Sur les friches industrielles, faire grandir la ville sans rogner les champs

Des skateurs qui s’entraînent, des habitants qui sirotent un café au milieu d’enfants joueurs: la vie a repris à Fives Cail, ancienne usine monumentale au coeur d’un quartier populaire de Lille, emblématique de la reconversion des friches du Nord.Parfois abandonnés depuis des décennies, ces anciens sites industriels attirent de nouveau les municipalités, car ils permettent de densifier la ville sans empiéter sur les terres agricoles.Fermée en 1998, l’ancienne usine de Fives Cail Babcock (FCB) en impose toujours avec ses façades de briques rouges, ses toits en dents de scie, ses verrières métalliques et sa cheminée de 45 mètres.Des locomotives, des wagons et de grands ouvrages, comme les ascenseurs de la tour Eiffel, ont été autrefois assemblés dans ces halles baignées de lumière.Mobilier moderne et nouveaux usages ont investi les lieux depuis 2021 sans effacer ce riche passé industriel: lycée hôtelier, “food court”, brasserie artisanale, ferme urbaine… Bientôt suivront les ateliers de fabrication des gaufres Méert et une piscine.A terme, 1.030 logements doivent aussi voir le jour sur ce site de 25 hectares, dont un tiers de logements sociaux.Les collectivités du Nord misent sur ces terrains déjà artificialisés pour répondre à la pression foncière, dans un contexte où la loi “zéro artificialisation nette” (ZAN) impose une gestion plus sobre du foncier.”C’est une double exigence: préserver les sols naturels et densifier les villes existantes”, souligne la députée du Finistère Sandrine Le Feur, rapporteure d’une mission parlementaire sur le sujet. “On ne peut plus s’étendre indéfiniment au détriment des écosystèmes.”- 375.000 euros par hectare -La reconversion des friches permet “d’être plus sobre en foncier et de préserver les sols (…), dans un triple contexte de dérèglement climatique, d’effondrement de la biodiversité et de souveraineté alimentaire”, note le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).Acquis par la Métropole européenne de Lille (Mel) en 2007, Fives Cail a fait l’objet d’un important chantier d’aménagement, dont le désamiantage. Coût total: 162 millions d’euros, financé essentiellement par la Mel et la mairie de Lille.Mais reconvertir une friche reste un défi, rappelle Catherine Bardy, directrice de l’Etablissement public foncier des Hauts-de-France. “Une friche ne peut pas répondre à un besoin immédiat.”Premier obstacle: l’acquisition du terrain, parfois complexe juridiquement. Ensuite, étude technique et historique du site, puis dépollution. Une remise en état coûte en moyenne 375.000 euros par hectare sans pollution, jusqu’à 800.000 avec contamination, selon le Cerema.Au-delà des aspects techniques et financiers, ces friches sont souvent devenues avec le temps des refuges pour la biodiversité. “Il faut les réinvestir en la respectant au maximum, voire la compenser si nécessaire”, souligne Mme Bardy.- “Verrues” -Dans les Hauts-de-France marqués par la désindustrialisation, plus de 3.000 sites ont été recensés par la plateforme nationale Cartofriches. Ces friches pourraient représenter dans la région “plus de dix ans d’artificialisation”, affirme la Chambre régionale des comptes.Longtemps considérées comme des “verrues du tissu urbain” elles sont désormais au coeur de la lutte contre son étalement, ajoute cette juridiction dans un rapport de 2023. Car ce sont souvent des terrains bien situés, dans des zones à fort besoin foncier.Pour Lille, ces réhabilitations ont aussi un objectif politique: “Garder les catégories populaires dans la ville, éviter qu’elles soient chassées à la périphérie”, résume Stanislas Dendievel, adjoint lillois à l’urbanisme. “A partir de la friche, on refait de la ville sur la ville, on reconstitue une offre d’habitat abordable en coeur de ville et des corridors de nature.”L’une des halles monumentales de Fives Cail, haute de 32 mètres, deviendra ainsi un exosquelette architectural marquant l’entrée d’un nouveau parc de cinq hectares.”Ça va plus vite de manger un peu plus les terrains agricoles et de construire un projet urbain sans âme, sans odeur, sans saveur, que vous pouvez transplanter n’importe où en France”, déplore Fabienne Duwez, directrice générale de Soreli, chargée du projet d’aménagement. Mais “on ne peut plus grignoter les terres agricoles. Toutes les collectivités doivent se saisir de cette question”, insiste-t-elle, à quelques pas des anciens rails de l’usine encore visibles au sol.

