse Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO.Avec une dizaine d’autres associations (Aspas, FNH, France Nature Environnement WWF…), celle-ci s’est inquiétée de “défaites” environnementales à l’occasion de la Fête de la Nature (21-25 mai).Cette édition se déroule “dans un contexte politique particulièrement hostile à la nature”, ont-elles jugé dans un communiqué commun, ciblant en particulier la proposition de loi consacrée à l’agriculture.Celle-ci s’apprête “à assouplir les procédures d’autorisation environnementale, à affaiblir l’Office français de la biodiversité (OFB) (…), à réautoriser les néonicotinoïdes +tueurs d’abeilles+ interdits depuis 2018, à faciliter l’implantation de mégabassines qui accaparent les ressources en eau au profit de l’agriculture intensive et à modifier la définition des zones humides pour en diminuer la protection alors qu’elles sont essentielles face aux inondations et sécheresses”, ont-elles listé.Pour Franck Rinchet-Girollet, porte-parole d’Avenir santé environnement, association née à la suite d’un nombre élevé de cancers pédiatriques dans la région de La Rochelle, “cette loi est une fausse réponse à un vrai problème. Au lieu de protéger notre agriculture, elle la renvoie vers le passé. Au lieu de prendre en compte la santé, elle prolonge la dépendance à un modèle toxique”. Un constat partagé par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), ainsi que par un collectif d’associations paysannes et de défense du bien-être animal, qui ont décidé d’interpeller directement les députés, par des messages ou des courriers.  “Les enjeux liés à la biodiversité, (…) à la santé publique et à l’avenir de l’agriculture ne peuvent être sacrifiés au nom de jeux politiques ou des intérêts des lobbys agrochimiques”, a déclaré Christian Pons, président du syndicat d’apiculteurs, cité dans un communiqué. De leur côté, une demi-douzaine d’associations – dont Greenpeace, Réseau Action Climat et CIWF France, qui promeut des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal – ont dénoncé dans une lettre ouverte aux députés les assouplissements de la réglementation sur les élevages industriels figurant dans la proposition de loi.  Cette stratégie “fait le jeu des industries agroalimentaires et de l’alimentation animale” mais elle “ne pourra pas, à moyen ou long terme, soutenir l’élevage en France”, alertent ces ONG dans leur lettre. 

TotalEnergies maintient le cap, y compris sur le climat, malgré le contexte économique et les critiques

TotalEnergies maintient le cap dans les hydrocarbures et ses objectifs de transition énergétique en dépit du contexte économique et malgré les critiques, a affirmé son PDG Patrick Pouyanné lors de l’assemblée générale du groupe vendredi, alors que des militants se sont mobilisés pour dénoncer la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a déclaré son PDG à l’occasion de sa grand-messe des actionnaires à domicile.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné.L’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, alors que des militants du climat ont tenté de s’introduire au siège parisien de la banque BNP Paribas, accusée de soutenir les activités du groupe dans les hydrocarbures.TotalEnergies avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée d’échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat.Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste XR, certains en costume de ville, ont brièvement franchi les grilles du siège de BNP Paribas, avant d’en être violemment repoussés par des policiers, échouant à rentrer dans les locaux, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches à l’effigie de Patrick Pouyanné clamant: “On tape sur Total et ses partenaires”.Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris.”BNP Paribas continue à financer les énergies fossiles, comme la SG (Société générale), la BPCE, les fonds d’investissement du CA (Crédit agricole). Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, en soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Une heure avant le début de l’AG, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -“Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste donc sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains.Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique annoncés par les majors européennes Shell et BP, il s’emploie à se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.

TotalEnergies maintient le cap, y compris sur le climat, malgré le contexte économique et les critiques

TotalEnergies maintient le cap dans les hydrocarbures et ses objectifs de transition énergétique en dépit du contexte économique et malgré les critiques, a affirmé son PDG Patrick Pouyanné lors de l’assemblée générale du groupe vendredi, alors que des militants se sont mobilisés pour dénoncer la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a déclaré son PDG à l’occasion de sa grand-messe des actionnaires à domicile.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné.L’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, alors que des militants du climat ont tenté de s’introduire au siège parisien de la banque BNP Paribas, accusée de soutenir les activités du groupe dans les hydrocarbures.TotalEnergies avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée d’échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat.Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste XR, certains en costume de ville, ont brièvement franchi les grilles du siège de BNP Paribas, avant d’en être violemment repoussés par des policiers, échouant à rentrer dans les locaux, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches à l’effigie de Patrick Pouyanné clamant: “On tape sur Total et ses partenaires”.Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris.”BNP Paribas continue à financer les énergies fossiles, comme la SG (Société générale), la BPCE, les fonds d’investissement du CA (Crédit agricole). Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, en soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Une heure avant le début de l’AG, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -“Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste donc sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains.Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique annoncés par les majors européennes Shell et BP, il s’emploie à se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.

