Le Festival dévoile son palmarès en plein black-out sur Cannes

La cérémonie de clôture du Festival de Cannes se déroulera “dans des conditions normales” samedi, promettent ses organisateurs, en dépit de la panne de courant massive qui touche la ville et sa région depuis le milieu de matinée.Alors que 160.000 foyers sont privés de courant, selon les autorités locales et le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, “le Palais des Festivals a basculé sur un système d’alimentation électrique indépendant, ce qui permet le maintien de tous les événements et projections prévues aujourd’hui”, ont-ils indiqué dans un communiqué.En début d’après-midi, le siège du festival faisait d’ailleurs figure d’ilot d’activité au milieu d’une ville presque à l’arrêt, avec ses restaurants fermés, ses commerces n’acceptant plus que les espèces et ses policiers assurant la circulation à la place des feux tricolores.Dans ce contexte pour le moins inhabituel, qui décrochera la Palme d’or du 78e Festival de Cannes ? Les choix de Juliette Binoche et de son jury, réunis en conclave pour désigner, parmi les 22 films en compétition, le successeur d'”Anora” de l’Américain Sean Baker, sont très attendus, au terme d’une compétition particulièrement ouverte.Ils pourraient envoyer un signal politique fort en sacrant le dissident iranien Jafar Panahi, l’Ukrainien Sergueï Loznitsa ou le Suédo-égyptien Tarik Saleh, récompenser un jeune talent ou marquer l’histoire en décernant une troisième Palme aux frères Dardenne.Ils doivent remettre au moins six autres trophées, dont les prix d’interprétation féminine et masculine, au cours d’une cérémonie qui débutera à 18H40 (16H40 GMT).- Charge contre les autorités iraniennes -Jafar Panahi, 64 ans, a marqué les esprits avec “Un simple accident”, conte moral auscultant le dilemme d’anciens détenus tentés de se venger de leur tortionnaire, déjà récompensé du Prix de la citoyenneté samedi. Saluée par les critiques, cette charge contre les autorités iraniennes résonne avec le sort de Panahi, emprisonné deux fois en Iran, où ce long métrage tourné clandestinement pourrait lui valoir des représailles.”Ce qui importe le plus, c’est que le film ait été réalisé. Je n’ai pas pris le temps de penser à ce qui pourrait arriver. Je suis vivant tant que je fais des films”, a-t-il déclaré à l’AFP.L’arrivée du réalisateur à Cannes, après avoir été assigné pendant 15 ans en Iran, était un moment fort.Au-delà, cette 78e édition a fait écho aux guerres au Proche-Orient et en Ukraine. Elle a aussi été marquée par des déclarations engagées, à commencer par la charge de Robert De Niro contre Donald Trump.Côté paillettes, la quinzaine a connu ses défilés de stars, de Denzel Washington à Tom Cruise, venu présenter le dernier “Mission: Impossible”, en passant par Scarlett Johansson, pour son premier film de réalisatrice, et Nicole Kidman. Parmi les autres films de la compétition qui ont séduit les critiques, “Deux procureurs” de Sergueï Loznitsa propose, en remontant au temps des purges staliniennes des années 30, une réflexion sur l’arbitraire.- Rôles féminins marquants -Les faveurs du public sont allées à “Nouvelle vague”, hommage réjouissant de l’Américain Richard Linklater à Jean-Luc Godard, et madeleine de Proust pour les cinéphiles. Mais surtout au Norvégien Joachim Trier pour “Valeur Sentimentale”, un mélodrame entre rire et larmes ovationné une vingtaine de minutes, un record.Son acteur suédois Stellan Skarsgard est en lice pour un prix d’interprétation, tout comme le Britannique Josh O’Connor (le prince Charles de “The Crown”), dans deux films, ou l’Américain Joaquin Phoenix, intense dans “Eddington”.Parmi les nombreux rôles féminins marquants, l’Américaine Jennifer Lawrence se livre totalement en mère qui bascule dans la folie dans “Die, My Love”. Une nouvelle venue, la Française Nadia Melliti, se fait remarquer dans “La petite dernière”, sur une jeune musulmane qui découvre son homosexualité.Le film a obtenu la Queer Palm vendredi. Cannes pourrait primer sa réalisatrice, l’actrice française devenue cinéaste Hafsia Herzi, 38 ans, et poursuivre ainsi son renouvellement, après avoir donné la Palme d’or ces dernières années à ses compatriotes Julia Ducournau et Justine Triet.Autre trentenaire qui a marqué les esprits mais divisé profondément la critique, le jeune prodige du cinéma chinois Bi Gan, 35 ans. Nouvelle venue sur la Croisette, l’Allemande Mascha Schilinski, 41 ans, plonge elle, dans “Sound of Falling”, dans un labyrinthe de traumas familiaux transmis de mères en filles.A l’opposé, le jury pourrait remettre une nouvelle Palme d’or aux frères belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, 74 et 71 ans, pour “Jeunes mères”, qui a reçu le Prix du Cinéma Positif vendredi. Les septuagénaires deviendraient alors les premiers réalisateurs de l’Histoire à recevoir trois Palmes.jra-jt-fbe-pel/swi