Sur les friches industrielles, faire grandir la ville sans rogner les champs

Des skateurs qui s’entraînent, des habitants qui sirotent un café au milieu d’enfants joueurs: la vie a repris à Fives Cail, ancienne usine monumentale au coeur d’un quartier populaire de Lille, emblématique de la reconversion des friches du Nord.Parfois abandonnés depuis des décennies, ces anciens sites industriels attirent de nouveau les municipalités, car ils permettent de densifier la ville sans empiéter sur les terres agricoles.Fermée en 1998, l’ancienne usine de Fives Cail Babcock (FCB) en impose toujours avec ses façades de briques rouges, ses toits en dents de scie, ses verrières métalliques et sa cheminée de 45 mètres.Des locomotives, des wagons et de grands ouvrages, comme les ascenseurs de la tour Eiffel, ont été autrefois assemblés dans ces halles baignées de lumière.Mobilier moderne et nouveaux usages ont investi les lieux depuis 2021 sans effacer ce riche passé industriel: lycée hôtelier, “food court”, brasserie artisanale, ferme urbaine… Bientôt suivront les ateliers de fabrication des gaufres Méert et une piscine.A terme, 1.030 logements doivent aussi voir le jour sur ce site de 25 hectares, dont un tiers de logements sociaux.Les collectivités du Nord misent sur ces terrains déjà artificialisés pour répondre à la pression foncière, dans un contexte où la loi “zéro artificialisation nette” (ZAN) impose une gestion plus sobre du foncier.”C’est une double exigence: préserver les sols naturels et densifier les villes existantes”, souligne la députée du Finistère Sandrine Le Feur, rapporteure d’une mission parlementaire sur le sujet. “On ne peut plus s’étendre indéfiniment au détriment des écosystèmes.”- 375.000 euros par hectare -La reconversion des friches permet “d’être plus sobre en foncier et de préserver les sols (…), dans un triple contexte de dérèglement climatique, d’effondrement de la biodiversité et de souveraineté alimentaire”, note le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).Acquis par la Métropole européenne de Lille (Mel) en 2007, Fives Cail a fait l’objet d’un important chantier d’aménagement, dont le désamiantage. Coût total: 162 millions d’euros, financé essentiellement par la Mel et la mairie de Lille.Mais reconvertir une friche reste un défi, rappelle Catherine Bardy, directrice de l’Etablissement public foncier des Hauts-de-France. “Une friche ne peut pas répondre à un besoin immédiat.”Premier obstacle: l’acquisition du terrain, parfois complexe juridiquement. Ensuite, étude technique et historique du site, puis dépollution. Une remise en état coûte en moyenne 375.000 euros par hectare sans pollution, jusqu’à 800.000 avec contamination, selon le Cerema.Au-delà des aspects techniques et financiers, ces friches sont souvent devenues avec le temps des refuges pour la biodiversité. “Il faut les réinvestir en la respectant au maximum, voire la compenser si nécessaire”, souligne Mme Bardy.- “Verrues” -Dans les Hauts-de-France marqués par la désindustrialisation, plus de 3.000 sites ont été recensés par la plateforme nationale Cartofriches. Ces friches pourraient représenter dans la région “plus de dix ans d’artificialisation”, affirme la Chambre régionale des comptes.Longtemps considérées comme des “verrues du tissu urbain” elles sont désormais au coeur de la lutte contre son étalement, ajoute cette juridiction dans un rapport de 2023. Car ce sont souvent des terrains bien situés, dans des zones à fort besoin foncier.Pour Lille, ces réhabilitations ont aussi un objectif politique: “Garder les catégories populaires dans la ville, éviter qu’elles soient chassées à la périphérie”, résume Stanislas Dendievel, adjoint lillois à l’urbanisme. “A partir de la friche, on refait de la ville sur la ville, on reconstitue une offre d’habitat abordable en coeur de ville et des corridors de nature.”L’une des halles monumentales de Fives Cail, haute de 32 mètres, deviendra ainsi un exosquelette architectural marquant l’entrée d’un nouveau parc de cinq hectares.”Ça va plus vite de manger un peu plus les terrains agricoles et de construire un projet urbain sans âme, sans odeur, sans saveur, que vous pouvez transplanter n’importe où en France”, déplore Fabienne Duwez, directrice générale de Soreli, chargée du projet d’aménagement. Mais “on ne peut plus grignoter les terres agricoles. Toutes les collectivités doivent se saisir de cette question”, insiste-t-elle, à quelques pas des anciens rails de l’usine encore visibles au sol.

