A Kiev, l’Ukraine et ses alliés européens s’entendent sur la poursuite des pourparlers de paix

Les alliés européens de l’Ukraine se sont rencontrés samedi à Kiev pour examiner les détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie, en amont d’un sommet la semaine prochaine en France des pays de la “coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine.Des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont réunis dans la capitale ukrainienne pour cette première rencontre de l’année à laquelle a participé l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, à distance. Cette journée de diplomatie est tombée dans l’ombre de l’intervention militaire surprise des Etats-Unis au Venezuela.”La première partie de la réunion a porté sur les documents-cadres, notamment les garanties de sécurité et les approches relatives au plan de paix, ainsi que sur la séquence des prochaines étapes conjointes”, a déclaré samedi sur Telegram le négociateur en chef de l’Ukraine, Roustem Oumerov, à l’issue de la première session.Des responsables militaires ukrainiens et des pays alliés doivent encore se rencontrer à Paris avant la rencontre des dirigeants de la “coalition des volontaires”, a indiqué le président ukrainien, ajoutant qu’il y aura aussi “des rencontres avec l’équipe du président (Donald) Trump”.Les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis novembre pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, sous l’impulsion du président américain, dont l’administration a négocié séparément avec la Russie et l’Ukraine.”Nous avons un plan de compromis dans lequel il n’y a toujours aucun compromis sur deux points. C’est pourquoi nous disons 90% sur 100%”, a déclaré M. Zelensky lors d’un point presse auquel participait l’AFP. L’avenir des territoires occupés par la Russie, qui contrôle aujourd’hui près de 20% du territoire ukrainien, demeure l’un des points clés.Moscou a de son côté annoncé fin décembre son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev, qui dément, d’un raid de drones contre une résidence du président Vladimir Poutine.- Redémarrage de la Défense -Volodymyr Zelensky a averti qu’en cas d’échec de la diplomatie, l’Ukraine devra continuer à se défendre.”Si la Russie bloque tout ça, si nos partenaires ne contraignent pas la Russie à mettre fin à la guerre, il y aura une autre voie: nous défendre nous-mêmes”, a déclaré M. Zelensky, qui voudrait “voir les Etats-Unis faire davantage pression sur Moscou”.Il a annoncé vendredi la nomination du chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays. Il a aussi annoncé son intention, sous réserve de l’approbation du Parlement ukrainien, de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, tandis que M. Chmygal prendrait la tête du ministère de l’Energie.M. Zelensky veut ainsi “procéder à un redémarrage parallèle de toutes les structures, juste au cas où” la Russie refuserait de mettre fin au conflit.- Frappes meurtrières -Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes meurtriers.La Russie a accusé Kiev d’une attaque ayant tué selon elle 28 civils, la nuit du Nouvel An, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe.Un enfant de trois ans et une jeune femme sont morts à Kharkiv vendredi, et deux autres personnes ont été tuées samedi dans la ville de Kherson, toujours sous contrôle de Kiev, dans des frappes russes selon les autorités ukrainiennes.Les autorités ukrainiennes ont ordonné le même jour l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est), signe de la progression des troupes russes dans ces régions.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et a salué les récents gains de son armée sur le front.

