Ukraine: attaque russe sur Kiev et deuxième échange de prisonniers

Une attaque massive de drones et de missiles russes sur Kiev a fait au moins 15 blessés tôt samedi matin, peu avant la réalisation de la deuxième phase d’un échange record de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.L’armée de l’air ukrainienne a affirmé avoir “abattu six missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et neutralisé 245 UAV ennemis de type Shahed”, sur un total de 14 missiles balistiques et 250 drones.La capitale Kiev était “la principale cible” de cette attaque, a-t-elle précisé.Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions dans la nuit. Le maire et l’administration civile et militaire de Kiev ont fait état de plusieurs incendies et de chutes de débris de missiles et de drones sur des immeubles dans un grand nombre de quartiers de la ville.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des “entreprises du complexe militaro-industriel” et des “positions de systèmes antiaériens Patriot” livrés par Washington à l’Ukraine.”Seules des sanctions supplémentaires ciblant des secteurs clés de l’économie russe forceront Moscou à cesser le feu”, a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi, ajoutant que “la cause de la prolongation de la guerre se trouve à Moscou”.- Nouvel échange -Ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul, alors que la communauté internationale, Donald Trump au premier chef, répète sans cesse ses appels à un cessez-le-feu dans cette guerre d’invasion lancée par la Russie en 2022.Samedi, 307 prisonniers de guerre russes ont été échangés contre le même nombre de militaires ukrainiens, ont annoncé Kiev et Moscou.Le premier volet de ce vaste échange, au format 1.000 pour 1.000, avait porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp.La troisième étape de cet échange, considéré comme le plus grand depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, doit avoir lieu dimanche.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.”L’Ukraine est prête à toute forme de diplomatie qui produit des résultats, nous sommes prêts à toutes les étapes qui garantiront une sécurité réelle. C’est la Russie qui n’est prête à rien”, a déploré samedi M. Zelensky, dans son allocution quotidienne.Selon lui, la semaine prochaine devra être consacrée “à mettre une nouvelle pression sur la Russie”.- Frappes et combats -Parallèlement, les combats se poursuivent sur le front, où l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit dans certains secteurs une lente avancée, malgré des pertes importantes.Le ministère russe de la Défense a revendiqué samedi la conquête de deux villages ukrainiens, Stoupotchki et Odrané, situés dans la région de Donetsk (est), qui reste l’épicentre des affrontements.A plus de 300 km de là, le ministère a également affirmé samedi que ses troupes s’étaient emparés de la localité de Loknia, dans la région de Soumy (nord-est), frontalière de la Russie et où Moscou a dit vouloir créer une zone tampon pour prévenir des incursions ukrainiennes sur son territoire.Les autorités régionales ukrainiennes ont par ailleurs indiqué qu’une frappe aérienne russe avait tué samedi une femme dans cette région, dans le village de Velyka Pyssarivka, et blessé un homme.Dans la région russe de Koursk, frontalière de celle de Soumy, cinq personnes ont été blessés samedi par des frappes ukrainiennes, a indiqué le gouverneur local Alexandre Khinchteïn. Quatre autres, dont deux pompiers, ont également été blessés dans celle de Belgorod, d’après son gouverneur.La veille, en Ukraine, au moins 11 civils ont été tués par des bombardements russes: quatre dans la région de Donetsk, quatre dans celle de Kharkiv et trois autres dans la ville d’Odessa, selon les autorités ukrainiennes.