Le Festival dévoile son palmarès en plein black-out sur Cannes

La cérémonie de clôture du Festival de Cannes se déroulera “dans des conditions normales” samedi, promettent ses organisateurs, en dépit de la panne de courant massive qui touche la ville et sa région depuis le milieu de matinée.Alors que 160.000 foyers sont privés de courant, selon les autorités locales et le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, “le Palais des Festivals a basculé sur un système d’alimentation électrique indépendant, ce qui permet le maintien de tous les événements et projections prévues aujourd’hui”, ont-ils indiqué dans un communiqué.En début d’après-midi, le siège du festival faisait d’ailleurs figure d’ilot d’activité au milieu d’une ville presque à l’arrêt, avec ses restaurants fermés, ses commerces n’acceptant plus que les espèces et ses policiers assurant la circulation à la place des feux tricolores.Dans ce contexte pour le moins inhabituel, qui décrochera la Palme d’or du 78e Festival de Cannes ? Les choix de Juliette Binoche et de son jury, réunis en conclave pour désigner, parmi les 22 films en compétition, le successeur d'”Anora” de l’Américain Sean Baker, sont très attendus, au terme d’une compétition particulièrement ouverte.Ils pourraient envoyer un signal politique fort en sacrant le dissident iranien Jafar Panahi, l’Ukrainien Sergueï Loznitsa ou le Suédo-égyptien Tarik Saleh, récompenser un jeune talent ou marquer l’histoire en décernant une troisième Palme aux frères Dardenne.Ils doivent remettre au moins six autres trophées, dont les prix d’interprétation féminine et masculine, au cours d’une cérémonie qui débutera à 18H40 (16H40 GMT).- Charge contre les autorités iraniennes -Jafar Panahi, 64 ans, a marqué les esprits avec “Un simple accident”, conte moral auscultant le dilemme d’anciens détenus tentés de se venger de leur tortionnaire, déjà récompensé du Prix de la citoyenneté samedi. Saluée par les critiques, cette charge contre les autorités iraniennes résonne avec le sort de Panahi, emprisonné deux fois en Iran, où ce long métrage tourné clandestinement pourrait lui valoir des représailles.”Ce qui importe le plus, c’est que le film ait été réalisé. Je n’ai pas pris le temps de penser à ce qui pourrait arriver. Je suis vivant tant que je fais des films”, a-t-il déclaré à l’AFP.L’arrivée du réalisateur à Cannes, après avoir été assigné pendant 15 ans en Iran, était un moment fort.Au-delà, cette 78e édition a fait écho aux guerres au Proche-Orient et en Ukraine. Elle a aussi été marquée par des déclarations engagées, à commencer par la charge de Robert De Niro contre Donald Trump.Côté paillettes, la quinzaine a connu ses défilés de stars, de Denzel Washington à Tom Cruise, venu présenter le dernier “Mission: Impossible”, en passant par Scarlett Johansson, pour son premier film de réalisatrice, et Nicole Kidman. Parmi les autres films de la compétition qui ont séduit les critiques, “Deux procureurs” de Sergueï Loznitsa propose, en remontant au temps des purges staliniennes des années 30, une réflexion sur l’arbitraire.- Rôles féminins marquants -Les faveurs du public sont allées à “Nouvelle vague”, hommage réjouissant de l’Américain Richard Linklater à Jean-Luc Godard, et madeleine de Proust pour les cinéphiles. Mais surtout au Norvégien Joachim Trier pour “Valeur Sentimentale”, un mélodrame entre rire et larmes ovationné une vingtaine de minutes, un record.Son acteur suédois Stellan Skarsgard est en lice pour un prix d’interprétation, tout comme le Britannique Josh O’Connor (le prince Charles de “The Crown”), dans deux films, ou l’Américain Joaquin Phoenix, intense dans “Eddington”.Parmi les nombreux rôles féminins marquants, l’Américaine Jennifer Lawrence se livre totalement en mère qui bascule dans la folie dans “Die, My Love”. Une nouvelle venue, la Française Nadia Melliti, se fait remarquer dans “La petite dernière”, sur une jeune musulmane qui découvre son homosexualité.Le film a obtenu la Queer Palm vendredi. Cannes pourrait primer sa réalisatrice, l’actrice française devenue cinéaste Hafsia Herzi, 38 ans, et poursuivre ainsi son renouvellement, après avoir donné la Palme d’or ces dernières années à ses compatriotes Julia Ducournau et Justine Triet.Autre trentenaire qui a marqué les esprits mais divisé profondément la critique, le jeune prodige du cinéma chinois Bi Gan, 35 ans. Nouvelle venue sur la Croisette, l’Allemande Mascha Schilinski, 41 ans, plonge elle, dans “Sound of Falling”, dans un labyrinthe de traumas familiaux transmis de mères en filles.A l’opposé, le jury pourrait remettre une nouvelle Palme d’or aux frères belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, 74 et 71 ans, pour “Jeunes mères”, qui a reçu le Prix du Cinéma Positif vendredi. Les septuagénaires deviendraient alors les premiers réalisateurs de l’Histoire à recevoir trois Palmes.jra-jt-fbe-pel/swi

