Grippe: “fort impact” anticipé sur les hôpitaux pendant les vacances de Noël, selon des projections inédites

L’épidémie de grippe dans l’Hexagone devrait augmenter le recours aux soins pendant les vacances de Noël avec “un fort impact” potentiel à l’hôpital, et son pic intervenir au tournant de l’année, selon des projections inédites publiées mercredi par Pasteur et Santé publique France.Dans une métropole où toutes les régions sont en épidémie, les différents indicateurs liés à la grippe ont continué à augmenter, pour toutes les classes d’âge, du 8 au 14 décembre, la 50e semaine de l’année, d’après le bilan hebdomadaire de l’agence de santé publique diffusé le même jour.Pour la première fois, Pasteur et Santé publique France communiquent des prévisions sur la dynamique de l’épidémie de grippe en France hexagonale, au niveau national et régional, à l’horizon de quatre semaines, et sur la période probable de survenue du pic.Objectif: fournir un outil d’anticipation de la trajectoire de l’épidémie pour aider les autorités sanitaires et les professionnels de santé.La première version de cette modélisation “anticipe une croissance des passages aux urgences pour syndrome grippal dans les deux prochaines semaines, suivie d’une décroissance” les deux premières semaines de 2026, notamment sous l’effet, décalé, d’une baisse de transmission liée à la fermeture des écoles pendant les vacances, ont résumé les deux institutions.”La performance du modèle peut être variable”, a noté lors d’une conférence de presse Juliette Paireau, qui travaille sur la modélisation mathématique des maladies infectieuses à Pasteur et à SpF: “pour des saisons qui ressemblent au passé, le modèle est le plus performant ; pour des saisons très différentes, le modèle aura plus de difficultés à anticiper la dynamique”.Le pic de l’épidémie grippale est, à ce stade, attendu plutôt dans la semaine de Noël, avec “15% de chance que le pic ait lieu en semaine 51, 70% en semaine 52 et 12% en semaine 1”.Mais “une grande incertitude” persiste “sur l’ampleur du pic”, a précisé Juliette Paireau.Vu les prévisions et “malgré le degré d’incertitude élevé inhérent à la modélisation de l’activité grippale, il est probable que le recours aux soins pour grippe s’accentue de façon importante au cours des deux prochaines semaines dans l’ensemble des régions hexagonales, avec un fort impact à anticiper à l’hôpital durant la période des congés de fin d’année”, ont prévenu Pasteur et SpF.Et, à ce stade, on ne peut pas exclure une reprise de l’épidémie après les vacances de Noël, comme observé l’année dernière, ou plus tard dans la saison comme en 2022-2023, selon les deux institutions.

Melania Trump steps into spotlight in Amazon film trailer

US First Lady Melania Trump made a rare foray onto center stage Wednesday with the first trailer for her Amazon documentary — fixing the camera with an unflinching gaze and summing up her husband’s comeback in four words: “Here we go again.”The teaser for “Melania” — out January 30 — follows the famously private Slovenian-American former model as she walks into the US Capitol for President Donald Trump’s second swearing-in.Reports put Amazon’s licensing deal for the film at around $40 million. The Wall Street Journal reported that Melania, who served as executive producer, will receive 70 percent of that sum — a figure that has raised eyebrows among her critics.Amazon MGM promises “unprecedented access” in the documentary which chronicles the 20 days leading up to Inauguration Day in January, from transition planning to closed-door meetings and off-stage moments. The brisk trailer oscillates between choreographed grandeur and scenes that feel intentionally awkward.The first lady glides through the White House and the couple’s Florida estate in sharply tailored looks — sunglasses, stilettos, a strapless inaugural ball gown — while stepping in to fine-tune her husband’s rhetoric as he rehearses a speech.”Peacemaker and unifier,” she interjects as Trump practices a line about his proudest legacy being that of a “peacemaker.”One exchange has already sparked intrigue for what it suggests about the couple’s dynamic.In a gilded high‑rise office, Melania calls to applaud her husband for the speech — “Hi Mr. President. Congratulations,” she says — and, when he asks, “Did you watch it?” replies: “I did not… I will see it on the news.”Elsewhere, the footage flashes through a January photo shoot in the White House, travel shots, and more intimate moments — including placing a white flower at a graveside.Amazon says the film offers a rare glimpse “inside Melania Trump’s world” as the first lady reenters public life, with “exclusive footage” of critical meetings and private conversations.The documentary will debut in theaters worldwide on January 30, followed by a three-part companion series and a streaming run on Prime Video.”Melania” is directed by Brett Ratner. It is his first major project since multiple women accused him of sexual misconduct in 2017, allegations he denies.