Ukraine: attaque russe sur Kiev et deuxième échange de prisonniers

Une attaque massive de drones et de missiles russes sur Kiev a fait au moins 15 blessés tôt samedi matin, peu avant la réalisation de la deuxième phase d’un échange record de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.L’armée de l’air ukrainienne a affirmé avoir “abattu six missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et neutralisé 245 UAV ennemis de type Shahed”, sur un total de 14 missiles balistiques et 250 drones.La capitale Kiev était “la principale cible” de cette attaque, a-t-elle précisé.Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions dans la nuit. Le maire et l’administration civile et militaire de Kiev ont fait état de plusieurs incendies et de chutes de débris de missiles et de drones sur des immeubles dans un grand nombre de quartiers de la ville.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des “entreprises du complexe militaro-industriel” et des “positions de systèmes antiaériens Patriot” livrés par Washington à l’Ukraine.”Seules des sanctions supplémentaires ciblant des secteurs clés de l’économie russe forceront Moscou à cesser le feu”, a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi, ajoutant que “la cause de la prolongation de la guerre se trouve à Moscou”.- Nouvel échange -Ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul, alors que la communauté internationale, Donald Trump au premier chef, répète sans cesse ses appels à un cessez-le-feu dans cette guerre d’invasion lancée par la Russie en 2022.Samedi, 307 prisonniers de guerre russes ont été échangés contre le même nombre de militaires ukrainiens, ont annoncé Kiev et Moscou.Le premier volet de ce vaste échange, au format 1.000 pour 1.000, avait porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp.La troisième étape de cet échange, considéré comme le plus grand depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, doit avoir lieu dimanche.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.”L’Ukraine est prête à toute forme de diplomatie qui produit des résultats, nous sommes prêts à toutes les étapes qui garantiront une sécurité réelle. C’est la Russie qui n’est prête à rien”, a déploré samedi M. Zelensky, dans son allocution quotidienne.Selon lui, la semaine prochaine devra être consacrée “à mettre une nouvelle pression sur la Russie”.- Frappes et combats -Parallèlement, les combats se poursuivent sur le front, où l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit dans certains secteurs une lente avancée, malgré des pertes importantes.Le ministère russe de la Défense a revendiqué samedi la conquête de deux villages ukrainiens, Stoupotchki et Odrané, situés dans la région de Donetsk (est), qui reste l’épicentre des affrontements.A plus de 300 km de là, le ministère a également affirmé samedi que ses troupes s’étaient emparés de la localité de Loknia, dans la région de Soumy (nord-est), frontalière de la Russie et où Moscou a dit vouloir créer une zone tampon pour prévenir des incursions ukrainiennes sur son territoire.Les autorités régionales ukrainiennes ont par ailleurs indiqué qu’une frappe aérienne russe avait tué samedi une femme dans cette région, dans le village de Velyka Pyssarivka, et blessé un homme.Dans la région russe de Koursk, frontalière de celle de Soumy, cinq personnes ont été blessés samedi par des frappes ukrainiennes, a indiqué le gouverneur local Alexandre Khinchteïn. Quatre autres, dont deux pompiers, ont également été blessés dans celle de Belgorod, d’après son gouverneur.La veille, en Ukraine, au moins 11 civils ont été tués par des bombardements russes: quatre dans la région de Donetsk, quatre dans celle de Kharkiv et trois autres dans la ville d’Odessa, selon les autorités ukrainiennes.