Néonicotinoïdes: chez l’humain, des risques incertains par manque d’études

Dangereux pour l’environnement, les néonicotinoïdes nuisent-ils également à notre santé ? Les effets de ces pesticides chez l’humain, notamment le système nerveux, font l’objet d’inquiétudes. Mais ces risques restent incertains, par manque d’études de grande ampleur.Les néonicotinoïdes sont interdits en France depuis plusieurs années mais une proposition de loi LR, étudiée à partir de ce lundi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, pourrait réintroduire sous condition l’un d’eux, l’acétamipride. Cet insecticide, nocif pour les abeilles, est réclamé par les filières de la betterave ou de la noisette, qui estiment n’avoir aucune autre arme contre les ravageurs.- Quelles inquiétudes ? -En matière de santé humaine, les néonicotinoïdes posent une problématique classique concernant les pesticides: ces substances, destinées à tuer des insectes, peuvent-elles aussi nous nuire par leurs mécanismes d’action ? La spécificité des néonicotinoïdes est de cibler le système nerveux. Ils suscitent donc avant tout des questionnements sur leurs effets neurologiques, en particulier leur rôle potentiel dans des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant et l’adolescent.Mais des chercheurs se sont aussi penchés sur d’autres risques: dans quelle mesure les néonicotinoïdes jouent-ils sur nos hormones, en tant que perturbateurs endocriniens ? Sont-ils associés à un risque plus élevé de cancer ?- Que sait-on ? -Le consensus actuel, tel que donné par la littérature scientifique et diverses autorités sanitaires, se résume largement à l’incertitude, parfois assortie d’appels au principe de précaution. “Des incertitudes majeures” demeurent sur les effets neurodéveloppementaux de l’acétamipride, résumait notamment en 2024 l’agence sanitaire européenne, l’Efsa.Il faudrait de “nouveaux éléments” pour pouvoir “évaluer de manière adéquate les risques et les dangers” de l’acétamipride, insistait l’agence, appelant pour l’heure à abaisser nettement les seuils auxquels ce pesticide est jugé potentiellement dangereux.- De quelles études dispose-t-on ? -“Les néonicotinoïdes sont des pesticides qui ont été peu étudiés sur leurs effets pour les humains”, explique à l’AFP Sylvie Bortoli, toxicologue à l’Inserm. “La bibliographie reste assez lacunaire par rapport à d’autres pesticides emblématiques comme le DDT ou le glyphosate.”Un corpus de recherches existe néanmoins depuis plusieurs années. Il mêle essentiellement des travaux “in vitro”, qui décrivent ce qui se passe quand une cellule est exposée en laboratoire à des néonicotinoïdes, à des études sur des animaux, généralement des souris.Le premier type d’études (dit mécanistique) a notamment montré les effets délétères des néonicotinoïdes sur les neurones. La seconde catégorie a mis en évidence leur action dans des troubles neurologiques, mais aussi dans d’autres pathologies. Une étude, publiée en 2022 dans la revue Environment International, a ainsi montré la capacité de l’acétamipride à provoquer des cancers du sein chez la souris.Si ces études appuient l’idée que les néonicotinoïdes présentent des risques potentiels, elles ne permettent pas de conclure définitivement qu’ils jouent réellement un rôle dans des pathologies chez l’humain, du moins au niveau auquel ces produits sont utilisés dans la vie réelle.- Comment en savoir plus ? -Les chercheurs s’accordent sur la nécessité de mener plus d’études épidémiologiques. De telles études évaluent, au sein d’un groupe de personnes, la fréquence de certains troubles en fonction de l’exposition plus ou moins grande à un facteur donné, ici les néonicotinoïdes.”On a un besoin crucial d’études épidémiologiques de grande ampleur pour éclaircir les effets que l’exposition aux néonicotinoïdes pourrait avoir sur la santé”, résumait en 2022 une synthèse des connaissances, dans la revue Environment International.Ces études apporteraient des éléments importants pour savoir si la toxicité, mesurée en laboratoire ou sur des animaux, se traduit réellement par des problèmes de santé dans la population. Et, dans ce cas, elles permettraient de mieux évaluer le risque selon le type d’exposition: chez les agriculteurs, chez les personnes vivant proches d’exploitations, chez les consommateurs d’aliments traités par néonicotinoïdes…Certes, “il y a quelques études épidémiologiques récemment publiées, mais elle sont peu nombreuses et pas forcément concordantes”, note Mme Bortoli.Une étude, publiée en 2017 dans la revue Environmental Health Perspectives, pointe par exemple un moins bon développement intellectuel des enfants dont les mères ont passé leur grossesse près d’exploitations usant des néonicotinoïdes. Mais l’échantillon reste limité  – environ 300 familles californiennes – et d’autres travaux seraient nécessaires pour confirmer cet effet.