Mercosur: Paris et Rome contrarient les plans de l’UE, ultimatum de Lula

L’Italie a rejoint la France mercredi pour réclamer un report de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, ce qui risque d’empêcher Ursula von der Leyen de parapher ce traité en fin de semaine, au grand dam du Brésil.Une signature dans les prochains jours est “prématurée”, a lâché Giorgia Meloni à la veille d’un sommet européen à Bruxelles.La cheffe du gouvernement italien veut d’abord des garanties “suffisantes” pour le secteur agricole, et se dit “convaincue qu’au début de l’année prochaine, toutes ces conditions seront réunies”.Cette sortie est une douche froide pour la Commission européenne. Bruxelles n’a cessé de marteler ces derniers jours qu’une signature était indispensable avant la fin de l’année, pour la “crédibilité” de l’Union européenne et afin de ne pas contrarier les partenaires latino-américains.Prudent, l’exécutif européen fait mine d’y croire encore. “Les chefs d’Etat et de gouvernement vont en discuter au sommet européen” ce jeudi, a dit à l’AFP Olof Gill, porte-parole de la Commission.Au Brésil, le président Lula, qui avait appelé à la responsabilité Emmanuel Macron et Georgia Meloni, a posé une forme d’ultimatum.”Si on ne le fait pas maintenant, le Brésil ne signera plus l’accord tant que je serai président”, a-t-il menacé. “Si jamais ils disent non, nous serons désormais fermes avec eux, parce que nous avons cédé sur tout ce qu’il était possible de céder diplomatiquement”.- “Billet remboursable” -La prise de position de Rome sur ce dossier est potentiellement décisive. Avec la France, la Pologne et la Hongrie, l’Italie est en capacité de former une minorité de blocage au sein des Vingt-Sept, ce qui empêcherait un examen de l’accord durant la semaine.”Ca risque d’être très chaud”, convient un diplomate européen anonymement, alors que l’Allemagne comme l’Espagne insistent pour approuver ce traité de libre-échange le plus vite possible.Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a promis d’exercer une pression “intensive” sur ses partenaires européens mercredi soir et jeudi matin, en appelant à ne pas “chipoter” avec les grands traités commerciaux.Emmanuel Macron a prévenu que “la France s’opposerait de manière très ferme” à un éventuel “passage en force” de l’Union européenne, a rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Paris ne considère pas encore comme “acquis” le report de la signature du traité, mais les déclarations de Giorgia Meloni sont la “preuve” que “la France n’est pas seule”, a-t-elle ajouté.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, espérait parapher ce traité lors du sommet du Mercosur samedi dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. Mais elle a besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée d’Etats membres à Bruxelles. “J’espère qu’elle a un billet (d’avion) remboursable”, glisse une source diplomatique européenne.- Manifestation à Bruxelles -Cet accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay permettrait à l’UE d’exporter davantage de véhicules, de machines, de vins et de spiritueux, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées.Les agriculteurs européens ne décolèrent pas et annoncent une dizaine de milliers de manifestants jeudi à Bruxelles contre ce traité. Pour rassurer la profession, l’UE a ajouté des mesures de sauvegarde: un suivi des produits agricoles sensibles et une promesse d’intervention en cas de déstabilisation du marché.Un compromis a été trouvé mercredi soir sur ce volet entre des eurodéputés et des représentants des États membres: les garanties pour les agriculteurs y sont supérieures à ce qu’avaient voté les Vingt-Sept en novembre, mais en deçà de la position adoptée par le Parlement européen mardi.Elles ne devraient toutefois pas suffire à la France. Le bras de fer avec Bruxelles s’inscrit dans un contexte de vaste mobilisation agricole dans l’Hexagone contre la gestion par les autorités de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Et au sein de l’Union européenne, une série d’États redoutent que Paris ne se contente pas d’un report du Mercosur mais essaye de faire échouer le traité, malgré plus de 25 ans de négociations.Allemands, Espagnols et Scandinaves comptent quant à eux sur cet accord pour relancer une économie européenne à la peine face à la concurrence chinoise et aux taxes douanières des États-Unis.