Wooden spooners Chennai end IPL with big win over Gujarat

Opener Devon Conway and Dewald Brevis hit half-centuries to help bottom-placed Chennai Super Kings end their IPL campaign with a crushing 83-run win over Gujarat Titans on Sunday.New Zealand’s Conway hit 52 and South African Brevis made 57 off 23 balls to fire Chennai to 230-5 after they elected to bat first at the world’s biggest cricket stadium in Ahmedabad.The bowlers then combined to dismiss Gujarat, who have already qualified for the playoffs, for 147 in 18.3 overs.Chennai ended with four wins in 14 matches with debate over the future of their veteran M.S. Dhoni, who took over as leader midway after injury to regular captain Ruturaj Gaikwad. But the 43-year-old Dhoni kept his cards close to his chest.”Every year it’s a new challenge, especially when you reach the last stage of your career, you have to respect the body,” said Dhoni at the toss.”Also it needs a lot of maintenance. I would only thank God that when I was playing international cricket and representing my country it didn’t trouble me.”Gujarat, Punjab Kings, Royal Challengers Bengaluru and Mumbai Indians are certain of filling the top four places, but are fighting to finish in the top two spots which offer two shots at reaching the final on June 3.Gujarat end the group stage with 18 points. Punjab (17), Bengaluru (17) and five-time winners Mumbai (16) have one match left.The spotlight was on Gujarat captain Shubman Gill, who took the field a day after he was named captain of the Indian Test team.He was the first batter out for 13 off nine balls in Gujarat’s chase that never took off due to regular wickets.Gill said the defeat was a “hard pill to swallow”.England’s Jos Buttler fell for 13 and West Indies left-hander Sherfane Rutherford out for a duck as Gujarat slipped to 30-3.Gill’s partner Sai Sudharsan, who has been included in the Test team for India’s five-Test tour of England starting with the opener on June 20, made 41 but the rest of the batting fell flat.Medium-pace bowler Anshul Kamboj and Afghanistan spinner Noor Ahmad took three wickets each.The batters set up victory after the left-handed Conway and 17-year-old opener Ayush Mhatre, who hit 34 off 17 balls, gave Chennai a strong start.Mhatre fell but Conway kept up the charge with Urvil Patel and then Shivam Dube before Brevis took over to boost the total.Brevis, who got out on the final ball of the innings, and the left-handed Ravindra Jadeja, who hit an unbeaten 21, put on 74 from 39 balls to pummel the opposition attack and set up the win.

Venezuela: des élections qui devraient conforter le pouvoir en absence de l’opposition