TotalEnergies maintient le cap, y compris sur le climat, malgré le contexte économique et les critiques

TotalEnergies maintient le cap dans les hydrocarbures et ses objectifs de transition énergétique en dépit du contexte économique et malgré les critiques, a affirmé son PDG Patrick Pouyanné lors de l’assemblée générale du groupe vendredi, alors que des militants se sont mobilisés pour dénoncer la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a déclaré son PDG à l’occasion de sa grand-messe des actionnaires à domicile.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné.L’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, alors que des militants du climat ont tenté de s’introduire au siège parisien de la banque BNP Paribas, accusée de soutenir les activités du groupe dans les hydrocarbures.TotalEnergies avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée d’échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat.Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste XR, certains en costume de ville, ont brièvement franchi les grilles du siège de BNP Paribas, avant d’en être violemment repoussés par des policiers, échouant à rentrer dans les locaux, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches à l’effigie de Patrick Pouyanné clamant: “On tape sur Total et ses partenaires”.Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris.”BNP Paribas continue à financer les énergies fossiles, comme la SG (Société générale), la BPCE, les fonds d’investissement du CA (Crédit agricole). Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, en soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Une heure avant le début de l’AG, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -“Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste donc sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains.Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique annoncés par les majors européennes Shell et BP, il s’emploie à se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.

Palestinian faction chiefs quit Damascus amid pressure: faction sources

The leaders of pro-Iran Palestinian factions close to former ruler Bashar al-Assad have left Syria under pressure from the new authorities, Palestinian sources said Friday, a key US demand for lifting sanctions.A pro-Iran Palestinian faction leader who left Syria after Assad’s December overthrow said on condition of anonymity that “most of the Palestinian factional leadership that received support from Tehran has left Damascus” to countries including Lebanon, while another still based there confirmed the development.”The factions have fully handed over weapons in their headquarters or with their cadres” to the authorities, who also received “lists of names of faction members possessing individual weapons” and demanded that those arms be handed over, the first added.A third Palestinian faction source in Damascus said that after Assad’s overthrow, “we gathered our members’ weapons ourselves and handed them over, but we have kept individual light weapons for protection… with the (authorities’) authorisation”.In the Yarmuk Palestinian camp in the Damascus suburbs which was devastated during the war, factional banners usually at the entrance were gone and party buildings were closed and unguarded, AFP photographers said. Factional premises elsewhere in Damascus also appeared closed.- ‘No cooperation’ -Many Palestinians fled to Syria in 1948 following the creation of Israel, and from the mid-1960s Syria began hosting the leadership of Palestinian factions.Pro-Iran Palestinian factions had enjoyed considerable freedom of movement under Assad.Washington, which considers several Palestinian factions to be “terrorist” organisations, last week announced it was lifting sanctions on Syria after earlier saying Damascus needed to respond to demands including suppressing “terrorism” and preventing “Iran and its proxies from exploiting Syrian territory”.According to the White House, during a meeting in Saudi Arabia last week, US President Donald Trump gave new Syrian leader Ahmed al-Sharaa a list of demands that included deporting “Palestinian terrorists”.The factions along with groups from Lebanon, Iraq and Yemen are part of the Iran-backed “axis of resistance” against Israel, some of which fought alongside Assad’s forces after civil war erupted in 2011.In neighbouring Lebanon, a government official told AFP that the disarmament of Palestinian camps, where factions usually handle security, would begin next month based on an accord with visiting Palestinian president Mahmud Abbas.Sharaa’s Islamist group led the offensive that ousted Assad, a close ally of Iran. Last month, Sharaa met Abbas on a visit to Damascus.The factions “did not receive any official request from the authorities to leave Syrian territory” but instead faced restrictions, the first Palestinian factional leader said, noting that some factions “were de facto prohibited from operating” or their members were arrested.- ‘Unwelcome’ -The new authorities have seized property from “private homes, offices, vehicles and military training camps in the Damascus countryside and other provinces”, he said.The Syrian authorities did not immediately provide comment to AFP when asked about the matter.Earlier this month, officials from the Popular Front for the Liberation of Palestine-General Command (PFLP-GC) said Syrian authorities briefly detained factional chief Talal Naji.In April, the Al-Quds Brigades said Islamic Jihad’s Syria official Khaled Khaled and organising committee member Yasser al-Zafri had been detained “without explanation”.A source from the movement told AFP on Friday that they were still detained.The second Palestinian official, from a group that has remained in Damascus with limited representation, said there was “no cooperation between most of the Palestinian factions and the new Syrian administration”.”The response to our contact is mostly cold or delayed. We feel like unwelcome guests, though they don’t say that clearly,” he added, also requesting anonymity.The Fatah movement and militant group Hamas appear to be unaffected.A Hamas official in Gaza told AFP that it had “channels of communication with our brothers in Syria”. Hamas left after the civil war began as ties with the government deteriorated amid the Palestinian group’s support for opposition demands, and has minimal representation there.Yarmuk camp resident Marwan Mnawar, a retiree, said that “nobody knows what happened to the factional leadership”, adding that “people just want to live, they are exhausted” by the conflict and factional infighting.