Oscars to stream exclusively on YouTube from 2029

The Oscars will be shown only on YouTube from 2029, the Academy said Wednesday, in a radical gambit for a movie industry that remains wary of streaming platforms even as viewing habits shift online.The new five-year deal means Hollywood’s most prestigious awards ceremony will be viewable exclusively online for the first time, ending a decades-long relationship with US broadcaster ABC.The decision will allow the Academy Awards to reach “the largest worldwide audience possible — which will be beneficial for our Academy members and the film community,” said Academy of Motion Picture Arts and Sciences CEO Bill Kramer and President Lynette Howell Taylor in a statement.The annual Oscars, which celebrate the year’s top achievements in film and draw the world’s biggest A-list stars, are regularly watched by around 20 million Americans, and millions more globally.ABC’s latest contract to broadcast the show had been due to end in 2028, with the 100th Academy Awards. The Disney-owned channel will continue to air the Oscars up until then.But the new deal with Google-owned YouTube represents a bold new direction for the show at a time when audiences increasingly watch all types of content online.Streamers owned by Silicon Valley firms have lured top talent away from traditional Hollywood studios with massive contracts — despite filmmakers’ concerns that they rarely show movies on the big screen in theaters for extended runs.Streamers have also gradually gained wider acceptance at the Academy Awards, where Apple won best picture for “CODA” in 2022.The SAG Awards, another important Hollywood awards gala which recently rebranded as The Actors Awards, have already moved to Netflix.YouTube accounts for the biggest share of television viewing time in the United States of any streaming platform, dwarfing even Netflix.”This collaboration will leverage YouTube’s vast reach and infuse the Oscars and other Academy programming with innovative opportunities for engagement while honoring our legacy,” said the Academy statement.Financial terms of the new Oscars deal were not disclosed.Industry website Deadline said “the amount that YouTube was willing to pay didn’t make sense for Disney,” citing anonymous insiders.- ‘Proud home’ -An ABC Entertainment spokesperson told AFP: “ABC has been the proud home to The Oscars for more than half a century.”We look forward to the next three telecasts, including the show’s centennial celebration in 2028, and wish the Academy of Motion Picture Arts and Sciences continued success.”Like Hollywood more broadly, the Oscars have endured a challenging time in recent years, as younger generations’ viewing habits shift.During the Covid-19 pandemic, Oscars ratings sank as low as 10.4 million.The most recent Oscars were viewed by 19.69 million people — the highest in five years — as the ceremony was shown live simultaneously on Disney’s streamer Hulu along with ABC.But the Hulu stream suffered technical glitches that left some viewers unable to see the final prizes.The Academy Awards telecast regularly topped 40 million just over a decade ago.

Brésil: nouvelle étape franchie au Sénat vers une réduction de peine pour Bolsonaro