Les Vénézuéliens ont commencé à élire dimanche leurs députés et gouverneurs lors d’un scrutin dont le pouvoir devrait sortir largement vainqueur, la plus grande partie de l’opposition le boycottant, dix mois après la réélection du président Nicolas Maduro dont elle conteste la victoire.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin qui s’est ouvert à 06H00 (10H00 GMT). Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H GMT) avec des résultats attendus en soirée.La plupart des bureaux du centre de Caracas étaient déserts, une image bien différente des queues de la présidentielle du 28 juillet. Selon un sondage de l’entreprise Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% à peine d’un corps électoral de 21 millions. L’essentiel des votants devrait être des militants du pouvoir. “C’est vide aussi à cause de l’heure”, a estimé Carla Romero, fonctionnaire, 52 ans, ajoutant que le processus de vote était “rapide et simple”. “C’est un processus de participation citoyenne important”, a souligné de son côté Samadi Romero, universitaire de 32 ans. Elle dit avoir voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro. +Nicolasito+, comme on le surnomme, est la tête de liste du parti de M. Maduro à Caracas.  L’élection a déjà été marquée par l’arrestation vendredi de Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, qui appelle au boycott. L’ancien député est accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Cette arrestation a soulevé des protestations, notamment du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui l’estime “injustifiée et arbitraire”. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots -réels ou imaginaires- a annoncé le 19 mai la suspension des vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires” voulant “saboter” les élections.- Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”, bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le chavisme, mouvement créé par feu le président Hugo Chavez dont M. Maduro est l’héritier, contrôle actuellement 19 des 23 Etats du pays, et détient 253 des 277 sièges de députés. Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “La partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado a dénoncé une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet”. “Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit.L’opposition, divisée sur la participation au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations (1.900 libérations depuis).Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance. Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre”, a justifié Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.

Venezuela: des élections qui devraient conforter le pouvoir en absence de l’opposition

Les Vénézuéliens ont commencé à élire dimanche leurs députés et gouverneurs lors d’un scrutin dont le pouvoir devrait sortir largement vainqueur, la plus grande partie de l’opposition le boycottant, dix mois après la réélection du président Nicolas Maduro dont elle conteste la victoire.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin qui s’est ouvert à 06H00 (10H00 GMT). Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H GMT) avec des résultats attendus en soirée.La plupart des bureaux du centre de Caracas étaient déserts, une image bien différente des queues de la présidentielle du 28 juillet. Selon un sondage de l’entreprise Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% à peine d’un corps électoral de 21 millions. L’essentiel des votants devrait être des militants du pouvoir. “C’est vide aussi à cause de l’heure”, a estimé Carla Romero, fonctionnaire, 52 ans, ajoutant que le processus de vote était “rapide et simple”. “C’est un processus de participation citoyenne important”, a souligné de son côté Samadi Romero, universitaire de 32 ans. Elle dit avoir voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro. +Nicolasito+, comme on le surnomme, est la tête de liste du parti de M. Maduro à Caracas.  L’élection a déjà été marquée par l’arrestation vendredi de Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, qui appelle au boycott. L’ancien député est accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Cette arrestation a soulevé des protestations, notamment du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui l’estime “injustifiée et arbitraire”. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots -réels ou imaginaires- a annoncé le 19 mai la suspension des vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires” voulant “saboter” les élections.- Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”, bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le chavisme, mouvement créé par feu le président Hugo Chavez dont M. Maduro est l’héritier, contrôle actuellement 19 des 23 Etats du pays, et détient 253 des 277 sièges de députés. Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “La partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado a dénoncé une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet”. “Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit.L’opposition, divisée sur la participation au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations (1.900 libérations depuis).Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance. Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre”, a justifié Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.