Quinze morts dont des enfants dans des raids israéliens à Gaza selon les secours

La Défense civile de Gaza a annoncé la mort de 15 personnes, dont des enfants, dans des frappes israéliennes samedi dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par la guerre.L’armée israélienne a intensifié à la mi-mai sa campagne aérienne et terrestre dans la bande de Gaza dans le but affiché d’anéantir le Hamas, de prendre le contrôle du territoire palestinien et de libérer les otages israéliens qui y sont retenus.Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque sans précédent menée par des commandos du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès dans le sud de Gaza, des Palestiniens pleurent devant les corps de leurs proches dont celui d’un enfant, placés dans des housses blanches, selon des images de l’AFP. Un homme tente de consoler deux femmes en larmes. D’autres récitent la prière des morts.”Un missile largué par un avion est tombé sur la maison et l’a détruite. Il n’y avait que des civils, ma soeur, son mari et leurs deux enfants ont été tués”, raconte à l’AFP Wissam Al-Madhoun à l’hôpital.”On a trouvé leurs corps dans la rue. Qu’a fait cet enfant contre Netanyahu pour mériter cela?”, s’est-il exclamé, en référence au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.- “100 cibles terroristes” -Selon le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, “au moins 15 Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans les frappes israéliennes” dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont confrontés à de graves pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments. Quatre Palestiniens dont un enfant ont été tués dans la région d’al-Touffah (nord), et cinq dans une frappe “contre un rassemblement de citoyens attendant des camions d’aide à l’ouest de Khan Younès”, a-t-il précisé.Dans le quartier d’Amal à Khan Younès, “quatre martyrs, membres d’une même famille, sont tombés après une frappe contre un appartement”, a dit M. Bassal, en faisant état de deux morts à Nousseirat (centre).Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé que ses troupes avaient ces dernières 24 heures “éliminé des terroristes et démantelé des infrastructures terroristes y compris souterraines” à Gaza. L’armée de l’air “a frappé plus de 100 cibles terroristes”.Israël assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre et interdit l’accès du territoire aux journalistes venant de l’extérieur.Après une trêve de deux mois ayant permis le retour d’une trentaine d’otages israéliens (dont huit morts) en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens, Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, sont au point mort.- “Ma fille demande du pain” -Face à une indignation croissante à l’international sur l’interdiction par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars, Israël a commencé à laisser passer l’aide lundi, au compte-gouttes.Les camions autorisés par Israël ne représentent “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres, le patron de l’ONU.Samedi, la municipalité de Gaza-ville a lancé un appel à l’aide pour la réparation et la réhabilitation “des installations d’eau détruites”, faisant état “d’une crise majeure de l’eau” à l’approche de l’été. “Je lance un appel au monde pour qu’il nous aide. Nous avons besoin d’eau potable et de la nourriture. Ma fille demande du pain depuis ce matin et nous n’avons rien à lui donner”, affirme Nady Nasrallah, une déplacée à Gaza-ville (nord).L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.901 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Quinze morts dont des enfants dans des raids israéliens à Gaza selon les secours