Le Sénat brésilien s’apprête à voter mercredi une proposition de loi qui pourrait réduire fortement la peine de prison de l’ex-président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d’Etat, le texte ayant été approuvé en commission.La commission de la Constitution et de la Justice de la chambre haute l’a approuvé à 17 voix contre 7, ouvrant la voie à un vote pour son adoption séance plénière dans les prochaines heures.Son approbation par la Chambre des députés la semaine dernière avait suscité de nombreuses critiques. Des manifestations s’y opposant, organisées dimanche, ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs grandes villes du pays.L’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) a commencé à purger sa peine fin novembre dans les locaux de la Police fédérale à Brasilia.D’après les règles en vigueur actuellement, Jair Bolsonaro, 70 ans, pourrait demeurer environ huit ans incarcéré avant de bénéficier d’un éventuel aménagement de sa peine, selon le Tribunal d’exécution des peines de la capitale brésilienne.La proposition de loi pourrait réduire sa condamnation à deux ans et quatre mois. Le texte prévoit également d’accorder la liberté conditionnelle à des dizaines de partisans de l’ex-président d’extrême droite condamnés pour les émeutes du 8 janvier 2023 à Brasilia.Ce jour-là, des milliers de bolsonaristes avaient saccagé le Parlement, le palais présidentiel et la Cour suprême, réclamant une intervention militaire pour déloger du pouvoir le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, une semaine après son investiture.  – Texte reformulé -Au sein d’un Parlement à forte majorité conservatrice, les bolsonaristes tentent en vain depuis février de faire voter un texte permettant à Jair Bolsonaro de bénéficier d’une amnistie totale.Mais à l’approche des vacances parlementaires de fin d’année, ils estiment que la réduction de sa peine constitue “une première étape”.La semaine dernière, la proposition de loi avait été approuvée par les députés à une large majorité de 291 voix contre 148, à l’issue d’une séance houleuse.Au Sénat, la majorité conservatrice est moins accentuée, mais les demandes de report du vote en commission ont été rejetés mercredi matin.”Il faut se pencher sur ce sujet une fois pour toutes dans l’hémicycle”, a déclaré le sénateur Flavio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président récemment adoubé par son père comme candidat à la présidence pour le scrutin d’octobre 2026.Le rapporteur de la proposition de loi à la chambre haute, Espiridao Amin, allié de M. Bolsonaro, a changé la formulation du texte pour que la réduction de peine ne concerne que les personnes condamnées “pour des crimes contre l’Etat de droit”. Cela concerne donc l’ancien président et ses proches collaborateurs condamnés pour tentative de coup d’Etat, ainsi que les émeutiers du 8 janvier 2023.La version précédente, approuvée par les députés, était un “cheval de Troie” qui “réduit également drastiquement les peines des délinquants” de droit commun, a averti mardi le sénateur centriste Alessandro Vieira.- “Voué au véto” -L’entrée en vigueur d’une éventuelle réduction de peine pour Jair Bolsonaro pourrait toutefois être retardée si le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva décide de censurer le texte avant sa promulgation.”Ce texte est voué au veto”, a dit aux journalistes le sénateur de gauche Randolfe Rodrigues, le qualifiant de “lamentable”.Mais le Parlement aura le dernier mot et pourrait voter l’annulation du veto présidentiel.Le rapporteur de la proposition de loi à la chambre basse, Paulinho da Força, l’a qualifiée de “geste de réconciliation” dans un pays fortement polarisé.Dimanche, des dizaines de milliers de manifestants ont exprimé leur mécontentement dans la rue, avec pour mots d’ordre “Pas d’amnistie” ou “Parlement, ennemi du peuple”. En septembre, à l’issue d’un procès historique, Jair Bolsonaro a été reconnu coupable par la Cour suprême d’être le leader d’une “organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir malgré sa défaite à la présidentielle de 2022.Selon l’accusation, ce projet putschiste, qui prévoyait même l’assassinat de Lula après son élection au second tour, a échoué faute de soutien du haut commandement militaire. 

La mobilisation agricole enfle, le gouvernement maintient le cap sur la dermatose bovine