“C’est dans notre sang”: comment le Vietnam a adopté l’alphabet latin

Dans la capitale Hanoï, des cours de calligraphie reprennent les codes de cet art venu de Chine, mais à la place des sinogrammes, les élèves utilisent l’alphabet latin, héritage de la colonisation française, dans un style unique au Vietnam.”Quand je m’adonne à la calligraphie, j’ai l’impression de me parler à moi-même”, sourit Hoang Thi Thanh Huyen en maniant le pinceau, aux côtés de six autres adultes, tous concentrés sur leurs feuilles.”C’est une manière pour moi de me détendre après le travail”, poursuit la jeune femme de 35 ans.Son passe-temps évoque autant la tradition confucéenne de la calligraphie, que l’influence occidentale qui a transformé le Vietnam ces trois derniers siècles, parfois par la force.L’histoire du vietnamien romanisé, ou “quoc ngu”, relie d’un trait les premiers missionnaires chrétiens, la colonisation par les Français et l’arrivée au pouvoir du parti communiste.Son adoption évoque la souplesse d’un pays qui, sur le plan diplomatique, revendique sa singularité tout en cultivant sa proximité avec la Chine et les puissances occidentales.Un mois après le Chinois Xi Jinping, les dirigeants vietnamiens accueillent à partir de dimanche le président français Emmanuel Macron, dans un nouvel exemple de leur politique étrangère dite du “bambou”.- Dictionnaire en 1651 -Le chef de l’Etat doit visiter lundi le Temple de la littérature, symbole de Hanoï, dont les murs et panneaux explicatifs pour les touristes sont ornés à la fois de sinogrammes et de vietnamien romanisé.La colonisation a permis la généralisation du “quoc ngu”, créé deux siècles plus tôt à l’initiative de prêtres catholiques. Lorsque le jésuite né à Avignon Alexandre de Rhodes a publié sous son nom le premier dictionnaire portugais-vietnamien-latin, en 1651, son usage est avant tout destiné aux missionnaires désireux de répandre leur religion dans ce qui s’appelait alors le “Dai Viet”.Les Français ont répandu l’alphabet latin pour former les fonctionnaires qui les ont aidés à gouverner l’Indochine, explique à l’AFP Khanh-Minh Bui, doctorante à l’Université de Californie Berkeley, spécialisée dans l’histoire du Vietnam des 19e et 20e siècles.Il y a aussi l’idée “de couper les connexions avec une civilisation plus vieille, qui a beaucoup influencé les élites”, en l’occurrence la Chine, poursuit-elle.Les idéogrammes en cours depuis des siècles sont progressivement abandonnés. Le “quoc ngu”, plus facile à apprendre, alimente une explosion des journaux et de l’édition, auprès d’une audience qui n’avait jamais été aussi large — aidant la propagation de discours anticoloniaux, annonciateurs de l’arrivée au pouvoir des communistes, en dépit de la censure.- Liberté artistique -“Le quoc ngu a porté les promesses d’une nouvelle éducation, d’une nouvelle manière de pensée”, poursuit Khanh-Minh Bui. Quand Ho Chi Minh a proclamé l’indépendance en 1945, il était “impensable” de revenir en arrière, abonde-t-elle.Aujourd’hui, un touriste occidental perdu dans les ruelles de Hanoï saurait lire les noms des rues, mais sans pouvoir les prononcer correctement, la faute aux signes diacritiques aidant à retranscrire les six tons du vietnamien, et si mystérieux pour les non-initiés.Le professeur de calligraphie Nguyen Thanh Tung, 38 ans, a remarqué que de plus en plus de Vietnamiens s’intéressaient à la culture traditionnelle, dont le “quoc ngu”.”C’est dans notre sang, c’est un gène qui circule à l’intérieur de tous les Vietnamiens”, assure-t-il.La calligraphie en “quoc ngu” offre plus de libertés artistiques, “en termes de couleur, de forme, d’idée” que celle empruntant des sinogrammes, régie par des codes ancestraux, fait remarquer l’expert.”La culture n’est pas la propriété d’un pays, c’est un échange entre les régions”, abonde Tung. “L’anglais et le français empruntent des mots à d’autres langues, et c’est pareil pour le vietnamien.”

