Mamdani va quitter son modeste logement pour la résidence officielle du maire de New York

Après avoir laissé planer le doute, le maire élu de New York Zohran Mamdani a annoncé lundi qu’il allait quitter le modeste appartement au loyer encadré qu’il occupe dans le Queens pour la luxueuse résidence officielle du maire, à Manhattan.Le démocrate, qui prendra ses fonctions le 1er janvier, rejoindra le même mois Gracie Mansion, une …

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Gaza: selon MSF, les conditions pour les soignants restent très difficiles malgré la trêve 

Les conditions pour les soignants et leurs patients à Gaza restent très difficiles malgré une fragile trêve dans le territoire palestinien, a alerté le président de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans un entretien à l’AFP.En octobre, Israël et le mouvement palestinien Hamas ont accepté un accord de cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis, censée permettre …

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Calm returns to Cotonou with Beninese coup plotters on the runMon, 08 Dec 2025 17:59:00 GMT

Five people are lined up before Chantal Dagah’s newsstand in Benin’s economic capital Cotonou — a sure sign of trouble.Traffic at her kiosk, just steps away from several government ministries, guarded by tanks Monday afternoon usually comes in dribs and drabs, but after a failed coup over the weekend, Beninese across the seaside city are …

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Ligue 1: le Paris FC s’agrandit, nouvelle étape de ses ambitions

Un an après l’arrivée de la famille Arnault et de Red Bull, le Paris FC a présenté lundi l’agrandissement de son centre d’entraînement à Orly, l’occasion de faire un point d’étape sur les ambitions du riche promu.. Un centre deux fois plus grandLe PFC occupait la moitié d’un disque lové dans une boucle ferroviaire, il va doubler sa surface de 8 à 16 hectares et de quatre à neuf terrains d’ici à 2028 en mordant sur le parc du Grand Godet à Orly (Val-de-Marne).”Avec cette extension, nous allons donner à nos deux équipes d’élite, masculine et féminine, mais aussi aux deux centres de formation et à nos équipes de jeunes, la possibilité de travailler dans de meilleures conditions”, a dit le président du club et actionnaire minoritaire Pierre Ferracci lors d’une conférence de presse de présentation.La première étape de cet agrandissement doit permettre au PFC de disposer de trois terrains supplémentaires dès la saison prochaine, et le centre de formation de l’équipe féminine doit être inauguré “début 2026”, a ajouté le dirigeant qui a pris la direction du club il y a 15 ans en National (3e division).. La formation, “clef de voûte” du projetPour Antoine Arnault, le représentant de sa famille au PFC, ces travaux sont “une étape encore plus importante que les deux précédentes” atteintes en mai 2024, avec la montée en L1 de l’équipe masculine et “le premier grand trophée du club”, la Coupe de France féminine.La formation est “la clef de voûte du projet” du club, a expliqué lundi le fils du milliardaire Bernard Arnault (LVMH), qui veut “continuer à travailler ce tissu local et ce fameux vivier de jeunes joueurs franciliens, qui trop souvent partent hors l’Île-de-France, parfois même à l’étranger pour éclore et développer leur talent ailleurs”.”Le bassin francilien est le meilleur du monde avec celui de Sao Paulo au Brésil, enchaîne Ferracci. Quand je me suis lancé dans cette aventure, Arsène Wenger m’avait dit: +Si tu veux faire un deuxième club à Paris à côté du grand club d’à côté (le PSG), il te faut mettre la formation en coupe réglée+”.. Un mercato d’hiver ambitieuxSi Ferracci reconnaît que son club traverse “un petit moment difficile” avec quatre matches sans victoire en L1 qui l’ont fait reculer à la 14e place, il ne s'”inquiète pas, on est parti pour une installation durable en Ligue 1″.Le PFC est cependant prêt à se renforcer au mercato d’hiver, avec au moins un joueur au milieu de terrain et un en attaque, de sources internes au club.Les recrues offensives de l’été notamment ont déçu, comme William Geubbels et Jonathan Ikoné, et les absences sur blessures simultanées de Pierre Lees-melou et du capitaine Maxime Lopez en novembre ont laissé un vide au milieu.Antoine Arnault a révélé dans L’Equipe lundi que le club était passé tout près de recruter le champion du monde 2018 N’Golo Kanté, mais que son club saoudien Al-Ittihad ne l’avait pas libéré.. A Jean-Bouin au moins jusqu’en 2029Pour conforter ses ambitions, le PFC aimerait à terme disposer de son propre stade. Il partage cette saison et au moins jusqu’en 2029 Jean-Bouin avec l’équipe de rugby du Stade français, “une enceinte qui correspond à nos besoins, notamment en Ligue 1”, dit Ferracci.Avant cette saison le club jouait à Charléty, stade d’athlétisme de la porte de Gentilly au sud de Paris, où évolue toujours l’équipe féminine.Un jour de match à Charléty, “toute l’équipe de Red Bull, y compris (le directeur du football) Jürgen Klopp, nous a dit : +Si vous voulez progresser, vous devez changer de stade le plus vite possible+, a raconté Antoine Arnault. Ils nous ont permis de prendre conscience que ce stade ou ce centre n’étaient peut-être pas à la hauteur d’une future grande équipe de Ligue 1.”Le club n’envisage pas de jouer au Parc des Princes. “Je ne veux même pas en entendre parler. C’est le stade du PSG, ce serait irrespectueux d’évoquer le sujet”, assure Antoine Arnault dans L’Equipe.