Les agriculteurs menacent mercredi de maintenir leurs blocages pendant les fêtes face à un gouvernement qui garde le cap dans sa gestion de la dermatose bovine, catalyseur d’une colère agricole qui va s’étendre jeudi à Bruxelles contre l’accord UE-Mercosur.La mobilisation s’est durcie il y a une semaine pour s’opposer à l’abattage d’un troupeau contaminé par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Ariège.Fer de lance de l’opposition à cette stratégie qui a conduit à l’euthanasie de plus de 3.300 bêtes depuis juin, la Coordination rurale et la Confédération paysanne ont été ralliées par des branches locales des Jeunes Agriculteurs (JA) et parfois de la FNSEA, premier syndicat agricole.”Tant qu’on n’a pas une réponse de l’État, une réponse concrète, on ne bougera pas”, a déclaré Alexandre Garcia membre des JA de l’Aude sur le blocage de l’A61 qui relie Toulouse à la Méditerranée et à l’Espagne, avant qu’un manifestant ne scande “stop à l’abattage et non au Mercosur”, entouré de tracteurs. Les actions sont variées: brasiers sur des routes, blocage des trains, mur de paille devant la préfecture de Limoges et même un chef étoilé dans une manifestation de Haute-Loire. Le ministère de l’Intérieur a relevé mercredi 80 actions sur le territoire mobilisant 3.600 personnes, après 75 mardi, 45 lundi et 27 dimanche.Après deux réunions de crise à Matignon mardi, le gouvernement a annoncé l’extension de la vaccination à 750.000 bovins dans 10 départements du Sud-Ouest, au-delà des seules zones où la maladie a été détectée.Plus d’un million de bêtes ont déjà été vaccinées, principalement en Savoie où l’épizootie a été maîtrisée cet été, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales où plus de 80% des bovins ont été vaccinés dans la zone réglementée établie après l’apparition des premiers cas mi-octobre, a indiqué mercredi le ministère de l’Agriculture.- “Dialogue scientifique” – Une première réunion d’une cellule de “dialogue scientifique” aura lieu mercredi soir à Toulouse et réunira plusieurs présidents de chambres d’agriculture départementales, des scientifiques, des vétérinaires et des représentants locaux.Le but est d’étudier les protocoles alternatifs mais la directrice générale de l’alimentation Maud Faipoux a répété mercredi devant une commission de députés que l’objectif n’était “pas de dire oui si ça protège moins bien” mais bien de réfléchir.Un “parlement du sanitaire”, réunion au ministère de tous les acteurs concernés, aura lieu en janvier, a-t-elle ajouté, rendant peu probable un changement majeur de stratégie d’ici-là. La question de la vaccination des 16 millions de bovins en France, demandée par Coordination rurale et Confédération paysanne, sera étudiée mais son impact économique devra être soupesé puisque cela restreindrait les mouvements et donc les exportations.En attendant, le gouvernement compte sur un déploiement massif de vaccins dans le Sud-Ouest et a durci son discours sur les mouvements illicites d’animaux, qui ont probablement contribué à diffuser la maladie la semaine dernière en Occitanie, qui compte 25 des 113 foyers recensés depuis juin en France.”Des interdictions ont été contournées par un certain nombre d’acteurs”, a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu au Sénat, appelant à la “responsabilité”.Le transport illégal de bovins expose à une amende de 750 euros par tête et la non déclaration d’un animal malade 15.000 euros d’amende et deux ans de prison, “si cela se traduit par l’extension de la maladie”, a indiqué mercredi le ministère de l’Agriculture.- Mercosur en ligne de mire -Mercredi matin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appelé à “l’apaisement à l’approche de Noël”, mais les agriculteurs ont dit leur intention de continuer de manifester et bloquer des axes routiers au-delà des fêtes “s’il le faut”.La Confédération paysanne a indiqué mercredi soir prévoir une quinzaine d’actions dans presque autant de départements sur les prochains jours.Jeudi, l’attention sera concentrée sur Bruxelles où les agriculteurs européens espèrent une dizaine de milliers de manifestants pour s’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui menace selon eux les productions agricoles européennes face à la concurrence du boeuf ou des poulets brésiliens par exemple.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a prévenu mercredi matin qu’une signature du traité entraînerait de nouvelles actions qui pourraient rappeler celle de l’hiver 2024, durant lequel le premier syndicat avait lancé ses tracteurs sur Paris avant le Salon de l’agriculture.”Il est inacceptable d’amener des denrées cultivées, élevées, avec des moyens de production interdits en Europe”, a lancé Jérôme Barthès, président de la FDSEA de l’Aude, après une manifestation à Carcassonne. D’autres rassemblements ont eu lieu à Strasbourg et à Liège en Belgique mercredi.bur-kal-mdz-bdu-nal/sb/eb

Le “summum” de l’horreur dans l’entourage d’une “revenante” de l’EI jugée à Paris