“C’est dans notre sang”: comment le Vietnam a adopté l’alphabet latin

Dans la capitale Hanoï, des cours de calligraphie reprennent les codes de cet art venu de Chine, mais à la place des sinogrammes, les élèves utilisent l’alphabet latin, héritage de la colonisation française, dans un style unique au Vietnam.”Quand je m’adonne à la calligraphie, j’ai l’impression de me parler à moi-même”, sourit Hoang Thi Thanh Huyen en maniant le pinceau, aux côtés de six autres adultes, tous concentrés sur leurs feuilles.”C’est une manière pour moi de me détendre après le travail”, poursuit la jeune femme de 35 ans.Son passe-temps évoque autant la tradition confucéenne de la calligraphie, que l’influence occidentale qui a transformé le Vietnam ces trois derniers siècles, parfois par la force.L’histoire du vietnamien romanisé, ou “quoc ngu”, relie d’un trait les premiers missionnaires chrétiens, la colonisation par les Français et l’arrivée au pouvoir du parti communiste.Son adoption évoque la souplesse d’un pays qui, sur le plan diplomatique, revendique sa singularité tout en cultivant sa proximité avec la Chine et les puissances occidentales.Un mois après le Chinois Xi Jinping, les dirigeants vietnamiens accueillent à partir de dimanche le président français Emmanuel Macron, dans un nouvel exemple de leur politique étrangère dite du “bambou”.- Dictionnaire en 1651 -Le chef de l’Etat doit visiter lundi le Temple de la littérature, symbole de Hanoï, dont les murs et panneaux explicatifs pour les touristes sont ornés à la fois de sinogrammes et de vietnamien romanisé.La colonisation a permis la généralisation du “quoc ngu”, créé deux siècles plus tôt à l’initiative de prêtres catholiques. Lorsque le jésuite né à Avignon Alexandre de Rhodes a publié sous son nom le premier dictionnaire portugais-vietnamien-latin, en 1651, son usage est avant tout destiné aux missionnaires désireux de répandre leur religion dans ce qui s’appelait alors le “Dai Viet”.Les Français ont répandu l’alphabet latin pour former les fonctionnaires qui les ont aidés à gouverner l’Indochine, explique à l’AFP Khanh-Minh Bui, doctorante à l’Université de Californie Berkeley, spécialisée dans l’histoire du Vietnam des 19e et 20e siècles.Il y a aussi l’idée “de couper les connexions avec une civilisation plus vieille, qui a beaucoup influencé les élites”, en l’occurrence la Chine, poursuit-elle.Les idéogrammes en cours depuis des siècles sont progressivement abandonnés. Le “quoc ngu”, plus facile à apprendre, alimente une explosion des journaux et de l’édition, auprès d’une audience qui n’avait jamais été aussi large — aidant la propagation de discours anticoloniaux, annonciateurs de l’arrivée au pouvoir des communistes, en dépit de la censure.- Liberté artistique -“Le quoc ngu a porté les promesses d’une nouvelle éducation, d’une nouvelle manière de pensée”, poursuit Khanh-Minh Bui. Quand Ho Chi Minh a proclamé l’indépendance en 1945, il était “impensable” de revenir en arrière, abonde-t-elle.Aujourd’hui, un touriste occidental perdu dans les ruelles de Hanoï saurait lire les noms des rues, mais sans pouvoir les prononcer correctement, la faute aux signes diacritiques aidant à retranscrire les six tons du vietnamien, et si mystérieux pour les non-initiés.Le professeur de calligraphie Nguyen Thanh Tung, 38 ans, a remarqué que de plus en plus de Vietnamiens s’intéressaient à la culture traditionnelle, dont le “quoc ngu”.”C’est dans notre sang, c’est un gène qui circule à l’intérieur de tous les Vietnamiens”, assure-t-il.La calligraphie en “quoc ngu” offre plus de libertés artistiques, “en termes de couleur, de forme, d’idée” que celle empruntant des sinogrammes, régie par des codes ancestraux, fait remarquer l’expert.”La culture n’est pas la propriété d’un pays, c’est un échange entre les régions”, abonde Tung. “L’anglais et le français empruntent des mots à d’autres langues, et c’est pareil pour le vietnamien.”

India’s new Test captain Gill falls cheaply in IPL

Gujarat Titans skipper Shubman Gill fell for just 13 runs on Sunday in his first Indian Premier League outing after being named captain of the Indian Test team.The 25-year-old was named as Rohit Sharma’s successor on Saturday, when the selectors announced the team for the five-Test series in England beginning on June 20.”Feels exciting to be able to have that (Test captaincy) kind of a challenge, it’s going to be a really exciting series for us,” Gill said at the toss against Chennai Super Kings, his team’s last league match.Gujarat has already made the playoffs of the T20 tournament and are chasing 231 at the world’s biggest cricket stadium in Ahmedabad, the venue for the June 3 final.With the spotlight on the newly crowned Test leader, Gill hit a four and a six in his nine-ball stay before being caught at slip off medium-pace bowler Anshul Kamboj.Gill will lead a Test team still coming to terms with the shock retirements of Rohit and Virat Kohli after the two stalwarts walked away from the longer format within six days of each other this month.