La Défense civile de Gaza a annoncé la mort de 15 personnes, dont des enfants, dans des frappes israéliennes samedi dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par la guerre.L’armée israélienne a intensifié à la mi-mai sa campagne aérienne et terrestre dans la bande de Gaza dans le but affiché d’anéantir le Hamas, de prendre le contrôle du territoire palestinien et de libérer les otages israéliens qui y sont retenus.Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque sans précédent menée par des commandos du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès dans le sud de Gaza, des Palestiniens pleurent devant les corps de leurs proches dont celui d’un enfant, placés dans des housses blanches, selon des images de l’AFP. Un homme tente de consoler deux femmes en larmes. D’autres récitent la prière des morts.”Un missile largué par un avion est tombé sur la maison et l’a détruite. Il n’y avait que des civils, ma soeur, son mari et leurs deux enfants ont été tués”, raconte à l’AFP Wissam Al-Madhoun à l’hôpital.”On a trouvé leurs corps dans la rue. Qu’a fait cet enfant contre Netanyahu pour mériter cela?”, s’est-il exclamé, en référence au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.- “100 cibles terroristes” -Selon le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, “au moins 15 Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans les frappes israéliennes” dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont confrontés à de graves pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments. Quatre Palestiniens dont un enfant ont été tués dans la région d’al-Touffah (nord), et cinq dans une frappe “contre un rassemblement de citoyens attendant des camions d’aide à l’ouest de Khan Younès”, a-t-il précisé.Dans le quartier d’Amal à Khan Younès, “quatre martyrs, membres d’une même famille, sont tombés après une frappe contre un appartement”, a dit M. Bassal, en faisant état de deux morts à Nousseirat (centre).Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé que ses troupes avaient ces dernières 24 heures “éliminé des terroristes et démantelé des infrastructures terroristes y compris souterraines” à Gaza. L’armée de l’air “a frappé plus de 100 cibles terroristes”.Israël assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre et interdit l’accès du territoire aux journalistes venant de l’extérieur.Après une trêve de deux mois ayant permis le retour d’une trentaine d’otages israéliens (dont huit morts) en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens, Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, sont au point mort.- “Ma fille demande du pain” -Face à une indignation croissante à l’international sur l’interdiction par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars, Israël a commencé à laisser passer l’aide lundi, au compte-gouttes.Les camions autorisés par Israël ne représentent “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres, le patron de l’ONU.Samedi, la municipalité de Gaza-ville a lancé un appel à l’aide pour la réparation et la réhabilitation “des installations d’eau détruites”, faisant état “d’une crise majeure de l’eau” à l’approche de l’été. “Je lance un appel au monde pour qu’il nous aide. Nous avons besoin d’eau potable et de la nourriture. Ma fille demande du pain depuis ce matin et nous n’avons rien à lui donner”, affirme Nady Nasrallah, une déplacée à Gaza-ville (nord).L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.901 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Bangladesh student leader fears uprising gains at risk