Adolescent tué à Bordeaux: verdict attendu au terme d’un procès sous tension

Son ouverture, il y a deux semaines, avait donné lieu à une bagarre dans le palais de justice. Le procès tendu du meurtre d’un adolescent à Bordeaux, sur fond de rivalité entre quartiers, s’achève vendredi devant la cour d’assises de la Gironde.Trente ans de réclusion criminelle ont été requis contre Abdoulhadre Savane (25 ans) et Marwan Souane (24 ans), accusés d’avoir tiré mortellement sur Lionel, 16 ans, et blessé trois mineurs et un adulte aux Aubiers, quartier populaire du nord de Bordeaux, le 2 janvier 2021.Une peine de 20 ans a été requise contre le chauffeur présumé du commando, Yassine Salmi, 25 ans.Avant que la cour se retire pour délibérer vendredi matin, les trois hommes, issus de la cité voisine de Chantecrit, ont à nouveau nié les faits en s’adressant aux proches de l’adolescent décédé.”Ce qui s’est passé, c’est terrible, j’espère que la famille s’en remettra. Moi, je n’ai tué personne, je suis innocent”, a déclaré Marwan Souane. “Je vous donne tout ma force et j’espère que justice lui sera rendue”, a dit Abdoulhadre Savane, ajoutant n’avoir “rien à voir avec tout ça”.”Ils n’ont pas hésité à +rafaler+ dans le dos des enfants qui s’enfuyaient”, avait dénoncé mercredi l’avocat général, Jean-Luc Gadaud, fustigeant un mobile “pitoyable”, “simple bataille de rap entre deux quartiers”.”Le premier jour d’audience a montré le niveau de haine”, avait-il ajouté, rappelant “ces hommes en noir venus pour en découdre” le 12 mai au soir.Tandis que la salle d’audience se vidait, une rixe avait éclaté entre les deux bandes rivales. Le dispositif policier a depuis été renforcé, la jauge de l’assistance réduite.Vendredi après-midi, une centaine de personnes attendaient le verdict dans la salle des pas perdus, beaucoup portant un t-shirt “Lionel repose en paix”.Parmi elles, Nouno, 40 ans, animatrice socioculturelle aux Aubiers, n’excluait pas un nouvel affrontement. “Si ça doit péter, ça va péter (…) tant que c’est avec les poings, c’est l’essentiel”, a-t-elle dit à l’AFP.- Intimidations et menaces -La tension est restée palpable durant le procès, des témoins exprimant leur “peur” de représailles. “Il y a des vérités que je ne dirai pas”, a déclaré l’un d’eux, deux femmes refusant de venir déposer devant la cour après des “intimidations”.”Vous avez des accusés qui gardent le silence, qui mentent, des éléments de preuves qui disparaissent, des témoins menacés”, a cinglé Jean-Luc Gadaud.Il a requis des peines allant de trois ans (dont deux avec sursis) à cinq ans de prison à l’encontre des cinq autres mis en cause jugés pour association de malfaiteurs – tous nient aussi.Le 2 janvier 2021 en fin de journée, tandis que Lionel et un ami vendaient des pâtisseries au pied d’un immeuble des Aubiers, des témoins ont vu deux hommes cagoulés surgir d’une Clio noire – certains affirmant avoir reconnu la voix et la silhouette de Marwan Souane – conduite par un troisième.L’accusation s’appuie aussi sur des éléments de téléphonie et l’achat, quelques heures avant la fusillade, de cagoules et de gants en latex – pour faire de la motocross et du ménage, selon les accusés.”Ces achats signent le crime”, a tonné Me Jean Gonthier, l’un des avocats des parties civiles. Mais pour la défense, qui plaide l’acquittement, rien ne prouve la culpabilité des mis en cause.- “Faire taire les détonations” -“On a retrouvé l’arme? Non. ADN? Non. Empreintes? Non. Témoin objectif? Non. Lien avec le véhicule volé? Non. Vidéosurveillance? Non plus”, a martelé Me Saïd Harir, avocat d’un des tireurs présumés.Me Christian Blazy, qui défend l’autre, souligne que selon l’enquête, l’arme utilisée le 2 janvier 2021 l’avait déjà été le 7 mars 2019 lors d’une fusillade à Chantecrit, où un frère de Marwan Souane avait été blessé. Ce qui accrédite, selon lui, la piste d’un règlement de comptes impliquant d’autres tireurs, lié au trafic de stupéfiants.La rivalité entre les deux quartiers s’était exacerbée les semaines précédentes. Après une rixe dans un bar, une tentative de meurtre avait eu lieu le 14 décembre 2020 sur un jeune des Aubiers, avant des tirs 11 jours plus tard à Chantecrit.Et la veille du 2 janvier 2021, un autre frère de Marwan Souane avait été blessé par balle dans la rue.”La famille vous demande à jamais de faire taire les détonations, dans leur tête mais aussi dans les quartiers”, a lancé aux jurés Me Yann Herrera, l’avocat des parents de Lionel, en plaidant mercredi.Le verdict est attendu en début de soirée.mer-jed-tsq-kal/ppy/hj