PSG: Kvaratskhelia, autant s’éviter une migraine avant la grande finale

Les maux de tête de Khvitcha Kvaratskhelia, sans conséquence pour le PSG, triomphal samedi en Coupe de France contre Reims, ne donnent pas de migraine à Luis Enrique, à une semaine de la finale de la Ligue des champions, mais feraient mieux d’avoir disparu d’ici-là.Forfait de dernière minute au Stade de France, où il devait être titulaire, et contraint de rentrer chez lui rester au calme, selon une source proche du club, l’ailier géorgien est l’un des hommes forts du Paris SG en 2025, particulièrement en C1, où il s’illustre par ses délices techniques mais aussi par son état d’esprit de combattant et son gros travail défensif. Autant dire que sa présence, en plein forme, est requise pour permettre aux Parisiens d’écrire la plus belle page de leur histoire, samedi prochain à Munich, face à l’Inter Milan. Ce dont ne doutait pas un seul instant Luis Enrique, assurant qu'”il n’y a aucune inquiétude”, après la victoire sans forcer contre le sparring-partner rémois (3-0), synonyme de 16e Coupe de France pour le PSG.”Il ne s’est pas senti bien après l’échauffement, nous n’avions pas besoin de prendre un risque, nous avons beaucoup de joueurs de très haut niveau. Il est rentré chez lui, il va bien. Il sera en parfaite condition pour s’entraîner mardi”, a insisté l’entraîneur espagnol.- Précieux en C1 -Le coach sait mieux que quiconque à quel point “Kvara” a été précieux dans les grands matches de Ligue des champions depuis son arrivée en janvier, en provenance de Naples. Double champion national -de France avec le PSG et d’Italie avec le Napoli depuis vendredi-, le Géorgien a joué la quasi totalité de tous les matches européens depuis février et le barrage retour face à Brest (7-0).Il devrait normalement être pleinement rétabli pour la grande finale, mais aussi manquer de rythme. Son dernier match remonte à deux semaines, contre Auxerre (3-1), contre qui il avait brillé, inscrivant un doublé.”Kvaradona”, comme il était surnommé à Naples, fait un bien fou à son équipe, dans le registre d’accélérateur du jeu parisien, mais aussi par sa capacité à proposer des solutions et à déclencher des frappes soudaines.Celui qui a hérité de l’emblématique N.7 de Kylian Mbappé, excelle aussi dans les petits espaces, où le ballon colle à ses pieds et où ses feintes de corps sont un poison pour ses adversaires directs.L’ailier de 24 ans aux chaussettes basses est aussi influent par son volume de jeu à la récupération, avec une énergie sans compter dans ses replis. Il fait un “travail défensif de titan pour soulager la défense et son côté gauche. Ce sont des signaux très positifs sur l’esprit collectif d’une équipe”, soulignait dans le journal l’Equipe Bixente Lizarazu, après la demi-finale aller remportée sur le terrain d’Arsenal (1-0).- “Le premier qui presse” -“Quand tu es latéral, c’est du grand confort car tu sais qu’il va toujours venir t’aider, qu’il va toujours venir faire le boulot”, poursuivait le champion du monde 1998.Nuno Mendes, qui se projette beaucoup vers l’avant, en profite en effet.”Sur l’aspect technique on le connaît bien, ce qui m’a surpris c’est sa capacité d’adaptation sur le travail défensif, c’est le premier qui presse, qui revient en défense. C’est parfait pour l’équipe car ça alimente la concurrence”, se félicitait récemment Luis Enrique, qui voulait le recruter depuis son arrivée à l’été 2023.Après une période de rodage assez courte, Kvaratskhelia s’est ainsi rendu incontournable en peu de matches, et n’a cessé depuis d’offrir des garanties d’être à la hauteur dans les grands matches.Celui contre l’Inter sera toutefois bien plus qu’un grand match, celui peut-être d’une vie de footballeur, tant la possibilité de soulever la “Coupe aux grandes oreilles” ne se présente pas toujours deux fois.S’il n’était pas à 100% de ses moyens, Luis Enrique sait toutefois qu’il possède en Désiré Doué, en pleine éclosion, et en Bradley Barcola, en regain de confiance après son doublé samedi, de quoi bien entourer Ousmane Dembélé pour forcer un verrou milanais que l’ancien Napolitain connaît bien.