A key Bangladeshi party leader at the forefront of the revolt that ousted premier Sheikh Hasina warned on Saturday an army-backed leadership could replace the interim government.Nahid Islam, leader of the National Citizen Party (NCP) made up of many students who spearheaded the uprising that ended Hasina’s 15-year iron-fisted rule last year, said he worried about an “anti-democratic” future.Muhammad Yunus, the 84-year-old Nobel Peace Prize winner leading the caretaker government until elections are held, has called for rival political parties jostling for power to give him their full support.Bangladesh has a long history of coups, and the army retains a powerful role.Islam, an ally of Yunus who previously served in his cabinet, told reporters on Saturday that he foresaw a situation similar to January 11, 2007, when a state of emergency was declared resulting in a two-year-long military-backed government.”There are indications that a 1/11-style military-backed government could re-emerge — one that is anti-democratic and anti-people,” Islam said.- ‘Should not interfere’ -Bangladesh’s political crisis escalated this week as rival parties protested with competing demands.Army chief General Waker-Uz-Zaman said this week elections should be held by December, Dhaka’s newspapers reported, aligning with the demands of the powerful Bangladesh Nationalist Party (BNP).But Islam said that the military’s role was “to ensure national security”, and not to get involved in politics.”While the military is an essential institution for state security, it should not interfere in political affairs,” he said.Yunus has said elections could come as early as December but holding them later — at the latest by June 2026 — would allow more time for democratic reforms he says are needed.Islam said it was for those reforms that students launched their protests last year, but that Yunus told him during a meeting on Thursday that the pressure put on him had frustrated him.”He assumed office to bring about fundamental change. People expect to see trials, reforms, and a peaceful transition of power. Under the current circumstances, he feels he cannot deliver to those expectations,” Islam said.”There is a real fear that elections may not be free and fair but instead heavily restricted.”

Premier week-end test pour le contrôle aérien américain, en souffrance

Plusieurs millions de voyageurs vont faire passer, durant ce week-end férié, un premier test au système de contrôle aérien américain, objet de récents incidents sur fond de technologie vieillissante et de sous-effectifs.En quelques jours seulement, Newark (New Jersey), l’un des trois aéroports majeurs de la région new-yorkaise, a connu une série de pannes, dont la plus sérieuse, le 9 mai, a mis à plat, durant 90 secondes, les communications aériennes et les radars permettant de situer les appareils en l’air.Ces événements ont amené le régulateur de l’aviation civile, la FAA, a réduire le trafic de 25% à Newark jusqu’à mi-juin.A Denver, la tour a perdu le contact avec les pilotes durant 90 secondes également le 12 mai, mais ils sont parvenus à maintenir les communications en changeant de fréquence.Pour le ministre des Transports, Sean Duffy, “des décennies d’abandon” ont laissé les Etats-Unis “avec un système dépassé, qui fait son âge”.Une collision le 29 janvier entre un avion de ligne en approche finale de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington et un hélicoptère militaire, qui a fait 67 morts au total, a aussi attiré l’attention sur le contrôle aérien.Sean Duffy a présenté, début mai, un grand plan d’urgence pour rénover les infrastructures de contrôle aérien (ATC) dans le pays.Lors de sa conférence de presse, le ministre a présenté certains des équipements utilisés par les contrôleurs aériens, vieux de plus de 50 ans, une technologie qui requiert encore parfois l’utilisation de disquettes.Mais si le projet est lancé, il ne deviendra réalité qu’une fois des fonds alloués par le Congrès et devrait prendre, une fois financé, “trois ou quatre ans”, selon Sean Duffy.- “Horrible” -En attendant, “il va y avoir des retards cet été”, prédit le consultant Jeff Guzzetti, ancien reponsable des enquêtes d’accidents à la FAA.Avant même le week-end de Memorial Day, qui comprend le lundi 26 mai férié, Ramesh Jaganathan en a fait les frais, arrivé d’Orlando à Newark avec deux heures de retard. “Ca a été horrible”, raconte-t-il. “Il va falloir qu’on s’y habitue cet été.”L’ATC souffre aussi d’une pénurie de main d’oeuvre.”Cela fait au moins dix ans qu’il manque 3.000 contrôleurs aériens”, pour 13.300 salariés en poste actuellement, a relevé M. Duffy, attribuant notamment aux équipements obsolètes le manque de vocations chez les jeunes générations.Lors d’une audition au Sénat, mi-mai, des représentants de la FAA ont rappelé que les logiciels de bord étaient programmés pour assurer une distance minimale entre deux appareils et que les pilotes avaient été formés à une éventuelle panne de communication.Grâce à ces garanties, ajoutées à la surveillance des contrôleurs, il n’y a pas, en ce moment, de “danger significativement accru pour les passagers” à Newark, assure Frank McIntosh, chef adjoint de l’Air Traffic Organization, entité de la FAA dédiée au contrôle aérien.Quant à la pénurie de contrôleurs, “quand nous sommes en sous-effectif (…) nous prenons l’initiative de ralentir le trafic” et de limiter le nombre d’atterrissages et de décollages.Mais ces ajustements ont un coût pour les passagers, car, dans le cas de Newark, ils provoquent, certains jours, l’annulation de plus de 200 vols.Jeff Guzzetti observe aussi que la FAA est en proie au “tumulte”, car plusieurs centaines de ses employés ont été licenciés ces derniers mois, sous l’impulsion de Donald Trump.Même s’il ne s’agit pas de contrôleurs, “ces suppressions d’emplois ont des conséquences”, a averti l’élu démocrate à la Chambre des représentants, Steve Cohen. “L’une d’entre elles est d’amoindrir la capacité d’assurer la sécurité” du transport aérien via des contrôles et des formations.”Eliminer des postes et encourager les démissions”, a ajouté David Spero, président du syndicat des spécialistes de sécurité aérienne (PASS), “cela a un effet démoralisateur sur les équipes.”