Wall Street recule, plombée par les nouvelles menaces douanières de Trump

La Bourse de New York évolue en baisse vendredi, lestée par les nouvelles menaces de Donald Trump, qui a suggéré d’imposer des droits de douane de 50% sur les biens importés depuis l’Union européenne (UE) et une surtaxe de minimum 25% sur les produits Apple.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones perdait 0,77%, l’indice Nasdaq chutait de 1,32% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 1,00%.”Les marchés sont secoués par les inquiétudes liées au commerce et à la croissance” en raison de nouvelles menaces de Donald Trump, résume dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.Après plusieurs semaines d’accalmie, le président américain Donald Trump est reparti vendredi à l’assaut du commerce mondial.Le président américain montre des signes d’impatience à l’égard des négociations commerciales en cours avec l’UE qui, selon lui, “ne vont nulle part”. En conséquence, le dirigeant américain a “recommand(é) d’imposer 50% de droits de douane” sur les produits importés aux Etats-Unis depuis l’Union à partir du 1er juin.”Il est très difficile de traiter avec l’UE, qui a été créée en premier lieu pour profiter des Etats-Unis d’un point de vue commercial”, a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.”L’Europe est très importante pour le commerce américain, les entreprises qui composent l’indice S&P 500 y réalisent un chiffre d’affaires considérable, et il est compréhensible que le marché réagisse comme il le fait”, relève auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Avec cette menace de Washington, “une nouvelle volatilité a été injectée dans les marchés financiers”, souligne Patrick O’Hare. L’indice de volatilité Vix, surnommé “indice de la peur”, qui mesure la nervosité des investisseurs sur le marché, s’envolait de plus de 24%.La place américaine est aussi lestée par d’autres déclarations de Donald Trump, qui a assuré qu’Apple “devra payer des droits de douane d’au moins 25%” si l’entreprise ne fabriquait pas ses iPhone aux Etats-Unis.Pour Daniel Ives, analyste pour Wedbush, produire des iPhone aux Etats-Unis est un “conte de fée qui n’est pas réalisable”.Cela porterait “le prix des iPhone à environ 3.500 dollars, ce qui n’est pas réaliste, et il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production”, a-t-il ajouté dans une note.Vers 14H00 GMT, la firme à la pomme lâchait 2,55% à 196,23 dollars.”Apple a une énorme capitalisation boursière donc cela touche certainement le marché au sens large”, estime Christopher Low.Sur le marché obligataire, le taux de rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se détendait, évoluant autour de 4,50% contre 4,53% la veille et celui à 30 ans était de 5,03% alors qu’il s’approchait des niveaux de 2007 en début de séance jeudi. Les bons du Trésor américains ont connu un coup de chaud au passage d’une étape parlementaire clé pour le mégaprojet de loi budgétaire voulu par Donald Trump, qui devrait permettre la concrétisation de certaines promesses phare de campagne comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôts, mais pourrait largement creuser le déficit américain.Selon M. Low, ces préoccupations “vont passer au second plan pour le mois à venir” alors que “les droits de douane reviendront sur le devant de la scène”, en raison notamment de l’expiration du sursis accordé par Washington sur les prohibitifs droits de douane qui devaient être imposés à la majorité de ses partenaires commerciaux.Ailleurs à la cote, le fabricant de chaussures Deckers Outdoor, qui commercialise notamment les bottes Ugg et les chaussures de course Hoka, plongeait de 21,86% à 98,53 dollars après le refus de l’entreprise de donner des prévisions pour l’année 2026, en raison de “l’incertitude macroéconomique liée à l’évolution des politiques commerciales mondiales”.