Jafar Panahi: Iran’s dissident director who lives for cinema

Iranian director Jafar Panahi, who won the top prize at the Cannes film festival on Saturday, is a twice-jailed arthouse cinema veteran whose films are banned in his homeland.The 64-year-old is a symbol of artistic defiance who repeatedly challenges his country’s strict censorship laws to produce movies about Iran’s social and cultural struggles.His latest production “It Was Just an Accident” tells the story of five formerly imprisoned Iranians who are confronted with a man they believe to have been their torturer in jail.Shot in secret, it is partly inspired by Panahi’s own experiences behind bars following his most recent near seven-month prison term in 2022-2023 which ended with a hunger strike. “I’m alive as long as I’m making films. If I’m not making films, then what happens to me no longer matters,” he told AFP in an interview last week. He has won a host of prizes at European film festivals and showcased his debut film “The White Balloon” in Cannes in 1995 which won an award for best first feature. Saturday’s win is his highest honour yet and was presented to him in person on his first visit to Cannes in 15 years.- 20-year ban – In 2010, Panahi was banned from making movies and leaving the country after supporting mass anti-government protests a year earlier and making a series of films that critiqued the state of modern Iran.Convicted of “propaganda against the system”, he was sentenced to six years in jail but served only two months behind bars before being released on bail.In the years that followed, Iranian authorities appeared content to turn a blind eye to his failure to toe the line, as long as his films did not appear overtly political. He continued to make films, however, and his efforts to smuggle them out to foreign distributors and film festivals became the stuff of legend.A year after being handed a 20-year ban on filmmaking he dispatched a documentary with the cheeky title “This is Not a Film” to the Cannes Festival on a flash drive stashed in a cake.His 2015 movie “Taxi” featured him acting as a taxi driver and was shot entirely in a car, allowing him to avoid the ever-watchful eyes of Iranian police while filming. His conversations with a cross-section of Iranians that come aboard — a lawyer barred from practising her trade, a badly-injured man who is making his will on the backseat — provided rich insights into everyday life in the Islamic republic.- Jail material -The tolerance of Panahi’s work ended in July 2022 when he was re-arrested in connection with protests by a group of filmmakers.He was ordered to serve out the sentence that had been hanging over him since 2010 in Tehran’s notorious Evin prison, but was released nearly seven months later.He said he had used some of his conversations with fellow inmates as inspiration for the script of “It Was Just an Accident”, which he wrote himself.”When you put (an artist) in prison, you’re handing them an opportunity, giving them material, ideas, opening up a whole new world,” he said in Cannes.The core of the allegorical film examines the moral dilemma faced by people if they are given opportunity to take revenge on their oppressors.”We chose a range of characters, from violent to non-violent, from a simple man to someone completely detached from such concerns,” he told AFP.  “Through their actions and reactions, we reach — or perhaps fail to reach — a conclusion about what the right path might be.”- ‘Pressure’ -A child of the Tehran slums, Panahi is a leading exponent of Iranian New Wave cinema, alongside Abbas Kiarostami, whom he served as an assistant early in his career.In keeping with the movement, his films focus on the social realities of his homeland and give pride of place to non-professional actors.After “The White Balloon”, he was given the second-place jury prize in Cannes in 2003 for “Blood and Gold” and best screenplay in 2018 for his roadmovie “3 Faces”.He said he planned to return to Iran after this year’s festival despite the risks for him.He revealed on Wednesday that he and his cast had faced “pressure” since “It Was Just an Accident” was selected at Cannes, with several team members called in for questioning.Panahi has a film-making son who is following in his foot steps. Panah Panahi presented his first feature, “Hit the Road”, in 2021 in a section for young directors.burs-adp/fg/phz