Carole Sun, Française jugée pour terrorisme à Paris, se décrit comme une femme “ordinaire” quand le Renseignement intérieur égraine, lui, la violence de ses fréquentations au sein du groupe Etat islamique en zone irako-syrienne avant son rapatriement en juillet 2022.L’accusée de 30 ans, née en région parisienne, comparaît depuis mardi devant la cour d’assises spéciale. Partie avec son frère pour la Syrie en juillet 2014, elle avait été arrêtée par les forces kurdes en décembre 2017.”Je me considère comme une femme ordinaire”, “banale”, à la “vie très mouvementée, très dure”, résume l’accusée, maquillée et longs cheveux de jais. Ses “rêves de grandeur”, être avocate, étudier à Sciences Po, etc., volent en éclats en 2009. Elle vient d’avoir 14 ans quand trois jeunes de son quartier la violent. Suivent une fugue, un proxénète qui la prostitue, le repli sur elle et le décrochage scolaire.L’accusée date à 2012 les débuts de sa radicalisation, qui se fait en ligne. Des éléments scientifiques du Coran sur les embryons résonnent en elle, peu après une IVG, dit-elle. Pour l’adolescente d’origine vietnamo-chinoise, l’islam radical apparaît comme une purification d’évènements traumatiques, dont l’absence de son père biologique.Elle multiplie les relations avec des hommes, dont Nassim Tache. C’est là, selon des enquêteurs de la DGSI entendus par la cour, le premier marqueur de sa “dérive radicale”. Ce dernier, condamné par la suite entre autres pour ses liens avec une filière de recrutement, compte en effet parmi ses proches le prédicateur Abdelhakim Sefrioui, qui sera rejugé après avoir été condamné en première instance pour son rôle dans l’assassinat de Samuel Paty. La lycéenne ne finalisera pas son bac. Elle part juste avant, cinq jours après la proclamation du “califat” transfrontalier par l’EI. Les femmes représenteront un tiers des quelque 1.500 Français partis sur zone, les convertis 23%, selon la DGSI.- “tellement facile” -En Syrie, Carole Sun retrouve un homme rencontré récemment en ligne. “Le plan émotionnel prenait le pas sur tout”, dit-elle mercredi. Dès son arrivée, il lui tend un papier. Leur mariage religieux est scellé.Un enquêteur de la DGSI estime que la jeune majeure ne pouvait ignorer dans quoi elle s’engageait et elle évoluera dans un “environnement très combattant, cruel, criminel”.Le président souligne ses contacts avec des “personnages charismatiques” aux “profils lourds”.Il y a d’abord Salaheddine Guitone, son premier mari: un Français décrit comme un propagandiste “sanguinaire” par un enquêteur de la DGSI. Il évolue avec Chaquir Maaroufi dans la katiba al-Battar, une brigade islamiste de combattants étrangers qui représente “le summum de ce qu’a pu être l’horreur” et a constitué “un vivier pour des cellules de préparation d’opérations extérieures”, comptant dans ses rangs des assaillants du 13-Novembre. Il meurt au combat quelques jours après son union religieuse avec Carole Sun.Puis il y a son frère Charly Sun, d’un an son aîné. Il est membre de la police islamique chargée de la sécurité de la ville, selon un document retrouvé sur zone.Quand l’accusée évoque pendant l’enquête des “rondes” et des “confiscations de cigarettes” réalisées par son frère, la DGSI énumère les décapitations et passages à tabac de son unité d’environ sept Français menée par Salim Benghalem.Enfin, son second mari épousé en janvier 2015, un Palestinien originaire de Gaza. Il est membre de l’Amni, la branche de l’EI chargée notamment de la sécurité intérieure et du renseignement. Carole Sun sera arrêtée fin 2017 par les forces kurdes alors qu’elle se trouve dans un convoi, au même titre qu’Emilie König, entre autres jihadistes françaises connues. L’accusée dit avoir tenté de fuir l’organisation.Il ne s’agissait pas d’une reddition mais d’une tentative de l’EI de “relocaliser” des membres dans des “poches un peu partout sur le territoire”, avance mercredi un agent de la DGSI.Dans le boxe, l’accusée assure qu’elle ne savait pas quelle organisation elle rejoignait. “C’était tellement facile de partir”, lâche-t-elle en pleurs, qu’on ne s’est…”. “Pas poser de question”, termine pour elle le président. Quand l’avocate générale pointe une série de contradictions, un ton de défiance remplace les larmes. L’accusée doit être entendue sur ces faits jeudi, dernier jour du procès.  

Au procès d’une députée RN et du maire d’Orange Yann Bompard, l’ombre du père Jacques