MSF says conditions for Gaza medics ‘as hard as it’s ever been’ despite truceMon, 08 Dec 2025 17:56:07 GMT

Conditions for medics and patients in Gaza are as severe as ever despite a nearly two-month truce in the territory, the president of medical charity Doctors Without Borders (MSF) said in an AFP interview.Israel and Palestinian militant group Hamas agreed in October to a US-backed truce deal for Gaza which stipulated an influx of aid to …

MSF says conditions for Gaza medics ‘as hard as it’s ever been’ despite truceMon, 08 Dec 2025 17:56:07 GMT Read More »

MSF says conditions for Gaza medics ‘as hard as it’s ever been’ despite truce

Conditions for medics and patients in Gaza are as severe as ever despite a nearly two-month truce in the territory, the president of medical charity Doctors Without Borders (MSF) said in an AFP interview.Israel and Palestinian militant group Hamas agreed in October to a US-backed truce deal for Gaza which stipulated an influx of aid to the territory devastated by two years of war and in the grip of a humanitarian crisis.”It’s as hard as it’s ever been,” Javid Abdelmoneim said of conditions for medical staff operating in Gaza’s hospitals, speaking on the sidelines of the annual Doha Forum on diplomacy on Sunday.”While we’re able to continue doing operations, deliveries, wound care, you’re using protocols or materials and drugs that are inferior, that are not the standard. So you’ve got substandard care being delivered,” he explained.Abdelmoneim, who worked as a doctor in Gaza in 2024, said the ongoing truce was only a “ceasefire of sorts” with “still several to dozens of Palestinians being killed every day by Israel”.Despite the truce, 376 Palestinians have been killed in Gaza, according to local health authorities, as well as three Israeli soldiers. “We’re seeing the injured patients in the emergency rooms in which we work throughout the strip,” he added. Aid agencies are pushing for more access for humanitarian convoys to enter Gaza while Israel has resisted calls to allow aid through the Rafah crossing from Egypt.- Aid ‘weaponised’ -The MSF president said that since the truce began, aid “hasn’t come in to the level that’s necessary”.”There isn’t a substantial change and it is being weaponised… So as far as we’re concerned that is an ongoing feature of the genocide. It’s being used as a chip and that’s something that should not happen with humanitarian aid,” Abdelmoneim said. In 2024, MSF said its medical teams had witnessed evidence on the ground in Gaza and concluded that genocide was taking place.Israel’s foreign ministry rejected the report saying at the time that it was “fabricated”.Abdelmoneim said both the lack of supplies and the destruction of hospitals in the Palestinian territory — still not offset by the provision so far of field hospitals — meant care remained inadequate. “Those two things together mean increased infection rates, increased stays and greater risk of complications. So it is a substandard level of care that you’re able to deliver,” he said. The MSF president also sounded the alarm over the safety of medical staff in Sudan where at the end of October the paramilitary Rapid Support Forces (RSF) seized the North Darfur capital of El-Fasher, the army’s last stronghold in the western region.The paramilitaries’ final advance after a bitter 18-month siege was followed by reports of widespread atrocities. “One feature that has been consistent, no matter where you are in Sudan, no matter who controls the territory, are attacks on health care and blockages to supply movements and provision of health care,” Abdelmoneim said.- ‘Freedom, protection access’ -The World Health Organization said at the end of October that it had received reports that more than 460 patients and their companions had been shot dead at a maternity hospital in El-Fasher during its capture by the RSF and of six health workers being abducted.On Thursday, an RSF drone attack on the army-held town of Kalogi in Sudan’s South Kordofan state hit a children’s nursery and a hospital, killing dozens of civilians including children, a local official told AFP.”Both sides need to allow humanitarian and medical workers freedom, protection and access to the population, and that includes supplies,” said Abdelmoneim, who also worked as a doctor in Omdurman in Sudan in February.The MSF president said the charity’s medical teams receiving displaced people in Sudan and neighbouring Chad were encountering “harrowing tales of sexual violence, tales of ethnically targeted violence, extortion” as well of “evidence that really does point to famine-like conditions”. In Tawila, a town now sheltering more than 650,000 people fleeing El-Fasher and nearby Zamzam camp, also under RSF control, Abdelmoneim said the MSF had been told by survivors “that family members are detained and never seen again”. “So our question is, what has happened to that population?” he said.The medical charity was backing calls by the UN Human Rights Council for an enquiry into the reported violations. “We would encourage all member states to support that, an independent investigation inside El-Fasher,” Abdelmoneim said.  