Syrian reboots interior ministry as Damascus seeks to reassure West

Syrian authorities on Saturday announced an interior ministry restructuring that includes fighting cross-border drug and people smuggling as they seek to improve ties with Western nations that have lifted sanctions.Keen to reboot and rebuild nearly 14 years after a devastating civil war broke out, the new authorities in Damascus have hailed Washington’s lifting of US sanctions.The move was formalised Friday after being announced by President Donald Trump on a Gulf tour this month during which he shook hands with Syria’s jihadist-turned-interim President Ahmed al-Sharaa.Spokesman Noureddine al-Baba said the interior ministry restructure included reforms and creating “a modern civil security institution that adopts transparency and respects international human rights standards”.It includes setting up a citizens’ complaints department and incorporating the police and General Security agency into an Internal Security command, he told a press conference.A border security body for Syria’s land and sea frontiers will be tasked with “combating illegal activities, particularly drug and human smuggling networks”, Baba said.The restructure includes “strengthening the role of the anti-drug department and further developing its importance within Syria and abroad” after the country became a major exporter of illicit stimulant captagon, he added.Another department will handle security for government facilities and foreign missions, as embassies reopen in Syria following Bashar al-Assad’s ouster in December.A tourism police body will secure visitors and sites as the war-torn country — home to renowned UNESCO World Heritage sites — seeks to relaunch tourism.- ‘Of critical importance’ -Syria’s foreign ministry welcomed Washington’s lifting of sanctions, calling the move “a positive step in the right direction to reduce humanitarian and economic struggles in the country”.Turkish foreign ministry spokesperson Oncu Keceli said the recent US and European Union steps to lift sanctions were “of critical importance in efforts to bring stability and security to Syria”.The European Union announced the lifting of its economic sanctions on Syria earlier this month.Sharaa met President Recep Tayyip Erdogan on Saturday on his third visit to Turkey since taking power on a visit to discuss “common issues”, Syria’s presidency said.Ankara is a major backer of Syria’s new authorities, who are negotiating with Kurdish forces that control swathes of the northeast and that Turkey considers “terrorists”.A government delegation made a first visit Saturday to the notorious Al-Hol camp in the northeast that hosts families of suspected Islamic State (IS) group jihadists.Trump said he wanted to give Syria’s new rulers “a chance at greatness” after their overthrow of Assad.While in Istanbul, Sharaa met with the US ambassador to Turkey, who doubles as Washington’s Syria envoy.In a statement, Tom Barrack said: “President Trump’s goal is to enable the new government to create the conditions for the Syrian people to not only survive but thrive.”He added that it would aid Washington’s “primary objective” of ensuring the “enduring defeat” of IS.US sanctions were first imposed on Syria in 1979 under the rule of Bashar al-Assad’s father Hafez.They were sharply expanded after the bloody repression of anti-government protests in 2011 triggered Syria’s civil war.The new administration has been looking to build relations with the West and roll back sanctions, but some governments expressed reluctance, pointing to the Islamist past of leading figures. – ‘Recovery and reconstruction’ -The sanctions relief extends to the new government on condition that Syria not provide safe haven for terrorist organisations and ensure security for religious and ethnic minorities, the US Treasury Department said.Concurrently, the US State Department issued a 180-day waiver for the Caesar Act to make sure that sanctions do not obstruct foreign investment in Syria.The 2020 legislation severely sanctioned any entity or company cooperating with the now ousted government.US Secretary of State Marco Rubio said the waiver would “facilitate the provision of electricity, energy, water and sanitation, and enable a more effective humanitarian response across Syria”.However, Rubio cautioned that Trump “has made clear his expectation that relief will be followed by prompt action by the Syrian government on important policy priorities”.He said lifting the sanctions aims to promote “recovery and reconstruction efforts”.Syria’s 14-year civil war killed more than half a million people and ravaged its infrastructure.The interior ministry’s spokesman said around a third of the population had been under suspicion by the Assad government’s feared intelligence and security services.Analysts say a full lifting of sanctions may take time, as some US restrictions are acts that need to be reversed by Congress.Syrian authorities also need to ensure an attractive environment for foreign investment.