Angleterre: Arsenal imperturbable, Wolverhampton enfin vainqueur

Le leader Arsenal, même bousculé à Bournemouth (3-2), a poursuivi sa marche triomphale avec l’assurance d’un champion en puissance, samedi dans une Premier League où Wolverhampton a enfin gagné un premier match.Les “Gunners” n’ont pas tout maîtrisé ni tout bien fait, un scénario déjà vu ces dernières semaines, mais ils ont réussi comme souvent à sortir vainqueurs d’un duel indécis.Ce quinzième succès en vingt matches permet de conserver six points d’avance sur Aston Villa (2e, 42 pts), tombeur de Nottingham Forest plus tôt (3-1), et d’accroître la pression sur Manchester City (3e, 41 pts), hôte de Chelsea dimanche.Les Londoniens courent après un premier titre en championnat depuis 2004 et la prochaine journée pourrait ressembler à un passage de témoin puisque Liverpool, le champion sortant, leur rend visite jeudi.Samedi, le quinzième Bournemouth a donné du fil à retordre à l’équipe de Mikel Arteta, bousculée par séquences, notamment en début et en fin de match.Evanilson a profité d’une bourde inhabituelle de Gabriel (10e, 0-1), mais le roc défensif brésilien s’est vite rattrapé en égalisant (16e, 1-1). Un doublé de Declan Rice (54e, 71e) a suffi au bonheur des “Gunners”, qui ont tremblé après la réduction du score de Junior Kroupi (76e, 3-2).Les “Cherries” ont poussé après le sixième but en Premier League du jeune attaquant français, tout juste entré. L’arbitre a sifflé la fin du match alors qu’ils attaquaient, ce qui a provoqué leur colère.- Première pour les Wolves -Contre Nottingham Forest, Aston Villa s’est lui remis d’aplomb après la claque reçue mardi à Arsenal (défaite 4-1), terminus d’une série de onze victoires toutes compétitions confondues.”C’était un mauvais résultat et nous voulions réagir. Peut-être que c’est le début d’une nouvelle série de onze victoires”, a glissé avec malice le capitaine John McGinn au micro de Sky Sports.Le milieu écossais a participé activement au redressement avec un doublé (49e, 73e), son premier en Premier League et son premier depuis mars 2019, déjà contre Forest, quand Aston Villa jouait en deuxième division.L’avant-centre Ollie Watkins, auteur de l’ouverture du score sur un bel enchaînement (45e+1, 1-0), a lui prolongé son formidable retour au premier plan avec ce quatrième but en trois matches de Premier League, après n’en avoir mis que trois sur les 17 précédents.Rien ne va plus en revanche pour Nottingham (17e, 18 pts), premier relégable en chute libre depuis fin novembre.La bonne nouvelle pour les “Tricky Trees” de Sean Dyche est venue de leurs concurrents pour le maintien, West Ham (18e, 14 pts) et Burnley (19e, 12 pts), tous deux battus samedi.Burnley s’est logiquement incliné à Brighton (2-0) tandis que West Ham a coulé 3-0 à Wolverhampton (20e, 6 pts), la lanterne rouge qui n’avait pas encore gagné le moindre match cette saison.En un match, les “Wolves” ont doublé leur total de points, eux qui avaient réalisé trois matches nuls et subi seize défaites dans les dix-neuf premières journées du championnat.Chez eux à Molineux, ils ont assommé les “Hammers” dès la première période grâce à des buts de John Arias (4e), Hwang Hee-chan sur pénalty (31e) et Mateus Mane (41e), impressionnant du haut de ses 18 ans.Ces derniers temps, “on a progressé, on s’est amélioré et aujourd’hui c’était une belle récompense pour le dur travail accompli”, s’est félicité l’entraîneur Rob Edwards, quatre jours après un nul encourageant chez Manchester United (1-1).

Trump takes huge political gamble in Venezuela regime change

Donald Trump crowed over the US military triumph in Venezuela on Saturday, but his sudden enthusiasm for intervention abroad puts him in a political minefield back home.Trump has railed against US entanglements abroad for years.When he branded the post-9/11 Iraq invasion “a stupid thing” a decade ago, he was setting out a central tenet of the nationalist, isolationist MAGA ideology that would win him the White House.So Saturday’s operation by special forces to swoop into Caracas and seize Venezuela’s leader Nicholas Maduro was doubly risky.The service members in the complex assault — including troops ferried in by helicopter, jets bombing sites around the city, and an armada of Navy ships off the coast — got away without losing a single soldier.But for Trump, the domestic political risks are only just starting.Not surprisingly, Democratic Party leaders swiftly attacked.The senior Democratic senator, Chuck Schumer, called the operation “reckless.””Second unjustified war in my life time. This war is illegal,” Senator Ruben Gallego, an Iraq veteran, said. “There is no reason for us to be at war with Venezuela.”Many in the Republican Party that Trump dominates came out to applaud.The White House spokeswoman ramped up enthusiasm with a social media post in the early hours of Saturday featuring strong arm, fist and fire emojis.And Senator Tom Cotton was quickly on board.”I commend President Trump and our brave troops and law-enforcement officers for this incredible operation,” he said.Mike Johnson, the Republican speaker of the House of Representatives and a key cog in the Trump political machine, quickly sought to scotch questions over the military operation’s legality.”Today’s military action in Venezuela was a decisive and justified operation that will protect American lives,” he said.Johnson made clear there’d be no rush for Congress to meet and debate. Trump administration officials are “working” to set up briefings only next week, he said.- America first or Venezuela? -But there are signs of disquiet among Republicans.Soon after news first broke that the extraordinary raid on Caracas was underway, conservative Senator Mike Lee wrote on X that he was looking “forward to learning what, if anything, might constitutionally justify this action.”There had been no “declaration of war or authorization for the use of military force,” he noted.A short while later, Lee was back on team Trump, saying he’d spoken with Secretary of State Marco Rubio and had been reassured that the operation was simply to execute Maduro’s arrest.That “likely falls within the president’s inherent authority.”But Marjorie Taylor Greene, a MAGA firebrand and longtime Trump booster who recently fell out with the president, was far less forgiving.In a long post on X, she ripped apart Trump’s explanation that the Venezuela conflict is about stopping narcotics trafficking.Most of the deadly fentanyl entering the United States comes via Mexico, she said, so “why hasn’t the Trump admin taken action against Mexican cartels?”Greene went on to pose a series of questions likely to be echoed across much of the MAGA base, including how to explain the difference between forcing regime change in Venezuela and Russian or Chinese aggression against Ukraine or Taiwan.”Disgust” with foreign interventions, spending abroad instead of at home, and “neocon wars” — “this is what many in MAGA thought they voted to end,” she wrote.”Boy were we wrong.”

Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, identification des corps au compte-gouttes

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts, tous Suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Yemen presidency says Saudi-backed forces retake key province

Saudi-backed troops on Saturday retook the resource-rich Yemeni province of Hadramawt, Yemen’s presidency said, after confrontations between forces backed by Riyadh and Abu Dhabi deepened a rift between the two Gulf allies.The Saudis and Emiratis have long supported rival factions in Yemen’s fractious government, and a December offensive by the UAE-backed secessionist Southern Transitional Council (STC) to capture Hadramawt had angered Riyadh and left the oil-rich regional powers on a collision course.But Rashad al-Alimi, head of the Presidential Leadership Council, said in a statement that Saudi-backed National Shield forces achieved “record success” in “retaking all military and security positions in the province” bordering Saudi Arabia in the operation launched Friday.Two government military officials also told AFP earlier that neighbouring Mahra province and its armed forces, which had also fallen in with the STC during its recent advance, had switched their loyalty to Saudi-backed forces without any resistance.One of the two officials said the Mahra forces had “lowered the separatist flag and raised the Yemeni flag”.The Saudi-led coalition has launched repeated warnings and air strikes over the past week, including one on an alleged Emirati arms shipment to the STC.On Friday, a strike on the Al-Khasha military camp in Hadramawt left 20 dead, according to the separatist group.On Saturday, a military official with the STC told AFP Saudi warplanes had carried out “intense” air strikes on another of the group’s camps at Barshid, west of Mukalla.The official said the strikes resulted in fatalities, without giving a number of those killed.- ‘Retreat of forces’ -Footage aired by the Aden Independent Channel showed the moment one strike hit the STC forces, igniting a massive orange fireball and sending a plume of black smoke into the sky.According to an AFP journalist, gunfire could be heard in Mukalla early Saturday. While residents described a security breakdown there accompanied by looting, Saudi-backed forces appeared to advance with little resistance.Hani Yousef, a Mukalla resident, said he “saw retreating forces using their military vehicles to transport motorbikes and household items, including refrigerators and washing machines”.Alimi, in his statement, urged “strict measures to secure state institutions and public facilities, and to protect public and private property”.Earlier in the province’s city of Seiyun, 160 kilometres (100 miles) northwest of Mukalla, a government military official announced pro-Saudi forces had taken control of the airport, targeted in Friday’s strikes, as well as administrative buildings.The STC military official said “there has been a retreat of our forces,” but that at the time the UAE-backed forces were still trying to resist the advance.”We carried out a complete withdrawal from the areas of Al-Khasha… as a result of pressure from Saudi air strikes on us,” he added.Residents in Seiyun also said they heard gunfire and clashes. Saudi Arabia on Saturday called for dialogue between factions in southern Yemen.  – Call for dialogue -In a statement posted to social media, the Saudi foreign ministry called for a “conference in Riyadh to bring together all southern factions to discuss just solutions to the southern cause”.Riyadh said the Yemeni government had issued the invitation for talks.Alimi called on the STC to “commit to the path of dialogue and to roll back its unilateral measures in the various governorates”.Later the secessionist council said in a statement it “affirms its welcome… for this dialogue and for any dialogue addressing the cause of the people of the South”.Earlier Saturday, the UAE urged Yemenis to “halt escalation and resolve differences through dialogue”. In separate statements, the Gulf states of Qatar, Kuwait and Bahrain voiced their support for dialogue in Riyadh. Egypt’s foreign ministry also urged dialogue and voiced its support for the “unity, sovereignty, and territorial integrity of the Republic of Yemen”. The STC has pushed to declare independence and form a breakaway state, which would split the Arabian Peninsula’s poorest state in two.On Friday the separatists announced the start of a two-year transitional period towards declaring an independent state and said the process would include dialogue and a referendum on independence.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned that the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.The Saudi-backed coalition was formed in 2015 in an attempt to dislodge the Houthi rebels from Yemen’s north. But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place while the Saudi and Emirati-backed factions attack each other in the south.