L’ombre de Jacques Bompard a plané mercredi au procès de son fils Yann, maire d’Orange, jugé avec la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho pour emploi présumé fictif, un épisode judiciaire crucial à trois mois des municipales.C’est Jaques Bompard, alors maire d’Orange, qui avait mis le pied à l’étrier politique à Mme Lorho dès 2001: cette ancienne déléguée médicale devient conseillère municipale, puis sera sa première adjointe. Elle sera aussi sa suppléante comme députée en 2017, avant de s’asseoir dans son fauteuil à l’Assemblée, sous l’étiquette Ligue du Sud, micro-parti d’extrême droite qu’il a créé. Elle est réélue en 2022, puis en 2024 après la dissolution mais cette fois sous l’étiquette Rassemble National (RN).Yann Bompard devient alors son collaborateur parlementaire, comme il était déjà celui de son père.  Le procès qui se tient mercredi et jeudi devant le tribunal judiciaire de Marseille s’intéresse à la période à partir de laquelle Yann devient maire à la place de son père, condamné pour prise illégale d’intérêt. C’est-à-dire entre décembre 2021 et février 2023, soit à la fin de son contrat de collaborateur parlementaire. Le montant du préjudice pour l’Assemblée, partie civile, serait de 75.000 euros.À la barre, les deux prévenus, désormais officiellement adversaires politiques aux prochaines municipales de mars, ont longuement tenté de convaincre de la réalité du travail de Yann. S’ils étaient condamnés, une peine d’inéligibilité pourrait annihiler leurs ambitions politiques respectives.     – “télescopage” entre les fonctions – Il “a fait des articles” sur sa page Facebook, “des discours, écrit des courriers aux administrés” et a contribué au travail “de veille médiatique”. Sans parler de “tout le relationnel” qu’il assurait pour son compte à Orange, a ainsi mis en avant Mme Lorho. Impossible, cependant, de garder “toutes les traces de ce travail” et des écoutes accablantes d’une conversation entre Mme Lorho et un de ses autres collaborateurs font planer un sérieux doute sur la réalité de cet emploi. Yann Bompard réfute, et insiste sur le fait que, tout en étant maire, il appelait encore “publiquement” Mme Lorho “patronne”. La députée, pourtant, affirme qu’il n’y avait pas “de lien de subordination entre Yann Bompard” et elle “car je me sentais redevable à Jacques Bompard de mon poste et jamais dans ma tête je n’ai pensé à lui donner des ordres”. “J’étais un peu effrayée, voire beaucoup, par la réaction que pouvait avoir Jacques si je me séparais de Yann”, glisse-t-elle ensuite. Elle assure aussi avoir été “insultée” à cette époque par la femme de Jacques Bompard, sur les marchés notamment.  Elle caresse pourtant le projet d’écarter Yann Bompard après la “rupture politique” faisant suite à sa réélection comme députée en 2022, où elle refusera de partager avec la Ligue du Sud et Reconquête les fonds versés par l’Assemblée nationale, les réservant au seul RN.”Elle a tourné le dos aux deux autres étiquettes, je pensais pourtant qu’il y avait une opportunité pour l’union des droites”, a regretté M. Bompard. Il a nié farouchement au passage l’influence prêtée à son père: “Ça ne tient pas debout! Il a 82 ans, il est retraité, il aime la politique, certes, mais, lorsque j’ai été élu, il m’a dit: +c’est ton bureau, je m’en vais+”.C’est précisément le cumul de cette fonction de maire avec celle de collaborateur parlementaire, de conseiller départemental et de président de l’intercommunalité qui intrigue l’accusation, qui parle de “télescopage” entre ces fonctions. Et l’interroge sur “la nécessité de deux salaires”. C’est aussi à partir de ce moment-là que Mme Lorho, qui constate que M. Bompard est moins disponible mais sans renier son apport, décide de le passer à mi-temps. L’élu réplique qu’il se rendait à des réunions locales “en tant que tout”, et “jamais je n’ai senti que je volais l’argent et que je ne faisais pas le métier pour lequel j’étais payé”. 

Au procès d’une députée RN et du maire d’Orange Yann Bompard, l’ombre du père Jacques