Attaque au couteau à Hambourg: la suspecte atteinte de troubles mentaux

L’auteure présumée de l’attaque au couteau à la gare de Hambourg (nord), qui a fait 18 blessés vendredi, présente “des indices très concrets d’une maladie psychique”, a indiqué samedi la police allemande, excluant de nouveau un mobile politique.Vendredi en début de soirée, à une heure de forte affluence dans la gare de la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne, la suspecte avait agressé à l’arme blanche sur un quai plusieurs voyageurs attendant leur train avant d’être neutralisée par deux passants et des forces de l’ordre.La suspecte de nationalité allemande et âgée de 39 ans a été présentée samedi à un juge qui a décidé de son internement dans un hôpital psychiatrique, a précisé la police dans un communiqué. Elle était sans domicile fixe, a-t-elle continué.”Il n’existe pas d’indices que la suspecte ait été sous l’emprise de substances psychotropes (alcool ou drogues) au moment des faits”, selon la police.Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur ses antécédents psychiatriques.La suspecte avait été arrêtée peu après les faits, en début de soirée, “sans opposer de résistance”.Parmi les 18 victimes âgées de 19 à 85 ans, sept ont été blessées légèrement, sept grièvement et quatre très grièvement, selon le dernier bilan fourni par la police. Parmi ces quatre dernières, dont les secours ont cru un temps pour leur vie mais qui sont désormais dans un état stable, se trouvent une femme et un homme de 24 ans, une femme de 52 ans et une autre de 85 ans.L’Allemagne a connu ces derniers mois plusieurs attaques meurtrières à l’arme blanche qui ont choqué le pays, ainsi que des attentats à motif jihadiste et des violences d’extrême droite qui ont mis au premier plan les questions de sécurité.Selon les statistiques de la police criminelle, quelque 8.900 agressions à l’arme blanche ont été commises en Allemagne en 2023, représentant un peu moins de 6% de la catégorie des violences “ayant entraîné des blessures corporelles graves et dangereuses”.En 2022, ce chiffre était de 8.160 et l’année précédente de 7.071 cas.Sous pression pour faire diminuer le nombre de violences à l’arme blanche, le gouvernement allemand avait durci l’été dernier la législation sur le port de couteaux, interdits dans les rassemblements publics et dans les transports longue distance.Des villes ont également décrété des zones où le port de couteau est interdit, comme la gare de Hambourg, autant de mesures dont l’efficacité est mise en doute par les experts et les syndicats de policier.

Attaque au couteau à Hambourg: la suspecte atteinte de troubles mentaux

L’auteure présumée de l’attaque au couteau à la gare de Hambourg (nord), qui a fait 18 blessés vendredi, présente “des indices très concrets d’une maladie psychique”, a indiqué samedi la police allemande, excluant de nouveau un mobile politique.Vendredi en début de soirée, à une heure de forte affluence dans la gare de la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne, la suspecte avait agressé à l’arme blanche sur un quai plusieurs voyageurs attendant leur train avant d’être neutralisée par deux passants et des forces de l’ordre.La suspecte de nationalité allemande et âgée de 39 ans a été présentée samedi à un juge qui a décidé de son internement dans un hôpital psychiatrique, a précisé la police dans un communiqué. Elle était sans domicile fixe, a-t-elle continué.”Il n’existe pas d’indices que la suspecte ait été sous l’emprise de substances psychotropes (alcool ou drogues) au moment des faits”, selon la police.Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur ses antécédents psychiatriques.La suspecte avait été arrêtée peu après les faits, en début de soirée, “sans opposer de résistance”.Parmi les 18 victimes âgées de 19 à 85 ans, sept ont été blessées légèrement, sept grièvement et quatre très grièvement, selon le dernier bilan fourni par la police. Parmi ces quatre dernières, dont les secours ont cru un temps pour leur vie mais qui sont désormais dans un état stable, se trouvent une femme et un homme de 24 ans, une femme de 52 ans et une autre de 85 ans.L’Allemagne a connu ces derniers mois plusieurs attaques meurtrières à l’arme blanche qui ont choqué le pays, ainsi que des attentats à motif jihadiste et des violences d’extrême droite qui ont mis au premier plan les questions de sécurité.Selon les statistiques de la police criminelle, quelque 8.900 agressions à l’arme blanche ont été commises en Allemagne en 2023, représentant un peu moins de 6% de la catégorie des violences “ayant entraîné des blessures corporelles graves et dangereuses”.En 2022, ce chiffre était de 8.160 et l’année précédente de 7.071 cas.Sous pression pour faire diminuer le nombre de violences à l’arme blanche, le gouvernement allemand avait durci l’été dernier la législation sur le port de couteaux, interdits dans les rassemblements publics et dans les transports longue distance.Des villes ont également décrété des zones où le port de couteau est interdit, comme la gare de Hambourg, autant de mesures dont l’efficacité est mise en doute par les experts et les syndicats de policier.