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les accords d’entreprise sur la canicule encore trop rares, alerte une étude

Les accords d’entreprise visant à protéger les travailleurs des fortes chaleurs restent trop rares en France, alors que l’adaptation au changement climatique devrait être au cœur du dialogue social, avertit un cabinet d’experts des relations sociales dans une étude publiée lundi. L’étude du cabinet Sextant Expertise, qui accompagne des élus de comités sociaux et économiques (CSE) et représentants syndicaux, mesure la façon dont les accords d’entreprise se sont emparés de la question de l’adaptation au changement climatique, sous l’angle des fortes chaleurs. Elle conclut que “la multiplication des épisodes (climatiques) extrêmes ne génère pas une croissance de l’activité de négociation dans les entreprises”.Ainsi, le cabinet a recensé seulement 380 accords en trois ans, entre 2022 à 2024, au sujet des fortes chaleurs, et seuls 8% de ces accords adoptent une approche complète de la prévention, combinant mesures humaines, techniques et organisationnelles.L’étude note pourtant que “la réglementation française, contrairement à celle d’autres pays européens, ne prévoit aucune limite de température applicable au travail”. La prévention des risques pour la santé des travailleurs lors des épisodes de canicule repose donc sur les employeurs, “et éventuellement la négociation d’entreprise”.Elle rappelle aussi que depuis mai 2025, le décret “Chaleur intense” impose de nouvelles obligations légales aux employeurs: adapter les horaires et les postes de travail, fournir de l’eau potable en quantité suffisante…Certains secteurs, dont les travailleurs sont au contact direct des aléas climatiques, s’avèrent pourtant très peu engagés dans la négociation collective sur ces sujets, comme la construction ou l’agriculture.Les accords signés entre 2022 et 2024 concernent aux trois quarts des établissements de plus de 50 salariés, là où les syndicats sont plus implantés, souligne l’étude.Les régions les plus exposées aux fortes chaleurs ne sont pas non plus celles qui concentrent le plus d’accords. La région Paca arrive par exemple en 10e position.L’étude met néanmoins en lumière des accords d’entreprise innovants, notamment en direction des seniors, prévoyant par exemple une affectation prioritaire en équipe du matin pour les salariés de plus de 56 ans.En 2024, année la plus chaude jamais mesurée, la température moyenne à la surface du globe a été 1,6°C supérieure à l’ère préindustrielle (1850-1900), selon l’observatoire européen Copernicus. Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s’allonger et s’intensifier.  