L’ombre de Jacques Bompard a plané mercredi au procès de son fils Yann, maire d’Orange, jugé avec la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho pour emploi présumé fictif, un épisode judiciaire crucial à trois mois des municipales.C’est Jaques Bompard, alors maire d’Orange, qui avait mis le pied à l’étrier politique à Mme Lorho dès 2001: cette ancienne déléguée médicale devient conseillère municipale, puis sera sa première adjointe. Elle sera aussi sa suppléante comme députée en 2017, avant de s’asseoir dans son fauteuil à l’Assemblée, sous l’étiquette Ligue du Sud, micro-parti d’extrême droite qu’il a créé. Elle est réélue en 2022, puis en 2024 après la dissolution mais cette fois sous l’étiquette Rassemble National (RN).Yann Bompard devient alors son collaborateur parlementaire, comme il était déjà celui de son père.  Le procès qui se tient mercredi et jeudi devant le tribunal judiciaire de Marseille s’intéresse à la période à partir de laquelle Yann devient maire à la place de son père, condamné pour prise illégale d’intérêt. C’est-à-dire entre décembre 2021 et février 2023, soit à la fin de son contrat de collaborateur parlementaire. Le montant du préjudice pour l’Assemblée, partie civile, serait de 75.000 euros.À la barre, les deux prévenus, désormais officiellement adversaires politiques aux prochaines municipales de mars, ont longuement tenté de convaincre de la réalité du travail de Yann. S’ils étaient condamnés, une peine d’inéligibilité pourrait annihiler leurs ambitions politiques respectives.     – “télescopage” entre les fonctions – Il “a fait des articles” sur sa page Facebook, “des discours, écrit des courriers aux administrés” et a contribué au travail “de veille médiatique”. Sans parler de “tout le relationnel” qu’il assurait pour son compte à Orange, a ainsi mis en avant Mme Lorho. Impossible, cependant, de garder “toutes les traces de ce travail” et des écoutes accablantes d’une conversation entre Mme Lorho et un de ses autres collaborateurs font planer un sérieux doute sur la réalité de cet emploi. Yann Bompard réfute, et insiste sur le fait que, tout en étant maire, il appelait encore “publiquement” Mme Lorho “patronne”. La députée, pourtant, affirme qu’il n’y avait pas “de lien de subordination entre Yann Bompard” et elle “car je me sentais redevable à Jacques Bompard de mon poste et jamais dans ma tête je n’ai pensé à lui donner des ordres”. “J’étais un peu effrayée, voire beaucoup, par la réaction que pouvait avoir Jacques si je me séparais de Yann”, glisse-t-elle ensuite. Elle assure aussi avoir été “insultée” à cette époque par la femme de Jacques Bompard, sur les marchés notamment.  Elle caresse pourtant le projet d’écarter Yann Bompard après la “rupture politique” faisant suite à sa réélection comme députée en 2022, où elle refusera de partager avec la Ligue du Sud et Reconquête les fonds versés par l’Assemblée nationale, les réservant au seul RN.”Elle a tourné le dos aux deux autres étiquettes, je pensais pourtant qu’il y avait une opportunité pour l’union des droites”, a regretté M. Bompard. Il a nié farouchement au passage l’influence prêtée à son père: “Ça ne tient pas debout! Il a 82 ans, il est retraité, il aime la politique, certes, mais, lorsque j’ai été élu, il m’a dit: +c’est ton bureau, je m’en vais+”.C’est précisément le cumul de cette fonction de maire avec celle de collaborateur parlementaire, de conseiller départemental et de président de l’intercommunalité qui intrigue l’accusation, qui parle de “télescopage” entre ces fonctions. Et l’interroge sur “la nécessité de deux salaires”. C’est aussi à partir de ce moment-là que Mme Lorho, qui constate que M. Bompard est moins disponible mais sans renier son apport, décide de le passer à mi-temps. L’élu réplique qu’il se rendait à des réunions locales “en tant que tout”, et “jamais je n’ai senti que je volais l’argent et que je ne faisais pas le métier pour lequel j’étais payé”. 

Un ex-militaire condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa compagne

Un ex-militaire a été condamné mercredi par la cour d’assises d’Angers (Maine-et-Loire) à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté des deux-tiers, pour le meurtre à coups de couteau de sa compagne.Le ministère public avait requis une peine “minimum” de 28 ans de réclusion criminelle.Chryssler Hiro, 26 ans, était jugé depuis lundi pour avoir porté onze coups de couteau au visage et sur le haut du corps de sa compagne, Eléonore Places, alors âgée de 27 ans, elle aussi militaire, le 1er janvier 2022.Pour Me Isabelle Steyer, avocate des parents de la défunte, ce dossier est “la chronique d’une mort annoncée” et “un féminicide”, alors que la jeune femme avait déjà été victime de violences conjugales de la part de Chryssler Hiro en juillet et octobre 2021.Le jeune homme, né en Polynésie française, comparaissait également pour violences volontaires en état d’ivresse manifeste sur son frère, Kessler Hiro, qui l’hébergeait avec sa compagne la nuit du drame, à Bellevigne-les-Châteaux (Maine-et-Loire). Il a également été reconnu coupable de ces violences.”Les deux experts psychiatres ont relevé la dangerosité élevée de l’accusé”, a fait valoir Me Violaine de Filippis, avocate de la maraine d’Eleonore Places, dans ses plaidoiries, estimant qu'”il exist(ait) un risque qu’il recommence”.Dernier né d’une fratrie de quatre enfants, Chryssler Hiro s’était engagé dans l’armée française en décembre 2017. Affecté au 2e régiment d’infanterie de marine de Champagné (Sarthe), son dossier militaire est émaillé de sanctions disciplinaires. Il a été renvoyé de l’armée.S’il a reconnu les violences contre son frère qu’il jugeait trop proche d’Eléonore Places, il nie depuis 2023 le meurtre de cette dernière, après l’avoir pourtant reconnu en garde à vue et lors de son premier interrogatoire. “Je jure que je ne suis pas responsable de ces actes”, a-t-il déclaré lundi.Son avocat, Me Alfred Reboul, a assuré que son client n’était pas “un monstre froid”, mais un homme “inadapté, immature”.Sa peine a été assortie d’un suivi socio-judiciaire pendant huit ans et d’une obligation de soins.