La Syrie “réorganise” son ministère de l’Intérieur, salue la levée des sanctions américaines

Les autorités syriennes ont annoncé samedi une “réorganisation” du ministère de l’Intérieur, notamment pour lutter contre les trafics de drogue et d’êtres humains, dans un contexte de rapprochement avec l’Occident et d’allégement progressif des sanctions contre Damas.La Syrie a salué la levée formelle des sanctions américaines, qui devrait permettre un retour des investissements pour relancer une économie exsangue après plus de 13 ans de guerre civile.Le président Donald Trump a créé la surprise en annonçant, lors d’une visite à Ryad le 13 mai, la levée des sanctions américaines, disant vouloir “donner une chance de grandeur” aux nouvelles autorités de Damas.Il a aussi rencontré le lendemain le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qui a dirigé la coalition de groupes rebelles islamistes radicaux ayant renversé en décembre le président Bachar al-Assad.”La République arabe syrienne se félicite de la décision du gouvernement américain de lever les sanctions imposées à la Syrie et à son peuple depuis de longues années”, a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.”Il s’agit d’un pas positif dans la bonne direction pour réduire les souffrances sur les plans économique et humanitaire”, a-t-il ajouté.La Syrie, dirigée par le clan Assad pendant plusieurs décennies, fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979. Celles-ci ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur de la guerre.- “Police du tourisme” -Samedi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a indiqué que plus de huit millions de personnes étaient recherchées par les services de renseignement et de sécurité de l’ancien pouvoir de Bachar al-Assad.Il a annoncé également la “réorganisation” de son ministère et la création de nouveaux départements, dont un organe de sécurité des frontières terrestres et maritimes chargé de lutter “en particulier contre les réseaux de trafic de drogue et d’êtres humains”. Un service de police du tourisme sera chargé de sécuriser les sites touristiques du pays, dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.Les sanctions internationales sont le principal obstacle à la relance de l’économie syrienne et leur levée permettra le retour des investissements dans le pays.Le pouvoir de M. Chareh s’emploie à trouver les fonds pour la reconstruction du pays dévasté par la guerre qui a fait plus d’un demi-million de morts, provoqué l’exil de millions d’habitants et détruit les infrastructures.Pour le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, la levée des sanctions aidera à la reconstruction et à la modernisation des infrastructures, et “ouvrira la voie au retour des investissements”.En visite en Turquie, le président Chareh a rencontré à Istanbul l’émissaire américain pour la Syrie, Thomas Barrack, a indiqué ce dernier dans un communiqué, ajoutant que la rencontre visait “à mettre en œuvre la décision audacieuse du président Trump d’ouvrir la voie à la paix et à la prospérité en Syrie”.M. Chareh s’est entretenu également samedi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a rapporté l’agence étatique turque Anadolu sans préciser le contenu de leurs échanges.- “Priorités importantes” -Le département d’Etat américain a délivré une dérogation au titre de la “loi César” de 2020 qui prévoyait des sanctions sévères contre toute entité ou entreprise coopérant avec le pouvoir déchu de Bachar al-Assad.L’exemption est valable pendant 180 jours, a précisé le secrétaire d’Etat Marco Rubio pour qui la levée des sanctions doit permettre de “réaliser des investissements favorables à la stabilité”.Après une rencontre avec M. Chaibani à Damas samedi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a appelé à la “poursuite du soutien fort de la communauté internationale et des acteurs régionaux” à la Syrie.Mais M. Rubio a souligné que Washington s’attendait désormais à “une action rapide de la part du gouvernement syrien sur des priorités politiques importantes”, en allusion au respect des droits des minorités et aux progrès sur le chemin de la démocratie.Le 20 mai, l’Union européenne a annoncé la levée de toutes les sanctions économiques contre la Syrie mises en place sous le pouvoir Assad.Cette levée des sanctions concerne essentiellement le système bancaire syrien, jusque-là interdit d’accès au marché international des capitaux. Elle prévoit également un dégel des avoirs de la banque centrale syrienne.En décembre, les Etats-Unis ont abandonné l’offre d’une récompense de 10 millions de dollars pour l’arrestation d’Ahmad al-Chareh, datant de 2017. M. Chareh était à la tête de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda dissoute avec toutes les autres factions armées par le nouveau pouvoir.