Genevard appelle au “réveil” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a pris un ton martial lundi pour appeler l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des conférences destinées à définir une stratégie nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a-t-elle martelé, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipait “l’illusion” d’une prospérité durable.”Conquête”, “armer la France”, “patriotisme alimentaire”: depuis le marché de gros de Rungis, devant un mur de cagettes de fruits et légumes, elle a appelé à un “grand réveil alimentaire”. Pour la première fois depuis près de 50 ans, la balance commerciale agricole française pourrait être déficitaire en 2025.Depuis 2014, la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le financement de leur politique agricole et alimentaire, respectivement de 40% et 86%, tandis que “celle de l’Union européenne a reculé de 19%”: “c’est une erreur historique”, a-t-elle déclaré, appelant à lutter “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Devant 200 acteurs du monde agro-alimentaire, la ministre a lancé une série de “conférences de la souveraineté alimentaire”, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025. Ce chantier se déroulera sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin. Un point d’étape est prévu en février au Salon de l’agriculture.Ce lancement a été positivement accueilli par des acteurs industriels. “C’était un ton volontaire et réaliste”, a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2.000 coopératives.Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs.Le premier d’entre eux, la FNSEA, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté un rendez-vous vu comme “une opération de communication”.Le puissant syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence internationale.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires et prix en berne.- “Incohérences” -Les manifestations d’éleveurs, soutenus par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, se multiplient contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose.La FNSEA, elle, prépare une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce lundi, une quinzaine d’agriculteurs des FDSEA de l’Oise et du Nord ont déposé devant le ministère un cercueil symbolisant la mort de l’agriculture et appelant “la France à faire bloc contre le Mercosur”.A Rungis, réitérant son opposition au Mercosur, la ministre a affirmé que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe.”Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à s’approvisionner en produits d’abord français.Dans l’auditoire, Aurélie Catallo, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a estimé important que la France se préoccupe de l’ampleur de ses dépendances mais a relevé auprès de l’AFP “des incohérences” du discours dans un contexte de limites physiques et de rendements qui plafonnent.”Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites”, a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le “produire plus” et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.Plusieurs filières soulignent que le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions, après des “plans de souveraineté” dans plusieurs secteurs (fruits et légumes en 2023, blé dur et viande en 2024). Alors, qu’espérer de ces conférences ?L’objectif est de “partir de la demande des consommateurs, des débouchés, français, européens ou mondiaux, et de remonter jusqu’à la production agricole nécessaire”, a expliqué Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, nommé “coordinateur général” du chantier.Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation)… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.

Genevard appelle au “réveil” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a pris un ton martial lundi pour appeler l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des conférences destinées à définir une stratégie nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a-t-elle martelé, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipait “l’illusion” d’une prospérité durable.”Conquête”, “armer la France”, “patriotisme alimentaire”: depuis le marché de gros de Rungis, devant un mur de cagettes de fruits et légumes, elle a appelé à un “grand réveil alimentaire”. Pour la première fois depuis près de 50 ans, la balance commerciale agricole française pourrait être déficitaire en 2025.Depuis 2014, la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le financement de leur politique agricole et alimentaire, respectivement de 40% et 86%, tandis que “celle de l’Union européenne a reculé de 19%”: “c’est une erreur historique”, a-t-elle déclaré, appelant à lutter “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Devant 200 acteurs du monde agro-alimentaire, la ministre a lancé une série de “conférences de la souveraineté alimentaire”, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025. Ce chantier se déroulera sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin. Un point d’étape est prévu en février au Salon de l’agriculture.Ce lancement a été positivement accueilli par des acteurs industriels. “C’était un ton volontaire et réaliste”, a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2.000 coopératives.Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs.Le premier d’entre eux, la FNSEA, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté un rendez-vous vu comme “une opération de communication”.Le puissant syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence internationale.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires et prix en berne.- “Incohérences” -Les manifestations d’éleveurs, soutenus par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, se multiplient contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose.La FNSEA, elle, prépare une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce lundi, une quinzaine d’agriculteurs des FDSEA de l’Oise et du Nord ont déposé devant le ministère un cercueil symbolisant la mort de l’agriculture et appelant “la France à faire bloc contre le Mercosur”.A Rungis, réitérant son opposition au Mercosur, la ministre a affirmé que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe.”Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à s’approvisionner en produits d’abord français.Dans l’auditoire, Aurélie Catallo, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a estimé important que la France se préoccupe de l’ampleur de ses dépendances mais a relevé auprès de l’AFP “des incohérences” du discours dans un contexte de limites physiques et de rendements qui plafonnent.”Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites”, a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le “produire plus” et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.Plusieurs filières soulignent que le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions, après des “plans de souveraineté” dans plusieurs secteurs (fruits et légumes en 2023, blé dur et viande en 2024). Alors, qu’espérer de ces conférences ?L’objectif est de “partir de la demande des consommateurs, des débouchés, français, européens ou mondiaux, et de remonter jusqu’à la production agricole nécessaire”, a expliqué Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, nommé “coordinateur général” du chantier.Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation)… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.