Gaza civil defence says 15 killed in Israeli strikes

Gaza’s civil defence agency said Israeli strikes killed at least 15 people on Saturday across the Palestinian territory, where Israel has ramped up its military offensive in recent days.Civil defence agency spokesman Mahmud Bassal told AFP the dead included a couple who were killed with their two young children in a pre-dawn strike on a house in the Amal quarter of the southern city of Khan Yunis.To the west of the city, at least five people were killed by a drone strike on a crowd of people that had gathered to wait for aid trucks, he said.At Khan Yunis’s Nasser Hospital, tearful mourners gathered around white-shrouded bodies outside.”Suddenly, a missile from an F-16 destroyed the entire house, and all of them were civilians — my sister, her husband and their children,” said Wissam Al-Madhoun.”We found them lying in the street. What did this child do to (Israeli Prime Minister Benjamin) Netanyahu?”The Israeli military said it was unable to comment on individual strikes without their “precise geographical coordinates”.In a statement, the military said that over the past day the air force had struck more than 100 targets across the territory, including members of “terrorist organisations in the Gaza Strip, military structures, underground routes and additional terrorist infrastructure”.Israel resumed operations in Gaza on March 18, ending a two-month ceasefire.Gaza’s health ministry said Saturday that at least 3,747 people had been killed in the territory since then, taking the war’s overall toll to 53,901, mostly civilians.- ‘Cruellest phase’ -Hamas’s October 2023 attack on Israel that triggered the war resulted in the deaths of 1,218 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Militants also took 251 hostages, 57 of whom remain in Gaza including 34 the Israeli military says are dead.United Nations chief Antonio Guterres said on Friday that Palestinians were enduring “the cruellest phase” of the war in Gaza, where a lengthy Israeli blockade has led to widespread shortages of food and medicine.Limited aid deliveries to the Gaza Strip restarted on Monday for the first time since March 2, amid mounting condemnation of the Israeli blockade.The World Food Programme said 15 of its trucks were looted late Thursday night, calling on Israel “to get far greater volumes of food assistance into Gaza faster”.”Hunger, desperation, and anxiety over whether more food aid is coming, is contributing to rising insecurity,” it said.The Gaza City municipality, meanwhile, warned Saturday of “a potential large-scale water crisis” due to a lack of supplies needed for urgent repairs.It said damage from the war had “affected the majority of Gaza’s water infrastructure, leaving large portions of the population vulnerable to severe water shortages”.It added that temperatures were rising and demand was expected to increase.