La Syrie “réorganise” son ministère de l’Intérieur, salue la levée des sanctions américaines

Les autorités syriennes ont annoncé samedi une “réorganisation” du ministère de l’Intérieur, notamment pour lutter contre les trafics de drogue et d’êtres humains, dans un contexte de rapprochement avec l’Occident et d’allégement progressif des sanctions contre Damas.La Syrie a salué la levée formelle des sanctions américaines, qui devrait permettre un retour des investissements pour relancer une économie exsangue après plus de 13 ans de guerre civile.Le président Donald Trump a créé la surprise en annonçant, lors d’une visite à Ryad le 13 mai, la levée des sanctions américaines, disant vouloir “donner une chance de grandeur” aux nouvelles autorités de Damas.Il a aussi rencontré le lendemain le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qui a dirigé la coalition de groupes rebelles islamistes radicaux ayant renversé en décembre le président Bachar al-Assad.”La République arabe syrienne se félicite de la décision du gouvernement américain de lever les sanctions imposées à la Syrie et à son peuple depuis de longues années”, a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.”Il s’agit d’un pas positif dans la bonne direction pour réduire les souffrances sur les plans économique et humanitaire”, a-t-il ajouté.La Syrie, dirigée par le clan Assad pendant plusieurs décennies, fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979. Celles-ci ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur de la guerre.- “Police du tourisme” -Samedi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a indiqué que plus de huit millions de personnes étaient recherchées par les services de renseignement et de sécurité de l’ancien pouvoir de Bachar al-Assad.Il a annoncé également la “réorganisation” de son ministère et la création de nouveaux départements, dont un organe de sécurité des frontières terrestres et maritimes chargé de lutter “en particulier contre les réseaux de trafic de drogue et d’êtres humains”. Un service de police du tourisme sera chargé de sécuriser les sites touristiques du pays, dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.Les sanctions internationales sont le principal obstacle à la relance de l’économie syrienne et leur levée permettra le retour des investissements dans le pays.Le pouvoir de M. Chareh s’emploie à trouver les fonds pour la reconstruction du pays dévasté par la guerre qui a fait plus d’un demi-million de morts, provoqué l’exil de millions d’habitants et détruit les infrastructures.Pour le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, la levée des sanctions aidera à la reconstruction et à la modernisation des infrastructures, et “ouvrira la voie au retour des investissements”.En visite en Turquie, le président Chareh a rencontré à Istanbul l’émissaire américain pour la Syrie, Thomas Barrack, a indiqué ce dernier dans un communiqué, ajoutant que la rencontre visait “à mettre en œuvre la décision audacieuse du président Trump d’ouvrir la voie à la paix et à la prospérité en Syrie”.M. Chareh s’est entretenu également samedi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a rapporté l’agence étatique turque Anadolu sans préciser le contenu de leurs échanges.- “Priorités importantes” -Le département d’Etat américain a délivré une dérogation au titre de la “loi César” de 2020 qui prévoyait des sanctions sévères contre toute entité ou entreprise coopérant avec le pouvoir déchu de Bachar al-Assad.L’exemption est valable pendant 180 jours, a précisé le secrétaire d’Etat Marco Rubio pour qui la levée des sanctions doit permettre de “réaliser des investissements favorables à la stabilité”.Après une rencontre avec M. Chaibani à Damas samedi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a appelé à la “poursuite du soutien fort de la communauté internationale et des acteurs régionaux” à la Syrie.Mais M. Rubio a souligné que Washington s’attendait désormais à “une action rapide de la part du gouvernement syrien sur des priorités politiques importantes”, en allusion au respect des droits des minorités et aux progrès sur le chemin de la démocratie.Le 20 mai, l’Union européenne a annoncé la levée de toutes les sanctions économiques contre la Syrie mises en place sous le pouvoir Assad.Cette levée des sanctions concerne essentiellement le système bancaire syrien, jusque-là interdit d’accès au marché international des capitaux. Elle prévoit également un dégel des avoirs de la banque centrale syrienne.En décembre, les Etats-Unis ont abandonné l’offre d’une récompense de 10 millions de dollars pour l’arrestation d’Ahmad al-Chareh, datant de 2017. M. Chareh était à la tête de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda dissoute avec toutes les autres factions armées par le nouveau pouvoir.

Trump attacks past US policy in speech to new Army officers

President Donald Trump lambasted previous US leaders and policies in a campaign-style speech Saturday to graduating Army officers, underscoring his determination to remold the apolitical military to his right-wing ideology.The address to newly minted junior officers at the famed West Point academy in New York featured the annual event’s traditional shout-outs to top students, jokes, and praise for the cadets’ sporting achievements.However, the 78-year-old Republican, who has used the first four months of his second term to attack critics and concentrate power in the White House, quickly turned to edgier topics.The blistering rhetoric got only muted applause from the rows of grey-uniformed cadets.Justifying his isolationist policies and mistrust of historic US alliances, Trump said that for at least two decades, US leaders have “dragged our military into missions…, wasting our time, money and souls.”Troops were “led by leaders who didn’t have a clue in distant lands.”Trump also focused on his decision to rid the military of so-called DEI policies, which are meant to encourage participation by racial and sexual minorities in the ranks, including women.The drive to rid the armed forces of what Trump derides as “woke” initiatives has also seen the removal from military academy bookshelves of scores of books that cover the painful US history of racism.Trump told graduating cadets that his predecessors had been “abusing our soldiers with absurd ideological experiments.””They subjected the armed forces to all manner of social projects and political causes while leaving our borders undefended,” he said.”All of that’s ended. You know that,” Trump said. “They’re not even allowed to think about it anymore.””The job of the US armed forces is not to host drag shows,” he said. “The military’s job is to dominate any foe, to annihilate any threat to America, anywhere.”- Criticism of US allies -Trump has successfully channeled disillusionment among Americans after the long wars in Afghanistan and Iraq triggered by the September 11, 2001, attacks. He vowed at West Point that the United States will not attempt to “spread democracy… at the point of a gun.”But his post-9/11-era reset also includes unprecedented scorn for US allies in Europe and Asia, which he again said on Saturday had been cheating the United States.”They don’t rip us off anymore,” he boasted.Adding to the partisan tone of the speech, Trump wore one of his red election campaign hats throughout and talked up his November victory as a “great mandate” which “gives us the right to do what we want to do.”Army officers are not allowed to engage in politics and even when Trump paused for applause, the clapping from the cadets was often sporadic. Those invited to speak briefly at Trump’s podium kept their messages strictly personal — not so much as referring to the president.However, the refashioning of the Pentagon, led by Trump’s ultra-loyal defense secretary, Pete Hegseth, has caused open unease in some quarters.Graham Parsons, a professor of philosophy at West Point, resigned this month, saying that the academy had “abandoned its core principles” to comply with White House ideological demands and that he was “ashamed.”New teaching guidelines on shunning discussion of racism or sexism, while insisting on promoting the idea of America as a constant force for good, “were brazen demands to indoctrinate, not educate,” Parsons wrote in The New York Times.